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Environnement: Ottawa songe à réduire les contrôles

Les projets de moins de 10 millions seraient soustraits à la loi

Louis-Gilles Francoeur   14 janvier 2009  Canada
Le gouvernement Harper s'apprête à adopter un règlement qui empêchera la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE) de s'appliquer à tous les projets de moins de 10 millions apparaissant dans son plan de relance de l'économie.

C'est ce que révèle le compte-rendu obtenu par Le Devoir d'une conférence téléphonique tenue entre différents membres de la haute direction d'Environnement Canada il y a quelque temps. Ce compte-rendu a été envoyé aux participants par courriel en anglais, et dans un français des plus boiteux — comme nos lecteurs le constateront à la lecture des extraits non corrigés qui suivent.

Le compte-rendu précise la nature des principales mesures que «nous, à l'administration centrale» préparons dans le cadre des initiatives «que le gouvernement considère pour atténuer les effets de la récession économique prévue».

On donne en exemple le plan de Chantiers Canada, «régit sous Infrastructure Canada», qui agit comme fournisseur de fonds pour les infrastructures publiques. On y précise que les informations obtenues sur les règles de l'évaluation environnementale proviennent d'Yves Leboeuf, président d'un comité et d'une conférence dont le mandat n'est pas détaillé dans le compte-rendu.

«Il y a deux ensembles de mesures, qui se font considérer au sérieux pour l'instant, indique le procès-verbal de cette conférence téléphonique. Plus précisément, un nouveau règlement sous la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale [LCEE] accélérerait les projets sous le cadre légal existant.»

Le haut fonctionnaire qui a fourni le compte-rendu à ses collègues ajoute ensuite que «tous les projets sous le seuil de 10 millions de dollars par Chantiers Canada seraient exemptés d'une évaluation environnementale». En ce moment, tous les projets doivent être évalués, mais l'ampleur de l'examen dépend des impacts anticipés d'un projet, une procédure plus rigoureuse étant imposée aux projets susceptibles d'avoir des répercussions importantes sur la faune et les écosystèmes.

On précise aussi dans le compte-rendu qu'Ottawa pourrait permettre à ses services d'autoriser ou de financer des projets sur la seule foi des évaluations environnementales menées par les provinces. Or, plusieurs provinces n'ont pas des normes aussi rigoureuses que celles d'Ottawa, ce qui est notamment le cas au Québec pour la préparation des directives environnementales, qui ne font pas l'objet ici d'une préconsultation .

Nouvelle loi en vue

De plus, lit-on dans le même document, une «nouvelle loi est prévue» pour remplacer de façon permanente des dispositions de la LCPE d'ici mars ou avril prochain.

Cette loi établirait un processus d'évaluation environnementale pour les grands projets. Son application serait confiée à l'agence d'évaluation environnementale fédérale, à l'exception des projets qui relèvent de l'Office national de l'énergie ou de la Commission canadienne de sécurité nucléaire. En plus d'autoriser la fusion des processus fédéraux et provinciaux, cette future loi mettrait en place un «régime simplifié qui sera appliqué aux terres fédérales», ce qui permettrait notamment d'accélérer la réalisation de projets en territoires autochtones, où Ottawa voudrait que les provinces financent en partie ses propres projets.

Certaines de ces propositions devraient être soumises par le premier ministre, Stephen Harper, lors de sa rencontre avec les premiers ministres des provinces vendredi. Et elles se situent dans la lignée philosophique du commentaire émis, il y a quelques jours, par le ministre fédéral des Transports, John Baird, lui-même ancien ministre fédéral de l'Environnement. Le ministre Baird a déclaré que les lois fédérales, en particulier les exigences d'évaluation, sont inutiles quand elles ne servent qu'à protéger de minuscules criques et marais.

Contre le développement durable

Joint hier au téléphone, le chef adjoint du NPD, Thomas Mulcair, et ancien ministre québécois de l'Environnement, estime que cette logique de présenter sans évaluation des projets «prêts à bulldozer» — surtout avec une règle aussi arbitraire que celle des 10 millions et moins — «dénote une méconnaissance scandaleuse de la protection environnementale car la valeur écologique du milieu touché par un projet n'a rien à voir avec la valeur économique du projet lui-même. Il est très plausible, et ce n'est qu'un exemple, qu'un projet de quelques millions menace un marais ou un milieu humide d'une valeur exceptionnelle. Ce que vous dites que les conservateurs préparent est l'antithèse du développement durable et il est proprement scandaleux de vouloir ainsi contourner les règles de base qui protègent notre environnement».

Thomas Mulcair se disait doublement inquiet de cette initiative du gouvernement Harper qui, non seulement ne semble pas vouloir investir dans des infrastructures susceptibles d'améliorer l'environnement — comme le propose le président Obama —, mais qui veut en plus enlever de son chemin tous les contrôles qui devraient normalement bloquer les projets dommageables pour l'environnement.

Elisabeth May, du Parti vert, a protesté de son côté contre la volonté du gouvernement Harper de soustraire ses projets aux exigences d'une évaluation environnementale rigoureuse, qu'évoquaient déjà hier différents médias du Canada anglais. Le problème de ce gouvernement, indiquait-elle par voie de communiqué, c'est qu'il perçoit la protection de l'environnement «comme un obstacle au développement plutôt qu'un aspect important du processus de développement». Avec les règles que Stephen Harper veut mettre en place au profit des promoteurs privés et publics, c'est «comme si on chargeait le loup de garder la bergerie», a-t-elle dit.
 
 
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  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 14 janvier 2009 00h26
    Nième crétinissime idée conservatrice
    Ceux qui ne voient pas encore la rentabilité à long terme de protéger ses richesses environnementales sont de moins en moins nombreux, mais surtout ils ne devraient pas compter parmi eux nos dirigeants qui ont le devoir plus que touts autres d'y veiller.

    Que le gouvernement paie pour ces études, c'est un investissement et non pas une fadaise ou une dépense inutile.

    Il faut payer ce qu'il faut pour les travaux, un point c'est tout.

    Tant qu'à être dans le crétinisme extrême, si les entrepreneurs et les travailleurs ne payaient pas de cotisations à la CSST, à l'assurance-chômage ou même d'impôts et de taxes, il n'y aurait alors plus de gouvernement et l'objectif conservateur ultime serait atteint.

    Le principe ici, c'est que beaucoup de chômage et de stagnation économique nous guette et non pas la hauteur de ce qu'il restera dans nos poches. Le chômeur lui, il n'a rien dans les poches.

    Est-ce qu'on pourrait aussi aux travailleurs de la construction de gagner moins cher pour qu'il y en ait plus qui travaillent ?

    Toutes des bonnes idées conservatrices que seuls eux peuvent avoir, car d'afficher leur courte vue ou leur mesquinerie, ils n'en ont cure.

  • Keven Renière
    Abonné
    mercredi 14 janvier 2009 00h41
    Complètement innaceptable !
    On revient en arrière avec ce genre de politique. Les conservateurs essaient-ils d'en "passer des bonnes" sur le dos de la crise économique ? Comme si l'évaluation environnementale, même si avec tous les besoins qu'elle engendre(scooping, pré-post monitoring, etc.), avait des conséquences néfastes pour l'économie. En fait, c'est le contraire. En évitant plusieurs problèmes environnementaux dû à une mauvaise supervision et gestion des projets (grâce à l'évaluation environnementale), on évite des coûts futurs pour la réparation de milieux.

    "Sous le seuil de 10 million". 10 million c'est pas rien ! Ça demeure encore beaucoup de projet qui seront exempt d'évaluation ! Ce n'est pas parce que le projet ne vaut pas plus de 10 million qu'il n'est pas une source importante de pollution et/ou de problème pour le milieu entourant ses infrastructures.

    Vraiment, j'ai honte. Honte pour ceux qui ont voté conservateur et honte pour le Canada d'être si pourris et quasiement mal vu désormais au point de vue environnementale par la communauté internationale. Et c'est majoritairement la faute à ce gouvernement de "pas d'têtes" d'Harper.

    Keven Renière
    Géographe

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 14 janvier 2009 03h31
    Lutte entre le noir et le "Blanc"
    Et le noir, c'est inconstablement Harper, le vendu aux entreprises et financier qui voient des opportunités dans la crise et le "blanc" les guillemets sont très importants, c'est les écolo, les verts, qui n'ont pas toujours tort.

  • Dauphin_fou
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 03h48
    Quel est donc l'objectif du gouvernement Harper?
    Serait-on en train de dérouler le tapis rouge pour les projets d'exploration dans le golf St-Laurent? Car le St-Laurent, comme toutes les eaux côtières, est de juridiction fédérale.

    10 millions me semblant beaucoup, il devient surement possible de scinder ces petits forages en petits projets. Ils échapperaient donc tous à une évaluation environnementale. Quel désastre! Cela voudrait aussi dire qu'on ne mettrait même plus en place des mesures de mitigation, c'est à dire les moyens de réduire les effets sur l'environnement d'un projet.

    Je suppose que 10 millions c'est aussi assez gros pour raser une petite forêt de l'Alberta et en extraire le pétrole du sol. On n'aurait qu'à jauger la grosseur. Un Scandale!

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 07h51
    Le fond du baril ?
    Est-ce vraiment le fond du baril conservateur ou s'ils peuvent descendre encore plus bas en pollution ?

  • Tim Yeatman
    Abonné
    mercredi 14 janvier 2009 08h26
    $ sans environnement et humanité, ce n'est pas durable!
    Je peux vous donner un autre exemple qui décrit bien l'inutilité de règlementer les projets par leur grosseur, au détriment des autres facteurs comme l'environnement et l'acceptabilité sociale. Au Québec, les projets de porcheries industrielles ne sont pas soumis à une étude en impact environnemental si ils ne dépassent pas 600 unités animales. Alors, que fait-on pour faire passer des porcheries de 5,800 porcs? On scinde les projets en deux, puis en deux encore!


    Peu importe si les fosses à purin de milles millions de litres sont entourées de ruisseaux qui se déversent dans la rivière tout près! Peu importe si les terres agricoles qui recevront le purin sont drainées et se situent en amont d'une prise d'eau de surface qui alimente l'aqueduc de trois villes! Peu importe si on est dans la Communauté Métropolitaine de Montréal! Peu importe si la porcherie se trouve sur une route historique comme le Chemin des Patriotes! Peu importe si des espèces menacées se reproduisent avec peine dans un refuge faunique en aval!


    Cette façon de gérer un pays comme le Québec ou le Canada en donnant la priorité aux intérêts financiers, sans tenir compte de l'environnement et la qualité de vie des gens, c'est de la corruption morale. J'espère qu'il existera des générations futures de la race humaine qui auront survécu pour contempler notre ère avec réprobation.


    Johanne Dion,
    sur le courriel de mon conjoint,
    Richelieu, Qc

  • André Michaud
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 08h30
    Suite logique au rejet du Plan Vert
    Les citoyens canadiens ont rejeté le Plan Vert de M.Dion et élu M.Harper, celui qui a trahi nos engagements envers Kyoto et qui est l'ami des pétrolières...M.Harper sait donc que la majorité des canadiens se foutent éperdument de l'environnement, sauf lors des sondage ou tous se prétendent verts... Il sait que jamais il ne sera battu pour des raisons écologiques...les canadiens lui ont donné carte "blanche"...

    La suite logique de ce choix des canadiens c'est le PLan NOIR de M.Harper....on a ce que l' "on" a voulu comme citoyens...on ne mérite pas mieux, hélas!

  • Agathe Génois
    Abonnée
    mercredi 14 janvier 2009 08h43
    Quel Imbécile!
    Il s'en fout carrément de la protection environnementale! Une inconscience scandaleuse pour quelqu'un sensé nous gouverner. Dans quel monde Harper vit-il pour ne pas voir que la planète est en train de nous péter dans les mains et que chaque petite parcelle de bon sens est essentielle? Qui donc a mis ce type au pouvoir?

    Marie Clark

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    mercredi 14 janvier 2009 09h20
    Le beau prétexte...
    Pourquoi se préoccuper de l'environnement quand il y a une crise économique ?
    Les conservateurs vivent-ils sur la même planète que nous ?
    J'imagine le morcellement des gros projets pour éviter les évaluations environnementales.
    On dit oui à la phase 1 et on prend pour acquis que les phases suivantes n'ont pas à passer sous la loupe verte. Décidément c'est très inquiétant comme mentalité. J'espère que l'opposition sera assez solide pour éviter les dégâts. Il y en a déjà suffisamment pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Juste réparer et investir dans le long terme serait déjà une grande innovation.

  • lise jacques
    Abonnée
    mercredi 14 janvier 2009 09h30
    Comment peut-on en être arrivés là?
    Au Canada plus le temps passe plus on régresse! Comment peut-on avoir un gouvernement aussi arriéré? Il est clair que l'environnement n'est pas une cause importante pour notre premier ministre. En 2009, agir de la sorte nous mènera à encore plus de desctruction de notre environnement, pourtant même nos voisins ont fini par comprendre. Ce gouvernement rétrograde ne mérite pas de diriger notre pays. Si monsieur Harper veut économiser et bien qu'il coupe dams les dépenses militaires, celles-ci ne cessent daugmenter avec la participation du Canada en Afghanistan...Des milliards! et ce sont les argents des contribuables canadiens.

    Pourquoi avons-nous élu un gouvernement aussi crétin?

    En quelques jours, s'ajoutent une erreur par-dessus l'autre. En fait ce sont toujours des actions posées par notre gouvernement fédéral qui ne représentent pas la volonté de la population.

    Voici des exemples; Un seul vote contre; le Canada

    Dans le cas de la violation de la 4e Convention de Genève
    Le CDH a adopté une résolution, le 12 janvier, par 33 voix pour, une contre (le Canada) et 13 abstentions (les pays européens dont la Suisse). Il «condamne vigoureusement l'opération militaire israélienne» qui «s'est traduite par des violations massives des droits de l'homme et la destruction systématique des infrastructures» et appelle au «cessez-le-feu et au retrait immédiat des forces militaires israéliennes de Ghaza»

    Et aujourd'hui nous apprenons que la ridicule loi concernant l'étiquetage des aliments va être approuvée par le gouvernement fédéral malgré les recommandations de plusieurs organismes.C'est vrai que le tir devrait être corrigé car si la norme de 98% est trop élevée et que les transformateurs ne peuvent pas se qualifier, nous ne serons pas plus avancés., puisqu'ils n'afficheront rien. Les exemples cités dans l'article démontrent l'absurdité de cette loi.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 09h37
    @ M. André Michaud
    Vous avez raison d,écrire : «La suite logique de ce choix des canadiens c'est le PLan NOIR de M.Harper....on a ce que l' "on" a voulu comme citoyens...on ne mérite pas mieux, hélas! »

    De ça, faut exclure les Québécois qui n'ont pas voté pour M. Harper sauf pour quelques comtés de la région de la ville de Québec et de la Beauce.

  • Jean Leroux
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 10h00
    Qui a mis ce crétin de l'environnement au pouvoir?
    Une lectrice s'interroge: qui a mis Harper au pouvoir, lui permettant ainsi de se comporter comme si le développement durable et l'environnement étaient des distractions? La question est pertinente mais la réponse plutôt décevante. Stéphane Dion avait le plan le plus intelligent et le plus ambitieux jamais vu en Amérique du nord et peut-être dans le monde occidental hormis quelques autres pays. Ce sont les québécois qui, en très grande majorité, on voté contre Dion avec les Albertains fanatiques. Drôle d'alliance pour contrer le courage d'un homme politique d'aller au bout de ses convictions en ce qui a trait à la protection de l'environnement. Le nationalisme à outrance (chez les séparatistes du Québec et de l'Alberta) a pour conséquence que les questions plus importantes comme la survie de la planète sont laissées de côté... Dommage mais ne nous plaignons pas maintenant si Harper croit avoir la main libre pour agir comme il veut...

  • Claude Beaulé
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 10h46
    C'est la honte... Le baillon nous sera-t-il bientôt appliqué comme en Russie?
    Bouclez-la, on pollue!

    C'est évident qu'en appliquant des méthodes industrielles des années 1950, on va réussir à faire de l'argent rapidement pour relancer l'économie. Puis quand on en aura les moyens on va payer pour nettoyer l'environnement et ce sera une façon de plus pour relancer l'économie.

    Laissez-nous donc faire qu'ils disent... Comme si d'évidence en entendant son ton moralisateur on pouvait croire en la parole du gars qui prétend vouloir diriger les Canadiens disant qu'il fait ce qu'il y de "plus meilleur" à son avis.

    Aie Steven! ce sont les citoyens ordinaires qui s'évertuent à sauver leur environnement et le seul droit qu'on ait obtenu est celui de dénoncer publiquement haut et fort les abus des promoteurs avec leurs gros sabots en forme de signes de piastres.

    On le sait que tu passes souvent en Alberta au dessus du désastre environnemental des sables bitumineux. Bien sûr tout le reste du Canada doit te sembler "propre propre prope" en comparaison à ça. Tu dois bien te dire qu'on se plaint pour rien dans notre "plusse beau pays du monde".

    Bien je t'invite donc Steven à faire une petite baignade dans le lac à résidus de l'Arthabaska comme les outardes le printemps dernier. On va bien voir si la qualité de l'environnement a un effet sur la santé. Peut-être que ça te ferais réaliser que les hôpitaux sont débordés de cas de cancers dont le nombre est largement augmenté en raison de la piètre qualité de notre environnement.

    Fiez vous sur les gens ordinaires, on va continuer à vous dénoncer sans se faire enformir par vos beaux discours.

    Claude Beaulé, ing.
    Vertal inc.

  • Pascal Barrette
    Abonné
    mercredi 14 janvier 2009 11h03
    Danse incantatoire
    Exclure de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale des projets sous le seul chef de leur coût est complètement absurde. Dieu merci, la Loi prévoit déjà dans son Règlement sur la Liste d'exclusion les types de projets liés à un ouvrage réputés avoir peu ou pas d'effets négatifs importants sur l'environnement. Si Harper prétend que des projets ne méritent pas d'être évalués qui ne seraient pas déjà listés dans ce règlement, qu'il soumette des modifications au règlement qui soient fondées d'un point de vue écologique. Depuis son entrée en vigueur, la Loi et ses règlements ont régulièrement été modifiés pour tenir compte des préoccupations économiques des promoteurs, notamment par la normalisation plus efficace de l'évaluation des projets d'une certaine ampleur nécessitant une étude approfondie.

    Dans ce contexte, l'idée de Harper ne m'apparaît qu'une simple danse incantatoire politique pour séduire ses supporters albertains. Si en dépit du bon sens, Harper allait de l'avant avec cette détermination économico-simpliste de ce qu'est un projet en vertu de la Loi, le danger soulevé par Marc Belliveau est réel. Les promoteurs trouveraient le moyen de segmenter leurs gros projets en petits projets pour les faire passer en-dessous de la barre réglementaire.

    Au final, le rognage du processus d'évaluation environnementale n'aboutirait, tant il est qu'il y en aît, qu'à des économies de bouts de chandelles, tout en glissant en-dessous du tapis des effets possiblement importants, notamment ceux liés aux effets cumulatifs. On le sait de plus en plus, il faut considérer l'environnement non pas en petites pièces détachées mais dans son ensemble. Un investissement dans le développement de l'expertise d'évaluation environnementale ferait cent plus pour créer de la richesse et protéger l'environnement qu'un découpage économique arbitraire de ce qui peut échapper à la Loi.

    Pascal Barrette

    Ex-conseiller, Communication et Formation, Agence canadienne d'évaluation environnementale.

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 11h11
    10 millions c'est pas un gros projet
    Un petit projet inférieur à 10 millions peut générer plus de pollution qu'un grand projet d'un milliard.

    Le fonctionnaire qui a fixé les jalons de cette règlementation manque de jugement et le ministre qui les a acceptés ne mérite pas de médaille.

    Le petit montant d'argent pourrait maintenant déterminer de l'impacte, de l'efficacité, du rendement, de la période de repaiement , de la dangerosité etc. - Ça n'a pas de bon sens.

    C'est un raisonnement obtus.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 11h22
    @ M. Jean Leroux
    Vous écrivez : «Ce sont les québécois qui, en très grande majorité, on voté contre Dion avec les Albertains fanatiques. »

    Non Monsieur, les Québécois ont voté pour le Bloc. M. Dion était plein de bonnes intentions à l'élection mais la pollution a prospéré quand il était ministre de l'environnement Libéral fédéral.

  • Christopher Lackey
    Abonné
    mercredi 14 janvier 2009 11h32
    comportement tout à fait prévisible
    S'il y avait certains qui croyaient que les conservateurs allaient être prêts de travailler ensemble et trouver des compromises, il m'est de plus en plus évident à mesure que le 27 janvier s'approche qu'il se seraient fort trompés. Quand les conservateurs se montrent ouverts et aimables, habituellement suite aux critiques menées à leur sujet, il faut se rappeller chaque fois que cela ne veut rien dire, parce que leur bilan ne mente pas sur un des dossier le plus important: l'environnement. Ils n'ont jamais voulu rien faire pour aider ou améliorer l'environnement dans ce pays, et de surcroit, ils sont toujours en train de tenter de renverser ou alleger toute reglementation éxistante qu'ils découvrent. Cet article démontre ce fait, une fois encore, parfaitement.
    Christopher Lackey,
    Toronto, ON

  • André Michaud
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 12h55
    @ M.Bousquet
    Les québécois ont aussi voté CONTRE le plan vert, très peu pour le Parti Vert et en votant Bloc ( un parti NÉGATIF qui restera toujours des chialeux dans l'opposition)laissé les conservateurs prendre le pouvoir.

    Ils ne méritent pas mieux...et sont aussi pollueurs, c'est juste qu'ils sont chanceux d'avoir l'hydro-électricité pour faire baisser leur moyenne...mais ils sont autant pro-auto que TOUS les autres citoyens des autres provinces...et ils se soucient plus du prix de l'essence que de l'environnement!

    J'en ai marre des québécois qui se prétendent plus verts que leurs concitoyens des autres provinces, c'est ARCHI FAUX!!!
    J'en ai marre des jeunes qui se prétendent plus pro-environnement mais sont des méga consommateurs engendrant plus de pollution que leurs parents...!!!

    Et tant que l'on se croit mieux que tout le monde, on ne fait aucun progrès et aucun effort comme individu, on ne fait que TOUJOURS blâmer lâchement LES AUTRES pour tous nos problèmes...les anglos, les immigrés, les indiens, les américains etc...

  • jpz
    Abonné
    mercredi 14 janvier 2009 13h54
    L'ignorance du PCC et de Harper est imense ... comme les dinosaures .
    Tout ce qui est écris incluant les réactions des lecteurs démontrent que la population impliquée est plus consciente et au courant que le gouvernement ( prorogé ) PCC des conservatives Canadians de l'ouest.
    Des centaines de commissions et de rapports partout dans le monde démontrent que construire ou rénover suivant les normes de respect environnementaux qui sont déjà ou qui seront en vigueur dans un futur prochain est une source de prospérité à long terme et un moyen très efficace d'investir maintenant pour combattre les milliers de pertes d'emplois prévues.
    Quand les coûts de l'énergie atteindra des tarifs records ceux qui consommeront moins et mieux seront plus prospères.
    Il faut espérer que les USA sous OBAMA et ses nouveaux assistants ( secretaire à l'énergie ) feront ce qui est promis en diminuant la pollution et prouver à Harper et aux pétropollueurs qu'ils sont des dinosaures et qu'ils doivent DISPARAÎTRE.
    C'est tellement navrant de penser que le Canada est sous la domination d'êtres primitifs comme des dinosaures qui vivaient au temps de la formation des sables bitumineux et qui ont été engloutis à cette époque il y a des millions d'années.
    Jean-Paul Thivierge
    analyste conseiller énergie et environnement.

  • jpz
    Abonné
    mercredi 14 janvier 2009 13h59
    L'ignorance du PCC et de Harper est immense... comme les dinosaures.
    Des centaines de commissions et de rapports partout dans le monde démontrent que construire ou rénover suivant les normes de respect environnementaux qui sont déjà ou qui seront en vigueur dans un futur prochain est une source de prospérité à long terme et un moyen très efficace d'investir maintenant pour combattre les milliers de pertes d'emplois prévues.
    Quand les coûts de l'énergie atteindra des tarifs records ceux qui consommeront moins et mieux seront plus prospères.

    OBAMA et ses nouveaux assistants ( secretaire à l'énergie ) feront ce qui est promis pour diminuer les émissions de pollution et cela va prouver à Harper et aux pétropollueurs qu'ils sont des dinosaures et qu'ils doivent DISPARAÎTRE.

    C'est tellement navrant de penser que le Canada est sous la domination d'êtres primitifs comme des dinosaures qui vivaient au temps de la formation des sables bitumineux et qui ont été engloutis à cette époque il y a des millions d'années.

    Jean-Paul Thivierge
    analyste conseiller énergie et environnement.

  • Richard Larouche
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 15h43
    Quand les libéraux branlent dans le manche
    Si les libéraux cesseraient de faire de l'à-plat-ventrisme devant les conservateurs, pareille mesure inconcevable et inacceptable ne pourrait tout simplement pas être adoptée. J'espère que les pissous qui essaient de décourager Ignatieff de renverser le gouvernement (et par le fait même appuyer les con-servateurs) ne réussirons pas à convaincre leur chef.

  • Guillaume Girard
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 16h07
    Quand ouvrirez-vous les yeux monsieur Harper et ses émules?
    Encore une fois Monsieur Harper se met les pieds dans les plats! Déjà de choisir un montant aussi arbitraire que 10000000$ est en soit une aberration. Qui empêcherait une compagnie pour un projet de 50 millions de dollars, d'utiliser 5 compagnies différentes pour contourner la loi?

    Monsieur Harper semble oublier que la protection de l'environnement n'est pas une dépense en soi, mais bel et bien, un investissement pour l'avenir de notre société, de nos écosytèmes, de notre planète et de sa biodiversité.

    La protection de l'environnement crée également des emplois monsieur Harper. Il serait temps que le Canada devienne un leader en la matière et investisse massivement dans ce domaine du présent et de l'avenir.

  • Claude Beaulé
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 16h29
    @ M. Richard Larouche
    Bonjour M. Larouche,

    Je trouve bizarre de nommer les Libéraux de Toronto de "pissous", alors que cette expression a été inventée par eux pour dénigrer les soldats Québécois de la seconde guerre à tendance déserteur qu'on appelait les "French Canadian Pea Soup".

    Je vous laisse le soin de leur trouver un nom plus adapté et à la hauteur de leur manque de courage politique.

    Salutations.

    Claude Beaulé, ing.

    Vertal inc.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 20h16
    C'est quoi le plus important????
    Manger ou l'environment à court terme???



    Manger est la réponse car sans économie pour nous faire vivre et prospérer à quoi sert ces arbre et ces belle grenouilles? RÉPONSE: L'économie avant l'environnement et cela à 100% quoi qu'en dise la gogauche, car en anglais la droite se traduit par rigth qui veu dire le vrai et la raison.

  • Éric Perreault-Chamberland
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 21h34
    ahhh...
    Eh m***e. Encore Harper! Contre l'environnement. J'hésite entre pleurer et devenir fou de rage. C'est ce qu'on appelle l'impuissance je crois. D'autant plus que je n'ai jamais voté pour les cons-ervateurs, jamais ne voterai pour eux, jamais.

    Là, c'est à croire qu'on ne s'en sortira jamais de cette crasse! On a l'option de coalition, j'apprend que dans l'entourage de M. Ignatieff, certains croient que ce n'est pas le bon moment pour le renverser, desfois que Mme la Gouverneure déciderait de déclencher des élections...

    Je propose que Madame la Gouverneure lise le Devoir, écoute un peu la télé et fasse quelques coups de téléphone à des gens ordinaires pour leur demander ce qu'ils pensent.

    Renversons Harper, placons un Gouvernement de coalition qui, malgré toutes les critiques que certaines mauvaises langues disent à propos de la Coalition (notamment car le Bloc les appuis et c'est mal vu dans l'Ouest), je doute fort, mais là très fort, qu'ils fassent pire que Harper... à part peut-être déclencher quelques bombes nucléaires ici et là, que nous n'avons pas d'ailleurs, du moins à ma connaissance.

    Que faut-il faire? Faut-il que la population aille renverser Harper au Parlement pour que quelqu'un comprenne?

    On devrait peut-être tous se cotiser pour créer un lobby plus fort que celui du pétrole? Tant qu'à rêver...

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 14 janvier 2009 22h00
    Quelle est la priorité sauver nos jobs ou la planète pour les autres
    À l'aube d'une récession économique qui fait des chômeurs par milliers, nos prêtres de l'environnement vient encore stopper la reprise avec leurs exigences tatillonnes.

    Quelle est la priorité nous sauver du désastre et de l'appauvrissement ou sauver la planète pour des descendants que nous ne connaissons pas. On est pas à la premièere lubie qui nous fait dépenser temps et argent inutilement. Qu'est que même pas un degré de plus d'écart dans cent ans è coté du marasme finacier dans lequel nous sommes empêtrés en suivant ces gourous du climat.

  • Claude Beaulé
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 22h25
    @ M. C. Archambault - Quand nourriture égale argent, on a perdu le sens de l'environnement
    M. Archambault, si à votre avis manger au détriment de l'environnement est la réponse et si vous dites que sans économie pour vous faire vivre et prospérer à quoi servent ces arbres et ces belles grenouilles, alors vous devez sûrement avoir perdu contact avec la nature.

    M. Archambault, c'est avec le temps que vous avez perdu tout contact avec votre environnement. Votre existence est si étroitement liée à l'argent que vous en avez oublié le sens de la survie et perdu tout contact avec l'origine de votre nourriture ou des biens que vous consommez.

    Je pense que vous ne pourriez même pas survivre si vous étiez laissé à vous-même dans un environnement naturel et sauvage. Vous êtes un dénaturé, et votre survie dépend maintenant des capitaux et non d'un contact direct avec votre environnement.

    Ne vous en faites pas vous n'êtes pas seul, mais sachez que le papier monnaie n'a pas plus de valeur que l'attribution d'un montant électronique sur votre relevé bancaire. Même les pièces d'or sont sans valeur et sans saveur quand on n'a rien à manger. Jamais vous n'avez vu un mammifère saliver pour une pièce de métal jaune, à moins qu'il ne la confonde avec sa nourriture. Les animaux sauvages, pour le peu qu'il en reste, ont des préoccupations quotidiennes bien élémentaires: manger, boire se reproduire et ne jamais se soucier du lendemain. Votre vie d'humain est presque la mêmes à la différence que vous vous souciez du lendemain uniquement pour savoir si votre butin d'argent saura vous permettre d'acheter votre survie dans le confort et l'indifférence.

    Votre notion d'économie a remplacé votre notion de survie, qui est maintenant exprimée en termes de chiffres et par votre définition d'économie et d'argent, promesses de libertés.

    L'argent est un moyen et non pas une fin. Les gestes économiques posés en l'absence de conscience environnementale sont dénués de responsabilité. Je ne suis ni de droite, ni de gauche, je suis plutôt éducationniste. Je vous invite à chercher l'origine du paquet de viande que vous achetez à l'épicerie, vous verrez qu'il ne vient pas au monde dans un contenant de styromousse.

    Si vous avez l'impression que vous ne pouvez plus vous mettre un doigt dans la bouche sans payer, rapprochez-vous un peu de la nature, vous verrez qu'elle est généreuse quand on s'en occupe.

    Claude Beaulé, ing.

    Vertal inc.

  • P. Boutet
    Abonné
    mercredi 14 janvier 2009 22h28
    Assis sur une branche
    Si quelqu'un vous offrait 1 millions de dollars pour couper la branche sur laquelle vous êtes assis au dessus d'un précipice, la couperiez-vous?

    À moins d'être suicidaire, personne ne répondrait oui à cette question.

    L'environnement supporte notre économie au cas où on l'aurait oublié. Sans environnement point de salut.

    Pierre Boutet
    Québec

  • Michel Savard
    Inscrit
    mercredi 14 janvier 2009 23h40
    Parler d'environnement alors que des milliers de personnes perdent leur job !
    J'en ai marre d'entendre parler d'environnement alors que le pays est dans une crise économique grave et que des milliers de personnes perdent leur job !
    Oui, j'en ai marre d'entendre parler d'éventuels problèmes environnementaux qui pourraient se produire dans 10, 20 ou 40 ans alors que des gens de chez nous ne savent pas comment ils feront pour passer l'année présente !

    Allez donc dire à celui qui vient de perdre sa job que l'important, c'est de mettre de l'argent pour l'environnement dans 20 ou 40 ans !

    Peut-on essayer d'abord de résoudre les problèmes vitaux et cruciaux de 2009 au lieu d'écoeurer le peuple avec toutes sortes de situations hypothétiques qui se produiront en 2050!

  • Chryst
    Abonné
    jeudi 15 janvier 2009 11h12
    Écosystème rare
    Celui-ci peut être unique à l'échelle régionale ou mondiale. Il a ainsi une plus grande valeur si tant est que l'on se préoccupe de biodiversité et pas seulement de beaux discours.

    La valeur de cet écosystème est d'autant plus grande qu'une espère est rare ou menacée de disparition. Cela n'a rien avoir avec l'argent mais notre qualité de vie.

    C'est pourquoi l'eau, l'air, les sols et les espèces sont de plus en plus protégés. D'où la nécessité de questionner les choix de nos dirigeants.

    Michel Thibault, ing. f., m. sc. écologie et pédologie.

  • Michel Dufour
    Inscrit
    jeudi 15 janvier 2009 13h15
    @ Claude Beaulé concernant M.C.Archambault
    Merci de votre intervention! Par celle-ci, vous m'éviter une longue leçon à M.Archambault. Vous m'avez litéralement enlever les mots de la bouche!

  • Michel Dufour
    Inscrit
    jeudi 15 janvier 2009 13h35
    Délivrez-moi de Fernand Trudel!
    Je vous ferai remarquer que le désastre financier que nous vivons présentement est dû au capitalisme sauvage dont vous êtes partie prenante.

    De plus, depuis des décennies, nous n'avons cesse de réparer les dégâts que votre génération d'insouciants nous a laissé en guise d'héritage. On n'a qu'à penser à l'assainissement de l'eau par exemple. Je me souviens très bien des cours d'eau de ma jeunesse, des vidanges partout le long des chemins et des histoires de pêche à la dynamite ou à la chaux!

    Et pour terminer, les fameux "descendants que nous ne connaissons pas", se nomment, entre autres, Francis, Maxime et Nataniel. Ce sont mes fils et mon petit-fils!

    J'espère un jour ne plus avoir à lire vos commentaires insipides!

  • Luc Pépin
    Abonné
    jeudi 15 janvier 2009 20h46
    M. Dufour, ne perdez plus votre temps avec lui
    De grâce, M. Dufour, ne perdez plus votre temps à lire les commentaires «nombrilistes» de m trudel.

  • Fred Legault
    Inscrit
    mercredi 21 janvier 2009 11h48
    Environnement = ressources = santé = productivité = $$$
    La saine gestion de l'environnement, dans un contexte économique (ex: réduction de la consommation d'énergie = réduction des dépenses) n'est pas contre-productive, mais sert plutôt à sauvegarder la perpétuité des ressources renouvelables et la santé des travailleurs qui seront plus productifs et qui pourront profiter de l'argent de leur labeur en loisirs au lieu de soins de santé...

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