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L'opposition et la démocratie

Norman Spector   18 décembre 2008  Canada
Les trois partis d'opposition ayant adopté la position, dangereuse dans une démocratie, du droit constitutionnel de prendre le pouvoir sans élections, le premier ministre Stephen Harper devrait maintenant faire intervenir la Cour suprême du Canada.

En 1981, une telle démarche a donné à Ottawa et aux provinces le temps de réfléchir sur leurs positions respectives et a permis à ces dernières de déterminer ce qui était essentiel dans la Charte des droits pour Pierre Trudeau et ce qui s'avérait négociable. Comme compromis, elles ont pu proposer que la clause nonobstant ne s'appliquerait pas à l'article 23 sur les droits des minorités linguistique en éducation.

En 1988, en revanche, Brian Mulroney a choisi de ne pas référer à la Cour la clause sur «la société distincte» de l'entente du lac Meech. Les fonctionnaires du ministère de la Justice ont conseillé de ne pas réclamer des juges une opinion légale. Je crois toujours que leurs conseils étaient sages. M. Mulroney a récemment regretté de n'avoir pas demandé un jugement sur l'aspect le plus controversé de son entente.

Aujourd'hui, le parti politique né de cette crise, le Bloc québécois, s'est allié aux libéraux et aux néo-démocrates. Des trois, seul le NPD a augmenté (marginalement) ses appuis populaires le 14 octobre. Cependant, les trois partis prétendent qu'une convention constitutionnelle exige que la gouverneure générale consulte les chefs d'opposition et leur permette de former un nouveau gouvernement. Peu importe les positions contradictoires, voire irréconciliables de ses trois éléments. Peu importe le manque de légitimité démocratique de la démarche. Reste aussi à voir si ces partis peuvent avoir la confiance de la Chambre, évidemment.

Le processus a fonctionné tout autrement en 1974, comme après que les gouvernements minoritaires soient tombés, à court terme, en 1958, 1963 et 1979. Dans l'histoire canadienne, un gouverneur général a refusé une seule fois la demande de dissoudre le parlement et de déclencher des élections. Le premier ministre Mackenzie King, minoritaire au parlement, démissionna, et Lord Byng demanda à Arthur Meighen, qui avait remporté plus de sièges aux élections de 1925, de former son propre gouvernement. Quant au précédent présumé, en Ontario, celui qui a porté les libéraux de David Peterson au pouvoir, il faut se rappeler que le chef conservateur Frank Miller n'avait pas demandé d'élections en 1985. N'oubliez pas non plus que M. Peterson avait recueilli davantage de voix populaires que les progressistes-conservateurs et seulement quatre sièges de moins qu'eux. M. Miller a été défait dès son premier vote de confiance après les élections.

La stabilité et l'efficacité de notre système parlementaire seront minées si la proposition de l'opposition coalisée prend forme. Une opposition vigoureuse sert l'intérêt public. Cependant, les libéraux, le NPD et le Bloc ne feront pas tomber le gouvernement sans l'assurance que le public les soutiendra aux élections suivantes. Cet équilibre des forces permet aux gouvernements minoritaires, qui risquent de constituer une réalité importante de notre paysage politique, de survivre environ dix-huit mois en moyenne, soit assez longtemps pour mettre en oeuvre une partie du programme pour lequel ils ont été élus. Peu importe qui gagne les élections suivantes, le résultat jouit de la légitimité démocratique.

Les trois chefs d'opposition ont écrit directement à Michaëlle Jean, ouvrant une brèche dans la convention voulant que la gouverneure générale ne soit conseillée que par son premier ministre. David Peterson n'avait d'ailleurs pas suivi ce chemin tortueux pour arriver au bureau du premier ministre de l'Ontario, en 1985. Cette fois, la réaction au document de la coalition rendu public a été très négative à l'extérieur du Québec et il n'est pas du tout surprenant que

MM. Dion et Layton soient à ce point désespérés qu'ils ne souhaitent pas donner aux Canadiens une chance de voter là-dessus.

Au lieu de cela, ils ont préféré entraîner son excellence dans la politique, malgré la convention dans notre monarchie constitutionnelle voulant qu'un gouverneur général demeure bien au-dessus de la mêlée. Ils ont notamment demandé que Mme Jean remplace un gouvernement conservateur concentré dans l'Ouest canadien par un gouvernement de gauche redevable envers un parti sécessionniste du Québec. Ils ont proposé qu'elle nomme comme premier ministre M. Dion, que les électeurs viennent de rejeter massivement. Comme si cela ne jetait déjà pas assez discrédit sur elle et sur sa fonction, la gouverneure générale était invitée à aider les chefs d'opposition, ceux-là même qui promettaient aux Canadiens pendant la campagne électorale de ne pas faire ce qu'ils font maintenant, à commettre une fraude électorale.

Les événements de la semaine dernière ont soulevé des questions importantes. Le cabinet fédéral a le pouvoir de demander des réponses écrites de la Cour suprême. Finalement, avant même qu'il ne démontre à la gouverneure générale qu'il a toujours la confiance de la Chambre, ne serait-il pas tout aussi opportun pour le premier ministre Harper de réclamer une opinion sur la nomination de 18 nouveaux sénateurs d'un coup?






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  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 05h37
    Excès de conservatisme
    « Dans son article, Norrman Spector, nous ramène une fois de plus à des positions conservatrices d'un autre temps, en commettant quelques erreurs pour appuyer sa thèse.

    Ainsi, lorsqu'il écrit « Peu importe le manque de légitimité démocratique de la démarche », en faisant référence à l'opposition, il oublie complètement ou veut oublier que lors des élections du 14 octobre dernier le parti de S. Harper n'a obtenu que 37,83 % des voix, ce qui signifie que l'opposition, toutes tendances confondues, a obtenu 62,37 % des voix. De plus, la participation électorale à cette élection a atteint le record de la plus faible participation jamais atteinte, avec seulement 59,1 % des électeurs inscrits. C'est dans ce cadre que s'inscrivent les 37,83 % de Harper. Oser parler de légitimité démocratique dans ce cas est abusif, c'est le moins qu'on puisse dire.

    Ailleurs, N. Spector écrit ceci : « Les trois chefs d'opposition ont écrit directement à Michaëlle Jean, ouvrant une brèche dans la convention voulant que la gouverneure générale ne soit conseillée que par son premier ministre. » Mais que penser de la note envoyée par S. Harper, J. Layton et G. Duceppe à la gouverneure générale de l'époque? La brèche était donc ouverte!

    S. Spector ferait bien de tourner 7 fois sa plume dans son encrier avant d'écrire. Tout le monde y gagnerait, lui, sa crédibilité, Le Devoir qui publie ses papiers, et les lecteurs qui ont le courage d'affronter ses déclarations. »

  • Loraine King
    Inscrite
    jeudi 18 décembre 2008 06h45
    Mantra conservateur
    « N'est-ce pas le mantra de Harper et des Conservateurs que c'est le parlement qui doit avoir le dernier mot? Et pouvez-vous vous imaginer la démagogie dans laquelle Harper et sa clique plongerait le Canada advenant une décision de la Cour pro-coalition? Vous proposez une tactique pour gagner du temps pour un premier ministre qui gouverne sachant que la confiance de la chambre ne lui est pas acquise. Lors de la rentrée parlementaire en janvier, il se sera passé 9 mois au cours desquels le parlement canadien n'aura siégé que 12 jours. Est-ce celà la démocratie parlementaire?

    Je concède que la proposition de coalition est du jamais vu, mais il faut admettre que les agissements du premier ministre le sont tout autant. Soumettre tous les projets de loi à des votes de confiance, avait-on déjà vu cela? Est-ce cela la démocratie parlementaire? Le gouvernement Conservateur n'avait-il pas un député libéral (pour un bon bout de temps) comme conseillé en matières étrangères, Wajid Kahn? N'était-ce pas là une forme de coalition?

    Le premier ministre Harper s'est non seulement attiré ces ennuis mais ses agissements noircissent considérablement la réputation du Canada à l'étranger.

    La brèche dans la convention a été ouverte par Harper lui-même il y a quelques années, et vous vous en souvenez très bien, Monsieur Spector!

    Harper a demandé la dissolution de la chambre, contrevenant à sa propre loi, pour obtenir la confiance des Canadiens afin de gouverner dans un parlement que le premier ministre avait jugé 'dysfonctionel'. Il a perdu. Pire, il a prouvé que c'est lui qui est 'dysfonctionel'. Une forte majorité des Canadiens a exprimé par un vote tout à fait légal qu'ils n'ont pas confiance en ce gouvernement. C'est à leur représentants en chambre que revient la responsabilité de valider ce vote. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 08h02
    Parlant de légitimité...
    « M. Spector soutient quen "les libéraux, le NPD et le Bloc ne feront pas tomber le gouvernement sans l'assurance que le public les soutiendra aux élections suivantes." Je me demande bien dans quel livre de science politique, M. Spector a pu trouver pareille théorie. Faut-il lui rappeler que chaque élection, y compris celle d'octobre dernier, donne aux députés (qu'il soit de l'Ouest, du Nord ou de l'Est) toute la légitimité nécessaire pour faire des lois et pour renverser le gouvernement sur un vote de confiance.

    À mon avis, ce qui devrait être soumis à la Cour suprême c'est la recommandation du Premier ministre à la gouverneure générale de proroger le Parlement pour conserver le pouvoir contre la volonté d'une majorité de députés et forcément contre une majorité de la population canadienne. »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 08h02
    86,7% des Québécois n'ont pas voté pour HARPEUR
    « Jean Charest vient d'être élu avec 1,362,801 votes. 76,2% des électeurs n'ont pas voté pour ça.

    Harper a fait encore pire avec un ridicule 784,560 votes 86,7% des électeurs n'ont pas voté pour ça

    (note : il y a 5,924,244 électeurs québécois au Fédéral et 5,738,811 au "Provincial". Cherchez l'erreur)

    Il y a plus de gens qui ont voté OUI en 1995 (2,308,360) que de gens qui ont voté pour Charest et Harper ensemble !

    On ne vit plus en démocratie, on vit sous la dictature. Une infime minorité d'électeurs, sortis par la Big Red Machine, permettent au Feds de nous mener par le bout du nez.

    A quand le peuple dans la rue ? A quand une manif pour la démocratie ? »

  • Christine Allaire
    Inscrite
    jeudi 18 décembre 2008 08h07
    Enfin du bon sens!
    « Pourquoi la majorité des médias supporte-t-il l'usurpation par la force (une coalition sans élection) du pouvoir? Enfin un article qui semble réfléchi et qui exprime l'opinion de plus d'un. Il est à noter que le gouvernement conservateur a tout de même obtenu PLUS de sièges aux dernières élections que précédemment... Qu'il subisse un vote de confiance est une chose, mais qu'il soit démi par trois partis défendants des positions irréconciliabes prétendant une unité qui n'existe pas, en est une autre. Peu importe la décision de la démarche à prendre (à savoir s'il faut consulter la Cour Suprême), ne laissons pas l'anarchie vaincre la démocratie. Je suis prête à retourner aux urnes pour empêcher l'imposition d'une coalition. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 18 décembre 2008 09h04
    @ M. Jacques Noel
    « Les Québécois n'ont pas besoin d'une manif pour la démocratie, ils ne sont pas unis parce qu'ils ne se sentent pas, à tort ou à raison, assez menacés...point.

    Un Québécois nationaliste et/ou souverainiste qui s'abstient de voter ou qui vote pour un parti fédéraliste ou pour une particule souverainiste, est seul responsable des gouvernements en place, c'est ça la démocratie. On mérite les gouvernements que l'on a, en bon et en mauvais. »

  • Michaël Jarvis
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 09h14
    Partisanerie
    « Monsieur Spector, votre article est truffé de erreurs et votre interpretation de la constitution est plus que personnelle. »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 10h58
    Démocratie?
    « M. Spector perd des plumes quant à sa crédibilité et il ne semble qu'être le haut-parleur des néo-conservateurs. Il oublie de mentionner que le PCC est lui-même une coalition Reform-Alliance-Progressiste conservateur.

    En démocratie, c'est la majorité qui décide. Or, à cause d'un système électoral vétuste et inadapté au multipartisme, la démocratie canadienne permet à un parti politique qui a plus de sièges mais qui n'a pas la majorité des voix de gouverner. Dans la plupart des pays démocratiques, pour gouverner il faut avoir la confiance du peuple et la majorité des voix, ce qui force les partis à faire des coalitions. Ici on se contente de la confiance de la Chambre. Mais, dans le cas qui nous occupe, les Conservateurs ont non seulement perdu la confiance de cette Chambre mais il ont poussé les 3 partis d'opposition à former une coalition... et vous avez l'audace de parler d'accroc à la démocratie?

    Alors, M. Spector trouve ça anti-démocratique que les partis d'opposition aient marché sur leur orgueil et ait formé une coalition représentant réellement plus de 60% des électeurs... Franchement, M. Spector, soyez sérieux et un peu objectif! Votre crédibilité en prend un coup.

    Enfin, ce n'est pas l'opposition qui a mis la GG dans une position intenable mais bien Harper en demandant la prorogation de la Chambre pour éviter un vote de non-confiance. Il est faux de prétendre que la GG doit se fier seulement au PM. C'est vrai que le PM est son conseiller principal mais en situation de crise, le GG doit considérer l'intérêt public et les précédents constitutionnels. Il n'y avait aucun précédent qui l'autorisait à proroger la Chambre dans les circonstances que nous connaissons. De plus, si, comme vous le prétendez, le GG n'est que la porte-parole du PM, alors nous devons nécessairement abolir ce poste de Chef de l'État non élu car c'est nécessairement anti-démocratique. Vous qui êtes si préoccupé par la coalition que vous prétendez non-élue (ce qui est extrêmement contestable), comment pouvez-vous soutenir cette institution, à savoir un Chef d'état non-élu? La crise actuelle démontre clairement que ce poste doit être aboli et remplacé par un(e) président(e) élu(e). »

  • Simon-C. Poirier
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 12h00
    Spector dit n'importe quoi!
    « Je suis d'accord avec Gabriel Racle et Jacques Noel. Où est la légitimité de M. Harper s'il ne s'allie pas au moins un parti d'opposition?

    Je suis bien heureux que M. Harper veuille proposer cette question constitutionnelle à la Cours . Elle donnera certainement raison à l'opposition. Si c'est le contraire, ce sera encore une raison de penser à l'indépendance. »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 12h11
    confiance?
    « Le gouvernement n'a pas la confiance du Parlement (on ne peut pas dire "plus", puisqu'il ne l'a jamais eue) et DONC par définition constitutionnelle, n'a pas la confiance du peuple canadien. Ou l'on vote à nouveau, avec le risque que la chose ne se répète, ou l'on donne à la "Loyale Opposition de sa Majesté" (c'est toujours à ce que je sache son titre officiel) de demander à son tour la confiance de la Chambre des Communes. "Communes" veut bien dire (vg Magna Carta et moult documents depuis) le peuple via ses élus. »

  • François Marquis
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 12h59
    Petite leçon de journalisme
    « Monsieur Spector, je déplore la piètre qualité de votre papier. Un texte bien construit aurait dû me permettre dès le premier paragraphe de connaître la nature de votre propos. Or il m'a fallu lire plus de la moitié du texte avant de savoir de quoi vous parliez exactement.

    Par ailleurs, votre texte est truffé d'assertions non fondées qui traduisent d'avantage une opinion qu'un ensemble de faits. Il y a une section dans ce journal pour les "Idées et opinions" C'est là que l'on aurait dû retrouver votre texte.

    Pour ce qui est du contenue de votre texte, les commentaires exprimés par mes concitoyens mettrent très bien en lumière les faiblesses de votre raisonnement (qui est très mal développé par ailleurs).

    p.s. à madame Allaire : Il y a plusieurs pays sur cette planette qui sont gouvernés par des coalitions. Où est le problème ? »

  • Richard Gauthier
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 14h27
    Toujours le spectre de la peur
    « Bien sûr, il faut toujours des gens comme M Spector pour brandir le spectre de le peur aux Québecois. Continuez de servir de tapis à votre excellence. J'en reviens toujours pas, qu'en 2008 qu'on puisse jouer le jeu de la fameuse monarchie. Faudra bien un jour, cesser d'aduler ou d'adorer des gens qui sont de faux Dieu. Un humain = un humain point à la ligne. »

  • Simon Garneau
    Abonné
    jeudi 18 décembre 2008 14h39
    Un peu de cohérence, s'il vous plaît.
    « M. Spector oublie que selon les règles du système parlementaire actuel, les électeurs choisissent des députés, qui par la suite s'entendent pour désigner un gouvernement, incluant le premier ministre. La légitimité du gouvernement provient donc de l'assemblée des députés et non pas l'inverse.

    En tout temps, une majorité de députés peut se concerter en toute légitimité pour désigner d'autres personnes, pour former le gouvernement. Le fait que des députés soient pour la plupart regroupés sous forme de partis politiques n'y change rien.

    De plus, les députés sont tous égaux et légitimes, quel que soit le parti politique auquel ils appartiennent. Mettre en doute ces principes fondamentaux, comme le font les conservateurs et leurs partisans, est une dangereuse dérive antidémocratique et peut conduire à une dictature.

    Si l'on veut que la légitimité du chef du gouvernement lui vienne du peuple au lieu de l'assemblée des députés, on devra d'abord obtenir une modification de la Constitution pour qu'il soit élu directement par la population. En attendant, on devra vivre avec le système actuel. La plupart des autres arguments ne sont que des élucubrations partisanes.

    Simon Garneau
    Québec »

  • Daniel Leclerc
    Inscrit
    jeudi 18 décembre 2008 15h23
    Légitimité d'un gouvernement minoritaire
    « M. Spector semble oublier ce qui s'est passé avant la formation de la coalition. Un gouvernement minoritaire ne peut être arrogant au point d'agir comme s'il était majoritaire.
    M. Harper a voulu agir en utilisant ses droits et sans considéré la légitimité , les autres partis font de même. »

  • Loraine King
    Inscrite
    jeudi 18 décembre 2008 19h55
    Précédent
    « Monsieur Spector ou Le Devoir pourrait peut-être nous informer si un premier ministre a déjà proroger le parlement pour s'éviter un vote de défiance.

    Si la coalition est un précédent anti-démocratique, je ne suis par certaine mais je crois que la prorogation dans les circonstances que l'on vient de vivre l'est tout autant. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 24 décembre 2008 10h11
    La coalition
    « Ce qui m'horripile dans toute cette saga, c'est que M.Duceppe s'est réjoui publiquement des problèmes constitutionnels, financiers et de récession économique qui affligent le Canada, y voyant une occasion de mousser son projet de souveraineté. Il espère que les Québecois y verront là une bonne raison d'appuyer le projet séparatiste. Comme cynisme, on ne peut demander mieux. »

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