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Crise politique - Harper, le pyromane

Jean-Robert Sansfaçon   4 décembre 2008  Canada
Depuis la menace de renversement du gouvernement Harper par une coalition PLC-NPD avec l'appui du Bloc québécois, tous les ministres conservateurs, y compris les représentants du Québec et le premier ministre, adoptent un discours très agressif à l'égard de ceux qu'on appelle les «séparatistes». Derrière ces attaques ressort au grand jour un mépris jusqu'ici retenu de l'ancien allianciste canadien à l'égard des aspirations légitimes et démocratiques des francophones québécois.

La frustration est telle au sein du gouvernement conservateur que tous les coups sont permis pour s'attirer les faveurs de l'opinion publique canadienne-anglaise. Tant dans leur publicité qu'en Chambre, les députés conservateurs ont perdu tout sens de la retenue, au point d'accuser du même souffle les libéraux de trahir leur pays et les bloquistes de trahir leur idéal. Il se dégage de l'approche conservatrice des effluves de haine pure à l'endroit des maudits «séparatisss» qui font le choix du Québec avant celui du Canada comme nation pour protéger leur culture et leur identité.

Lorsque les députés conservateurs et le premier ministre se lèvent en Chambre pour accuser la coalition PLC-NPD de remettre son sort entre les mains d'un parti qui ne vise qu'à détruire le Canada, ils commettent une triple faute: d'abord d'ignorer l'apport constructif des députés du Bloc aux débats démocratiques qui ont eu lieu à Ottawa depuis plus de dix-huit ans; ensuite de ne pas reconnaître que tous les partis fédéralistes, y compris le Parti conservateur, ont déjà conclu des ententes formelles et informelles avec le Bloc dans l'intérêt du travail parlementaire; enfin, que la présence des députés du Bloc à Ottawa est aussi légitime et respectable que celle de n'importe quel autre député.

Au cours de son premier mandat à la tête d'un gouvernement minoritaire, Stephen Harper s'est efforcé de faire oublier les propos radicaux qu'il avait tenus par le passé à l'endroit des nationalistes québécois. À l'écouter depuis le début de cette crise de crédibilité qui accable son gouvernement sur le point d'être renversé, dans quatre jours ou quatre semaines, ces efforts ont été ensevelis sous un flot de hargne qui donne raison aux millions de Québécois de ne pas lui avoir servi un mandat majoritaire sur un plateau d'argent.

Les conservateurs ont-ils déjà oublié qu'ils n'ont fait élire qu'une poignée de députés au Québec lors des deux dernières élections, alors que le Bloc a remporté la majorité des sièges? Que les Québécois aient élu des députés du Bloc au lieu des députés conservateurs, ce n'est pas un hasard: c'est qu'ils ont jugé, en leur âme et conscience, que ce parti était mieux placé pour défendre leurs intérêts au sein de la fédération. Cela dit, le Bloc n'a pas reçu le mandat de faire l'indépendance à Ottawa et son appui à la coalition ne vise surtout pas cet objectif. En fait, celui qui contribue le plus à soulever les passions destructrices et l'ire des francophones à l'heure actuelle, c'est Stephen Harper et non Gilles Duceppe!

Ce qui se passe depuis quelques jours aux Communes confirme l'interprétation négative faite de l'énoncé économique, la semaine dernière. Celui qui s'est présenté pendant la dernière campagne électorale comme un homme d'ouverture se révèle être un politicien vengeur, et depuis mardi, le chef d'un parti de pyromanes. Ce climat, ce n'est ni le Bloc, ni le NPD, ni les libéraux qui en sont responsables, mais celui-là même qui, à la tête d'un gouvernement minoritaire, aurait dû faire preuve de retenue, d'ouverture et de jugement en cette période de crise qui secoue le pays: Stephen Harper.

***

j-rsansfacon@ledevoir.com
 
 
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  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 02h38
    Harper joue avec le feu
    Les dernières illusions sur le Parti Conservateur du Canada sont maintenant complètement disparues au Québec. Ce n'est pas le Parti Progressiste conservateur qui est au pouvoir mais le Reform Party qui s'est masqué sous le nom générique du Parti Conservateur. Cette campagne d'amalgame qui confond les électeurs du Bloc avec des incendiaires séparatistes en est une d'incitation à la haine des Québécois. Harper et ses députés en alimentant une violente dualité crée un climat d'hostilité telle que des incidents sociaux pourraient en découler.

    L'attitude de Harper démontre hors de tout doute qu'il n'est pas particulièrement qualifié pour le poste de Premier ministre tout juste pour celui de chef de l'opposition si ce n'est celui de bagarreur de rues! Un point d'exclamation ici qui ne désire exprimer aucune ironie sinon que l'expression du pathétique qui résulte de l'attitude du chef conservateur.

    La prorogation accordée par la Gouverneure si telle ne fera qu'exprimer le caractère monarchique de l'institution. Face à la durabilité possible de ce gouvernement conservateur allianciste, l'élection d'un gouvernement du Parti Québécois indépendamment des sondages qu'on peut nous lancer à la figure est seule susceptible avec le Bloc d'ajouter une double barrière défensive contre Harper.

  • Fernand Doutre
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 03h40
    ''Arrêtez-le, quelqu'un!''''
    Nous en sommes là. Comment se fait-il que depuis qu'il a été élu pour la première fois en 2006, plusieurs commentateurs de notre presse et des médias en général se sont efforcés pour nous présenter un Stephen Harper modéré, décentralisateur et rassembleur. Son véritable visage ressort ce soir. Il a été et est toujours opposé au souverainisme québécois. La loi sur la clarté n'était-elle pas une reprise des positions de S. Harper, l'idéologue du Reform Party de Preston Manning durant les années 80 et 90?

    On doit le reconnaître, l'actuel Premier ministre canadien a beaucoup de talent pour manipuler certaines opinions, pour réveiller de vieux débats. Sa position lui permet ça. Comment se fait-il que nous n'ayons pu percevoir chez lui le danger qu'il représentait? L'aveuglement de la crise autour des Commandites libérales lui a donné beaucoup de munitions. Sa force était la faiblesse des Libéraux additionnée de la force du Bloc. Je suis d'accord avec vous: il est un véritable pyromane. Il est doublé d'un manipulateur hors norme qui se joue des médias dangeureusement comme le font certains autocrates. Il crée un climat trouble et allume les sentiments anti-Québécois avec une adresse certaine. N'est-il pas celui qui, à l'instar de G. Bush, détourne l'attention vers l'ennemi (qui aurait eu en sa possesion des armes de destructions massives) en faisant croire que celui-ci est à l'origine du problème? N'est-il pas le pyromane qui crie: au feu! Comme certains diraient: ''Arrêtez-le, quelqu'un!...'' Le coup d'état n'est-il pas l'oeuvre des conservateurs minoritaires qui gouvernent sans compromis avec 36% des voix de ceux qui se sont déplacés pour voter le 14 octobre?

  • Yves Côté
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 03h48
    Plus rien à perdre
    Le gouvernement Harper juge qu'il n'a plus rien à perdre. Dans l'urgence, peut-être même dans la panique, sans considération pour les conséquences à moyen et long termes, pour se trouver des appuis, il frappe là où il considère être sa dernière chance. Et où cela est-il si ce n'est autour d'un des consensus nationaux anglais : l'infériorité des idées et des déterminismes culturels des Québécois, ces fils et filles de Canadiens français, eux-mêmes descendance des honnis Anciens Canadiens.
    Pour le remercier de prouver à tous que les indépendantistes du Québec ne sont pas les ordures qu'il désigne, une fois indépendants, faudra penser à lui élever une statu au Québec à celui-là...

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 05h25
    Eh! oui
    J.-R. Sanfaçon confirme ce que je dis depuis quelques jours et notamment hier avec mon commentaire intitulé Janus. La crise en cours nous fait voir le vrai visage de Stephen Harper ou sa face cachée jusqu'alors, et ce n'est pas la plus belle à voir. Ce Janus ne mérite pas de gouverner, comme l'a dit G. Duceppe.
    GR
    Psychopolitique et psychologie de la communication

  • Renaud Longchamps
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 05h54
    On sait d'où il vient, le Stephen
    Ah, les amours québécoises de ce cher Stephen! Perfide Albion, toujours!

  • Anie Perrault
    Inscrite
    jeudi 4 décembre 2008 06h17
    Tout à fait d'accord
    Votre texte devrait être traduit et envoyé aux médias anglophones! Ce qui se passe à Ottawa ces jours-ci est très dangereux pour la démocratie et surtout pour l'unité de ce pays. M. Harper pourrait bientôt devenir le grand responsable du renouveau du sentiment souverainiste au Québec. Ce matin tous les Québécois ont raison d'être insultés.

    Anie Perrault

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 06h47
    Le jeu de mots
    Le parti conservateur d"aujourd'hui n'est pas celui de Joe Clark, de Brian Mulroney ou de Robert Stanfield. Mieux vaudrait le nommer Alliance canadienne. Stephen Harper n'a pas unifié le centre-droit canadien, il lui a simplement substitué une droite obtuse issue de l'Ouest et calquée sur le fondamentalisme américain. Mais ne nous leurrons pas: dans la mesure où elle fait appel à la haine envers les francophones, toujours qualifiés de «séparatistes», cette droite répond à un sentiment latent des Canadians. Historiquement, le Canada n'a été institué comme fédération qu'à cause de la population de langue française. Sans le Québec, le Canada aurait été, en 1867, un pays politiquement unitaire. Peut-être est-il temps de rendre aux Canadians leur pays et de reprendre le nôtre.

    Pierre Desrosiers
    Val David

  • Gilles Champagne
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 06h53
    Le pyromane, Harper !
    Vous ne pouviez dire plus vrai, le seul et vrai responsable de cette crise est Stephen Harper qui nous a montré une fois de plus qu`il peut rapidement devenir un idéologue dangereux. Non seulement a-t-il essayé d`enlever le droit de grève, d`enlever le droit à l`équité salariale et d`étouffer les partis d`opposition en leur coupant les subventions gouvernementales, il a de plus commis l`irréparable soit de faire renaître la haîne canadienne-anglaise à l`égard non seulement des "séparatiss" mais aussi des québécois en général. Il nous a d`un seul trait ramené vingt ans en arrière. La seule solution véritable et correcte à cette crise serait qu`il démissionne rapidement et que les conservateurs se nomment un nouveau chef ayant plus d`envergure et d`ouverture d`esprit, mais cet homme l`ont-ils ? Permettez-moi d`en douter. Hier en édito le Globe and Mail lui demandait de démissionner. Je n`ai qu`un souhait ce matin c`est que les québécois se réveillent et donnent un vote fort à Madame Marois et le Parti québécois.

  • louis gaudreau
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 07h15
    Bravo!
    Bien dit, ceux-là pensent qu'ils peuvent se permettre de dire et de faire n'importe quoi pour leur permettre d'arriver à leurs fins...

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 07h24
    Du jamais vu: le premier Coup d'État au Canada.
    Que dirions-nous d'un dirigeant d'un pays du Tiers-monde qui fermerait bruusquement le Parlement démocratiquement élu afin de conserver le Pouvoir et d'empêcher toute discussion et surtout tout vote des députés sur la crise qu'il aurait lui-même créée?

    Les condamantions fuseraient de toutes parts.

    Malheureusement, c'est ce que nous sommes en train de vivre chez-nous.

  • Lapirog
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 08h03
    Le REFORM PARTY qui se cachait derrière le PC de Harper.
    Harper le pyromane se montre enfin sous son vrai jour, imaginons maintenant un Parti Conservateur majoritaire: terreur sur la ville!
    Au fait comment se sentent les apôtre Québécois de Harper, Cannon et Cie, fiers de leur chef?

  • Paul Verreault
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 08h41
    Harper et son vrai visage
    Ce n'est pas pour rien que Harper, le Réformiste-Religieux (WASP) a tenu a enlever le mot "progressiste" de son parti. Il a le même visage que dans les années 1990. Il en a d'ailleurs plusieurs: un pour amadouer le Québec le temps d'une élection, un d'indifférence après les élections et un autre de rage et de mépris quand les Québécois se tiennent debout, celui qu'il a maintenant. Les Lebel et Blackburn ont l'air aussi ridicule de se dire nationaliste du Québec que Dion le fut.

  • Johanne Bédard
    Inscrite
    jeudi 4 décembre 2008 08h42
    OUI, Harper le pyromane!
    Et je lui souhaite de se brûler.

    Bravo pour votre texte éclairé monsieur Sansfaçon.

    Rien à voir avec votre collègue Normand Spector.

  • Élodie Gagné
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 08h50
    Un dictateur
    Pourquoi tout le monde tourne-t-il autour du mot dictateur pour définir l'attitude de Harper ? Si ce qu'il fait se passait en Russie ou en Chine, qu'en dirait-on ?

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 08h50
    oui j'irai voter
    Je me fais le chantre de l'abstention dans cette élection provinciale depuis le début. Je vais voter pour celle qui n'a pas de rapport avec cette bande de racistes qui ne croient en la démocratie que quand cela fait leur affaire.

  • Cécile Gauthier
    Abonnée
    jeudi 4 décembre 2008 08h54
    Le québec et le ROC
    Il est frappant de constater qu'à chaque fois qu'un évènement important se produit sur la scène politique canadienne, l'opinion du Québec et celle du ROC divergent. Quand nous rendrons-nous à l'évidence que ces deux entités ne sont pas faites pour vivre ensemble ???

  • Hubert Larocque
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 08h55
    Souvent fédéralisme varie, bien fol qui s'y fie!
    Un vrai Québécois ne se sent concerné que du dehors par les affaires d'Ottawa. Il ne se passionnera pas pour les jeux de coulisses, les déplacements sur l'échiquier, les dogmes d'hier devenus solubles dans la concupiscence du pouvoir. Les événements ramènent à la surface les constantes du régime canadien, soit notre minorisation grandissante et incurable et l'hostilité haineuse que le Canada nourrit à l'endroit du Québec. Une bienveillance superficielle, opportuniste, purement électorale, a tôt fait d'éclater lorsque la présence du Québec gêne si peu que ce soit la vision et le fonctionnement du régime canadien.
    Le vrai Québécois, décolonisé en profondeur, ne s'intéressera aux problèmes d'Ottawa que dans la mesure où un régime imposé par l'histoire a des conséquences directes sur notre propre vie nationale.
    Les Québécois forment un peuple faible, sans véritable leadership. Ses intellectuels et ses politiciens sont incapables de concevoir que seules l'union et l'unanimité pourraient nous tirer d'une situation politique sans issue, telle une suspension entre la vie et la mort.
    Privé de l'arme des forts, soit une décision claire et l'exécution de celle-ci , le Québec en est réduit à compter sur des moyens obliques. Tout ce qui secoue le régime fédéral, tout ce qui introduit des données nouvelles dans une situation bloquée crée un certain espoir et légitime que le Bloc manoeuvre à vue en changeant pour cela quelques paramètres stratégiques.
    Cela dit, la situation est périlleuse car la « crise » peut aussi bien lézarder le régime que le recomposer dans un sens trudeauiste.
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • Robert Jasmin
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 09h09
    Aidez-moi!
    Que doit-on penser des Québécois qui continuent d'appuyer Stephen Harper? Face à leurs arguments, je deviens muette et désemparée. Ça me dépasse, aidez moi!

  • Michel Samson
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 09h11
    Le ROC...
    ...ne reçoit pas le bon message du Québec et Mystère HarPeur ne fait qu'accentuer cette dissociation entre ce que l'appui du Bloc Québécois signifie dans les faits et la façon dont les stratèges conservateurs le dépeignent. M.Sansfaçon, il faudrait que vous soyez lu dans le ROC, vous et vos collègues de la presse québécoise qui opinez sur cette question comme vous le faites.

    Nous voyons, à chaque jour qui s'ajoute à cette saga d'un gouvernement conservateur minoritaire, le vrai visage de Stephen HarPeur et de ses conseillers.

    Respect des volontés du Québec pour les COnservateurs, on repassera; prise de conscience que l'électorat canadien a favorisé à raison de 63% des plates-formes électorales plus à gauche que ce que proposaient les Conservateurs, on balaie sous le tapis et on crie à l'usurpation du pouvoir.

    J'ai vécu et voyagé dans des pays où les gouvernements de coalition n'étaient pas des épouvantails mais bien un reflet en mosaïque de réalités politiques mieux agencées que dans un bébête bipartisme gauche-droite, bleu-rouge, bons-méchants. Comme canadiens, nous n'aurions pas la subtilité et la finesse politiques de nous en accomoder ?

    En soi il n'y a rien de mauvais à la mise en place d'une coalition. Et elle n'est pas moins démocratique qu'un régime de gouvernement minoritaire constamment mis en question par trois autres partis tout aussi représentatifs de leurs réalités que celui de Mystère HarPeur et qui représentent, je le répète, 63% de l'électorat.

    Quel vaudeville dangereux, démagogique et profondément diviseur auquel nous soumettent les Conservateurs ! Pitoyable et malheureusement trop «Canadian» dans ce que cela a de moins respectable...

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 09h21
    Désolant spectacle de Stephen Harper !
    Désolant spectacle, en effet, que nous a offert le premier ministre hier, lors de la période des questions à la Chambre des Communes ! Il n'aura convaincu personne en tentant vainement de nier qu'il avait lui-même cherché à faire alliance avec le Bloc et le NPD pour renverser le gouvernement minoritaire de Paul Martin, en septembre 2004 ! De plus, en invoquant le danger que représentent les « séparatistes québécois » pour sauver son gouvernement, il a montré son vrai visage ! Pitoyable !

  • Claude Bruhl
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 09h46
    Où est le danger pour la démocratie ?
    Habitant en Belgique et m'intéressant à la politique québécoise et canadienne depuis plusieurs années maintenant, la situation actuelle à Ottawa me laisse songeur. En effet, jusqu'à preuve du contraire pour gouverner il faut l'assentiment de la majorité des députés, ce qui n'est clairement pas le cas de M. Harper.
    Dans plusieurs pays du monde, ce sont des coalitions qui gouvernent le pays sans que cela ne soulève trop de problèmes. Ce n'est pas parce que c'est inhabituel que c'est mauvais ou irréaliste.
    Le vrai danger n'est-il pas M. Harper vu son mépris évident pour des députés élus de manière démocratique. Il n'y a pas de bons députés et des mauvais. Il a des députés.
    En tout cas l'article de M. Sansfacon décrit bien ce que je pense même vu de l'extérieur.

  • Jean-G. Lengellé
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 09h50
    La publicité des conservateurs était prémonitoire...
    Vous souvenez-vous de la publicité conservatrice montrant l'oiseau en train de chier sur l'épaule de S.Dion?
    Cette fois-ci, l'image est tout aussi claire, cet oiseau de malheur va revenir et déféquer sur le Québec tout entier. Garnotte devrait en faire ses choux gras pour demain.
    Ceci étant, à l'instar de Lucien Bouchard qui avait quitté les conservateurs, la députation conservatrice devrait démissionner en bloc pour montrer qu'il y a des limites aux mensonges et à la bêtise.
    Et tant mieux si le gouvernement minoritaire actuel aux pratiques nauséabondes est mis à la poubelle, c'est sa véritable place!

  • L. thériault
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 10h27
    Les Blokes resteront toujours des Blokes ....
    ... à voir les réactions de Harper et du ROC.

    Rien n'a changé. Vivement la séparation d'avec ce pays de Blokes, qui me donne l'envie de gerber.

    Y'a rien de plus à dire. C'est : Point final.

  • Michel Chayer
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 10h28
    Une potiche transfiguré en Monarque
    Une potiche transfiguré en Monarque...

    « Le gouvernement de coalition dirigé par Stéphane Dion pourra alors proposer ses services à Mme Jean pour tenter de diriger le pays à la place des conservateurs. »


    Le chef du PLC va proposer ses services à une animatrice qui, il y a peu de temps, présentait et commentait des spectacles de music-hall et des émissions de variétés... une spiquerine qu'une complaisante nomination politique avait supposément transfiguré en potiche, mais qui est véritablement la vice-reine du pays (de la colonie ?)...

    La stabilité du Canada est entre les mains d'une ancienne lectrice du téléjournal... qui détient le pouvoir politique, l'autorité suprême.

    On croit rêver...

  • André Chamberland
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 10h45
    Vive le Québec libre !
    Et vite, ça presse.

  • Lucien Maheu
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 11h25
    Virage à 180
    Félicitations pour votre article M. Sansfaçon, en effet n'est-ce pas M. Harper qui a reconnu la nation francophone? À entendre son parti hier à la chambre des Communes du traitement hargneux réservé aux Québecois, je me demande ce que signifie pour eux le mot nation, et je me demande s'il nous considère sur le même pied qu'eux à titre de citoyen canadien.

  • Michel Simard
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 13h08
    La déroute des néo-conservatismes de tous acabits
    Le comportement de Harper et des réformistes-conservateurs nous fait à jour ce qu'un électeur moyennement intelligent devrait savoir : dans tout néo-conservateur ce n'est que mensonge, mesquinerie, manipulation, revanchisme et dogmatisme, rien de ce qui peut se rapprocher du chef d'État et de la grandeur du bien collectif. Norman Spector nous livre ce matin un papier tout à fait dépourvu de rigueur intellectuelle, son jupon conservateur dépasse jusqu'au mollet. Et je ne sais pas pourquoi, tous les lecteurs néo-conservateurs anti-État et anti-société de ce journal sont muets depuis quelques jours.

    Aux États-Unis, l'électorat s'est réveillé après huit ans de gouvernement néo-conservateur malsain et dangereux, qui a presque conduit ce pays à la ruine et dont on ne sait plus comment ils vont s'en sortir. La "crise" actuelle n'est en fait que le résultat de la raison du contre-pouvoir face à un premier ministre qui a perdu tout jugement, toute raison et toute légitimité. Et il vaut mieux, pour la démocratie et pour notre sécurité, que le contre-pouvoir agisse à la Chambre des communes plutôt que dans la rue. La crise financière et économique aura rappelé à l'ordre tous ces messies du laisser-faire-n'importe-quoi.

    À Québec, le libéral-conservateur Charest et l'adéquiste-conservateur Dumont aimeraient bien enfoncer davantage notre Nation dans ces délires du néo-conservatisme. Les électeurs québécois se garderont bien d'élire ces deux prétendants qui sont en retard de vingt ans sur l'évolution du monde. Vous avez vu Harper : cachotterie, inaction, attaque contre les droits fondamentaux, coupures mesquines. Que l'électeur comprenne bien que des prétendants au poste de premier ministre font non seulement de fausses promesses, mais pire, agissent de manière autoritaire pour imposer des idées d'une minorité d'extrême-droite. Charest n'a pu mettre son agenda de démantèlement de l'État québécois en raison du contre-pouvoir de la société civile dans son premier mandat, en raison de l'opposition péquiste à l'Assemblée Nationale dans son second mandat. Dumont dit n'importe quoi et son contraire, discute de choses périphériques comme les commissions scolaires alors que de grands défis économiques, sociaux, culturels et environnementaux attendent le Québec.

    Tous ceux qui seraient tentés par l'abtentionnisme soit-disant parce qu'ils sont désillusionés ou que les politiques sont peu inspirants se doivent de voter. Ne pas voter, c'est laisser les autres pouvoir choisir des leaders dangereux comme Bush et comme Harper. Ne pas voter, c'est participer à l'élection de ces fous dangereux. Un tableau dans le Journal de Montréal présentant les taux de participation aux différentes élections indiquait quelque chose de très net et quelque peu inquiétant : toutes les élections où le taux de participation a été plus faible ont fait élire des gouvernements libéraux de droite au Québec, des gouvernements conservateurs à Ottawa. Conclusion : les gens qui veulent nous ramener au XIXe siècle votent toujours; ceux qui prétendent nous amener au XXIe siècle ne lèvent même pas le petit doigt, trop occupés à lever le nez sur leur société.

    Il est temps d'en finir avec le néo-conservatisme sous toutes ses formes : républicain, réformiste-conservateur, libéral-conservateur et adéquiste-conservateur. Le 8 décembre, que tous qui veulent au moins préserver le Québec d'aujourd'hui votent et votent pour le Parti québécois, sinon la déroute nous attend aussi.

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 13h23
    C'est un jeudi noir... qui se préoccupera désormais de ce que pense le parlement?
    Toutes les règles du parlementarisme ont été bafouées. Le premier ministre et la gouverneure générale se sont dit qu'ils pouvaient effacer tout et recommencer à zéro, comme si l'opinion des parlementaires ne comptait pour rien.

    On peut maintenant écrire sur tous les édifices et sur tous les poteaux: "Qui se préoccupe encore de ce que pense le parlement?"

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 14h35
    Québécois citoyens de seconde zone dit Harper secondé par la gouverneure générale
    SI on accorde la fermeture du parlement c'est que la gouverneure n'accepte pas dans ce processus démocratique les députés du bloc élus démocratiquement. Citoyens de seconde zone les québécois.

  • pheb@videotron.ca
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 14h55
    Tartufferie
    La légalité et la sagesse ont prévalu: la prorogation est accordée par une femme de tête. La confiscation du pouvoir par une coalition autant préméditée qu'inopinée n'aura pas lieu. Harper aura le temps de mettre plus d'eau dans son vin et les conjurés pourront méditer sur le sens de l'urgence économique et de la stabilité politique, dont ils n'ont pas le monopole de l'évaluation. Bilan : une tartufferie monumentale qui n'est pas moins idéologique que celle des conservateurs.

  • L. thériault
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 15h17
    C't'un gros dégueulasse Harper
    C'est dégueulasse comme décision ! Lady Mykell aurait du avoir la décence d'attendre au moins qques jours, après le vote de confiance du 8 décembre avant d'accepter.

    Elle s'est prêtée à une demande anti-démocratique, et ce de la part d'un dirigeant qui a perdu la confiance du Parlement.... C'est pitoyable comme décision, c'est pitoyable comme Institution, c'est pitoyable comme gouvernance.

    Cette triste journée est vraiment à marquer d'une pierre noire dans l'Histoire politique du Québec et du Canada.

    C't'un gros dégueulasse Harper, y'a une méchante graine de dictateur qui pousse en lui. Au moins maintenant, tous nous le savons, le masque de cet exécrable individu a tombé

    Anyway, moi je me souviendrai. Je me souviendrai également de la réaction des blokes du ROC, oh oui ! Même qui faudrait pas qu'il m'en tombe un sur la main asteur, ça serait sa fête.

    Le pire c'est qu'on va maintenant devoir subir ad vomitam la propagande fédérale pendant des semaines.

    Mais tiens j'y penses : question paix intérieur, et pour ne pas vomir sur mes souliers, c't'une maudite bonne occasion de prendre un break de la politique pis d'aller voir ailleurs si j'y suis .... Mais après les élections provinciales la semaine prochaine .... Et ensuite, pour vrai, jusqu'aux prochaines fédérales.

    Comptez sur moi pour me souvenir. Et vous ?

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 16h29
    Lu dans le blogue du Globe and Mail
    Two outmoded relics of British rule in Canada must be abandoned:

    1.-Bipartism and
    2.- the function of governor general (with small g's please).

    A new Confederation of 5 or 6 states might be a solution to the un-governability of this country, as he 1867 Confederation was a misnomer for a unitarian state.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 16h58
    La reconnaissance des francophones au Canada
    Trudeau, Mulroney, Chrétien, Harper et Dion continuent la route tracée depuis l`existence du Canada. L`idée centrale consiste à protéger la direction toute anglaise, tout en assurant que les décisions d`importance restent à Ottawa et Toronto. Souvenez-vous que l`Ontario est la seule province avec deux gouvernements. Depuis les années soixante le Québec est devenu le plus grand marché de consommateurs de produits ontariens. Cette année nous avons un déficit de $5 milliards envers eux. D`autant plus que les barrières ontariennes sont toujours présentes. Tous ce que les canadiens souhaitent se limite à notre marché de consommation. Pour le reste oubliez votre avenir en français et votre capacité de développer l`exportation de produits du Québec en Ontario. Même l`Hydro-Québec ne peut faire affaires chez ce voisin récalcitrant. Bombardier ne peut vendre de trains TGV car le lobby de Air Canada l`empêche. C`est ça le Canada Pluss Beau Pays du monde.

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 17h06
    Une crise révélatrice
    Il aura sans doute fallu cette crise pour que les rédacteurs en chef, commentateurs et chroniqueurs de la presse audiiovisuelle et écrite comprennent que derrière les discours des têtes carrées, anglos de l'Ouest, de l'Est ou du Québec, n'ont pas bronché d'un iota dans leur attitude envers les « hosties de frogs ».

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 17h10
    À Pierre Desrosiers
    Absolument, les Anglos doivent faire l'effort requis pour aboutir à ce qu'ils refusent de voir, leur totale insatisfacton envers le pays issu du semblant de pacte entre deux nations fondatrices. Malheureusement, comme tous les esprits dominants de la planète, ils n'en seront pas capables. Et le cirque du pays ingouvernable continuera, jusqu'à l'extinction du Québec, et du Canada.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Maco
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 18h53
    C'est quoi déjà ...
    Fachisme! Le mot fait peur hein! Ben c'est gens là, eux ils me font peur.

  • André Bouchard
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 19h57
    La représentante de la reine décapite le gouvernement canadien
    Une risée ! Ce pays peut se passer de gouvernement pendant 1 mois et demi ! En pleine crise économique mondiale par dessus le marché ! Je n'ai pas de mots pour décrire le dégout que m'inspire ce spectacle. Ce type qui s'accroche à son titre de prime minister; qui provoque toute cette merde alors qu'on pensait qu'il avait compris le message des dernières élections; qui attise le Québec bashing; qui crache sur les députés du Québec. Et la cerise sur le sunday, la représentante de la reine, non élue, qui empêche la démocratie de s'exprimer, le parlement de fonctionner.

    République de banane ? En tout cas, pays disfonctionnel qui cache des problèmes profonds en dessous du tapis et qui est capable d'élire des politiciens sans envergure.

    André Bouchard

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 22h04
    Oublions pas que Charest libéral de raison et de coeur conservateur
    Si il était majoritaire je ne peux m'imaginer. Bien équipé comme élus deux conservateurs à Québec Charest et l'ADQ à la différence qu'un dit tout haut ce que pense les gens des fois c'est cohérent d'autres non comme les radios poubelles

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