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Sénat: coup d'éclat de Harper

Lisa-Marie Gervais   23 décembre 2008  Canada
Coup de barre au Parlement. Dans la foulée des récents événements qui ont ébranlé son pouvoir, Stephen Harper a nommé hier d'un seul coup 18 sénateurs pour pourvoir les postes laissés vacants au cours des dernières années. À quelques jours de Noël, alors que le premier ministre traverse une crise de confiance, les nominations ont fait bondir l'opposition qui mettent en relief les contradictions du premier ministre qui avait lui-même affirmé qu'un «sénat nommé était une relique du XIXe siècle».

«Je vois que le premier ministre a pris ses responsabilités de s'assurer du bon fonctionnement de nos institutions démocratiques, il conjugue ça avec sa volonté de réformer le Sénat», a affirmé Steven Blaney, président du caucus québécois conservateur. «Toutes les personnes nommées partagent cette volonté de réformer cette institution», a-t-il ajouté.

Sur le lot des sénateurs que le premier ministre recommande à la gouverneure générale qui devra les nommer, quatre sénateurs viennent du Québec portant ainsi à 24 le nombre de sénateurs québécois sur un total de 105. Il s'agit du chef national du Congrès des peuples autochtones, l'Algonquin Patrick Brazeau, de l'ancienne députée de Louis-Hébert sous le gouvernement de Brian Mulroney, Suzanne Fortin-Duplessis, et des organisateurs conservateurs Michel Rivard, un ancien souverainiste qui avait été élu député du Parti québécois dans Limoilou peu de temps avant le référendum de 1995 puis l'un des rares Québécois candidats alliancistes, et Leo Housakos, un bailleur de fonds conservateur de Montréal et organisateur adéquiste. Ce dernier avait été impliqué dans des rumeurs d'ingérence politique l'an dernier. Le conseiller politique et attaché de presse de Stephen Harper, Dimitri Soudas, avait été accusé d'avoir tenté d'influencer le ministère des Travaux publics pour lui venir en aide.

Trois des autres parlementaires nommés par le premier ministre proviennent de la Nouvelle-Écosse et c'est la même chose pour la Colombie-Britannique. Quant à l'Ontario et le Nouveau-Brunswick, ils auront chacun deux sénateurs. Enfin, un nouveau sénateur vient d'être nommé dans chacune de ces provinces, Terre-Neuve et Labrador, Île-du-Prince-Édouard, Saskatchewan de même qu'au Yukon.

Parmi les personnalités les plus connues qui viennent d'être nommées, mentionnons l'ancienne championne de ski alpin Nancy Greene Raine, les journalistes Pamela Wallin de CBC et Michael Duffy, qui animait une émission politique à CTV. Le président du Fonds conservateur, Irving Gerstein, figure également parmi les personnes sélectionnées aux côtés de l'ancien député d'Avalon, Fabian Manning, défait lors des dernières élections fédérales d'octobre. Il n'avait pas su résister à la campagne «anything but a Conservative» menée par le premier ministre de Terre-Neuve et-Labrador, Danny Williams.

Nominations partisanes

Interrogé sur ces nominations survenues à brûle-pourpoint à quelques jours de Noël, Steven Blaney a répondu que le premier ministre avait déjà fait connaître ses intentions dans le dernier discours du Trône qui avait reçu la confiance de la Chambre.

«C'est faux», a rétorqué Pierre Paquette, leader parlementaire du Bloc québécois et député de Joliette. «M. Harper a raffermi sa volonté de réformer la loi et, nous, on était en désaccord. Il a outrepassé ses pouvoirs. Il demande à la gouverneure générale de proroger la chambre et en profite pour nommer 18 sénateurs. Il n'a pas la légitimité de poser un tel geste. Il aurait pu attendre à la fin janvier.» Tandis que le Nouveau Parti démocratique parlait d'«orgie de nominations partisanes», M. Paquette a cité l'exemple de la nomination de Léo Housakos, qu'il a qualifiée de «provocation». Mais au-delà des individus, il se dit préoccupé par le geste partisan de M. Harper. «Il y a des personnes extrêmement crédibles. Ce n'est pas tant le choix des individus qui me dérange, mais la manoeuvre politique voire antidémocratique derrière ça», a-t-il soutenu.

Même son de cloche chez le sénateur indépendant, Jean-Claude Rivest. «C'est difficile de porter des jugements sur les gens que [Stephen Harper] veut nommer. Mais ce que je trouve le plus désolant dans son attitude, c'est qu'on dirait qu'il se considère comme le propriétaire des institutions du pays. Il faut qu'il respecte un minimum de règlements et de principes fondamentaux, et il n'a pas l'air de comprendre ça», a noté M. Rivest, qui était anciennement conseiller de Robert Bourassa sur la scène politique provinciale. «M. Harper se contredit souvent. Il veut passer une loi sur les élections à date fixe et n'en tient pas compte. Le Parlement ne lui plaît pas, il met la clé sous la porte. Là, il nomme 18 nouveaux sénateurs alors qu'il prône leur élection», a-t-il constaté.

Le néodémocrate David Christopherson a souligné que ces nouveaux sénateurs coûteraient environ six millions par année au trésor public. Son parti va jusqu'à demander à la gouverneure générale de se révolter et de ne pas obéir au premier ministre en ce qui a trait aux nominations.

La décision du premier ministre survient quelques semaines après que les membres de la coalition eurent évoqué l'idée de combler les vacances à la Chambre haute par des personnes appuyant leurs partis.

Malgré les 18 ajouts, les conservateurs ne seront pas en majorité au Sénat. À l'arrivée des nouvelles recrues, le Parti libéral du Canada y aura en effet 58 représentants et le Parti conservateur 38. La plupart des autres sénateurs sont des indépendants.

Des élections ou l'abolition

Les sénateurs nommés par Stephen Harper se sont engagés à démissionner pour briguer les suffrages, si jamais les conservateurs réussissaient à transformer le Sénat en une chambre élue pour des mandats de huit ans.

«M. Harper m'a expliqué le projet de loi qu'il veut mettre en place pour élire les sénateurs, et ça a mon approbation totale», a dit Michel Rivard, nouvellement nommé au Sénat. Si ça ne passe pas, il va abolir le Sénat, et je suis d'accord», a-t-il ajouté. Plusieurs constitutionnalistes ont pourtant clairement indiqué qu'une telle manoeuvre serait anticonstitutionnelle et que rien ne pouvait se faire sans les provinces. Une situation que le gouvernement comprend parfaitement, a souligné le conservateur Steven Blaney. «Les nominations d'aujourd'hui vont permettre de combler les postes de tous les comités et de donner un coup de pouce aux sénateurs conservateurs qui ont fait un excellent travail. [...] On sait qu'on va devoir travailler en partenariat avec les provinces pour trouver des manières de faire en sorte que le Sénat réponde aux besoins des régions et des minorités», a-t-il assuré.

Un argument qui ne convainc pas le leader parlementaire du Bloc. «M. Harper aurait pu nommer ces sénateurs dans le passé, mais il ne le faisait pas parce qu'il voulait faire pression sur les partis d'opposition et sur le Sénat, qui éprouvait des problèmes. Comme il y avait un manque, les membres ne pouvaient pas être présents à tous les comités, et ça retardait parfois des projets de lois», a avancé M. Paquette avant de conclure avec fermeté «c'est un coup de barre qui ne va nulle part.»

***

Avec La Presse canadienne






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  • Denis Lussier
    Inscrit
    mardi 23 décembre 2008 03h37
    Séparatistes au Sénat
    « Harper vient de NOMMER 2 Séparatistes militants au Sénat Canadien: Suzanne Fortin Duplessis et Michel Rivard
    C'est en perdre son latin! »

  • Loraine King
    Inscrite
    mardi 23 décembre 2008 04h21
    Mike Duffy et les libertés de la presse
    « Je me doutais bien que Mike Duffy était un agent de propagande du régime en place. Le gouvernement en a combien d’agents de propagande plantés dans les média canadiens? Audteurs et lecteurs -- vous êtes avertis. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mardi 23 décembre 2008 05h10
    Le masque tombe
    « Ces nominations, comme la dernière à la Cour suprême, sentent la fin de régime. Une fin peu glorieuse pour une période de la vie politique canadienne. Stephen Harper se sent au pied du mur et son masque tombe. La réalité n'est pas édifiante. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 23 décembre 2008 05h35
    Harper l'Empereur
    « Le Canada a maintenant une gouverneure générale et un empereur. À leurs deux, qu'ils aient été élus ou pas, ils ont tous les pouvoirs.

    On avait déjà vu cela à quelques reprises en Afrique, mais pas encore en Amérique du Nord.

    Ça y est. Les dirigeants du nouvel Empire peuvent fermer le parlement, nommer tous les sénateurs qu'ils veulent, nommer tous les juges à la Cour suprême qu'ils veulent, dépenser tous les milliards de dollars qu'ils veulent, le peuple n'a qu'à regarder passer le train. Il y a 63% des canadiens qui n'ont pas voté pour celà, ça n'a aucune espèce d'importance.

    Le Canada c'est eux.

    Il me semble d'avoir déjà entendu ce refrain ailleurs, mais soit ça fait très longtemps, soit c'était sur des continents que l'on dit sous-déceloppés. C'est une première en Amérique.

    Vive l'Empereur... »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mardi 23 décembre 2008 07h12
    Faiblesses
    « En se mettant une fois de plus en contradiction avec lui-même - la première fois était le déclanchement d'élections malgré la loi qu'il avait fait voter - à propos du Sénat, non seulement Happer apparaît comme une girouette tournant à tous vents, mais surtout cela montre sa faiblesse. S'il nomme si rapidement ces sénateurs, c'est qu'il craint fortement d'être renversé lors du vote du budget. J'avais intitulé « Les faiblesses de Harper » un commentaire du 12 septembre dernier. Ce texte se concluait ainsi : «...l'attitude et les déclarations de S. Harper nous montre un politicien faible et peu crédible. Alors? » Cette conclusion est plus valable que jamais avec ces nouveaux exemples. Il faut souhaiter que l'opposition nous en débarrasse au plus vite. »

  • Jean Dussault
    Inscrit
    mardi 23 décembre 2008 07h12
    bassesse éhontée
    « Heil Harper -- Monsieur n'en est pas à un abus de pouvoir contradictoire près. Rien de trop laid, lâche, ou coûteux, pour s'accrocher au pouvoir. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 23 décembre 2008 07h15
    De la démocratie au Canada
    « On a un premier ministre canadien choisi par seulement 14% des électeurs québécois et un premier ministre québécois choisi par seulement 24%. Il y a plus de gens qui ont voté OUI en 1995 (2,308,360) que de gens qui ont voté pour Charest (1,362,801 votes) et Harper (784,560) ensemble!

    On a une reine-nègre, choisie par l'ancien PM pour sauver le comté de Pierre Pettigrew peuplé de membres de sa communauté, et qui vient de suspendre le Parlement canadien pendant 2 mois pour sauver Harper qui allait être renversé par une coalition dont les membres avaient juré qu'ils ne formeraient jamais une coalition.

    On a un chef d'Opposition qui a été choisi suite à un coup de palais.

    On a un sénat qui coute 100 millions par année et qui est choisi par le PM sur la seule base partisanne.

    On a un chambre des Communes où les électeurs québécois sont sous-représentés et vont l'être encore plus à l'avenir.

    Et c'est bien ce pays de tiers-monde qu'on nous vend comme le plus-meilleur pays au monde! »

  • Romain Godbout
    Inscrit
    mardi 23 décembre 2008 07h56
    Intelligent et stratégique
    « Intelligent et stratégique.
    On entend et on lit cela continuellement.
    Bêtise, bêtise, bêtise d'analyste qui ne voit rien!
    Harper n'a ni l'un ni l'autre. Depuis qu'il est là, ses stratégies sont d'un infantilisme déconcertant pour un premier ministre. Et son intelligence... Bon, sans commentaire.
    Petit despote sans envergure aveuglé par son partisanisme et son idéologie de droite, il va encore attraper dans son filet tous les niais qui votent pour lui. La nomination de 18 sénateurs n'a pourtant qu'un seul but : provoquer l'opposition pour qu'elle le défasse et "l'oblige" à aller en élection puisque pas une seule province sauf le Québec, bien tièdement, ne penche pour la coalition. Alors la GG n'optera sûrement pas pour ça. Avec le pourcentage élevé de canadiens qui se disent prêts à voter pour les conservateurs selon les derniers sondages, Harper serait fou de ne pas s'essayer.

    Après tout, "il aime son job" comme il le dit si bien.
    Le problème, c'est qu'il n'a aucune vision ni pour le pays, ni pour le "job" de premier ministre. Et aucun leadership.

    Ce gars là est centré uniquement sur lui, sur le pouvoir à tout prix et sur son idéologie de droite. En outre, chaque fois qu'il ouvre la bouche, il ment effrontément. Et il peut compter sur un tas de niais pour voter pour lui.

    C'est pathétique. Franchement pathétique. Avec lui à la barre 4 années de plus, le Canada finira par avoir l'air aussi imbécile que lui. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 23 décembre 2008 07h57
    À quand le pays ?
    « Le régime Harper poursuit son enseignement de la démocratie au peuple canadien.

    Le bon peuple applaudit son professeur.
    Il se dit: "Nous avons fait un bon choix!" «Vive la démocratie»

    Il y a la démocratie participative, comme en Amérique latine.
    Il y a la démocratie néo-libérale, comme aux États-Unis.
    Et il y a la démocratie rentable, comme ici.

    Le régime Harper sait rentabiliser (pour les amis du régime) la démocratie.


    Le Canada a voté.
    Applaudissons maintenant !

    Il est grand temps de penser à officialiser notre pays.



    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Fernand Turbide
    Inscrit
    mardi 23 décembre 2008 08h19
    de la fourberie politique
    « Le Sénat doit être le conseil de sages du Canada qui scrutent les projets de loi et les sanctionnent. Ces nominations doivent être faites dans l'intérêt du peuple Canadien et non dans celui partisan des partis politiques.
    La Gouverneur Général doit refuser de sanctionner ces nominations tant que ce Gouvernement n'aura pas affronter un vote de confiance pour retrouver sa légitimité et la confiance de la chambre. Stéphane Harper est le plus dangereux personnage a jamais avoir dirigé ce pays, pour le Québec, pour le Canada tout entier et surtout pour la démocratie.Il ne respecte pas les institutions et désonore la fonction de Premier Ministre.

    Fernand Turbide »

  • Steve Fortin
    Abonné
    mardi 23 décembre 2008 08h49
    Le vrai visage de Harpeur à 48 heures de Noël...
    « Désolant. Un des nommés par l'idéologue Harpeur est encore embourbé dans des procédures judiciaires... Ça frise l'indécence... Y'a-t-il encore quelqu'un dans la salle québécoise qui appuie ce fou furieux? »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    mardi 23 décembre 2008 09h15
    Je suis d'accord avec Harpeur pour une fois
    « L'opposition va tenter de diaboliser Harper, mais si ce dernier ne nommait pas ces Sénateurs, les Libéraux se feraient un plaisir pour le faire lors d'un retour au pouvoir.

    Pour faire une comparaison, la police est contre la drogue, mais ça ne l'empêche pas de la saisir pour mieux en disposer. Alors laissons la chance à Harper et voyons maintenant ce qu'il en fera des sièges au Sénat: les auto-détruire ou bien les utiliser dans son propre intérêt pour avoir un "power high"? »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 23 décembre 2008 09h17
    Dire une chose et faire le contraire
    « Harper pourrait facilement se joindre aux Libéraux des Chrétien et Trudeau. Sans foi ni loi! »

  • Michel Samson
    Abonné
    mardi 23 décembre 2008 10h06
    Un mini-Bush...
    « ...ce Mystère Harpeur, quant à l'attitude, évidemment, n'en faisant qu'à sa tête malgré le fait qu'il ne représente qu'un peu plus du tiers de l'électorat canadien ! Est-il utile de rappeler que les deux autres tiers préconisent des visions politiques qui n'ont rien à voir avec celles de la droite conservatrice.

    Nous sommes donc dirigés par une petit despote minoritaire qui s'empresse de placer ses cartes en vue d'une défaite appréhendée dès le retour en Chambre. Dans le cas des nominations de sénateurs, ce cadeau de Noël que Mystère Harpeur fait à son parti et à ses petits amis de l'Ouest coutera environ 9 000 000$ par année au Trésor canadien alors que nous vivons une des pires crises financières de l'histoire. Comme preuve de responsabilité, d'ouverture et de modération, on ne fait pas mieux, vous en conviendrez.

    Et ça n'est qu'un exemple de la gouvernance en panique que mènent les Conservateurs. L'autre, aussi récent, est évidemment la nomination du juge Cromwell à la Cour Suprême, en remplacement du juge Bastarache. Non pas que la candidature du juge Cromwell ne soit pas valable, là n'est pas la question. Pour le reste, lisez les journaux des deux derniers mois, d'autres exemples de la panique conservatrice y abondent.

    Imaginez juste un instant ce à quoi nous ferions face si ce gouvernement Conservateur s'était fait élire avec une majorité à la Chambre des Communes... »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mardi 23 décembre 2008 10h50
    La chance à Harper?
    « Jusques à quand, Harper, abuseras-tu de notre patience? Ça fait deux ans que lui et son gouvernement mentent effrontément au peuple canadien et usent de manoeuvres anti-démocratiques et d'un système électoral désuet pour s'accrocher au pouvoir et pour forcer des politiques à une société qui, majoritairement, n'en veut pas. Ça va faire!

    Quant au sénat, ce nid de patronage où la principale qualité du candidat c'est d'être un ami du parti au pouvoir, il faut l'abolir (tout comme le poste de gouverneur général). Ces «yes men» et «yes women» du parti qui les a nommés ne sert à rien sauf pour récompenser les amis. Le Québec a aboli son sénat il y a plusieurs années et la démocratie québécoise ne s'en porte que mieux.

    Faire confiance à Harper? Vous voulez rire n'est-ce pas? »

  • Dieter Siedschlag
    Abonné
    mardi 23 décembre 2008 10h58
    Encore une fois
    « Le dirais "Coup d'état". Le combien? »

  • Jasette
    Abonné
    mardi 23 décembre 2008 13h11
    Monsieur Harper semble capable de toutes les perfidies.
    « Comparons les parties politiques avec des équipes de hockey. Monsieur Harper voudrait que son équipe domine toute la ligue, tout le temps. Le véritable enjeu de la démocratie, c'est quand tous les parties se valent, et non pas l'un qui dominerait les autres, en l'occurrence les Conservateurs de monsieur Harper. Chercher à vouloir absolument dominer les autres parties politiques, c'est destructeur pour la démocratie.

    Personne ne serait intéressé à regarder jouer une équipe de hockey qui dominerait tout le temps toutes les autres équipes. Les amateurs finiraient par perdre tout intérêt à ce sport, sauf pour les partisans aliénés par les victoires. C'est un peu la même chose en démocratie, mais en sens contraire. Que l'électorat constate que les Conservateurs cherchent vraiment à vouloir dominer les autres partis politiques, et ce parti, en l'occurrence les Conservateurs de Harper, risque d'y perdre au change avec le temps. Bref, monsieur Harper est en train de se discréditer lui-même dans l'esprit de l'électorat.

    JM (Montréal) »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 23 décembre 2008 14h24
    @monsieur Lussier
    « J'écoutais ce matin l'ineffable JeePee Blackburn nous expliquer tout bonnement que son cheuf comblait ces «positions» de bons fédés proof pour éviter que la coalition putchsiste ne peuple ce Saint des saints de cette vermine anti-démocratique que sont les souverainistes.

    Un chance qu'on l'a, une chance qu'on ç'a.

    .... »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 23 décembre 2008 14h27
    De l'utilité des principes
    « Harper a poussé des principes moralisateurs pour se faire élire puis gouverner selon d'autres principes, ceux-là immoraux. L'Histoire ne le retiendra pas comme un politique original.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 23 décembre 2008 14h37
    Juste plus gros
    « Harper est certes un abject personnage. Mais en nommant en bloc 18 sénateurs de son idéologie, il fait simplement plus gros que les premiers ministres précédents, qui faisaient avaler leur partisanerie un sénateur ou une sénatrice à la fois.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Guy Morin
    Abonné
    mardi 23 décembre 2008 14h49
    encore du gaspillage....
    « Encore du gaspillage de temps et d'argent. Les politiciens, décidément, plus ils avancent dans le temps plus ils deviennent absolument non intelligent. Il y a une chose qui me préoccupe dans cette société de supposément démocratie et cette chose est le peuple. Pourquoi le peuple a-t-il voté aux dernières élections fédérales et provinciales pour un parti politique ancien et absolument dérisoire, pourquoi?
    Je crois que la faute en 2008 au Canada et au Québec est nul doute dédiée au peuple. Pourquoi allons-nous voté pour des partis politiques qui d'élection en élection ne règlent absolument pas nos problèmes quotidiens. Cette fois-ci c'est le peuple qui doit être montré du doigt pour avoir fait élire des incompétents qui étaient déjà incompétents.
    Voilà. Et comme disait si bien notre regretté Réné Lévesque : << si je vous ai bien compris... à la prochaine fois....>> Mais est-ce que la prochaine fois ce sera la bonne fois, i.e, élire un nouveau parti politique qui est pour le peuple et non contre le peuple.

    GUY MORIN SAINT-JÉRÔME. »

  • Agathe Gilbert
    Abonnée
    mardi 23 décembre 2008 17h04
    Dangerosité
    « Tout les messages le prouvent. Un homme désaxé; perdu ...Naufrage ! »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 23 décembre 2008 18h34
    @ Monsieur Denis Lussier
    « Vous êtes surpris de voir des souverainistes nommés sénateur? Pas moi. Il y a bien des fédéralistes dans le camp souverainiste. Si camp il y a ...car la politique est devenue camouflage, mensonges et duperies. »

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