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La coalition tient toujours

Aussitôt couronné, Michael Ignatieff met Harper en garde

11 décembre 2008  Canada
Ottawa — Que les conservateurs se le tiennent pour dit. Le nouveau chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, n'a pas du tout l'intention de remiser l'entente de coalition avec le NPD pour remplacer le gouvernement de Stephen Harper. Il se dit prêt à renverser le premier ministre dès janvier et s'en remet à Michaëlle Jean pour décider s'il prendra le chemin électoral ou celui du 24 Sussex. C'est maintenant officiel: Michael Ignatieff est le chef intérimaire du PLC jusqu'à ce qu'il soit couronné, le 3 mai prochain, à Vancouver. Pour sa première sortie publique depuis cette consécration précipitée, M. Ignatieff a voulu dissiper les doutes quant à sa volonté de diriger un éventuel gouvernement de coalition avec le NPD et appuyé par le Bloc québécois.

«J'ai dit à mon caucus ce matin [hier] très clairement que je suis prêt à voter contre ce gouvernement et je suis prêt à diriger un gouvernement de coalition avec mes partenaires si c'est ce que la gouverneure générale nous demande de faire», a-t-il déclaré sur un ton ferme, qui ne laissait place à aucune interprétation. «Mais j'ai aussi indiqué clairement à mon caucus qu'un parti politique qui annoncerait aujourd'hui qu'il votera contre un budget qu'il n'a pas encore vu n'inspirerait pas confiance aux Canadiens.»

Pour plus de clarté encore, M. Ignatieff a ajouté: «Je n'ai pas l'intention de revoir, réviser ou chercher à réviser l'entente de coalition qui a été conclue.» Le nouveau chef semblait vouloir confondre les nombreux sceptiques qui annoncent depuis quelques jours la mort de la coalition. M. Ignatieff ne prétend pas savoir si la gouverneure générale acceptera, en janvier, d'offrir le gouvernement à l'opposition plutôt que de déclencher des élections, comme le lui demandera sûrement M. Harper. «Je respecterai sa décision.»

Le nouveau chef du PLC est apparu ferme, combatif et même frondeur à l'occasion. Le message était clair: il n'a pas l'intention de se laisser intimider par Stephen Harper, comme l'avait peut-être été son prédécesseur. Ainsi, quand on lui demande s'il craint que le Parti conservateur ne lance une fois de plus une campagne de publicité pour le caricaturer en début de mandat, comme il l'avait fait avec Stéphane Dion, il a cette réponse, presque menaçante: «Le premier ministre a perdu la confiance de la Chambre des communes. Je ne veux pas avoir l'air de donner des conseils au premier ministre, mais il m'apparaîtrait comme une très, très sérieuse erreur de sa part de lancer des attaques partisanes contre le chef d'un parti à ce moment. J'espère que je me fais bien comprendre.»

Légitimité attaquée

Le directeur des opérations politiques du Parti conservateur, le très influent Doug Finley, a fait circuler une première lettre mardi, dépeignant M. Ignatieff comme un chef parachuté. Faisant référence à la coalition, M. Finley écrit que «la personne qui deviendrait premier ministre du Canada n'était même pas chef d'un parti fédéral lors de la dernière élection et n'aura même pas été élu par les membres du Parti libéral».

M. Finley, qui demande aux militants de donner 200 ou 100 $ «pour nous aider à faire circuler ce message aux Canadiens», estime que cette façon de se donner un chef démontre le «mépris des libéraux pour les droits démocratiques». «Ne vous méprenez pas: Stéphane Dion, Bob Rae, Michael Ignatieff, Jack Layton et Gilles Duceppe vont continuer à faire le nécessaire pour imposer leur coalition.» À la sortie du caucus conservateur hier midi, certains députés répétaient d'ailleurs un message semblable.

M. Ignatieff a seulement répondu qu'il n'avait pas de leçon de légitimité à recevoir de Stephen Harper, qui a fait fermer le Parlement jeudi dernier, après seulement 13 jours de séance, pour éviter un vote de confiance qu'il aurait perdu.

Au caucus hier, M. Ignatieff a été mis en nomination comme chef intérimaire par nul autre que Bob Rae, son ami de jeunesse et rival jusqu'à mardi. Il a été secondé par Dominic LeBlanc, autre rival qui s'est désisté de la course à la chefferie lundi. L'exécutif du PLC a accepté d'accélérer la consultation de ses instances par téléphone. À 13h45 heures hier, la décision était prise.

Au sortir du caucus, les députés libéraux étaient unanimes à se dire heureux du dénouement de la situation. «Quand Bob Rae et Michael Ignatieff se sont étreints, il a été difficile de ne pas verser une larme, a expliqué la députée Martha Hall Findlay. C'était un moment extraordinaire, sincère. Toutes les choses appropriées ont été dites à propos de Stéphane Dion, Stéphane Dion a dit toutes les choses appropriées, Bob Rae et Dominic LeBlanc ont été spectaculaires. [...] On doit en particulier souligner ce qu'a fait Bob Rae mardi, en faisant primer l'intérêt du parti sur le sien.»

Stéphane Dion a seulement indiqué hier qu'il allait «aider» son nouveau chef. Il n'a pas voulu dire s'il serait candidat à de futures élections.

Un bon budget

Michael Ignatieff laisse quand même la porte ouverte à ce que le budget conservateur de janvier soit suffisamment intéressant pour que son parti l'appuie et désamorce donc complètement cette crise politique débutée depuis maintenant deux semaines. Toutefois, si Stephen Harper a vraiment envie, comme il l'a déclaré en entrevue la veille, de travailler avec l'opposition, alors ce sera à lui de faire les premiers pas.

«Après avoir perdu la confiance de la Chambre, après avoir précipité une crise nationale, après avoir soulevé des tensions entre les groupes du Canada, ce n'est pas à moi de tendre la main, c'est plutôt au premier ministre.»

Lorsqu'on lui a demandé ce qu'il voulait voir dans le prochain budget, M. Ignatieff a répondu qu'il n'avait pas l'intention de se lancer dans des négociations publiques avec Stephen Harper. À son avis, le premier ministre sait très bien ce que l'opposition veut voir dans ce budget. «S'il a besoin d'aide, nous lui rendrons peut-être service, mais je ne négocie pas avec lui, pas plus que je renégocie notre entente avec nos partenaires [du NPD et du Bloc québécois].»

À la sortie de leur caucus hebdomadaire, les députés conservateurs niaient être plus nerveux face à un adversaire de la trempe de M. Ignatieff, un intellectuel ayant eu une carrière très publique, presque glamour, tant en Grande-Bretagne qu'aux États-Unis. Certains ministres ont insisté sur l'importance de la branche d'olivier qu'avait tendue M. Harper la veille.

«M. Ignatieff reconnaîtra que la coalition n'est pas une bonne idée, croit le ministre de la Défense, Peter MacKay. J'espère que le premier ministre et M. Ignatieff seront capables d'aller au-delà de leurs différences philosophiques ou politiques pour s'asseoir et avoir une discussion significative.»

Les libéraux au Québec

Notons enfin que le nouveau chef du PLC estime que son parti est redevenu «l'option fédéraliste la plus crédible au Québec», et ce, à cause des déclarations de Stephen Harper au cours des derniers jours à propos des «séparatistes» du Québec. «M. Harper a perdu beaucoup de crédibilité avec l'électorat au Québec lors de la dernière semaine et des derniers mois. Le Québec doit être au centre du Canada.» M. Dion a affirmé qu'à son avis les déclarations avaient «certainement» eu un impact sur les élections québécoises de lundi, auxquelles le Parti québécois de Pauline Marois a obtenu 51 sièges. Il n'a pas voulu dire en quoi, se contentant de dire qu'au moins, un gouvernement fédéraliste avait été réélu.

***

Avec la Presse canadienne
 
 
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  • Yvon Roy
    Abonnée
    jeudi 11 décembre 2008 00h14
    chocolats
    Une coalition de diabétiques ne dure jamais très longtemps dans une boîte de chocolats. On verra...

  • André Michaud
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 08h10
    la balle dans le camps de M.Harper
    C'est maintenant à M.Harper de présenter un budget acceptable qui ne pourra être prétexte à un renversement du gouvernement conservateur élu.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 08h23
    L'épée de la coalition sans M. Dion
    Cet épée de coalition pend sur la tête de M. Harper ce qui devrait l'aider à préparer un meilleur budget à la fin de janvier. Est-ce que ça sera suffisant pour éviter une élection ou son remplacement par la coalition ? C'est un gouvernement conservateur en sursis.

    Où est passé M. Dion ? Il est parti prendre son Bovril !

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 08h35
    Bien sûr chers journalistes
    Il faut voir Daniel Lessard à R-C, s'échiner pour le Canada. Il ne peut plus se retenir. Ses «éditoriaux» du dimanche sont de moins en moins subtils.

    Il avait, à l'avance, fait l'enterrement de la coalition, car il était sûr que monsieur Ignatieff la rejetait secrètement. Pour dire vrai, c'était surtout sa lecture biaisée de la situation.

    Monsieur Ignatieff est beaucoup trop intelligent pour enterrer tout de suite son atout majeur qu'est la menace de former un autre gouvernement à la place de celui qui se croit majoritaire.

    ....

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 08h47
    Une journée et les forces en présence changent
    Un vrai chef et tout change. Harper n`a aucun principe, il fait le contraire de ce qu`il prêche et agit en matamore. Son avenir est ténu et bref comme Premier ministre. Il aura préféré la discorde et l`appui de la GG pour faire un Coup d`état contre la Chambre des communes et le peuple. Il va découvrir les douleurs de la défaite bien méritée .

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 09h04
    Espérons que ce ne sera pas un deuxième Trudeau
    Malgré de nombreuses différences dans la trajectoire existentielle et sociale, il n'en reste pas moins que M. Ignatieff tient souvent des propos à saveur trudeauiste. Ce matin, le jeudi 11 décembre 2008, il prétendait que depuis Pearson, les libéraux ont toujours été très respectueux du Québec et de la nation québécoise.

    MON OEIL!

    Et la présence de Justin, fils spirituel absolu de papa PET confirme mes doutes et suspicions en ce qui concerne les attitudes prévisibles des Libéraux face au Québec.

    JSB

  • Konstantin Kozlov
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 09h30
    Top 10 reasons that a coalition would be bad for Canada
    1. A coalition government between the NDP and Liberals, supported by the Bloc Quebecois would undermine democracy because Jack Layton, Gilles Duceppe and Michael Ignatieff would govern without the consent of the Canadian voter.

    2. Michael Ignatieff has walked into the leadership of the Liberal party without one vote from the Liberal grassroots. The coalition government would be led by Ignatieff as Prime Minister without earning one vote from Canadians.

    3. Mandates are earned not taken. Canadians ought to express their will through the ballot box, not have it tossed aside through backroom deals.

    4. The Bloc Quebecois should never dictate the terms of our government. Theirs is a party founded on the principle of ripping up Canada and now they want a hand in influencing its governance?

    5. 74% of Canadians voted against a Liberal government. Now, that's a majority!

    6. In a time of economic crisis, we don't need a political crisis. In the UK, PM Gord Brown and opposition leader David Cameron have put aside petty partisanship to make government work. Why did Bob Rae say he'll vote to defeat this government even without looking at its budget?

    7. Coalition talk is decreasing international confidence in our political and economic stability. On the first day of trading after the coalition plan was unveiled, the Toronto Stock Exchange plunged 864.41 points (9.3%). This is the biggest drop since Black Monday in 1987.

    8. We just had an election! Just a few weeks ago!! The Canadian people gave this current government a mandate. Now let them govern.

    9. The economy is the number one priority of Canadians. Most Canadians don't care about the usual day-to-day bickering in Ottawa. Canadians care about their families and their jobs. Political brinksmanship reflects how out-of-touch Ignatieff, Layton and Duceppe really are with real Canadians.

    10. Why would the Liberals team up with the NDP anyway? The Liberals themselves have called the NDP "economy damaging". We have an economist as Prime Minister. When you have a toothache you go to the dentist. When your car breaks down you go to a mechanic. Who better than an economist to deal with the economy?

    http://www.rallyforcanada.ca/nocoalition.php

  • Steve Fortin
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 10h24
    Harpeur n'a toujours pas regagné la confiance des élus... Loin de là!!!
    Il fallait écouter l'entrevue de Peter Mansbridge à la CBC avec Stephen Harpeur pour se rendre compte à quel point cet idéologue de la droite ultra-conservatrice ne regrette rien, ABSOLUMENT RIEN!!! Par trois fois le journaliste lui a demandé ou ouvert la porte à du repentir, une excuse pour cet énoncé économique (plutôt idéologique) qui a unit les forces de l'opposition en coalition. Nada. C'est toujours la faute des autres. Les méchants séparatisssssssses, les dépensiers de socialissssssses, les traîtres de libééééraux... Mais jamais eux. D'ailleurs, le lieutenant (valet) de Harpeur au Québec, Christian Paradis était aux limites de l'absurde pour tenter de justifier la position de son parti face au Québécois lors d'un point de presse où il était questionné par l'inneffable Lapierre...

    Non seulement la coalition doit-elle demeurer un rempart contre la démagogie conservatrice, elle doit en plus élaborer son plan de gouvernance pour proposer une alternative cohérente le plus rapidement possible aux québécois et aux canadiens.

    Auquel cas nous verrons ensuite comment réagirons les conservateurs; notamment le candidat défait dans Argenteuil-Papineau, Scott Pearce, qui dans un journal local ici prônait la désobéisance civile (un conservateur du law and order imaginez!!!!)dans le cas où la coalition prenait le pouvoir alors que tous savent qu'en cas de défaite du gouvernement après la prorogation, après la plus courte session parlementaire de l'histoire, TOUT JUSTIFIE la remise des pouvoirs aux mains de l'opposition À CAUSE DE L'ENTÊTEMENT DES CONSERVATEURS ET DE LEUR CHEF QUI LES MÈNENT DROIT À LEUR PERTE...

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 10h53
    Une (plutôt que dix) raison de ne pas bouder la coalition!
    La coalition est légitime puisque nous vivons dans un régime parlementaire de type britannique. Nous avons élu un parlement et le parti qui a pris le pouvoir ne représente que 38% de l'électorat. Et, comble de l'horreur, ce parti gouverne comme s'il avait élu par plus de la moitié des électeurs et comme s'il avait la majorité des députés de son côté.

    En régime parlementaire, les parlementaires ont le droit de faire des coalitions ou des alliances.

    Enfin, nous verrons bien! Les possibles sont multiples.

    JSB

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 11h13
    Leçons de démocratie?
    La coalition conservatrice, composée des Réformistes, Alliancistes et Progressistes-conservateurs veut donner des leçons de démocratie à la majorité des Canadiens qui n'ont pas voté pour elle. On dirait qu'ils ont pris leur cours de démocratie 101 dans «Mein Kampf»... Tout comme Harper et Dion, Ignatieff a été élu dans sa circonscription non comme Premier Ministre mais comme député représentant sa circonscription. Le chef du parti qui recueille le plus de députés en Chambre devient le PM et si le parti en question change de chef, alors le Canada change de PM. De plus le groupe de député qui a la confiance de la majorité des députés en Chambre a le droit et le devoir de constituer un gouvernement et de gouverner tant qu'il a la confiance de cette Chambre.

    L'hystérie conservatrice (voir le message de M. Kozlov et le site auquel il réfère) n'est que de la propagande démagogique et démontre clairement que les ténors conservateurs ont perdu les pédales et sont prêts à tout, y compris le mensonge et la fourberie, pour s'accrocher au pouvoir. Harper ne regrette rien, comme il l'a dit à Peter Mansbridge avant-hier, parce qu'il est maintenant certain de gagner une élection rapide avec une majorité grâce à cette campagne de dénigrement à saveur ethnique qui semble avoir convaincu un très grand nombre d'électeurs au Canada, en particulier hors du Québec.

    Ignatieff n'a pas beaucoup de marge de manoeuvre dans ce contexte car il serait ridicule que son parti, les néo-démocrates et le Bloc versent dans les mêmes excès de propagande fasciste que les Conservateurs. Il ne lui reste plus qu'à tenter de rassembler les Canadiens ensemble avec une vision inclusive de l'avenir où chacun y trouverait son compte. Quel défi!

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 11h33
    @Mister Kozlov
    N'avez-vous pas remarqué que le Devoir est un journal francophone ?

    Vous êtes drôlement bouchés chers anticoagulants. Monsieur Harper n'a pas la majorité. Vous ne savez pas compter.

    De plus les gens qui ont voté pour les autres partis ont aussi voté pour que leur choix dirige le pays.

    Vous êtes tellement avide de pouvoir que vous en perdez même toute notion de mathématiques élémentaires.

    La majorité, c'est 50 % + 1, même si monsieur Dion a voulu la rehausser.

    Si vous souhaitez maintenant la baisser, si on vous suit, la majorité c'est maintenant 46 %. On s'en rappellera au prochain référendum.

    ....

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 12h08
    La coalition hystérique a du plomb dans l'aile
    La coalition qui demande de tirer l'argent par les fenêtres comme Obama le fait et sans résultat est en train de s'effriter.

    Déjà le nouveau chef libérala donné le ton. Je vais rencontrer Harper et savoir ce que contiendra le budget AVANT de réagir. En language doplomatique ca veut dire, Layton calme toi un peu, les compagnies d'automobil;es sont voraces pour éponger leur cupidité et Duceppe t'est démasqué. car tout ce que tu veux c'est foutre le bordel dans un pays ou tu bàne crois pas.

    La décidiàsion de Igantieff est sage et ramène à la responsabilité les exaltés qui se divisaient déjà les limousines et les ministères avec le large sourire condescendant d'un Duceppe ayant créé la tempête nécessaire pour être repris par la Châtelaine humble de Charlevoix pour la séparation du Canada. La condition gagnante est une baloune qui s'essoufle devant le sens des responsabilités du nouveau chef libéral.

    Enfin Ignatieff amène du sérieux dans le parti libéral. Lui qui est supporté par Paul Martin vient de sonner la fin du règne Trudeau-Chrétien à moins que fiston Justin se faufile dans ce brouhaha. Décidément Dion a laissé un piètre souvenir dont le plus mémorable est sa loi sur la clarté référendaire et son plan vert coûteux et anti redressement économique.

  • Andrée Proulx
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 13h00
    Pour désarmer un arrogant
    La coalition survivra si M. Ignatieff tient parole. Il aurait intérêt à ne pas changer d'idée et à s'en tenir à la déclaration faite à son caucus de diriger un gouvernement de coalition avec ses partenaires. Il détient un rapport de force qui lui permettra de faire des choix, s'il poursuit à jouer le politicien avisé. Il ne condamne pas à l'avance un budget qu'il ne connaît pas. Mais se déclare également prêt à voter contre le gouvernement le temps venu.

    Stephen Harper sait exactement ce que souhaitent les partis d'opposition après leur avoir demandé, et il a fait exactement le contraire. S'imaginant les tasser en leur enlevant leur financement public, c'est lui qui s'est fait tasser.

    La balle est maintenant dans le camp de Stephen Harper. Il a fermé le parlement après 13 jours de session pour fuir un vote de confiance qu'il perdait, et soulevé le pays sans raison pour justifier sa lâcheté en faisant appel de façon irresponsable à la division naturelle des deux nations.

    Pour l'instant, je suis satisfaite que M. Ignatieff ne rejette pas l'appui du Bloc. Je paie toujours des taxes et des impôts à Ottawa. Il réaffirme son accord à l'entente malgré l'insatisfaction des électeurs conservateurs et les débordements hargneux des tribunes téléphoniques.

    Pour ceux et celles qui croient toujours au débat démocratique :

    http://www.coalitionprogressiste.ca/

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 13h21
    Way to go Mr. Kozlov
    I wholeheartedly agree with your analysis.

  • Matthieu Mondou
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 14h28
    Kozlov = fonny
    Il faudrait arrêter d'accorder de la crédibilité à quelqu'un qui emprunte un faux nom à un joueur de hockey et qui s'exprime en coller-copier et qui ensuite essaie maladroitement de s'auto-congratuler avec un autre faux nom ridicule.

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 14h55
    À Fernand Trudel
    Il y a une différence de nature entre la lecture critique et l'incapacité à lire. Monsieur Trudel nous illustre cette différence dans la majorité de ses commentaires. Mais il a le droit...
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 16h12
    Bravo, Mr. Fernand Trudel
    Remarquable analyse, eh qu'y a donc du monde brillant icitte. Et n'ecoutez pas Mr. Roland Berger, on tuerait un ane a coups de bananes cuites avant qu'il ne comprenne rien a rien.

  • Boris Savoie-Doyer
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 16h32
    Réponse à M. Kozlov (in English)
    What better than an economist to face an economic crisis?

    I don't know, a good economist? Even better, a responsible government acting on the advice of several good economists?

    If I'm not mistaken, hundreds of economists lined up to say Harper's plan was catastrophic, but you're supposed to know that, you're a "blogmaster" or whatever.

    I suggest you join the facebook group "I DON'T KNOW ANYTHING ABOUT PARLIAMENTARY GOVERNMENT AND I'M ANGRY" (yes, it's in all caps on Facebook).

    Sheesh.

  • Linda Hart
    Inscrite
    jeudi 11 décembre 2008 17h34
    C'est Le Devoir ici, pas The Gazette
    J'aimerais suggérer au journal de ne pas publier les interventions qui ne sont que du copier-coller. Ceux qui en font pourraient se contenter de donner la référence. Il me semble aussi que ceux qui désirent s'exprimer dans votre journal pourraient se donner la peine de le faire en français et de traduire leurs copier-coller. La paresse intellectuelle, cela commence à devenir irritant.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 18h00
    Dion et Harper, les deux Stéphane
    Et de un de parti. L`autre suivra très bientôt. Sans Stéphane que ferons-nous? Le tirage de La Presse va souffrir!

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 19h23
    Konstantin Koslov wants Harper to hold power for ever.
    Si M. Koslov continue de soutenir qu'une coalition entre libéraux et néodémocrates est illégitime parce qu'elle a la promesse du Bloc de ne pas lui retirer sa confiance pour une durée de 18 mois, il doit sans doute soutenir également que les partis de l'opposition ne peuvent pas renverser le gouvernement Harper parce que pour le faire ils auraient besoin des votes des séparatistes du Bloc québécois. Donc si les séparatistes ne peuvent pas permettre aux libéraux et néodémocrates de gouverner, ils ne devraient pas pouvoir, non plus, empêcher les conservateurs de gouverner. La gouverneure générale lui donnera peut-être raison, encore. Ce qui implique que M. Harper, avec un gouvernement minoritaire peut conserver le pouvoir aussi longtemps qu'il le souhaite. C'est une nouvelle ère: "Harper forever".

  • Jean Frost
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 20h21
    À M. Kozlov
    Quoi? Parlez-vous français? On n'entend que du chinois.

  • Jean-Marc Lord
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 20h21
    sirop d'erable
    notre sirop d'erable et sucreries du printemps les acheverons...Soyons patients et pas dupes...

  • Lyse Lavallée
    Inscrite
    vendredi 12 décembre 2008 14h07
    En effet, la balle est maintenant dans le camp Harper
    Même s'il ne regrette rien, il sait quoi faire maintenant. Le message de monsieur Ignatieff est clair.

    La question qui tuera ou pas: est-ce que Stephen Harper est davantage assoiffé de pouvoir ou maladivement fixé idéologiquement? La réponse sera dans le budget.

    J'admets ne pas trop connaître monsieur Ignatieff. Mais de ce que j'ai pu voir et entendre... je le trouve intéressant. Il semble crédible, ce qui est rafraîchissant. Enfin, il ne revient pas sur ses engagements en gardant le "traité" de coalition dans sa poche d'en arrière. La suite pourrait être intéressante.

  • Konstantin Kozlov
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 17h01
    Ma réponse
    Waw! Oui, je parle français comme vous. Oui, c'est mon vrais nom Konstantin Kozlov et je n'ai aucun parenté avec Vyacheslav Kozlov qui joue au hockey chez Capitals.
    Bien, je suis canadien d'origine russe comme M. Ignatieff. Et oui, je suis conservateur depuis plusieurs années.
    Pourquoi j'ai publié ces 10 raisons sans commentaires? La réponse c'est bien évidant que je suis tout ai fait d'accord avec M.Stephen Taylor. Je n'ai rien à ajouter.
    Sauf. Si cette coalition des marxiste-léninistes, séparatistes et socialistes veut prendre le pouvoir donc elle doit absolument passer par les élections. Ça, c'est la démocratie.
    C'est surprennent que une personne qui a vécu 25 ans dans USSR doit expliquer ça aux canadiens qui vient toujours dans le pays démocratique comme le Canada.

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