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Une tragique pantalonnade

Michel David   4 décembre 2008  Canada
Mardi, il était franchement comique d'entendre Stéphane Dion protester de la bonne foi souverainiste de Gilles Duceppe et ce dernier assurer que le chef libéral demeurait toujours un fidèle serviteur de l'unité canadienne.

Pour rester dans l'esprit de ce «Parlement à l'italienne» qu'évoquait jadis Jacques Parizeau, le spectacle que la Chambre des communes offre ces jours-ci ressemble à une version canadienne de la pantalonnade qui a immortalisé la commedia dell'arte. Hier, Lawrence Cannon, qui accusait assez gauchement M. Duceppe d'avoir sacrifié les intérêts du Québec, faisait un Arlequin tout à fait convaincant.

Le plus beau est qu'après l'entracte de Noël, cela pourrait durer encore plusieurs semaines. Proroger les travaux parlementaires ne fera que retarder les échéances. Il est possible que la coalition formée lundi dernier finisse par éclater, mais il se pourrait aussi que la crise parlementaire s'étende à la société civile.

Il arrive que la farce tourne au drame. Stephen Harper joue un jeu dangereux quand il présente l'entente tripartite entre le PLC, le NPD et le Bloc québécois comme un «plan pour détruire ce pays». Rien n'est plus divisif qu'un débat sur l'unité canadienne.

Peu importe que M. Harper lui-même n'ait jamais hésité à s'allier au Bloc québécois dans le passé, la fausse indignation qu'il manifeste à la perspective d'un gouvernement de coalition appuyé par les souverainistes sera partagée d'autant plus facilement au Canada anglais que l'animosité à l'endroit du Québec demeure un sentiment répandu.

Quand les passions s'exacerbent, les nuances disparaissent. Les mots «séparatiste», «québécois» et «francophone» deviennent rapidement synonymes. Il suffirait que, à la faveur d'une manifestation d'appui aux conservateurs, une bande d'excités piétinent le fleurdelisé, comme cela s'était produit à Brockville en 1989, pour mettre le feu aux poudres.

***

Certes, il est assez étonnant d'entendre Stéphane Dion dire que, «si on marginalise nos concitoyens qui croient à l'indépendance du Québec, si on les traite comme des ennemis, on n'aide pas l'unité nationale». Il n'en demeure pas moins qu'en refusant aux députés du Bloc québécois la légitimité qui les autoriserait à participer à la gestion des affaires du pays, on fait de ceux qui les ont élus des citoyens de deuxième classe.

On ne dira jamais assez à quel point la politique est une chose bien ingrate. Quand même le père de la Loi sur la clarté devient suspect, après avoir passé une grande partie de sa vie à noircir le nationalisme québécois, c'est vraiment qu'il n'y a aucune justice. On se surprend presque à le plaindre.

Le destin de cet homme est réellement fascinant. Même réduit au rôle de plante verte, il réussit encore à provoquer des réactions passionnées. Après avoir lui-même trahi le parti de Laurier et de Trudeau, selon M. Harper, voilà que ce mécréant aurait entraîné dans sa déchéance le chef du Bloc québécois, coupable à son tour d'avoir trahi la cause souverainiste.

D'un point de vue souverainiste, le bilan de M. Dion est indéniablement accablant. Même si, contre toute attente, il avait droit à un dernier tour de piste, ce qu'il a fait durant les années qui ont suivi le référendum de 1995 appartient à l'histoire. Le voudrait-il qu'il ne serait plus en mesure de nuire.

Malgré la force du symbole, il serait injuste de condamner M. Duceppe par simple association. Sa décision d'appuyer un éventuel gouvernement de coalition, que M. Dion ne dirigera qu'en apparence, doit être jugée en fonction des avantages et des inconvénients qui en résulteront pour le Québec.

M. Harper est peut-être le chef d'un parti dont la vision décentralisée du fédéralisme a traditionnellement été plus respectueuse de la spécificité québécoise, mais les intentions annoncées dans le discours du Trône et dans l'énoncé économique de James Flaherty étaient clairement inquiétantes.

Certes, les avantages que le Québec pourrait tirer de l'entente tripartite sont limités. Celle-ci ne répond d'aucune façon à ses revendications dites traditionnelles, pas même à celles pourtant très modérées de Jean Charest, mais elle ne comporte de prime abord aucun inconvénient comparable à ce que projetait le gouvernement Harper. S'imaginer que M. Duceppe aurait pu obtenir davantage en négociant avec M. Harper, comme le soutient Mario Dumont, relève de la pensée magique.

***

Le chef du Bloc québécois estime que son appui à la coalition contribuera à l'avancement de la cause souverainiste. À voir M. Harper attiser les passions d'un bout à l'autre du pays, force est de lui donner raison. Pour les souverainistes, qui tentent depuis des années de trouver un moyen de ranimer la flamme, c'est même inespéré.

Au départ, Jean Charest semblait être le mieux placé pour tirer profit des événements d'Ottawa, dans la mesure où ces derniers pouvaient être présentés comme une démonstration des inconvénients d'un gouvernement minoritaire.

Au fur et à mesure que le chef libéral s'entête dans son mutisme, son avantage devient moins évident. À en croire un sondage interne du PQ dont Le Journal de Montréal faisait état hier, l'avance des libéraux aurait sensiblement diminué au cours des derniers jours.

Le silence de M. Charest est d'autant plus paradoxal que le Québec n'a jamais eu un premier ministre aussi intéressé par tout ce qui se passe à Ottawa. On pourrait toujours comprendre qu'il refuse de se prononcer sur la meilleure façon de dénouer la crise, sous prétexte de ne pas compromettre ses relations avec celui qui dirigera le pays au cours des prochains moins, mais son devoir lui commandait au moins de dire ce qu'il pensait des propositions de M. Flaherty.

Son attitude depuis le début de la campagne démontre qu'il a tiré une leçon de la dernière élection fédérale. Si M. Harper avait mieux caché ses intentions, il aurait peut-être obtenu une majorité aux Communes. Peu importe le sujet, M. Charest se contente donc de faire des bulles.

***

mdavid@ledevoir.com






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  • Richard Brin
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 05h49
    canada(pays)
    « très bien écrit si j'ai bien compris un veut sauvé sa peau et trois qui veulent le "pleumés" c'est "cute" merci pour l'article, l'électeur et l'électrice sont mis de côtés pourquoi qu'on vote je m'en rappelle plus.

    richard brin »

  • Mario Poirier
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 06h39
    Faire nos classes en démocratie parlementaire
    « Ces évènements auront au moins le mérite de mettre en lumière le détournement démocratie qu'ont fait les partis politiques, tant fédéraux et provinciaux, avec la fameuse ligne de parti. Par exemple, à entendre les Conservateurs, les canadiens auraient voté pour Stephen Harper et non pour Stéphane Dion.

    Mais tous ont l'air d'oublier que dans notre système démocratique nous élisons un député qui, lui, est sensé représenter ses électeurs. Acessoirement, il fait parti d'un parti politique, mais il pourrait être indépendant.

    Alors le grand "démocrate" Harper devrait être le premier à reconnaître que si la majorité des députés de la chambre des communes n'ont plus confiance en son gouvernement, il est tout à fait légitime qu'ils proposent un gouvernement de remplacement.

    Au lieu de cela, M. Harper agit en pyromane avec l'opinion publique, niant du coup les fondements mêmes de notre système démocratique qui n'en est pas un présidentiel comme aux ÉU. Qui peut-on accuser de faire coup d'état envers un gouvernement légitime? »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 07h03
    Est-ce que Pauline peut scorer?
    « Il y a une semaine à peine John Charest s'acheminait vers une réélection bien pénarde. Bien coaché par l'autre Johnny (le PM du Québec est conseillé par un Italio-Canadian et un Franco-Ontarien!) il avait endormi tout le Québec au gaz soporifique. Il avait même réussi à éviter de révéler l'ampleur phénoménale des pertes rouges à la Caisse. Un flop de 50 milliards de dollars, plus de 50,000$ par retraité québécois. De loin la pire catastrophe contemporaine de notre peuple mais dont le bon peuple ne mesure pas du tout l'ampleur présentement. Y watche le soap à Tawa! Juste avant la Poule aux oeufs d'or, dirait le gars de Quebecor.

    Mais là, Charest et Parisella doivent être plus nerveux et compter les dodos avant l'Immaculée-Conception parce qu'un miracle est en train d'arriver dans le camp des nationalistes. Le vrai Canada profond, opposé à 80% à la reconnaissance de la Nation québécoise, montre son vrai visage francophobe. Une histoire vieille de deux siècles et demi qui revient à l'occasion à la surface: le Grand Dérangement, Riel, les écoles du Manitoba, les écoles de l'Ontario, la conscription 1, la conscription 2, la Crise d'Octobre, Meech.

    Est-ce que Pauline va être capable de scorer là-dessus? Est-ce qu'elle va être capable de faire ressortir les deux faces de Stephen Harper qui, après avoir tendu la main au Québec, lui crache dessus parce que les goddam frogs ne lui ont pas donné sa majorité parlementaire?

    Est-ce qu'elle va souligner sa grande hypocrisie lorsqu'il dit "souverainistes" en français mais "separatists" en anglais?

    Est-ce qu'elle va être capable de souligner que de Halifax à Victoria on ne considère pas les électeurs bloquistes comme des Canadiens à part entière mais comme des goddam separatists qu'on tolère parce qu'on a pas le choix en attendant de les noyer sous l'immigration (on est à tombé 22% les Eux sont à 20; dans un recensement à peine le Dominion va compter plus d'habitants nés à l'extérieur du pays que d'habitants dont la langue maternelle est le français. Cette journée-là on ne sera même plus la minorité officielle du pays qu'on a bel et bien nommé comme dirait le ti-gars de Shawinigan?)

    Mais c'est pas à tous les jours qu'un plombier, qui patine à la Guillaume Latendresse, se retrouve en échappée, en période supplémentaire, devant un goaler qui a le shake.

    --------
    Harper a reconnu la nation québécoise. On ne sait pas si c'est les Nous, ici depuis 4 siècles, ou les Nous et les Eux qui habitent le territoire présentement, mais il a reconnu quelque chose. Or si on est une nation, il y a donc DEUX nations au Canada. Pourquoi a-t-on parlé du discours à la nation comme s'il n'y en avait qu'une seule?

    -------------
    Le PQ a toujours bavé avec le vote féminin. Au référendum, une majorité de femmes a voté NON alors qu'une majorité d'hommes a voté OUI. Les femmes sont insécures, surtout les plus vieilles.

    Est-ce quelqu'un au PQ est au courant que Pauline Marois est une femme? Que jamais de femme a été élue PM au Québec? Et que les femmes, contrairement aux Noirs américains qui ne font que 13% de l'électorat et aux Homosexuels qui ne font que 4%, les femmes elles font bien 52% de l'électorat?

    Comment expliquer que le plus gros arguement de vente de Pauline soit ainsi caché? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 07h29
    À que doit penser la Gouverneure générale..
    « Je me demande quelles peuvent bien être les sentiments de Mme Jean devant les scénarios qui s'offrent à elle. Elle en a connu des dénies de démocratie et des Coups d'État.

    J'imagine qu'elle ne doit pas prendre à la légère cette possibilité de fermer le Parlement pour empêcher les députés de se prononcer sur une crise que le Premier ministre a créée de toute pièce. »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 07h55
    Dion, sors vite et ça presse...
    « Si j'étais un libéral fédéral, ce matin, je me présenterais au bureau de Stéphane Dion et il quitterait ce bureau avec sa serviette sur le champ et je l'accompagnerais jusqu'à la maison. Je nommerais un nouveau chef intérémiraire pour le remplacer et diriger la coalition.

    Dehors Dion le tata... »

  • jack roy
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 08h09
    Dion/Charest
    « Toute cette saga politique est due à deux libéraux.

    Charest qui démonise Harper à 6 reprises à la dernière élection durant la campagne le privant d'une majorité parce que monsieur est frustré que Harper ait rencontré Mario Dumont dans son comté.
    L'Hypocrite dit aujourd'hui qu'il ne s'occupe pas des élections du fédéral?Mon oeil!

    Dion tellement avide du pouvoir qu'il vend sa mère au risque de tout bouleverser juste pour toucher au pouvoir. »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 08h48
    DION-BLOC
    « JE ne peux comprendre encore que les bloquistes du confédéraliste Gilles Duceppe se soient alliés au fédéraliste le plus anti-québécois que la politique canadienne a pu produire, et au socialiste de la gauche néo-démocrate. Plus incompréhensible encore est l'appui de l'indépendantiste Parizeau.

    Les électeurs que je côtoie tous les jours me confirment leur désarroi et communie à mon incompréhension.

    Mon sentiment profond: le Québec est encore une fois de plus, en train de se faire avoir, par une gang d'opportunistes qui ne rêvent que de prolonger encore de quelques années leur vie parlementaire canadienne, s'esquivant en douce par la suite, avec une grosse pension venant d'un pays sur lequel ils auront bavé quelques années. C'est à fendre l'âme. Félix ne serait pas fier d'eux autres | »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 09h03
    Harper et le vrai Canada
    « Harper nous fait la preuve encore une fois que les Canadians ne sont près à n'accorder aux Québécois que des miettes, des symboles inutiles comme une reconnaissance insignifiante de la nation, un mirage de siège à l'UNESCO, de fausses promesses de règlement de déséquilibre fiscal ou de retrait dans les compétences du Québec. Les Blackburn et Lebel ont l'air aussi ridicule de dire qu'ils sont nationalistes du Québec que Dion le fut il n'y a pas deux mois. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 09h25
    M. Nestor nous fend l''âme
    « M. Nestor nous fend l''âme.

    Pourrait-il arrêter de cracher son venin sur les souverainistes dont il dit faire partie?

    Que cherche-t-il au juste?

    Avec des amis comme lui, on n'a pas besoin d'ennemis. »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 09h41
    A monsieur Saint-Arnaud
    « Vous devez vivre sur une autre planète MONSIEUR S-Arnaud. Les commentaires des grands réseaux de télé ont dit exactement ce que je dis: cette alliance craque déjà. La performance de DION d'hier devrait vous convaincre. La gêne de Duceppe était perceptible. C'est une alliance contre nature. Et le temps dira que ce fut une erreur magistrale.

    Pour le reste, c'est comme à l'HABITUDE. Au PQ, quand on n'est pas d'accord avec une opinion, on sort l'artillerie lourde pour abattre le messager. JE suis habitué.

    Pouvez-vous, cher Monsieur, rester au niveau des idées? Et en démocratie, les chartes prévoient qu'on peut les exprimer, sans se sentir attaqué dans sa propre personne. On peut être indépendantiste - pas confédéralite comme l'est le PQ - sans être péquiste ou bloquiste. La preuve en est qu'il y a au QUUÉBEC deux autres partis qui veulent lE PAYS... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 4 décembre 2008 10h33
    @ M. Raymond St-Arnaud sur M. Turcotte
    « M. Nestor Turcotte est un admirateur du PI. Il tape sur le PQ pour que ses membres indépendantistes passent au PI afin d'augmenter sa popularité de 1 à 2 %.

    M. Turcotte est scandalisé parce qu'il croit que le Bloc et le PQ sont "confédérationiste" à la place d'être indépendantiste pur.

    M. Turcotte mélange fédération et confédération. Il croit qu'une confédération est un genre de fédération maquillée. M. Turcotte me semble être un homme intelligent mais il se trompe parce qu'il est trop déçu du PQ et de son action.

    M. Turcotte est un indépendantiste pur et pressé mais ce sera pas rapide avec le PI. »

  • André-Jean Bordeleau
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 10h45
    Refaire le Canada
    « Cette situation montre très bien que le Canada doit être revu et corrigé dans sa géographie politique. Ce n'est plus 10 provinces et des territoires, ce sont 5 régions et un territoire.
    L'ouest (Colombie-britannique et Alberta) Les Prairies (Saskatchewan, Manitoba) l'Ontario, le Québec et les Maritimes( Nouveau Brunswick, Ile du Prine Édouard, Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve)Des riches et des pauvres,avec chacun des forces économiques différentes. Plusieurs avec des éléments culturels particulières.
    Il faudra un jour ou l'autre s'asseoir pour évaluer ces changements ou bien certaines coalitions s'établiront pour se séparer comme le Québec le désire parce que depuis longtemps insatisfait de ses rapports avec le gouvernement fédéral. »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 12h10
    L'absolutisme royal
    « La stabilité du Canada ainsi que son régime parlementaire est entre les mains d'une ancienne lectrice du téléjournal... qui détient maintenant le pouvoir politique, l'autorité suprême...

    Cette animatrice présentait et commentait, il y a peu, des spectacles de music-hall et des émissions de variétés... une spiquerine qu'une complaisante nomination politique avait supposément transformé en potiche, mais qui a été transfiguré en véritable vice-reine du pays, c.-à-d. en gouverneur de la colonie...

    On croit rêver...

    Franchement, ce n'est plus de la monarchie parlementaire, c'est plutôt de l'absolutisme royal... »

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 12h28
    Pauvre Nestor !
    « De voir Nestor cracher sur le P.Q. et les souverainistes depuis une décennie présume d'une grande frustation qui origine de son remplacement a la convention de Matane par Yves Bérubé désigné pour devenir ministre sous René Lévesque . Que Nestor n'ait pas sorti tout son venin depuis tout ce temps est assez hallucinant et cela doit le ronger sérieusement . Un jour ou l'autre on doit accepter ou mourir de frustation !
    Normand Carrier »

  • louis gaudreau
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 12h45
    Layton est un pissou et un faux-frère
    « Quand une journaliste lui a demandé en anglais ce qu'il pensait du message de Harper à l'effet qu'il était prêt à travailler avec les Libéraux et avec le NPD mais pas avec le Bloc, il a complètement esquivé la question, se réfugiant dans des généralités sur les chômeurs, etc... »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 13h10
    A monsieur Normand Carrier
    « Voilà. Un de plus. On s'attaque encore au messager et non au message. JE viens d'écouter les analystes de différents réseaux de télé sur la décision de Harper de fermer le Parlement et des conséquences sur la coalition contre nature qui veut prendre la place de ce gouverment. Cela prouve une fois de plus que les Québécois aiment se gargariser de mots et votent toujours CONTRE plutôt que POUR quelque chose.

    Je ne suis pas le seul à croire que le PQ et le BQ nous mènenet nulle part. Le dernier scrutin fédéral a même permis l'impensable: Gilles Duceppe qui demande aux fédéralistes de voter pour son parti soit disant séparatiste. Il faut le faire. Et le résultat a été decevant: 38 % du vote populaire. 54 % dans ma circonscription qui sont allés voter. DOnt une très grande partie est toujours souverainiste. Les indépendantistes ont perdu confiance à ceux qui devaient faire l'indépendance.

    Quant à l'histoire du PQ, et ses pirouettes à n'en plus finir, je peux vous en faire une explication exhaustive dans un conférence. J'irai où vous voudrez.Invitez-moi et je vous révélerai des choses qui vont vous surprendre. Même des conversations avec un ancien Premier ministre du Québec...

    Vous référez à mon passé politque. Je n'en ai pas honte, loin de là. Ce que vous savez sans doute vient de racontards... Juste pour vous mettre sur une piste, dans son livre ATTENDEZ QUE JE ME RAPPELLE, de René Lévesque, il est question de la convention dans ma circonscription en 1976. Les propos de René Lévesque sont faux. Tout simplement. Et je peux vous le prouver.

    Enfin...l'important, ce sont les convictions. Le reste, je m'en balance. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 13h52
    Tout refus du fédéral est un gain pour les souverainistes
    « Duceppe devait faire une offre à Harper pour se la faire refuser. Ce refus aurait alors servi à légitimer son appui à la coalition tout en attisant les passions pour la cause souverainiste.

    Dumont a raison. La souveraineté n'est pas la première cause du Bloc. »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 14h19
    Réfutation des « idées » de M. Nestor TURCOTTE
    « Monsieur Turcotte,

    je vous ai répondu longuement et je n'ai pas obtenu la moindre réponse sous le texte de M. David « Le charme italien », édition d'hier mercredi 03 déc.. Je ne reproduirai pas le texte mais reformulerai ma réponse à vos explications et prescriptions, non pour vous, mais pour le bénéfice de la discussion à plusieurs !

    Même si la révélation de M. Normand Carrier à votre sujet explique des choses, elle ne les explique qu'en surface. Laissons vos intentions profondes et les procès d'intention et de personnalité que vous dénoncez. Tenons-nous en aux résultats pragmatiques (ok, purs !) de votre argumentation.

    Vous défendez, comme résumait à raison M. Gilles Bousquet, l'indépendantisme intégral (sans l'étapisme associationniste du partenariat économique ou/et politique) et qui a maintenant pignon virtuel (très virtuel) sur la scène parlementaire québécoise sous la bannière du Parti indépendantiste. C'est légitime et vous êtes certainement cohérent à ce niveau.

    Néanmoins, ce serait une erreur selon Aristote, j'en suis convaincu, de vous concéder que votre lecture anti-pragmatiste des événements et de l'histoire entière du PQ est juste et la seule utile pour l'indépendantisme. Car elle est bien incomplète et inexacte, du moins de ce que j'ai pu lire venant de vous. Mais tenons-nous en à votre lecture actuelle.

    - vous croyez que le soutien du Bloc Québécois à l'alliance / la coalition PLC-NPD compromettait (j'en parlerai au passé, ça reste à voir) le volet souverainiste, ultime objectif spectral du BQ, en faisant fonctionner cette Fédération, le fédéralisme, l'Union fédérale, bref le Canada. Laissons de côté l'opinion hautement convainquante d'une experte-constitutionnaliste telle qu'Eugénie Brouillet (élève d'Henri Brun) qui, dans son essai « La négation de la nation. L'identité culturelle québécoise et le fédéralisme canadien » (2005), disqualifie précisément le fédéralisme pratique et spirituel des partis dans la Fédération canadienne depuis la fin des années 40. Gilles Duceppe et le Bloc Québécois pratiquent-ils une défense du principe du fédéralisme d'une part, avec la « meilleure défense des intérêts du Québec » dans le cadre de l'existence de la Province nationale du Québec dans la Fédération et, d'autre part, se compromettaient-ils en consacrant leur soutien au moindre mal / au meilleur intérêt que représentait cette coalition bipartisane ? Votre réponse voulant que le Bloc Québécois ne chercherait ainsi que du POUVOIR (pour quoi faire selon vous ?!) est assez courte et ne prouve nullement l'induction, l'assertion, la prémisse que vous soutenez silencieusement : le Bloc Québécois navigue de manière nécessairement pragmatique en fonction de son volet minimaliste (meilleure défense des intérêts du Québec), certes, mais cela n'en fait pas un abandon, une perfidie à la Cause ! Ce qui aurait pu fonctionner un temps du moins, c'est une coalition de partis dans le cadre du régime fédéral, mais l'Union fédérale (défédéralisée dans sa politique) en temps que telle, on le voit depuis tant d'échecs, Rapatriement-amendement de 1982, Meech-Charlottetown, sans parler de l'intransigeance du « Rest of Canada » en dépit du vertige de 1995 (qui aggravait celui de 1980), bref cette Fédération presque unitaire car peu respectueuse des régions-nations-provinces ne fonctionne plus et à raison ! Il suffit de l'expliquer.

    Vous vous acharnez néanmoins à qualifier le Bloc Québécois (et le PQ) de confédéraliste (vous ne vous prononcez pas sur l'étapisme référendaire et vous taisez l'option de l'élection souverainiste-référendaire, alors je vais taire ces sujets) : techniquement, il est pour le moins hasardeux de spéculer sur le degré d'associationnisme prescrit par le programme du PQ actuel ; opportunément ou utilement, il serait pour le moins assez scolaire et stérile de se jeter dans une telle discussion ! Pour ma part, cependant, je crois que le fameux « trait - d'union », si proposition de partenariat il y avait avec le ROC après un référendum gagnant (OUF), trait-d'union signifiant d'après le 7e Congrès du PQ (1978) l'indissolubilité entre la souveraineté et l'association (entre l'indépendance et l'interdépendance, entre la sécession/séparation et une nouvelle-union confédérale, d'après moi, est mort au feuilleton.

    Vous n'avez toujours pas répondu à la question : où pensez-vous que le PQ serait aujourd'hui s'il n'avait pas tassé l'élection réréfendaire automatique pour un référendum dans un premier mandat en 1973. Non que j'ignore votre réponse, mais question d'éclaircir vos contributions.

    Ce long détour était nécessaire pour démontrer que la minorité sonore de l'indépendantisme plus orthodoxe encore que Bourgault-Parizeau n'a que faire du pragmatisme et des voies de la réalité. Et M. Turcotte défend que les Québécois-es devraient se défaire de leur dépendance, peur, amour, peu importe, du Canada fédéral sans qu'ils ne puissent avoir leur délai et leurs désillusions. Je vous souhaite bonne chance M. Turcotte !

    Félicitations au Bloc Québécois de Gilles Duceppe d'avoir fait montre d'une grande responsabilité et de la meilleure voie pragmatique possible, contrairement aux sophismes de Mario Dumont et aux réflexions intempestives de certains indépendantistes. Cette coalition est peut-être vouée à mourir au feuilleton ; la diabolisation qui l'entoure et les procédures de conventions constitutionnelles qui la font échouer sont des faits accablants tant en ce qui touche à la viabilité de cet édifice gothique qu'est l'Union fédérale canadienne, qu'en ce qui touche à l'anormalité de cette société canadienne que l'on dit unie !

    Ceux qui voient, par manque de perspective sans doute, la Constitution du Canada comme un cadre de vie nécessaire, fermé, éternel dans son immobilité, devraient non seulement en apprendre sur les origines politico-institutionnelles et constitutionnelles immédiates et lointaines de l'AANB, mais oublier la grande formule d'Yvon Deschamps : ce que nous aurions voulu, c'est un « Québec libre dans un Canada uni ». Avec les sophismes de Jean Charest sur les potentialités de de la situation de gouvernement minoritaire et ses sophismes, surtout, dissimulant sa moindre intervention dans la défense du nationalisme politique québécois, avec la révélation des dispositions réelles de ce grand « LOVE IN » du Canada anglais, nous en sommes plus loin que jamais !

    Alexandre Dionne »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 14h38
    De la discrétion et des sophismes de Jean Charest, aspirant à l'autorité gouvenementale...
    « M. Charest n'avait plus le choix et devait se mouiller, tout en se lavant les mains, un peu de concert avec Mme Marois et Mario Dumont : le « Quebec Bashing » a quelque chose de pervers et d'inapproprié pour l'avenir du Canada fédéral(évidemment, M. Charest navigue en eaux troubles, obligé de feindre le grandien de la nation provinciale québécoise devant l'électorat québécois sans vouloir et pouvoir discréditer une bonne partie du Canada fédéral qui s'exprime à travers ce mouvement profond de québéphobie de l'Ouest voire du « Central Canada » qui donne certainement des sueurs à Stéphane Dion et au PLC !).

    Pour revenir aux sophismes de M. Charest. Ma palme va à Justin Trudeau, avec qui, pour une rare fois, je suis pleinement d'accord : Stephan Harper n'a pas semé la pagaille aux Communes ottawaises du fait d'être minoritaire et les gouvernements minoritaires ne génèrent pas automatiquement des crises d'instabilité politique ! Ce sont les minorités AUTORITAIRES qui le font, et c'est justement et précisément le refus du PCC de M. Harper du verdict électoral du 14 octobre dernier qui l'a fait minoritaire qui a CAUSÉ la pagaille. Mais ce n'est pas et ce ne sera pas le premier sophisme, non plus que la première astuce, de M. Charest, n'est-ce pas !

    L'autorité, il ne connaissait pas, celui qui a déclanché des élections québécoises quand 75% des Québécois-es étaient satisfaits de ce gouvernement MINORITAIRE. »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 15h08
    Réponse à M. Zach Gebello
    « M.,

    non seulement le Bloc Québécois n'aurait rien obtenu de proprement nationaliste ou néo-fédéraliste du PCC de Harper, mais il douteux qu'il n'obtienne, au fond, quelque chose d'équivalent auprès de la virtuelle coalition bipartisane.

    Quel était le but de l'opération ? Réaliser des gains pour le Québec. Certes, ce n'est pas la souveraineté, ce n'est même pas du néo-fédéralisme ! Et les Québécois-es n'auraient certainement pas congédié le Bloc et le souverainisme, contrairement aux sophismes de Vincent Marissal de La Presse dans un éditorial paru hier et disponible sur cyberpresse.ca, pour avoir témoigné de pragmatisme socio-économique en ce temps de crise assez réel.

    Ce qui est proprement ahurissant, c'est le refus de certains indépendantistes de la leçon d'Alexis de Tocqueville, qui parlait du peuple de France sous la construction de la monarchie absolue française : à force d'être réellement égaux (la noblesse de France rabaissée) dans un environnement d'inégalités anormalement maintenu, le roi de France en vint à rendre cet état de choses explosif et insupportable).

    Pourquoi les indépendantistes-gardiens-de-l'orthodoxie ne voient-ils pas que les Québécois-es en viendront possiblement aux mêmes conclusions qu'eux, à la nécessaire souveraineté du Québec, à force de se faire dire NON ? Encore faut-il que les partis souverainistes aient le momentum et fassent montre de jugement dans des conjonctures inopportunes, oui les « conditions gagnantes » si vous voulez ! Gilles Duceppe peut être fier et les Québécois-es fiers du Bloc Québécois, qui, contrairement à tous les bobards (car il faudrait être du bord du pouvoir pour en avoir, OUF !), écrit la politique canadienne différemment depuis bientôt 20 ans.

    Ce qui ne fait pas de cette Fédération gothique un cadre plus fonctionnel, mais la rend plus limpide dans ses limites ! »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 15h39
    A monsieur Dionne
    « Ma réponse sera brève. SI le pq avait gardé son programmme initial (une élection référendaire) l'indépendance serait un fait accompli.

    Merci. »

  • Linda Hart
    Inscrite
    jeudi 4 décembre 2008 15h41
    Le Bloc ou comment tirer son épingle du jeu
    « M. Duceppe et le Bloc sont les seuls à avoir tiré leur épingle du jeu dans cette affaire de coalition. M. Duceppe a offert au Reform un plan de relance économique chiffré que celui-ci s'est empressé de mettre à la poubelle. M. Harper a fait un mauvais calcul et il s'est planté. M. Dion ne survivra peut-être pas jusqu'à fin janvier. La coalition résistera-t-elle ? Le PLC et le NPD ont beaucoup à perdre à s'associer au Bloc. Le Bloc a tout à y gagner. Il a gagné un énoncé qui dit que la coalition est prête à travailler avec les Canadiens et avec les Québécois !!! Oups, je ne savais pas que ces gens-là reconnaissaient qu'il y avait deux réalités dans ce pays et que les Québécois n'étaient pas des Canadiens. Le Bloc a gagné des avantages économiques pour le Québec. Mais ce qu'il a surtout réussi c'est une démonstration de la vraie nature de Harper, de ce qu'il pense du Québec et aussi de ce qu'en pense le ROC. Ce racisme viscéral et ce Quebec bashing dont les Québécois n'étaient plus conscients et qui leur saute au visage, depuis quelques jours. Il était temps !

    Les Québécois sont et ont toujours été considérés par le ROC comme des citoyens de seconde zone, des joueurs des ligues mineures, des éternels perdants et des quêteux de péréquation. Le vote des Québécois est aussi un vote de moindre qualité et les Québécois n'ont pas le droit de participer à leur façon à la démocratie canadienne, leur vote n'est pas jugée comme celui des citoyens des autres provinces. Les masques tombent, il était temps !

    Ce qui va devenir très amusant c'est la prochaine campagne électorale du gros cave et de son Reform au Québec. Je me demande s'il va trouver des Québécois assez épais pour accepter de se présenter encore sous la bannière reformiste.

    Ce qui me dépasse, c'est qu'il y ait encore quelques individus suffisamment colonisés pour continuer à jouer à la carpette en appuyant un groupe de racistes qui crachent sur le Québec dès qu'il ose se tenir debout. »

  • Réal Ouellet
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 15h42
    @ n turcotte
    « dites n'importe quoi, je pense que ça vous fait du bien
    mais ayez un peu de classe et
    laissé Félix dans sa tombe svp, »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 21h06
    L'affaire Michaëlle Jean...
    « L'affaire Michaëlle Jean: tout excuser pour un conte de fées
    par Jean Pierre Desaulniers, Professeur, département des communications, Université du Québec à Montréal

    Le Devoir, l'édition du mercredi 17 août 2005

    Les indigènes des îles Salomon exposaient en proue de leurs pirogues un musumusu, une petite sculpture au visage prognathe et aux poings fermés censée personnifier le Kesoko, un esprit lié à la guerre et à la pêche en haute mer. À mi-chemin entre le visage humain et la face de chien, l'effigie servait à effrayer l'ennemi et à éloigner les mauvais esprits.

    Les libéraux fédéraux vont naviguer bientôt dans les courants tumultueux d'une nouvelle campagne électorale, tenter d'abattre l'ennemi et de pêcher le plus d'électeurs possible. Ils ont fixé bien en vue leur musumusu, histoire d'éloigner les fantômes surgis de la commission Gomery, ces personnages aux sourires véreux, aux mémoires douteuses, aux moustaches mafieuses et aux regrets hypocrites.

    Michaëlle Jean, avec son air de franchise spontanée, sa simplicité courtoise, son amabilité naturelle, son intelligence va exprimer tout le contraire et dissiper de la tête des électeurs les spectres troublants des commandites.

    La commandite

    Libre de tout engagement, les accointances séparatistes de son mari accentuant sa propre «pureté» politique, elle est une sorte d'«intouchable». Elle a tout d'un ange, d'une apparition, d'une émissaire de la bonne nouvelle : «Le Canada est un beau pays, riche, généreux et foncièrement honnête.» Elle va accrocher des boutons, des rubans et distribuer des milliers de dollars à des milliers de personnes. On reste dans la bonne cause, celle du Canada, le vrai. On est toujours dans la commandite, mais redevenue légitime et protocolaire.

    Personne ne fait de lien entre Michaëlle Jean et la reine Élisabeth : on se convainc que c'est du folklore. Personne ne s'intéresse aux documentaires de son mari : de toute façon, nul ne les a vus. Ou à ses commentaires : nul ne les a retenus.

    Personne ne remet en question la compétence de Mme Jean pour une telle fonction; ça lui est accordé d'avance, comme un don venu du ciel. La douceur de sa voix, les lueurs d'intelligence dans ses yeux, sa jeunesse immuable, l'harmonie de ses traits négroïdes qu'elle n'a jamais atténués, en faisaient preuve et l'ont métamorphosée en Esprit du bon droit, du mérite et de la récompense. Exactement le contraire des Guité, Corriveau, Lafleur ou Morselli et autres comparses qui vont paniquer en apercevant la pirogue pointer vers eux et courir se dissimuler dans l'obscurité des sous-bois, la honte au front. À notre grand soulagement, tellement nous préférons les happy-end.

    Deux morales à cette histoire :

    - deux cents ans plus tard, nous restons proches parents des indigènes des îles Salomon pagayant tout nus dans leurs pirogues. Une effigie suffit pour changer nos perceptions et brouiller nos mémoires;

    - pour un conte de fées, nous sommes prêts à tout excuser. Rien ne nous séduit autant. »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 21h40
    @louis gaudreau Layton est un pissou et un faux-frère
    « PAs étonnant d'apprendre ça. On l'a vue à l'oeuvre durant les commandites ou il aidait les libéraux. Le fait que Chrétien a voulu coupé le pion à Martin avec l'interdiction des dons venant de compagnie, comme René Lévesque à la différence qu'il a ajouter une sommes à chaque vote. Ce qui tient en place des fantômes qui sortent seulement durant des élections. On peut aider un peu les partis politique mais pas à ce rythme car il ne désirent plus revenir au peuple mais plutôt à des groupes de pressions (lobbystes)
    Sa vedette du Québec Tomas Mulcair ancien défenseur de l'Aliance Québec qui a lutter contre la loi 101. Ce que l'on nomme un aspect de démocratie comme les subventions éloignent le peuple. Trouvons -nous normal que les verts récolte près de 2 millions sans presque aucune représentation dans différents comptés du Canada et du Québec des partis vides. En 2003 ADQ avait 900 membres contre 55000 parti libéral et 95000 parti québécois. Les sommes doivent être partager avec les organisations de comptés bien entendu le spetits n'en ont pas et récolte un % de vote et de budget. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 5 décembre 2008 08h44
    @ M. Nestor Turcotte
    « Non, M. Turcotte, si le PQ avait tenu une élection référendaire, il n'aurait pas pris le pouvoir, simplement. Pas de pouvoir, pas d'indépendance, pas d'indépendance, pas de pouvoir comme dans Nazaire et Barnabé. Plusieurs Québécois qui ont voté PQ en 1976 l'ont fait principalement en considération de M. Lévesque et de sa forte équipe mais pas parce qu'ils croyaient à la souveraineté pure du Québec. Merci à M. Claude Morin pour sa bonne idée qui avait placé les peurs des Québécois...sous le plancher.
    On serait encore entre 35 et 40 % d'indépendantistes comme actuellement...probablement. »

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