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Quatre prédictions !

Chantal Hébert   8 décembre 2008  Canada
Stéphane Dion a mené les libéraux à la Chambre des communes pour la dernière fois la semaine dernière. À la rentrée parlementaire du 26 janvier, un autre chef sera à la tête de l'opposition officielle.

Pourquoi? Dans la foulée de la prorogation du Parlement, le caucus libéral est profondément divisé sur la suite des choses, mais la nécessité du départ de M. Dion, dont la performance n'a pas passé la rampe aux Communes et à la télévision la semaine dernière, fait consensus.

Aujourd'hui, encore plus qu'hier, M. Dion tire son parti vers le bas. À l'interne, il ne dispose plus de suffisamment d'autorité morale pour piloter le PLC à travers les écueils des sept prochaines semaines. Aucun libéral ne veut se retrouver accidentellement en campagne électorale sous sa direction.

Comment? Sachant qu'aucun des trois candidats au leadership ne pouvait être celui qui donnerait le coup de grâce au chef sortant, l'ancien vice-premier ministre John Manley s'est porté volontaire. Dans une lettre ouverte au Globe and Mail samedi, il a réclamé le départ immédiat de Stéphane Dion. S'il ne part pas de lui-même d'ici à la rencontre du caucus libéral mercredi, ses députés pourraient être disposés à lui montrer la porte. On verra!

***

Le Parti libéral va prendre ses distances à l'égard du pacte de coalition bien avant que la Chambre ne reprenne ses travaux le 26 janvier.

Pourquoi? Le caucus et, éventuellement, le parti lui-même sont menacés d'implosion si les libéraux gardent le cap. Même si le projet peut encore compter sur de sérieux appuis au sein de la députation libérale, l'élan est du côté des dissidents.

Si le PLC s'entête dans la voie actuelle, des députés libéraux manqueront presque certainement à l'appel au moment d'un éventuel vote de confiance aux Communes en nombre suffisant pour assurer la survie du gouvernement.

Le principal motif de la lettre ouverte de John Manley consistait d'ailleurs à décourager son parti de continuer sur la voie de la coalition. Les premiers sondages, qui donnent vingt points d'avance au Parti conservateur sur le PLC dans la foulée de la crise parlementaire de la semaine dernière, vont dans le même sens. À tout prendre, une majorité de Canadiens opteraient plutôt pour un nouveau scrutin.

Dans plusieurs milieux, à commencer par Bay Street, le rôle central du NPD dans la coalition pose davantage problème que l'appui ponctuel de la députation souverainiste au projet.

Au Québec, seul le Bloc québécois a tiré profit des événements dans les intentions de vote. À titre de principale solution de rechange gouvernementale aux conservateurs, le PLC a-t-il vraiment intérêt à faire mousser l'importance du Bloc et du NPD à ses propres dépens électoraux ? Et veut-il vraiment passer la prochaine campagne fédérale à défendre la coalition plutôt qu'à mettre en pièces Stephen Harper? Poser ces deux questions, c'est y répondre.

Comment? Le premier ministre va passer les prochaines semaines à préparer un budget aguichant. Sa mise au point économique avait fait la quasi-unanimité des experts contre lui. Il a besoin de restaurer la réputation de compétence de son gouvernement.

La rencontre des premiers ministres à la mi-janvier devrait lui permettre de dégager le terrain de consensus fédéral-provincial sur l'économie. On peut penser qu'il fera également des emprunts importants au programme de la coalition au moment de la rédaction du budget.

Pour éviter de voter contre leurs propres prescriptions ou encore contre un consensus des provinces, les libéraux auraient intérêt à revenir à l'idée d'évaluer le prochain budget au mérite plutôt que de passer les prochaines semaines à foncer dans le mur de l'opinion publique dans l'espoir d'y pratiquer quelques brèches pour une coalition politiquement rentable pour leurs partenaires.

***

Le Canada retournera aux urnes pendant la première moitié de 2009.

Pourquoi? Même si les libéraux — par abstention ou par volontariat — finissent par permettre au gouvernement Harper de survivre au prochain budget, le 40e Parlement n'est pas promis à une vie longue ou heureuse.

La première conséquence de la crise de confiance des dernières semaines est que le NPD et le Bloc québécois n'appuieront pas de sitôt les conservateurs sur une question de confiance.

Cela signifie que seul le PLC serait susceptible de faire durer le Parlement actuel, et ce, seulement en s'écrasant à chaque occasion comme Stéphane Dion avait été obligé de le faire pendant des mois l'an dernier. Répéter cette expérience humiliante équivaudrait à hypothéquer lourdement le leadership du prochain chef.

Comment? Les conservateurs ne vont pas attendre que le nouveau chef libéral ait posé tous ses pions avant de lui tendre un piège aux Communes. Si le budget fédéral passe bien dans l'opinion publique, Stephen Harper ne tardera pas à mettre en place les conditions gagnantes de la chute de son gouvernement. La fenêtre qui permettrait de changer de gouvernement sans passer par de nouvelles élections se ferme rapidement.

Dernière prédiction : la presse parlementaire a davantage de chances de visiter Vancouver en mai dans le cadre d'un scrutin général que pour un congrès au leadership libéral. La succession du PLC va être comprimée dans le temps. Si cela se produit d'ici la mi-janvier, comme le demandent désormais les deux principaux aspirants à la succession, on voit mal comment Michael Ignatieff pourrait ne pas succéder à Stéphane Dion. Mais la vie, comme chacun sait, réserve toujours son lot de surprises et ma boule de cristal, déjà mise à rude épreuve en 2008, n'échappe pas à la règle. On en reparlera.

***

chebert@thestar.ca

Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.






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  • Yvon Roy
    Abonnée
    lundi 8 décembre 2008 00h19
    en reprise
    « Ignatieff dans le rôle de Claudius
    Pauline dans le rôle de la reine Gertrude
    Dion To be or not To be dans le rôle d'Hamlet
    May West dans le rôle de la blonde d'Hamlet
    Layton dans le rôle du jaloux Laërte
    Duceppe dans le rôle du fossoyeur
    Le gros Caderre dans le rôle de brancardier avec Justin, Bob et Céline
    Bientôt dans un bon cinéma cultûrel tout près de chez vous..... »

  • Richard Brin
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 05h36
    plc
    « serait-il possible d'avoir autre chose que rae ou ignatieff vous avez rien de mieux à nous proposer? les deux que j'ai nommé on dirait que sa fitte pas j'ai beaucoup de misère avec eux. les porteurs de couteaux me dégoûtent c'est comme au parti québecois.

    richard brin ste-adele »

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 06h06
    Une cinquième prédiction.
    « Madame Hébert, je me permets de vous soumettre une cinquième prédiction, et j'aimerais bien savoir ce que vous en pensez.

    Quelque soit le nombre de mois qui se seront écoulés depuis qu'il a demandé à la gouverneure générale de fermer le parlement, pour conserver le pouvoir, Stephen Harper refusera d'être renversé par un vote majoritaire des députés, car il reprendra l'arguments déjà utilisé à l'effet que pour le renverser, les deux partis de l'opposition ont absolument besoin des votes des "séparatistes" du Bloc québécois.

    Pourquoi cette logique ne tiendrait-elle pas?

    Si M. Harper peut, sans que le pays entier se mette à rire, soutenir solonnellement que les libéraux et néodémocrates n'ont pas le droit de former un gouvernement avec l'appui tacite du Bloc québécois, comment ne poursuivrait-il pas son raisonnement en soutenant que si les "séparatistes" n'ont pas le droit de permettre à une coalition PLC-NPD de gouverner, comment les même "séparatistes" auraient-ils le droit d'empêcher les conservateurs de gouverner.

    CQFD

    Georges Paquet »

  • René Arbour
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 06h52
    Quatres prédictions
    « Je suis parfaitement en accord avec vous Madame Hébert.
    M. John Manley sous entendu n'a pas l'étoffe d'un ''leader'' jusqu'au mois de mai avec la tempête que vit le PLC. J'ai l'impression qu'il voudrait le 24 Suxess pour quelques mois car beaucoup davantages sociaux demeure après et c'est pour cela que M.Dion s'accroche et nous ne pouvons le blâmer.J'ai voté Conservateur à la dernière élection pour la question de stabilité économique et si M.Ignatieff devient chef, je voterai pour lui.

    René Arbour
    arbtexas@arbour-family.info »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 07h07
    Le parti libéral le maillon faible
    « Un véritable leader libéral peut mener à bien la coalition. C'est un défi colossal qui permettrait au meneur, s'il sait bien jouer ses cartes, d'être reconnu comme un GRAND surtout face à la crise politique actuelle. C'est le remède de cheval que le parti libéral à besoin. A-t-il un GRAND dans cette équipe? »

  • Pascal Barrette
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 08h15
    Pesez sur le piton
    « Je pressens, Chantal, que ta boule de cristal dans laquelle apparaissent quatre cartes n'est pas trop embuée. Que les lecteurs me permettent ce tutoiement, dans des vies antérieures, nous étions collègues d'une même «coalition» de salles de nouvelles, toi à Toronto, moi à Ottawa. Il y a quatre jours, je faisais parvenir la lettre suivante aux journeaux, un souhait plus qu'une prédiction, terrain sur lequel ta longue expérience et sagacité t'autorisent à marcher, moi pas. C'est toujours un plaisir de te lire dans le Devoir et de t'écouter en compagnie de Peter Mansbridge. Voici donc mon souhait formulé le jour de la prorogation, en espérant qu'il puisse encore se réaliser, tout comme tes prédictions. C'est pas défendu de rêver:

    «À la guerre comme à la guerre! Stephen Harper vient de gagner la première salve. Avant le prochain coup de canon en janvier, le parti sur la ligne de front a le temps de changer de général qui a été le dernier à répondre à l'attaque alors qu'il aurait dû en être le premier, sans mentionner que ses troupes ne sont même pas capables de viser comme du monde dans un kodak. Il est temps que le parti libéral soit de son temps et passe en haute vitesse pour se choisir un chef mobilisateur illico, capable de tirer vite et juste. Laissez faire les confettis d'aréna et les fanions. Pesez sur le piton, comme le commande l'urgence de la situation».

    Pascal Barrette
    Ottawa »

  • Jean-Yves Arès
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 08h16
    ''Vingt points d'avance au Parti conservateur sur le PLC''
    « Bien sûr les sondages ne sont que des indications d'humeur partiels mais ces 20% d'avance dont vous parlez mme.Hébert démontre bien l'écart énorme entre l'appréciation que publique a du discour du parti Conservateur comparer a l'appréciation qu'en ont nos différents professionnels des médias ! »

  • JM
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 08h45
    Madame Hébert, vos propos sont fort pertinents et très intéressants.
    « Beaucoup de dynamismes dans vos propos sur la politiques des récents évènements, au fédéral. C'est ce que les humains sont normalement, c'est-à-dire dynamique dans leur façon d'être. Permettez-moi de vous considérer un peu comme le Balzac du domaine de la politique. Il ne reste qu'à souhaiter que le dynamisme du parti Libéral soit vraiment à la hauteur de vos intéressants propos. Bien que, comme vous dites, la vie nous réserve parfois des surprises. Espérons, pour tout dire, que ce soit pour le mieux. Bravo encore pour votre texte très limpide!

    JM »

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    lundi 8 décembre 2008 09h11
    Le système électoral remis en question
    « MONTREAL - Au Palais de justice de Montréal, la Cour supérieure entend lundi le 8 décembre la cause de quatre citoyens qui contestent l'actuel système électoral québécois. Dernière journée.

    Les quatre membres de l'Association pour la revendication des droits démocratiques lui reproche de contrevenir à certains articles des chartes canadiennes et québécoises des droits et libertés.

    Ils souhaiteraient que si un parti politique récolte 30 pour cent des voix, il ait environ 30 pour cent des sièges, ce qui n'est pas le cas actuellement.

    Ces quatre citoyens, Pierre Véronneau, Patrick Daoust, Brian Gibb et François Soucy sont représentés par l'avocat Julius Grey, qui fait valoir les mérites de l'élection proportionnelle.

    Pierre Véronneau souligne avoir choisi la voie judiciaire afin que le système change. Il s'agit de la seule option selon lui.

    Ses acolytes et lui se disent prêts à se rendre jusqu'en Cour suprême, s'il le faut pour faire valoir leur point de vue. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 09h23
    Choses plutôt sûres...
    « Il me semble qu'il y a à peu près trois choses de sûr. Premièrement, Stéphane Dion quitte très bientôt son poste. Deuxio, Michael Ignatieff devient très bientôt le chef du Parti libéral. Troisiémement, la Coalition s'évanouit d'ici peu, parce que c'est tout simplement une fort mauvaise chose pour les libéraux. La quatrième serait qu'il y aura des élections quelque part en 2009. Et enfin la dernière chose, celle-ci absolument certaine, c'est que Noêl se fêtera encore cette année le 25 décembre... »

  • François Gerin
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 09h28
    Bémol
    « Comme toujours, votre analyse est des plus intéressantes. Vous méritez votre carte «chouchou» à Tout le monde en parle (je crois même qu'on devrait vous y faire une petite place chaque semaine !!!)

    Je m'interroge sur la validité du sondage dont vous parlez. Les 20 points d'avance du PCC s'expliquent uniquement, selon moi, par la présence de Stéphane Dion à la tête de la coalition. Dès son remplacement par Michael Ignatieff, l'avance de Harper se réduira considérablement et la coalition aura de nouveau toute sa raison d'être, car elle avantagera les trois partis d'opposition. »

  • Robert Descheneaux
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 10h30
    Analyse juste
    « Comme par le passé, l'analyse de Mme Chantal Hébert présente un juste portrait de l'évaluation de la dynamique des forces en jeu. À mon avis, il y a de fortes chances que ses quatre prédictions se réalisent .... malheureusement!
    Trouverons-nous enfin au Canada un leader capable de mobiliser et d'obtenir l'appui de ses adversaires dans un contexte de parlement minoritaire. Il faudra bien, car il est évident que le temps de deux paris dominants est révolu. Il faudra donc, à l'instar de plusieurs autres pays de la planète, apprendre à gouverner dans un contexte démocratique et non autocratique. Ce sera sans doute plus sain, même si c'est évidemment plus difficile.
    127 rue Martin
    Saint-Étienne-de-Lauzon, QC »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 10h43
    Le bi-partisme a fait son temps
    « Le système gouvernemental bi-partiste canadien est un héritage dépassé de la domination britannique au Canada et au Québec. Le bipartisme est une des manifestations du dogme bi-polaire du bien et du mal si cher à la droite ultra-conservatrice ici dans l'Ouest canadien et au sud de la frontière. Cette institution doit disparaître pour qu'on ait chez nous une véritable démocratie.

    Le bi-partisme a fait son temps, c'est anti-démocratique !

    Fondamentalement, ce n'est pas démocratique, car un parti peut être au pouvoir alors que la majorité des gens est contre eux.
    Le système bipartiste uninominal à un tour qui perdure ne correspond plus à ce qu'est la démocratie, parce que justement il empêche l'expression de la démocratie en limitant la représentativité de ceux qui sont élus dans ce système.

    C'est à ça qu'il faut s'attaquer : changer le système électoral de représentation dans les parlements. »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 11h03
    D'accord et plus!
    « Oui, je crois que vous avez raison et j'irais même un peu plus loin en prédisant que Harper déclenchera des élections fédérales fin janvier ou en février. Il va peut-être profiter du budget pour essayer de passer des mesures contestées par l'opposition mais qui sont très populaires dans l'électorat. Mais ce qui me semble certain c'est qu'il va profiter de l'avantage qu'il a maintenant qu'il est en terrain majoritaire et que le PLC est à genoux. On peut s'attendre à un gouvernement conservateur majoritaire pour 4 ou 5 ans et la question de la coalition deviendra inutile... »

  • Jean-Marie Malenfant
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 11h23
    Vite,un système politique logique!...
    « Madame Hébert, votre texte comporte, dans les circonstances actuelles, beaucoup de logique. Mais ne devrions-nous pas, plutôt nous arrêter au système actuel, qui ne colle plus à la réalité et peu devenir inique. Comment voulez vous, que deux parti minoritaires, supportés par un autre à justification boiteuse, face à l'ensemble du Canada dans sa globalité, fassent la loi ???. Monsieur Harper a de lui-même ou été mal conseillé dans la rédaction, du fâcheux énoncé économique. En tant de crise, il n'est pas indécent de parler de se serrer la ceinture, mais il ne faut pas casser du sucre sur le dos de gens qui sont en position de vulnérabilité...Le PCC a reculé, mais le mal était fait. Mais à cela ne tienne, il faut plus que cela pour justifier une coaliton, préméditée et vouée à une mort certaine, dans les plus brefs délais. Le Bloc Québecois, a été habile et synique en facilitant cette invention, dans le seul but caché de mousser son option séparatiste ou souvereiniste. On a vite compris l'astuce, lorsque nous avons observé l'empressement de Madame Pauline à sauter sur l'occasion, pour ressusciter ces moux, dans une course ou tout allait mal pour elle. Cependant je n'excuse pas Monsieur Harper de s'être mesquinement servi de cet avatard pour se donner du panache avec le reste du Canada. Revenons sur terre et reconnaissons que le parti conservateur a eu le plus de vote et que même, minoritaire, il serait injustifiable qu'il ne fasse plus parti de la gouvernance. Pourquoi pas, dans le contexte actuel, chaque parti, ai des ministres au pro-rata de ses votes. Je termine ici, ou bien tous mettent de l'eau dans leur vin, les PCC plus ouverts et moins arrogants, l'oppostion, moins égoiste et opportuniste et consciente que c'est l'intérêt général qui prime. Mais il y a deux cents ans, notre système à l'Anglaise, convenait dans un gouvernements surtout limité à deux partis. Devant la pluralité actuelle, nous devons changer le mode d'emploie. Si la voie de la raison ne peut s'imposer, nul autre choix que de retourner aux urnes et là, les responsables de cette crise, paieront chèrement leur enfantilisme. Vous du parti Libéral, vous devriez comprendre ce que Madame Hébert vous dit, vous avez là une véritable chance de vous réhabiliter, ne la bousillée pas en écoutant les chants du renard face au corbeau de Lafontaine. J.M. Malenfant »

  • Lucien Maheu
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 12h47
    Une chose est sûre,
    « M. Dion doit quitter avant mercredi, il a tout essayé et ça n'a pas réussi. Il faut qu'il oublie ça, il ne sera jamais premier ministre.
    La coalition doit continuer avec un nouvau chef seulement. »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 14h04
    Une coalition tri-partite, des Conférences-conventions constitutionnelles, une Loi britannique (AANB) et 141 ans plus tard....
    « Le « Dominion of Canada », l'Union fédérale des peuples et des provinces de l'Amérique septentrionale britannique non pratiquement-souveraine et non presque-indépendante du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et de l'Irlande avant 1949, date où le Comité judiciaire du Conseil privé du Parlement de Westminster (Londres) constitue encore sur appel les amendements constitutionnels du Canada, est né dans le cadre d'une crise politique, à la fois institutionnelle et constitutionnelle. Cette crise, au fond, reportait et traduisait le refus de 1822-1837 des anciens Bas-canadiens qui se définissaient comme les « Canadiens » et qui avaient majoritairement opté pour la position intransgressible du Parti canadien devenu le Parti patriote de préférer l'autonomie législative et gouvernementale dans le cadre de province britannique séparée des autres, sous les mots d'ordre des premiers Papineau et Parent, à l'Union des colonies continuellement proposée dès le début du XIXe siècle par les dirigeants parmi les « Anglais » du Bas-Canada et les Haut-canadiens (Canada-ouest, Ontario), ceci dans le but de neutraliser les projets du Parti canadien bas-canadien. Or, l'annexion de 1841, « seconde Conquête » (au sens probablement plus propre que la première), après la spécificité des Rébellions et leurs répressions au Bas-Canada, allait instaurer un nouvel ordre de problématiques d'aménagement, un euphémisme considérant les multiples crises de système que connaîtront durant 26 ans le Canada-Uni, puis, durant 141 ans, l'Union fédérale, qui s'est aux sens politique et constitutionnel défédéralisée depuis les 59 dernières années au moins (Eugénie Brouillet, 2006).

    Nous voici replongés en pleine crise pan-canadienne à propos du Canada fédéral et sous le motif de surface mais supposément critique d'une immunisation contre le contexte de crise économique international. Avec une coalition de trois contre un, qui fait ramener par le quatrième à l'avant plan ce fond de pensée anti-québécois attisé et instrumentalisé par un démagogue autoritaire, fond de pensée qui n'en est pas moins permanent et voué à la neutralisation existentielle des Québécois-es (du moins, ceux qui, tels les « Canadiens » parmi les Bas-canadiens du temps, se définissent maintenant comme Québécois-es d'abord et surtout, au sens sociologico-politique, socio-culturel et civico-constitutionnel du mot).

    La polysémie dans la motion des Communes ottawaises sous ses acceptions PCC-PLC-NPD sur la reconnaissance non rétributive et non constitutionnelle de la nation (sociologique) québécoise se dévoile, comme si besoin était de revoir ce théâtre cent fois rejoué, derrière l'éclatement spectuculaire de la considération du ROC pour les Bloquistes du Québec. Nous ne comprenions pas clairement ce que signifiait être reconnus comme formant une nation selon ce ROC, ici du Québec !

    Qui plus est, force est de se questionner sur le sens de la considération du « LOVE IN » en 1995 : était-il destiné à ceux qui allaient voter NON à 50,6%, ou aux autres, le OUI du 49,4% ? Après le verdict de ce second référendum souverainiste, les représentants fédéraux du ROC ont quoi qu'il en soit de la considération remercié le OUI et le NON réunis par le durcissement que furent les Commandites impulsées par le Parti Libéral et le gouvernement du Canada, le Conseil de l'Unité canadienne et des entrepreneurs verreux... On a vu défiler l'Union sociale canadienne, le Renvoi à la Cour suprême sur le droit des peuples à l'autodétermination (initiative de Dion), la Loi C-20 (Dion-Chrétien), loi clairement anti-fédérative/anti-fédéraliste en vertu du jugement de la Cour Suprême fédérale de 1998 ! Pendant ce temps aussi, le fédéral coupait les sommes dans les juridictions qu'il avait outrageusement envahi depuis William Lyon MacKenzie King et Louis Saint-Laurent. Lucien Bouchard, coincé, avait fait le choix, avec Pauline Marois certes, de couper dans les services du social-étatisme québécois plutôt que de voir une décôte assez tragique du Québec à New York.

    Je pourrais continuer longuement ainsi.

    L'« apocalypse » (la révélation) de cette communauté/nation/société, de cette collectivité/juridiction étatico-populo-territoriale du Canada fédéral atteindra son comble à propos de la chute québécoise des grands partis fédéraux et anti-fédératifs (plutôt qu'hyper-fédéralistes) du théâtre de cette neutralisation anonyme de la québécité au Canada d'Ottawa, voire de la chute ontarienne du plus lyrique d'entre eux, le PLC des King-SaintLaurent-Trudeau-Chrétien-Martin-Dion-Rae-Ignatieff (j'oublie Laurier et Pearson dans cette liste anti-québécoise !).

    Retour du boomerang ? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 15h19
    Harper au pouvoir au moins jusqu'en 2010.
    « N'oublions pas que Stephen Harper s'est sorti de son mauvais pas, l'affreuse mise à jour économique, par des pirouettes anti-démocratiques comme la fermeture du parlement pour demeurer au pouvoir.

    Donc il faut nous attendre à ce qu'il n'oublie pas de sitôt son principal objectif, conserver le pouvoir aussi longtemps que possible. C'est pourquoi je pense que si Stephen Harper trouve en face de lui un adversaire politique sérieux comme Michael Ignatieff qui peut mobiliser non seulement les libéraux, mais aussi tous les démocrates canadiens qui ont décodé les tactiques de Stephen Harper, notre premier ministre ultra-conservateur se repliera sur une stratégie qui le gardera au pouvoir jusqu'à ce que les coffres de son parti débordent, ou que les l'opposition le renverse. Mais je suis convaincu que ce que certains ont pris pour du courage ou de la bravoure, n'était en fait qu'une tactique toute simple, bien que digne d'un pays du Tiers-monde, tout simplement pour garder le pouvoir.
    En somme, Stephen Harper ne déclanchera pas d'élections avant bien longtemps. Ses chances de l'emporter devenant de moins en moins grandes avec la réputation qu'il s'est faite et avec la vigueur qu'un nouveau chef donnera aux libéraux et à toute l'opposition. »

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