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L'art de la dissimulation

Gil Courtemanche   13 décembre 2008  Canada
Pour changer radicalement le Canada, Stephen Harper manie à la fois le coup de force et la dissimulation. Le coup de force, c'était la tentative de limiter les droits démocratiques au Canada dans un énoncé économique, puis, devant le tollé, la décision brutale de tout simplement fermer le Parlement au beau milieu d'une crise économique sans précédent.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    12 décembre 2008 23 h 18
    Honte à ce navrant monsieur Harper, encore pire ceux qui votent aveuglément pour lui.
    Avec monsieur Harper au pouvoir, on devient de plus en plus un Canada anachronique et réactionnaire, sur le plan mondial. Démocratie oblige, mais ne pourrait-on pas proposer un autre candidat plus érudit que cet hurluberlu de Harper comme chef du parti Conservateur? Sinon, libérez-nous de ces Conservateurs aux politiques archaïques.

    J'ai presque honte d'être canadien! Merci tout de même, monsieur Courtemanche, de nous montrer un peu à quoi nous ressemblons, vue d'ailleurs dans le monde. C'est à se demander au nom de quels intérêts monsieur Harper fait tout ça? Serait-ce le pétrole qui l'a éclaboussé au point de le rendre aveugle et indigne de confiance? Sommes-nous en train de suivre un guide, en l'occurrence monsieur Harper, qui nous mène tout droit à un fatal précipice?

    JM
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  • Georges Paquet - Abonné
    13 décembre 2008 02 h 06
    Ça donne froid dans le dos!
    Marci M. Courtemanche pour ces révélations troublantes, Ce n'est pas uniquement de la dissimulation, de la part de Stephen Harper, c'est de la provocation. Il faut que tout le Canada soit informé de actes que condamneraient une grande majorité de Canadiens, même, et peut-être surtout, dans l'Ouest. (Je vais transmettre une copie de cet article à des chroniqueurs anglophones que je connais).

    Imaginons un gouvernement Harper majoritaire. Comme on dit familièrement, ça donne froid dans le dos. Le financement démocratique des partis politiques, le droit de grève des fonctionnaires, l'équité salariale seraient déjà abolis. De même que tout le travail qui a été fait patiemment au plan international par de très nombreux Canadiens, parlementaires, diplomates, coopérants et bénévoles pour promouvoir la coopération, la bonne gouvernance, les droits de la personne et le respect de l'environnement.

    Il ne faut pas que ce que révèle M. Courtemance demeure sans suite. Nous devons tous alerter le plus grans nombre de citoyens possible.
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  • Guy Demers - Abonné
    13 décembre 2008 04 h 56
    la vérité en prend un coup, notre conscience aussi !
    Merci à vous et au Devoir de nous tenir à jour sur ces choses importantes et le double langage que tiennent nos gouvernants et leurs fonctionnaires. On a trop tendance à se laisser endormir.
    Une question : le nouveau leader libéral, qui a quelque crédit de recherche dans le domaine des droits de l'homme, a-t-il lui aussi, comme j'ai cru l'avoir entendu, un agenda caché. Par exemple, la torture oui, s'il le faut ?
    Deuxième question: sommes-nous à ce point endormis, les citoyens, que nos politiciens peuvent vraiment se permettre n'importe quoi ?
    Guy Demers, Montréal
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    13 décembre 2008 08 h 11
    Merci à cet excellent journaliste qu'est Gilles Courtemanche
    Merci pour ces excellentes informations.

    J'espère que les gens comprennent la différence entre information et opinion.
    Ici, vous nous livrez, en tant qu'excellent journaliste, de l'information.
    Vous nous laissez la tache d'en tirer nous-mêmes les conclusions.

    Nous avons besoin, un énorme besoin, d'avoir des journalistes qui nous livrent l'information. Malheureusement, les médias regorgent de scribouilleurs qui nous livrent leur opinion (parfois, on se demande même s'il nous livre «leur» opinion. On a l'impression qu'ils nous livrent ce qu'on leur dit de nous livrer pour bien aiguiller notre pensée.)

    L'information c'est le souffle et le sang de la démocratie.
    Sans elle, nous pouvons nous faire manipuler comme des imbéciles.

    C'est le devoir de chacun de bien s'informer, mais certains ont plus de difficultés et surtout moins de temps que d'autres. Les journalistes (ce 4e pouvoir) sont là pour pallier la situation.


    Merci


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Lucie Allaire - Abonnée
    13 décembre 2008 09 h 17
    Il faut continuer de dénoncer
    Merci M. Courtemanche de nous renseigner sur les agissements de ce gouvernement qui me fait honte et qui contribue à ruiner une réputation à l'internationale dont j'étais très fière. Ce sinistre gouvernement me renverse, mais ce qui me renverse encore davantage c'est l'inconscience de la collectivité et dans le cas de Omar Khadr, l'absence d'empathie de la majorité des Canadiens face à ce jeune homme. Est-ce que nos valeurs collectives s'effritent, ou bien est-ce seulement une détérioration temporaire; nous avons comme collectivité élu ce gouvernement, n'est-ce pas!
    merci de nous tenir au courant de ce que nous ne pourrions pas savoir autrement, et de le faire de façon si complète
    Lucie Allaire
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  • Roland Berger - Abonné
    13 décembre 2008 10 h 32
    Omar Khadr
    Le seul fait qu'Omar Khadr, un citoyen canadien, pourrisse à Guatanamo devrait inciter les Canadiens à foutre Harper et compagnie à la porte non seulement du Parlement mais du monde de la politique. L'assistance à la torture mérite la prison. Si les Conservateurs ont une conscience, elle est immorale. Il est vrai que des endoctrinés sont incapables de comprendre que le jeune prisonnier a été victime d'endoctrinement.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    13 décembre 2008 11 h 15
    À M. Charbonneau, intéressant votre petit texte sur l'informatin, mais...
    Je vous cite: «Nous avons besoin, un énorme besoin, d'avoir des journalistes qui nous livrent l'information. Malheureusement, les médias regorgent de scribouilleurs qui nous livrent leur opinion (parfois, on se demande même s'il nous livre «leur» opinion. On a l'impression qu'ils nous livrent ce qu'on leur dit de nous livrer pour bien aiguiller notre pensée.)» Je pense aussi que, parfois, on tente de manipuler notre opinion, de l'aiguillonner comme vous dites si bien. Je me rappelle avoir lu une fois un petit texte dans une revue qui parlait un peu dans le même sens.

    Pour appuyer ses dires, elle avait donné un petit exemple pris dans la réalité politique et que je vais tenter de résumer. Ça se passe aux États-Unis. Un avion russe est descendu un jour par les américains. Du côté de la Russie, les journaux russes avaient prétendus que c'était un avion de civils; du côté des États-Unis, les journaux américains disaient le contraire, que l'avion ne s'était pas identifié et c'était la raison pourquoi on avait décidé de descendre l'avion russe.

    Une autre fois, l'évènement contraire s'était produit. Un avion américain s'était fait descendre par les russes. Dans les journaux, pour relater l'évènement, les américains disaient qu'ils ne comprenaient pas pourquoi la Russie avait fait cela, compte tenu que c'était un avion rempli de civils. Tandis qu'en Russie, on avait écrit dans les journaux que l'avion ne s'était pas identifié et que c'était un avion espion venu pour prendre des photos dans leur territoire.

    Ici, en Amérique du Nord, la seule version que nous avions de ces deux évènements était celle des américains. Ce n'était donc pas vraiment de l'information, c'était plutôt une opinion maquillée en information dans le but de manipuler l'opinion des gens, de rendre sympathique la cause du point de vue des américains. D'ailleurs, récemment, quelque chose de semblable s'est passée aux États-Unis avec la guerre en Irak. Toutes les raisons, dans presque tous les journaux américains, étaient bonnes pour confirmer dans l'opinion des gens l'invasion des américains en Irak. Ceux qui prétendaient le contraire se faisaient passé pour des traitres.

    Par conséquent, lorsqu'on veut vraiment se faire une opinion objective des évènements, c'est important de savoir que, parfois, les médias peuvent être tentés de nous influencer dans un sens ou dans l'autre. C'est vrai, comme vous dites, que monsieur Courtemance donne vraiment de l'information à l'état pure. Par contre, monsieur Courtemanche peut quand même tenter de nous influencer inconsciemment par les qualificatifs qu'il choisit pour décrire l'information qu'il nous donne. Je prends un petit exemple dans le texte de monsieur Courtemanche: «Et, on le sait depuis longtemps, Harper n'est pas un homme qui fait dans la dentelle. Mais il peut pousser ses convictions jusqu'à la pire mesquinerie.»

    À propos d'opinion, ai-je besoin d'en dire plus? Je suis quand même tout à fait d'accord avec ce que dit monsieur Courtemance, parce que mon opinion ne s'est pas forgée à partir simplement du texte de cette personne.

    JM
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  • Georges Paquet - Abonné
    13 décembre 2008 18 h 02
    À M. Jacques Morissette.
    Cher Monsieur,

    Avant de vous perdre en subtilités à propos de l'information et de l'opinion, vous devez absolument distinguer la section des quotidiens dans lesquelles vous trouvez le texte dont vous voulez discuter.

    Si le texte se trouve dans la section des éditoriaux, des chroniques et des opinions, vous devez vous attendre à y trouver des opinions (comme c'est le cas du texte de M. Courtemanche). Par ailleurs, dans les sections de l'nformation de votre quotidien préféré, il faut vous attendre à trouver des reportages et la description des évènements de l'actualité.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    14 décembre 2008 01 h 40
    @ M. Morissette. Pas facile le métier de journaliste !
    Pour l'histoire des avions:
    « Ici, en Amérique du Nord, la seule version que nous avions de ces deux évènements était celle des américains. Ce n'était donc pas vraiment de l'information, c'était plutôt une opinion maquillée en information »
    Pour moi, ce n'est pas une opinion maquillée en information, c'est de la désinformation.
    Il n'y a qu'une seule réalité. L'avion a des passagers et est identifiable comme avion civil avec numéro de vol et nom de compagnie aérienne ou elle n'a pas de passager et ne s'est pas identifiée.
    C'est pourquoi nous avons besoin de plusieurs sources d'information pour la recouper et tendre vers la réalité factuelle.
    Il est entendu qu'il faut utiliser le maximum de sources, donc la source russe est essentielle pour compléter la source américaine, mais l'une comme l'autre, aucune n'est crédible. Il faut une enquête journalistique sérieuse. Fouiller les décombres, retracer les boîtes noires, etc..
    Nous sommes toujours à la merci de la manipulation ou du maquillage de l'information. Le maquillage d'information n'est pas de l'opinion, c'est de la désinformation.

    De l'opinion aurait été de dire: un avion "très menaçant", un avion "suspect". Les qualificatifs servent à aiguiller l'opinion et ne sont pas de l'information, mais la perception de l'auteur qui fait passer son opinion. Bien sûr, si le "journaliste" écrit les Russes ou les Américains ont trouvé l'avion "suspect", cette précision de la nouvelle, si plusieurs journalistes ont rapporté ce sentiment des personnes concernées (ici, les autorités russes ou américaines), est une information digne de ce nom.
    Le maquillage, la propagande et l'aiguillage de l'opinion, sont de l'art médiatique. Même le choix des mots et surtout l'impact du titre joue un grand rôle.

    Vous dites:
    « c'est important de savoir que, parfois, les médias peuvent être tentés de nous influencer dans un sens ou dans l'autre. »
    Oui, c'est très évident. «Les médias», «la concentration des médias», les médias sont au service de qui les emploient. Ils ne peuvent être critiques vis-à-vis leur employeur.

    Mais, l'éthique journalistique demeure. (je devrais dire: DOIT demeurer).
    Je crois qu'aujourd'hui, l'indépendance du journaliste vis-à-vis son employeur est réduite. L'employé n'a plus d'initiative de recherche, il suit à la lettre ce que le boss veut, il remplit la commande et dans bien des cas, il fait la nouvelle.

    Si l'attaque médiatique «Chine» est lancée, tous se donnent la main et crient à l'unisson contre la Chine, ou contre la Birmanie, ou contre le Zimbabwe, ou contre le Venezuela.

    Le Venezuela sera dans les prochaines semaines, la cible du terrorisme médiatique.
    Le prochain référendum prévu début mars au Venezuela concernant l'amendement d'un article pour permettre la réélection à la présidence sera attaqué de toutes parts.
    On parlera de dictature, d'autoritarisme d'inconstitutionnalité, etc.

    On présentera l'amendement permettant la réélection (comme nous avons ici et comme la plupart des pays européens ont) comme étant l'abolition pure et simple des futurs élections et on titrera, comme Le Monde l'avait fait, Chávez veut la présidence à vie.
    On oubliera de dire que Chávez continuera de devoir se faire élire.

    On dira aussi que Chávez récidive même s'il a perdu l'an dernier, mais on ne dira pas que l'an dernier, il ne s'agissait pas de l'amendement d'un seul article, mais bien une réforme constitutionnelle en 69 points pour rendre le Venezuela plus "socialiste".
    On gardera aussi sous silence que ce gouvernement que l'on «qualifie» de "dictature", a fait en 10 ans de pouvoir, 14 consultations populaires (toutes scrutées par des observateurs tels que l'Institut Carter, l'OEA, et multitude de représentants de gouvernements étrangers) et que pendant les 40 ans de simili démocratie (où les pauvres, les autochtones étaient exclus), il n'y a eu que 10 consultations (sans grande supervision).
    On ne parlera pas non plus que la participation aux élections avant Chávez, avoisinait les 25% et que maintenant la participation avoisine les 70%.
    La manipulation de l'information, c'est de garder certains détails sous silence.
    Des détails qui sont nuisibles à l'opinion que l'on veut imposer.

    Il est vrai que M. Courtemanche agrémente son texte de qualificatif "aiguillant" (un point que je soulignais plus haut), il dit:
    « Harper n'est pas un homme qui fait dans la dentelle. Mais il peut pousser ses convictions jusqu'à la pire mesquinerie »

    Dans son texte d'aujourd'hui, Mme Bombardier dit aussi:
    « Stephen Harper est un dur à cuire qui ne s'embarrasse pas des souplesses dont il faut faire preuve lorsque l'on est minoritaire. »

    Ces qualificatifs semblables venant de deux personnes (je ne dirais pas journaliste, dans le cas de Mme Bombardier qui fait beaucoup plus dans l'opinion que dans l'information) qu'on pourrait qualifier sur plusieurs points comme étant diamétralement opposée (en tout cas, c'est l'impression que j'ai), sont-ils des qualificatifs, de la même saveur, qui s'imposent lorsque l'on considère les faits?
    La loi contre les jeunes contrevenants.
    L'iniquité salariale des sexes.
    L'arrêt du financement des partis politiques.
    La fermeture de la chambre des communes.
    etc. etc. ne sont-ils pas des faits sur lesquels on peut considérer que le qualificatif est justifié parce qu'il fait une sorte de résumé rapide de la situation, une sorte de résumé des faits. Il faut reconnaître si on liste les faits que peu de gouvernements au Canada ont fait «si peu dans la dentelle», et toujours selon les faits, on peut facilement juger les actes répertoriés comme une certaine forme de «mesquinerie!»

    Votre dernière phrase confirme en quelque sorte ce que j'avance, c'est-à-dire: que les faits justifiaient, d'une certaine manière, les qualificatifs.
    Vous dites:
    « Je suis quand même tout à fait d'accord avec ce que dit monsieur Courtemance, parce que mon opinion ne s'est pas forgée à partir simplement du texte de cette personne.»

    Effectivement, on pouvait en être arrivé aux mêmes qualificatifs, bien avant de les lire de la plume de Gil Courtemanche. M. Courtemanche ne nous a pas lancé des mots qui étaient "surprenants ", c'était, en quelque sorte, des qualificatifs faisant partie de plus en plus du domaine des faits plutôt que du domaine d'une impression.

    Mais, effectivement, il n'en demeure pas moins que ces mots sont des qualificatifs et qu'un qualificatif n'est pas un fait.
    Peut-on se permettre de dire: «Un horrible massacre»?
    Ou doit-on dire, tout simplement: «Un massacre»?
    À quel degré est-il permis de dire «horrible»?
    Lorsque le sang couvre 20, 30, 40% de la surface ou si quelques goûtes suffisent ou encore 5% d'éclaboussure aux alentours?
    Je crois qu'un bon journaliste sait pertinemment employer le bon qualificatif pour bien rendre l'intensité de la nouvelle.
    Je crois qu'un bon journaliste sait employer les mots les plus efficaces pour bien rendre un fait en se gardant bien de le maquiller. Mais bien sûr, nous sommes tous humains, nous avons tous nos propres lunettes qui nous colorent la réalité. On peut être plus sensible au sang que d'autres et employer plus prestement le mot «horrible» pour décrire un crime qui pour certains serait, disons, "ordinaire".

    Bien sûr que pour certains Harper ne fera jamais dans la dentelle et pour d'autres Harper fera preuve d'un courage exemplaire!

    Pas facile le métier de journaliste, de vrai journaliste!


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Paule Bélanger - Abonné
    14 décembre 2008 11 h 30
    Merci M. Courtemanche
    Je savais que Harper était un indésirable, mais pas à ce point-là. Merci de nous l'avoir fait connaître sur son vrai jour!.
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