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Conférence de Poznan - Les écologistes canadiens tentent de limiter les dégâts

Louis-Gilles Francoeur   10 décembre 2008  Canada
Le défi des écologistes canadiens et de leurs alliés internationaux à Poznan, c'est de faire en sorte que la délégation canadienne «fasse le moins de dommages possible à la négociation internationale» en cours sur la poursuite de la lutte contre les changements climatiques après 2012.

C'est ce qu'a expliqué hier au Devoir Hugo Séguin, porte-parole d'Équiterre à Poznan, selon qui tous les groupes canadiens présents à Poznan, en Pologne, s'inquiètent des tentatives répétées de la délégation canadienne de miner les pourparlers en s'attaquant à l'objectif de réduction convenu l'an dernier à la conférence de Bali et, aussi, en tentant de faire inscrire dans la convention le principe des «circonstances nationales» pour obtenir sous de fallacieux prétextes un fardeau moindre de réduction de gaz à effet de serre (GES).

L'an dernier à Bali, la conférence s'était terminée par un accord sur un objectif de réductions d'ici à 2020 des GES devant se situer entre 25 et 40 % sous le niveau de 1990. Cette «fourchette de réductions» correspond à la recommandation du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), lauréat du Nobel de la Paix en 2008. Pour le GIEC, cette fourchette permettrait d'éviter des «changements dangereux», pour ne pas dire irréversibles du climat en stabilisant la hausse de la température moyenne du globe à 2 degrés centigrades, ce qui correspond à une concentration de 450 parties par million de CO2 dans l'atmosphère terrestre. La concentration actuelle atteint 386 ppm.

Le Canada, explique Hugo Séguin, essaie de faire disparaître des textes toute référence à cette fourchette de réductions. Il adopte ainsi l'attitude des États-Unis, avec qui il a tenté l'an dernier de paralyser jusqu'à la dernière minute la conférence de Bali. Cette conférence s'est terminée quand un délégué a invité les États-Unis à sortir plutôt que de paralyser un consensus évident de la communauté internationale.

«Le Canada, explique le porte-parole d'Équiterre, craint l'adoption de cet objectif, car le plan du gouvernement Harper aboutira en 2020, dans la meilleure des hypothèses, à une réduction de 3 % de ses émissions par rapport au niveau de 1990, ce qui est très loin d'une réduction de 25 à 40 %.»

Il compte pour alliés le Japon et la Russie, qui le secondent, mais avec plus de diplomatie, puisque cette position équivaut à remettre en question une décision formelle de la communauté internationale.

Les écologistes canadiens, ajoute Hugo Séguin, n'arrivent pas à comprendre pourquoi le gouvernement canadien s'avère incapable d'évoluer et d'adopter, comme les autres pays, y compris les États-Unis, une sortie de crise économique qui passe par une intensification prioritaire de la lutte contre les changements climatiques.

Hier, l'ONU divulguait un sondage mené auprès de 1000 décideurs dans le monde, qui révèle que 73 % d'entre eux ont tourné la page sur la vieille stratégie de «l'économie d'abord» des années 70 pour plutôt utiliser la décarbonisation de cette même économie comme fer de lance de leurs projets de relance.
 
 
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 10 décembre 2008 02h38
    Le CO2, le bouc, émissaire payant.
    Fer de lance d'un projet de relance? Possiblement, rien de mieux qu'une crise pour tout changer, peu importe la nécessité, voire le bienfait de ce changement. Les bienfaits de donner un prix au CO2 sont nul pour la masse parce que le CO2 n'est pas responsable des changements climatiques, du moins, si impact il y a, il est minime. D'ailleurs, sa concentration est plus élevée dans la troposphère qu'à la surface de la Terre et pourtant, la troposhère ne s'est pratiquement pas réchauffée depuis qu'on mesure sa température. De plus, ça ne se réchauffe plus depuis 1998, fait omis par le verts qui crient à la fin du monde.


    On peut le voir clairement ici

    http://data.giss.nasa.gov/gistemp/graphs/Fig.C.lrg

    Mais bon, comme l'histoire du gaz carbonique vaut des billions de dollars, on veut nous la vendre et tous les moyens sont bon.

    Même si pour ça l'énergie nécessaire à tous devient plus dispendieuse, ce qui va indéniablement avoir un impact énorme chez les moins nantis.

    Ça fait longtemps que le mouvement vert a été détourné par les financiers dans le but évident qu'il leur soit profitable au lieu de leur nuire, et ça marche !

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mercredi 10 décembre 2008 03h16
    A quand Kyoto tiendra compte de la pollution de l'air?
    Est-ce de l'inconscience ou de l'incomptence pour opter pour des solutions qui tuent davantage les gens?

  • Frédéric Champagne
    Inscrit
    mercredi 10 décembre 2008 12h50
    Du rationnel s'il-vous-plaît messieurs-dames-politiciens
    Quel honte que la position du gouvernement canadien. Cette position vient du bureau du premier-ministre, gouvernement minoritaire ou pas!

    J'ai failli m'étouffer là en lisant les réactions. Le mouvement vert a été détourné par les financiers! Sérieusement, ce ne serait pas plutôt que celui-ci a adopté le langage qui rejoint vraiment les décideurs et les puissants. On ne vit pas en vase clos et les bonnes intentions ont besoin de moyens elles aussi!

    Selon cette même logique, seul le gouvernement canadien et ses appuis du milieu énergétique résisterait au détournement par le mouvement vert. Ouf! Le graphique dont parle monsieur Pageau illustre l'évolution de l'ANOMALIE de température d'après la période de référence 1951-1980 (http://data.giss.nasa.gov/gistemp/). Y a-t-il un scientifique qui a vu dans ce graphique un présage de la fin du réchauffement climatique malgré la légère tendance baissière des derniers résultats? Jamais entendu parlé de ça.

    Le GIEC a énoncé dans son dernier rapport (basé sur les travaux de milliers de scientifiques) que le réchauffement climatique est très probablement influencé par l'activité humaine. Le CO2 n'est pas le seul gaz à effet de serre ni le plus puissant mais il est certainement celui qui est le plus émis par l'homme pour ses besoins énergétiques.
    Les académies de sciences de 20 pays développés et émergents ont appelé les décideurs à tenir compte du sérieux de la menace climatique. Le rapport Stern en Grande-Bretagne a mis en relief les coûts potentiellement faramineux à long terme de l'inaction. Une étude de la CIA a indiqué que le conséquence du réchauffement climatique présenterait une menace plus grande pour la paix et la sécurité mondiale (à moyen terme je crois) que le terrorisme.

    J'ai de la difficulté à croire qu'on en demande encore plus pour être convaincu de l'importance d'agir avec précaution! La position du Canada est honteuse!

  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 00h19
    En effet, le mouvement vert a été détourné par les financiers.
    Et la théorie du CO2 n'a aucune base solide. Peu importe ce qu'en disent les papiers scientifiques aux conclusions préalablement établies.

    Le CO2 est le gaz à effet de serre ayant le plus bas potentiel de forçage radiatif, bref, le gaz à effet de serre le moins puissant de tous. Il est par contre un de ceux qui est contenu en plus grande proportion dans l'air, après bien sur la vapeur d'eau, le gaz à effet de serre numéro 1. Le CO2 ne compose que 0,03% de l'atmosphère, pour la vapeur d'eau, c'est 0,3%.

    Donc, le CO2 est un gaz à effet de serre mineur qui compose une très faible partie de l'atmosphère, Bon, en soi, ça ce n'est pas un argument, alors, il faut s'attarder aux arguments des verts qui défendent la thèse du réchauffement climatique anthropique.


    Selon eux, puisque que ça se réchauffe depuis 1850 et que c'est à ce moment que le monde à commencer à s'industrialiser et à brûler du charbon, donc à émettre des GES, c'est une preuve que le réchauffement est d'origine humaine. L'échelle de temps est très importante, vous le remarquez vous même monsieur Champagne. En focusant sur 10 ans, je peux affirmer preuve à l'appuis que ça ne se réchauffe plus. Et comme c'est un fait occulter par les verts, je peux faire bien du millage là dessus. Le mouvement environnementaliste lui, focus sur 150 ans et fait beaucoup de millage avec ça. Si on recul dans le temps, ça se refroidit(donc le réchauffement n'a pas débuté vers 1850) on se retrouve dans la petite période glaciaire, qui a eu lieu du 15 ième au 19 ième siècle. Pendant ces 400 ans, l'Europe a gelé, mais pas seulement l'Europe, il y a des preuves que les régions du Sud ont aussi refroidies, certes moins, mais quand même. Et encore avant ça, entre le 9 ième siècle et 14 ième siècle on se la coulait douce lors de l'optimum médiévale, où il faisait de 2 à 3 degrés de plus qu'aujourd'hui dans le Nord, ce qui a permis aux Vikings de s'installer sur l'ile qu'ils ont nommé TerreVerte ou Groenland(Greenland) et 1 degrés de plus dans le Sud. Ce qui revient à dire que si on regarde la tendance de la température sur 1000 ans, il y a un refroidissement.

    En conclusion, l'argument du ça se réchauffe depuis 150 ans et l'homme émet des GES depuis ce temps, donc, c'est une preuve de la responsabilité de l'homme ne vaut rien. Il repose que sur un choix d'échelle de temps et beaucoup d'omissions.

    Par exemple, on oublie le avant, on oublie aussi de dire que les émissions humaines étaient de très faible importance dans les années 1800, pourtant, la hausse de température s'est fortement accélérée lors de cette période, pour ensuite cessée totalement au milieu des années 1940, au moment où l'homme s'est mis à émettre de façon massive du CO2 dans l'air. Et oui, au moment où les grands développements industriels, technologiques et démographiques ont eu lieu, notre boule bleue s'est refroidie pendant 30 ans. Ce qui ne coïncide pas vraiment avec la théorie du réchauffement par le CO2, dans les faits, la seule période qui coïncide avec cette thèse, c'est entre 1975 et 1998.

    Ok, ok, cette corrélation n'est peut-être pas directe et les modèles climatiques pourraient nous le démontrer..... FAUX. Tous les modèles climatiques sont incomplets, on ne connaît pas tous les phénomènes qui influencent le climat ni leurs interactions entre eux et certains phénomènes qu'on croyait connaître sont tout simplement erroné. Comme par exemple, les courants thermoalins. Tous les modèles prédisent qu'avec un réchauffement de la température de l'eau, ces courants vont ralentir, voire même, arrêter, selon les plus pessimiste. Pourtant, ces courants accélèrent depuis qu'on les mesure, c'Est à dire depuis les années 1980. Et comme ces courants influent sur le climat, tous les modèles qui prennent en considération ces courants sont erronés. Aucun modèle ne tiens compte des changements au niveau de l'énergie émise par le soleil et celle reçu sur la terre, très peu calcul l'effet albedo des nuages, du sol, de la végétation etc. Et tous les modèles sont simplifiés aux maximum car on manque de capacité de traitement et de stockage informatique. Bref, en aucun cas, les modèles sont une preuve sure.

    Je ne dois pas non plus oublier de parler du beau graphique présenté par Al Gore comme une preuve de sa thèse. Ce graphique représente la courbe de la température moyenne et jumelée avec celle du taux de CO2 dans l'air en Antarctique construite à partir de carotte de glace. Si il y a de quoi à conclure de ce graphique, c'est que le taux de CO2 dans l'air n'influe pas sur la température moyenne, mais plutot la température qui influe sur le taux de CO2. Dans tous les cas, la variation de température précède la variation du taux de CO2.

    Vous voulez du rationnel, pas du peletage de nuage?

    Tout ce qui affirmer plus haut est démontrable avec des preuves que vous ne pourrez nier.

    Vous savez, c'est bien beau de dire que des milliers de scientifiques disent ci et ça, mais avant de répéter ci et ça, il faut regardé sur quoi ils se basent et surtout, qui a dit ça avant eux? Des Rothschilds, Des Rockefellers, des Maurice Strong. Bref, des grands financiers et industriels. La plupart des grands groupes verts sont leurs créatures, dont le plus connu de tous, le World WildLife Fundation ou WWF. La famille Royale anglaise et danoise sont derrière sa création et leurs fondateurs sont issu de compagnies d'armes et de pétrole...... Et ils sont financé par le 1001 club, regroupant l'élite financière du monde.

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