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Harper prie Ignatieff de le laisser gouverner

Le premier ministre ne regrette rien de ce qu'il a dit ou fait au cours des deux dernières semaines

Alec Castonguay   10 décembre 2008  Canada
Ottawa — Stephen Harper n'aura attendu que trois heures avant d'envoyer son premier message au nouveau chef du Parti libéral, Michael Ignatieff. Hier après-midi, Stephen Harper lui a demandé de renoncer à la coalition, d'assurer le passage du budget et de faire fonctionner le Parlement.
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  • Yves Côté - Abonné
    10 décembre 2008 03 h 08
    Pas les mêmes objectifs ???
    Monsieur Harper montre encore une fois la limite de sa connaissance du Canada et surtout, du Québec. Il a bien une vision des choses et pas une lecture d'elles...
    Il dit que le Bloc Québécois n'a pas les mêmes objectifs que les autres partis canadiens, en laissant entendre que son but est de détruire le Canada, argutie de propagande bien connue des Québécois.
    Alors, précisons-lui que le but des indépendantiste ne fut jamais depuis quarante ans de détruire quelque pays que cela soit mais bien d'en construire un nouveau, à majorité française, à côté d'un Canada à majorité anglaise. Et qu'en cela, bien que lui et ses amis ne puissent pas le concevoir à cause de leurs lunettes mises à l'envers depuis si longtemps, le Canada y gagnera sans doute autant que le Québec et que tous deux, ensemble, d'égal à égal, pourront former deux nations fortes et même, complices...
    Et ça, ce n'est pas d'avoir des objectifs différents, comme il le dit, c'est de choisir des moyens différents et plus conformes avec ce qu'on est pour réussir et prospérer collectivement !
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    10 décembre 2008 03 h 19
    La semaine aux longs couteaux terminée...
    Charest avec sa majorité tout redevient dans l'ordre l'idée était simplement de faire peur aux souverainistes pour élire John majoritaire. Cessez votre "Show"
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  • David Sanschagrin - Abonné
    10 décembre 2008 13 h 39
    Harper et l'intérêt "national".
    Il est très étonnant qu'un homme qui fit partie du Reform party, un parti régionale de l'Ouest et qui faisait la promotion des intérêts de l'Ouest, parle ainsi. Il est évident qu'au sein du Parti conservateur la faction réformiste en mène large, on n'a qu'à regarder les propositions rejetées par l'Opposition. Il est aussi évident que dans un sujet aussi crucial que l'environnement, M. Harper n'a pas en tête les intérêts généraux du Canada, mais bien ceux de l'Ouest et de ses sables bitumineux. Donc, je crois que M. Harper devrait éviter de se poser en défenseur de l'intérêt "national". Ne souffre-t-il du syndrome de la paille et de la poutre?
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  • Jean de Cuir - Abonné
    10 décembre 2008 20 h 38
    Le sophiste
    Je suis d' accord avec les commentaires précédents. Je ne vois pas comment M.H. peut logiquement ne rien regretter et du même souffle inviter M. Ignatieff à enteriner d`avance le prochain budget. Les cris de légitimité et d`illégitimité n`ont aucun sens. Le moins que l`on puisse dire c`est qu`il n`a pas de flair ou de "pif" diplomatique et politique, puisque son idéologie enveloppe ses interventions. Transcender la ligne du parti semble chez lui une impossibilité : il ne l`a pas fait ( et ne le regrette pas) et il ne le fera pas. On ne mesurera pas assez la portée des "insultes" faites aux québécois et québécoises. Ce sont tous les discours des conservateurs qu`il faut analyser. J`ai pu parcourir tous les journaux du pays du 2 décembre : on y trouve des perles de dénigration, parfois de mépris; le discours de la "haine" est si facile à attiser. Il faut dire aussi que ce ne sont pas tous les conservateurs qui sont en accord avec la bourde de Harper et Flaherty.
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