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Harper lance la contre-attaque

Alec Castonguay   3 décembre 2008  Canada
Le premier ministre Stephen Harper s’est livré hier aux Communes à de violentes attaques contre son successeur potentiel, Stéphane Dion, qui a répliqué avec force.
Photo : Agence Reuters
Le premier ministre Stephen Harper s’est livré hier aux Communes à de violentes attaques contre son successeur potentiel, Stéphane Dion, qui a répliqué avec force.
Ottawa — La crise politique qui sévit à Ottawa est en voie de se transformer en crise de l'unité nationale. Bien déterminé à conserver le pouvoir, et peut-être même à s'adresser à la nation dans un discours télévisé, le premier ministre a lancé hier une guerre de relations publiques, dénonçant la coalition avec les «séparatistes». Cette façon de diaboliser des députés a fait rager le père de la Loi sur la clarté, Stéphane Dion, qui craint que Stephen Harper ne dresse les régions les unes contre les autres pour sauver sa peau.

On se serait cru revenu à la période 1993-95 sur la colline parlementaire, alors que Lucien Bouchard devenait chef de l'opposition officielle et qu'un référendum sur l'indépendance du Québec se profilait à l'horizon. Les députés du Bloc québécois sont soudainement redevenus hier des brebis galeuses aux yeux du gouvernement. Les indignations affectées ont fusé lorsque la coalition PLC-NPD-Bloc a été accusée de manquer de respect envers l'unifolié. L'hymne national a même été chanté en guise de cri de guerre du côté conservateur.

Stephen Harper a démontré hier qu'il ne se laisserait pas renverser sans broncher, surtout pas par une coalition qu'il juge antidémocratique. «Quand on veut devenir premier ministre, on doit obtenir un mandat de la population canadienne, pas des séparatistes québécois», a-t-il lancé en anglais sous les applaudissements nourris de ses troupes présentes à la Chambre des communes. «Cette entente que le chef du Parti libéral a conclue avec les séparatistes est une trahison des électeurs de ce pays, une trahison des intérêts économiques de ce pays et une trahison des meilleurs intérêts de ce pays, et nous la combattrons avec tous les moyens à notre disposition.»

Le message était toutefois différent en français. Dans la langue de Molière, c'est plutôt Gilles Duceppe qui «a cédé son parti» aux fédéralistes. «Le chef du Bloc a trompé les membres de son parti en s'alliant à l'ennemi qui, j'ose lui rafraîchir la mémoire, a toujours voulu mettre le Québec à sa place», a déclaré le député conservateur Daniel Petit, imitant d'autres de ses collègues du Québec.

À l'origine de cette offensive du PC, une déclaration faite lundi par Gilles Duceppe à la toute fin de la conférence de presse annonçant la coalition. «Je pense qu'en agissant ainsi, je fais avancer la lutte pour laquelle je suis en politique.»

Stéphane Dion n'a pas digéré que son allégeance envers le Canada soit cavalièrement remise en doute. Il a brandi ses lettres de noblesse à titre de père de la Loi sur la clarté. «J'ai donné ma vie pour l'unité de ce pays, pour mon amour envers le Canada. Avec cette entente, le Bloc a accepté d'avoir 18 mois de stabilité politique au Canada. Voilà ce qu'obtient le Canada par le biais de cette entente!»

Aux journalistes, M. Dion a ajouté que «si on marginalise nos concitoyens qui croient à l'indépendance du Québec, si on les traite comme des ennemis, on n'aide pas l'unité canadienne». Selon lui, sa coalition pourrait même convaincre certains souverainistes «qu'un pays comme le Canada, finalement, ça marche».

Jack Layton a rappelé que les deux premiers budgets de M. Harper avaient été adoptés grâce à l'appui des bloquistes. «Le premier ministre ne devrait pas en faire une crise d'unité nationale. Il était prêt à travailler avec Gilles Duceppe dans le passé, et son gouvernement a survécu grâce à l'appui de M. Duceppe auparavant et il n'a jamais fait de tels commentaires à ce moment.» M. Duceppe a abondé dans le même sens. «Disons qu'il avait moins peur des méchants séparatistes à l'époque.»

Adresse à la nation et guerre médiatique

Il reste tout au plus cinq jours avant que cette crise ne soit tranchée par la gouverneure générale. D'ici là, le Parti conservateur ne recule devant rien pour faire basculer l'opinion publique. Publicités, manifestations, pétitions... Tous les moyens sont bons. Selon une source proche du premier ministre, celui-ci «songe sérieusement à faire une adresse à la nation» télévisée pour faire passer son message, mais «aucune décision finale n'a été prise», a-t-on confié au Devoir. Ce discours pourrait survenir d'ici vendredi.

Les conservateurs, d'ordinaire si allergiques aux journalistes, ont même amorcé une opération charme. Les attachés de presse ont offert en pâture leurs ministres à tout ce que le Québec compte de journalistes. Au Devoir, par exemple, toute la section culturelle, la section économique, les grands patrons et même les responsables de la mise en page ont reçu une offre générique d'entrevue avec les ministres conservateurs.

Le Parti conservateur a aussi lancé une campagne publicitaire radiophonique en anglais rappelant qu'en campagne électorale, Stéphane Dion s'était opposé à une coalition formelle avec le NPD. Les publicités disent que M. Dion tente de «renverser» le résultat électoral en accaparant le pouvoir «par la porte d'en arrière».

Très tôt hier matin, les conservateurs ont aussi averti certains réseaux de télévision que des manifestations de «citoyens» auraient lieu devant les bureaux de plusieurs députés de l'opposition pour démontrer leur mécontentement. Cette guerre d'image s'est transportée devant le 24 Sussex en matinée, alors qu'une dizaine de militants conservateurs étaient venus crier au premier ministre de résister à l'opposition.

Les partis d'opposition n'ont pas l'intention de rester les bras croisés. Des pétitions sont mises en ligne et de nombreux groupes, surtout syndicaux, mettent la main à la pâte pour organiser des rassemblements d'appui à la coalition. Le Congrès du travail du Canada a même lancé une série de publicités radiophoniques (à Moncton, à Montréal et à Ottawa, par exemple) pour annoncer les diverses manifestations organisées.

La coalition a aussi lancé un site Internet d'appui à sa cause. «Je fais partie de la majorité de 62 %», clame ce site, en référence aux électeurs qui n'ont pas voté pour les conservateurs le 14 octobre dernier. Le président du Parti libéral, Doug Ferguson, explique qu'il «ne fait aucun doute qu'ils [les conservateurs] ont plus d'argent que nous, mais nous faisons le lancement d'une campagne auprès des gens de la base». Le PLC propose d'envoyer des cartes postales à la gouverneure générale pour qu'elle prenne en considération la coalition.

Internet est devenu un champ de bataille, les sites se multipliant à une vitesse folle. On en a vu un appuyant la candidature du ministre Jim Prentice comme nouveau chef du PC en remplacement de M. Harper (le Globe and Mail a pris position hier pour le départ, à titre de chef, de M. Harper). Un proche de M. Prentice était furieux hier, soupçonnant les libéraux d'être derrière cette initiative pour donner l'impression d'une dissension au sein du parti.

Drapeau, sénateurs et hymne national

La bataille de tranchées a pris parfois d'étranges tournures. Ainsi, à la période de questions, Stephen Harper a accusé les chefs de la coalition d'avoir refusé d'être photographiés avec un drapeau canadien derrière eux lundi, et ce, à la demande du Bloc québécois. «Ils devaient être photographiés sans drapeau parce qu'un des membres de leur coalition ne croit pas en ce pays. En tant que premier ministre, ce n'est pas ma responsabilité de donner les clés du pouvoir à un groupe comme celui-là.» Pourtant, il y avait bel et bien deux drapeaux canadiens à la cérémonie de signature de l'accord.

À la fin de la période de questions, les députés conservateurs ont attendu dans le hall de la Chambre la sortie de Stephen Harper pour chanter le Ô Canada.

Lawrence Cannon a répété à qui voulait l'entendre que le Bloc québécois s'était fait offrir la nomination de six sénateurs à la Chambre haute, ce que le parti de Gilles Duceppe — qui réclame l'abolition du Sénat — a nié catégoriquement. Les conservateurs s'adonnent-ils à une campagne de désinformation? «L'objectif n'est pas de faire peur, c'est d'être le plus transparent avec la population», a dit M. Cannon en entrevue avec Le Devoir. Selon lui, il y a une entente cachée entre le Bloc québécois et les deux autres partis de la coalition.






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Vos réactions

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  • Yannick Legault
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 01h07
    Ils sont prêts à tout
    « Attention,

    Les "Néo-cons" canadiens sont prêts à tout et ils ne se gêneront pas. Demeurons lucides devant l'avalanche de mensonges et de peurs qu'ils sauront véhiculer dans les prochains jours et sachons résister à leurs actions idéologiques, voire dogmatiques, car ils ne reculeront devant rien. Les médias seront sollicités comme jamais, eux qui n'ont jamais été les bienvenus. Écoutons bien ce qu'ils voudront nous dire, ils ne sont pas habitués à parler, ils finiront bien par montrer leur vrai visage.

    Le Canada va vivre une vraie crise existentielle par-dessus la crise économique, comme pour espérer la cacher, et ce seront les Réformistes qui l'auront déclenchée!!

    Yannick Legault, Trois-Rivières »

  • André Bussière
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 02h35
    Vol de 900,000,000.00$ aux chômeurs
    « J'ai regardé, comme plusieurs la période de questions au parlement d'Ottawa ce mardi 2 décembre.
    Une réponse qui paraissait banale m'a scié les jambes:
    (Je cite) "L'ABOLITION DU DÉLAI DE CARENCE (PÉNALITÉ DE 2 SEM.) RÉCLAMÉE PAR LES SÉPARATISTES, VA COUTER À L'ÉTAT 900 MILLIONS DE DOLLARS PAR AN"
    Ça veut dire qu'avec la situation actuelle, les chômeurs se font voler par l'assurance-emploi, un tel montant (900,000,000.00$) à travers le Canada à chaque année.

    Les politiciens conservateurs, devraient reconnaitre que les honnetes travailleurs ne réclament pas de généreuses PRIMES DE DÉPART lors de la cessation de leur emploi.
    C'est souvent la misère qui les attend.

    Si la coalition survit et défait le gouvernement, ce seul point, permet d'accepter (à reculons) la présence de M. Dion à la tête du gouvernement de coalition pour les 4 mois qui lui restent à la chefferie de son parti.

    ANDRÉ BUSSIÈRE, B.S.A.
    MONTRÉAL, QUÉ. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 03h24
    Janus!
    « La crise politique qui sévit sur la colline parlementaire à Ottawa a ceci d'intéressant qu'elle perme de voir le vrai visage de Stephen Harper. Pas celui de l'homme calme, pondéré, doucereux presque, que l'on a pu voir lors du débat des chefs de la campagne électorale, mais celui de l'homme qui s'accroche au pouvoir avec une violence et une fourberie qui ne peuvent que susciter la réprobation.

    Certes, il avait déjà entrepris une campagne de salissage contre le chef du parti libéral, Stéphane Dion, dans cette campagne électorale. Mais il a affuté ses armes et il tient maintenant deux discours, comme le décrit en détail l'article. Il parle de « séparatistes » en anglais, mais rien de tel en français. Que ce soit lui personnellement qui tienne ces propose ou l'un ou l'autre de ses sbires députés, cela ne change rien. Ils utilisent une stratégie de déstabilisation définie sous les ordres du grand patron.

    Et de plus, on voit son délégué au Québec tenir des propos erronés pour semer la zizanie et le discorde, tout comme l'utilisation du terme séparatiste vise à soulever l'ouest du Canada contre la coalition.

    Mais dans ces manoeuvres de basse politique où se trouvent l'intérêt du Canada, l'intérêt de ses citoyens? Faut-il reprendre des propos bien connus, mais si vite oubliés : «La politique, disait Charles de Gaulle, un véritable homme d'État, quand elle est un art et un service, non point une exploitation, c'est une action pour un idéal à travers des réalités.» (Conférence de presse, 30 juin 1955). Ou ceux-ci : «Il est important de considérer le rôle du politique comme un dépositaire du devenir d'un peuple. Lourde responsabilité... » (Irma Ly Tang, «Réflexions sur le rôle de la politique».

    Or, ce que nous montre S. Harper, c'est le visage d'un politicien pour qui la politique est au service de son idéologie et non un service pour le bien de sons pays et de ses concitoyens. Cette partisannerie qui ne recule devant rien, qui utilise les contrevérités aussi bien que les abus de langage n'est pas digne d'un homme qui se veut à la tête d'un grand pays. C'est celle d'un politicien au petit pied qui se révèle par son intérêt personnel et son acharnement à conserver le pouvoir à tout prix et même hors de prix. Quelle que soit l'issue de cette crise, elle aura au moins le mérite de nous montrer le deuxième visage de Harper, un véritable Janus politique.

    « L'art politique est par essence service pour les gouvernés » (Platon) »

  • Denis Lussier
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 04h16
    Nouvelles élections inévitables
    « Après avoir visionner la Période des Questions à la Chambre des Communes mardi le 2déc.2008, il ne fait aucun doute que le Gouvernement Harper a perdu la confiance du peuple Canadien, et il devrait demander de nouvelles élections dès aujourd'hui (qui auraient lieu fin Janvier 2009) Alors plutot que de revenir avwec un nouveau budget fin Janvier, qui serait défait, le peuple Canadien reviendrait avec un Nouveau Gouvernement.
    Le Parti Libéral du Canada peut se choisir un nouveau chef par Internet en dedans de 24 heures ouvrables et celà n'est pas un problême.
    A mon avis, c'est la meilleure solution que doit prendre la Gouverneure Générale.
    Il ne fait aucun doute que Steven Harper n'a pas le jugement requis pour être Premier Ministre.
    Que les Conservateurs et Libéraux s'organisent avec leurs problêmes et qu'on aille en élections une nouvelle fois.
    Ce présent parlement ne peut continuer ainsi une journée de plus.
    Au pire aller, la Gouverneure Générale peut nommer un Cabinet Interimaire appuyé par la Cour Suprême (ou autres compétences appropriées, s'il le faut) en attendant le résultat de nouvelles élections inévitables.
    Les élections, c'est sérieux, et les Canadiens devront penser sérieusement où apposer leur croix sur leur bulletin de vote la prochaine fois. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 06h26
    Panique!
    « C'est la panique chez les conservateurs. Ils jouent maintenant avec le feu en faisant faussement de cette crise politique une question d'unité nationale. Cela montre une fois de plus que Stephen Harper ne mérite plus d'être premier ministre. La solution la plus raisonnable serait qu'il démissionne de son poste, étant le principal sinon le seul responsable de la crise actuelle. Si le bon sens règne, la coalition devrait se substituer au gouvernement conservateur, suite à un vote de confiance perdu par celui-ci. Ce serait une solution tout à fait démocratique et conforme au régime parlementaire pour sortir de la crise. Mais est-ce que le bon sens prévaudra? J'en doute, et je vois donc des élections se profiler à l'horizon, sans être sûr que celles-ci mettraient fin à la crise, advenant l'élection d'un autre gouvernement conservateur minoritaire... Mais peu importe, je pense que les jours de Stephen Harper au poste de premier ministre sont comptés. Et je ne pleurerai pas son départ. »

  • Georges Allaire
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 06h48
    C'est arithmétique
    « L'opposition entre les régions est la produit de "la coalition". 65 députés bigarrés du Québec essaient de renverser la majorité que s'est donnée le restant du Canada. Harper a visé juste. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 07h22
    Pour Duceppe, Marx sera toujours plus grand que Lévesque
    « Oubliez Pétain. Oubliez Claude Morin. Oubliez Michaelle Jean et consors. Oubliez Christine St-Pierre. Parce que là, avec Gilles Duceppe, on atteint les bas-fonds! Va falloir trouvez un mot plus fort que traitre en français ou crosseur en québécois.

    Stéphane Dion a dit plus d'horreurs sur les souverainistes que tous les députés de la Chambre des Communes réunis, multipliés par 10.

    Dion c'est l'ennemi avoué de tous les souverainistes, même le plus tièdes. C'est le dégoût absolu. Le vomi total. L'imbuvable.

    Il est rentré en politique pour une seule raison: nous combattre. Et il n'a jamais fait dans la dentelle, allant jusqu'à cette loi infecte de la clarté.

    Sa carrière était terminée et il allait retourner à son université avec sa lourde dette à payer à son métèque. Et Kyoto à la maison le soir pour lui raconter l'histoire de Paf le chien.

    De voir Gilles Duceppe, à la tête d'un parti dit souverainiste, permette à ce triste mange-séparatiss de devenir PM d'un pays du G8, avec un budget de 240 milliards, dont 50 milliards de nos propres taxes, dépasse tout ce qu'on aurait pu imaginer comme traitrise.

    Pour bien se rappeler qui est Stéphane Dion -parce que Duceppe souffre de profonde amnésie- et tout le mal qu'il a fait aux souverainistes, faut retourner à la Loi de la Clarté, une loi digne des pires régimes fascistes.

    Voici ce qu'écrivait Jean-François Lisée, pas plus tard que l'an passé:

    http://www.lactualite.com/article.jsp?content=20070110_152308_7280


    "L'emprisonnement dont Stéphane Dion est responsable est d'un autre ordre. Sans lui, la loi dite sur la clarté n'existerait pas. Que clarifie-t-elle? Grâce à la loi Dion, les parlementaires fédéraux pourront accepter ou rejeter la question référendaire québécoise, avant la tenue du référendum. Selon la loi, les députés fédéraux seront tenus de rejeter la question si, en plus de proposer l'indépendance, elle offre «d'autres possibilités, notamment un accord politique ou économique avec le Canada». Conséquence: si cette loi avait été en vigueur, depuis 1980, quand bien même 65% des Québécois auraient voté oui aux référendums de 1980 et de 1995, le Parlement fédéral aurait été légalement forcé de ne pas tenir compte du résultat. De même, si la loi Dion s'appliquait au monde entier, les peuples du Timor-Oriental, de la Croatie, de la Macédoine, tous devenus souverains depuis 15 ans par référendum, se seraient vu refuser leur indépendance, pour cause de mauvaise question. La loi Dion invaliderait également le référendum proposé par l'ONU pour le Sahara occidental. Dans tous les cas, soit les électeurs sont jugés suffisamment intelligents pour choisir entre plusieurs options, soit on leur offre à la fois l'indépendance et une association.


    Mais supposons que ce premier écueil soit franchi. Les parlementaires fédéraux approuvent la question, puis les Québécois votent oui. Une loi voulant vraiment clarifier le processus aurait défini un seuil ou un mécanisme automatique d'approbation, pour éviter ensuite tout dérapage partisan. Il y avait des précédents: pour que Terre-Neuve entre dans le Canada, en 1949, la majorité de 52% avait été jugée «claire» par le gouvernement fédéral libéral de l'époque.(Et pourtant, la question n'aurait pas réussi le test Dion, parce qu'elle comportait plus d'une option.)Pour le Québec, 52% suffiraient à la loi Dion, non? Mystère! La loi ne fixe aucun seuil. En cas de majorité pour le Oui, quelle qu'elle soit, les parlementaires canadiens, farouchement attachés à l'unité de leur pays, comme il se doit, «procèdent à un examen» du résultat. Ils devront décider si les Québécois ont vraiment voulu que le Québec «cesse de faire partie du Canada». Ils consulteront les partis, les autres provinces, le Sénat, les autochtones et prendront en considération tous les autres «avis, facteurs ou circonstances» qu'ils estimeront pertinents. Leur latitude - leur arbitraire - sera totale.



    M. Dion fait donc en sorte que les élus soient plongés dans un dangereux brouillard. Ils ne manqueront pas d'avis, de facteurs et de circonstances à prendre en compte. Leurs électeurs de Kelowna et de Mississauga, les éditorialistes du National Post les pousseront à refuser le verdict québécois, puisqu'ils en ont le droit. Combien d'entre eux voudront voter pour l'éclatement du pays, puis affronter à l'élection suivante leurs adversaires et leurs électeurs, qui leur reprocheront ce choix jugé honteux? Celui qui a imaginé ce mécanisme est doublement inexcusable. D'abord, pour avoir formellement donné à la nation voisine un droit de veto sur l'avenir du Québec(les leaders du Non de 1980 et de 1995, Claude Ryan et Daniel Johnson, ont d'ailleurs réclamé l'abandon de la loi Dion). Ensuite, pour risquer de plonger la démocratie canadienne-anglaise dans un bourbier qui l'éclaboussera durablement.



    La loi Dion pose encore des embûches. À supposer que le Parlement ait approuvé et la question et la réponse, restent les négociations. Dans un avis rendu en août 1998 sur la question de la sécession du Québec, la Cour suprême avait été très claire: dans le cas d'un Oui, les négociations obligatoires devraient réunir autour d'une même table «les membres de la Fédération», c'est-à-dire Ottawa et les provinces. Figureraient, parmi les sujets des négociations dictées par la Cour, les questions autochtones, mais pas les changements de frontières. La loi Dion, dans son troisième article, trahit l'esprit et la lettre de l'avis de la Cour, en affirmant que les négociations pourraient être ouvertes à d'autres participants et en stipulant que les frontières devraient figurer parmi les sujets. La manoeuvre est claire: il s'agit d'introduire des négociateurs autochtones, voire anglo-montréalais, et de mettre la partition du Québec sur la table - deux façons d'assurer l'échec des pourparlers.



    D'inexcusable, l'attitude de Stéphane Dion devient irresponsable. Avant lui, des politiciens fédéraux avaient parfois brandi, dans des discours, le spectre du «Canada divisible, donc Québec divisible». Mais ni Pierre Trudeau, lors de ses discours officiels sur la question, ni surtout Brian Mulroney, qui considérait les idées partitionnistes comme autant de «conneries totales, stupidités et bêtises», n'ont songé à mettre une telle menace dans une loi.

    Nous sommes tous d'accord, et le Washington Post l'avait souligné en éditorial, en 1980 comme en 1995: les Québécois et les Canadiens ont abordé l'explosive question de l'indépendance d'une province avec un pacifisme qui force l'admiration. La façon la plus sûre d'y introduire les germes de la violence est de souffler sur les braises partitionnistes. Depuis l'entrée de M. Stéphane Dion en politique, en 1996, jamais quelqu'un n'aura agi avec autant de méthode et de détermination pour faire adhérer son parti d'adoption, son premier ministre, puis le Parlement canadien à la thèse empoisonnée de la partition. Même Jean Chrétien, qui bien sûr a fait adopter la loi Dion, a toujours été plus circonspect que lui sur cette question.

    L'ex-politologue Dion devrait pourtant savoir que partout dans le monde civilisé, alors que les accessions d'ex-provinces à la souveraineté se multiplient, la partition est une idée mise au ban de l'histoire. Elle est rejetée dans les pays baltes nouvellement indépendants, en Europe centrale, dans les Balkans. Au Timor-Oriental, en 1999, l'ONU a interdit que soit connue la répartition locale des votes, justement pour empêcher la partition du nouvel État. Elle n'est acceptée qu'à regret et a posteriori, après que des brutes eurent fait parler les armes et fait couler le sang, comme au Kosovo. C'est vrai partout, sauf au Canada, sauf dans la loi Dion.

    Nous ne sommes pas dans la dentelle. Il faut travailler fort pour commettre l'inexcusable et l'irresponsable. Mais la loi Dion n'en a pas terminé avec sa série de cadenas. Elle en fournit un dernier, en bout de course, en stipulant que «la sécession d'une province du Canada requerrait la modification de la Constitution du Canada». On aurait pu penser qu'une loi voulant vraiment clarifier les choses aurait reconnu, comme l'avait fait la ministre libérale de la Justice Anne McLellan, en 1998, qu'avec l'indépendance du Québec «nous aurions affaire à des circonstances tellement extraordinaires qu'elles ne sauraient être traitées dans le cadre constitutionnel existant. Il faudrait probablement alors reconnaître la nature extraordinaire de l'événement et déterminer un processus en conséquence.» Loin de déterminer un processus adapté, prévisible et, disons, clair, la loi Dion rend l'impossible obligatoire. Car en ces quelques mots, la loi indique qu'une fois conclu un accord sur l'indépendance il faudrait suivre le processus établi de modification de la Constitution. Ce qui signifie, selon les lois actuelles, des référendums dans au moins trois provinces - l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique. Il faudra donc qu'au moins 50% des habitants de chacune de ces provinces votent en faveur de l'indépendance du Québec. C'est tout? Non. Il faudra ensuite que les Parlements de toutes les provinces ratifient la modification constitutionnelle sur la sécession du Québec. Toutes? Toutes! Car grâce à une autre loi libérale, adoptée après le référendum de 1995, et compte tenu des ententes intervenues entre provinces, le veto d'une seule des neuf provinces ferait capoter le projet. Pour l'accord du lac Meech, en 1990, deux provinces avaient dit non. Et il ne s'agissait que d'aménager le pays, pas de le couper en deux. Encore une fois, une double faute de Stéphane Dion: envers la démocratie québécoise, sommée de sauter dans neuf cerceaux de feu; envers la démocratie canadienne, plongée dans un violent traumatisme."

    -----------

    Pétain s'écrasant devant Hitler, Claude Morin mémérant à la GRC ou la p'tite Michaelle de toutes les indépendances devenant la reine-nègre, c'est de la p'tite bière à coté de Gilles Duceppe couchant avec le Père de la Clarté.

    Certes il faut pardonner à ses ennemis et faire la paix un jour. Mais en retour on doit obtenir des excuses sincères et des compensations pour le mal fait (on a donné 10 millions à Arar! Et deux milliards aux Indiens).

    Qu'est-ce que le Québec obtient en retour des Accords de Munich? Rien, absolument rien. Une reddition totale face au monstre. Pas de retrait de la Loi de la Clarté. Pas de reconnaissance réelle de la nation québécoise. Pas d'unilinguisme au Quebec. Pas d'excuses évidemment. Mais surtout pas d'indépendance pour le Québec. Rien. Absolument rien. Juste le renversement d'un gouvernement de droite, une droite plus allergique à l'ancien ML que le ultrafédéralisme méprisant du Père de la Clarté.

    Pour Gilles Duceppe, Karl Marx sera toujours plus grand que René Lévesque »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 07h55
    Enragés pour nous servir
    « Nos politiciens, comme M. Dion, disent qu'ils donnent leur vie pour la politique et sont presque prêt à tuer pour y rester et pouvoir gouverner. Ça serait donc des missionnaires qui seraient prêts, si le manger n'était pas cher, à oeuvrer gratuitement comme députés juste avant d'être canonisés. »

  • Danielle Robineau
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 07h55
    J'appui Monsieur Harper
    « Quand il dit : «Quand on veut devenir premier ministre, on doit obtenir un mandat de la population canadienne, pas des séparatistes québécois». Nous vivons dans un pays DÉMOCRATIQUE. Il y a des lois. Monsieur Harper a été élu démocratiquement.
    J'ai une répugnance virulante envers les gens qui veulent usurper le pouvoir par tous les moyens et pour des raisons insignifiantes.
    Monsieur Harper fait un excelent travail dans les circonstances et compte tenu de la situation économique mondiale (chose que les gens ont tendance à oublier). Je n'accorde aucune confiance à des gens qui, après avoir VOLER DIRECTEMENT DANS LES POCHES de la population (scandale des commendites), veulent maintenant s'emparer du pouvoir alors qu'ils ne méritent que le mépris le plus total.

    Danielle Robineau, Métisse »

  • Laurent Dancygier
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 08h07
    De la démocratie
    « La démocratie canadienne a des moeurs bien curieuses. Revenons donc au faits :

    - Lors de l'élection nous avons élu des députés, 1 par conté;
    - Le premier ministre est nomé par le Gouverneur Général et doit avoir la confiance des députés que nous avons élu, ce qui veut dire qu'il doit bâtir une coalition de député (c'est facile quand son parti a une majorité, mais quand il est minoritaire il doit faire plus de concessions);
    - Le parti conservateur a fédéré 37% des suffrages exprimés (si j'ai bonne mémoire) et moins du quart du corp electoral (toutes les personnes inscrites sur les listes électorales), ce qui veut dire que 63 à 75 % des électeurs se sont exprimé contre lui.

    Il me semble donc logique et démocratique de voir une coalition majoritaire au parlement et ayant obtenu une majorité du vote, prendre le pouvoir. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 08h27
    Félicitations!
    « Félicitations à Gabriel RACLE pour son article intitulé Janus! Stephen Harper aurait intérêt à le lire et à le méditer. »

  • Jasette
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 08h31
    Le pouvoir, c'est ce qu'on peut prêter volontiers à quelqu'un pour autant qu'il n'en abuse pas, ou que nous n'ayons pas le sentiment que c'est ce qu'il fait.
    « Au fond, la coalition ne veut pas prendre le pouvoir. Elle veut tout simplement que Harper s'en aille. Je crains que monsieur Harper, au nom du pouvoir, devienne quelqu'un de plus en plus dangereux pour la paix sociale, avec le temps. Le pouvoir, c'est un peu comme le sexe pour certain, ça peut même devenir une drogue. Et monsieur Harper goutte au pouvoir depuis quelques années. On peut parfois devenir la victime de ses propres emportements. L'impact peut être plus rude pour les gens, quand ça touche les responsabilités d'un Premier ministre.

    À trop vouloir user et abuser de ses prérogatives, ça peut faire qu'un jour, des gens en mal de ne pas être ni entendu ni respecté, les poissons décident de sauter du bocal. Il y a une grosse différence entre un pouvoir d'influence sur des enjeux et un pouvoir autoritaire qui peut conduire à un régime d'oppression. Je ne fais que vous dire mon impression face à tout ça. Je le dis aussi avec un certain recul. Je n'ai absolument rien contre les messieurs Harper et les autres de la coalition. On ne règle pas les problèmes, si important soient-ils, en levant des boucliers.

    JM »

  • Rolland St-Gelais
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 08h47
    Stephen Harper a tout de même raison.
    « J'ai appris à l'école, et ce depuis la petite enfance, que la règle de base de toute démocratie réside dans le respect du choix du peuple exprimé à l'occasion d'une élection ou de tout autre consultation populaire. Or, à ce que je sache, c'est le parti Conservateur du Canada qui a été légalement élu aux dernières élections fédérales. Néanmoins, les partis d'opposition ont agit avec la pire mesquinerie et la plus totale hypocrisie de toute l'histoire du Canada. En effet, posons-nous ces questions : Lequel d'entre eux a été mandaté pour gouverner ? Réponse : Aucun. Lequel d'entre eux est à l'origine du pire scandale politique canadien tout en méprisant la notion même de « nation québécoise » ? Réponse : Le parti Libéral du Canada. Lequel est né du rejet des accords du Lac Meech et qui a pour objectif d'une part, de sortir le Québec de la Confédération canadienne, qui est jusqu'à nouvel ordre l'une des démocraties les plus respectées au monde, et d'autre part, de détruire le Canada qui est ni plus ni moins le berceau de notre propre système parlementaire ? Réponse : Le Bloc québécois. Ceci dit, accepter un tel push réalisé par des chefs politiques, je devrai plutôt dire ces «dictateurs non militarisés», en mal de pouvoir légitime serait-là un affront à la logique pure et, surtout, au droit inaliénable de la liberté de choisir nos représentants légitimes. Ceux et celles qui ne désirèrent ni de Stephen Harper et du parti Conservateur n'avaient qu'à aller voter aux dernières élections. C'est çà la démocratie. »

  • Pascal Barrette
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 08h58
    Oeillères et ornières
    « Les conservateurs n'ont pas vu les deux gros drapeaux canadiens qui ont encadré la signature de l'accord de coalition. Ils ne se sont même pas donné la peine de vérifier les photos et videos. Ils n'ont regardé que par la petite fenêtre étroite de leurs oeillères, celle du pouvoir et de ses seules ornières. Je souhaite qu'ils finissent par prendre le champ, l'autre bord de la Chambre.

    Pascal Barrette
    Ottawa

    p.s. J'aime l'idée de M. Denis Lussier d'une élection et d'un choix express par Internet du nouveau chef libéral. Autres temps, autres moeurs! »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 09h05
    Merci M Noêl.
    « J,ai bien ri en lisant vos lignes et votre apologie de Pétain qui s'est écrasé devant Hitler. "L'esprit de Munich" au Québec, c'est un tiraillement politico-temporel à faire hurler de rire n'importe quel muet de la planète. Ça va bien avec "la rein nègre". Je viens d'envoyer votre éructation en Europe pour qu'on rigole aussi de la perception et connaissance politico-historique en Amérique du Nord. Un de mes amis spécialiste en histoire politique européenne m'a dit qu'il va lire votre texte à ses étudiants en doctorat pour démontrer que malgré tout, il faut toujours se méfier de ceux ou celles qui n'ont pas de maitrise dialectique ni de connaissances nécessaires pour faire des analyses objectives et intéressantes en dehors d'amalgames hors de propos. Pensée ultra-droite et racisme, un cocktail qui perdure. Merci pour votre texte.
    N'oubliez pas que Madame Jean est une citoyenne canadienne non une Reine-nègre. La Reine est blanche et vit pauvrement en Angleterre. Vous pourriez lui envoyer quelques fleurs de Lys de notre drapeau monarchiste et catholique car elle a des cousins par croisement sanguin. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 09h17
    @ M. Jacques Noel
    « Vous êtes souvent intéressant mais trop impatient avec les dirigeants du PQ et du Bloc. Ici, vous êtes, comme les anglos de l'Ouest canadien, contre cette entente du triumvirat pour renverser le gouvernement de M. Harper qui voulait éliminer ses partis d'opposition en leur retirant le financement, le seul geste qui pouvait les décider à collaborer pour le débarquer comme gouvernement.

    M. Dion peut bien avoir son portrait et un bronze sur la colline parlementaire si ça lui chante en autant que ça pourrait aider au Québec à faire choquer l'Ouest canadien pour qu'il se décide à se séparer du Canada. Parfait pour les souverainistes du Québec ça...me semble. Qu'ils conservent leur pétrole dévalué et leurs Rocheuses. »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 09h41
    La coalition: un gouvernement presque parfait
    « Si tous les élus faisaient parti du gouvernement, nous aurions le gouvernement le plus représentatif qui se puisse. Mais pour mettre le bordel dans cette invention grecque que nous appelons (encore) la démocratie, on a eu l'idée d'inventer les partis politiques. Pourtant, si cette formule était vraiment souhaitable pour la bonne gestion des affaires publiques, il y a longtemps que l'entreprise privée l'aurait adoptée. Mais comme le peuple est assoiffé de spectacle, et que l'entreprise privée est trop distraite pour se donner en spectacle, il faut bien que ce spectacle nous vienne de nos élus. Alors faisons comme au hockey, soyons partisans et jouons aux gérants d'estrade. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 09h48
    M.Noel, Franchement!
    « Vous vous surpassez ici... Otez vos oeillères racistes et nationalistes. Lâchez l'os de la revanche. Et alors, peut-être verrez-vous que c'est plutôt une victoire pour le Bloc qui pourrait se retrouver avec la balance du pouvoir.... C'est la reconnaissance que le Bloc n'est pas inutile et cette situation est beaucoup plus embarrassante pour Dion qui se voit obligé de reconnaître la légitimité du Bloc. »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    mercredi 3 décembre 2008 10h01
    clones
    « Les clones de Stéphane Dion m'amusent beaucoup. Bêêêêeeeee! »

  • André Chamberland
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 10h40
    Guerre de pouvoir, d'argent et de manipulation de l'information
    « Le Canada sera-t-il victime encore une fois d'une campagne de salissage public orchestré par les riches conservateurs et d'une autre manipulation de l'information du GANG des BLEUS ?
    Les BLEUS réussiront-ils encore à acheter les appuis de la population sans qu'elle ne se sente manipulée outrageusement ? Espérons que NON. »

  • Guy Lemieux
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 11h04
    Ne donnez pas la truite mais montrez-lui à la prendre !
    « Quel plaisir de constater la grande divergence des opinions !
    M.Duceppe , M.Dion , and Jack sont des spécialistes de la division . Il semble que tout ce beau monde ont (volontairement ou non ) abandonnés les citoyens en vendant leurs votes pour un peu de pouvoir qu ils n auraient jamais obtenus avec de la franchise élémentaire. M.Harper a allumé la mêche de la division canadienne mais il a aussi permit de situer la proportionnelle électorale qui devrait donner lieu à de bons échanges .Madame la Gouverneure Générale a de la substance à gérer ,je croit qu elle est une dame intélligente qui saura dénoué cet état de crise adolescente des partis concernés . M.Duceppe fait honte à l ancien Bloc Populaire d antan en s associant aux libéraux de M.Dion . La société ST.Jean Baptiste est aussi muette que le libéral provincial . Vive le paradoxe canadien et québéquois . »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 11h04
    @Robineau & St.Gelais
    « Ce qui se passe à Ottawa est tout à fait démocratique, d'une part parce que c'est dans les règles et, d'autre part, parce que l'opposition a recueilli plus de voix que les Conservateurs. C'est bien Harper qui s'est attaqué à la démocratie dans son budget, forçant l'opposition à réagir. Quand aux "commandites" madame Robineau je vous rappelle que ce système fut mis en place par les Conservateurs de Mulroney.... »

  • réal rodrigue
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 11h09
    L'oubli du politique
    « Dans la surenchère actuelle, les individus risquent de s'indifférencier et par le fait même d'oublier la fin même de l'exercice politique. Devant le cul-de-sac qu'il a lui-même créé, M. Harper choisit en effet de déplacer le problème sur le thème de l'unité canadienne de telle sorte qu'il puisse discréditer la coalition. À ce jeu, M. Dion risque de se laisser entraîner et de glisser vers une rhétorique simplificatrice, fermant toute possibilité de trouver une voie de réconciliation.
    En se braquant sur les messagers, les partis prennent le risque d'oublier le bien des gouvernés comme le rappelle M. Gabriel Racle en citant Platon. C'est pourtant au nom de ce bien, en occurrence des mesures susceptibles de relancer la croissance économique tout en aidant la classe moyenne et en veillant à protéger l'environnement, que le parti de la coalition a pris forme. Jugeant que M. Harper n'allait pas du tout en ce sens, l'opposition a perdu confiance et tâché, dans le respect des règles parlementaires, de former une alternative responsable. Voilà qui est perdu de vue par les Conservateurs. Or,ce qui se produit depuis hier, c'est une crise qui fait voir comment des individus acceptent de faire passer avant toute chose leur passion du pouvoir, prêts à saccager les fondements de la démocratie parlementaire par un appel démagogique à la population.
    Quoiqu'il advienne par la suite, on aura vu le spectacle affligeant d'idéologues manquant de respect pour la vérité, prêts à tout pour faire avancer une idéologie fort critiquable. Une telle foire d'empoigne risque de discréditer tous ses protagonistes, et ne sert aucunement le bien commun qui est la fin même de l'exercice politique.
    À moins que ce spectacle disgracieux ne manifeste la réelle fracture du pays, auquel cas il faudrait que les citoyens et les citoyennes en prennent bonne note et en tirent les leçons pour la suite des choses.
    Réal Rodrigue
    montagneux@distributel.net »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 11h22
    @Gilles Bousquet
    « C'est çà le plan ?

    Provoquer la séparation de l'Alberta parce qu'incappable de provoquer c'elle du Québec ?

    Le Québec sera donc mieux servi par les libéraux sous contrôle de la gauche (NPD-BLOC) dans un Canada Uni débarassé de l'Alberta ?

    Je me demande si M. Noël n'est pas plutôt droit dans le mil ! »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 11h41
    Un Bloc au service d'un Canada Uni socialiste
    « "L'entente intervenue entre les trois partis respecte d'ailleurs bien davantage les intérêts du Québec que l'énoncé idéologique des conservateurs. Elle reprend plusieurs des mesures sociales et économiques portées depuis longtemps par le Bloc Québécois au nom des Québécoises et des Québécois. Soulignons notamment le retour du financement des organismes de développement économique ; le maintien des programmes de promotion de la culture, l'accélération des programmes en infrastructures et l'abolition de la pénalité de deux semaines pour les primes d'assurance-emploi, une mesure qui procurera une aide immédiate à ceux et celles qui en ont le plus besoin."(Gilles Duceppe)

    Aucune mesure d'autonomie du Québec. Au contraire, toutes des mesures de renforcement de dépendance au fédéral ! Des mesures pour tout le Canada qu'il présente comme uniquement pour le Québec. Pendant ce temps la minorité anglophone du Québec se renforce et les francophones disparraissent du centre économique qu'est Montréal. Une droite économique privée pour la minorité anglophone et un socialisme étatique pour la majorité francophone.

    On a pas voter pour le Bloc pour ça ! On veut moins de dépendance au fédéral et plus de contrôle chez-nous au Québec ! »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 11h55
    Les séparatistes de Harper ressemblent aux séparatisses de Chrétien
    « La coalition donne une opportunité au Bloc de définir les règles du jeu au Canada, ce qu`aucun ministre fédéral Libéral ou Conservateur aura eu dans toute l`histoire du Canada confédéré puis fédéré. La balance du pouvoir appartient aux Québécois qui pourront faire des gains comme jamais en assurant le contenu de la Nation. À la prochaine élection générale fédérale les Libéraux seront rayés de la carte électorale du ROC. Quel bon coup! »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 12h09
    Les séparatistes de Harper ressemblent aux séparatisses de Chrétien
    « La coalition donne une opportunité au Bloc de définir les règles du jeu au Canada, ce qu`aucun ministre fédéral Libéral ou Conservateur aura eu dans toute l`histoire du Canada confédéré puis fédéré. La balance du pouvoir appartient aux Québécois qui pourront faire des gains comme jamais en assurant le contenu de la Nation. À la prochaine élection générale fédérale les Libéraux seront rayés de la carte électorale du ROC. Quel bon coup! »

  • Drew Desai
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 12h27
    Il n'y a pas un seul peuple canadien
    « Was it not Stephen Harper's government that put forward a bill that recognized the specific status of Quebec as a nation?
    With what right can he then say, "the highest principle of Canadian democracy is that if you want to be prime minister, you get your mandate from the Canadian people [sic], not the separatists"?
    Are so-called "separatists" not enfranchised? Are we not part of the Canadian peoples?
    I hope all québecois and québecoises pay close attention to the words of our Prime Minister and his government and as a people remind him that, in fact, we are a powerful voice in the fledgling Canadian democracy. »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 13h49
    Recul du Québec et enrichir les amis.
    « Même combat de Monsieur Jean Charest et Stephen Harper pour le pétrole et le gaz.

    C'est bien connu le goût de ses messieurs pour encourager les grandes compagnies qui utilisent notre territoire pour des investissements qui nous rapportera presque rien en plus d'augmenter les émissions polluantes.

    Rabaska est un exemple probant de cette folie d'un empereur du gain. Son ex chef de cabinet Monsieur Stéphane Bertrand ( récenment de Gaz Métro et son implication dans les dépenses illégales de Option Canada en 1995 ) est l'acteur qui conseilla M. Jean Charest pour organiser l'implantation du Projet Rabaska. Le gouvernement Charest nomme un pilier des P.P.P à la tête du Bape soit Monsieur William J. Cosgrove. Dorénavant, la route est libre pour le processus d'implantation du terminal Rabaska. Analyse du Bape n'est pas cohérente et le plan des mesures d'urgences n'est pas disponible. C'est maintenant une terre brûlée à douze kilomètres à la ronde avec une cheminée de 45 mètres qui crachera une flamme de 5 à 10 mètres si le projet se réalise. Quel beau spectacle vu de la ville de Québec !


    Un accident majeur survenu en 1947 à Cleveland, en Ohio, et qui a fait 128 morts en arrachant la vie à un village entier, la preuve a été faite par Environnement Canada que le GNL peut exploser sans flamme lorsqu'il entre en contact avec l'eau et détruire tout sur son passage. Le problème viendrait du nuage de vapeur produit par le GNL, lequel est très inflammable.

    D'autre part, un rapport spécifique sur Rabaska préparé par le Dr James Fay, professeur émérite de Boston, indique clairement à quel point un accident important ou un acte terroriste réussi pourrait être catastrophique sur superficie de 12 kilomètres de diamètre advenant une fuite.

    L'accident du terminal méthanier de liquéfaction de Skikda en Algérie en 2004 (23 pertes de vie et 74 blessés).
    En 2004, l'explosion de Ghislenghien en Belgique ou un survivant déclare avoir vu l'enfer. Un total de 132 personnes sont de grands brûlés alors que 24 personnes on eu droit à un pierre tombale.

    Celui de septembre dernier au Nigéria, (où une fuite de GNL suivie d'une explosion dans une conduite cryogénique a détruit par incendie une zone de 27 kilomètres carrés de palétuviers) illustrent bien, eux aussi, qu'un accident est par définition un événement imprévisible qui risque toujours de survenir, et que dans l'industrie du GNL les accidents sont souvent des catastrophiques.

    Imaginez maintenant la puissance d'une explosion de GNL, on a retrouvé à six kilomètre de l'explosion un morceau du conduit cryogénique de plusieurs centaine de livres. Rappel des petits incidents de récent de Pointe du lac près de Trois-Rivières et de Toronto.

    Imaginez un instant qu'un déversement accidentel de GNL se produise au terminal et que le nuage soit poussé par un léger vent de l'est sur le fleuve en direction de Québec et Lévis. Si ce nuage inodore se répand dans le secteur de Limoilou ??? Ça donne des frissons et c'est l'horreur en y pensant !

    Même constat pour la centrale nucléaire de Gentilly qui sera un gouffre financier de plus de 10 milliards pour les générations futurs. Quel horreur aussi pour les résidents du secteur ?

    IL n'y a pas d'odeurs de mercaptan dans le GNL. Les habitants de Lévis et de Québec doivent prendre les moyens pour arrêter le consortium ou déménager, car le géant russe GazProm est maintenant un partenaire majoritaire avec Suez-Gaz de France de Paul J. Desmarais et Gaz Métro filiale d'Hydro-Québec.


    Les pertes du Québec.

    La perte de la bourse de Montréal, bientôt de la commission des valeurs mobilières, augmentation de 2.4 milliards des coûts du fonctionnement du gouvernement soit moins d'argent pour les Québécois. Il y a bien eu une baisse d'impôt, mais 47 % de la population ne paie pas d'impôt. Cette baisse a profité aux riches.

    Voici un résumé : le taux d'imposition y va pour 140 millions de nos impôts, le permis de conduire pour 501 millions, 124 millions pour les congés parentaux, 170 millions de frais de garde pour les garderies, augmentation des taxes scolaires pour 165 millions, plus 173 millions pour l'assurance médicament et 971 millions de plus en frais d'électricité. D'autres frais vont s'ajouter bientôt pour la CSST, augmentation des cotisations à la Régie des rentes du Québec et à la Régie de l'assurance automobile du Québec.

    L'usine de cogénération de Bécancour est maintenant fermée, cela nous coutera 250 millions aux Québécoise en 5 ans que l'on doit payer comme pénalité à Transcanada Energy de Calgary. Il y a une bonne nouvelle, cela permet de réduire de 10 % les émissions polluantes du Québec sur 5 ans. Les usines ferment et Hydro Québec a des surplus d'électricité, ça sort par les oreilles, après le 8 décembre 2008, il y aura une cascade de fermeture.

    Aussi, avec un actif sous gestion de 155.4 milliards de dollars, la CDPQ est un des plus gros investisseurs en Amérique du Nord. Uniquement avec la Régie des rentes du Québec, ce sont quatre millions de Québécois qui dépendent de la bonne ou mauvaise gestion de la Caisse. L'organisme gère, en outre, les fonds de 18 autres déposants, dont le Régime de retraite des employés du gouvernement du Québec, la Société de l'assurance automobile et la Société
    des alcools.

    De plus, Monsieur H.P. Rousseau est l'instigateur de la vente de débarras des fonds Évolution à notre désormais très célèbre Vincent Lacroix...ancien employé de la CDPQ. Le mandat de la Caisse est de protéger l'épargne des québécois et elle a livré en pâture 9 200 de ces mêmes québécois sans plus de vérifications. Aussi des pertes 90 millions de la CDPQ de son investissement chez Câble Satisfaction International inc en 2007.

    La question qui tue. Qui a avisé à la Caisse de dépôt et placement du Québec pour informer Les Caisses Desjardins de retirer leur placement de 40 millions de titres chez Norbourg ? L'opération a été faite en 2004 sur le dos des petits investisseurs. Personne pour tirer l'alarme. Un réponse SVP !

    C'est plus inquiétant pour les petits épargnants de ne pas savoir que de connaître la vérité plus tard. Les investisseurs dans Norbourg ont su trop tard aussi avec le résultat que l'on connait.

    Malgré celà que le gouvernement en place a donné un beau chèque de 991 628$ venant du ministère des Finances à Vincent Lacroix sachant qu'il était en difficulté.

    Est-ce que vous saviez qu'en 2009, la Régie des rentes ne bénéficiera aux électeurs qu'à compter de 62 ans à la place de 60 ans? Pour tous ceux qui n'ont pas de fonds de pension ailleurs devront travailler au moins jusqu'à cet âge. Le "gambling" de Monsieur Charest sur des titres à risque auront sacrifié une génération de travailleurs. Les dirigeants de la caisse le savent très bien et Monsieur Charest aussi.

    De plus, Monsieur Jean Charest reçoit du gouvernement fédéral en 2007-2008 pour 224 millions + 30 millions des immigrants investisseurs pour 254 millions à l'intégration et la francisation des émigrants.

    Depuis 2003, le budget du ministère de l'Immigration est passé de 129 millions à 111 millions en 2007 et 114 postes à temps pleins ont été coupés alors que l'on prévoit recevoir 55000 immigrants comparativement à 45000 avant 2007.

    Donc on constate que la ministre Monique Gérôme-Forget utilise à d'autre usage les 143 millions qui sont pourtant prévus pour l'intégration et la francisation des immigrants.

    Que pensez du cafouillage à OLF en mars 2008. C'était désolent comme parodie de la part de la ministre St-Pierre. Recul du français à Montréal ou «La ministre St-Pierre et Jean Charest prennent les Québécois pour des caves avec leur loi 101!» La marginalisation de la langue par la minorité.

    Et Monsieur Harper va au combat contre la Loi 101 qui a été jugé par la Cour suprême du Canada, le 1 avril 2005, a été mené grâce à Stephen Harper, l'ancien président du National Citizens Coalition devenu chef du Parti conservateur du Canada.

    La Cour suprême juge si les dispositions de la Loi 101 qui interdisent à des parents francophones et allophones du Québec d'envoyer leurs enfants à l'école anglaise, sont permissibles.

    M. Harper, qui fleurte maintenant avec les Québécois pour prendre le pouvoir à la Chambre des Communes, a fourni une aide déterminante à la cause contre le français lorsqu'il dirigeait la coalition basée à Toronto, selon l'avocat des parents, Brent Tyler.

    Vadeboncoeur, Pierre Écrivain et essayiste « Par notre langue, nous sommes d'ailleurs des étrangers pour l'Amérique, ils n'entretiennent pas la moindre idée que nous devrions même exister. [...] Idéalement nous n'existons pas. » - 1995

    Au mois de mai 2008, le journaliste du Devoir Robert Dutrisac nous révèle le cafouillis linguistique généralisé qui existe au sein de l'administration publique québécoise. Après nous avoir appris que le gouvernement du Québec s'adresse aux trois quarts des immigrants en anglais, puis qu'il bafoue la Charte de la langue française en communiquant en anglais avec des entreprises établies au Québec, il nous révèle maintenant que le Québec paie des cours d'anglais aux immigrants. Il est grand temps de sonner la fin de la récréation..

    La communauté anglophone qui bénéficie d'environ 60% des transferts linguistiques, qui possède de nombreux cégeps accueillant la majorité des allophones, qui opère 2 universités recueillant presque 50% des fonds de fonctionnement assignés aux études universitaires à Montréal, et qui se fera construire un nouveau super hôpital de 2 milliards aux frais de tous les contribuables québécois. Il est à croire que les Anglos Montréalais connaîtraient une croissance démographique phénoménale.

    L'affront le plus percutant du ministre de la justice a été de laisser le juge Allan R. Hilton qui a un passé francophobe en étant l'avocat D'Alliance Québec de juger l'article 104 de la loi 101. Le juge Hilton a rendu son jugement en anglais pour invalider l'article 104 de la loi 101 en août 2008.

    Monsieur Charest vous n'aurait pas de remerciement des Québécois pour ce fait d'arme.


    Les amis.

    Les nominations partisanes n'ont pas été toutes heureuse. Souvenons-nous des Louis Pichette, Bruno Lortie et Jocelyn Beaudoin qui ont démissionnés de leur poste. Ce n'est pas fini, Marc A. Fortier, M. Proteau et R. Boucher ont quittés aussi leurs emplois. Ces personnes ont été reconnues pour leurs liens pour malversation lors du référendum de 1995 et / ou abus des règles au gouvernement. Ces départs en catastrophe ont coûtés aux Québécois plusieurs millions de dollars. La célèbre légende Urbaine de la grippe aviaire ou J. Parisella a signé pour 5 millions pour sa firme de B.C.P pour de la publicité. Il fait oeuvre de bienfaisance auprès de Jean Charest comme conseiller, comme au temps révolu du Programme des commandites.

    En 2005, avec son budget discrétionnaire Monsieur Jean Charest a donné 10,000 $ au C.U.C qui a été aboli par la suite par le gouvernement Harper à cause des abus pour des reçus de charité bidon. En espérant que Monsieur Charest a eu un reçu pour ce don.

    Que dire du coup fumant de Morgan Stanley ou le gouvernement Charest paye 30 % du salaire de 200 emplois de Compuware qui change de bâtisse en disant que l'on vient de créé 200 emplois qui existait déjà pour un coût de 50 millions sur 6 ans. De plus Investissement accordé une aide financière de quelque 200 millions de dollars pour favoriser l'implantation de Morgan Stanley. Une belle conférence de presse malgré tout, ce n'était pas votre meilleur Messieurs Charest et Bachand.


    Le Bloc Québécois défend le Québec à Ottawa. Mais au pays du Québec il faut que les Québécois gardent une main sur le gouvernail. Mais qui nous défendra après le 8 décembre 2008 ! Ce n'est pas Monsieur Jean Charest comme en 2003, car il a la même idéologie que Harper contre les francophones. Maintenant Harper lance du napalm sur le Québec.

    Qui ne dit mot consens et Monsieur Jean Charest dit qu'il parle au nom du Québec. Mais aujourd'hui, il est incapable de les regarder dans les yeux et de rencontrer les travailleurs d'usines et les travailleurs forestiers. Il préfère visiter les CHSLD. Cela est très significatif.

    Il affirme avoir obtenu une chaise à l'UNESCO et deux petits mots comme < Nation Québécoise >.

    SVP Réveillons-nous en rallumant la flamme souverainiste et faire en sorte d'éteindre le flambeau du projet Rabaska de Monsieur Jean Charest.


    Il faut nous libérez de nos maîtres en allant voter le 8 décembre 2008.

    Donald Bordeleau

    http://www.youtube.com/watch?v=UUKKR1xLKDE »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 14h34
    @ M. Zach Gebello
    « C'était une farce M. Gebello. Il n'y a pas plus de 1 % de souverainistes dans l'Ouest canadien. Ils sont trop fédéralistes et peureux pour quitter le Canada. Faudrait les martyriser avant et même là...

    Faut mettre un peu de légèreté dans ces affaires sombres là même si la souveraineté du Québec ou de l'est canadien, dans une vraie confédération canadienne, c'est du sérieux et serait une bonne chose parce que l'est et l'ouest sont très différents comme suit :

    « L'ouest conservateur, anglophone de droite, religieux et pollueur et l'est libéral, bilingue de gauche, agnostique et fervent de Kyoto». »

  • Le Québécois 34
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 14h49
    Harper divise le Canada
    « Est-ce que cela défend les intérêts du Québec?
    ÉVIDEMENT, le discourt des conservateurs ne comprenait rien pour le Québec qu'il voulait punir pour les dernières élections.
    Entre rien et une balance du pouvoir le choix est simple, maintenant les considérations du Québec sont prises en compte. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 15h01
    Des révélations
    « L'attitude de Harper est une véritable révélation. La gouverne qu'assurerait Stéphane Dion jusqu'à son départ de la tête du Parti libéral pourrait bien en être une autre, dans la direction opposée. Autant Harper s'avère mesquin et despote, autant Dion pourrait se montrer généreux et démocratique, surtout qu'il serait plutôt bien encadré.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Mathieu Letendre
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 15h25
    Pour une réforme constitutionnelle
    « La crise actuelle n'est-elle pas la preuve du profond malaise de la population québécoise et canadienne face à ce système qui ne fonctionne simplement pas? Souffririons-nous de ces guerres partisanes puériles si le système électoral canadien assurait une réelle représentation de la population, si les décisions les plus cruciales ne reposaient pas entre les mains d'une gouverneure générale non élue?

    À quand une véritable réforme de la Constitution? Quand les provinces se réuniront-elles à nouveau afin de régler une fois pour toutes les différends qui déchirent le pays?

    Stephen Harper a choisi de ne pas gouverner par compromis. Il a choisi d'imposer son idéologie au reste des Canadiens. Il a aujourd'hui la réponse à cet affront. M. Harper sort les griffes, ne sait plus quel stratagème utiliser afin de conserver le pouvoir. Et ses électeurs hurlent à l'usurpation! On tente de nous faire croire qu'une coalition majoritaire en chambre et mathématiquement aux dernières élections n'a pas la légitimité de gouverner, au contraire d'un gouvernement minoritaire conservateur. Usurper, c'est s'emparer d'un pouvoir qui appartient à autrui. Dans le cas présent, le pouvoir appartient à toute la population canadienne qui a voté. Or, seuls 38% de la population a voté pour les conservateurs. S'ils décident de s'accrocher au pouvoir par tous les moyens... Je vais laisse juge de leurs actions! »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 16h19
    @Camarade Bousquet
    « « L'ouest conservateur, anglophone de droite, religieux et pollueur et l'est libéral, bilingue de gauche, agnostique et fervent de Kyoto».(Gilles Bousquet)

    Vous confirmez vous-mêmes l'avis de M. Noël.

    Vous voyez une diversité dans le ROC mais un peuple monolithique au Québec.

    Vous associez religion et pollution, laïcité et environement.

    Un système de valeurs monolitique pour les Québécois imposé par le Bloc Québécois.

    Nous sommes loin d'un parti souverainiste national. Plutôt un parti socialiste et même communiste.

    Désolé, M. Bousquet, mais la souveraineté est affaire de droits juridiques et constitutionels d'un peuple sur son territoire et non une affaire du droit d'un État à imposer sa vision idéologique à ce peuple. »

  • Marie Danielle Bourdages
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 16h31
    Bloc part of secret coalition plot in 2000 with Canadian Alliance
    « Voici une information qui anéantit les accusations de Stephen Harper qui condamne l'alliance du PLC et du NPD avec le Bolc Québécois...

    Un extrait de l'article, suivi du lien :

    OTTAWA - The separatist Bloc Québécois was part of secret plotting in 2000 to join a formal coalition with the two parties that now make up Stephen Harper's government, according to documents obtained by The Globe and Mail.

    The scheme, designed to propel current Conservative minister Stockwell Day to power, undermines the Harper government's line this week that it would never sign a deal like the current one between the Liberal Party, the NDP and the Bloc.

    http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20081203.wquebec1203/BNStory/National/home »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 17h28
    Une vraie tête carrée
    « Il a fallu que l'occasion de frapper tous ses ennemis pour que Stephen Harper montre ce qu'il est vraiment : une vraie tête carrée qui n'a aucun respect pour le Québec. À sa défense, on peut tout de même dire qu'il est anglophone, ce qui n'étais pas le cas de Chrétien.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 21h09
    Il est tout à coup facile de odifier la constitution
    « Ce que peut faire l'arrogance!

    Il sera très facile de modifier la Constitution, mais difficile selon Monsieur Jean Charest del'ouvrir pour faire un amendement constitutionnel.

    Très bizarre comme le ciel peu s'éclaicir tout à coup.

    Quelq'un peut-il répondre à ma question ? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 21h42
    Le coup d'État c'est M. Harper qui le fait
    « J'ai vu suffisamment de coups d'État en Afrique, en Haïti et ailleurs pour comprendre que les coups d'État sont le fait de dirigeants qui refusent de céder le pouvoir quelques soient les circonstances. Ils refusent systématiquement à reconnaître une quelconque légitimité à l'opposition.

    Au Canada, de tout temps, la légitimité de tous les gouvernements a découlé de la confiance de la majorité des députés de la Chambre des communes. M. Harper refuse de se plier à cette loi millénaire en culture démocratique.

    Il faut être très inquiet de cette érosion du respect de la tradition d'une des plus anciennes et des plus solides démocraties du monde. »

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