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La démocratie révisée

Gil Courtemanche   6 décembre 2008  Canada
Les gens qui invoquent régulièrement la démocratie sont souvent ceux qui la méprisent et la restreignent. George Bush et Stephen Harper font partie de ces personnes sans scrupules qui donnent à tous des leçons de démocratie et qui, régulièrement, la foulent aux pieds.
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  • Jean-Philippe Delorme
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 03h03
    Je ne suis pas nécessairement ravi d'appuyer le PQ...
    « C'est terriblement déplorable, mais dans le contexte parlementaire actuel, si QS avait choisi la lutte armée plutôt que politique, ils auraient eu la chance de faire des dommages ailleurs qu'au PQ... (Évidemment, C'EST UNE "FIGURE DE STYLE"). »

  • Gilles Gladu
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 07h57
    Bravo M.Courtemacche
    « Je suis entièrement d'accord avec vous. Même si je suis d'allégance péquiste depuis des lunes je trouve que Françoise David et Amir Khadir rehausseraient les débats à l'assemblée nationale. »

  • Tim Yeatman
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 08h48
    Une autre institution à éliminer...
    « Et que penser de l'existence d'une Gouverneur Général qui représente la reine, une personne non élue comme Michaëlle Jean qui tranche sur ce que deviendra le gouvernment du Canada pour les 6 prochaines semaines, c'est-à-dire absent?


    Johanne Dion
    sur le courriel de mon conjoint,
    Richelieu, Qc »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 10h29
    Heureusement, il y a Courtemanche !
    « «Les gens qui invoquent régulièrement la démocratie sont souvent ceux qui la méprisent et la restreignent. George Bush et Stephen Harper font partie de ces personnes sans scrupules».

    Pourquoi donc faut-il le dire?

    Pourquoi donc, plusieurs le crient sur bien des toits et personne ne réagit?
    Pourquoi donc, Bush ou Harper n'ont qu'à dire: «Ce n'est pas démocratique!», «Il faut sauver la démocratie!» et tous les écoutent!
    Les journaux reprennent leurs paroles en gros titres et en première page!
    On y ajoute leur photo, la larme à l'oeil, le regard juste!

    Bush et Harper! Ah! Mes quels grands défenseurs de la liberté, de la démocratie et des droits humains! Quels Grands!
    Je me dis que le Vatican songe sérieusement à canoniser Bush tellement il a l'apparence d'un saint.
    Harper n'est pas en reste, regardez son visage, d'une douceur de bébé, son regard d'une fermeté de justicier. Des saints vous dis-je, des saints!

    On devrait les représenter auréolés!

    Le premier ministre a menti deux fois à la population.
    Des mensonges clairement établis, vérifiables et vérifiés, tout comme son mentor, lui, des milliers de fois, des mensonges clairs, vérifiables et vérifiés.

    Mais, il en faut plus, et même plus que plus, pour que les médias les traite carrément de menteur. Ils ont pourtant toutes les preuves à l'appui, mais non, on persiste à dire: «Harper a déclaré», «Bush affirme» !

    Pour une fois, la première depuis trois ans, l'opposition a mis ses culottes pour s'opposer à ce gouvernement qui tente de gouverner comme s'il possédait un mandat totalitaire.
    En mettant le cadenas sur le parlement, Harper mise sur le mollusque. Il doit se dire qu'un mollusque n'a pas vraiment de colonne vertébrale et qu'il va s'écraser dans peu de temps. Le 26 janvier est loin et tout indique que la rigidité de la coalition ayant le mollusque à sa tête va ramollir.
    Déjà, on peut percevoir le ramollissement.

    **************

    «Ici, au Québec, nous allons voter dans deux jours. Je suis absolument sidéré par le manque d'enjeux...»

    Ceux qui ont des enjeux, n'ont pas vraiment la parole. On les présente, de temps en temps, mais en prenant soin de bien les isoler, question de ne pas leur donner trop de crédibilité.
    Des gauchistes! Imaginez, des gauchistes!

    Le Devoir qui donne de larges espaces aux Grégoire, Lisée et Parisella, n'a pas d'espace pour Québec solidaire ni pour les Verts.
    Radio Canada accorde bien sûr quelques entrevues, mais les débats se font à trois, tout comme la première page du Devoir d'aujourd'hui.

    Le manque d'enjeux, les médias le favorisent.
    Les enjeux sont là, certains voudraient en parler, mais on les relègue en arrière-plan. On les traite d'illuminés et on suggère leur manque de sérieux. Ils ne sont pas assez "économiques". Ils sont tout simplement trop humains!

    « Une société ne peut pas progresser dans l'unanimisme, la pensée dominante. »
    C'est évident.
    Mais quel est donc le discours dans les médias?
    La pensée unique, pas seulement en temps d'élections, c'est en tout temps depuis le terrible 11 septembre 2001.
    Le monde entier n'est vu que d'une seule et même façon à travers les médias tous allègrement contrôlé et enrégimenté pour la guerre juste et le "bien de l'humanité" (sic).

    Le monde pluripolaire n'est pas encore en place, en tout cas dans les médias.

    Manque d'enjeux, pensée dominante, c'est la conséquence du KO du 4e pouvoir.
    Le 4e pouvoir, jadis chien de garde de la démocratie, s'est fait bâillonné, s'est fait mettre KO.

    Heureusement, il existe quelques personnes qui ont tendance à reprendre un peu leur rôle important en main, comme M. Courtemanche, mais, c'est une minorité. Les soldats de l'information sont au service de la pensée dominante. J'aurais envie d'en nommer quelques-uns qui oeuvrent au Devoir.

    Sans les nommer, observez bien leurs attaques coordonnées concernant la vision à imposer. Dans les jours qui viendront, ils mettront leurs énergies en complémentarité pour bien démolir le Pakistan, Chávez au Venezuela, Mugabe en Afrique, sans jamais rien expliquer des racines du mal dénoncé (dans certains cas, un mal inventé, comme les ADM).
    Les campagnes d'opinions sont intelligemment orchestrées et «la pensée unique» est imposée.

    «Le Québec a besoin de nouvelles voix pour parler de la lutte contre la pauvreté, de l'économie sociale, de l'environnement, d'une agriculture respectueuse de l'environnement, de la construction de logements sociaux.
    Si quelques candidats de Québec solidaire étaient élus, la dynamique politique québécoise serait modifiée.»

    Totalement d'accord.
    C'est pourquoi je considère que nous devons aller voter pour Québec Solidaire.

    Il ne faut pas avoir peur. Tout le monde chiale, mais personne n'ose.
    Il faut oser et cesser d'avoir peur comme des imbéciles.

    «Françoise David est une femme exceptionnelle, d'une rigueur intellectuelle et d'une honnêteté remarquable. Amir Khadir est une sorte de génie. Un homme courageux et franc. Nous avons besoin d'hommes comme lui pour défendre le système de santé public. Alors, dans Mercier, pour l'avenir du Québec, il faut voter Amir.»
    Et dans Gouin, ce serait un gaspillage de vote si Françoise David n'était pas élue.

    « Le Québec sera plus riche avec Françoise David et Amir Khadir, plus riche en idées et en diversité, plus riche en réflexion et en innovation. »


    Enfin un être intelligent et courageux qui n'a pas peur du changement et qui voit où sont vraiment les forces et l'intelligence québécoise.



    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 10h58
    L'angélisme solidaire et vert nous tue
    « Le Parti Libéral du Québec a toujours été le parti favori des Anglais. Les anglophones de longue date et les nouveaux arrivants ayant choisi de s'intégrer aux anglophones forment environ 16 % de la population du Québec. Le Parti Libéral du Québec tire la moitié de ses votes de ce groupe qui l'appuie à 99 %. C'est démocratique, mais c'est inquiétant. C'est cet appui quasi unanime qui lui permet trop souvent de prendre le pouvoir.

    Dans ces conditions, il est suicidaire pour les francophones et pour les souverainistes de diviser leurs votes.

    La présence de plusieurs groupements indépendantistes, souverainistes, et autonomistes exprimant plusieurs tendances est une très bonne chose pour l'affirmation des aspirations du Québec. Cependant, quand il s'agit d'élections, il est essentiel que toutes ces tendances agissent dans le même sens dans un seul parti.

    Sinon la division des francophones mènera inéluctablement à leur minorisation, comme on l'a vu aux dernières élections générales, où même Jean Charest aurait été défait dans son comté n'eussent été les votes que Québec solidaire a détournés du Parti québécois.

    Aux élections du 26 mars 2007, Jean Charest a obtenu 13 136 votes, soit seulement 1 332 de plus que le candidat du Parti québécois qui en a obtenu 11 804. Le candidat de Québec solidaire a obtenu 2 263 votes.

    L'angélisme du parti Québec solidaire nous a valu un gouvernement de droite avec les libéraux aux commandes. Québec solidaire poursuit de bonnes intentions largement partagées, mais il est devenu l'allié objectif de ce gouvernement de droite. C'est triste et navrant. Il y a sûrement un groupe puissant qui a intérêt à alimenter cette division du vote des francophones.

    M. Charest est fort de l'appui quasi unanime des anglophones et des allophones anglicisés, mais il profite surtout de la division des francophones pour se glisser au pouvoir. Il gagne pour ainsi dire par défaut. Il ne représente pas la majorité des Québécois.

    Aux prochaines élections, il suffira d'un peu de cohésion chez les francophones pour envoyer M. Charest aux oubliettes.

    L'angélisme solidaire et vert nous tue »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 15h12
    Qu'est-ce que la démocratie?
    « Si l'on veut aller au plus court, la démocratie, c'est ce que je pense et ce que je veux. Tous ceux qui s'en réclament ont à peu près ceci derrière la tête. La démocratie coïnciderait avec le bien supérieur du peuple, mais qui a la compétence de le définir? Seul le penseur solitaire, à l'écart de la jungle politique, de l'opinion dictée par les médias, aurait chance de s'approcher de cette vision des « intérêts supérieurs », du bien ultime de la nation. Dans le cas du Québec, il faudrait, de plus, que ce penseur soit complètement décolonisé de l'anglais par rapport au passé et du multiculturel par rapport au présent. Dès qu'il aurait commencé son discours, les oreilles des politiciens se fermeraient, les journaux le banniraient et le silence épais de la médiocrité recouvrirait sa parole impitoyablement.
    Alors, on peut se rabattre sur les élections car ce serait cela, la démocratie. Plus besoin de penser, de se sentir solidaire du passé, conscient du présent et de se projeter dans l'avenir en restant fidèle à notre destin de peuple, tel que la fondation de 1608 l'a défini et rendu consubstantiel à chacun de nos moments de peuple. Il suffit de vider les urnes et de compter les votes alors que les analystes se penchent sur les « résultats » comme les prêtres du paganisme latin sur les entrailles des poulets pour y lire les oracles de la volonté populaire. Celui qui vote se dédouble, il n'est plus vraiment lui-même, car il n'exprime que la partie populiste de lui-même en joignant sa voix à celle de l'instinct le plus primaire et terre à terre : la sécurité, l'économie. Les élections ont un bon sens, un flair basique pour tout ce qui est matériel, mais l'essentiel leur échappe, leur regard ne porte pas au-delà de maintenant. Les élections peuvent bien trahir ou compromettre les valeurs profondes et permanentes qui définissent l'honneur, la fidélité et l'âme d'un peuple. Où trouvera-t-on l'instance qui jugera des élections et leurs crimes?
    Autre aspect souvent négligé par la chienlit civique. Un électorat, pour être démocratique, doit être homogène. Cette homogénéité existe-telle au Québec quand le vote d'un Québécois ne pèse pas plus que celui d'un étranger, ancien ou nouveau, ou d'un « Québécois » qui vote comme et avec l'étranger? Le voteur de lundi jettera son bulletin dans la boîte de carton qui relaie l'urne d'autrefois en sachant qu'il noie sa volonté dans le nombre aléatoire et qu'il accepte que le bien supérieur de notre nation soit encore bafoué ou différé.
    Hubert Larocque, Gatineau. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 6 décembre 2008 16h21
    Françoise David
    « "Françoise David est une femme exceptionnelle, d'une rigueur intellectuelle et d'une honnêteté remarquable. Femme d'engagement, proche des gens, sincère, généreuse. Le Québec ne peut pas se priver d'une telle femme. Nous serions tous perdants si elle n'était pas élue dans Gouin."

    Bien d'accord avec vous, M. Courtemanche, quoi qu'en pense ce très cérébral Richard Martineau, qui ne manque jamais une occasion pour la discréditer.

    Ça nous changerait des Marois & Cie de ce monde. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 6 décembre 2008 16h31
    @Serge Charbonneau
    « "Pour une fois, la première depuis trois ans, l'opposition a mis ses culottes"

    Et, dans le cas de Duceppe, elles tiennent avec de belles bretelles bleues comme nous avons pu les entrevoir, à la télévision, lors de la signature de l'entente.....!

    Il peut perdre la face mais pas ses culottes! »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 6 décembre 2008 16h41
    @ Raymond Saint-Arnaud
    « "Il gagne pour ainsi dire par défaut. Il ne représente pas la majorité des Québécois."

    Et Pauline Marois, non plus. Je préfère, et de loin, le QS au PQ de par l'engagement et l'honnêteté de ses membres. Les citoyens devraient détourner leurs votes vers le QS au lieu du PQ pour faire changement. »

  • Bouinot Josianne
    Abonnée
    samedi 6 décembre 2008 17h53
    La démocratie révisée - Gil Courtemanche
    « Je suis tout à fait en accord avec votre raisonnement... J'espère que nous sommes nombreux. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 22h18
    C'est Bernard Descôteaux qui a raison !
    « Dans son éditorial d'aujourd'hui, Bernard Descôteaux rappelle avec raison que seul le Parti québécois est capable de faire contrepoids aux libéraux. Je n'ai rien contre QS ou le PV, mais ces partis - on l'a vu lors des élections précédentes - ne servent souvent qu'à diviser le vote souverainiste et, ainsi, à permettre aux libéraux de se faufiler. »

  • loiselet
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 01h45
    Les jeux sont faits
    « Mme Marois ne pouvant pas obtenir le pouvoir, même minoritaire, pourquoi ne pas nous donner une chance d'avoir un ou deux représentants des gens "ordinaire" et des exploités,en votant pour Québec Solidaire. Le PQ n'aurait rien à y perdre et QS tout à gagner. Un seul représentant de ce parti au Parlement ferait toute une différence et quelle fraîcheur, quel renouveau n'y apporterait-il pas? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 07h22
    M. Hubert Larocque...
    « Quelqu'un expliquera-t-il un jour à M. Larocque que la démocratie ne peut reposer sur rien d'autre que la voie de la majorité exprimée. Une décision bien informée et exprimée librement.
    Les autres questions de droit et de justice sont tranchées par les Chartes déjà adoptées et par les tribunaux.

    Bien sûr, si on ne respecte ni les décisions de la majorité, ni les décisions des tribunaux, ni les Chartes des droits, on s'en va vivre dans la jungle, comme le fait déjà sans doute M. Larocque. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 07h40
    Il s'agît bien d'un Coup d'État.
    « Bien sûr, il s'agît d'un Coup d'État, car Stephen Harper vient de fermer le Parlement avec la collaboration de la gouverneure générale qui ne voulait pas lui resister, même après qu'il eut affirmé solonnellement, dans son discours à la nation, qu'il se considérait majoritaire, car l'Opposition n'a pas le droit de le renverser car elle a obtenu du Bloc québécois la promesse qu'il laisserait l'Opposition gouverner pour au moins 18 mois.

    Donc, même après avoir obtenu le pouvoir avec une minorité de députés, Stephen Harper ferme le Parlement pour conserver le pouvoir et affirme qu'il est majoritaire car personne ne peut le renverser, et un grand nombre de spécialistes, de chroniqueurs et de citoyens applaudissent.

    On a déjà vu cela dans des pays du Tiers-monde, mais c'est la première fois que nous vivons cela au Canada. D'ailleurs, le Canada, qui n'est pas classé très haute sur le thème de l'environnement, se classe probablement déjà dans la catégorie des pays sous-développés qui ne sont pas très fort en gouvernance.

    Voyez, comment la manoeuvre de Stephen Harper pour affaiblir durablement ses adversaires et rivaux politiques, et pour se maintenir au pouvoir à tout prix a été perçue dans le monde entier.

    Le réseau CNN écrit: Le leader du Canada ferme temporairement le Parlement afin de demeurer au pouvoir"

    Le International Herald Tribune écrit: "Le Parlement canadien a été fermé dans l'espoir de garder Harper au pouvoir"

    Le New York Times écrit: "Le leader politique du Canada ferme le Parlement...afin d'échapper à un vote de non confiance"

    Si vous substituez le nom de certains pays du Tiers-monde malheureusement trop souvent soumis à ce genre de soubresauts, vous constaterez que le Canada fait désormais partie du même club, et qu'il sera dorénavant plutôt mal placé pour leur donner des leçons de bonne gouvernance et de démocratie. »

  • Parisien Jaque
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 09h51
    Un gros OUI pour Québec Solidaire!
    « Oui, vous avez raison M. Courtemanche. J'appuie depuis sa création ce jeune parti et je crois vraiment que Mme David et M. Khadir sont deux êtres à part sur la scène politique provinciale. C'est souvent d'ailleurs la marque de commerce des jeunes partis, ce désir de vouloir changer les choses, de substituer à l'immobilisme réducteur un renouveau idéologique. Pensons à Bourgault ou à Lévesque. «Angélisme», dit un de vos lecteurs, pas du tout monsieur, mais une ferveur retrouvée. Je me souviens des premières années du Parti Québécois, j'en étais, et je vous dirai que j'entendais ce même genre de discours, on nous traitait d'idéalistes ou pire. Bref, je porte le chapeau de Québec Solidaire et si, en effet, cela peut sembler comme de l'angélisme, je le préférerai toujours au cynisme des autres, voire à leur opportunisme. »

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