mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h09


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Spécialistes recherchés pour soldats en détresse

Alec Castonguay   18 décembre 2008  Canada
Entre 2004 et 2009, les Forces canadiennes auront investi 100 millions de dollars dans la prévention et les traitements en santé mentale.
Photo : Agence France-Presse
Entre 2004 et 2009, les Forces canadiennes auront investi 100 millions de dollars dans la prévention et les traitements en santé mentale.
Malgré les progrès accomplis dans les dernières années, les militaires canadiens qui souffrent d'un problème de santé mentale n'ont pas toujours accès aux soins requis, affirme Mary MacFadyen, ombudsman par intérim des Forces canadiennes et du ministère de la Défense. Une situation particulièrement inquiétante en raison du nombre élevé de soldats qui souffrent de dépression, de stress post-traumatique, d'alcoolisme ou de tendance suicidaire à leur retour d'Afghanistan, dit-elle.

L'ombudsman fait ce constat dans un nouveau rapport de 62 pages rendu public hier et intitulé «Un long chemin vers la guérison: le combat contre les traumatismes liés au stress opérationnel». «Plusieurs membres des Forces canadiennes qui ont besoin d'aide passent encore à travers les mailles du système», a affirmé Mary MacFadyen lors d'une conférence de presse téléphonique.

Pour ceux qui ne reçoivent pas les traitements appropriés, «les conséquences sont souvent dévastatrices et durables», écrit-elle dans son rapport. Non seulement la qualité de vie est touchée, mais aussi, parfois, le simple fait de fonctionner en société devient pénible. Dans tous les cas, la «cellule familiale» est mise à rude épreuve.

Les conséquences sont également importantes pour l'armée, affirme Mary MacFadyen. «Les Forces canadiennes perdent des soldats qui auraient pu apporter leur contribution dans les prochaines années.»

Néanmoins, beaucoup de progrès ont été accomplis depuis 2002, constate l'ombudsman. «Les enquêteurs de l'ombudsman ont constaté qu'au cours des six dernières années, les Forces canadiennes ont fait des progrès à l'égard d'une bonne partie des problèmes et des défis que posent le syndrome de stress post-traumatique et les autres traumatismes liés au stress opérationnel», peut-on lire dans le rapport.

Entre 2004 et 2009, les Forces canadiennes auront investi 100 millions de dollars dans la prévention et les traitements en santé mentale. Mary MacFadyen salue notamment le fait que l'armée entend ajouter des spécialistes à son personnel dans les prochains mois.

Mais elle ajoute: «Il est clair qu'il y a encore du travail à faire.» Dans son rapport, l'ombudsman cherchait à répondre à la question suivante: les membres des Forces canadiennes qui souffrent d'un traumatisme lié au stress opérationnel sont-ils diagnostiqués et soignés de façon à pouvoir demeurer des membres actifs de la société canadienne, que ce soit dans les forces armées ou comme civils? «Malheureusement, la réponse est que certains d'entre eux ne le sont pas», conclut-elle.

La situation est particulièrement préoccupante étant donné que l'armée est sous pression en raison de la guerre en Afghanistan, qui ramène du front plusieurs soldats aux prises avec des problèmes de santé mentale. En juillet dernier, Le Devoir révélait que les Forces canadiennes franchissaient le cap symbolique des 1000 soldats atteints depuis leur retour de Kandahar.

Les études et évaluations internes des Forces canadiennes obtenues par Le Devoir au cours de la dernière année montrent que de 14 à 17 % des soldats qui reviennent d'Afghanistan souffrent d'un problème de santé mentale (dépression majeure ou mineure, tendance suicidaire, syndrome de stress post-traumatique, crise de panique ou d'anxiété). À ce chiffre, il faut ajouter que 10 % des militaires sont considérés comme à «haut risque» de développer une dépendance à l'alcool.

Bref, jusqu'au quart des soldats de retour de ce conflit risquent de se battre avec leurs démons intérieurs à un moment ou à un autre. «En raison de la mission en Afghanistan, les défis seront de plus en plus grands à l'avenir», estime d'ailleurs Mary MacFadyen.

Manque de spécialistes

La source principale des problèmes actuels est identifiée: l'insuffisance de spécialistes (psychiatres, psychologues, travailleurs sociaux, médecins, etc.). L'armée a beau en avoir embauché au cours des dernières années, le problème demeure. «Une grave pénurie de professionnels de la santé mentale, dans les établissements militaires partout au Canada, est à l'origine des soins et des traitements incomplets et inégaux qui sont offerts aux hommes et aux femmes des Forces canadiennes», peut-on lire.

Cette dernière reconnaît toutefois que l'armée a le même problème de recrutement que la société civile, qui manque elle aussi de médecins et de spécialistes partout au pays. «Dans bien des cas, il a été extrêmement difficile, sinon impossible, de trouver un nombre suffisant de personnes qualifiées pour dispenser ces services, peut-on lire. [...] Le problème est exacerbé, dans les Forces canadiennes, par le fait que de nombreux établissements militaires sont situés dans de petites agglomérations et par le rythme opérationnel qui demeure extrêmement exigeant.»

Il y a actuellement 330 spécialistes en santé mentale dans l'armée. L'objectif est de se rendre à 440, explique au Devoir le lieutenant-colonel Rakesh Jetly, psychiatre et conseiller spécial en santé mentale au sein des Forces canadiennes. Il avoue toutefois que ce nombre sera difficile à atteindre d'ici mars prochain, tel que prévu. «Ce n'est pas seulement une question de remplir les postes, il faut aussi trouver des gens qui ont l'expertise requise. Ce n'est pas facile. Il y a plus de chances qu'on y arrive d'ici un an», dit-il.

Par contre, Rakesh Jetly affirme que l'armée ne cessera pas de recruter des spécialistes une fois le nombre de 440 atteint. «Ce nombre de spécialistes a été basé sur une évaluation de 2002, soit avant la mission en Afghanistan. On va probablement en avoir besoin de plus encore, mais c'est pour l'instant difficile de dire combien», explique-t-il.

Des lacunes

L'ombudsman reproche entre autres aux Forces canadiennes de ne pas avoir mis en place un responsable chargé de coordonner les efforts en santé mentale dans tout le pays. Ce haut gradé devrait éventuellement relever directement du chef d'état-major, affirme Mary MacFadyen. «Pour un militaire qui souffre de troubles mentaux, l'accès à des soins de qualité dépend toujours d'un certain nombre de facteurs arbitraires, comme son lieu d'affectation, la distance qui sépare sa base militaire du grand centre urbain le plus proche, la disponibilité des professionnels de la santé mentale, et l'attitude de ses supérieurs et de ses pairs», peut-on lire.

Un coordonnateur national aiderait à réduire les disparités régionales, dit-elle, précisant toutefois que la base de Valcartier, à Québec, est l'une de celles qui connaissent le moins de problèmes dans l'offre de service en santé mentale.

Dans le rapport, une autre lacune est montrée du doigt: la culture «macho» des Forces canadiennes. «L'ombudsman a constaté que les militaires diagnostiqués comme souffrant du syndrome de stress post-traumatique étaient souvent stigmatisés: ils passaient pour des personnes qui font semblant d'être malades, des fainéants, ou encore des êtres faibles et incapables. Cette opinion était due, en très grande partie, à une ignorance fondamentale de la nature et de la gravité de la maladie», écrit-elle, plaidant pour un meilleur leadership sur la question au sein des Forces.

Des programmes de sensibilisation ont vu le jour dans certaines bases, mais pas toutes, ce que Mary MacFadyen déplore. «Il est clair que le degré de stigmatisation varie d'un établissement militaire à l'autre, selon la détermination des dirigeants locaux et la qualité des programmes en place.»

Le manque de ressources et de volonté dans certaines régions se répercute également sur les familles, qui peinent à trouver de l'aide. «Elles ont besoin de services de soutien pour rétablir le bon fonctionnement de la cellule familiale, compte tenu de cette nouvelle réalité», dit Mme MacFadyen.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 07h46
    pôvres ti-pits
    « POurquoi ne vont-ils pas à l'hôpital comme tout le monde pour se faire soigner? Pourquoi faut-il des médecins militaires pour soigner des militaires? Il n'y a pas de médecin police pour soigner les polices ni de médecin contremaître pour soigner les gars de la construction. »

  • André Michaud
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 08h20
    Supporter nos miltaires
    « Je souhaite aux Forces Armées Canadiennes de trouver les spécialistes nécessaires pour aider nos militaires qui doivent affronter des situation très pénibles après des missions dans des guerres particulièrement sanguinaires.

    Comme les conflits nationalistes/religeux en ex-Yougoslavie ou au Rwanda ou ces gens se massacraient de façon très sanguinaire sans que l'armée puisse vraiment intervenir.

    Ou alors en Afghanistan ou les non civilisés se servent des femmes et des enfants bardés de bombes pour attaquer nos militaires.

    Très très difficile pour nos militaires qui reviennent très éprouvés, car malgré leur entrainement ce sont des humains, souvent des pères de familles..qui ne sont pas habitués ici au Canada à ces moeurs sanguinaires de fanatiques religieux ou nationalistes.

    En plus de devoir endurer le militaire bashing de trop de québécois bien assis dans leur petit confort de gérants d'estrade hautains. »

  • Luc Forest
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 09h55
    Spécialistes et prévention
    « Je suis partiellement d'accord avec votre article: d'accord qu'il faut traiter nos militaires avec les spécialistes appropriés et dans des lieux appropriés. Cependant, comme dans tous secteurs d'activités médicales, la prévention donne de bien meilleurs résultats, je recommende qu'elle soit appliquée également ici; c'est à dire le retrait pur et simple de nos troupes et ce à compter de janvier 2009 tel qu'il avait été entendu au début de nos engagements.Ainsi nous n'auront pas à traiter puisque nous aurons prévenu. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 11h00
    Bravo M. Michaud, et Honte aux Chaput et ceux qui dénigrent nos soldats et leur mission.
    « Nous devons ostraciser ceux qui du confort de leur salon crache sur la mission de nos valeureux soldats et sur leur plus qu'honorable carrière. Car c'est ce que ces derniers tentent de faire à ceux qui supporte ces piliers de la nation.
    Et à ceux qui comme ce Chaput et tous les autres qui viendront jeter le blâme sur la mission, tout ce que je leur souhaite c'est qu'un jour je les voie à genoux devant un de nos soldats canadiens pour le supplier de les aider.

    Une grande partie de la détresse de nos braves, viens du sentiment de rejet de plusieurs personne, surtout la gogauche québécoise qui est trop lâche pour défendre le pays. »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 11h18
    Une détresse inconnue
    « Il ne faut pas se surprendre que le gouvernement Harper néglige le support des hommes et femmes qu'il envoie combattre en Afghanistan. La bourgeoisie fait faire la guerre. Elle ne connaît la détresse profonde que créée cette dernière chez les combattants. Il serait intéressant de savoir combien de fils et de filles des députés de la Chambre sont allés combattre en Afghanistan au nom de la pax americana.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jacques_Morissette
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 11h22
    La vraie guerre, pour ces soldats traumatisés, commence un jour ou l'autre, après leur retour au bercail.
    « Permettez-moi de citer un auteur, à propos de guerre et de traumatisme:
    « Un homme, lui, en surmontant ses blessures et en provoquant le regard admiratif de ceux qui l'entourent, peut éprouver le plaisir de la victoire et modifier l'idée qu'il se fait de ce qui lui est arrivé. On voit alors des gens gravement blessés sur le coup parvenir dans l'après-coup à faire une expérience constructive de cette souffrance passée, un travail de résilience. Les anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale qui ont pu utiliser leurs souffrances afin d'en faire un travail de réflexion et d'engagement social ont été moins tourmentés par des syndromes psychotraumatiques et ont fini par organiser une vieillesse heureuse. Dans le réel, leurs souffrances ont été immenses, mais, dans la représentation de ce réel, avec le recul du temps et la recherche d'un sens à partager, le malheur qu'ils ressentaient a évolué vers un bonheur, malgré tout. » (B. Cyrulnik, De chair et d'âme, Odile Jacob, pp. 192-193)

    Ces militaires, une fois revenus au bercail, ont ou auront un travail sérieux à faire sur eux-mêmes. En gros, ils leur faudra donner du sens à ce qu'ils ont vécu. Je pense que ceux qui ont fait la deuxième Guerre mondiale avaient probablement plus d'atouts, vous comprendrez, pour y trouver du sens. Tandis que les guerres d'aujourd'hui (Afghanistan, Irak, et d'autres du même genre) sont surtout des guerres qui ne défendent pas nécessairement des principes, mais plutôt attaquent, cherchent aussi à envahir parfois, pour des intérêts économiques (le pétrole), politiques (la démocratie), pour donner des exemples.

    Ce qu'il faut comprendre pour ces raisons, disons un peu dénaturés, c'est que ces militaires d'aujourd'hui, et c'est dans notre nature humaine, peuvent avoir d'autant plus de difficultés à y trouver du sens. Quand c'est pour se défendre, une guerre peut être légitime, avoir du sens. Cependant, quand c'est pour attaquer, envahir parfois un territoire, une culture, elle reste d'abord et avant tout très discutable. Cela dit, nos dirigeants devraient prendre conscience de tout ça, avant de prendre des responsabilités d'une pareille envergure; comme celle d'envoyer des soldats sur ce genre de terrain minés de pièges psychologiques, et qui finissent par traumatisés bons nombres de nos militaires, même si au départ ces derniers pouvaient parfois se penser candidement aguerris.

    C'est l'une des principales raisons qui font que ces militaires, souvent beaucoup plus honnêtes et malheureusement plus naïfs que nos dirigeants irresponsables sous certains rapports, ont ou auront d'autant plus de difficulté à trouver du sens à ce qu'ils sont vécus. Ces militaires, en bref, ont une grande responsabilité entre leurs mains. Celle de donner du sens constructif à ce passage malheureux de leurs vies. À long terme, la vraie guerre de chacun de ces militaires, traumatisés par les guerres décidées par l'aveuglement et l'ambition politique de certains, commence un jour ou l'autre, après leur retour au bercail. Au départ, cependant, ces militaires regrettablement traumatisés par ce genre d'expérience malheureuse, ont tout de même une certaine part de responsabilités à assumer. S'ils ont la volonté honnête de se reprendre en main, il faut comprendre que nos décisions dans la vie, s'appuient sur les fondements de notre véritable sens des responsabilités à chacun. En bref, cette expérience malheureuse doit leur servir d'école dans le but constructif et responsable de vraiment se reprendre en main.

    Il reste aussi que nos politiciens sont parfois inconscients ou ignorants, pour simplifier la question, quand vient le temps pour eux de prendre des décisions de ce genre. Eux aussi devraient apprendre ou savoir où se trouve leur vrai sens des responsabilités, en tant que dirigeants qui ont à prendre parfois des décisions aussi répréhensibles.

    JM (Montréal) »

  • Josué Plante
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 12h08
    Programme de sensibilisation aux recrues
    « L'article ne le mentionne pas, mais toutes les recrues qui passent par l'École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-Sur-Richelieu reçoivent une formation de quelques heures pour les sensibiliser aux réalités du stress post-traumatique. Cette formation est obligatoire et très intéressante pour les recrues.

    Cependant il est vrai que les gens qui sont diagnostiqués passent pour des faibles. Il y a beaucoup de préjugés dans la société à propos des maladies mentales, pouvez-vous imaginez dans le milieu "macho" des militaires ? »

  • Sylvain Gascon
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 12h12
    Une belle
    « Ca m'en fait une belle jambe.
    En plus de devoir payer pour ces abrutis, il faudrait les plaindre en plus?!?! On marche vraiment sur la tete dans ce sous-pays colonial... »

  • Richard Lachance
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 12h31
    L'imbécilité humaine a encore parlée
    « Bravo monsieur Chaput;

    Vous prouvez à quel point vous n'êtes qu'un imbécile. Qui a parlé de médecins militaires ou de psychiatres militaires? La population militaire a des besoins au même titre que la polulation civile. Ce sont l'accès aux soins de santé dont on parle et non la couleur des vêtements de ceux qui fournissent le service. Mais à en croire vos commentaires, vous n'en avez rien à foutre. Encore une fois, permettez-moi de vous rappeler à quel point vous n'êtes qu'un pauvre imbécile.

    Caporal-Chef Richard Lachance
    Trenton, Ontario »

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 14h28
    en parlant d'imbécilité
    « former un pilote de chasse coûte plus cher que de former un médecin spécialiste. Pour chasser qui, je me le demande. Sans vouloir nier le problême de ré-adaptation (réel, j'en conviens)mon commentaire était en fonction du fait que l'armée voudrait s'accaparer de 450 nouveaux spécialistes pour ses propres besoins alors que nous tentons, tant bien que mal d'avoir une couverture médicale UNIVERSELLE.

    Alors, c'est quoi ces attaques contre la gaugauche? Sur le patriotisme des uns et des autres? Sur la honte que je devrais ressentir?

    Je répète que mon propos était sur le fait que quand on est malade, on va à l'hôpital. Point à la ligne.

    Pensez-vous qu'en traitant les gens d'imbéciles, vous aurez plus raison? Tout colonels que vous fussiez?

    Et je n'ai pas l'intention de me mettre à genoux devant qui que ce soit même si ma petite vie tranquille, et paisible, était en danger. Je mettrai cela sur le compte des dommages collatéraux. »

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 14h50
    Respect ou mépris
    « À la lecture des commentaires, ce que je constate surtout c'est que les soldats canadiens en prennent pour leur grade depuis l'invasion de l'Afghanistan. Eux qui suscitaient respect et admiration pour leur travail de casques bleus suscitent de plus en plus le mépris. Pour plusieurs il est impossible de respecter quelqu'un qui se porte volontaire pour aller assassiner des gens à l'autre bout du monde, des gens qu'il n'a jamais vu et qui ne lui ont rien fait.

    Pour ma part, je crois qu'il faut effectivement leur apporter du soutien. Et ma position n'a rien à voir avec le fait que ces petits gars seraient des "héros qui se sacrifient pour le bien de la nation". Tout simplement, je crois que des gens entraînés à tuer, ayant accès à des armes et souffrant de maladie mentale doivent avoir accès à des soins psychologiques. C'est une question de sécurité publique. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 19h55
    @ M. Lachance
    « Bravo pour votre réponse, et de grâce ne portez aucune importance au imbéciles comme Chaput et Gascon. Lâchez pas les gars LES VRAIS QUÉBÉCOIS sont derrière vous.

    Ceux qui se disent Québécois et qui sont contre vous et votre mission sont tous sans exception des imbécile et des lâches.

    Et j'espère qu'un jour vous allez savoir quoi faire avec eux quand ils vous supplirons de les aider. »

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    vendredi 19 décembre 2008 09h24
    @ C. Archambault
    « Pourquoi insulter les autres? N'avez-vous donc pas la capacité d'avancer des arguments pour défendre vos idées? Les insultes en disent beaucoup plus sur celui qui les profère que sur ceux qui sont visés. »

  • Luc Forest
    Inscrit
    vendredi 19 décembre 2008 11h35
    Tout le monde en parle
    « Un dimanche soir, j'écoutais tout le monde en parle; un jeune militaire qui revenant d'un séjour à l'hôpital alors qu'il avait perdu une jambe, dévoila du haut de sa gloriole unijambiste son désir de retourner au plus vite au feu avec ses amis qu'il avait laissés là bas, inconscient qu'il était de la possibilité de perdre l'autre jambe ou la vie. En dépit de cette envie maladive, cette situation de traitement et de compensation est hautement calculable pour une aide à long terme.

    Le choc post traumatique pour sa part est une situation similaire sauf qu'elle dure beaucoup plus longtemps procurant des gains secondaires inaliénables et impondérables. Encore là ces handicapés de la guerre retourneraient n'importe quand fort probablement, d'où leur psychonévrose nécessitant un traitement, avant leur réinsertion dans la vie civile.

    Pourquoi faut-il les traiter? Parce qu'ils représentent une menace civile à leur retour en raison de leur dérangement psychosocial. Leur traitement devrait se faire par les commettants comme pour les pollueurs payeurs mais leur réinsertion sociale devrait être authentifiée par les spécialistes civils en raison du caractère hautement à risque pour la population civile. Rappelez-vous Denis Lortie en 1984 ou la fusillade à l'Assemblée nationale.

    La prévention est le seul argument valable dans les circonstances car elle vaut bien mieux que bien des guérisons, et parce qu'elle est prévisible contrairement à la seconde qui ne l'est pas.

    D'accord faut-il traiter les ressortissants de cette guerre mais encore faut-il planifier la prévention qui passera nécessairement par la cessation immédiate d'envoi militarisé autre que l'aide humanitaire (casque bleu), les vrais cette fois.

    D'accord je suis un gérant d'estrades bien assis et j'en suis fier.

    Je termine par cette citation:

    "La pire des institutions grégaires se prénomme l'armée. Je la hais. Si un homme peut éprouver quelque plaisir à défiler en rang et aux sons d'une musique, je méprise cet homme... Il ne mérite pas un cerveau humain puisqu'une moelle épinière le satisfait."
    Einstein »

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    vendredi 19 décembre 2008 19h27
    Aux "cheerleaders" de la parade, Messieurs Michaud et Archambault...
    « Lorsque le pays du Québec sera authentifié, je vous souhaite d'être pris en charge par la MPQ, car contrairement aux régiments de parachutistes déployés en Somalie, ils vont fort probablement prendre soin de vous, et vous prodiguez les soins psychiatriques ou autres dont vous aurez besoin pour traverser l'épreuve... C'est si difficile d'être un homme véritable. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
15 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009