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Devant la crise

Norman Spector   4 décembre 2008  Canada
Le premier ministre Stephen Harper examine diverses options parlementaires pour retarder le jour du jugement à la suite d'une crise qu'il a créée pour le pays comme pour lui-même. Cependant, si son gouvernement est défait lundi prochain, il devra décider rapidement s'il demande à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, la dissolution de la Chambre et le déclenchement de nouvelles élections.

La semaine dernière, le premier ministre a indiqué qu'il agirait ainsi, mais il pourrait encore changer d'avis après mûre réflexion. Il pourrait par exemple conclure que la coalition libérale-néodémocrate proposée, avec le soutien du Bloc québécois, s'avérera désastreuse pour le Parti libéral et favorisera par la suite l'élection d'un gouvernement majoritaire conservateur. Par contre, si la coalition est appuyée par les Canadiens et si les partis de la coalition acceptent de ne pas opposer de candidats l'un contre l'autre dans un futur scrutin, M. Harper pourrait en déduire qu'il ne pourrait pas gagner ces élections.

La demande de dissolution placerait aussi la gouverneure générale dans une position très inconfortable. Il n'y a qu'un seul précédent dans l'histoire du Canada, la célèbre affaire Byng-King. Le gouverneur général avait alors refusé la demande du premier ministre. Personne ne suggère maintenant que Son Excellence ne possède pas ce droit de refus. Cependant, les circonstances se révèlent très différentes de celles du cas Byng-King. N'oublions pas non plus que la seule fois que ce pouvoir a été exercé à Ottawa, le fil des conséquences a mené à la crise de 1925-26 et à des élections hargneuses.

C'est pourquoi l'entente de 1985, qui a porté David Peterson au pouvoir en Ontario, avec le soutien du NPD, est le précédent le plus souvent cité. Cependant, peu d'observateurs mentionnent que le premier ministre Frank Miller n'a pas alors demandé la dissolution du parlement ontarien. Dans sa lettre de démission, M. Miller suggérait que M. Peterson tente de gagner la confiance de la Chambre et recommandait au lieutenant-gouverneur d'inviter M. Peterson à former un gouvernement.

Personnellement, je ne vois pas comment Mme Jean pourrait décider qu'une coalition manquant de légitimité démocratique, menée au surplus par un chef intérimaire, serait susceptible d'offrir une stabilité gouvernementale aux Canadiens.

Le 14 octobre, les électeurs ont choisi un gouvernement conservateur minoritaire. Évidemment, au total, davantage de gens ont voté pour les trois partis d'opposition, mais il est également vrai que personne n'a voté pour cette coalition. D'ailleurs, chacun des trois partis a écarté cette option avant le 14 octobre.

Si Mme Jean devait transférer le pouvoir à Stéphane Dion, beaucoup de Canadiens estimeraient que c'est exactement le premier ministre qu'ils ont rejeté. Les électeurs conservateurs seraient furieux. Beaucoup de Canadiens dans l'Ouest du pays assimileraient cette situation unique à un coup d'État ou un putsch. À l'extérieur du Québec, il y aurait un ressac du fait que le Bloc québécois joue un rôle important en appuyant ce gouvernement.

Ce n'est pas tout. Mme Jean a été nommée par l'ancien premier ministre Paul Martin. Elle serait très critiquée si elle favorisait la formation d'un nouveau gouvernement libéral. Et les critiques ne s'arrêteraient pas là: à l'heure de sa nomination, tout comme M. Dion d'ailleurs, elle possédait la citoyenneté française. Elle y a sagement renoncé. Faut-il enfin rappeler la polémique sur les prétendues sympathies souverainistes de Mme Jean et de son conjoint, Jean-Daniel Lafond? Dans son cas, beaucoup de gens ne croyaient pas les démentis.

Au moment où éclataient ces polémiques la concernant, dans Le Devoir comme dans le Globe and Mail, j'ai personnellement écrit plusieurs chroniques positives sur Mme Jean. Je crois aujourd'hui qu'il serait dans son intérêt personnel et dans l'intérêt de son bureau d'accepter la demande du premier ministre pour déclencher des élections, le cas échéant. Mieux encore, je crois qu'il s'agirait du meilleur choix pour le Canada. Des élections, bien que coûteuses financièrement, présenteraient aux Canadiens une option claire entre les conservateurs de M. Harper et la coalition proposée par les trois partis d'opposition. L'autre possibilité pointe vers la possibilité d'une crise politico-constitutionnelle très profonde.

Il y a une dizaine de jours, le quotidien La Presse demandait à la Gouverneure générale si ses rapports avec le premier ministre Harper s'avéraient «bons en général». Elle a répondu: «Ils sont ce que doivent être les rapports d'un gouverneur général avec un premier ministre, c'est-à-dire: respect mutuel. Parce que c'est dans le respect de la démocratie. C'est la population qui choisit son gouvernement.»

Espérons que Son Excellence s'en tiendra à ce principe pendant ses délibérations dans les jours importants et les semaines cruciales à venir.






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Vos réactions

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  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 06h06
    Mais, M. Spector, le Coup d'État c'est M. Harper qui le propose...
    « Refuser que le Parlement canadien ne siège et refuser aux parlementaires le droit d'exprimer leur manque de confiance dans ce gouvernement s'apparente à tous les dénis de démocratie qui sont derrière tous les Coups d'États observés à travers le Monde.

    Votre argumentaire sonne totalement faux. Il consiste à dire: Fermons le Parlement canadien pour respecter la démocratie. Dans quel pays de la planète trouverions-nous cela joyeux et légitime? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 06h09
    Mais, M. Spector, le Coup d'État c'est M. Harper qui le propose...
    « Vous l'avez bien reconnu, cette crise a été préparée et menée par Stephen Harper.

    Or, ce même M. Harper refuse que le Parlement canadien ne siège et refuse aux parlementaires le droit d'exprimer leur manque de confiance dans ce gouvernement. Ceci s'apparente à tous les dénis de démocratie qui sont derrière tous les Coups d'États observés à travers le Monde.

    Votre argumentaire sonne totalement faux. Il consiste à dire: Fermons le Parlement canadien pour respecter la démocratie. Dans quel pays de la planète trouverions-nous cela joyeux et légitime? »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 06h19
    Abus de langage
    « Le texte de N. Spector comporte quelques abus de langage inadmissibles de la part s'un chroniqueur objectif de la vie politique canadienne. Il parle en effet d'une « coalition manquant de légitimité démocratique » tout en reconnaissant que « davantage de gens ont voté pour les partis d'opposition ». Et il en tire deux conclusions aussi erronées que ces prémices sur lesquelles il s'appuie. « Personne n'a voté pour une coalition » et « Le 14 octobre, les électeurs ont choisi un gouvernement conservateur minoritaire ».

    Tout cet ensemble argumentaire repose sur du vide. S. Harper ne peut revendiquer de légitimité puisque lors des élections du 14 octobre dernier son parti n'a obtenu que 37,83 % des voix, ce qui signifie que l'opposition, toutes tendances confondues, a obtenu 62,37 % des voix. De plus, la participation électorale à cette élection a atteint le record de la plus faible participation jamais atteinte, avec seulement 59,1 % des électeurs inscrits.

    Et l'on sait que même si une étude précise des motifs des abstentionnistes n'existe pas encore, les commentaires entendus à la télévision, à la radio, lus dans la presse écrite ou sur Internet nous en donnent un aperçu. Cette élection était perçue comme inutile et non fondée. L'argument du non-fonctionnement de la Chambre des communes manquait de crédibilité, puisque le gouvernement faisait état de son bilan positif. Le non-respect de l'engagement d'élections à date fixe a été soulevé. Ce qui veut dire que M. Harper est largement responsable de cette faible participation et de ce déficit démocratique.

    Il est évident que lors d'une campagne électorale, les partis en compétition ne parlent pas de coalition. On ne peut tirer un argument de ce fait, sans faire preuve de mauvaise foi. S'il fallait prendre pour argent comptant tout ce qui se dit, se fait, se promet, ne se dit pas, ne se fait pas, ne s'engage pas, dans une campagne électorale le compte des redevances serait colossal. Ce n'est pas sérieux, M. Spector d'utiliser cet argument.

    Enfin, les électeurs n'on pas choisi un gouvernement conservateur minoritaire. Seuls 37,8 % d'entre eux sur une base de 59,1 % ont voté pour ce parti. C'est le type de scrutin uninominal majoritaire à un tour qui a créé un gouvernement minoritaire conservateur. Ce n'est pas le choix des électeurs. Une analyse de la distorsion électorale montrerait ce fait clairement, ainsi que la nécessité de modifier le système électorale comme l'a proposé la Commission du droit du Canada dans son rapport Un vote qui compte.

    De plus les allusions que vous faites concernant la gouverneure générale sont tout à fait déplacées. En fait, vos allusions indirectes remettent en cause, sans le dire tout en le disant, son intégrité. Or, rien ne vous permet de le faire. Vos propos sont tout à fait inacceptables. Ils visent à critiquer pas avance une décision de la gouverneure qui n'irait pas dans le sens de vos recommandations. C'est vraiment un abus d'anticipations manifeste.

    Que vous souteniez le parti conservateur, c'est votre droit et je n'en disconviens pas. Mais si vous faites du journalisme, vous vous devez d'être objectif et de ne pas donner aux faits une interprétation qui va dans le sens de vos convictions, alors que la réalité est tout autre. Relisez vos textes et épurez-les. Vous y gagnerez quelque crédibilité.
    GR
    Psychopolitique et psychologie de la communication »

  • Jocelyne Fortin
    Inscrite
    jeudi 4 décembre 2008 06h47
    On n'a pas voté pour cela
    « Vous dites qu'à la dernière élection fédérale, les citoyens ont voté pour que les conservateurs forment le gouvernement (minoritaire ne l'oublions pas). Vous ajoutez qu'ils n'ont pas voté pour la coalition. J'ajouterais que nous n'avons pas voté pour l'élection du Reform Party pour foutre le bordel dans le pays sous de fausses représentations. Quand Harpeur parle des 4 côtés de la bouche en pronant son idéologie de droite, en crachant sur le Bloc québécois avec qui il a déjà fait des alliances, en créant une crise d'unité canadienne et en utilisant son petit ton mielleux en s'adressant à la nation, comment voulez-vous qu'on le croie? Comment voulez-voys que l'on fasse confiance à un tel individualiste, à un tel menteur? Cet homme me fait énormément peur. »

  • Simon-C. Poirier
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 07h24
    Pas d'accord pen-toute!
    « Il est vrai que Stéphane Dion, n'a pas été choisi comme Premier Ministre, ni comme chef de la coalition, et qu'il n'est que temporairement à la tête de son parti. Cependant, il ne faut pas oublier que nous avons élu un gouvernement minoritaire qui se doit de respecter l'opinion d'au moins un autre parti élu. Les Conservateurs pensent mener comme bon leur semble dans un contexte de crise économique qui mérite une politique de gestion tout à fait autre, en plus de porter atteinte à la démocratie. L'alliance est totalement justifiée et acceptable dans ce cas malgré qu'elle n'était pas envisageable avant la crise économique. Si les gens de l'Ouest ne comprennent pas que cette crise politique est la faute de leur Harper, tant pis.

    C'est Noël, et en plus, les bénévoles sont épuisés des dernières campagnes électorales. Les élections ne changeront rien, ou peu, à la représentativité de la chambre. Elles paralyseront simplement plus longtemps l'administration publique et sa réponse à la crise économique. Mikaël Jean n'est pas une politicienne que je sache mais une représentante de la Reine, elle se doit d'agir pour le meilleur de la vie démocratique en dehors de tout intérêt personnel. Je m'attendrais à ce qu'elle accepte ou propose une coalition qui aura au moins le mérite de pouvoir agir plus adéquatement pour une période d'un an, le temps structurer les partis et les idées pour des nouvelles élections.
    Et puis, c'est quoi cette idée de redouter l'opinion des gens de l'Ouest? »

  • Marc Ouimet
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 07h56
    N'importe quoi
    « M. Spector, il est intéressant d'entendre votre analyse qui fait écho au Canada anglais et à l'Ouest du pays, mais elle m'apparaît tendancieuse sur plusieurs points.

    D'abord, il faudrait rappeller comment notre système fonctionne. Nous n'élisons pas un gouvernement, mais bien des députés. De ces députés, on forme un gouvernement, le chef du parti ayant obtenu le plus de député étant nommé premier ministre. Nous ne sommes pas aux États-Unis ou en France, nous n'élisons pas celui-ci directement. Donc il faudrait arrêter de dire qu'on a pas voté pour un gouvernement de coalition, parce qu'on n'a pas voté pour un gouvernement conservateur non plus.

    Par ailleurs, vous semblez complètement oblitérer le fait que la coalition représente beaucoup plus d'électeur que les conservateurs eux-mêmes, il me semble que c'est ça, un gouvernement démocratique, même si nous n'y sommes pas habitués, nous qui avons un système plutôt archaïque.

    D'autre part, que les gens de l'Ouest de sentent floués, eh bien tant pis, c'est nous qui étions dans cette position avec les conservateurs au pouvoir et leurs politiques de rednecks, qui n'étaient aucunement évoquées dans leur plateforme électorale et qui portait atteinte à la démocratie à plusieurs niveau (droit de grève, financement public pour favoriser le pluralisme démocratiques, etc.).

    Quand à dire que de retourner en élection serait la meilleure option, je crois qu'il n'en est rien, que personne ne souhaite ça sauf les politiciens eux-mêmes, les conservateurs au premier chef. Il faudra un jour qu'ils comprennent que le cynisme de la population est justement alimenté par de telles attitudes dirigistes. À mon sens, il faut lire le fait que nous n'élisions que des gouvernement minoritaires depuis quelques années dans l'optique que, justement, nous refusons de donner un chèque en blanc à des politiciens qui ne font qu'à leur tête, qui croient savoir mieux que les autres, qui font selon leurs intérêts et ceux de qui les financent. Ceci n'est en rien très démocratique, donc qu'on arrête de vouloir nous faire pleurer à ce niveau.

    Les conservateurs, Harpeur en tête, ont voulu jouer au roi de la montagne. Qu'ils paient, qu'ils avalaent leur pillule comme des grands. Mais non, nous aurons maintenant droit à plsieurs semaines de grosse démagogie, et on voudra nous faire croire que c'est au nom de la démocratie.

    Qu'ils ravalent donc leur orgueil, et que les autres s'étouffent avec leurs sables bitumineux. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 08h05
    Jusqu'où descendrons-nous?
    « Le Canada se retouvera-til bientôt au rang d'un pays du Tiers-Monde?
    Que dirions-nous d'un dirigeant d'un pays du Tiers-monde qui fermerait le Parlement démocratiquement élu pour empêcher toute discussion et surtout tou vot sur une crise qu'il aurait lui-même créée de toute pièce?

    Mme Jean doit probablement penser aux crises et aux Coups d'État que son pays d'origine a trop souvent connus. »

  • Mario Poirier
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 08h30
    M. Spector jette de l'huile sur le feu !!!
    « M. Spector, ne sommes-nous pas en droit de nous attendre à ce que les esprits les plus éclairés, qui plus est ceux qui jouissent de tribunes tel que vous, remettent les pendules à l'heure et refroidissent les esprits ?

    Notre système parlementaire prévoit exactement ce qui est en train de se produire, et il n'y a rien d'anti-démocratique dans tout ça: ce sont nos règles parlementaires et il serait malhonnête que M. harper les change unilatéralement, juste parce qu'elles ne font pas son affaire cette fois-ci.

    Alors quand vous dites que la coalition manque de légitimité démocratique, c'est omettre de dire que nous votons d'abord pour un député et non pour un parti. Si la majorité de nos députés doivent former une coalition pour défendre les intérêts de leurs électeurs, où est le problème de légitimité ??? Au Québec, ça nous semble tout à fait normal...aurions un plus grand respect de nos institutions démocratiques, fussent-elles d'origine britaniques ??

    Et quand vous dites que les canadiens ont choisi un gouvernement conservateur minoritaire, c'est de la malhonnêteté intellectuelle. Dans les faits, une majorité de canadiens (+/- 62%) n'ont pas choisi le parti conservateur et vous savez très bien que M. Harper doit son élection à la division de tout ce qui est à gauche de son parti, incluant le centre-droit libéral.

    Et sur quelles bases pouvez-vous affirmer que les canadiens ont rejeté M. Dion ? Dans notre système uninominal à un tour, il est plus exacte de dire qu'ils n'ont pas choisi le parti libéral. Si je choisit le gâteau au chocolat, peut-on conclure que je n'aime pas la tarte au sucre ? À contrario, vous ne dites jamais que les canadiens ont choisi M. Harper, car vous savez que ça aurait également été faux: on ne peut réduire tout un parti à une seule personne, et c'est d'autant plus vrai dans le cas de M. Dion.

    Et le pire c'est quand vous mettez le couteau sous la gorge de Mme Jean en lui faisant un procès d'intention: elle doit soudainement être plus catholique que le Pape. Et votre jugement moral est très simple: écouter M. Harper c'est BIEN et écouter le reste de la chambre, c'est MAL. À elle de prouver qu'elle peut faire le BIEN malgré son passé honteux. Je dois vous féliciter de ne pas employer, comme vos amis conservateurs, le terme «séparatiste».

    Non, M. Spector, personne n'a pas besoin que vous en rajoutiez au niveau de la démagogie dangeureuse et anti-démocratique dont M. Harper fait preuve actuellement. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 08h47
    Distorsion...
    « ... et difficulté d'analyse. On se demande pourquoi ce papier se trouve édité puisque c'est absolument faux. vous faites de l'idéologique comme Harper. »

  • Fernand Turbide
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 08h57
    Il n'y a pas d'autre alternative...
    « Les conservateurs détiennent 38% des sièges au Communes mais l"opposition en détient 62%. Puisqu'il vient d'avoir des élections et que le gouvernement de Steven Harper n'a pas la confiance du parlement il est de la responsabilité de la Gouverneur Général de demander au chef de l'opposition de former un gouvernement, ce qui semble être le cas, ou bien de retourner les Canadiens en élection. Il n'y a pas d'autre alternative.

    Fernand Turbide »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 08h58
    Coalition manquant de légitimité démocratique
    « Tout le monde peut se mettre les pieds dans les plats au cours de sa vie,surtout lorsque l'on disserte sur des sujets hors de notre connaissance.
    Relisez-vous donc M.Norman Spector.Ce matin vous faite ''dur'' »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 4 décembre 2008 09h28
    Intéressantes interventions de lecteurs: BRAVO
    « J'ai lu avec intérêt chacune de vos interventions.(messieurs Paquet, Racle, Poirier et madame Fortin). Très éloquent! Je vous dis BRAVO. Rien à ajouter à vos commentaires.

    Monsieur Racle, lorsque vous mentionnez la nécessité de modifier le système électorale comme l'a proposée la Commission du droit du Canada dans son rapport Un vote qui compte, il est temps en effet que nos dirigeants en aient le courage.

    Mes salutations respectueuses »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 4 décembre 2008 09h43
    @ monsieur Mario Poirier
    « Monsieur Poirier,
    Non seulement monsieur Spector jette de l'huile sur le feu, et vous le commentez d'une manière éloquente, mais les conservateurs alimentent autant l'adversité en utilisant les mots coup d'état à tort et à travers, condamnant le Bloc, les souverainistes et la coallition sans seulement avoir l'humilité et la décence d'admettre qu'il est l'instigateur de cette crise politique par son arrogance à se comporter comme s'il était majoritaire. Les conservateurs préconnisent la division.

    Beau commentaire de votre part monsieur Poirier. »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 09h50
    Un pays ingouvernable
    « Cette crise fait ressortir on ne peut mieux que le Canada n'est pas gouvernable. Une très large part des Anglo-Canadiens de souche ou non, du ROC ou du Québec, n'accepteront jamais qu'un parti qui milite en faveur de la souveraineté du Québec puisse jouer un rôle quelconque dans les prises de décision importantes. Pour eux, les députés bloquistes peuvent siéger au Parlement, mais à la condition de ne pas prétendre pouvoir intervenir politiquement, notamment en tant de crise. De façon générale, les citoyens de l'Ouest croient dur comme fer que le but réel du Bloc et du PQ est de briser le Canada, alors qu'une large part de la population du Québec se fout royalement de leur sort et veulent seulement gérer leurs affaires à leur manière. Ces gens sont allergiques à la liberté, à l'exception de la leur, et encore.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 09h58
    L'origine de Madame la Gouverneur général
    « Dans cette crise, Madame Jean se retrouve dans une situation difficile, politiquement et moralement. Il ne faut pas oublier que la gouverneur général actuelle provient de Haïti, où elle faisait partie de l'élite, ce qui lui a permis d'effectuer des études en France, où elle a obtenu la citoyenneté française avant de s'installer au Québec. Qui ne sait pas que son pays d'origine a connu de nombreux coups d'état, lesquels, comme par hasard, ont très largement sinon totalement épargné l'élite bourgeoise. Comment lui paraîtra une demande de prorogation de la Chambre demandée par son premier ministre ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jacques Godin
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 10h07
    La stabilité
    « Il est clair que la coalition aurait une légitimité démocratique pour toutes les raisons qui ont été invoquées par les intervenants, cependant, je doute qu'elle ait la stabilité requise tout particulièrement dans le contexte actuel . Déjà on voit certaines failles apparaître.

    Le moindre mal serait un gouvernement Harper qui dorénavant sera sous haute surveillance. M.Harper à l'instar de son ami Bush est en train de devenir un "lame duck".

    Qu'on le veuille ou non, il y aura de toute façon des élections au Canada d'ici peu et à moins d'un revirement spectaculaire il y a peu de chances que le Premier ministre actuel le soit pour une troisième fois.


    Jacques Godin »

  • GERARD LAMONTAGNE
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 10h39
    Le Canada , république de bananes
    « Il semble approprié de dire que le Canada est une république de bananes. Comme le souligne le reporter Normand Lester, nous avons un gouvernement qui fonctionne encore selon un système monarchique datant du moyen âge avec une gouverneur générale sans autorité mais maintenant dans l'obligation de prendre des décisions qui ont une influence énorme pour le pays.

    En plus, les échecs de Meech et Charlottetown , le rapatriement unilatéral de la constitution ont braqué le Québec contre le reste du Canada, et cette province à l'extérieur de la confédération vote comme une province à part.

    Si des événements comme nous en vivons se produisent trop souvent, il en sera fait du pays , le Canada tel que nous le connaissons.

    Il est temps que les anglais et les français s'entendent avant qu'il ne soit trop tard.

    Quelle belle occasion pour les réformistes conservateurs d'amorcer un virage pour tenter de ramener les relations pourries entre les deux ethnies. Je ne crois pas que c'est demain la veille que les gens de l'ouest vont accepter de faire des ententes avec le Québec. Ce sont eux qui ont refusé Meech.

    Entretemps, le Canada demeure sur un équilibre fragile qui risque de se rompre à tout moment. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 11h18
    Racisme
    « Si le NPD, pur produit du syndicalisme CANADIAN n'était pas de la coalition, elle n'existerait pas. Alors les gens de l'ouest dont vous vous faites le porte-parole auront-ils des récriminations envers ces maudits communistes? Alors pourquoi les séparatistes et non pas les autres? Je suis désolé de choquer le voteur albertain tout simplement parce que j'existe. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 14h07
    L'idéologie gauchiste paralyse le cerveau
    « Autant les commentaires de Mr. Poirier, que de Lorraine Dubé, Ouimet, et quelques autres qui s'énervent le poil des jambes, nous mettent devant une évidenc: l'idéologie gauchiste paralyse le cerveau. Comment en effet croire au collectivisme sans avoir, à un moment donné de son existence, décidé de ne plus raisonner?

    Parce que l'application de la simple rationalité démontre clairement qu'il n'y a pas 36 options: ou bien l'opposition ne vote pas contre l'énoncé économique du gouvernement Harper, ou bien on retourne en élection. Et avec quelques semaines de réflexion, le gouvernement aura le temps de peaufiner sa copie, et 'la coalition' de peaufiner son 'programme' (qui risque d'être assez hétéroclite merci).

    Permettre le remplacement d'un gouvenement élu par cette chimère composée d'un loser, d'un socialo-syndicaliste, et d'un sécessioniste, c'aurait été d'une absurdité telle que le monde entier se serait roulé par terre de rire. Certes, dans l'optique d'un souverainiste, cela permettait de ridiculiser le Canada. On pardonnera à la Gouverneure Générale de ne pas s'être prétée à cette farce.

    Donc il n'y avait pas d'autre sortie. Mais évidemment, quand on a renoncé depuis longtemps à l'exercice indépendant des ses facultés d'analyse, la moindre opération logique devient un calvaire, voire une impossibilité. Et chers amis gauchistes, si vous continuez à raisonner comme des tambours, attendez-vous à bien d'autres désillusions...

    Veuillez agréer l'assurance de ma compassion la plus sincère, etc., etc. »

  • Max Roujeon
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 14h34
    Pitoyable comme argumentaire, ça ne vous ressemble pas.
    « Ben oui, quand j'ai vu votre nom comme auteur de l'article, cela m'a tout de suite attiré car je cherchais du nouveau. J'ai été servi, quelle approche idiote.
    Vous avez envers la politique la même objectivité que le pape envers la religion (nuance, je ne critique ni le pape ni la religion). Notre système antidémocratique de parlement permet mathématiquement à un parti d'être élu avec 100% des sièges s'il récolte une voix de plus par comté que le total des voix divisé par le nombre de partis en présence. Elle est loin la démocratie. Pourquoi vous croyez que l'on essaie de refaire la cartographie électorale en coupant ici un coin de rue de tel comté et en s'adjugeant là un autre coin? Pour une fois que l'on aurait un semblant de représentativité de la population dans ce foutu parlement, ça ne ferait pas de mal. Et vous, vous vous faites de la grande théorie politique.
    Harper a provoqué des élections alors que lui même a fait voter une loi l'interdisant autrement qu'aux 4 ans.
    Personne ne lui remet ça dans la face? Vous êtes à 4 pattes.
    Il voulait la majorité car il est un dictateur dans l'âme. Ses copains réclament leur dû qu'il ne peut ouvertement leur octroyer sans que l'opposition ne fasse objection. Il a l'air plutôt con à extraire du pétrole de son Alberta, à un coût de 80 et quelques $ le baril alors qu'il vaut moins de 50$ aujourd'hui. D'où les énormes subventions réclamées qu'il ne peut donner s'il n'est pas majoritaire.
    Mais, là n'est pas la question, je vois dans cette coalition de l'OUVERTURE, le Bloc que j'ai moi même vertement critiqué de ne servir à rien, et bien aujourd'hui, heureusement qu'il est là. Bref, dans les 4 discours, je dois reconnaître que c'est celui du Bloc le meilleur et de loin. Documenté, structuré, précis et oh! Surprise non partisan, plus canadien que tous les autres.
    Aussi, les journalistes québécois devraient mettre l'accent sur cette ouverture au lieu de jeter de l'huile sur le feu. On nous hait assez à l'Ouest comme c'est là. Et maintenant voici l'avenir du Canada, un pseudo pays du G8 à la merci d'une institution datant du moyen âge, je fais référence à la décision de la gouverneure. Ça va la changer des cocktails et autres activités aussi inutiles que coûteuses. Quelle misère que de tomber ci bas en 2008.
    Comme quoi M. Harper, c'est encore vrai aujourd'hui : quand on crache en l'air ça finit toujours par vous retomber dessus. Quelle que soit l'issue de cette crise politique, vous avez perdu.
    Et vous M. Spector, relaxez et oubliez la plume si c'est pour pondre de telles âneries. C'est dangereux, des gens pourraient prêter foi en vos propos. »

  • Louis-Marie Poissant
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 15h40
    M. Spector: Une majorité de circonscriptions canadiennes, même sans le Québec, ont voté en plus grand nombre pour les partis libéraux et NPD réunis que pour les conservateurs.
    « Les données du nombre de votes obtenus par parti aux dernières élections pour chacune des 308 circonscriptions du Canada sont disponibles sur le site d'Elections Canada. Une mine d'or pour qui veut se faire une idée précise de la position des citoyens le jour des élections, froidement, sans passion.

    Une majorité de circonscriptions canadiennes, même sans le Québec, ont voté en plus grand nombre pour les partis libéraux et NPD réunis que pour les conservateurs. Sur les 233 circonscriptions hors Québec, 130 de celles-ci ont plus de gens qui ont voté pour le PLC et le NPD ensemble que pour le PCC. Seulement 103 circonscriptions ont reçu plus de votes pour les conservateurs que pour les deux partis coalisés.

    En y incluant le Québec, le résultat est encore plus parlant. Sur les 308 circonscriptions, 203 de celles-ci ont plus de gens qui ont voté pour le PLC le NPD et le Bloc ensemble que pour le PCC. Seulement 105 circonscriptions ont reçu plus de votes pour les conservateurs que pour les deux partis coalisés et le parti « collaborateur ».

    Louis-Marie Poissant, M. Sc., Gatineau »

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 15h58
    C'est la fin du parlementarisme britannique.
    « Je suis convaincu que dans la patrie du parlementarisme et de la démocratie, la Grande-Bretagne on ne tolérerait pas que le Premier ministre ignore la volonté de la majorité des parlementaires. Il me semble que dans l'esprit de tout démocrate, il n'est pas possible d'ignorer la volonté du parlement. Sauf au Canada le 4 décembre 2008, sous la gouverne de Stephen Harper. C'est un jeudi noir.

    Que répondrez-vous à ceux qui vous diront qu'il n'est plus nécessaire maintenant, au Canada, de tenir compte de la volonté du parlement. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 18h36
    Les trois petits bosses de bécosses.
    « La Gouverneur générale, semble-t-il, a gardé son calme, pour le plus grand dam des fébriles et des incendiaires qui s'agitaient à la vue de l'émergence d'une coalition qui n'est rien d'autre qu'une collusion très bas de gamme, improvisée et bâchée. Une coalition qui n'est rien d'autre qu'une forme de putschisme mal léché, ficelé par le rejet dépouillé, Dion, par le preacher moyenâgeux, Layton, par l'opportuniste casseur et rejeté du PQ, Duceppe, qui fait passer ses transes de parvenu et ses intérêts personnels de «m'as-tu-vu» avant tout, le bloquiste qui prétend prendre part à la gérance d'une entreprise qu'il s'acharne (en paroles et discours d'agitation), à démolir.

    Adieu Veau, Vache, Cochon et la couvée des omégas 0 X 0 = 0 d'Ottawa! La cabane n'est pas en feu et le toit ne s'effondrera pas, dans l'immédiat. C'est ce que le couple royalement souverain et souverainement séparatiste (à une époque certaine) JEAN & LAFOND, semble avoir compris et retenu. On prend du recul et on se calme le pompon. D'accord! Mais, dépourvus de toute sagesse, «les trois singes de l'ivresse putschiste» de dernière heure, croquemort Dion en tête, joker Layton au détour et porteur Duceppe en queue, avaient prévu embaumer Harper et les Conservateurs, avant qu'ils ne meurent. Erreur de tacticiens mal futés et d'improvisateurs ayant perdu la carte du terrain des inconnus. Le stratège Stephen Harper, pour sa part, s'est montré avisé, pugnace et très adéquatement responsable, dans les circonstances. Il a fait preuve d'autorité et ça remet l'électorat en confiance, alors que les oppositionnistes se définissent en méfiance. Dépourvus de toute lucidité et de droit jugement, bouche B, Dion/Layton/Duceppe n'en croient pas leurs yeux ni leurs oreilles. Les trois singes de l'ivresse politicailleuse, à l'heure qu'il est, se grugent le front avec les dents d'en bas.

    Voir Dion Premier Ministre du Canada, c'est aimer haïr et haïr aimer simultanément. Voir Duceppe, Ministre responsable de la sécession, tant qu'à y être, c'est haïr aimer et aimer haïr confusément.

    Personne n'arrivera à compléter la liste des responsables et des coupables de la crise économique dans laquelle les maffieux financiers et ombrageux spéculateurs nous ont artificiellement plongés. Mais, il n'y a qu'un seul et inique responsable de la crise politique, à Ottawa. Un seul cynique crâneur qui flagorneur comme pas un, a empaumé Dion et mis Layton sous hypnose. Un seul sardonique casseur qui croyait le moment venu de disloquer le pays.

    «Dieu merci», il y a un bon dieu pour les innocents. Le futé Harper a embauché LE TEMPS, le meilleur plaideur. Il l'a fait, parce qu'il croit en ses possibilités, parce qu'il a foi dans ses lieutenants et, aussi, parce qu'il en a les moyens, dans tous les sens du terme. LE TEMPS nous dira tout sur les tractations, les négociations et les complots sulfureux des accros et toxicos, affriolés par les accointances et les accessibilités fortuites aux libidineuses foires du pouvoir à tout prix et à n'importe quel prix.

    LE TEMPS nous convoquera peut-être aux urnes, en 2009, mais LE TEMPS aura débarrassé les chemins pour s'y rendre. LE TEMPS nous aura donné les vrais dessous de ladite coalition, mais aussi les vrais visages des trois singes masqués de l'ivresse du pouvoir. Les peurs que les oppositionnistes ont brassées, érigées et barbelées en système, sont les rampes de lancement du terrorisme politique et les armes redoutables du blanchiment politique et du lessivage de l'électorat que pratiquent les trouillards et les faibles, les mandataires de la perturbation et de la sécession, les commissionnaires de la fébrilité et de l'agitation systématiquement pyramidalisées.

    Pour le moment, tout est bien qui finit bien. Le PLC aura le temps de se débarrasser de son cancre ou de se défaire de l'encre de leur Titanic. Les troubadours du NDP continueront leur quête du néant, leur sublimation du vide et leur célébration de leur insipidité. Les apostats du BQ se nourriront avec le réchauffé des plats de leur félonie tout en méchant les pétards de leurs sauteries et en battant les sentiers du chaos de leurs inepties.

    À Ottawa, c'est la faute de Harper, comme à Québec, c'est la faute des «fourreurs du système». Et vogue la galère, avant que ne se déchaîne et ne déferle le tsunami de la récession qui n'a aucun effet ni emprise sur la conscience scotchée des oppositionnistes opportunistes putschistes canadiens.

    Stephen Harper sur le pont, a les deux yeux fixés sur son horizon. Dion, Layton et Duceppe sont confinés aux cales de leurs ostentations déboussolées, enchaînés aux bols du froid bouillon de leur réveillon et aux plats vides de leur Bye Bye 2008.

    Vive la dégelée des trois singes de l'ivresse. Heureuse réflexion, Monsieur le Premier Ministre. Joyeuse Pause aux trois petits bosses de bécosses. Bonnes vacances, les Charlots d'Ottawa, les chômeurs et inactifs les mieux payés au Canada,à même les taxes de notre appauvrissement collectif.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 19h46
    Dans la rue, tous !
    « Comme plusieurs le disent l'incendiaire devrait aller au poteau. Mais plus le Québec descendra dans la rue moins les autres iront. Conclusion: c'est lundi que ça se passe en votant fortement PQ même si ce dernier n'est pas à la hauteur des attentes de notre nation. En crise l'on serre les rangs ! Canada bashing oblige.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 21h46
    Harper à renouveller le mandat de la lieutenant
    « Les dernières sorties publique où tous les deux étaient présent la chimie semble excellente entre les deux. je regrette de ne pouvoir revoir ces événements qui m'avait vraiment frappée. Une communication non verbale extraordinaire avec de beau yeux du premier ministre. J'en comprends aujourd'hui le pourquoi. Dire que cette crise provoquer pour aider les libéraux juste durant la dernière semaine des élections Bravo les conservateurs. »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 21h51
    La semaine des longs couteaux
    « Je ne crois pas au hasard. Tous acceptent l'ouverture et voilà que sur l'intention d'un budget grosse provocation et vlan...M. Charest le fantome de Québec presque victime d'Ottawa demande un madat majoritaire et comme à l'habitude on termine avec la division éternel fédéralisme ou souverainiste ça prend pas avec moi. Le même camp du non de 95 »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 23h03
    Ce soir du 4 déc. 2008
    « Ce ne sont pas les décisions d'un seul des partis à Ottawa qui m'ont profondément offusqué; non ce ne sont pas les tractations de celui-ci ou celui--là.

    Ce n'est pas non plus la forme boîteuse de la déclaration de monsieur Dion, non ce n'est pas cela.

    La hargne anti-québécois qui s'est développée dans l'Ouest du Canada suite aux propos mal venus de Harper qui ne sont pas ceux d'un Premier Ministre unificateur, voilà ce qui m'a profondément choqué.

    Maintenant qu'il a montré son vrai visage, cet homme a manqué sa chance ou d'être reporté au pouvoir après la prochaine élection, ou de se retires dignement dans la tempête.

    Je n'ai pas voté pour le bloc mais pour Harper aux dernières élection. Quelle monumentale erreur j'ai faite. Autant les libéraux avec leurs commandites, autant Harper avec sa superbe anti Québec nous a démontré qu'il n'a plus rien de commun avec les conservateurs du temps de Bryen Mulroney.

    Parlons d'un point de vue démocratique maintenant.

    J'ai voté pour avoir un député. C'est un parti qui décide du choix de Premier Ministre ce n'est pas moi. Si mon député élu au souffrage universel n'est pas celui pour qui j'ai voté, c'est quand même lui qui me représente à la chambre des communes à Ottawa, et il a été élu démocratiquement.

    Si Harper ne veut pas le reconnaître, Harper n'a plus d'affaire là. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 23h03
    Ce soir du 4 déc. 2008
    « Ce ne sont pas les décisions d'un seul des partis à Ottawa qui m'ont profondément offusqué; non ce ne sont pas les tractations de celui-ci ou celui--là.

    Ce n'est pas non plus la forme boîteuse de la déclaration de monsieur Dion, non ce n'est pas cela.

    La hargne anti-québécois qui s'est développée dans l'Ouest du Canada suite aux propos mal venus de Harper qui ne sont pas ceux d'un Premier Ministre unificateur, voilà ce qui m'a profondément choqué.

    Maintenant qu'il a montré son vrai visage, cet homme a manqué sa chance ou d'être reporté au pouvoir après la prochaine élection, ou de se retires dignement dans la tempête.

    Je n'ai pas voté pour le bloc mais pour Harper aux dernières élection. Quelle monumentale erreur j'ai faite. Autant les libéraux avec leurs commandites, autant Harper avec sa superbe anti Québec nous a démontré qu'il n'a plus rien de commun avec les conservateurs du temps de Bryen Mulroney.

    Parlons d'un point de vue démocratique maintenant.

    J'ai voté pour avoir un député. C'est un parti qui décide du choix de Premier Ministre ce n'est pas moi. Si mon député élu au souffrage universel n'est pas celui pour qui j'ai voté, c'est quand même lui qui me représente à la chambre des communes à Ottawa, et il a été élu démocratiquement.

    Si Harper ne veut pas le reconnaître, Harper n'a plus d'affaire là. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 23h03
    Ce soir du 4 déc. 2008
    « Ce ne sont pas les décisions d'un seul des partis à Ottawa qui m'ont profondément offusqué; non ce ne sont pas les tractations de celui-ci ou celui--là.

    Ce n'est pas non plus la forme boîteuse de la déclaration de monsieur Dion, non ce n'est pas cela.

    La hargne anti-québécois qui s'est développée dans l'Ouest du Canada suite aux propos mal venus de Harper qui ne sont pas ceux d'un Premier Ministre unificateur, voilà ce qui m'a profondément choqué.

    Maintenant qu'il a montré son vrai visage, cet homme a manqué sa chance ou d'être reporté au pouvoir après la prochaine élection, ou de se retires dignement dans la tempête.

    Je n'ai pas voté pour le bloc mais pour Harper aux dernières élection. Quelle monumentale erreur j'ai faite. Autant les libéraux avec leurs commandites, autant Harper avec sa superbe anti Québec nous a démontré qu'il n'a plus rien de commun avec les conservateurs du temps de Bryen Mulroney.

    Parlons d'un point de vue démocratique maintenant.

    J'ai voté pour avoir un député. C'est un parti qui décide du choix de Premier Ministre ce n'est pas moi. Si mon député élu au souffrage universel n'est pas celui pour qui j'ai voté, c'est quand même lui qui me représente à la chambre des communes à Ottawa, et il a été élu démocratiquement.

    Si Harper ne veut pas le reconnaître, Harper n'a plus d'affaire là. »

  • Steeves Demers
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 13h56
    Daccord avec vous
    « Manifestement, dans tout ce débat, la raison perd du terrain au profit des réthoriques partisanes et idéologiques. Saluons les manoeuvres de la coalition pour faire reculer les conservateurs. C'était le devoir de l'opposition.
    Toutefois, ayons la lucidité d'avouer que dans sa forme actuelle, la coalition ne méritait pas de prendre le pouvoir.

    La prorogation me semble la meilleure décision. »

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