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Sondage Nanos - Les Québécois et les autres Canadiens sont divisés sur l'opportunité d'une coalition

La Presse canadienne   12 janvier 2009  Canada
Ottawa — Les Québécois et les Canadiens du reste du pays sont divisés sur ce qui devrait se passer si le gouvernement de Stephen Harper est défait à l'occasion du dépôt du budget fédéral, plus tard au cours du mois de janvier. C'est ce qu'indique un sondage effectué par la maison Nanos, dont les résultats ont été communiqués exclusivement à La Presse canadienne.

D'après ce sondage, une majorité écrasante de Québécois pensent que le Parti libéral et le NPD devraient avoir l'occasion de former un gouvernement de coalition, avec l'appui du Bloc québécois. Mais une majorité de Canadiens de l'Ouest et la plupart des personnes sondées partout ailleurs au pays préféreraient plutôt que des élections soient déclenchées immédiatement.

Globalement, 49 % des personnes interrogées estiment qu'il faudrait tenir des élections, tandis que 42 % pensent que la gouverneure générale, Michaëlle Jean, devrait inviter les partis d'opposition à former un gouvernement de coalition.

Ce qui frappe le sondeur, Nik Nanos, ce sont les différences régionales. Au Québec, 62 % des personnes questionnées veulent que les partis d'opposition aient la chance de gouverner, tandis que 30 % souhaitent des élections.

C'est l'inverse dans l'ouest du Canada, où 65 % préconisent des élections et seulement 29 %, un gouvernement dirigé par une coalition des partis d'opposition. En Ontario et dans les provinces atlantiques, les positions étaient plus également partagées: 46 % et 49 % respectivement favorisent la tenue d'élections, tandis que 40 %, dans les deux régions, préfèrent un gouvernement de coalition.

Les résultats du sondage semblent indiquer que la pause de fin d'année n'a pas contribué à combler le fossé apparu entre les régions du pays quand les trois partis d'opposition ont conclu une entente en vue de remplacer le gouvernement Harper par un gouvernement de coalition. Le premier ministre a évité un vote de confiance, qui aurait défait son gouvernement minoritaire, en suspendant le Parlement, dont les travaux reprendront le 26 janvier.

Le sondage mené par téléphone auprès de 1003 Canadiens, entre le 3 et le 7 janvier, comporte une marge d'erreur n'excédant pas 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
 
 
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