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Afghanistan: les soldats du Québec déployés plus longtemps?

Alec Castonguay   12 décembre 2008  Canada
Photo : Agence France-Presse
Ottawa — Le grand patron des Forces canadiennes affirme que les soldats québécois qui seront déployés en Afghanistan à partir de mars prochain feront face à la situation la plus dangereuse depuis 2001. Et pour assurer la sécurité des Afghans lors de l'élection présidentielle qui doit avoir lieu en septembre, les soldats de Valcartier pourraient devoir rester plus longtemps que prévu à Kandahar, affirme le général Walter Natynczyk.

Le chef d'état-major a rencontré Le Devoir mercredi après-midi dans son bureau du quartier général de la Défense, au centre-ville d'Ottawa. Il s'agissait de sa première grande entrevue depuis qu'il a pris la tête des Forces canadiennes, en juillet dernier.

Tout comme Rick Hillier, son prédécesseur, Walter Natynczyk a son franc-parler. Il n'a donc pas cherché à dissimuler que la situation se dégrade à Kandahar. «L'année 2008 a été très difficile, beaucoup plus que 2007, dit-il. Les attaques sont plus nombreuses et les techniques des talibans sont plus sophistiquées qu'avant.»

Les soldats canadiens et leurs alliés de l'OTAN ont mené plusieurs opérations à Kandahar dans les dernières semaines pour tenter de faire diminuer le nombre d'attentats, mais également pour assurer une certaine stabilité afin de faciliter l'entrée en scène du prochain contingent canadien, qui doit arriver entre mars et avril prochain.

Sur les 2800 soldats canadiens qui seront en poste à Kandahar, environ 1300 proviendront du Québec, principalement de la base de Valcartier.

Les soldats québécois seront très exposés aux risques, puisqu'ils formeront les trois quarts du groupe tactique de combat (900 sur 1200 militaires). C'est le groupe de combat qui mène les opérations contre les talibans.

Le prochain contingent canadien pourrait d'ailleurs devoir rester à Kandahar plus longtemps que prévu, a laissé entendre le général Natynczyk. Normalement, ils doivent revenir au pays en septembre, après une mission de six ou sept mois. Mais l'élection présidentielle afghane doit justement avoir lieu en septembre. Or, non seulement il s'agit d'un mois historiquement très violent en Afghanistan, mais la proximité de l'élection incitera les talibans à augmenter la fréquence des attaques.

Dans ce contexte, renvoyer au Canada les soldats aguerris qui ont appris à connaître le terrain pose un risque. En entrevue, Walter Natynczyk n'a pas caché que l'élection présidentielle en Afghanistan représente un cas exceptionnel. Les soldats pourraient-ils devoir rester sur place quelques semaines de plus? «On ne peut rien exclure, car à la fin, la réussite de la mission prime sur tout», dit-il. Et d'ajouter: «Avant le déploiement des soldats [en mars et avril], j'espère pouvoir leur dire combien de temps ils vont être là-bas.»

Mais puisque la date de l'élection afghane n'est pas encore annoncée, il est difficile de prévoir, dit-il. «On a plusieurs plans B. Il faut voir ce que le gouvernement afghan va décider. On a encore plusieurs mois devant nous pour décider des scénarios appropriés. [...] On ne veut pas faire comme en Bosnie, alors qu'on envoyait nos soldats en mission, mais sans vraiment savoir quand ils allaient revenir. En Afghanistan, on tente de garder nos rotations, pour le groupe de combat, à six mois.»

Une situation dangereuse

Peu importe la durée de sa présence en Afghanistan, le prochain contingent de soldats fera face à la situation la plus dangereuse depuis le début du conflit, en 2001. Le général Natynczyk affirme que le niveau de violence sera bien plus élevé que lors de la précédente élection présidentielle afghane, en 2004.

«Les talibans opèrent à partir de sanctuaires situés le long de la frontière avec le Pakistan, ce qui rend notre travail plus difficile, explique-t-il. Les méthodes sont plus sophistiquées, les armes et les bombes utilisées aussi. Il y a plus de combattants étrangers. Tout ça va se mélanger pour nous donner une situation plus explosive que jamais. Ce n'est pas dans l'intérêt des talibans qu'il y ait une élection libre et démocratique. Ils veulent reprendre le contrôle de l'Afghanistan. Notre rôle est d'aider les Afghans pour que ce processus se déroule bien.»

Il se dit tout de même confiant que les soldats canadiens, notamment ceux du Québec, vont bien s'en tirer. «Dans le prochain contingent, un soldat sur six a déjà été à Kandahar dans une précédente mission. Ça veut dire qu'il y a de l'expérience, mais aussi beaucoup de sang neuf, ce qui est bien. Ces soldats sont très bien entraînés et ils vont être prêts», dit-il.

En raison de l'élection, 2009 sera une année charnière en Afghanistan, estime le chef d'état-major. «À la fin, tout revient à la gouvernance, à la capacité d'être autonome et de contrôler les leviers du pays. C'est pourquoi l'élection a une si grande importance.» Pour les soldats canadiens, la priorité sera donc «d'aider l'Armée nationale afghane et la police à assurer la sécurité du territoire pendant la période électorale», dit Walter Natynczyk.

L'arrivée massive des Américains

Le prochain contingent devra aussi s'adapter à une nouvelle réalité qui chambardera les habitudes des Forces canadiennes à Kandahar.

En effet, les États-Unis vont déplacer leur effort militaire de l'Irak vers l'Afghanistan, ce qui entraînera le déploiement de nouveaux soldats d'ici l'été prochain. Selon les chiffres obtenus par Le Devoir, le Canada s'attend à ce que les États-Unis envoient entre 5000 et 8000 soldats spécifiquement à Kandahar. D'ailleurs, pour leur faire de la place dans l'immense base de l'OTAN située en banlieue de Kandahar, des investissements de 850 millions de dollars sont prévus.

Cette présence massive des États-Unis dans le sud du pays, qui s'ajoutera aux 1000 soldats américains déjà en place à Kandahar depuis quelques mois, aura un impact énorme, selon Walter Natynczyk. «Ça va faire une grande différence, car il n'y a pas assez de soldats pour contrôler toutes les régions de la province de Kandahar actuellement, dit-il. Nos soldats sont concentrés autour de la ville de Kandahar, mais beaucoup de secteurs de la province ne sont pas couverts par l'OTAN. C'est dans ces régions que les talibans trouvent refuge, se déplacent, préparent leur attaque, cachent des armes et ainsi de suite. Travailler avec les États-Unis, qui sont déjà sur place, nous aide. On sait comment travailler ensemble», affirme-t-il.

A-t-il peur de la réputation de «cow-boys» que traînent les soldats américains, notamment leur propension à utiliser les frappes aériennes, ce qui accentue les risques de tuer des civils? «Je connais les Américains, j'ai travaillé avec eux souvent. Généralement, on suit la même doctrine, surtout dans le domaine de la contre-insurrection. L'objectif est d'utiliser une force minimale à chaque opération. Pour nous, il faut continuer à être disciplinés dans l'utilisation de la force. [...] Il faut limiter les erreurs, qui sont terribles.»

L'arrivée massive des Américains pourrait avoir une autre conséquence. Actuellement, le Canada, l'Australie, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne se partagent à tour de rôle les commandes de l'OTAN pour la région sud. Les États-Unis vont-ils en prendre le contrôle? «Il y a une certaine logique là-dedans, c'est certain, car ils seront plus nombreux. Il y aura des discussions avec l'OTAN, mais aussi de manière bilatérale, pour savoir ce qui est le mieux», soutient Walter Natynczyk.






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Vos réactions

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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 12 décembre 2008 06h58
    Pourquoi la guerre? Il faut se le demander, SÉRIEUSEMENT, à chaque jour
    « On continue à fouetter l'opinion publique comme on va fouetter des troupes sur un champ de bataille.
    Courage les boys, on va les avoir, faut pas lâcher.
    On va leur faire bouffer leurs couilles à ces sauvages.
    On va tous les éliminer, ça va être beau à voir les boys!

    Imaginez que vous êtes au front, la bave à la gueule, votre mitraillette bien en main, avec vos chums, votre famille tout autour. Hos.. on va les tuer les tab.. de sales!

    C'est la guerre, ça pue et c'est bon.
    On tue et on a des médailles, c'est la guerre.
    Nous sommes les bons et on va leur apprendre à vivre à ces maudits sauvages.


    Pourquoi la guerre?
    C'est pour leur apprendre à vivre à ces maudits sauvages.


    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Complément au message: «La bave à la gueule et le portefeuille vide»
    Sous l'article de «Gates voudrait que le Canada poursuive son engagement» »

  • Maurice Leboeuf
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 07h33
    Non, non et non
    « Je m'y oppose. »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 08h04
    Où est Pauline?
    « Pendant la dernière campagne électorale, Pauline n'est pas allée une seule fois sur la base militaire de Valcartier, dire aux femmes des militaires, que si l'an prochain elle était à la tête des Forces armées de la République du Québec, leur conjoint n'irait jamais se battre en Afghanistan.
    Le PQ a tué le rêve d'indépendance et le PQ est troisième à Québec. Surpris quecqu'un? »

  • Sauvé stephane
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 08h41
    La guerre crée plus de méchants qu'elle n'en supprime. Emmanuel Kant
    « La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix.Denis Diderot

    Appeler la guerre le ferment du courage et de la vertu est appeler la débauche le ferment de l'amour.

    Il n'y a pas de sciences ou de vertus qui vaillent une goutte de sang. Honoré de Balzac

    Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix. Benjamin Franklin

    Du temps que les femmes ne votaient pas, on faisait la guerre pour elles. Maintenant qu'elles votent, on la fait pour le pétrole. Est-ce un progrès? Boris Vian

    Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent. Jean Guéhenno

    L'art de la guerre est de détruire les hommes comme la politique est l'art de tromper. Jean le Rond d'Alembert »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    vendredi 12 décembre 2008 08h51
    Avez vous remarqué? C.Pelchat.....tahcl@axion.ca
    « Quand ca fait l'affaire du Canada anglais,ce dernier prend plus que sa part,comme dans la cas des députés additionnels aux Communes. Quand ca ne fait pas son affaire comme dans le cas de soldats à envoyer en Afganistan,il nous laisse la part du lion. C'est le traditionnel marché de dupes que les Québecois aiment puisqu'ils en redemandent encore.Un cheval contre un lapin. Sacrés colonisés,va !
    C.Pelchat
    Lac-Mégantic. »

  • André Michaud
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 08h57
    Obama à la rescousse
    « Le Président Obama a promis de terminer la guerre injuste en Irak et de transférer les troupes vers le pays dont les dictateurs talibans et leurs alliée d'Al QUaida avaient attaqué les USA.Si le gouvernement américains avait dès le début envoyé ses troupes en Afghanistan au lieu d'en Irak, la situation ne serait pas la même aujourd'hui...mais il n'est jamais trop tard pour bien faire..

    Nos militaires sont des gens fiers et braves qui ont tissé des liens avec l'armée afghane. Cette coopération commence à porter fruits, car le but premier de l'OTAN est de fortifier l'armée afghane pour pouvoir se retirer tout en étant certain que le pays résiste aux terroristes talibans. Mais ces derniers veulent tout faire pour éviter des élections...ils ne veulent pas d'un état démocratique, ils veulent la dictature théocratique talibane.

    J'entendais encore hier à la radio ,ici à Québec, un militaire québécois de Valcartier parler de ses amis de l'armée afghane et de sa découverte de valeurs humaines afghanes (évidemment, ce ne sont pas tous de sanguinaires talibans).Ce militaire avait hâte de retourner là bas revoirses amis afghans.IL y a aussi de facettes humaines fascinantes en Afghanistan, donc cette amitié entre militaires canadiens et afghans.

    Et arrêtons le sensationalisme , il meurt chaque année plus de canadiens de suralimentation, accidents de la route, cancer, diabète etc..que de militaires tués au combat et en fait-on des grandes manchettes? Arrêtons la démagogie et l'angélisme à la passe partout!

    Il n'y a que dans la province de Québec que l'on crache sur nos militaires (certains les traitant même de sanguinaires) ou que l'on veut les confiner à des tâches de moumounes... ce n'est du tout ce que désirent nos militaires qui sont fiers et compétents.Supportons donc nos troupes au-lieu de les démoraliser, voir les démoniser!! Que nos militaires ne soient pas morts en vain.. »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    vendredi 12 décembre 2008 09h32
    corsage
    « Curieux que le Bloc et le NPD ne parlent plus de se retirer de Kandahar depuis leur aventure avec le Père Noël Ignatieff. Auraient-ils dissimulé leurs beaux principes dans leur corsage eux aussi, par hasard? »

  • Linda Hart
    Inscrite
    vendredi 12 décembre 2008 09h44
    Dieppe en Afghanistan
    « Cela me rappelle Dieppe ! Les Québécois toujours en majorité pour la job de chair à canon. Plus ça change, plus c'est pareil. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 12 décembre 2008 10h00
    M. Michaud n'est pas un hos.. de moumoune
    « J'invite M. André Michaud à aller se joindre aux troupes.
    Moi, je suis trop moumoune pour aller tuer.

    M. Michaud est un exemple de courage et de droiture.
    Il sait comment faire avancer la démocratie et il respecte les droits humains.

    M. Michaud est un exemple. Un exemple éloquent.
    Relisez-le. Relisez-le bien et allez prendre vos vacances dans ce pays démocratique libéré depuis huit ans.

    Il y a plus de gens qui meurent en traversant la rue que de soldats en Afghanistan. Alors, pourquoi lésiner sur l'envoi de chair à canon.
    C'est bon pour la démocratie, pour l'économie et pour le petit Jésus.

    Nos troupes sont braves et ils font un travail exemplaire, supportons-les.
    J'espère que M. Michaud envoie ses enfants tuer ces méchants.
    Ses enfants et ses petits-enfants; une famille de braves.

    S'il n'y avait pas des gens comme M. Michaud qui ne se laisse pas tourner la tête par quelques gallons de sang et quelques membres arrachés, s'il n'y avait que des moumounes dans mon genre, mais où irait le monde?

    Nous deviendrions tous des talibans et nous mangerions nos enfants, voilà où irait le monde.

    M. Michaud vous le dit : « SUPPORT THE TROOPS » CIBOUÈRE !
    On n'est pas des moumounes!

    « KILL THEM ALL » HOSTIE !

    Mon langage grossier vous choque!
    C'est ça qui est le pire le langage grossier choque, mais les tueries laissent indifférents.
    Relisez M. Michaud.
    Lui n'utilise pas de langage grossier, son discours passe bien.

    Cibouère et hostie, c'est dur à entendre et ça choque un peu.
    Le petit Jésus se retourne sur sa croix, mais « on a tué cent talibans aujourd'hui », là on applaudit, ça ne choque pas du tout. Alors là, pas du tout.

    Gang d'hostie de moumounes!


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 12 décembre 2008 10h01
    Le bourbier afghan
    « À quand un débat ici sur le bourbier afghan ?

    Le Boc Québécois est d'accord à ce que le Canada respecte ses engagements pris en 2001 concernant l'Afghanistan, mais pas plus. C'est de l'angélisme de sa part, mais cela montre un sens des responsabilités et un sens de la parole donnée, ce qui est rare chez les politiciens. Cela augmente la crédibilité de ce parti qui représente des Québécois qui n'ont pas encore leur propre pays.

    Le Canada se trouve en Afghanistan avec 36 autres pays de l'OTAN, dans le cadre d'une mission autorisée par les Nations Unies, en vue d'aider à rétablir la stabilité, la démocratie et l'autonomie dans ce pays. Il ne s'agit que d'une mission « AUTORISÉE » par l'ONU, et non pas une mission DES Nations Unies.

    Cependant les conditions en Afghanistan ont changé depuis les décisions canadiennes prises en 2001. Le Canada ne peut renier ses engagements qui étaient au départ essentiellement humanitaires, mais ses opérations sont devenues avec le temps essentiellement guerrières, ce qui est inacceptable pour la majorité des Québécois.

    Que faire? Le Canada devrait ramener la question de l'Afghanistan devant les Nations Unies pour revoir le rôle que l'ONU comme telle doit y assumer dans le respect de l'Afghanistan et pour y impliquer s'il y a lieu TOUTE la communauté internationale dans un nouveau rôle.

    Le Canada doit essayer de se sortir de ce pétrin en s'adressant à l'ONU. Pour sauver la face, le Canada devrait demander aux Nations-Unies de reprendre en mains tout le dossier de l'Afghanistan qui a été laissé à l'OTAN. Les opérations actuelles en Afghanistan sont en fait sous l'égide manifeste des USA, ce qui va jouer de bien vilains tours au Canada par terroristes interposés.

    Seules les Nations-Unies, et des contingents venant de tous les pays membres des Nations-Unies, pourraient amener un semblant de justification à cette guerre qui devrait plutôt être un effort de reconstruction.

    De façon plus générale, l'armée canadienne ne devrait participer à des opérations de paix ou de guerre à l'étranger que si le Canada est directement attaqué ou que ces opérations sont chapeautées directement par les Nations-Unies.

    Cependant, étant donné notre appartenance à l'OTAN, une exception serait faite dans le cas d'une attaque armée contre un pays membre de l'OTAN sur le territoire de ce pays, où l'entraide est alors de mise. Ceci excluerait des attaques contre soit disant des intérêts d'un pays membre de l'OTAN mais à l'extérieur du territoire de ce pays, comme par exemple des intérêts dans des puits de pétrole.

    Avec cette erreur guerrière en Afghanistan, le Canada a perdu son auréole d'ange de maintien de la paix. De plus, en s'immisçant dans un conflit où des intégristes fanatiques sont en action, le Canada en subira très probablement des retombées très négatives ici-même sur le sol canadien.

    Les Québécois forment un peuple pacifique. Malheureusement, par l'intermédiaire du Fédéral, nous dépensons contre notre gré des milliards de dollars dans cette guerre promue par M. Harper.

    C'est 22 milliards de dollars que M. Harper consacre à la guerre en Afghanistan.

    La part du Québec dans cette aventure guerrière: au moins 5 milliards. Cinq milliards de dollars d'impôts que les Québécois envoient à Ottawa pour la guerre!

    Mais en avons-nous les moyens? NON!

    Imaginez ce qu'on pourrait faire au Québec avec 5 milliards de dollars de plus!

    Une chance qu'on a le Bloc qui a réussi à limiter les dégâts et à forcer le Gouvernement à ne pas prolonger la guerre. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 12 décembre 2008 10h08
    La guerre, un besoin essentiel !
    « LA GUERRE : UN BESOIN ESSENTIEL !

    La guerre est un besoin essentiel qui coûte si peu qu'il ne vaut même pas la peine de parler du coût.
    Pourquoi alarmer la population sur le coût?

    L'économie va reprendre et ce n'est pas quelques prêts de plus... prêts obligés dus au déficit annoncé!
    Des peanuts vous dis-je!

    Il y a aussi le coût humain, mais on veut la justice ou pas?
    Il ne faut pas être égoïste au point de vouloir sauver ses enfants! Voyons soyez courageux, vous voyez bien que le monde a besoin de chair à canon!

    L'armée s'engage à vous fournir le cercueil avec même un magnifique drapeau en prime.
    Pour les plus démunis, le ministère de votre défense peut vous accorder un prêt avantageux pour l'enterrement. Enterrez maintenant, payer plus tard! N'est-ce pas merveilleux! ...

    Pour la suite :
    http://www.ledevoir.com/2008/12/12/commentaires/0812120643570.html


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 10h46
    Je suis fier de nos soldats
    « Oui je suis fier d'eux et les supporte entièrement dans leur mission.

    Ils vont aider un peuple à voter, je sais ici on comprend pas ce que cela veut dire avec 57%.
    Quel petit peuple sommes nous, et de plus ne voulons même pas aider les autres.

    Oui à la mission et allez y les boys bonne chance. »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 11h19
    On subventionne les Talibans
    « le quart de ce qu'on paie pour sécuriser le transport de pétrole va....aux Talibans! Des millions vont aux Talibans!

    http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/asia/article5327683.ece

    The West is indirectly funding the insurgency in Afghanistan thanks to a system of payoffs to Taleban commanders who charge protection money to allow convoys of military supplies to reach Nato bases in the south of the country.

    Contracts to supply British bases and those of other Western forces with fuel, supplies and equipment are held by multinational companies.

    However, the business of moving supplies from the Pakistani port of Karachi to British, US and other military contingents in the country is largely subcontracted to local trucking companies. These must run the gauntlet of the increasingly dangerous roads south of Kabul in convoys protected by hired gunmen from Afghan security companies.

    The Times has learnt that it is in the outsourcing of convoys that payoffs amounting to millions of pounds, including money from British taxpayers, are given to the Taleban.


    The controversial payments were confirmed by several fuel importers, trucking and security company owners. None wanted to be identified because of the risk to their business and their lives. "We estimate that approximately 25 per cent of the money we pay for security to get the fuel in goes into the pockets of the Taleban," said one fuel importer.

    Another boss, whose company is subcontracted to supply to Western military bases, said that as much as a quarter of the value of a lorry's cargo went in paying Taleban commanders.

    ----------- »

  • Guillaume Baillargeon
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 12h44
    Que faire?
    « Doit-on se retirer? La démocratie ne s'est peut-être pas installée avec notre arrivée, mais elle ne s'installera sûrement pas avec notre départ. Je ne crois pas que les Talibans soient des enfants de choeur. Je suis pas certain que leur laisser le pays serait une bonne idée. Quant à la reconstruction, elle suppose que la guerre est terminée. On ne peut faire de la reconstruction si la paix n'est pas revenue. Peut-être que la solution est de négocier avec les Talibans.

    Quant à l'idée que les Québécois servent de chair à canon, je trouve ça un peu ridicule. À ce que je sache, la majorité des soldats canadiens qui ont été tués là-bas ne venaient pas du Québec.

    Notre présence en Afghanistan est-elle justifiée? D'un certain point de vue, je trouve que non. Je vois mal où sont nos intérêts là-bas. Mais dans cette optique, je vois mal où sont nos intérêts à Chypre ou dans n'importe quel autre pays. Par contre, si on part du principe que nous avons le devoir d'aider les populations, que nous faisons partie d'organismes comme l'OTAN et l'ONU et que nous avons un rôle à jouer sur la scène internationale, je crois que notre présence là-bas peut se justifier.

    Certains auraient préféré que nous nous portions au secours du Darfour. Je crois que c'est également jusfiable. Mais, si je me rappelle bien, le Soudan a refusé l'envoi d'une force étrangère. Est-ce que nous devrions alors «envahir» le Soudan pour aider le Darfour? De toute façon, je crois qu'une mission humanitaire au Darfour serait difficile sans y avoir un volet militaire. Je suis pas sûr que les milices du Darfour nous souhaiteraient la bienvenue.

    En conclusion, je constate que la politique internationale ne peut être tranchée au couteau. Les beaux principes sont souvent inapplicables sur le terrain. Des groupes avec leur propre logique, leur propre culture s'afffrontent. Par contre, je sais que la pauvreté, les inégalités et le désespoir social engendrent les conflits.

    Doit-on rester en Afghanistan? Je ne sais pas. »

  • Conseil BPM Inc Mainguy André
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 14h02
    Formation des militaires et policiers Afghans
    « Où en est la formation de militaires et de policiers Afghans ? Normalement, avec un chômage qui frise les 90%, si les Afghans aiment leur pays, et si les Forces de l'OTAN sont disposées à assumer la facture du salaire des militaires et policiers Afghans, on devrait avoir plus de citoyens du pays s'occuper de leur propre affaires, ce qui est le but ultime de notre intervention, n,est-ce pas ? »

  • Linda Hart
    Inscrite
    vendredi 12 décembre 2008 14h15
    Les soldats de salon ou les ravages de la testostérone (their blood, our stupid guts)
    « Les Talibans contrôlent 72 % du pays. Cette guerre est un autre bourbier. Les Russes avant nous l'ont perdue et nous la perdrons, si ce n'est déjà fait. La guerre est une maladie qui semble bien incurable. En attendant, ce sont des jeunes Québécois qu'on envoie mourir en Afghanistan pour le plus grand profit des marchands d'armes, pour protéger l'oléoduc, les routes de commerce (armes et drogues) et le gouvernement Karzai(ce même Karzai qui agissait comme consultant pour la compagnie américaine qui souhaitait la construction de l'oléoduc). En effet, que feraient-ils les pauvres sans la chair à canon gracieusement fournie par nos gouvernants.

    Si la mission de l'armée canadienne était humanitaire, pourquoi n'est-elle pas restée à Kaboul où elle aurait été en mesure de travailler à la reconstruction de cette région ? Non, nos généraux bourrés de testostérone voulaient aller faire la guéguerre. Ils ont déménagé à Kandahar à grands frais pour que nos soldats puissent jouer à la vraie guerre. Bizarre, mais sur les cent tués, y a-t-il beaucoup de généraux ? Comme disent les soldats de ces gens-là «Our blood their guts».

    Ce qui ne cesse de me surprendre c'est de constater que les tactiques gouvernementales pour justifier une guerre injustifiable fonctionnent encore avec certains soldats de salon qui aiment bien la guéguerre à distance. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 12 décembre 2008 14h24
    Info afghane : Une guerre au nom de la paix !
    « Info afghane : Une guerre au nom de la paix !

    On dit qu'une quarantaine de pays font partie de la coalition pour l'occupation de l'Afghanistan.
    Qui sont-ils?
    La liste est difficile à trouver.

    Cependant, on sait que le 5 décembre 2008 on dénombrait en terme de troupes et de morts :
     United States: 33,000 troops; 556 deaths.
     Britain: 7,800 troops; 125 deaths.
     Canada: 2,500 troops; 100 deaths.
     Germany: 3,200 troops; 28 deaths.
     Spain: 800 troops; 25 deaths.
     France: 2,000 troops; 22 deaths.
     Netherlands: 1,500 troops; 17 deaths.
     Denmark: 1,800 troops; 16 deaths.
     Italy: 2,500 troops; 13 deaths.
    http://www.torontosun.com/news/canada/2008/12/05/7646721.html

    La grande coalition de 40 pays se rapproche plus de dix pays véritablement impliqués et d'une quinzaine apportant un support presque "moral".
    http://www.icasualties.org/oef/

    Le 8 décembre 2008, on comptait
    en pertes militaires de la coalition :
    2001 : 12 tués
    2002 : 69 tués
    2003 : 57 tués
    2004 : 58 tués
    2005 : 130 tués
    2006 : 191 tués
    2007 : 232 tués
    2008 : 273 tués au 8 décembre 2008
    Selon Wikipedia

    Les bombardements, l'invasion et l'occupation ont été un carnage.
    On dit que du côté afghan, le nombre de morts s'élève à des centaines de milliers.

    Juste pour l'occupation, en septembre dernier les Nations Unies comptaient 1,445 Afghans tués entre janvier et août 2008.

    40 000 militaires occupent l'Afghanistan.

    Le matériel employé serait comme suit:
    On a commencé par tirer des missiles Tomahawk à partir de sous-marins et de navires de guerre britanniques et américains. Ensuite, les Américains ont envoyé des hélicoptères et des avions de chasse. On estime à 150 et à 25 le nombre - respectivement - d'avions de chasse et de bombardiers utilisés. On a également envisagé d'envoyer le premier jour deux avions de transport McDonnell Douglas C-17 Globemaster III pour larguer 37 500 rations de nourriture pour des groupes de réfugiés en Afghanistan.
    Les forces armées occidentales déploient du matériel du plus en plus lourd sur le terrain.
    On dit que le Canada a dû acheter des chars de combat modernes:

    VBL-III
    Coyote (LAV-25)
    Leopard C2
    Leopard 2 A6M CAN
    Mercedez G Wagen
    M777 155mm
    Nayla
    VBP (véhicule de patrouille "Blast Resist" avec une coque en "V")

    Ces informations restent à être confirmées, mais paraissent conformes à la réalité.

    Pour sentir un peu plus la franche camaraderie (dont nous parle M. Michaud) qui se développe en Afghanistan ainsi que la montée de la démocratie et l'air pur de la liberté, visionnez le reportage fait en mars 2008 par une équipe française :

    Une guerre au nom de la paix
    http://www.dailymotion.com/video/x4sdl0_envoye-special-une-guerre-au-nom-de_news


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Vincent Roy
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 14h29
    La gratuité scolaire : 13% du budget militaire
    « Des campagnes de recrutement sont malheureusement en cours dans nos écoles du Québec. Les arguments pour convaincre les jeunes? Des salaires à envier, des études supérieures payées. Ces arguments sont très alléchants pour les étudiants plus démunis ayant du mal à joindre les deux bouts à cause des frais de scolarité trop élevés. Les étudiants devraient-ils à avoir à s'engager pour faire leurs études?. La réponse est non. La gratuité scolaire représente seulement 13% de l'argent de nos taxes gaspillés chaque année pour l'armée. La solution est évidente. »

  • Michel B Pilon
    Abonné
    vendredi 12 décembre 2008 16h33
    On a pas voté pour cela !
    « La présence militaire canadienne selon la doctrine était justifiée au départ comme rempart contre les talibans, et pour promouvoir la démocratie et l'implantation d'une mission humanitaire. On est loin du compte, au contraire, la présence canadienne en ce pays démontre d'une part que notre propre systhème démocratique est en chute libre. Les Canadiens n'ont pas voté pour une présence accrue en Afghanistan, ni une hausse, par ailleurs des coûts liés à cette guerre impérialiste. A maintes reprises l'opinion publique a manisfesté dans la rue pour le retrait des troupes canadiennes. On parle d'un retrait pour l'année 2011, mais est-ce vrai ? Et si la population afghanne, elle même votait pour le retour des Talibans, qu'elle serait penser vous la position des forces de l'Otan ? »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 16h43
    Supportons nos Braves Soldats Canadiens
    « À tous qui ne voulez pas de soldat Québécois en Afghanistan. Savez vous qu'il n'y a aucun soldat Québécois en Afganistan, et qu'il n'y a eu aucune mort de soldat Québécois. Car un soldat Québécois cela n'existe pas.
    Il n'y a que de fiers soldats canadiens, et ces soldats sont tous des volontaires et de fiers volontaires.

    Supportons fièrement nos soldats.

    Un soldat mort au service de son pays a mille fois plus de valeur que celle d'un Bourgeaux, Lévesque ou Laurin »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 12 décembre 2008 17h11
    À André Michaud
    « Il n'y a qu'au Québec où quelques citoyens crachent avec tant de plaisir sur leurs semblables.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 13 décembre 2008 10h32
    Devons-nous poursuivre les massacres en Afghanistan?
    « Devrions-nous rester en Afghanistan?

    Il existe sur la planète une multitude d'endroits où l'injustice sévit.
    Il existe sur la planète une multitude d'endroits où la démocratie, les droits humains et l'égalité des sexes n'existent pas.
    Il y a une multitude d'endroits où la misère est un affront à la dignité humaine.

    Pourquoi sommes-nous en Afghanistan?
    C'est la première question à laquelle nous devons répondre sérieusement.

    Il ne faut pas tomber aveuglément dans le simplisme.


    Il faut être conscient que la technique de déshumaniser l'adversaire est simple et efficace.
    Cette déshumanisation est effectuée quotidiennement à travers les médias qui offrent un moyen de diffusion phénoménal à la propagande.

    Pour nous, occidentaux, les gens "normaux", pensants et réfléchis, n'existent tout simplement pas en Afghanistan. Ni en Iran, ni en Chine, ni partout où l'on souhaite prendre possession du pays, de ses ressources naturelles jusqu'à sa situation géopolitique et militaire. Tout ce que l'on voit de l'Iran ce sont ces barbes et ces tuniques qui représentent l'intégrisme inflexible. On ne se doute pas qu'il existe des gens instruits, des jeunes universitaires érudits et ouverts sur le monde, on ne se doute pas qu'il y ait des gens d'affaires, des professionnels, bref, des gens "normaux".
    Voir le reportage de Sara Yalda, une Iranienne française.
    http://www.france24.com/france24Public/fr/dossiers/20070723-iran-dossier-special-reportage-alexandra-renard-fabien-thelma.php

    http://video.google.ca/videosearch?hl=fr&q=%22Une%20jeunesse%20tiraill%C3%A9e%22&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#

    La déshumanisation, il faut en être conscient. Nous avons beau avoir une autre culture, avoir une autre instruction, ne pas avoir les mêmes richesses, nous avons tous un sens de la justice, de la fierté, de l'amour. Nous avons tous des familles et des amis avec lesquels on vit, on partage et on rit.


    Qu'a-t-on fait en Afghanistan, depuis huit longues années?

    Huit ans, ce n'est pas rien.
    On constate que l'Afghanistan n'a pas avancé. On constate que la misère a même augmenté.
    Le droit des femmes est aussi pire.
    Les droits humains n'ont pas évolué.
    On condamne à mort des journalistes qui osent faire réfléchir.
    La corruption a progressé.
    Le narcotrafic a augmenté.

    Il est facile de mettre le blâme sur les talibans. D'ailleurs, on appelle «taliban» tous ceux qui sont résistants.
    Il faut se souvenir que pendant aux trois ans après avoir été vaincus, les talibans n'étaient à peu près pas actifs. Qu'a-t-on fait pour la population pendant ces trois années de calme?
    Rien.
    L'électricité n'a pas été rétablie, l'eau courante non plus, les services sanitaires non plus.

    Depuis deux ans, la population, en bien des endroits, souhaite le retour de leurs anciens bourreaux!
    Que fait-on en Afghanistan?
    Pourquoi occupe-t-on l'Afghanistan?

    Certains disent: "il faut être fier de nos soldats qui défendent notre pays".
    Qui défendent notre pays ?????
    Notre pays a été attaqué?

    Nos soldats ne défendent absolument pas notre pays, ils défendent un impérialisme mondial.

    Dans son commentaire,
    http://www.ledevoir.com/2008/12/12/commentaires/0812121753874.html
    M. Fafard dit:
    « Il y a des extrémistes qui se foutent éperdument de l'Occident. Ils n'ont rien à cirer de la vie de leurs propres concitoyens; ce ne sont que des barbares obsédés par une religion criminelle. ...
    Avec ça, il n'y a rien à faire; ces vandales veulent nous envahir pour nous inculquer leurs principes néfastes. »

    Nous avons ici, le reflet éloquent de cette technique de la déshumanisation. En l'assaisonnant de la peur, on obtient un citoyen appuyant totalement "l'effort de guerre" de son pays sauveur.
    C'est d'un simplisme élémentaire, mais d'une efficacité fulgurante. Une des armes de l'impérialisme est l'aiguillage de l'opinion. L'arme médiatique est terrible.

    « Les faits ne pénètrent pas dans le monde où habitent les croyances. » Paul Valéry

    Il faut s'accrocher aux faits et mettre de côté nos croyances et les opinions qu'on nous impose.

    Il faut regarder l'Afghanistan en face. Tout comme le monde entier.
    Il faut s'accrocher aux faits.
    C'est pourquoi nous avons un besoin immense de vrais journalistes.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Normand Beaudet
    Inscrit
    samedi 13 décembre 2008 11h56
    Le retrait immédiat d'Afghanistan : Pourquoi?
    « L'auteur, Normand Beaudet, est membre fondateur du Centre de
    ressources sur la non-violence et était représentant de l'organisme au collectif Échec à la guerre et au CA de l'organisme Citoyens pour un ministère de la paix.

    La mission de guerre en Afghanistan, et les multiples problématiques qu'elle soulève, offrent l'occasion de réfléchir sur le rôle du Canada dans le monde, sa politique extérieure et sa politique de défense. Ce sont trois aspects qui doivent être soigneusement imbriqués pour une action efficace dans le monde. C'est à la lumière d'une telle réflexion que doit être analysée la mission en Afghanistan, et que surgissent les questionnements fondamentaux qui remettent en question la présence des troupes canadiennes en Afghanistan.

    1- Politique américaine : La mission canadienne en Afghanistan est conduite dans le cadre global d'une politique américaine offensive. Depuis plus de trente ans cette politique a pour but de contenir les influences chinoise, russe et iranienne en Asie Centrale. Avec les récents événements au Pakistan, la stratégie actuelle ressemble de plus en plus à un encerclement géographique de l'Iran. Action politique effectuée dans le but vraisemblable d'appliquer une tactique d'étouffement économique de l'ennemie numéro un de l'Occident. Avec les sondages d'opinion sur la mission, la population du Québec semble reconnaître que tout ceci n'a rien à voir avec le bien-être de la population afghane, et tout à voir avec le maintien d'une influence économique dans la région à plus fort potentiel de croissance économique de la planète. Cette mission accentue de façon importante la déjà trop grande dépendance canadienne envers son voisin du sud.

    2- Environnement explosif : Cette mission, dangereuse, s'effectue dans un environnement régional impliquant de nombreuses ethnies, qui se disputent depuis des décennies des espaces territoriaux dont la richesse varie. Ces confrontations ont été attisées, directement ou indirectement par plusieurs puissances régionales (la Chine, le Pakistan, l'Iran, la Russie, les « istans » de l'ex-URSS et, moins directement, l'Inde) qui ont chacune des affinités ou des animosités historiques et culturelles avec les groupes en présence. On voit se dessiner une nouvelle confrontation économique entre l'Organisation de coopération de Shangaï, et l'OTAN, ayant pour coeur l'Afghanistan. Qu'on le veuille ou non, une solution politique durable en Afghanistan passe par une coexistence pacifique qui impliquera activement les 40 millions de Pachtounes de la région Afghano-pakistannaise. Les allégeances majoritaires de cette population penchent en direction du radicalisme islamiste des talibans. Il est tout à fait ridicule de vouloir convertir ces populations aux valeurs occidentales, ou de tenter d'imposer un gouvernement fantoche de type occidental dans cette région rongée par la guerre depuis des décennies. Les populations de la région savent que les alliés talibans d'hier, que nous avons armés, sont maintenant nos ennemis. Cette réalité confère à la mission militaire canadienne toutes les caractéristiques d'un inextricable bourbier politique et économique.

    3- Terreau de l'extrémisme et du terrorisme : Le choix de l'offensive dans cette mission, dicté par la politique économique américaine et les efforts d'éradication du pavot, nourrit présentement les différentes factions radicales dans la région. Les talibans ne sont pas les seuls fanatiques à profiter du commerce de l'opium meurtrier. Plusieurs membres du gouvernement que nous tentons d'imposer à la population afghane sont profondément impliqué dans ces activités criminelles et en profitent allègrement. La culture du pavot, qui avait cessé sous le régime des talibans, est dramatiquement redevenue le pilier économique du pays. Une véritable tragédie pour la population de ce pays, un des plus pauvres du globe. Tout indique que la chasse au taliban, pour espérer un succès, doive se poursuivre en territoire pakistanais. Une réalité qui déstabilise présentement toute la région. Ce guêpier politique devient un véritable terreau fertile pour le recrutement étendu, et la mobilisation massive d'insurgés. Les forces internationales, présentent depuis déjà 5 ans dans la région, sont de plus en plus perçues, et à raison, comme des forces occidentales d'occupation. Les militaires canadiens se positionnent comme les ennemis des désespérés du peuple, qui lui se métamorphose en opposants à abattre. Plus les militaires canadiens s'enlisent dans ce conflit, plus les citoyens canadiens risquent de devenir la cible de sympathisants qui ne voient comme issue que l'action terroriste. Continuer les actions militaires en Afghanistan constitue une menace à la sécurité de tous les canadiens.

    4- Engagement des alliés peu probable : Les militaires canadiens oeuvrent supposément dans le cadre d'une opération multilatérale. Il est évident pour tous que le succès de l'opération ne peut pas reposer sur les 2500 militaires canadiens sur le terrain. Ce succès repose sur l'engagement plus actif, plus offensif, mais peu probable, des dizaines de milliers de soldats alliés présents sur le terrain. Après les attentats du 11 septembre 2001, plusieurs pays européens se sont engagés dans la mission par obligation. C'était un devoir que d'assister un pays allié agressé, une action imposée par les règles de l'Alliance militaire de l'Atlantique (OTAN). C'est aussi ce contexte qui a mené à la persuasion de l'ONU pour endosser l'offensive militaire. Le rapport de la Commission d'enquête 9/11 du Congrès américain publié en juillet dernier laisse plusieurs observateurs perplexes. On étale, sans gêne, les ratées des services secrets américains, et sans sourciller, la minimisation de la menace appréhendée par le Pentagone. On a étrangement l'impression que les autorités en place faisaient peu de cas d'une nouvelle menace d'agression en sol américain par Al-Kaïda. On croirait même, parfois, qu'une agression en sol américain était souhaitée. Ce qui a fustigées l'administration Bush, ce n'est pas l'attentat, mais l'envergure du désastre engendré. Dans ce contexte, combiné à l'expérience de l'Irak, il semble très peu probable que les pays européens s'impliquent beaucoup plus dans les actions guerrières en sol afghan. Qui peut sérieusement croire que les membres de l'OTAN accepteront de prêter au commandant suprême des forces alliées, un général qui a toujours été américain, des troupes qui serviraient à poursuivre une telle mission militaire offensive? La hantise coloniale est encore bien présente dans plusieurs pays, le colonialisme économique moderne n'a pas bonne presse en Europe. Grâce à l'élection des conservateurs, les dirigeants militaires canadiens ont accomplis un tour de force. Ils ont planifié avec succès l'abandon de l'action multilatérale canadienne dans le cadre de missions de paix de l'ONU, pour la remplacer par une participation à une agression militaire qui n'a dorénavant plus rien de multilatérale. Le Canada était l'acteur principal des missions de paix du passé qui ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes. Il est devenu une puissance d'occupation active au service des opérations de conquête économique américaine, ce qui le discrédite un peu plus chaque jour aux yeux de la communauté internationale et de sa population.

    5- Lourde hypothèque sur les rôles futurs du Canada : Plus la mission offensive se prolonge, plus on hypothèque les possibilités d'un rôle constructif du Canada dans la région et dans le monde. L'expertise canadienne développée pendant des décennies dans le cadre de missions multilatérales de maintien de la paix, tant du point de vue diplomatique que militaire, s'avèrera inutile. Cette expertise développée au prix de vies humaines et à grands frais aurait pu s'avérer indispensables dans le cas d'une stabilisation ultérieure de la région. Le gouvernement conservateur questionne même la poursuite des opérations du Centre de formation Pearson pour la paix, un des jalons fondamentale de la politique militaire canadienne des récentes décennies. Le gouvernement Harper a positionné le Canada comme un des belligérants principaux dans le bras de fer économique de l'Asie Centrale que se livrent les puissances régionales et, par le fait même, s'est complètement discrédité pour d'éventuelles missions futures dans toute cette région du monde. Le monde a beaucoup plus besoin de pays qui considèrent le recours à la force comme l'exception et qui sont prêt à s'investir dans le désamorçage des crises, que de nouveaux pays « matamores », prêts à se lancer tête baissée dans des aventures de guerre. Si cette politique se poursuit, le Canada se disqualifiera ainsi pour tous les rôles de désamorçage des conflits et de prévention internationale. Les approches militaires offensives devraient définitivement être proscrites à moins d'une agression directe sur le pays. La réalité bien active de l'impérialisme économique américain multipliera les besoins en terme d'efforts de modération, de conciliation, stabilisation et de désamorçage des crises. L'impatience maladive de nos généraux « va-t-en guerre » doit impérativement être contenu par les politiciens.

    6- Une option politique insoutenable : Cette mission fait partie d'une politique militariste à courte vue, mise en oeuvre par un gouvernement minoritaire, et qui n'a été l'objet d'aucune consultation publique et d'aucun débat politique de fond. En moins de dix ans, les gouvernements militaristes ont fait grimper les dépenses militaires annuelles à 20 milliards dollars. Le gouvernement Harper a procédé aux étapes d'adjudication des contrats militaires en toute hâte en court-circuitant les procédures administratives de suivi des dossiers d'acquisition. La machine électorale se devait d'être prête pour le saupoudrage de contrats militaires le moment de la campagne électorale venue. Tout le processus d'achat des équipements pour la mission en Afghanistan est présentement sous enquête de la Vérificatrice générale du Canada. Les justifications d'un rôle actif du Canada dans une telle mission, en vue d'une politique extérieure et militaire réaliste, cohérente et soutenue par les canadiens sont inexistantes. A la grande satisfaction des militaires, les opérations militaires offensives multiplient les besoins en équipements, décuplent les besoins en nouveaux effectifs et crée un sentiment d'urgence permettant de court-circuiter tout exercice adéquat de suivi administratif et politique. Plus la mission offensive en Afghanistan se poursuit, plus le gouvernement conservateur poussera pour de nouveaux équipements militaires afin de « protéger nos soldat et garantir le succès de la mission » un chantage éhonté fait sur le dos des soldats qui meurent sur le terrain. Tous les ingrédients sont en place pour discréditer complètement l'engagement international du Canada. Après le petit scandale des commandites des libéraux, s'annonce le gargantuesque scandale militariste des conservateurs qui ne se calculera pas en dizaine de millions, mais en dizaines de milliards cette fois.

    7- L'avenir dans la prévention : Tout indique qu'une future politique canadienne, cohérente avec la tradition du maintien de la paix du pays, et adaptée à la nouvelle réalité d'après guerre froide, devrait s'orienter vers la détection avancée et la prévention des
    conflits internationaux et des génocides. Le Canada est une puissance économique secondaire et géographiquement isolée. Il ne peut se permettre qu'un rôle limité, bien circonscrit et cohérent avec les aspirations d'autonomie des canadiens afin de faire une réelle différence sur la scène mondiale. Ce rôle, pour des raisons économiques et géographique évidentes, ne peut être que non-offensif, et très spécialisé. Les assises d'une politique internationale de prévention des conflits internationaux se situent au niveau d'un agencement cohérent d'actions politiques: détection avancée, mécanisme d'alerte internationale, raffinement de l'intervention civile professionnelle, innovation dans la diplomatie préventive et de la mise en oeuvre de sanctions diverses (politiques, économiques et sociales) visant les élites belliqueuses et les combattants. La mise en oeuvre d'une véritable stratégie de prévention des conflits internationaux demande, non pas l'intervention de militaires, mais une expertise professionnelle sociale, légale, politique et de communication de haut niveau. La mission actuelle doit cesser car elle est nuisible à la mise en oeuvre d'éventuelles actions de prévention des conflits internationaux et aux perspectives d'engagement à long terme du Canada. L'avenir de l'engagement constructif du Canada sur la scène internationale réside dans le renforcement grâce à l'ACDI, de la présence des organismes de coopération canadiens dans la détection avancée des conflits et l'intervention civile préventive. Dans l'implication du Ministère des affaires extérieures du Canada dans le renforcement des sanctions sur les acteurs principaux des conflits par le biais des organismes multilatéraux. Et finalement, dans l'utilisation des effectifs militaires dans un cadre multilatéral de dernier recours. Une véritable économie de paix, basée sur l'action professionnelle préventive reste à construire. Pourquoi continuer à asperger d'huile les feux de la guerre?

    8- L'armée, pour aider le peuple : Aucun militaire n'aime risquer de se faire tuer. Ceux qui ont accepté de s'enrôler dans les forces canadiennes, et qui sont mobilisés doivent avoir la certitude que c'est pour le bien de la nation. Le rôle des politiciens lorsqu'ils osent demander le sacrifice suprême « d'aller tuer ou de se faire tuer » pour le pays, est de prouver hors de tout doute raisonnable que le recours à l'action militaire est indispensable. Le recours à la force militaire est un dernier recours qui n'est véritablement utile que lorsque tous les autres moyens non-militaires ont été utilisés, et ont faillis. C'est uniquement dans un tel contexte que, dans le cadre d'une politique canadienne de prévention des conflits internationaux, la population canadienne pourrait accepter le recours aux armes. La mission offensive actuelle n'a pas démontré qu'elle était la voie pour améliorer le sort des populations afghanes. Lors du début des hostilités, on doit se rappeler que les Talibans ne contrôlaient pas le territoire entier du pays. Les forces internationales occupent présentement un territoire qui est resté entre les mains de chefs de guerre qui font la pluie et le beau temps dans le pays depuis des décennies. A quelques exceptions près, la condition des gens occupant ces territoires n'a pas changé, et l'économie criminelle du pavot s'est maintenu. Ces gens, dont plusieurs sont représentés au pouvoir, n'ont jamais souhaité l'amélioration des conditions de vie du peuple. L'armée Nationale Afghane a été construite en utilisant les milices de ces dirigeant de clans. Même après plus de cinq ans d'opérations militaires, l'influence des sympathisants taliban est restée inchangée dans les fiefs traditionnels Pachtounes, et dans plusieurs régions, par dépit des gens, elle s'est accrue. Le gouvernement canadien est incapable de fournir des preuves incontestables de progrès sur le terrain. Quelques centaines de puits d'eau potable, et quelques centaines de kilomètres de routes devraient justifier l'appui « à la reconstruction ». Le fait que ces infrastructures ont vraisemblablement installées pour faciliter les opérations d'approvisionnement militaires ne semble pas compter. Camoufler l'agression militaire derrière une façade de reconstruction et d'assistance aux populations face aux « démons » à combattre est une tradition militaire millénaire. Malheureusement l'action de nos militaires ne laisse entrevoir aucun résultat plausible. Ce contexte d'aventurisme guerrier se prête-t-il au recrutement massif, et à l'envoi de jeunes soldats canadiens sur le front?

    9- Défense des droits des afghans? Quelques témoignages de jeunes filles retournant dans les écoles devraient nous convaincre du souci pour les droits de la personne rattaché aux opérations de guerre. Pourtant, les victimes civiles de ce conflit se comptent déjà par centaines, et les premières victimes de la guerre, surtout dans les contrées déshéritées, sont toujours les femmes. Le traitement digne des prisonniers afghan est la plus importante preuve de respect des droits de la personne et reconnaissance que le gouvernement canadien puisse offrir à ses combattants. Ce témoignage est de loin plus important que les processions funèbres. Les conventions internationales sur le traitement humain des prisonniers de guerre ont été établies spécifiquement pour protéger les combattants. Si le gouvernement veut prévenir les abus face à d'éventuels prisonniers canadiens, il se doit de montrer « pattes blanches » face aux conditions de ses prisonniers Talibans. En continuant de transférer les prisonniers talibans aux autorités afghanes, malgré les preuves de mauvais traitements, et en résistant à l'idée de s'assurer d'un traitement digne des ces prisonniers, le gouvernement canadien a confirmé son peu de souci pour les droits de la personne. Mais encore pire, il trahit le principe le plus élémentaire de sécurité pour ses propres soldats qui pourraient être détenus par les talibans. En ce sens, si le gouvernement Harper avait la moindre compréhension de ce veulent dire les traités internationaux sur les droits des prisonniers, il aurait exigé depuis longtemps la fermeture de la base américaine de Guantanamo Bay. Cette prison illégale en territoire cubain est un exemple patent de non-respect des droits des prisonniers combattants. Comment, dans ce contexte troublant, a-t-on pu engager les militaires canadiens en campagne militaire auprès des américains? Qui peut encore croire que nous sommes en Afghanistan pour améliorer les droits de la population lorsqu'on met, sans honte, la sécurité la plus élémentaire de nos propres militaires en danger?

    10- Une erreur historique : La politique militaire conservatrice que le gouvernement actuel tente de mettre en opération est coûteuse, nuisible et dangereuse. L'intervention rapide, dans toutes les régions du globe, par des forces militaires offensives est une voie d'intervention militaire économiquement insoutenable pour un pays comme le Canada, qui ne peut se réaliser qu'en appui aux politiques américaines. Choisir cette voie de l'appui à des interventions politiques offensives, même justifiées par la « guerre au terrorisme », aligne automatiquement le pays du côté du pouvoir économique mondial. Les canadiens qui voyagent de par le monde souffriront pour les décennies à venir d'un tel alignement politique. En plus d'empêcher le Canada de jouer un rôle politique constructif dans la résolution de futurs conflits internationaux, les canadiens devrons supporter économiquement pendant des décennies par le biais du Ministère des anciens combattants les vétérans blessés physiquement et psychologiquement par une telle aventure opportuniste. Encore pire, en s'alignant ainsi, le Canada devient automatiquement l'ennemi des plus désespérés, les terroristes. L'achat d'équipements militaires offensifs sera inévitablement suivi d'un accroissement exponentiel des dépenses en équipements policiers, de sécurité intérieure et en engins de surveillance de tout acabit. Le recours à la violence attise les haines, nourrit les peurs et génère à leur tour violence, haines et peurs. Le gouvernement conservateur actuel a tendu la main au nouveau complexe militaro-sécuritaire pour mettre en oeuvre sa stratégie électoraliste. Il a entraîné le pays et tous les canadiens un cycle infernal, la spirale internationale de la violence. Si on ne change pas le cap maintenant, l'histoire retiendra cette période du début du millénaire comme une période triste, un des plus importants rendez-vous manqués de l'histoire canadienne.

    En conclusion :
    Le maintien des troupes canadiennes en Afghanistan a toutes les caractéristiques d'une action purement idéologique et d'une séquence de gestes politiques opportunistes initiées par les libéraux, envenimées par ces mêmes libéraux et confirmées par le gouvernement Harper. Ces actions politiques ont été initiées pour répondre à des impératifs autres que le meilleur intérêt de la population afghane, des canadiens et du pays. En ce sens, la position des organismes qui demandent le retrait immédiat des troupes semble l'option politique la plus sensée et responsable.

    Le Canada doit de toute urgence redéfinir son rôle sur la scène internationale. Ce rôle doit dissocier des objectifs économiques et politiques américains.

    Tout comme l'était le rôle de participation aux actions multilatérales de maintien de la paix des Nations Unies, ce rôle doit être adapté aux aspirations des canadiens. La prévention des conflits internationaux et des génocides, par la détection précoce et l'intervention civile devrait être la voie privilégiée. Combiné aux actions de paix dans un contexte multilatéral, ce rôle serait parfaitement adapté aux ressources mobilisables.

    L'heure est maintenant venue de regarder la situation en face et de prendre les décisions qui s'imposent. « Soutenez nos troupes, ramenez-les à la maison avant qu'il ne soit trop tard » »

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