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«Harper a perdu le droit de gouverner»

L'opposition reproche leur inaction économique aux conservateurs

Alec Castonguay   4 décembre 2008  Canada
Photo : Agence Reuters
Ottawa — Le chef du Parti libéral, Stéphane Dion, a demandé hier aux Canadiens — et à la gouverneure générale — de faire confiance à une éventuelle coalition de l'opposition pour relancer l'économie et diriger le pays avec un esprit de «collaboration» en ces temps difficiles.

L'aspect économique a dominé le discours de Stéphane Dion, prononcé quelques minutes après celui de Stephen Harper, hier soir, à Ottawa. «Le Canada est aux prises avec les répercussions que pourrait avoir la crise économique mondiale, a-t-il dit. Notre économie est au bord d'une récession. Les Canadiens ont peur de perdre leur emploi, leur maison et leurs économies.»

C'est là que Stephen Harper a échoué, selon le chef de la possible coalition. «Le gouvernement fédéral a le devoir d'agir et d'aider les Canadiens à traverser ces temps difficiles, a dit Stéphane Dion. Stephen Harper refuse toujours de proposer des mesures pour stimuler l'économie canadienne. Le mini-budget qu'il a présenté la semaine dernière démontre que sa priorité est la partisannerie et le règlement de ses comptes idéologiques.»

Le discours de Stéphane Dion a été diffusé avec plusieurs minutes de retard hier soir, car l'enregistrement n'est pas arrivé aux différents réseaux de télévision à l'heure prévue. Il y aurait eu un mélange entre les versions française et anglaise, dit-on. De plus, la qualité de la bande n'était pas très bonne.

Le chef libéral a demandé à la gouverneure générale de ne pas accepter de proroger la Chambre des communes jusqu'à la fin du mois de janvier, ce que Stephen Harper lui demandera de faire ce matin. «Si M.Harper veut suspendre les travaux du Parlement, il doit affronter un vote de confiance. Dans notre Canada, le gouvernement doit assumer ses décisions et ses actes devant le Parlement», a-t-il dit, ajoutant: «Les conservateurs de Stephen Harper ont perdu la confiance de la majorité des députés à la Chambre des communes. Dans notre régime parlementaire, cela signifie qu'ils ont perdu le droit de gouverner.»

Michaëlle Jean doit donner une chance à la coalition, selon lui. «Les Canadiens ne veulent pas d'autres élections, ils veulent que les parlementaires travaillent ensemble. C'est notre devoir.» M. Dion estime que la coalition est viable. «Les coalitions sont normales et courantes dans de nombreuses régions du monde et elles peuvent fonctionner très bien. La recette est simple: consensus, bonne volonté et coopération.»

Et cette coalition PLC-NPD, avec l'appui du Bloc québécois, aura une seule priorité, dit-il. «Notre coalition est une entente pour gouverner, avec un programme bien défini: nous attaquer au plus important problème auquel le pays fait face, l'économie. C'est un programme qui vise à protéger et à créer des emplois, et à relancer l'économie dans toutes les régions du pays.» Les détails de ce plan de relance ne sont toujours pas connus, mais la coalition a promis d'aider les secteurs manufacturier, forestier et de l'automobile, en plus d'accélérer les investissements en infrastructure.

Gilles Duceppe défend son choix

Stéphane Dion a été le seul des trois chefs de l'opposition à recevoir un temps d'antenne garanti sur les principales chaînes de télévision au pays. Lors du dernier discours à la nation, celui de Paul Martin en 2005, tous les chefs avaient obtenus un droit de réplique. C'est dans ce contexte que le chef du Bloc québécois a tenu à rappeler qu'il ne fait pas officiellement partie de la coalition et que son parti reste «indépendant». «J'ai fait une entente avec la coalition, c'est différent», a-t-il dit en après-midi.

Gilles Duceppe a défendu son choix d'appuyer une coalition PLC-NPD pendant 18 mois. «Il y a à peine 50 jours, les électeurs nous ont confié un mandat très clair. Les Québécois nous ont demandé de continuer à défendre les valeurs et les intérêts du Québec, mais aussi d'empêcher les dérives idéologiques des conservateurs.»

Le chef du Bloc a dit qu'en ces temps de ralentissement économique, il faut «s'élever au-dessus des considérations partisanes». Or, Stephen Harper a justement «créé une crise politique de toute pièce» en mettant «le feu aux poudres». «Le Bloc québécois avait le devoir de s'opposer à un énoncé idéologique qui s'attaquait au Québec, aux travailleurs, aux femmes et à la démocratie», a-t-il dit, ajoutant: «Le chef conservateur a confirmé les pires craintes des Québécois envers son parti et son gouvernement.»

Stephen Harper étant «indigne de gouverner», selon lui, et la coalition se devait de voir le jour. «Nous avons obtenu une entente qui prévoit des gains très importants pour le Québec», a-t-il dit, citant le soutien à venir pour les secteurs manufacturier et forestier, mais aussi «la restauration du financement des organismes québécois de développement économique pour les régions du Québec». Il a aussi mentionné que les compressions dans la culture seraient annulées et que les retraités et les chômeurs obtiendraient des gains.

Gilles Duceppe demande lui aussi de «laisser la Chambre des communes voter» pour «qu'on en finisse avec ce gouvernement». «Et qu'enfin, nous puissions travailler à combattre de toutes nos forces la crise économique qui s'abat sur nous.»

Jack Layton a prononcé un discours qui abondait dans le même sens que celui des deux autres chefs de l'opposition. «Un nouveau gouvernement est prêt à servir», a-t-il dit. Selon lui, le Canada est à une croisée des chemins «historique» puisqu'une crise économique «sans précédent» approche.

Pour y faire face, «le Canada doit avoir un gouvernement efficace et fort, qui a la confiance du Parlement». Or, Stephen Harper «n'a pas démontré de leadership», a dit Jack Layton. «Les familles qui vont recevoir leur dernier chèque de paye avaient besoin d'espoir. [...] Stephen Harper a refusé d'agir.»

Le premier ministre a «brisé» la confiance que la population avait en lui, selon le chef du NPD. «En mettant fin au Parlement, en mettant le cadenas sur la porte, il rejette le choix démocratique de 62 % des gens», a-t-il dit, invitant les citoyens à faire confiance à la coalition. «Pour la première fois, la majorité des partis choisis par les gens ont mis de côté leurs différences.»
 
 
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  • Laurent Lavigne
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 03h47
    Quelle crise?
    La situation politique actuelle me rappel un vrai processus démocratique plutôt que celui d'une cris. En effet, le débat, l'entente et la recherche de l'intérêt du plus grand nombre. En fait, malgré les travers de la situation minoritaire, je crois que c'est la meilleure façon de gérer un pays avec autant d'intérêts différents que la Canada.

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 05h44
    M. Harper est en train de fomenter un vrai Coup d'État.
    Ne pas se plier à la volonté de la majorité des députés de la Chambre des communes a toujours été une négation de la volonté démocratique des canadiens. Sous tous les cieux, cette attitude est commune à tous les Coups d'État qui ont pu être observés.

    La décision de fermer les portes du Parlement canadien en niant aux parlementaires leur droit d'exprimer leur volonté ne s'est jamais vue dans l'histoire du Canada. Ce sera notre premier Coup d'État.

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 05h53
    On serait si bien avec Pauline et ses amis !
    Qu'importe la situation actuelle à Ottawa, je n'ose imaginer ce que serait un Québec souverain dirigé par le PQ, Pauline et ses amis intolérants à la Gérald Larose, Pierre Curzi (ami de McCartney), Pierre Falardeau comme analyste et conseiller et j'en passe. Qu'importe les défauts de Harper et ses conservateurs, je préfère ce régime à celui d'une bande d'hypocrites dont la haine envers le Canada et ses habitants non Québécois, la haine contre les États Unis et Israel est tellement palpable et facilement mesurable, et qui nous offrent assurément l'instabilité pour 5 ans (parole de Pauline). Quand j'entends ces gens nous parler avec tellement d'admiration de Castro et son régime, d'Arafat le libérateur de peuple et qui ne perdent jamais un instant à mépriser le Canada, je me dis qu'ils nous amèneraient certainement sur un terrain très dangeureux. Enfin, si c'est le choix des Québécois, il faudra le respecter et ne pas faire comme ces huluberlus qui ne cessent de remettre en question les décisions antérieures du peuple Québécois à ce sujet. En attendant, je souhaite que Charest gagne lundi pour ensuite assister au dépeçage de Pauline par ses propres membres, qui lui feront subir ce qu'elle a fait subir à ses anciens chefs. Bon débarras Pauline et Adieu j'espère. Prochain chef du PQ ? Je vote pour Curzi et on pourra lui chanter "Yesterday"........

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 07h08
    UNE nation ou DEUX?
    Harper a reconnu la nation québécoise. Enfin le Parlement canadien a reconnu la nation québécoise même si 80% des Canadians étaient -et sont- toujours contre.

    On ne sait pas si ce sont les 6 millions de Nous, ici depuis 4 siècles, ou les 7 millions et demi de Nous et de Eux qui habitent le territoire présentement, qui ont été reconnus, mais il a reconnu quelque chose qu'il a appelé la nation québécoise.

    Or si le Québec est une nation et que le Canada est une nation, il y a donc DEUX nations dans le Canada actuel. Pourquoi a-t-on parlé du discours à LA nation comme s'il n'y en avait qu'une seule?

  • Michel Gariépy
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 07h26
    Steven Harper n'est plus digne de gouverner le Canada
    Pour représenter les canadiens, il faut au minimum être en accord avec leurs valeurs profondes. Ceci n'implique pas que toutes les décisions que doit prendre un chef d'état doivent recevoir l'appui de tous et certaines mesures seront parfois impopulaires.
    Mais l'utilisation de subterfuges techniques pour empêcher l'expression de la démocratie n'est pas acceptable dans ce pays pas plus que dans n'importe quel pays se disant de droit démocratique. Cela relève de régimes avec lesquels les valeurs acquises par les canadiens ne s'accordent pas.
    Quelques soient les propositions qu'aient pu faire Steven Harper et son parti, si la majorité des canadiens s'y oppose, c'est elle qui est en définitive souveraine et sa décision doit être respectée.
    Ici, les partis de l'opposition qui représentent la majorité des canadiens s'opposent non seulement aux propositions du gouvernement mais aussi aux valeurs qui les soustendent et qui génèrent des signaux de graves dangers.
    Que l'on soit ou non d'accord avec la pensée conservatrice, le vote de confiance doit avoir lieu et si le gouvernement n'arrive pas à convaincre la population et à emporter ce vote, il doit abdiquer et se soumettre aux mécanismes prévus par une vrai démocratie. Se cacher derrière madame Jeann'est pas vraiment digne d'un grand chef.
    J'ai donc une suggestion pour la Gouverneure générale : Le problème soumis pas monsieur Harper étant très complexe, pourquoi ne se donne-t-elle pas une petite semaine pour y réfléchir et donner sa réponse, exigeant que le gouvernement se conduise normalement d'ici là. Je reconnais que cette solution n'est pas la vraie qui consisterait à refuser la prorogation et forcer l'expression de la confiance. Mais au jeu des malins, il faut malheureusement peut-être être malin et demi! Je ne crois pas que la loi, la constitution ou quoi que ce soit d'autre force la Gouverneure générale à une réponse sur-le-champ.
    Michel Gariépy

    Michel Gariépy

  • jpthoma1
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 07h28
    Une video clandestine?
    La video de Dion avait l'air d'une video d'un groupe révolutionnaire tournée dans une grotte des Laurentides. Il ne manquait que les Kalashnikov en arrière-plan!

    Qui sait, peut-être est-il l'otage des méchants séparatistes qui veulent prendre le contrôle du Canada?

    Un vote pour le Bloc, c'était un vote pour Dion!

    Une vrai république de banane.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 07h33
    @ M. Richard Desrosiers
    Vous méritez bien votre nom de famille, un peu de fleur et beaucoup d'épines pointues. Faudra attendre à lundi soir avant de vous trop réjouir.

  • jpthoma1
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 07h45
    La coalition menacée?
    Selon une agence de presse clandestine sur Internet, mesdames Dion, Layton et Duceppe auraient été vues se chamaillant dans un magasin d'accassoires ménagers alors qu'elles choisissaient la literie de la chambre à coucher du 24 Sussex Drive. La chicane portait sur les draps du lit qu'elles devront partager, selon la clause 234.56 du chapitre portant sur la résidence officielle dans l'entente tri-partite.

    Madame Dion exigeait des draps avec motifs à feuille d'érable alors que madame Duceppe voulait des fleurs de Lys. Quand à madame Layton, elle menacait de retirer son mari de la coalition, si les draps n'étaient pas en soi de Chine!

    Au moment de mettre la nouvelle sur le web, les trois dames étaient en conversation au cellulaire avec leurs maris respectifs et le ton des conversations n'augurait rien de bon pour l'avenir du pays.

    À suivre.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 07h46
    Pathétique...
    Harper a peut-être perdu la confiance de la Chambre, mais le « coup de la cassette » d'hier a ébranlé la mienne.
    Comment confier un pays à des gens incapables d'envoyer à temps une simple cassette à Radio Canada? Et lorsqu'on voit la qualité du produit...
    En outre, il y a déjà des dissensions dans les rangs des libéraux et des bloquistes. Et ces gens prétendent diriger un pays? Bonjour les dégâts! Ce n'est qu'une bande d'amateurs.
    J'espère que la gouverneure générale accepte de proroger le Parlement et que, d'ici à janvier, les « coalitionnistes » se seront bouffé le foie entre eux et aurant regagné leur chaumière la queue entre les jambes, qu'on puisse enfin s'occuper des vraies affaires.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 08h02
    L S word
    Les Américains ont le F Word et le N word, deux mots si tabous dans la société américaine que l'on ne les utilise jamais en public, de peur de se faire lyncher.

    Le F Word réfère à une très vieille activité humaine, essentielle à la reproduction de l'espèce, pratiquée sans retenu par les mammifères à la ferme et dans les sous-bois, mais très mal vu chez les gros lecteurs de bible, allergiques aux plaisirs de la vie.

    Le N Word réfère à 13% des Américains dont les ancêtres sont arrivés au pays les chaînes aux pieds dans le but de travailler comme du détail dans les champs de sucre et de coton. L'histoire a laissé des marques profondes dans la population, encore visibles aujourd'hui, même si la Maison Blanche va bientot être occupée par un bronzé comme dirait Berlusconi (en passant, les ancêtres d'Obama n'étaient pas des N.... mais plutot des esclavagistes, propriétaires de N....)

    Au Canada, le grand tabou c'est le S Word. Un mot qui à l'origine désigne la population francophone du Québec qui rêve enfin d'administrer ses choses après 400 ans de colonialisme mais qui, dans le Canada profond, est synomyme de traitres à la nation, de pouilleux qui veulent briser le plus meilleur pays du monde, de la racaille qu'on voudrait déporter en France- pays de traitrise s'il en est qui s'est couché devant les Nazis- comme on faisait jadis avec les Acadiens au temps béni des colonies.

    En période de crise, comme on vit présentement, le mot est extensionné à toute la population francophone du Québec, que l'on tolère péniblement depuis si longtemps, que l'on fait vivre au BS de la péréquation à la hauteur de 8 milliards par année, qui dirige notre divin pays depuis 40 ans, qui nous a imposé leur maudite langue bâtarde, incomprise dans les rues de Paris et du reste de la francophonie, sur nos bureaux de poste et jusque sur les boîtes de céréales sur la table familiale, à chaque maudit matin.

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 08h33
    À mes yeux il y a deux données fondamentales
    Dans le cadre de l'actuelle crise, il y a, à mon humble avis, deux données incontournables dont il importe de tenir compte.


    La première de ces données: le gouvernement conservateur est minoritaire, tant en ce qui concerne le nombre de députés qu'en ce qui concerne le vote populaire de l'ensemble des Canadiens.

    La deuxième donnée: l'énoncé économique de Stephen Harper était marqué au sceau du fanatisme idéologique de droite. Jamais Harper et les conservateurs n'avaient annoncé la mise en place d'une telle philosophie.

    Une fois que ces deux données sont prises en considération, il est clair que «quelque chose» doit être fait. Et la mise en place de la fragile «coalition-collaboration» constitue l'un des «quelque chose» et ce «quelque chose» mérite d'être essayé. Les trois partis faisant partie de la «coalition-collaboration» ne pensent pas la même chose sur tous les points imaginables. Mais, à des degrés divers, ils incarnent une certaine «gauche» pour laquelle les thèses de Harper sont totalement inacceptables.

    N'oublions pas que le Bloc québécois est devenu plus autonomiste que souverainiste. N'oublions pas non plus que le BQ, sur le plan social, est très proche du NPD et même (avec des nuances) du PLQ.

    Que la coalition «marche» ou non, il n'en demeure pas moins qu'il fallait faire quelque chose. Un parlement dans lequel le lien de confiance a été rompu de manière radicale devient un parlement mutilé et dysfonctionel.

    JSB

  • marcel vinet
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 08h44
    collaboration...mon oeil....
    comment voulez vous qu il y aie plus de collaboration avec un gouvernement de coallition...actuellement il n y en a aucune,avant il n y en avait aucune et il n y en aura aucune dans l avenir,je crois que nos politiciens manquent de plus en plus de charisme....je vous le dit,une vrai bataille de couple se débattant comme des diables dans la pauvreté,ca fait dure...Marcel

  • emeri
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 09h00
    Un changement de chef s'impose chez les Libéraux
    Si les Libéraux veulent se donner une chance de former un
    bon gouvernement de coalition, il se doivent de devancer
    leur congrès à la chefferie et faire en sorte que l'affaire soit dans le sac avant la fin janvier. Le pauvre Stéphane
    Dion n'a rien pour susciter l'intérêt du ROC, lui qui a déjà beaucoup à digérer avec le Bloc comme balance du pouvoir.
    Réjean Grenier.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 09h07
    Pas Nousnours pour Noël M. Noël.
    Donc les « Nous », blancs, bien rasés, métis avec des centaines d'Algonquines et de filles du Roy, ne sont pas d'ici sauf pour leur métissage amérindien (si si on a de plus en plus de preuves du métissage réel des habitants du Québec et ce, depuis le début de la Conquête. J'ai qu'à voir ma famille et les autres dans leur arbre généalogique et de lus sans compter les irlandais, les écossais, les noirs, les anglais, etc...) On est tout des MÉTIS au Québec. Il n'y a avait que les curés de France, ceux qui avaient le pouvoir avec les anglais qui ne l'étaient pas) «6 millions de Nous, ici depuis 4 siècles » sont au même niveau que les « 7 millions et demi et de Eux qui habitent le territoire... » (non une nation, un territoire vous écrivez. Pire que Harper.).
    Je ne suis pas un animal pour avoir un pédigrée M Noël. Pédigrée chez les animaux, une liste d'ancêtres de la même espèce garantissant la "pureté" de la race. En faisant entrer la notion de « Nous », vous nous faites entrer dans un chenil non dans une nation. La plus belle des conneries c'est de croire que nous nous devons faire une comparaison avec des chiens ou des chats pur races. Ceux qui sont arrivés il y a quatre siècles come pour ma famille et ma lignée (comme les animaux) sont ceux qui arrivent encore aujourd'hui. Il ne peut y avoir de différence. Le jour que vous comprendrez ça, vous aurez une nation comme n'importe quelle nation mais pour l'heure vous ne l'aurez jamais car on ne bâtit pas une Nation sur des principes de race, de lignée, de catholicisme pourri, de culture importée du fin fond de l'histoire morte de l'Europe (du folklore en réalité), de la bêtise style Mein Kampf...M. Noël, je ne veux plus de Nousnours pour Noël, je suis grand maintenant. Vous avez évolué un peu en disant tout de même que nous ne sommes pas d'ici, « ici depuis 4 siècles », ça veut dire que l'on n'était pas là avant. Comme pour les immigrants d'aujourd'hui. C'est un bon point car quand on quitte la voie du racisme, on commence à mieux réfléchir plus sainement, plus intelligemment et ça moins mal devant la glace, non?


  • Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 09h19
    coup0 d'état (précision)
    Un coup d'État ou un putsch est un changement de pouvoir soudain, imposé par surprise, par une minorité utilisant la force. La technique de base du coup d'État consiste à s'emparer des organes centraux de l'État ou à les neutraliser, en occupant leurs lieux de fonctionnement qui sont aussi les lieux symboliques du pouvoir. Mais il ne suffit pas de s'emparer des organes centraux de l'État. Il faut aussi arrêter les gouvernants, faute de quoi il sera loisible à ceux-ci d'organiser une riposte.
    Les coups d'État sont habituellement effectués par des militaires contre des gouvernants civils. Les putschs effectués par des civils ont généralement échoué.
    Pour que les résultats du coup d'État soient acquis, il est préférable qu'ils correspondent aux voeux de la majorité de l'opinion publique et qu'ils soient compatibles avec le contexte international.
    (d'après Wikipedia, art. « coup d'état »)

  • Pierre Samuel
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 09h24
    Bravo aux contorsionnistes!
    Tout à fait surréaliste: si Gilles Duceppe et Stéphane Dion étaient membres du Cirque du Soleil, ils récolteraient assurément la médaille d'or décernée au meilleur duo de contorsionnistes! Bravo pour la performance!

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 09h29
    Légalité et légitimité
    Harper est le Premier ministre des Canadians. Il a récolté 37% des voix lors du dernier scrutin et chef d`un parti minoritaire. Hier soir Harper a perdu sa légitimité en mettant en conflit les québécois et les Canadians. De plus il a perdu la confiance de la Chambre tout en refusant un vote lundi prochain. De facto, Harper est devenu illégitime et possiblement illégal comme Premier ministre.

  • Steve Fortin
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 09h35
    @ richard desrochers - bravo au trvail du Bloc!
    C'est drôle, mais votre commentaire me semble plus vindicatif et haîneux que la somme des reproches que vous faites aux membres des "méchants péquistes"... On pourrait croire que vous êtes un ancien candidat qui a lamentablement perdu son investiture pour ce parti et dont la rancune dicte les écrits... pathétique votre affaire.

    Bravo au Bloc de s'être tenu debout et avoir fait son travail de parlementaire : a) en proposant des solutions chiffrées à Harpeur et compte-tenu de la propension de ce dernier à n'écouter personne, b) en saisissant la coalition des gains pour le Québec. Tant pis pour les desrochers de ce monde...

  • oneil bouchard
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 09h41
    crise.... de confiance
    Une crise de confiance ça se règle d'une seule manière: lors d'un vote de confiance en Chambre. Le 8 décembre prochain. Étirer le temps ne fait qu'emmêler l'écheveau et faire obstruction au processus démocratique.

  • David Jacques
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 09h48
    le discours "aux nations" de Harper
    Que ce "dictateur" peut être dangereux! Ils n'hésitent même pas à fragiliser son cher pays le Canada en marginalisant les Québécois et ce, afin de s'accrocher au pouvoir. La vengeance de Harper a commencé! Le Québec devra payer pour le résultat des élections fédérales du 14 octobre dernier...Il est temps pour les Québécois de se lever debout et de mettre fin à 249 ans de colonialisme par les Britanniques d'abord et les Canadians maintenant.

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 09h52
    Noel est dans l'erreur...comme toujours
    Moi j'ai entendu un discours qui s'adressaitm à deux nations. En françcais et en anglais ce n'était pas la même affaire. Mais je pense que Harper a perdu confiance en nous. Il me semble avoir choisi son camp. Pis chu ben content.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 10h06
    @ M. Jacques Noel
    D'accord M. Noel. Le ROC est tout énervé avec les séparatissssss du Québec qui veulent leur couper le plus beau pays en deux ce qui fait un grand trou dans le milieu.

    Solution pour le ROC : Pour prévenir la séparation des séparatissss, déporter dans les Maritimes, tous les francophones du Québec qui votent pour le PQ en échange des Maritimers incluant les Newfies anglophones qui viendraient au Québec, prendre la place de nos déportés. Un genre d'échange utile vu que ça ne couperait plus le Canada en deux si les séparatissss des maritimes voulaient se séparer de nouveau.

    Les ancêtres de nos Canadiens anglais connaissaient ça la déportation du francophone pour faire de la place aux anglophones.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 10h20
    La planète des singes.......
    Il était une fois un grand arbre fruitier, quatre grands singes et leur gang.
    Il y avait la gang de singe bleu, qui crois en la force des singes et au chacun pour sois. Il y a la gang des rouge qui eux crois plus au tous pour un et un pour tous, mais qui ont eu des raté sévère ces dernier temps et le grand singe est faible et s'apprête à être remplacé. Il y a la gang orange qui eu ne veulent pas trop de singes avec beaucoup de fruits tous devrait avoir la même chose peu importe ce qu'ils font. Finalement il y a la gang des bleu poudre qui eux se fout de la jungle et tout ce qu'ils veulent c'est former leur propre jungle, ils aiment cela quand il y a des conflits entre les bande de singe, ils sont contre tout partage avec les autres régions de la jungle.
    Chaque grand singe veut contrôler l'arbre mais seulement deux peuvent espérer en avoir le contrôle. Il y a eu une grande guerre des singes, qui à la fin n'a pas fait de vainqueur incontesté. Alors la loi de la jungle dit que le grand singe avec la plus grosse gang contrôle l'arbre et devient le plus grand singe. Le plus grand singe avec la plus grosse gang réalise qu'il peu prendre tous les fruits comme il le veut, car les autres grands singes sont trop affaiblis par la dernière guerre pour livrer une véritable bataille. Alors dès le début il saute sur l'arbre en se promettant de se réserver les fruits les plus gros les plus juteux sans rien laisser aux autres gangs. Ce faisant il a déclenché l'ire des autres gangs et cela s'est transformé en réel combat.
    Mais surprise, le plus grand singe n'a jamais pensé que les autres s'uniraient pour le combattre, car la dernière guerre des singes était très vicieuse, elle a laissé beaucoup de cicatrices et un grand fossé entre les gangs de singes. Alors le plus grand singe se débat pour au moins garder le contrôle de l'arbre fruitier, il sème le doute dans la tête des singes des autres gangs ainsi que dans la tête leurs partisans. Il motive ses singes et les autres singes qui le supportent. Il tente de montrer que l'autre gang ne peu fonctionner car il y en a une gang de singe dans ce groupe qui a toujours tenté de semer la zizanie dans la jungle et rejette la loi de la jungle. Il lui reste peu de choix, soit il déclare une autre guerre des singes au risque de se retrouver encore dans une situation similaire, il cède le contrôle de l'arbre aux autres gangs ou bien il ne fait rien ne touche plus à l'arbre et attend un peu.
    Durand cette attente, il repensera comment il gardera le contrôle de l'arbre, il changera la façon dont il cueillera et partagera les fruits. Les autres gangs eux seront dans l'attente qui paraîtra une éternité, certain singes dans les trois gangs n'aiment pas cette unions car pour eux les autres gangs sont ennemis et ne peuvent accepter de partager les fruits avec eux. Aussi le plus grand singe de ces trois gang est faible, il est rejeter par sa propre gang qui tente de le remplacer, il y a une guerre à l'intérieur de cette gang.
    Alors la lionne, reine de la jungle, prend une décision plus personne ne touche à l'arbre pour un moment et renvoie le plus grand singe dans son coin penser à ce qu'il vient de faire et changer son attitude.
    Quelques semaines passent, on a fêté la naissance du roi des rois et traversé la ligne mythique du cycle de la lune. Des fêtes ou chacun a eu l'occasion d'aller dans son clan et parler aux singes ordinaires. Ils ont tous pensés à ce qui peu leur arriver et aussi comment ce qu'ils feront affectera leur chance un jour de contrôler l'arbre. Aussi l'émotion aura passé et la raison prendra le dessus.
    Le plus grand singe revient devant l'arbre avec sa gang après ce temps de réflexion et propose une nouvelle façon de partager l'arbre aux autres gangs, en s'assurant que tous y trouveront assez de fruit pour ne pas oser démarrer un combat pour l'arbre. C'est alors que le temps aura fait ce qu'il fait de mieux, il aura assagi les esprits et fait mûrir les fruits.
    Plusieurs lunes auront passés et un matin après avoir enfin réglé le problème de leur grand chef, une bande de singe avec l'appui d'une autre décidera de faire déclarer la guerre. À ce moment là les supporteurs seront tous d'accord pour un combat sans merci pour trouver une autre gang et un autre grand singe pour contrôler l'arbre et distribuer les fruits.

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 10h26
    nous sommes le 4 décembre
    De toute façon, dans deux semaines il ne se passera plus rien vu le temps de fêtes. De toute façcon, l'économie va attendre, vote de confiance ou non. Prenons acte que le parlement ne peut pas marcher vu les bêtises de son chef, faisons table rase et reportons tout ce beau monde en janvier. Les avantages sont que les gestes et intentions malveillantes du parti conservateur sont annulées. Cela leur laissera le temps de refaire leurs devoirs et on jugera ensuite.

    Cependant, les gestes et paroles du parti conservateur à l'encontre des Québécois ne me laisse pas beaucoup d'espoir pour la suite. Harper aurait dû prendre leçcon des malheureuses paroles de Parizeau lors d'un certain référendum. Il vient de signer sa fin politique. Nous vivons notre mai 68 et on en parlera encore dans cinquante ans

  • camelot
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 10h29
    Le beau risque
    Finalement, cette coalition reflète mieux les aspirations canadaiennes. Harper n'a rien compris, n'a pas de vision, est incompétent, et de ce fait, dangereux. Son message à la nation était tout à fait inutile. Il s'est pendu lui-même. Sa hargne (circonstantielle) contre les "separatists" est à pleurer. Il a fait la preuve qu'il n'est qu'un deux de pique.
    Il n'a même pas assez de jarnigouène pour travailler dans un dépanneur. Pourquoi les bloquistes auraient-ils moins de valeur que les autres députés ? Leur sempiternelle rengaine "ils veulent détruire le Canada" ne fait que confirmer leur incapacité à comprendre que c'est le Canada lui-même qui a mis le Québec dans cette posture innaceptable. Cet arrangement me paraît inespéré. Ce sera une expérience inédite, peut-être le prélude à l'instauration d'une vraie confédération : association d'États souverains regroupés sous un enjeu commun. L'os est la présence de Dion. Mais qu'est-ce que six mois à côté de cinq ans avec les convervateurs ? Une pinotte ! Ce qui est paradoxal, est que le plus compétent des quatres chefs est Duceppe. C'est un sage, ce qui est plus que rare en politique. Soyons-lui reconnaissants.

    Jean-Marie Francoeur

  • André Chamberland
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 10h42
    Attention, dangereux ce Harper !
    Ne le laissons-plus s'approcher du bouton rouge, du téléphone rouge, de tout ce qui est rouge car notre sécurité en dépend

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 11h25
    La coalition se dessinait déjà au débat des chefs
    Au débat des chefs, il fallait voir Mme Layton, Dion, Duceppe et Mme May s'entendre à merveille sur une foule de sujets, et dénoncer d'une seule voix les politiques de Stephen Harper. Il est évident que la véritable représentativité démocratique se trouve maintenant dans les mains de la coalition, avec ses 62% d'appuis.

    Reste à savoir si les Ignatieff et cie. ne la font pas exploser par ambition personnelle, pendant que M. Harper essaie de gagner du temps.

    Mais à mon avis le pire scénario serait de retourner en élections encore une fois en février, pour se retrouver avec un autre gouvernement conservateur minoritaire. Ça fera alors 9 mois que le Canada n'a plus de Parlement, exception faite des quelques semaines de novembre 2008.

  • L. thériault
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 11h36
    Ce qui fait que les blokes du ROC restent des blokes ....
    .... à voir les réactions de Harper et du ROC.

    Rien n'a changé. Vivement la séparation d'avec ce pays de blokes, qui me donne l'envie de gerber.

    Y'a rien de plus à dire. C'est : Point final.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 12h11
    Péril en la demeure
    Tout québécois NPD, Libéral et Bloc doit réaliser que André Pratte a perdu sa bonne foi à titre d`éditorialiste ce matin. Il trouve que les gains de Duceppe sont inacceptables et que nous devons nous ranger avec les Conservateurs, qui trouvent des séparatisses dans tous les autres partis au Québec. Pratte légitimise les intentions Conservatrices de marginaliser les québécois dans ce pays. La réforme électorale ajoutera 22 sièges aux Communes. De cette ajout aucun siège au Québec. Que le Québec vote 75 sièges pour un parti fédéraliste ou indépendantiste il deviendra sans impacte dans ce pays dit démocratique. Les québécois doivent se réveiller, sinon ils disparaîtront selon la bonne volonté des Canadians. Le temps est leur meilleur ami.

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 12h21
    pourquoi des votes de confiance?
    Le gouvernement présente des choses et ça passe ou ça passe pas. C'est pas complqué et on passe à l'autre sujet. Que les autres députés aient perdu la confiance du parlement est un argument fallacieux. Ils ne l'avaient déjà pas avant et c'est justement leur raison d'être.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 12h28
    C'est foutu.
    La prorogation est là, bien acceptée par la Gouverneur Générale madame jean et le gouvernement Harper va prendre son temps pour balancer tout le beau monde dans le fleuve Saint-Laurent. C'est fou comme on a peur des progressistes au Canada et au Québec! C'est totalement impressionnant. On comprend pourquoi on ne veut pas de Québec Solidaire et des Verts. C'est un pays très sclérosé. Autrement dit, on sait que ce n'est pas ici qu'on fait l'Histoire, c'est juste à côté chez les Ricains. Harper aura du mal avec les démocrates, espérons-le. À côté de la classe nouvelle politique des USA, nous sommes vraiment des dinosaures. Maintenant nous allons voir si cette volonté de coalition tiendra jusqu'à fin janvier 2009 ou non. Si ça ne marche plus comme on commence à le percevoir puisque dans notre pays un petit barbu ressemble vite à Marx, (on préfère les vichyssois pétainistes de la France collaboratrice catholicisés ou les retraités du Parti National Socialiste allemands d'une certaine époque plutôt que les élans de la jeunesse et du culot d'aimer un pays en désirant le changer de fond en comble), hé bé, on dira qu'on s'est vraiment foutu de notre gueule du début jusqu'à la fin. Si ça résiste, je serai très heureux de nos politiciens du Canada. Sinon, on s'en fout d'eux, on fera la fête et on dira à la classe politique d'aller se faire voir ailleurs, qu'on veut vivre sans eux, sans leurs mensonges, sans les urnes pour les démocraties bananières. Je n'ai pas l'intention d'aller mettre quand ils me le demanderont un petit papier dont ils se foutent éperdument. M CHarbonneau, vous avez vu ce que font les partis et la Gouverneur Générale de notre démocratie?

  • pascale bourguignon
    Inscrite
    jeudi 4 décembre 2008 13h00
    Noir canada
    C'était tellement prévisible.Et maintenant cette coalition fragile ne tiendra certainement pas la route. On est tellement habitués aux retournements de vestes qu'il semble illusoire d'imaginer que la coalition passera noel.
    On s'est fait encore une fois passé un beau sapin de noel.
    Joyeuses fêtes à tous !

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 13h15
    C'est un jeudi noir... le parlement ne sert plus à rien.
    On se souviendra toujours de ce jeudi noir du 4 décembre 2008. Le premier ministre et la gouverneure générale ont fait fi de ce que pense le parlement canadien. Ils ont dit et décidé que la confiance du parlement était élastique et que on pouvait l'empêcher de se prononcer en effaçant le tableau et en recommençant comme s'il ne s'était rien passé.

    On peut maintenant écrire sur tous les poteaux et sur tous les tableaux: "Qui s'intéresse encore à ce que pense le parlement?"

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 14h29
    @ Richard Desrochers- Citoyens de seconde zone
    Le bloc a très bien fait dans les circonstances. Le Québec se vend tous les jours et je gagerais que vous êtes heureux.
    Lorsque nous ressemblerons au pays du tiers monde allez-vous déménager ailleurs où le capitalisme sauvage continu ses possessions. Nul ne peut arrêter la mondialisation mais au moins un parti nationaliste à l'effet de retarder le fléau qui finira par être démasquer par les populations qui dorment au gaz. Nul chef de pays connait la solution à ce processus de mondialisation et aucun même l'ONU a commencé à mettre de l'ordre sur la boule afin de protéger les identités propres et les populations.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 14h40
    M. Dion, malgré le respect que jui dois, fait perdre des plumes à son parti en restant.
    M. Dion, pour parler de démocratie, devrait commencer pas donner lui-même l'exemple. Il devrait songer très sérieusement à démissionner, en tant que chef du parti Libéral canadien. D'agir comme il fait présentement et de persister dans son rôle douteux de chef du parti Libéral, c'est comme de mettre du sable dans les rouages de la machine de son parti et qui la fait grincher. Pour cette raison, la coalition potentielle pour janvier 2009 devra se mettre sur un respirateur artificiel.
    JM

  • réal rodrigue
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 14h50
    Une stratégie vieille comme le monde
    Quand les choses ne tournent plus à son avantage, il est courant que l'on mette la faute sur les autres. Pas sur n'importe qui cependant, mais sur l'individu ou le groupe qui présente les plus grandes différences. M. Harper l'a désigné encore une fois en nommant le Bloc, sa différence étant de concevoir le Québec sans le Canada alors que son Canada à lui inclut le Québec. De manière très explicite, son discours adressé à la nation attirait notre attention sur cette différence inacceptable. En outre, les Conservateurs accusent le Bloc d'avoir fomenté « ce coup d'État » avant même l'énoncé économique. Et, pendant ce temps, ils passent sous silence le fait que c'est ce dernier énoncé qui a entraîné leur chute. Sans doute avaient-ils escomptés que les Libéraux, étant donné leur situation de faiblesse, allaient tout de même les appuyer.

    Après un moment de stupeur, et pour éviter d'être défait par un vote de confiance, il restait à M.Harper de contre-attaquer. Comment triompher alors que tout annonce la défaite ? En diabolisant l'adversaire, en s'adressant directement à la nation comme il l'a fait, en demandant la prorogation de la Chambre afin d'éviter le vote de confiance. Toutefois, comment démontrer qu'on a raison de s'accrocher au pouvoir alors que la démocratie parlementaire joue contre vous ? Par le recours au plus vieux mécanisme qui soit et qui consiste à suggrer la malignité de l'opposition. M. Harper a tout de suite compris qu'il fallait attirer l'attention des canadiens sur le Bloc. La vérité importe peu, ou pas du tout, ce qu'il faut c'est de montrer du doigt la brebis galleuse avec qui Libéraux et Néo-démocrates ont fait alliance.

    C'est grossier comme stratégie, mais ça fonctionne. Il suffit que l'opinion se mette à croire que Libéraux et Néo-démocrates ont pactisé avec le diable, comme le déclarait le ministre des finances Jim Flaherty, pour atteindre l'objectif visé. En peignant en noir les souverainistes - dans les discours adressés aux Anglais ont dit « séparatistes », on discrédite le parti de coalition tout entier. Tous les adversaires en effet omettent de considérer les motifs réels de ce parti né de la nécessité, pour s'en tenir à montrer ce qu'il y a d'invraisemblble à voir côte à côte Stéphane Dion et Gilles Duceppe. Contre le déclenchement du mécanisme du bouc émissaire, il est difficile de lutter. Il suffit de gagner l'opinion publique, ce à quoi travaillent fort les Conservateurs et tous ceux qui les appuient. La seule manière de stopper l'hémorragie, je le crains, c'est d'observer comment les discours conservateurs jouent en ce sens, comment on sacrifie facilement la vérité pour faire triompher ses intérêts partisans.

    En acceptant la demande de prorogation, la gouverneur générale ne se rend sans doute pas compte à quel jeu elle participe. Dommage pour notre démocratie déjà faiblarde.

    Réal Rodrigue
    montagneux@distributel.net

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 16h00
    @Brun Bernard
    "car on ne bâtit pas une Nation sur des principes de race, de lignée"(Brun Bernard)

    Vous vous permettez avec les Québécois ce que vous n'aurez jamais le culot de dire au milieu d'une assemblée du Conseil Juif Canadien.

    C'est ça un raciste.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 4 décembre 2008 16h34
    @ monsieur Pierre S. Lefebvre
    À quoi peut-on s'attendre de monsieur Pratte? Peu de crédibilité et aucune objectivité.

    Rappelons-nous que Paul Desmarais lui a bien fait comprendre qui est le grand patron. Ce dernier contrôlant 70% de la couverture médiatique, monsieur Pratte ne pense qu'à son petit nombril, à la précarité de son emploi s'il contredit le grand chef. André Pratte a déjà subi ses foudres. Robin Philpot en fait d'ailleurs mention dans son livre concernant l'empire de propagande fédéraliste Desmarais.

  • Richard Lachance
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 18h05
    Bravo, M Desrochers
    Je partage en tout points votre opinion.

    Lorsque j'entends Pauline Marois dire continuellement que le Québec n'a pas le respect qu'il mérite et bien j'aimerais savoir; Qu'à fait le Québec justement pour mériter ce foutu respect. C'est toujours la même histoire.

    Que Pauline Marois et ses supporteurs nous expliquent une fois pour toute leur propre haine envers le reste du pays.

    Et que tout ceux qui s'indignent par ces commentaires se posent la question suivante: Si l'appui à la souveraineté au Québec est si grand que vous semblez le croire, à quand cette foutue séparation qu'on en finisse une fois pour toute.

    Je suis d'accord aussi avec vous; Pauline Marois va perdre cette élection et se fera harponner par ses propres électeurs et par les membres de son caucus.

    Richard Lachance, Ontario

  • Elisabeth Comtois
    Inscrite
    jeudi 4 décembre 2008 19h01
    Qui devrait gouverner ?
    Ce qui me frappe depuis le début de cette crise, c'est à quel point la classe politique est mesquine et totalement dépourvue de vision ou d'imagination. Hier soir, le discours de Harper à la nation, c'était du niveau d'un politicailleux de province, il m'a fait penser à un "preacher" du Bible Belt, pas à un chef d'Etat. Il n'y avait que calcul, mesquinerie et mensonges dans tout ce qu'il disait. Stéphane Dion lui, était pathétique avec son video aux couleurs des cassettes des années '70, il en faisait pitié. Par contre, quand il dit "je vais me battre jour et nuit" je le crois, il est très sincère. Malheureusement, il n'est pas un chef d'Etat lui non plus. Jack Layton, pour moi, représente le gars de l'Opposition, rien à faire. Le seul qui ait un comportement le plus proche d'un chef d'Etat, c'est Gilles Duceppe. Il reste assez modéré, avec un sens de la justice et de l'équilibre, même si son parti (et quelques millions de québécois) reçoivent des masses de haine depuis quelques jours dans les journaux, à la télévision et dans les radios partout à travers le pays. Non vraiment, non seulement Stephen Harper n'est plus digne de gouverner le Canada, mais je trouve que les autres (à part Duceppe, mais il n'en a rien à cirer) ne sont pas à la hauteur.
    Ceci me fait penser au film de Denys Arcand "Les invasions barbares", la scène ou le personnage de Curzi explique qu'il y a des moments dans l'histoire où l'Intelligence passe par certains pays, exemple au 16e siècle en Italie, au 18e en France, etc. On a vu récemment un retour de l'Intelligence aux Etats-Unis avec l'arrivée d'Obama au pouvoir. Les pauvres amerloques, ils sortent de 8 ans avec un imbécile à la tête de leur pays. Je suis vraiment très déprimée quand je vois qu'au Canada, on est pogné avec un red-neck à l'idéologie douteuse et sournoise pendant encore quelques années, et qu'il y a peu de chance que le Québec fasse un référendum sur l'indépendance à moyen terme, bref, ça risque d'être très très long avant que l'Intelligence passe par le Canada.

  • Michel Dufour
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 20h03
    M.Archambault et la planète de singes
    Espérons qu'entre temps, le grand bûcheron ne viendra pas couper l'arbre et priver tous les singes de ces fruits!

  • Alexandre Maltais
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 20h19
    Le Bloc responsable
    Le chef du BQ s'est montré à la hauteur cette semaine. Malgré les critiques faites au Bloc, on doit saluer le jugement de G. Duceppe. Appuyé une coalition menés par Dion ne fait certainement pas plaisir au souverainiste qu'il est mais il a préféré mettre de l'avant les intérêts de la populations québécoise plutôt qu'une vieille chicane fédéraliste-souverainiste. D'autant plus que la grande majorité des Québécois préfèrent l'idée d'une coalition plutôt que d'un gouvernement réactionnaire et intransigeant.
    Merci aux députés bloquistes

  • Brun Bernard
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 08h28
    @M Zach Gebello...
    Vous délirez mon ami. Il ne peut y avoir de comparaison entre les deux ou alors, c'est de la folle ignorance raciste. Il est vrai que pour être raciste, il fautêtre malade et ignorant. Naissez au monde réel...Je suis québécois, pas antisémite. La notion du "Nous" correspond très bien à la notion de pédigrée (une liste d'ancêtres de la même espèce garantissant la "pureté" de la race). Les Habirous n'ont rien à voir avec le pédigrée. Désolé.

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