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Crise politique à Ottawa - Une coalition toujours nécessaire

Bernard Descôteaux   5 décembre 2008  Canada
Le premier ministre Stephen Harper a obtenu de la gouverneure-générale la prorogation du parlement. Le sursis ainsi gagné lui permettra possiblement de surmonter la crise politique qui ébranle son régime si, lors de la présentation de son budget, le 26 janvier, il arrive à remporter la confiance que lui refuse aujourd'hui l'opposition.
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  • loiselet
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 02h53
    Faites de l'air
    « Dion est-il donc aveugle? les arguments cités dans l'éditorial, en plus du plus grand bien du parti devraient inciter le fier capitaine à quitter le navire. Mieux vaut donc sauver la face plutôt que de libérer le Canada des manigances réactionnaires de Harper qui pue la mauvaise foi. Je regarde toute cette mascarade d'un oeil indifférent, attendant un autre pays pour nous. »

  • Guy Archambault
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 05h32
    Au deuxième degré !
    « Oh que je suis d'accord ! Si tout se passait au premier degré, celui du simple et pur rationnel, tout serait aisé.

    Mais lorsqu'on plonge au deuxième degré de la télé-réalité politique, on trouve derrière les grands idéaux déclarés de plusieurs hommes politiques au verbe épique et noble une lutte acharnée entre des égos qui veulent absolument faire croire à tous les canadiens qu'il n'y pas de différence entre les personnages qu'ils jouent en Chambre ou devant les caméras et leurs petites personne, trop imbues d'elles-mêmes pour admettre qu'elles sont capables elles aussi des petites mesquineries qui nous affligent nous tous, simples électeurs, simples humains.

    Je vais de ce pas, en simple humain, en commettre deux de ces petites vacheries humaines, afin de bien nous situer tous à ce niveau du deuxième degré où il y a là aussi de la grandeur cachée dans l'humilité et de la petitesse enfouie dans le ressentiment ou la peur. Au premier degré, j'appelle cela de la confrontation ou de la thérapie de choc. C'est plus noble.

    1- H. Ford hors des studios de cinéma n'essaie pas de nous faire croire qu'il est Indiana Jones. Puisse-t-il en être de même de Monsieur Dion ! Qu'il cesse de nous faire croire en sa force, son courage et sa bravoure, en son rôle de Sauveur du Canada. Le tournage est terminé en ce qui le concerne. Il n'a plus à prouver qu'il était plus grand, plus intelligent que son père.

    2- Puisse-t-il retourner à son département de sciences politiques à l'université de Montréal, lieu où il a su se garder depuis 1995, plutôt que d'en démissionner franchement, lieu où il a su préserver, comme un bon petit rat prudent et apeuré, sa place de simple prof au cas où il perdrait celle qu'il allait avoir au Parlement.

    Quel magnifique cadeau il ferait à presque tous les Canadiens ! Presque tous ? Oui, car je ne sais pas comment réagiront, comment se sentiraient ses collègues de sciences politiques à l'université s'il y revenait ! Probablement obligés de lui faire de la façon, puisque les bonnes manières de la bonne bourgeoisie les y obligeraient.

    Guy Archambault »

  • Guy Archambault
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 05h39
    Monsieur Dion aura-t-il l'humilité de quitter ?
    « Oh que je suis d'accord avec cet édito ! Monsieur Dion peut-il quitter la scène ? Si tout se passait au premier degré, celui du simple et pur rationnel, tout serait aisé.

    Mais lorsqu'on plonge au deuxième degré de la télé-réalité politique, on trouve derrière les grands idéaux déclarés de plusieurs hommes politiques au verbe épique et noble une lutte acharnée avec des alter-égos, entre des égos qui veulent absolument faire croire à tous les canadiens qu'il n'y pas de différence entre les personnages qu'ils jouent en Chambre ou devant les caméras, entre ces personnages et leurs petites personne, trop imbues d'elles-mêmes pour admettre qu'elles sont capables elles aussi des petites mesquineries qui nous affligent nous tous, simples électeurs, simples humains.

    Je vais de ce pas, en simple humain, en commettre deux de ces petites vacheries humaines, afin de bien nous situer tous à ce niveau du deuxième degré où il y a là aussi de la grandeur cachée dans l'humilité et de la petitesse enfouie dans le ressentiment ou la peur. Au premier degré, j'appellerais cela de la confrontation ou de la thérapie de choc. C'est plus noble.

    1- H. Ford hors des studios de cinéma n'essaie pas de nous faire croire qu'il est Indiana Jones. Puisse-t-il en être de même de Monsieur Dion ! Qu'il cesse de nous faire croire en sa force, son courage et sa bravoure, en son rôle de Sauveur du Canada. Le tournage est terminé en ce qui le concerne. Il n'a plus à prouver qu'il était plus grand, plus intelligent que son père.

    2- Puisse-t-il retourner à son département de sciences politiques à l'université de Montréal, lieu où il a su se garder depuis 1995, plutôt que d'en démissionner franchement, lieu où il a su préserver, comme un bon petit rat prudent et apeuré, sa place de simple prof au cas où il perdrait celle qu'il allait avoir au Parlement.

    Quel magnifique cadeau il ferait à presque tous les Canadiens ! Presque tous ? Oui, car je ne sais pas comment réagiront, comment se sentiront ses collègues de sciences politiques s'il revenait enseigner à l'Université ! Probablement obligés de lui faire de la façon, puisque les bonnes manières de la bonne bourgeoisie les y obligeraient.

    Guy Archambault »

  • Daniel Beaudry
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 06h10
    Réveillez-vous libéraux !
    « Avec les moyens électroniques actuels, je ne comprends pas comment les libéraux ne peuvent se choisir un chef en une semaine. Le scénario probable est la chute du gouvernement le 27 janvier suivi d'élections qui risquent fort de réduire l'opposition en cendres. Il faut se déniaiser et se débarrasser de traditions désuètes
    Daniel Beaudry »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 07h10
    Le pire a-t-il vraiment été évité?
    « Peut-être, au niveau domestique, la coalition qui a démontré que le Parlement n'avait plus confiance en Stephen Harper a-t-elle évité aux Canadiens l'application des mesures odieuses que contenait l'énoncé économique que le gouvernement avait soumis aux députés. Mais la réputation du Canada au niveau international, déjà si peu reluisante dans le domaine de l'environnement, a été ravalée au niveau d'un pays sous-développé.

    Les manchettes des grands media ne sont pas loin de ressembler à celles que se méritent certains pays à la démocratie douteuse et au respect des droits humains plutôt mince.

    Voyez, comment la manoeuvre de Stephen Harper pour se maintenir au pouvoir a été perçue dans le monde entier.

    Le réseau CNN écrit: Le leader du Canada ferme temporairement le Parlement afin de demeurer au pouvoir"

    Le International Herald Tribune écrit: "Le Parlement canadien a été fermé dans l'espoir de garder Harper au pouvoir"

    Le New York Times écrit: "Le leader politique du Canada ferme le Parlement...afin d'échapper à un vote de non confiance"

    Si vous substituez le nom de certains pays du Tiers-monde malheureusement trop souvent soumis à ce genre de soubresauts, vous constaterez que le Canada fait partie du même club, et qu'il sera dorénavant plutôt mal placée pour leur donner des leçons de démocratie. »

  • Élodie Gagné
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 09h19
    Sauver la face ?
    « Si monsieur Dion pense se sauver la face en collant comme il le fait à son poste au détriment du bien de son parti, il se trompe joyeusement. Plus il avance, plus il donne l'impression de ne pas comprendre ce qui se passe. Ne sent-il pas que le plus beau cadeau qu'il pourrait faire au Canada et à son parti serait de retourner là où il a sa place et où il est à sa place : l'Université. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 5 décembre 2008 10h19
    Le PLC doit absolument changer de Chef pour faire le poids
    « Stephane Dion et Bob Rae comme je le mentionnais en réponse à un autre article doivent absolument laisser le champs libre à Michael Ignatieff. Sinon, ils démontreront que leur ambition personnelle a priorité et qu'ils sont irresponsables eux-même. Non seulement ils ne font pas le poids et sont des boulets pour les Libéraux, mais ils portent l'odieux de leurs bilans.

    Le parti Libéral ne peut rester aussi vulnérable en prévision d'un prochain scrutin ou en tant que membre de la coallition de premier plan. C'est crucial. Nous serons en mesure de juger de l'ampleur de leur «nationalisme canadien».

    Sinon, ce serait choisir par dépit le moindre mal, considérant Steven Harper indigne d'être un Chef d'État. Il a provoqué une crise et une division dont il est le seul responsable. »

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