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Ignatieff écarte l'idée de rouvrir la Constitution pour la nation québécoise

La Presse canadienne   19 décembre 2008  Canada
Ottawa — Michael Ignatieff a affirmé hier qu'il ne souhaitait pas à court terme à rouvrir la Constitution pour officiellement reconnaître le Québec comme une nation.

Selon le nouveau chef du Parti libéral, la Constitution est la dernière chose dont les gens veulent entendre parler dans un contexte de crise économique sans précédent.

«Je crois qu'en ce moment au Québec ainsi que n'importe où ailleurs, il n'y a pas d'appétit pour rouvrir la boîte de Pandore constitutionnelle», a-t-il affirmé à la Presse canadienne au cours d'un entretien durant lequel il a fait part de sa vision pour le pays et son parti.

Alors qu'il participait à la course à la direction du Parti libéral en 2006, M. Ignatieff avait appelé à la reconnaissance du Québec et des populations des Premières nations. Il avait également affirmé dans son programme qu'il souhaitait voir ce concept enchâssé dans la Constitution canadienne.

Il avait aussi promis d'atteindre les objectifs de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre, investir 5 milliards dans le cadre de l'accord de Kelowa pour l'amélioration des conditions de vie des Premières nations et 5 milliards pour le programme national des garderies.

Il a affirmé hier que dans l'ensemble, ses priorités n'avaient pas changé depuis 2006 mais que le climat économique difficile pourrait l'empêcher de les atteindre de la manière dont il l'envisageait à l'époque.

Il s'est aussi dit préoccupé par la nécessité de rassembler les libéraux qui n'ont pu se prononcer lors de sa nomination. À long terme, il a dit que son parti devrait modifier la façon d'élire les chefs en optant pour un système «une personne, un vote».

À court terme, il affirmé qu'il voulait consulter ses militants pour connaître les mesures qu'ils souhaitaient voir incluses dans le budget.

Il a a aussi déclaré qu'il demeurait «prêt à former un gouvernement de coalition» si le budget des conservateurs était jugé inadéquat. Mais il a refusé de chiffrer les mesures économiques que les libéraux pourraient juger satisfaisantes.






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