Conférence de Poznan - Les écologistes canadiens tentent de limiter les dégâts
Le défi des écologistes canadiens et de leurs alliés internationaux à Poznan, c'est de faire en sorte que la délégation canadienne «fasse le moins de dommages possible à la négociation internationale» en cours sur la poursuite de la lutte contre les changements climatiques après 2012.
C'est ce qu'a expliqué hier au Devoir Hugo Séguin, porte-parole d'Équiterre à Poznan, selon qui tous les groupes canadiens présents à Poznan, en Pologne, s'inquiètent des tentatives répétées de la délégation canadienne de miner les pourparlers en s'attaquant à l'objectif de réduction convenu l'an dernier à la conférence de Bali et, aussi, en tentant de faire inscrire dans la convention le principe des «circonstances nationales» pour obtenir sous de fallacieux prétextes un fardeau moindre de réduction de gaz à effet de serre (GES).
L'an dernier à Bali, la conférence s'était terminée par un accord sur un objectif de réductions d'ici à 2020 des GES devant se situer entre 25 et 40 % sous le niveau de 1990. Cette «fourchette de réductions» correspond à la recommandation du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), lauréat du Nobel de la Paix en 2008. Pour le GIEC, cette fourchette permettrait d'éviter des «changements dangereux», pour ne pas dire irréversibles du climat en stabilisant la hausse de la température moyenne du globe à 2 degrés centigrades, ce qui correspond à une concentration de 450 parties par million de CO2 dans l'atmosphère terrestre. La concentration actuelle atteint 386 ppm.
Le Canada, explique Hugo Séguin, essaie de faire disparaître des textes toute référence à cette fourchette de réductions. Il adopte ainsi l'attitude des États-Unis, avec qui il a tenté l'an dernier de paralyser jusqu'à la dernière minute la conférence de Bali. Cette conférence s'est terminée quand un délégué a invité les États-Unis à sortir plutôt que de paralyser un consensus évident de la communauté internationale.
«Le Canada, explique le porte-parole d'Équiterre, craint l'adoption de cet objectif, car le plan du gouvernement Harper aboutira en 2020, dans la meilleure des hypothèses, à une réduction de 3 % de ses émissions par rapport au niveau de 1990, ce qui est très loin d'une réduction de 25 à 40 %.»
Il compte pour alliés le Japon et la Russie, qui le secondent, mais avec plus de diplomatie, puisque cette position équivaut à remettre en question une décision formelle de la communauté internationale.
Les écologistes canadiens, ajoute Hugo Séguin, n'arrivent pas à comprendre pourquoi le gouvernement canadien s'avère incapable d'évoluer et d'adopter, comme les autres pays, y compris les États-Unis, une sortie de crise économique qui passe par une intensification prioritaire de la lutte contre les changements climatiques.
Hier, l'ONU divulguait un sondage mené auprès de 1000 décideurs dans le monde, qui révèle que 73 % d'entre eux ont tourné la page sur la vieille stratégie de «l'économie d'abord» des années 70 pour plutôt utiliser la décarbonisation de cette même économie comme fer de lance de leurs projets de relance.
C'est ce qu'a expliqué hier au Devoir Hugo Séguin, porte-parole d'Équiterre à Poznan, selon qui tous les groupes canadiens présents à Poznan, en Pologne, s'inquiètent des tentatives répétées de la délégation canadienne de miner les pourparlers en s'attaquant à l'objectif de réduction convenu l'an dernier à la conférence de Bali et, aussi, en tentant de faire inscrire dans la convention le principe des «circonstances nationales» pour obtenir sous de fallacieux prétextes un fardeau moindre de réduction de gaz à effet de serre (GES).
L'an dernier à Bali, la conférence s'était terminée par un accord sur un objectif de réductions d'ici à 2020 des GES devant se situer entre 25 et 40 % sous le niveau de 1990. Cette «fourchette de réductions» correspond à la recommandation du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), lauréat du Nobel de la Paix en 2008. Pour le GIEC, cette fourchette permettrait d'éviter des «changements dangereux», pour ne pas dire irréversibles du climat en stabilisant la hausse de la température moyenne du globe à 2 degrés centigrades, ce qui correspond à une concentration de 450 parties par million de CO2 dans l'atmosphère terrestre. La concentration actuelle atteint 386 ppm.
Le Canada, explique Hugo Séguin, essaie de faire disparaître des textes toute référence à cette fourchette de réductions. Il adopte ainsi l'attitude des États-Unis, avec qui il a tenté l'an dernier de paralyser jusqu'à la dernière minute la conférence de Bali. Cette conférence s'est terminée quand un délégué a invité les États-Unis à sortir plutôt que de paralyser un consensus évident de la communauté internationale.
«Le Canada, explique le porte-parole d'Équiterre, craint l'adoption de cet objectif, car le plan du gouvernement Harper aboutira en 2020, dans la meilleure des hypothèses, à une réduction de 3 % de ses émissions par rapport au niveau de 1990, ce qui est très loin d'une réduction de 25 à 40 %.»
Il compte pour alliés le Japon et la Russie, qui le secondent, mais avec plus de diplomatie, puisque cette position équivaut à remettre en question une décision formelle de la communauté internationale.
Les écologistes canadiens, ajoute Hugo Séguin, n'arrivent pas à comprendre pourquoi le gouvernement canadien s'avère incapable d'évoluer et d'adopter, comme les autres pays, y compris les États-Unis, une sortie de crise économique qui passe par une intensification prioritaire de la lutte contre les changements climatiques.
Hier, l'ONU divulguait un sondage mené auprès de 1000 décideurs dans le monde, qui révèle que 73 % d'entre eux ont tourné la page sur la vieille stratégie de «l'économie d'abord» des années 70 pour plutôt utiliser la décarbonisation de cette même économie comme fer de lance de leurs projets de relance.
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