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FERMÉ JUSQU'AU 26 JANVIER - La coalition tient bon, mais Dion est menacé

Alec Castonguay   5 décembre 2008  Canada
Photo : Agence Reuters
Ottawa — Les trois partis d'opposition ont rapidement signifié hier que le projet de coalition tient bon et qu'un véritable plan de relance économique sera élaboré dans les prochaines semaines pour démontrer aux Canadiens que la coalition PLC-NPD est sérieuse. Reste à voir si Stéphane Dion sera encore le chef du Parti libéral à la fin du mois de janvier, lorsque les travaux reprendront aux Communes.

Selon les informations obtenues par Le Devoir hier auprès de plusieurs sources libérales, l'idée de maintenir en place la coalition fait l'unanimité, mais pas celle de garder Stéphane Dion en poste. Au point où des discussions seront entamées dans les prochains jours entre les clans Ignatieff, Rae et Leblanc pour déterminer s'il est possible d'installer un nouveau chef rapidement, soit bien avant le mois de mai prochain, date prévue du congrès au leadership.

Sous le couvert de l'anonymat, plusieurs députés souhaitent même le départ de Stéphane Dion avant la reprise des travaux aux Communes, le 26 janvier.

«La coalition est là et solide. C'est Stéphane qui ne passe pas. Avec la vidéo d'hier [mercredi], les gens ont compris que le point de non retour a été atteint. Le statu quo n'est plus possible», a dit une source libérale influente ayant participé à la réunion spéciale du caucus, hier après-midi.

Selon un libéral, même si le gouvernement Harper est défait lors du prochain vote de confiance et si le projet de coalition se concrétise, à la fin de janvier ou au début de février, il faudra un chef crédible pour «vendre» la coalition aux Canadiens.

De plus, il y aura toujours la possibilité que la gouverneure générale replonge le pays en élections dès cet hiver si Harper est défait, plutôt que de donner le pouvoir à la coalition. «Si ça arrive, les députés sont carrément paniqués à l'idée de faire une autre campagne électorale avec Dion comme chef», dit un député qui a refusé d'être identifié. Il vaut donc mieux être prêt à toutes les éventualités et changer de chef rapidement, disent plusieurs sources libérales.

Est-il possible que Stéphane Dion soit remplacé avant la reprise des activités à la Chambre des communes? «C'est ce qu'on regarde», a dit une source, affirmant que la réflexion est en cours dans les trois camps au leadership.

L'obstacle le plus important semble toutefois être Bob Rae, qui estime qu'un changement de garde rapide avantagerait Michael Ignatieff, qui jouit d'un plus grand appui auprès des députés et de l'establishment du parti. C'est d'ailleurs Bob Rae qui a poussé le plus fort pour que Stéphane Dion demeure le chef d'une éventuelle coalition.

Interrogé par Le Devoir, Bob Rae a soutenu qu'il souhaitait que la course au leadership se poursuive jusqu'au congrès de mai, à Vancouver. «Le leadership continue, et j'espère que ça va durer», a-t-il dit, avant de quitter le Parlement.

De son côté, Michael Ignatieff a affirmé que tout le caucus est uni et déterminé à faire face à Stephen Harper. Il a soutenu que la coalition est toujours vivante. Mais il a refusé de répondre à des questions sur l'avenir de Stéphane Dion. «M. Dion est chef du Parti libéral», a-t-il seulement répondu.

Quant au principal intéressé, il n'a pas voulu s'étendre sur le sujet. «L'appui pour mon leadership est très fort», a dit Stéphane Dion.

Un seul député a ouvertement critiqué Stéphane Dion. Il s'agit de Jim Karygiannis, un élu ontarien reconnu comme un électron libre, qui ne suit pas toujours la ligne de parti. «Mes électeurs veulent que Stéphane Dion quitte», a-t-il dit après le caucus libéral spécial, hier après-midi.

Selon lui, même la coalition est menacée. «Je ne peux pas voir comment tout ça peut tenir», a-t-il ajouté, faisant référence à la période de presque deux mois qui s'écoulera jusqu'au prochain vote de confiance aux Communes, à la fin de janvier.

La coalition vivante

Jim Karygiannis a toutefois été le seul député à remettre en question la coalition. Tous les députés libéraux ont soutenu qu'elle n'était pas en train de se fissurer. «Je trouve les propos de mon collègue très décevants», a dit Michael Ignatieff. «M. Karygiannis a droit à ses opinions, mais il n'a jamais vraiment soutenu Stéphane Dion. Il ne représente pas le caucus», a dit le député Bryan Wilfert. «On est déterminés. Je ne suis pas d'accord avec lui», a renchéri Gerard Kennedy.

Les libéraux ont toutefois soutenu hier que la porte n'est pas totalement fermée à un éventuel appui au budget de Stephen Harper, qui doit être dévoilé le 27 janvier. Les députés estiment cependant que les concessions devront être nombreuses de la part du premier ministre, sans quoi la coalition sera là pour prendre la relève. «On verra ce qu'il propose et on jugera de la stratégie ensuite», a dit la députée Martha Hall Findlay.

À la sortie du caucus, Stéphane Dion a toutefois affirmé qu'il y avait peu d'espoir. «La méfiance du caucus envers cet homme, après ce qu'il a fait cette semaine, est très forte, a dit le chef libéral. Ce qu'il a fait avec l'unité nationale est irresponsable.»

Selon Stéphane Dion, le premier ministre Harper «devra presque changer d'ADN pour amener le caucus du Parti libéral à travailler avec lui». Il faudra un «changement monumental» de cap des conservateurs pour que les libéraux renoncent à renverser le gouvernement à la première occasion, a-t-il dit.

En attendant, Stéphane Dion annonce que la coalition PLC-NPD travaillera sans relâche au cours des prochaines semaines pour en arriver avec un plan crédible pour relancer l'économie.

Le Bloc et le NPD imperturbables

Du côté néo-démocrate de la coalition, on était encore plus ferme hier: pas question d'écouter ce que M. Harper aura à dire dans son budget. «Malheureusement, on ne peut pas faire confiance à M. Harper. Et je ne pense pas que les Canadiens lui font confiance après ce qu'on a vu cette semaine. S'il présente de bonnes idées, nous allons les inclure dans le budget de la coalition», a dit Jack Layton.

Pour lui, il n'y a pas de retour en arrière possible. Stephen Harper serait alors battu dès la rentrée de janvier, et la gouverneure générale, pour ne pas replonger le pays en élections moins de six mois après le dernier scrutin, demanderait à la coalition de prendre le pouvoir. «C'est clair que la majorité des députés n'a plus confiance en M. Harper, et je ne vois pas ça changer», a dit le chef du NPD.

Même son de cloche du côté du Bloc québécois, qui ne croit pas que Stephen Harper va vraiment tendre la main à l'opposition dans les prochaines semaines. «Il a déjà dit qu'il était près à négocier dans le passé et il a fait exactement le contraire. Il s'est moqué des gens», a dit Gilles Duceppe.

Pour s'attirer le soutien du Bloc, Stephen Harper devra accorder au Québec tout ce qui est dans l'entente de la coalition, a dit Gilles Duceppe, c'est-à-dire l'abolition des compressions en culture, le retour du financement des organismes de développement économique pour les régions du Québec, une aide aux secteurs manufacturier et forestier, le réalignement du Canada sur les objectifs de Kyoto, etc. «Ça me surprendrait beaucoup que M. Harper réponde à ces demandes», a-t-il dit.

Le chef du Bloc estime que la coalition devrait tenir bon. «De notre côté, nous sommes toujours prêts à appuyer la coalition», a dit Gilles Duceppe.






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Vos réactions

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  • André Binette
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 00h41
    remplacez M. Dion et madame Jean
    « Le seul avantage de la très mauvaise décision de la gouverneure générale, qui a accordé une prorogation à un premier ministre qui ne cherche qu`à abuser de son pouvoir et a ainsi affaibli la démocratie canadienne, est de donner aux Libéraux une nouvelle occasion de remplacer M. Dion dans les meilleurs délais. Si MM. Rae et Dion ne comprennent pas que leur entêtement peut nuire à l'intérêt public, les Canadiens garderont un chef de gouvernement qui finira aussi honni que George Bush, mais non sans avoir aggravé d'abord considérablement les tensions dans ce pays et terni l'image du Canada dans le monde. Les journaux étrangers titrent d'ailleurs ce matin qu'il a fermé le Parlement pour conserver le pouvoir, ce qui est indigne d'une démocratie occidentale. Madame Jean et monsieur Dion devraient tous deux être remplacés pour cause d'incompétence. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 5 décembre 2008 07h31
    Le PLC doit absolument changer de Chef
    « Stephane Dion et Bob Rae doivent absolument laisser le champs libre à Michael Ignatieff. Sinon, ils démontreront que leur ambition personnelle a priorité et qu'ils sont irresponsables eux-même.

    Le parti Libéral ne peut rester aussi vulnérable en prévision d'un prochain scrutin ou en tant que membre de la coallition. C'est crucial. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 5 décembre 2008 08h58
    C'est pas si pire après tout quand on se compare à la Palestine ou au Zimbabwe
    « La fermeture de notre Parlement va nous faire économiser un paquet d'argent. Est-ce qu'on pourrait le fermer encore pour 1 an ?

    Ça devait être comique de voir notre M. Harper, un chef Conservateur et Premier-ministre canadien, demander à Mme la gouverneure-générale, Mme Jean, nommée par une Libéral, M. Martin, la permission de fermer la Parlement pour 7 semaines.

    S.v.p.Mme Jean, j'ai les chiens à mes trousses, principalement le bull-dog séparatissss en chef qui m'a mordu au c...On ne peut pas les laisser faire parce que je vais perdre le pouvoir...merci beaucoup, vous venez juste de sauver votre job Mme chose. Vous pouvez retourner en tournée, moi, je vais de ce pas, préparer un paquet de bonbons fourrés pour les Canadiens fédéralistes. »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 09h29
    Menace de dictature
    « Je pense qu'il n'était pas possible pour la Gouverneure Générale de s'opposer à une prorogation pour obliger les Conservateurs à laisser la Chambre des Communes décider, tel que normalement. Cependant, elle vient d'accepter son propre congédiement. Au début de janvier, Harper va la remercier pour la remplacer par quelqu'un de sûr et ainsi s'il les Conservateurs son défait lors d'un vote le 27 janvier 2009, le nouveau Gouverneur Général acceptera un appel aux élections par Harper (ou pire, il demanderait une prorogation indéfinie pour gouverner par décret) au lieu de reconnaître la coalition Libéral-NPD+Bloc, l'excuse toute trouvé, que le Bloc est séparatiste.

    Il s'agit ici d'une dangereuse tendance vers la dictature, puisqu'Harper refuse de s'en remettre au SEUL pouvoir démocratique, c.-à-d., la majorité des voix à la Chambre des Communes du Canada.

    Sommes-nous en train d'assister à la naissance d'une dictature.? Que pouvons-nous attendre d'autre de la part de Harper? UNE PROROGATION INDÉFINIE DE LA CHAMBRE DES COMMUNES!?! C'est énorme!!!

    Si les sondages sont défavorables à Harper, qu'est-ce qui reste de possible pour quelqu'un qui s'accroche au pouvoir?

    Que Dieu protège le Canada, des manoeuvres de Stephen Harper et de la dictature!!! »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    vendredi 5 décembre 2008 09h40
    mensonges
    « En politique, on ne peut pas mentir à tout le monde en même temps. Abraham Lincoln »

  • Alain Auclair
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 09h55
    Un départ volontaire est plus honorable qu'un congédiement, m.Dion
    « Bien évidemment, il n'y aura sans doute plus rien pour sauver la peau de monsieur Dion. Même l'appaisement du temps des fêtes ne suffira pas à renverser la vapeur.
    Au contraire, le père de la clarté référendaire fait vraiment l'unanimité contre lui. Seul Ses député disent encore qu'il reste derrière lui mais là, faudrait voir.
    Il est beaucoup plus probable que de nombreuses défections se découvriront dans ses rangs. Parions que d'ici deux semaines au plus tard, la pression pour son départ se fera insoutenable. Il se pourrait même que les instances du parti ne lui laisse plus de délais et lui montre la porte aussi tôt que dans quelques jours. »

  • Jasette
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 09h55
    Un mariage de raison peut-il durer lomgtemps?
    « M. Dion, pour parler de démocratie, devrait commencer par donner lui-même l'exemple. Il devrait songer très sérieusement à démissionner, en tant que chef du parti Libéral canadien. D'agir comme il fait présentement et de persister dans son rôle douteux de chef du parti Libéral, c'est comme de mettre du sable dans les rouages de la machine de son parti et qui la fait grincher. Pour cette raison, la coalition potentielle pour janvier 2009 devra se mettre sur un respirateur artificiel.

    Il y a 6 semaines à passer avant le 26 janvier 2009. Cette coalition en est une de raison beaucoup plus que de passion. Connaissez-vous des couples qui le sont demeurés longtemps quand il repose sur la raison? N'empêche que monsieur Dion devrait faire preuve d'un peu plus de sens des responsabilités. Espérons que monsieur Dion fera un peu de recul pour réviser sa position dans le parti Libéral.

    Quant à monsieur Harper, la confiance n'est plus là avec l'opposition. J'en reviens avec ma comparaison avec un couple que j'ai fait plus haut. Si le mariage persiste le 26 janvier 2009 entre monsieur Harper et les partis de l'opposition, il ne durera fort probablement pas longtemps. J'anticipe qu'il y aura des élections bien avant la date fixée par la loi de Harper sur le sujet. Les gens qui s'opposent à Harper en ce moment se souviendront-ils de lui au moment de voter aux prochaines élections?

    J'espère que oui! Monsieur Harper a de très elles qualités en tant que politicien. Mais il a aussi certains défauts. Entre autres, il utilise le pouvoir qu'on lui donne pour défendre surtout les idéologies de son parti. Il ne faudrait pas réduire le Canada aux idéologies anachroniques d'un parti, quel qu'il soit.

    JM »

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 09h57
    La lâcheté de Michëlle Jean
    « Il est certain que Stéphane Dion est devenu un boulet et une nuisance. Cela est bien triste mais cela est avéré. Dion a manqué de dignité et d'«amour du pays» en ne démissionnant pas dès qu'il a constaté la défaite historique du Parti libéral.

    Parlant de manque de dignité, je pense que la gouverneure générale a manifesté une navrante lâcheté en acceptant la demande faite par Harper. Mme Jean ne sait pas très bien ce qu'est la démocratie parlementaire et elle tient probablement à son emploi, ce qui importe beaucoup plus que le sens démocratique.

    JSB »

  • Michel Simard
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 10h03
    Impossible de faire confiance aux néo-conservateurs
    « Les partis d'Opposition ont tout à fait raison de fermer la porte complètement à tout ce que peut dire Harper. Celui-ci a à maintes reprises démontré que la population canadienne ne peut lui faire confiance. Il est impossible de s'entendre avec un pareil chef de parti incapable de se comporter en politique responsable. Il a brisé ses promesses et sorti assez de lapins de son chapeau d'illusionniste pour que qui que ce soit de sérieux lui prête la moindre attention. Seuls les extrémistes de droite du National Post et de l'Alberta persistent à prétendre que Harper est respectable. Il ne l'est pas.

    Comme Bush, son mentor, il est menteur, mesquin et revanchard. Harper est un danger pour l'avenir du Canada; il l'a démontré hors de tout doute cette semaine. Le peuple canadien devrait lui indiquer très clairement la porte, par des manifestations immédiates et par leur vote cet hiver ou au printemps.

    Combien d'électeurs qui ont voté conservateur ont voté pour ce que Harper a présenté cette semaine ? J'ose espérer qu'ils ont été floués et qu'ils ne sont pas d'accord avec ce manque de connexion à la réalité économique, politique et sociale de ce pays. Si c'est ce que les Anglo-Canadiens désirent comme société, il est grand temps de réaliser notre indépendance nationale. Et aux gens de Québec et des régions réactionnaires, réfléchissez bien avant de voter pour n'importe qui. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 10h06
    Mort de rire
    « Mais comment diable les enfumés qui sévissent sur ce blogue ont ils pu, ne serait-ce qu'une seconde, croire que la gouverneure générale prendrait une décision différente? Ça me dépasse, faut-y être déconnecté de la réalité!

    La seule alternative était de replonger le pays en élection TUSUITE, juste avant Noël à part ça. Au moins asteure on a une petite chance d'y couper, mais faites vous en pas les boys and girls, si le gouvernement Harper est renversé le 27 janvier on y retourne pareil, et cette fois les conservateurs ont une chance d'aller chercher une vraie majorité.

    Faudrait atterrir de temps en temps pour vous mette à la masse, sinon vous allez finir par briller dans le noir. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    vendredi 5 décembre 2008 10h18
    C'est Noël, ça sent le sapin....
    « C'était quoi, au juste, ce pétard mouillé des Libéraux. Nous avons vu Dion dans sa pire performance à vie. Il a démissioné, il pouvait nommer quelqu'un à sa place. Ils annoncent la coalition avant le vote, ce qui permet à Harper de trouver une échappatoire... Pendant ce temps la dernière semaine de campagne au Québec, au moment où Charest devait répondre de son mandat et perdait de sa superbe, a été complètement éclipsée ... Et Charest, même en ne disant rien obtient plus de 40% de la couverture des médias. Est-il besoin d'en dire plus? »

  • André Chamberland
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 11h32
    Est-ce un conservateur ou un "ami" candidat-chef libéral qui a fait cela à Dion ?
    « Qui a réussi à ainsi faire perdre la face à Dion ? Que ce soit Harper et ses conservateurs qui ont acheté ce coup fumant de la cassette de Dion ou une équipe de candidats à la chefferie libérale, c'est indécent. Dion devait déjà partir bientôt. Pas besoin de frapper sur un homme déjà à terre. »

  • André Bussière
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 11h33
    Ma suggestion : DOMINIQUE LEBLANC, du Nouveau-Brunswick
    « M. Gilles Duceppe demandait à Harper de «laisser la Chambre des communes voter» pour «qu'on en finisse avec ce gouvernement». «Et qu'enfin, nous puissions travailler à combattre de toutes nos forces la crise économique qui s'abat sur nous.»
    (70 000 emplois perdus en novembre 08)
    Le chef du Bloc a dit qu'en ces temps de ralentissement économique, il faut «s'élever au-dessus des considérations partisanes».
    M. Gilles Duceppe le chef du Bloc québécois a tenu à rappeler qu'il ne fait pas officiellement partie de la coalition et que son parti reste «indépendant». «J'ai fait une entente avec la coalition, c'est différent» dit-il.



    Par ailleurs : «Les Canadiens ne veulent pas d'autres élections, ils veulent que les parlementaires travaillent ensemble. C'est notre devoir.» M. Dion estime que la coalition est viable.
    Mais cette coalition fragile ne tiendra certainement pas la route.
    De plus il semble illusoire d'imaginer que la coalition passera Noel.
    Elle aurait intérêt à se tourner vers un chef par intérim ; Ma suggestion : Dominique LeBlanc, avocat acadien de 40 ans, fils de l'ancien gouverneur général Roméo LeBlanc et député libéral depuis 2000 d'une circonscription rurale du Nouveau-Brunswick.
    Il est dans la course à la succession de Stéphane Dion.

    L'impopularité de Stéphane Dion et la fraicheur de cet Acadien pourrait donner un second souffle à cette coalition.
    Le politicien acadien, réputé proche à la fois des clans Chrétien et Martin, a évité de critiquer ouvertement le chef libéral Stéphane Dion.

    Dominic LeBlanc a déjà confirmé qu'il comptait bel et bien prendre part à la course à la succession de Stéphane Dion à la tête du Parti libéral du Canada.
    La grogne anti-Dion s'éteindrait et ce jeune politicien y gagnerait à être connu du grand public. Il a une très bonne élocution et est parfaitement bilingue.

    ANDRÉ BUSSIÈRE, B.S.A.
    MONTRÉAL
    - - - - - - - »

  • Jasette
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 11h33
    Un cas de force majeure.
    « Monsieur Rae, le bonheur ce n'est pas d'atteindre votre but immédiatement de devenir le chef du parti Libéral. C'est de faire en sorte que le plus de monde possible soient satisfait au parti Libéral, cela au nom de la confiance (entre parenthèse, monsieur Harper est en train de sabrer ferme cette notion au pays) et de la stabilité du Canada. Espérons que monsieur Dion pense de même quant à sa position actuelle dans le parti Libéral.

    Force majeure oblige, messieurs Rae et Dion, il y a des intérêts nationaux qui doivent dépasser les intérêts personnels. La population vous en serait gré, monsieur Rae, quitte à ce que vous preniez le relais vous-mêmes, à un autre moment opportunément choisi de l'histoire.

    JM »

  • réal rodrigue
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 12h24
    Il n'y a pas matière à rire...
    « En suivant l'avis de certains constitutionalistes, la Gouverneure générale aurait pu refuser la prorogation du Parlement. Sans attendre, elle a répondu favorablement à la demande de M. Harper. Que conclure de ce geste sans précédent ? Manifestement, c'est faire le jeu de l'actuel Premier Ministre. Il veut gagner du temps pour arriver à ses fins, se maintenir coûte que coûte en selle quitte à bafouer la démocratie parlementaire. Il n'y pas de quoi rire, surtout lorsqu'on porte attention au genre de propagande que diffuse présentement les Conservateurs. Ils font appel à la masse, non pour les informer mais pour montrer du doigt l'odieuse association avec les « séparatistes ». Suprême injure, il a feint hier de tendre la main aux Libéraux et aux Néo-démocrates à l'exclusion des Bloquistes. Car, dit-il, ces derniers ne servent pas les intérêts supérieurs du Canada, puisque c'est une formation qui vise à le briser. En insistant lourdement sur la différence que représente le Bloc, M. Harper sème délibérément la confusion. Dans l'appui ponctuel que M. Duceppe accorde à la coalition, il n'est aucunement question de briser l'unité canadienne mais d'exiger des mesures pour aider la culture, les secteurs manufacturiers et forestiers, etc. Non, il n'y a pas matière à s'esclaffer de rire.
    Réal Rodrigue
    montagneux@distributel.net »

  • Steeves Demers
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 13h33
    Bonne décision de la Gouverneure
    « La prorogation était la meilleure chose. Franchement, qui voudrait donner à Stéphane Dion et au NPD, les rennes du pouvoir en période de difficultés économiques ? Quant à la suite des choses, on verra bien en janvier prochain. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 14h31
    Dion cet incompris
    « Dion ce nationaliste sans prétention va devoir partir. Il a temps d`empathie envers le bon peuple et les Libéraux qu`il se voit indispensable sur la scène nationale. Perception est réalité en politique. Mésadapté, narcissiste et nerd il a si bien paru dans sa réplique à Harper. J`ai bien aimé la baguette de pain sur la tablette. Même un Professeur de Science politique n`aurait pu mieux faire. Quelle tristesse et il s`accroche. »

  • laurent Pradiès
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 14h46
    belle démocratie !!
    « nous qui pensions que le Canada était un modèle de démocratie...pour cela encore eut-il fallu qu'il soit un pays un pays indépendant...non , le Canada est encore bel et bien un territoire dépendant de la couronne d'Angleterre...
    bravo messieurs les anglais...ce territoire n'étant pas réellement autonome comment argumenter des risques de son éclatement si le Québec devenait indépendant laissant les autres territoires être de simples provinces de sa grâcieuse majesté !!! »

  • laurent Pradiès
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 14h48
    belle démocratie
    « nous qui pensions que le Canada était un modèle de démocratie...pour cela encore eut-il fallu qu'il soit un pays un pays indépendant...non , le Canada est encore bel et bien un territoire dépendant de la couronne d'Angleterre...
    bravo messieurs les anglais...ce territoire n'étant pas réellement autonome comment argumenter des risques de son éclatement si le Québec devenait indépendant laissant les autres territoires être de simples provinces de sa grâcieuse majesté !!! »

  • Denyse Guay
    Inscrite
    vendredi 5 décembre 2008 15h41
    Qu'est notre démocratie devenue?
    « Avant de débuter, laissons Le Petit Robert nous éclairer sur quelques notions fort à la mode ces derniers jours :
    Démocratie : la souveraineté doit appartenir à l'ensemble des citoyens
    Légitime : qui est fondé en droit et en équité
    Dictature : concentration de tous les pouvoirs entre les mains d'un individu, d'une assemblée, d'un parti, d'une classe

    Ceci étant dit que se passe-t-il au Canada actuellement?
    M. Stephen Harper a été réélu le 14 octobre dernier avec 38% du vote populaire et 143 sièges, les trois partis de l'opposition et députés indépendants ont 165 sièges et 55% des votes.

    M. Harper a justifié le déclenchement des élections par la crise économique mondiale qui sévit, non par opportunisme politique ni parce que l'opposition libérale était à genoux et que les sondages lui étaient favorables. Comme disait l'autre, il voulait avoir une seule paire de mains sur le gouvernail au milieu de cette tempête. Même si tout le monde sait que élection rime avec gel des activités parlementaires pendant plusieurs semaines et mois de léthargie dans les ministères empêchant justement des mesures rapides et efficaces pour soutenir l'économie. Nous aurait-il menti? Lors de cette campagne électorale, M. Harper est le seul chef à avoir oser mentir devant des millions de téléspectateurs lors du débat en français en disant que jamais il n'avait remis en cause la légitimité du vote bloquiste, il avait juste oublié son clown devant le bureau de M. Duceppe avec son affiche de 3 mètres carrés disant que le Bloc québécois avait engendré des dépenses de 375 millions de dollars. Mais la mémoire étant une faculté qui oublie, laissons-le continuer.

    À sa grande surprise (mais surtout à celle de son égo démesuré) et malgré tous les sondages favorables avant la campagne, il a été réélu un peu moins minoritaire qu'avant, au lieu d'obtenir la majorité tant désirée. Après tout ce n'est que quelques 300 millions dépensés dans une période de turbulence économique mais, avouons-le, la démocratie a un prix que l'on est prêt à payer.

    Le 27 novembre dernier, le ministre des Finances présente un énoncé économique avec vote de confiance à la chambre des communes. Parmi les mesures proposées dans cet énoncé nous retrouvons entre autres : la suspension du droit à l'équité salariale (chèrement acquis au fil des ans et de batailles interminables en justice), le retrait du droit de grève dans la fonction publique (certaines méchantes langues diront que c'est bien bon), la coupure du financement populaire aux partis politiques (qui porte une atteinte épouvantable à l'exercice de la démocratie et l'existence de petits partis marginaux) et coupure des organismes régionaux de développement économique. Wow, la bête politique qui sommeillait en M. Harper s'est soudainement réveillée. On peut sentir ici toute l'intelligence, la vivacité d'esprit, l'économiste renommé, la subtilité et sensibilité de ce chef en qui nous pouvons avoir pleine confiance et lui laisser les rênes de notre destinée économique en main. Comme disait l'autre 'On veut votre bien pis on va l'avoir'. Dans cet énoncé, aucune mesures pour relancer l'économie qui commence à stagner, stimuler la création d'emplois, favoriser les entreprises, rien, niet, nada. Son arrogance et son désir absolu de pouvoir plongent le Canada, le plussss beau pays du monde, dans la pire crise politique de son histoire, comme si de gérer une crise financière ne lui suffisait pas.

    Mais voilà un scénario que la bête n'avait pas prévu, la création d'une opposition de coalition.... Monsieur Dion, celui que tout le monde se plaît tant à haïr, à la tête de cette coalition formée par le parti libéral, néo-démocrate et l'appui du Bloc québécois pour 18 mois. Vous avez bien lu, de méchants séparatistes qui gouverneront l'état. Tous ceux qui sont venus nous 'lover' par milliers en 1995 doivent se manger les doigts jusqu'au coude.

    Mais la bête est réveillée et rien ne pourra l'empêcher d'exercer son emprise sur le peuple et le parlement. Hier soir, nous avons eu droit à un discours à la nation fort émouvant de notre premier ministre. Il ne reconnaît aucune erreur de sa part ou de la part de sa base radicale, non, il lance la pierre aux méchants souverainistes...qu'il prend plaisir à appeler 'separatist' dans la langue de Shakespeare, comme s'il ne savait pas que le Canada est un pays bilingue et que beaucoup de gens comprennent cette nuance de bas étage. Selon lui, le gouvernement de coalition n'a pas de légitimité et c'est un non-respect de la démocratie. Selon son discours, il veut lutter contre la crise économique (encore!) et les partis d'opposition n'ont pas de droit démocratique, le droit d'imposer une coalition avec les souverainistes à la population. Il implore les partis de l'opposition de lui faire des propositions pour son prochain budget, le pôve encore obligé de mentir à la face de millions de téléspectateurs et nous laisser croire que l'opposition ne coopère pas et lui met des bâtons dans les roues. M. Duceppe lui a présenté un plan écrit, chiffré et détaillé (même applaudi chaleureusement par M. Harper en chambre) avant le dépôt de son énoncé économique, force est de constater qu'il est toujours aussi à l'écoute du peuple et de ses représentants en chambre.
    Dans son allocution, M. Harper prétend toujours vouloir affronter la crise économique et qu'il est prêt à tout pour ce faire (lire sauver sa peau). On le croit, lui et les membres de son parti lèchent les bottes des médias pour obtenir des entrevues, font courir des rumeurs de demande de destitution de la gouverneure générale auprès de sa majesté la reine d'Angleterre (on rit pus là) si celle-ci n'acquiesce pas à ses demandes de prorogation de la chambre des communes jusqu'en janvier, organisent des manifestations contre la coalition en utilisant les employés fédéraux (des bureaux de comté et ministères) pour faire croire que la population s'oppose à cette coalition, paient des campagnes publicitaires en français et en anglais pour vanter leurs mérites, ils vont même jusqu'à implorer les propriétaires d'armes à feu à se mobiliser pour contrer la coalition (extrait d'une lettre du député de la Saskatchewan, Garry Breitkreuz, «Les propriétaires d'armes à feu doivent agir maintenant, ou en subir les conséquences. Les détenteurs d'armes de poing ou d'armes semi-automatiques seront considérés comme des criminels du jour au lendemain si les partis d'opposition obtiennent ce qu'ils veulent», fait-il valoir)...c'est pas rien ça !!!!
    Je surveille les futures chroniques nécrologiques des prochains jours avec beaucoup d'intérêt, Monsieur Chrétien va certainement mourir de rire à voir quelqu'un capable de faire mieux que ce qu'il avait réussit lors du référendum de 1995, plus d'arrogance, plus de mépris et plus de mensonges encore, qui l'eût cru !
    Harper réussit même le tour de fore de se rendre chez la gouverneure générale sans être plié en deux à force de rire et le plus sérieusement du monde. On doit se souvenir qu'en 2004, alors qu'il était dans l'opposition et que M. Paul Martin dirigeait un gouvernement minoritaire, il soutenait que :
    o 'Le gouverneur général n'a pas à écouter ou suivre les voeux du premier ministre, il doit assurer que le premier ministre, dans ce cas-ci M. Paul Martin, a le soutien et la confiance de la chambre'.
    o 'C'est le parlement qui doit diriger le pays et non pas le plus gros parti au pays ni leader de ce parti' (Fil de Presse Canadienne 30 septembre 2004'
    o C'est également lui qui dans une lettre (datée du 9 septembre 2004) adressée à la gouverneure générale de l'époque, Madame Adrienne Clarkson, affirme que la démocratie pouvait appartenir à une opposition majoritaire en chambre et aussi affirmer haut et fort que Mme Clarkson devait consulter les leaders de l'opposition (selon la pratique constitutionnelle) avant d'exercer son autorité constitutionnelle pour dissoudre la chambre à la demande du premier ministre Martin.
    Je ne crois pas que dans ses deux heures d'entretien avec Mme Jean il a ramené ces faits à sa mémoire. En 2004, même s'il affirme le contraire, on l'a bien vu serrer la main du diable en paraissant publiquement avec M. Duceppe, le méchant séparatiste, et M. Layton. Chanceux qu'il est, la gouverneure générale de l'époque a été destituée et sa remplaçante a une peur bleue des méchants souverainistes et bien que la lecture rapide ait certains pouvoirs 24 heures c'est bien court pour avoir tout lu sur le sujet mais je suis prête à parier qu'on l'a informée de la demande de sa destitution auprès de la reine !
    À la lumière de ces quelques exemples, on peut comprendre que la bête politique a bien quelques fusils dans le dos, sans jeu de mots. De quoi prendre des décisions justes et éclairées pour le bien-être de tous.

    Ceci étant dit, il faut et faudra toujours se rappeler qui a plongé le parlement dans cette crise; ce n'est pas l'opposition qui a présenté un énoncé économique qui était un affront à l'exercice de la démocratie. Jamais dans la campagne électorale de M. Harper, il n'a été débattu ou discuté qu'il était utile de suspendre le principe d'équité salariale, d'enlever le droit de grève aux fonctionnaires fédéraux, ni de couper l'oxygène à tous les partis politiques en abrogeant leur droit au financement populaire pour faire la relance économique tant attendue. Toutes ces mesures ont bien plus à voir avec une idéologie aveugle, sourde et pieds et mains liés. Cet énoncé, que je n'ose même pas qualifier d'économique par respect pour tous les économistes de ce pays, est plutôt le fruit de l'arrogance, de la soif servile d'abuser du pouvoir, qu'on lui a prêté et sur l'agenda caché de la base radicale de ce parti conservateur qui je le souligne a enlevé le mot progressiste de sa raison sociale parce que ça froissait les susceptibilités de ses purs et durs contributeurs. Il n'y a et n'y aura toujours qu'un seul homme responsable de cette situation à qui, fort heureusement, le bon peuple refuse toujours de signer un chèque en blanc élections après élections parce qu'ils savent d'instinct qu'il n'est pas à la hauteur de cette confiance. Chacun de ses faits et gestes nous le prouve jour après jour. Le voilà maintenant à genoux devant la gouverneure générale pour l'implorer d'arrêter les travaux de la chambre pour éviter qu'il perde le peu de pouvoir qu'il lui reste; c'est pitoyable. Je vous laisse imaginer sur quel clou il frappera lors de la prochaine campagne électorale, les méchants séparatistes qui veulent briser son beau pays. Jamais il n'admettra que son énoncé économique était une pourriture totalement inappropriée en cette situation de crise. Ce grand homme fera en sorte qu'aucune mesure ne sera prise pour la prochaine année et grâce à lui le secteur manufacturier, l'industrie forestière et de l'automobile jour après jour annonceront des coupures de postes par milliers obligeant des honnêtes gens à quémander l'aide des banques alimentaires.
    Vous pourrez croire que mon discours est partisan, je vous le concède, je suis une farouche partisane de la démocratie, de la franchise, de l'ouverture d'esprit, de la circulation de l'information libre et non-biaisée et surtout celle qui croit que le peuple sort toujours gagnant d'une solution issue de quatre têtes plutôt qu'une. Utopiste, peut-être, mais je ne peux me résigner à confier le sort de mon existence à quelqu'un qui appuie idéologiquement et financièrement les manufacturiers d'armes à feu, qui couche et partage les profits des magnats du pétrole sans laisser tomber au moins quelques miettes pour nous rassasier, que tout ce qu'il est et ce qu'il fait sort tout droit de la manche des membres les plus durs et radicaux de son parti. Qu'il porte un chandail pour me faire croire qu'il est humain et près des gens ne me touche guère, mentir en chandail ou en chemise ce sera toujours mentir effrontément.

    Denyse Guay
    Bromont (QUÉBEC) »

  • Jocelyne Brunet
    Inscrite
    vendredi 5 décembre 2008 16h20
    Peut-être que...
    « la gouverneure générale a simplement trouvé plus sage de donner un peu plus de corde à Stephen Harper pour qu'il se pende lui-même.

    C'est bien parti.

    Jocelyne Brunet
    Gatineau »

  • Pascal 25
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 21h37
    Un Premier ministre qui divise le pays
    « Je ne suis pas un fan du bloc, mais je suis déçu de l'attitude du premier ministre canadien. Sous son autorité le pays est divisé entre les anlgais et les mé.chants francophones, entre l'ouesre et l'est. C'est TRISTE. »

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