mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 09h58


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

McGuinty gagne son bras de fer avec Ottawa

Alexandre Shields   18 décembre 2008  Canada
Dalton McGuinty
Dalton McGuinty
Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, a dit hier avoir eu gain de cause dans le bras de fer qui l'oppose depuis plus d'un an au gouvernement fédéral conservateur au sujet de l'ajout de sièges aux Communes. Selon ce qu'il a affirmé, sa province obtiendrait les 21 députés additionnels qu'elle réclamait, soit 11 de plus que ce qui était prévu dans le projet de loi déposé en 2007. Une information que le bureau de Stephen Harper a refusé de confirmer, mais qui a tout de même fait réagir le Bloc québécois et le Parti québécois.

«J'ai discuté de cette question avec M. Harper et je crois que nous l'avons réglée», a laissé tomber M. McGuinty au cours de sa conférence de presse de fin d'année. Selon ce qu'il a dit, le sujet a été évoqué au cours d'une rencontre à Ottawa vendredi dernier. Le leader ontarien n'a cependant pas précisé le nombre de sièges obtenus. «Nous obtiendrons la proportionnalité nécessaire», a-t-il simplement indiqué.

Cela se traduirait par 21 députés de plus, pour un total de 127, selon ce qu'a affirmé au Globe and Mail un membre de son gouvernement. On compterait donc un élu pour 105 000 personnes, comparativement à un pour 126 000 actuellement. D'après M. McGuinty, cette proportion est comparable à celle qui prévaut au Québec. Et il faut s'attendre à ce qu'elle soit appliquée sous peu aux provinces de l'Ouest qui ont connu une importante croissance démographique au cours des dernières années, soit l'Alberta et la Colombie-Britannique.

Le porte-parole de M. Harper, Dimitri Soudas, a toutefois refusé de confirmer la chose. «Le gouvernement va déposer, à la Chambre des communes, un projet de loi qui va rapprocher l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique du principe de la représentation selon la population, s'est-il contenté de répéter. Il va falloir attendre le dépôt du projet de loi pour obtenir plus de détails.» Il a également dit ne pas vouloir conjecturer sur le nombre de sièges supplémentaires qui seront offerts à l'Ontario.

Une chose est claire: le Québec n'obtiendrait aucun nouveau siège et devrait se contenter de ses 75 députés actuels. Son importance relative à la Chambre des communes serait donc moindre. Le lieutenant de M. Harper au Québec, Christian Paradis, a néanmoins fait valoir que la province conserverait «ses acquis». «Au moins notre minimum de 75 sièges est garanti. C'est ça qui est le gros point», a-t-il souligné en entrevue à La Presse canadienne.

Inadmissible, dit le Bloc

Le leader parlementaire du Bloc québécois, Pierre Paquette, n'en a pas moins réitéré l'opposition de son parti à tout ajout de sièges qui aurait pour conséquence de réduire le «poids politique du Québec». Dès son dépôt, en mai 2007, la formation souverainiste avait vertement dénoncé le projet de loi C-56, qui prévoyait l'ajout de 22 sièges aux Communes en 2014, ce qui ferait passer le nombre de députés de 308 à 330. L'Ontario, en raison de son poids démographique, en obtenait 10 de plus. L'Alberta et la Colombie-Britannique devaient se diviser le reste. Même si le Québec, selon ce scénario, demeurerait avec 75 circonscriptions, son poids politique relatif passerait de 24 à 22 % des sièges.

«Que ce soit 10 députés de plus pour l'Ontario ou alors 21, ça ne change pas notre position que le Québec doit maintenir son poids politique dans les institutions fédérales, particulièrement à la Chambre des communes», a soutenu M. Paquette hier. La proportion de députés issus du Québec «doit continuer de représenter autour de 25 % des députés». Selon lui, si Ottawa reconnaît le Québec comme une «nation», il faut s'assurer que celle-ci puisse continuer d'«exprimer ses besoins, ses préoccupations, mais aussi de faire entendre sa voix».

Le député de Joliette estime d'ailleurs que, «si la chose se confirme, ce serait une démonstration éloquente que le premier ministre a mis une croix sur le Québec», mais aussi qu'il s'affaire à «courtiser» l'Ontario pour augmenter sa députation.

Même son de cloche du côté du Parti québécois. Le porte-parole en matière d'affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier, a également critiqué le premier ministre Jean Charest, qui s'entête selon lui à demeurer «muet» sur le sujet alors qu'il «devrait défendre les intérêts du Québec». M. Cloutier a d'ailleurs rappelé qu'au moment du dépôt du projet de loi C-56, les trois partis présents à l'Assemblée nationale l'avaient dénoncé à l'unanimité. Le chef libéral semble l'avoir oublié, a-t-il lancé.

Le porte-parole du cabinet de M. Charest, Jonathan Trudeau, a quant à lui rappelé qu'à la dernière campagne fédérale, le premier ministre avait réitéré la position du Québec concernant sa spécificité. «On va continuer à défendre la présence relative des Québécois à la Chambre des communes», a-t-il ajouté.

Dénoncé dès le départ

En mai 2007, Dalton McGuinty avait lui aussi vertement critiqué les intentions des troupes de Stephen Harper. Il avait notamment souligné que le projet de loi accordait 116 circonscriptions à l'Ontario, soit 35 % des sièges du pays, alors que la province comptera pour plus de 40 % de la population canadienne en 2021. Selon ces calculs, cela donnait à la province un député pour 115 000 habitants, alors que le Québec, la Colombie-Britannique et l'Alberta obtiendraient un député pour 105 000 habitants.

«Les membres de l'Assemblée sont d'avis qu'un Canadien est un Canadien et qu'il y a un seul genre de citoyen dans notre pays, soit un citoyen à part entière qui a le droit d'être traité équitablement», avait alors fait valoir M. McGuinty. La question du nombre de sièges avait dégénéré en guerre de mots amers entre Ottawa et Queen's Park, le conservateur Peter Van Loan, ministre responsable de la réforme démocratique, qualifiant M. McGuinty de «petit homme de la Confédération».

L'accueil avait été plus positif dans le camp des libéraux fédéraux, tandis que les néodémocrates avaient jugé que C-56 ne passait pas le test de la réforme démocratique et de l'équité.

De son côté, le ministre responsable de la réforme démocratique, Peter Van Loan, avait affirmé que la nouvelle formule offrait une solution moderne et juste à un problème qui trouble le gouvernement depuis 1867. «Une des questions les plus cruciales qui se soient posées aux Pères de la Confédération était d'assurer une représentation égale à la Chambre des communes, tout en garantissant que chaque province ait son mot à dire dans les affaires courantes du nouveau pays.»

Il avait ajouté que son projet de loi cherchait à assurer que chaque vote ait la même valeur — dans la mesure du possible, étant donné la nécessité de protéger les sièges des plus petites provinces.

***

Avec la collaboration de Robert Dutrisac

Avec La Presse canadienne






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Georges Allaire
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 04h05
    Qui l'eut cru ?
    « Harper a proposé au Québec de préserver sa spécificité (sa surreprésentation canadienne) à la Chambre des Communes. Mais le Québec a bloqué Harper. Si le Québec a dit "non" à Harper, il va de soi qu'il a dit non à l'appui de Harper envers sa spécificité. Ce n'est pas en se bombant le torse et en chialant que le Québec deviendra plus grand dans un monde où il se rapetisse.

    Dans quelques années, on pourra écrire sur la tombe québécoise: Ci-gît un peuple qui s'est régalé dans son suicide. »

  • Richard Lachance
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 06h26
    Oui à une représentation proportionnelle
    « Je suis d'accord evec la représentation proportionnelle puisque ça représente mieux la population, Puisque les élus ne veulent pas changer le système de vote pour qu'il devienne proportionnel, cette augmentation de si`ges aura le mérite de représenter un population de près de 10 millions d'habitants. Et puisque tout le monde doit avoir droit de parole, je ne comprends pas pourquoi la place du Québec doit être plus importante que celle d'une autre province. Il est temps que le Québec vive en fonction de ses moyens.

    Richard Lachance
    Quinte West, Ontario »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 07h24
    La décroissance de la représentativité québécoise.
    « Pendant que le premier ministre de l'Ontario se frotte les mains de voir sa députation augmentée aux Communes, notre lieutenant québécois des conservateurs se frotte les mains d'avoir conservé nos 75 sièges du Québec, c'est-à-dire de ne pas perdu un siège de représentation québécoise. Bravo, Monsieur le représentant, cet aplaventrisme de colonisé n'augure rien de bon pour le Québec. Le Québec, par sa décroissance de représentation, est en train de continuer sur sa pente descendante dans cet ensemble canadien, qui est de moins en moins le nôtre. Avec ce gouvernement, les Québécois vont se rendre compte de plus en plus que leur avenir passe par un pays bien à eux, qui sera à l'abri du "bon vouloir" canadien, dans toutes les sphères de notre développpement. »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 07h45
    Le Québec sous-représenté
    « A la dernière élection, le Canada comptait 23,401,604 électeurs et le Québec 5,924,244. Les électeurs québécois, qui font 25,33% de l'électorat canadien, n'ont droit qu'à 24,3% des sièges au Parlement canadien (75/308).

    Il y a un comté au Québec pour 78,989 électeurs contre un comté pour 75,010 électeurs dans le ROC. Un vote dans le ROC vaut donc 5,3% de plus qu'un vote au Québec.
    Une représentation équitable donnerait plutot 78 députés au Québec et 230 au Roc plutot que les 233 actuels

    C'est d'autant plus insultant que le Québec, qui est reconnu comme une nation, devrait être au contraire surreprésenté aux Communes plutot que sous-représenté (l'entente de Charlottetown prévoyait que le Québec aurait une garantie de 25% des sièges)

    La Nouvelle-Écosse (717,783 électeurs, 11 députés) a un député pour 65,253 électeurs. Le Manitoba (822,006; 14) a un député pour 58,714 électeurs, le N-B (585,798; 10 députés) un pour 58,579, Terre-Neuve (406,246, 7 députés) un par 58,035, la Saskatchewan (704,783; 14 députés) un pour 50,332 et l'IPE (106,787, 4 députés) un pour 26,696 électeurs. Le Yukon (22,789 électeurs) a un député, tout comme les TNO (28,162) et le Nanuvut (16,330).

    Un vote en Nouvelle-Écosse vaut donc 21% de plus qu'au Québec, au Manitoba c'est 34%, au NB 35%, à TN 36% et en Saskatchewan 57%. Ca grimpe à 280% dans les TNO, 294% à l'IPE, 329% au Yukon et au Nanuvut 483%. Vs avez bien lu: un vote au Nanuvut vaut presque 5 fois un vote au Québec. D'ailleurs Leona Aglukkaq y a été élue pour les Conservateurs avec 2806 votes, alors que son collègue Maxime Bernier obtenait 31,883 dans la Beauce. On est dans la république de bananes où le un homme, un vote n'a plus aucun sens.

    Or cette sous-représentation québécoise va s'accentuer puisqu'on va ajouter des sièges en Alberta, en CB et en Ontario, mais aucun au Québec. Il faut arrêter cette hémorragie politique faisant valoir le sous-représentation des électeurs québécois (Ottawa nous la joue par la population. Comme ces 3 provinces recoivent plus d'immigrants leur population grossit plus rapidement que la notre. Ce qu'il faut plaider c'est le nombre d'électeurs, de "Canadiens" donc, et non la population)

    Mais est-ce trop demander au Bloc?

    http://enr.elections.ca/National_f.aspx »

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 08h26
    Bataille d'arrière-garde.
    « Le principe de la représentation selon la population est un principe qui garantit l'égalité du droit de vote entre les électeurs et sa valeur démocratique est indéniable.Ainsi donc, plus la population d'une province est élevée, plus elle a de députés à la Chambre des communes. Si le Québec aura toujours droit à 75 députés en vertu de la clause des droits acquis, son poids relatif au sein du Parlement fédéral ira sans cesse en s'affaiblissant si la population de l'Ontario et celle de l'Ouest canadien continuent de s'accroître dans les années à venir.À mon avis, il y a quelque chose de profondément odieux à vouloir pour le Québec un statut spécial et la clause des droits acquis, ainsi que la clause sénatoriale, constituent déjà des atteintes graves au principe de la représentation proportionnelle Au lieu de mener une bataille d'arrière -garde contre le projet du gouvernement Harper, les souverainistes devraient plutôt saisir cette occasion pour démontrer que le Québec sera de plus en marginalisé au sein du Canada et que le seul moyen d'assurer l'avenir du pays est de réaliser l'indépendance nationale. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 18 décembre 2008 08h43
    @ M. Georges Allaire
    « Selon les conseils de M. Allaire, afin de mieux vivre au Québec, tous à genoux devant M. Harper et ses Conservateurs en scandant : S'cusez-nous pour la dernière élection, on ne le fera plus, la prochaine fois, on va voter pour vous, foi de Québécois, merci beaucoup. »

  • Christian Lamontagne
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 08h59
    Démocratie et droit des peuples
    « On ne peut pas être pour la démocratie seulement quand ça fait notre affaire. Il est tout à fait justifié de demander que la population canadienne soit équitablement représentée. Comme le souligne M. Noël, le Québec devrait alors gagner trois députés et certaines autres provinces en perdre quelques-uns.

    Mais si cela se traduit par un affaiblissement de la position du Québec, il est tout aussi légitime (et nécessaire) d'obtenir des garanties pour contrebalancer cette diminution relative de poids. Comme, par exemple, le droit de refuser toute ingérence du fédéral dans les compétences provinciales, de se retirer de tout programme fédéral avec pleine compensation, d'obtenir une représentation internationale, etc. Il n'y a pas qu'une seule manière de défendre ses intérêts. »

  • Kyle Brown
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 09h31
    Reponse a Le Quebec sous-represente
    « Je vous invite a regarder les calcules:
    http://www.fairness.ca/c22/pdf/Projected%20ImplicationsFR.pdf

    Loins d'etre sous-represente, le Quebec recoit plus de sieges qu'elle a droit. »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 10h11
    Où sont les 101 députés souverainistes?
    « En fin de semaine, Gilles Duceppe se vantait que le Québec comptait maintenant 101 députés souverainistes sur 200. Mais où sont-ils? (et où sont-ils dans le dossier du hockey junior?)

    Dans le dossier des sièges aux Communes, les souverainistes doivent plaider le nombre d'électeurs et non le nombre d'habitants. Et tenant compte des électeurs, le Québec est sous-représenté présentement aux Communes. Imaginez avec 341 députés!

    Si l'Ontario, la CB et l'Alberta sont représentés selon leur poids démographique, et que la Saskatchewan, TN, IPE, le NB, la NE et les territoires au nord sont surreprésentés , le Québec est doublement cocu.

    Maintenant si le Québec perd (et il va perdre), c'est le sujet de rêve pour relancer le mouvement souverainiste à partir de tout le dossier démographique, un dossier tellement négligé. On fond au Canada (à moins de 22%), on fond au Québec (à moins de 79%) et on fond à Montréal (à moins de 49%). Mais encore faut-il allumer (le discours souverainiste est à reprendre à zéro: pas étonnant qu'il va nulle part)

    On l'a vu dans le passé: les Québécois réagissent seulement au rejet. Sinon, ils font le mort!

    Les Nous, alias les Québécois, alias les Francophones, alias on n'a plus de nom, contrôlons seulement 60 sièges au Québec, ce qui fait que dans le nouveau parlement on ne fera plus que 17,6% du parlement. On est à des années-lumière du concept des deux nations égales. C'est cette carte que le mouvement nationaliste doivent jouer. Mais sont-ils assez allumés???? »

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 11h10
    75 sièges au Québec, c'est dans la constitution
    « Et les autres provinces doivent avoir un nombre de siège au prorata de leur population. »

  • Christopher Lackey
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 11h10
    Ce n'est pas que je vous prends pas au sérieux mais...
    « Les arguments du bloc en faveur pour maintenir le statut quo ne se tiennent pas debout malheuresement. Actuellement, la population de l'ontario s'approche à 14 millions alors que la population du québec est autour de 7,7 millions. L'Ontario détiens 106 sièges à la chambre des communes et le Québec en a 75. Déjà, pas besoin d'être prof de maths pour constater que ça fait une grosse difference, très inégale, en faveur du Québec. Il ne s'agit pas d'aller dans des très beaux statistiques, comme M. Noel l'a fait, en expliquant combien valent les députés des provinces atlantiques par rapport à ceux de Québec en ce qui concerne poids proportionelle, ni de parler de l'immigration, qui n'a aucune place dans cette discussion, parce qu'on parle de l'influence démocratique des électeurs canadiens(il faut être citoyen pour voter). Ces idées-là n'ont aucun rapport avec le droit des ontariens, en tant que citoyens canadiens, d'avoir le montant juste des députés dans la chambre des communes.

    Je comprends le fait que il y ait certains qui ne veulent pas que l'influence du Québec soit réduite dans le gouvernment fédéral, l'affaire c'est que la notre (L'ontario et non pas le ROC)l'est présentment.
    Christopher Lackey
    Toronto, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 11h22
    Les peuples disparaissent aussi
    « Comme les individus, les peuples disparaissent, au rythme de leur assimilation, elle-même d'autant plus rapide que le conquérant rogne sa culture et sa langue.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 12h03
    Christian Paradis et la constitution
    « M. Paradis devrait lire la constitution avant de débiter ses inepties. «Au moins notre minimum de 75 sièges est garanti. C'est ça qui est le gros point»... Belle victoire! C'est dans la constitution qu'on ne peut pas diminuer le nombre de députés d'une province! Vraiment, il est dommage que nous n'ayons pas suivi les conseils de M. Georges Allaire (voir son commentaire plus bas) et ses semblables. Le Québec serait tellement plus fort si nous avions élus plus de Tories du calibre de M. Paradis! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 12h06
    @ M. Noel
    « M. Noël
    Rectifions certains de vos commentaires.

    1. Il est parfaitement normal que le Nunavut, le Yukon, et les Territoire du Nord Ouest aient un député chacun, peu importe leur population. Si on regarde au Québec, est il normal que les Iles de la Madeleine aient un député, Gaspé alors que la région de Montréal est largement sous représenté, surtout l'ouest de Montréal. Si on met un électeur un vote au Québec, l es régions vont perdre beaucoup au profit des centres.
    2. Le Québec n'est PAS une nation, les Canadien Français, maintenant appelé Québécois forme une nation. Cela est très différent, et n'accorde aucun statut qui justifie un statut supérieur à la province de Québec sur les autres provinces.
    3. Vous dites, que ces autres provinces accueillent plus d'immigrant et que leur population augment plus, mais ces immigrant deviennent canadien, et contrairement à ce que plusieurs Québécois veulent au Québec avec le NOUS et le EUX au Canada, il n'y a qu'une seul sorte de citoyen et ils sont tous égaux.
    4. Il y a aussi le fait que les députés, ne représentent pas seulement les électeurs, mais tous les résidents de leur conté.


    La solution pour le Québec est facile
    Faisons plus d'enfants
    Ayons moins d'avortement (nous sommes les champions canadiens et nord américain)
    Ouvrons grande les portes de l'immigration

    Bref augmentons notre population, c'est la seule solution.

    La Colombie Canadienne, l'Alberta et l'Ontario sont sous représenté, et si cela était le cas du Québec, nos politiciens auraient criés bien plus fort que les leurs. Ils ont ce qu'ils méritent, une représentation plus équitable. »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 13h05
    @kyle brown
    « Le calcul de Fairness est fait à partir de LA POPULATION (et même là on voit à quel point la Sask, TN, IPE, NS et Nb sont surreprésentés comme je le mentionnais.)

    Ce qu'il faut plaider comme québécois c'est le NOMBRE D'ÉLECTEURS, là où les Québécois sont SOUS-REPRÉSENTÉS par rapport au ROC.

    Le Québec doit aussi plaider le 25% qui était dans Meech. D'accord on l'a alors rejeté comme on avait rejeté l'autonomie des Indiens. Or, depuis, les Indiens ont obtenu leur autonomie.

    Bref, le Bloc et le Québec doit plaider sa cause et ne pas s'en laisser imposer.

    S'il perd, ce sera un argument en or pour quitter le Canada. »

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 14h30
    de sur-répresentation ?
    « alors qu'il «devrait défendre les intérêts du Québec» »

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 14h31
    Pourquoi ?
    « La proportion de députés issus du Québec «doit continuer de représenter autour de 25 % des députés» »

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 14h33
    Un parti souverainiste qui veut se maintenir en institutions fédérales
    « «Que ce soit 10 députés de plus pour l'Ontario ou alors 21, ça ne change pas notre position que le Québec doit maintenir son poids politique dans les institutions fédérales, particulièrement à la Chambre des communes» »

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 14h37
    Ds. la confederation canadienne ? Une république québecoise qui veut sa voix au ROC.
    « il faut s'assurer que celle-ci puisse continuer d'«exprimer ses besoins, ses préoccupations, mais aussi de faire entendre sa voix». »

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 14h40
    AOSQ = All of schizophrenic quebec
    « Séparez-vouss ! Surtout, des affaires de l'état canadian. »

  • loiselet
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 15h17
    L'assemblée des deux nations
    « Surtout durant le temps des Fêtes, l'hypocrisie conservatrice a bien meilleur goût. Et la représentation proportionnelle se laisse désirer aux deux niveaux de gouvernement, celui de la nation du Québec encore sans pays normalement représentatif et celui de la nation "canadian" que l'on apprécie bien dans toute sa différence. Peuples debout...! comme racontait le cantique.
    À chacun sa vinaigrette et le carriérisme pour tous. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 17h56
    Racisme souverainiste
    « La démocratie c'est bon pour les autres n'est-ce-pas? Pourquoi le Québec devrait il garder la même proportion de députés si son poids démographique diminue dans la Confédération? Il n'y a aucune raison. Et l'autre raciste de Père Jacques Noël pour qui il y'a des 'bons' citoyens, et des 'mauvais', les immigrés.

    Allez ouste, couché les bleu-pourdres, z'allez faire peur à la visite. »

  • Georges Allaire
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 19h44
    @Gilles Bousquet
    « Vous n'avez pas compris. Harper se fout maintenant de ce que nous ferons. Notre choix politique a rejoint notre choix démographique de sorte que nous ne comptons plus, peu importe ce que nous ferons. Simple arithmétique. :-) »

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    mardi 23 décembre 2008 01h29
    @ Pierre-Yves Pau
    « Les souverainistes sont une race ? »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
24 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009