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Enregistrement du caucus néodémocrate - Le NPD exige des noms

... sans quoi il menace d'aller en cour

La Presse canadienne   5 janvier 2009  Canada
Ottawa — Le Nouveau Parti démocratique exige qu'on lui transmette le nom du ou des individus impliqués dans la décision des conservateurs d'enregistrer et de distribuer des copies de l'enregistrement d'une réunion du caucus néodémocrate, et menace implicitement d'aller en cour pour les obtenir.

C'est ce qu'indique une lettre de l'avocat Steven Barrett adressée, pour le compte du NPD, à Arthur Hamilton, l'avocat embauché par les conservateurs. «Notre client prendra les mesures appropriées, s'il y a lieu, pour protéger ses intérêts», mentionne la lettre datée du 23 décembre dernier, obtenue par La Presse canadienne. Me Barrett ajoute qu'il est «surpris» de ne pas avoir eu de nouvelles des conservateurs.

Il s'agit du plus récent épisode de la crise politique qui a failli entraîner le renversement du gouvernement conservateur minoritaire, à la toute fin de 2008.

Le Parti libéral, le NPD et le Bloc québécois avaient élaboré un plan visant à défaire le gouvernement par un vote de censure, à la suite de l'énoncé économique fédéral, jugé inadéquat par l'opposition, qui déplorait l'absence de mesures visant à stimuler l'économie canadienne.

Les conservateurs ont alors fait circuler un enregistrement audio d'une conférence téléphonique du groupe parlementaire néodémocrate prouvant, selon eux, que le chef du NPD, Jack Layton, complotait déjà depuis longtemps pour défaire le gouvernement, ce qu'a nié le NPD.

Cette affaire a été pratiquement éclipsée par la possibilité d'une défaite du gouvernement. Puis le premier ministre Stephen Harper a choisi de demander — et

a obtenu — une prorogation du Parlement plutôt que d'avoir à faire face à un vote de censure,

le 8 décembre.

Entre-temps, les néodémocrates ont demandé à la Gendarmerie royale du Canada d'ouvrir une enquête pour déterminer si les conservateurs avaient enfreint la loi.

Les conservateurs ont soutenu avoir été invités à participer à la conférence téléphonique. Le NPD croit qu'un député conservateur, John Duncan, a plutôt reçu par erreur un courriel destiné à la députée néodémocrate nouvellement élue Linda Duncan.

La lettre de Me Barrett évoque une conversation, datant du 3 décembre, dans laquelle Me Hamilton lui aurait dit que les conservateurs cesseraient de faire publiquement mention de l'enregistrement, et qu'ils étaient prêts à répondre aux doléances du NPD.
 
 
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