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Michaëlle Jean doit-elle accepter de proroger la Chambre ?

Alec Castonguay   3 décembre 2008  Canada
Ottawa — Poussé dans les câbles, le gouvernement conservateur pense sérieusement à proroger le Parlement jusqu'à la fin du mois de janvier, arrêtant du coup toutes les activités de la Chambre des communes. Le vote de censure qui doit se tenir lundi — et qui vise à remplacer le gouvernement par une coalition — n'aurait donc pas lieu.

Dans l'entourage du premier ministre, on affirme qu'aucune décision n'a encore été prise, mais que la possibilité est bien réelle. «Ça fait partie du coffre d'outils du premier ministre», confirme le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon. Une source gouvernementale ajoute: «Si on le fait, ça ne sera pas pour sauver notre peau, mais pour défendre le droit démocratique de la population.»

Le gouvernement devrait alors revenir en Chambre à la fin du mois de janvier avec un nouveau discours du Trône et un budget, deux exercices qui constituent des votes de confiance.

La gouverneure générale, Michaëlle Jean, a signifié hier qu'elle écourtait son voyage en Europe pour revenir plus rapidement à Ottawa, ce qui a donné du tonus à la possibilité que la Chambre soit prorogée d'ici vendredi. C'est elle, en définitive, qui doit donner le feu vert à une prorogation des Communes.

C'est d'ailleurs la grande question qui a envahi Ottawa: est-ce que Michaëlle Jean devrait accepter de proroger la Chambre si Stephen Harper lui demande? «Il faudrait d'abord qu'on me le demande», a-t-elle dit hier lors d'une courte entrevue à Radio-Canada.

Comment va-t-elle juger si cette demande est acceptable? «Le rôle du gouverneur général est de s'assurer qu'il y a continuité, de s'assurer que la gouvernance du Parlement est établie sur de bonnes bases. C'est ce à quoi je vais voir», a dit Michaëlle Jean.

Au bureau de Stephen Harper, on estime que la gouverneure générale doit absolument suivre l'avis du premier ministre et donc accepter de proroger le Parlement si la demande est formulée. On explique qu'il n'y a aucun précédent où le gouverneur général a refusé cette demande du premier ministre.

C'est vrai, confirme Peter Russell, professeur émérite à l'Université de Toronto et spécialiste du parlementarisme. Mais la situation actuelle n'a aucun précédent non plus, ajoute-t-il rapidement. C'est pourquoi la décision de la gouverneure générale est moins évidente qu'elle n'en a l'air.

«Une demande normale de prorogation par le premier ministre devrait être acceptée, a dit Peter Russell lors d'un entretien avec Le Devoir. Mais, par normal, on entend par là la fin d'une session parlementaire. Nous n'avons jamais vu de précédent où une prorogation est demandée au tout début d'une session, de surcroît pour s'éviter un vote de censure.»

Le spécialiste estime d'ailleurs que Michaëlle Jean devrait refuser une telle demande de la part du premier ministre Harper. «La gouverneure générale devra réfléchir prudemment et faire la bonne chose pour la démocratie parlementaire, parce que, dans notre système, les ministres doivent avoir la confiance de la Chambre des représentants élus.»

Terrain inconnu

En fait, presque tous les experts s'entendent sur le fait que la gouverneure générale refuserait de replonger le pays en élections si le premier ministre lui demandait. Le dernier scrutin ayant eu lieu il y a à peine six semaines, la coalition aurait probablement une chance de diriger le pays si elle peut prouver qu'elle est stable.

Mais dans le cas de la prorogation, les spécialistes ne s'entendent pas. Plusieurs constitutionnalistes estiment, comme l'entourage de Stephen Harper, que la gouverneure générale doit suivre l'avis du premier ministre en tout temps. Louis Massicotte, professeur de science politique à l'Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche sur la démocratie, comprend ce point de vue.

«La voie la moins compromettante pour la gouverneure générale est de suivre l'avis du premier ministre», dit-il, puisque dès que Michaëlle Jean «entre dans l'équation» et sort des sentiers battus, «beaucoup de gens vont lui tomber dessus, peu importe sa décision».

Il convient toutefois que la situation est exceptionnelle et que ce raisonnement n'est donc pas parfait. «On entre en terrain tout à fait inconnu. Il n'y a aucune littérature sur le sujet. Proroger la session relève de la pratique du parlementarisme, la règle n'est écrite nulle part», affirme Louis Massicotte.

Ce n'est pas pour rien que les opinions des experts divergent. Cet été, dans le Globe and Mail, le juriste Patrick Monahan écrivait que «le gouverneur général est seulement tenu de suivre le conseil d'un premier ministre qui a l'appui de la Chambre». Donc, s'il est clair que l'opposition veut le renverser le plus rapidement possible, a-t-il encore cette confiance?

Joint par Le Devoir hier, Patrick Monahan a refusé de commenter la crise actuelle, soutenant simplement qu'il n'est pas en position de le faire. Il n'a pas voulu dire s'il fait partie des experts actuellement consultés par la gouverneure générale.

Louis Massicotte convient qu'aucun gouvernement sur le point de perdre la confiance de la Chambre n'a utilisé la prorogation pour s'en sortir, ce qui fausse les données historiques. «La gouverneure générale pourrait juger qu'il ne sert à rien de prolonger l'agonie jusqu'en janvier, et donc l'instabilité, en acceptant de proroger», dit-il.

Louis Massicotte souligne qu'il est loin d'être certain que les esprits seraient plus calmes en janvier, à la reprise des travaux parlementaires. «L'opposition pourrait encore vouloir défaire le gouvernement et on se retrouverait à la case départ», dit Louis Massicotte.

C'est aussi l'avis de Peter Russell, qui rappelle qu'une loi non écrite veut que moins de six mois après une élection, la gouverneure générale se tourne vers l'opposition pour former le gouvernement. Dans le contexte actuel, dit-il, même si Stephen Harper obtient une prorogation, un vote de confiance serait susceptible de survenir avant le 14 avril.






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  • Renaud Guénette
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 04h11
    Le droit de refuser
    « Je viens de lire votre article concernant le choix difficile que madame Jean aura à faire. Pour tous ceux que ça intéresse, je vous envoie le lien qui peut le mieux expliquer le parlementarisme canadien. C'est faux de prétendre que le Canada n'a pas vécu pareille situation. Il vaut mieux lire l'histoire.

    http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=1227

    Vous serez à mieux de vous faire une idée. »

  • Yan Pinsonnault
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 05h01
    Oui, il faut accepter
    « Débarrassez-nous de Harper! Il est triste de voir qu'il fallait toucher à leur budget pour qu'ils réagissent, mais je crois que la coalition (avec 62% d'appui, quand même...) est la seule solution démocratique à cette crise. Ce sont 3 partis de gauche qui représenteront mieux le Canada que des conservateurs élus par un système d'élection désuet! »

  • Charlotte Paquet
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 06h21
    C'est une question de confiance.
    « Il ne s'agît pas ici d'un sondage, mais d'un calcul mathématique simple. Le gouvernement minoritaire qui vient d'arriver au pouvoir a moins de députés qui l'appuient que le gouvernement de coalition en attente qui bénéficie de la confiance de la majorité des députés de la Chambre des communes.

    La Gouverneure générale n'est certainement pas tenue de suivre la suggestion du Premier ministre, qui se sait sur la voie de sortie, qui lui demanderait de déclancher de nouvelles élections maintenant ou de mettre la Chambre des communes en congé pour retarder de quelques semaines l'échéance de son renversement.

    Le Premier ministrte Joe Clark n'y a pas échappé en 1979, et il dirigeait un gouvernement majoritaire.

    Georges Paquet
    georgespaquet@sympatico.ca »

  • Charlotte Paquet
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 06h38
    Pourquoi M. Harper a-t-il perdu la confiance de la majorité des députés?
    « Stephen Harper a perdu la confiance que lui avaient accordée les députés des deux côtés de la Chambre des communes parce qu'il s'est attaqué directement et officiellement à l'existence même des partis politiques qui lui faisait confiance pour diriger le pays, même en situation minoritaire. Il avait proposé officiellement d'éliminer le financement à même les fonds publics, de $1.95 par vote obtenus, que reçoivent après chaque élections tous les partis politiques afin de les aider à mener la prochaine campagne électorale. Cette décision menaçait l'existence même du NPD et du Bloc Québécois, et mettait sous respirateur artificiel le parti libéral. Et tout le fiancement des partis politiques était remis en question.

    Heureusement que ce gouvernement n'était pas majoritaire. Cette menace serait déjà une réalité.

    Ce n'est pas parce que M. Harper a retiré temporairement cette affreuse mesure que les députés lui feront confiance dans l'avenir, surtout si le risque est qu'il revienne au pouvoir un jour de façon majoritaire.


    Georges Paquet
    georgespaquet@sympatico.ca »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 06h51
    Une gouvrneure générale neutre
    « Les interprétations divergent beaucoup dans ce cas-ci. Je recommanderais alors à la gouverneure générale de suivre le principe de base, à savoir qu'elle suive les directives du premier ministre. Autrement, c'est sa fonction elle-même qui risque d'en subir les conséquences. La gouverneure générale doit rester neutre dans cette affaire et aussi sur tous les sujets politiques, et surtout ne pas jouer à l'arbitre. C'est au peuple et non à elle de régler cette crise politique. Ceci dit,il importerait grandement qu'une loi précise ses pouvoirs réels, notamment dans le cas de situations de gouvernement minoritaire. Le flou artistique actuel la met dans une position très difficile, intenable, entre l'arbre et l'écorce. Cette loi serait d'autant plus importante, voire urgente, que les gouvernements minoritaires semblent devenir fort à la mode...

    Michel Lebel
    Ancien professeur de droit constitutionnel »

  • Marc Lapointe
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 06h56
    Pendant ce temps...
    « Je suis comlètement perdu. Alors que toute la planète s'énerve et essaie de trouver des solutions à la crise financière et à la récessuion qui s'amorce, nos élus fédéraux s'amusent à s'engueuler pour savoir si la gouverneure générale devrait proroger la Chambre à la demande du PM Harper. Hey, les troupes, ouvrez vos yeux et travaillez sur les vraies affaires. Est-ce qu'on peut se payer une Guerre des Tuques par les temps qui courent. Pires que des enfants. Çà m'enrage. Je n'ai aucun respect pour la politique. »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 07h37
    Qui va décider pour la gouverneure-générale?
    « Tous les médias attendent avec impatience de voir le rôle que va jouer cette dernière dans la crise constituionnelle actuelle. Pourtant, tous savent pertinenmment que cette dame n'y connaît strictement rien et que son rôle ne consiste concrètement qu'à faire de beaux sourires et qu'à se promener régulièrement sur la planète aux frais des contribuables. L'inutilité de ce poste transparaît au grand jour avec cette crise. Qui donc prendra les décisions prochaines pour sortir de cette crise? Est-ce que ce sera des conseillers du gouvernement actuel? »

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 07h54
    Non !
    « Elle doit refusé. On ne peut pas laisser le gouvernement sans gouvernail en pleine crise économique, il faut agir... »

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 08h26
    Pas d'autres élections, de grâce!!
    « Je crois que ce que les citoyens veulent le moins ce sont ENCORE d'autres élections, et Mmme Jean doit en être consciente. Elle doit tenter de rapprocher les partis en présence pour trouver un compromis, sinon laisser la coalition diriger le pays..

    M.Harper a tenté d'éliminer les autres partis en coupant leur financement, sachant que son parti est financé par la haute finance canadienne..ce geste remettait en question la démocratie au Canada. Et maintenant il joue les vierges offensées..Quand on crache dans le vent, il ne faut pas se surprendre que ça nous revienne au visage..le mépris n'étant pas à sens unique!! »

  • Daniel Beaudry
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 08h37
    Harper ne s'attaque pas seulement à la démocratie
    « Harper s'attaque au droit des femmes à l'équité salariale. Il a retiré le droit aux minorités de se défendre en retirant le programme de contestation judiciaire. Même si une partie importante de la population ne comprend pas l'énormité des ces agressions, j'accepte que les partis les plus progressistes agissent dans la légalité pour arrêter ce je pense être un dictateur dangereux.
    Leur geste est d'autant plus crédible qu'ils risquent énormément en assumant le pouvoir au début d'une crise financière sévère qui les fera paraître mal auprès de l'électorat quoi qu'ils fassent. La provocation de M. Harper n'est peut-être pas aussi stupide qu'elle en a l'air si on regarde à long terme, et là le long terme c'est à peine 2 ans. En fait le danger est très grand que tout cela se retourne en faveur de cet homme que je trouve dangereux.
    Daniel Beaudry »

  • marcel vinet
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 08h48
    ca sent la dictature....
    « la gouverneur générale Michaelle Jean n a vraiment rien a décider seule....a moins que la reine d Angleterre lui dise quoi décider,alors on revient au moyen age et ou est la démocratie qui a batie l amérique.... »

  • Lemieux Line
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 08h52
    Relance économique!
    « La gouverneure devrait dire au gouvernement Harper et au gouvernement de coalition de pondre un plan de relance économique vérifiable pour mardi prochain.

    Les chômeurs ne cessent d'augmenter au pays de jour en jour.

    Elle choisira le gouvernement qui aura le meilleur plan pour éviter la pauvreté qui menace la population canadienne.

    Line Lemieux »

  • Jean TURGEON
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 08h54
    @ Sylvie Tremblay
    « Mais Madame,
    Il n'est pas question de se passer de gouvernement ; il s'agit seulement de savoir qui à la confiance de la Chambre absolument indispensable pour en former un et, du même coup, permettre à la Chambre de faire son travail et de voter les lois qu'il y présentera.

    Alors, M. Harper ou M. Dion ? »

  • Pierre Ka
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 09h15
    Faux
    « A tout ceux qui disent que la coalition a le support de 62% de la population, je dis que c'est faux. Ayant moi-même voté pour les libéraux, je suis contre la coalition. Je n'ai pas voté pour un gouvernement controllé par le NPD ou (et)le Bloc. Et je ne suis pas le seul à penser ainsi. Une élection démocratique a élu les Conservateurs et seule une nouvelle élection (aussi désagréable que ça puisse être) peut changer les choses. »

  • Charlotte Paquet
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 09h28
    "Une gouverneure générale neutre."
    « J'ai beaucoup de respect pour les opinions de Me Michel Lebel. Je me permets cependant de lui demander, cette fois, si la Gouverneure générale est vraiment tenue de suivre la recommendation d'un premier ministre qui a perdu la confiance de la majorité des députés de la Chambre des communes et qui est techniquement paralysé par sa propre faute.

    Rappellons nous que Joe Clark était majoritaire en 1979, et qu'il a été obligé de céder le pouvoir parce que certains de ses députés étaient en voyage et qu'il a perdu un vote de confiance. Cette fois ci, la situation me paraît tellement plus sérieuse.

    Il faut à mon avis que la Gouverneure générale écoute plutôt les porte-parole de la majorité des députés élus récemment à la Chambre des communes. Qu'en pensez-vous?

    Georges Paquet

    georgespaquet@sympatico.ca »

  • Jasette
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 09h31
    Le pouvoir, c'est ce qu'on peut prêter volontiers à quelqu'un pour autant qu'il n'en abuse pas
    « Au fond, la coalition ne veut pas prendre le pouvoir. Elle veut tout simplement que Harper s'en aille. Je crains que monsieur Harper, au nom du pouvoir, devienne quelqu'un de plus en plus dangereux pour la paix sociale, avec le temps. Le pouvoir, c'est un peu comme le sexe pour certain, ça peut même devenir une drogue. Et monsieur Harper goutte au pouvoir depuis quelques années. On peut parfois devenir la victime de ses propres emportements. L'impact peut être plus rude pour les gens, quand ça touche les responsabilités d'un Premier ministre.

    À trop vouloir user et abuser de ses prérogatives, ça peut faire qu'un jour, des gens en mal de ne pas être ni entendu ni respecté, les poissons décident de sauter du bocal. Il y a une grosse différence entre un pouvoir d'influence sur des enjeux et un pouvoir autoritaire qui peut conduire à un régime d'oppression. Je ne fais que vous dire mon impression face à tout ça. Je le dis aussi avec un certain recul. Je n'ai absolument rien contre les messieurs Harper et les autres de la coalition. On ne règle pas les problèmes, si important soient-ils, en levant des boucliers.

    JM »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 09h35
    @Marc Lapointe
    « Les "vraies affaires" comme vous dites sont en suspend parce que le gouvernement Harper, refusant de reconnaître ce que reconnaît le reste de la planète, a présenté un budget qui, d'une part ignorait les problèmes auxquels nous faison face, et d'autre part s'attaquait à la démocratie par le biais du financement des partis politiques. Ne jugez pas la classe politique sur les agissements d'Harper car la réaction de l'opposition est très saine. Ne trouvez-vous pas encourageant que des partis puissent s'entendre au-delà de la "ligne de parti"? C,est, à mon sens, la démocratie en marche. »

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 09h55
    Harper n'est plus premier ministre
    « En démissionnant, Harper a décidé de remettre son sort entre les mains du nouveau parlement, ce qu'il refuse maintenant. S'il est encore premier ministre, c'est simplement pour éviter une vacance du pouvoir. Exactement pour ce qui était arrivé en Ontario il y une quinzaine d'années, je crois. »

  • Labelle Michel
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 10h00
    À la poubelle de l'histoire, les Conservateurs!
    « Il n'y aucune crise constitutionnelle ou démocratique.

    Il s'agit d'une crise politique bidon dans laquelle Harper veut sauver sa peau, à coup de millions de dollars de publicité.

    La Coalition représente 9 millions de Canadiens, les Conservateurs 5 millions. Les chiffres parlent par eux-mêmes. De toute façon, même si c'était l'inverse, la réponse serait la même : ce qui compte c'est le NOMBRE DE SIÈGES et non pas le nombre de votes.

    Rappelons aussi que les électeurs élisent un Parlement et NON PAS un gouvernement.

    La gouverneure générale n'a PAS de discrétion : elle doit obéir au Parlement. D'ailleurs, que fera-t-on lorsqu'il n'y aura plus un tel poste préhistorique?

    Enfin, il faut savoir que chaque fois qu'un premier ministre démissionne, la gouverneure générale DOIT demander au chef de l'Opposition s'il a la confiance de la Chambre pour former un nouveau gouvernement. La plupart du temps, comme ce fut le cas il y a 3 mois, la réponse est non. Cette fois-ci, la réponse sera différente, voilà tout! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 10h04
    @ M. Paquest M. Joe Clark était minoritaire
    « avec 136 sièges sur 282 à l'époque. »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 10h25
    NON
    « Point.
    À la ligne. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 10h32
    Le Canada ressemble à Haiti
    « Une telle crise politique ressemble à ce qui se passe en Haiti, le chaos. Quand une coalition contre nature entre les bloqueux haissant à mort les Trudeau et les suppôts de Trudeau est une entente mort-née. Quand une coalition met en avant un chef répudié par son propre parti et s'accrochant à son poste jusqu'en mai prochain peut-on garantir une stabilité politique ? Quand j'ai vu Jean Chrétien manoeuvrer en coulisse, j'ai compris que nous avions un putch en vue. Harper n'esyàt purtant pas Papa Doc...

    De plus, quand on lit le texte publié par la coalition hétéroclite, on y voit le retour du plan vert. Ce plan vert rejeté pas le peuple n'est pas nécessairement une mesure pour colmater la crise économique. Taxer les pétrolières c'est diminuer l'aide aux provinces car automatiquement les redevances vont baisser. Déjà la crise diminue la péréquation, toute mesure du plan vert empirera la situation. Ce n'est sûrement pas la façon de sauver l'économie canadienne, au contraire on crée la zizanie et amplifie la crise...

    Dans une crise économique faut pas paniquer et faire paniquer les citoyens pour rien. Les États-Unis ont dilapidé des centaines de milliards sans que l'économie se redresse. Il n'est pas recommandé de faire la même chose ici dans une économie moins problématique. Faut pas oublier que l'endettement du gouvernement américain était avant son intervention vigoureuse à 67% du PIB et au Canada ce n'est que 30% du PIB. La situation n'est pas aussi catastriphique que l'on veut nous le faire croire. Le gouvernement Harper a choisi d,alléger les taxes aux entreprises pour les aider, C'et une mesure beaucoup plus sage que de saupoudrer des fonds qu'on a pas. Voulez-vous que le gouvernemnt prenne vos taxes pour donner à GM, FORD et CHRYSLER des dizaines de milliards comme l'a fait Obama ?

    Les fabricants d'autos américains ont manqué en ne s'adaptant pas au goût du client et ont laissé pendant des années les compagnies asiatiques prendre la faveur du public sans sourciller. Fait-il pardonner leur turpitude ???

    Moi je ne suis pas prêt à dilapider mes taxes ainsi, Dion-Layton-Duceppe Oui... »

  • André Chamberland
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 10h36
    La Gouverneure Générale du Canada ne peut se faire complice du gang des BLEUS
    « Se faire complice du GANG des BLEUS enlèverait toute crédibilité à la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean.
    Son rôle est de protéger la démocratie et le pays, et non pas de cautionner les attitudes et actions vicieuses du CHEF du GANG des BLEUS.
    De la décision de mada Jean, dépendra la confiance du peuple en ses institutions, son système politique et sa gouverneure générale.
    Madame Jean, que l'Univers vous éclaire et vous illumine pour la meilleure décision dans le contexte ! »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 10h40
    nature de la crise
    « Une crise économique? Alors pourquoi Hydro Québec dit-il le contraire et demande des hausses de tarifs? Si la crise était si forte et si vraie, monsieur Harper et monsieur Charest ne s'amuseraient pas à nous énerver avec leurs élections.

    Une crise politique? Alors pourquoi Danny Williams dit-il qu'il aime bien la dynamique actuelle? Et Gilles Duceppe est un des plus sages et expérimentés au Parlement. Alors?!

    Une crise environnementale mondiale? Pour sûr! Kyoto, Posnan, et Copenhague l'an prochain!

    Une crise de leadership au Canada à ce sujet? De toute évidence! Si je dis: Fort McMurray, Rabaska, Orford, Suroit, la déroute du Bape, suis-je si loin de la réalité?

    Comme dit l'annonce, je peux pas changer le prix de l'essence, mais je peux changer de police d'assurance. J'aime pas la police que nous impose outre-rageusement monsieur Harper. Et vous? »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 11h24
    "Que les reinettes font dans l'air serein leur bruit..."
    « Comme il est drôle de voir Michaelle Jean dans la tourmente. Elle a bafouillée tout le long de son interview en anglais hier. Elle est perdue la pauvre. Ce qui met bien en relief la nullité de son poste. À titre de quelle expérience peut-elle prendre une décision aussi grave, elle qui n'a pas été élue, et qui fait sa Pompadour en Europe. C'est Steven, "l'ami" de Sarkozi, qui l'a envoyé en France, mais c'est Chrétien qui l'a casée. Pour qui penchera-t-elle ? On se croirait dans une télésérie. C'est Sarkozy qui va avoir de la pépeine pour son ami...

    Jean-Marie Francoeur »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 11h24
    La GG dans une position intenable.
    « Le titre de Gouverneur général est plutôt honorifique et est un restant de colonialisme. Son utilité est de fournir au pays un chef d'état neutre, non partisan, qui assure la permanence de l'État. Le Premier ministre est responsable de sa nomination et, de ce fait, il est responsable de s'assurer de maintenir cette neutralité.

    En lui demandant de proroger la Chambre, le PM pousse la GG dans les cordes et la force à abandonner cette neutralité. Il est clair que la demande de prorogation repose sur le fait que le PM sait que son gouvernement va perdre la confiance de la Chambre soit maintenant, soit en janvier, et il veut ce délai pour se servir de sa machine de propagande pour éventuellement forcer la GG à dissoudre le Parlement et renvoyer le Canada en élection (au lieu de demander à la coalition de former le gouvernement). Donc, si la GG accepte sa demande, elle lui donne un répit supplémentaire, non pas à des fins parlementaires mais plutôt à des fins purement de politique partisane.

    D'un autre côté, si elle décide de ne pas proroger la Chambre, elle se trouve dans la position où elle doit choisir immédiatement entre une élection ou une coalition - autre décision éminemment politique.

    Il serait donc totalement irresponsable de la part du PM de forcer la GG à prendre une décision dans cette matière car quelle que soit sa décision, une partie importante de la population va la blâmer et l'accuser de favoritisme politique.

    S'il ne veut pas créer cette situation intenable pour la GG il doit faire face à la musique, accepter qu'il y ait un vote de confiance avant l'ajournement des fêtes et s'il le perd, accepter tout simplement que la coalition le remplace, quitte à voir ce qu'elle fera et espérer qu'elle se désintègrera d'elle-même, ce qui est très possible étant donné les intérêts très divergents des 3 partis d'opposition en cause. »

  • Roch Yves Simard
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 11h37
    Un Harper qui s'enfonce
    « Il m'apparaît que la situation est très délicate mais que les moyens de s'en sortir deviennent de plus en plus limités. Harper vient de péter les plombs et de "se peinturer dans le coin". Comment un gouvernement minoritaire peut-il gouverner sans au moins chercher l'appui d'un autre parti? Comment un autre parti peut-il appuyer un gouvernement après qu'on l'eût traité de parti indésirable? Si j'ai bien compris, voter pour le Bloc québécois ou le NPD constitue une trahison pour le Canada parce que je serais un séparatiste ou un socialiste. Il me semble qu'on est loin de ce qu'on appelle la démocratie.

    La question qui se pose est de savoir si on doit ou non permettre aux Conservateurs de reprendre leurs esprits et d'assumer le résultat que les dernières élections ont consacré. Peut-être la solution réside-t-elle dans la prorogation de la Chambre conditionnelle à la démission de Harper et son remplacement par un autre parlementaire plus soucieux de la réalité politique au Canada. »

  • Raymond Pilote
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 11h39
    la coalition comporte une majorité
    « La coalition représenteet et comporte une majorité, c'est une évidence mathématique claire et nette, dans l'ordre démocratique Harper doit simplement remettre le pouvoir à cette coalition. tous les autres subterfuges supposés juridiques n'ont aucune valeur si ce n'est d'embrouiller la vision des choses. Tout retard ne ferait que compliquer la situation. Raymond Pilote, 1422,Boisclair, J3G 5G1 »

  • Anie Perrault
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 11h40
    La solution: la démission de Harper
    « Le grand responsable de cette crise, c'est Stephen Harper lui-même, et s'il avait une once d'honneur et de sens des responsabilités, il reconnaîtrait sa grave erreur et démissionnerait comme Premier ministre et chef de Parti, laissant la place à un conservateur plus avisé et plus conciliant, comme se doit de l'être le chef d'un parti de gouvernement minoritaire. Ce faisant, cela calmerait fort probablement l'Opposition qui devrai alors, à mon avis, être prête à attendre le budget pour prendre une décision finale, tout en sauvant le gouvernement conservateur, ce qui calmerait je l'espère les gens de l'Ouest canadien. En passant d'une crise financière à une crise politique à une crise sur l'unité canadienne (créée de toute pièce par Harper lui-même - et cela c'est un jeu très dangereux), Stephen Harper a fait la démonstration claire et nette qu'il n'est pas digne du poste de PM. En démissionnant tout de suite, M. Harper ferait véritablement passer le bien du pays avant ses ambitions personnelles. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 11h43
    Mon opinion a changé.
    « @ Charlotte Paquet,

    Plus je lis et réfléchis à cette question des pouvoirs de la gouverneure générale, plus je deviens perplexe et sens mon opinion chancelante... Tenant compte de toute la situation et de plusieurs lectures, je recommanderais maintenant fortement à la gouverneur générale, suite à un vote de non-confiance, de refuser la dissolution de la Chambre demandée par le premier ministre et de plutôt demander au chef de l'Opposition de former un nouveau gouvernement(de coalition ou pas). Ce serait une décision tout à fait dans l'ordre et conforme à la démocratie parlementaire et autre de la part de la gouverneure générale. C'est en fait la solution du bon sens. Mais évidemment on peut croire qu'il y aura une pression énorme sur Madame Jean pour qu'elle permette le déclenchemment d'élections et qu'elle risque donc d'écoper, si elle dit non à Stephen Harper. Mais plus je réfléchis, c'est peut-être le prix qu'elle devra payer, tout en ne le lui souhaitant pas. Je suis maintenant persuadé que la décision de faire appel à la coalition pour gouverner est tout à fait fondée au plan des conventions constitutionnelles. J'ai donc changé d'idée. Avec le temps... comme dirait Léo Ferré... »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 11h44
    Je n'aimerais pas être à sa place
    « Madame Jean doit absolument se distancer de la décision car elle n'a pas à en prendre la responsabilité, d'autant plus que l'on a toujours prétendu que son rôle n'est que symbolique

    Elle doit appliquer les règles et s'en affranchir car elle prend un risque pour elle-même et il faut qu'elle mette à l'épreuve le fonctionnement du parlementarisme canadien.

    Dans ces cas limites, on peut voir si tout était prévu. Le simple fait qu'elle ne soit plus «symbolique» est déjà un changement majeur.

    Vous avez besoin de lumières madame Jean, bonne chance !

    .... »

  • Christian Dufourd
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 12h07
    Un défaut dans les fondations
    « Voilà un édifice d'apparence solide qui vient de révéler un défaut de structure!
    Bien sûr que les politiques de M. Harper sont foncièrement contestables.
    Cela ne justifie toutefois pas n'importe quel comportement.

    Si je comprends bien, on se propose ni plus ni moins de confier à la Gouverneure générale un arbitrage discrétionnaire sur la viabilité politique d'un gouvernement ou d'un autre. Même le report de la chambre à janvier constitue l'exercice d'un grave pouvoir, lourd de sens et de conséquences.

    Tout pouvoir discrétionnaire exercé par des autorités judiciaires ou élues résulte en principe d'un gage de confiance que la population donne à des personnes ayant la légitimité nécessaire pour l'exercer. Il apparaît étonnant qu'en temps de crise, la destinée du Canada puisse éventuellement se retrouver entre les mains de la titulaire d'un poste purement honorifique. Un tel pouvoir ne devrait jamais revenir à une personne n'ayant aucune autre légitimité que celle associée au protocole, au folklore et, sommes toutes, aux petits fours dans les réceptions mondaines. Aux dernières nouvelles, toute notre culture politique était fondée sur la croyance bien fondée selon laquelle les représentants de la Reine n'avaient aucun pouvoir et que le peuple était souverain. Le peuple s'exprime, il vote, et la chambre accepte un gouvernement. Une fois que ce choix est fait, toute remise en question qui n'a pas une base populaire est une usurpation.

    Lorsqu'un Premier ministre s'adresse au Gouverneur général pour lui demander quoi que ce soit, sa demande est en fait un ordre. Si M. Harper veut proroger la chambre ou même la dissoudre, il apparaitrait incompréhensible qu'une personne non-élue qui n'a jamais été nommée au poste de Gouverneur général pour exercer de telles responsabilités puisse faire rempart contre la volonté populaire incarnée en principe par le gouvernement actuel.

    En l'occurrence, si les coalisés avaient voulus que M. Dion soit le Premier ministre, ils auraient dû s'y prendre avant l'assermentation de M. Harper (notons, ce qui n'est pas un détail, que leur action est en fait plus la contestation d'une politique d'un gouvernement élu que l'expression d'une volonté de gouverner antérieure à la nomination du gouvernement Harper). La place est déjà prise. Le seul choix légitime qui s'offre aux trois amigos consiste à défaire le Gouvernement, avec la conséquence normale qu'est la dissolution de la chambre et la convocation de nouvelles élections.
    Notons au passage la faiblesse politique de leur leader M. Dion et la participation inusitée du Bloc québécois. Crédibilité politique disions-nous?

    On pourrait imaginer un système ou le renversement d'un gouvernement par des parlementaires en fonction de règles claires et établies ferait partie des règles du jeu démocratique. Ce système n'existe pas actuellement et les précédents constitutionnels douteux dont les coalisés se réclament semblent une justification bien faible en comparaison avec les principes bien compris de la démocratie. »

  • Hugo Lacasse
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 12h17
    neutre, mais fidèle à son rôle, SVP!
    « Le geste que posera la Gouverneur Général doit avant tout respecter les normes (écrites ou non) qui balise l'exercice de sa fonction. Les normes non écrites comportent l'aléa de permettre un débat lorsqu'elles ne sont pas clairement définies.

    À mon avis, la Gouverneur Général saura résister à la pression partisane. Ses conseillers sont des experts en droit constitutionnel et si elle est réellement en face d'un choix, je suis confiant qu'elle choisira en fonction des principes qui guident sa fonction, notamment la stabilité du gouvernement. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 12h18
    Ce serait bon pour le ROC
    « Les irréductibles gaulois sont la cause de l`instabilité au Canada semblent dire Harper et autres politiciens du Canada. Pourquoi ne pas restaurer le calme dans le Plus Beau Meilleur Pays du monde? Si simple à réaliser. L`indépendance du Québec ou réouverture de la Constitution illégitime de 1982, pour enchâsser les droits de vivre de 8 millions de canadiens dont le foyer est le Québec. Mais non le ROC s`évertue à ne pas instaurer un régime basé sur la justice envers chacun et tous les canadiens. Il faut bouffer du québécois et maintenir une société multiculturelle et unilingue anglaise. L`assimilation est le mode préféré après tout puisque le ROC nous aiment si fort! Par conséquent ils jouissent de l`instabilité qu`ils génèrent. Duceppe possédera le balance du pouvoir cette fois-ci. »

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 12h21
    Les mémoires...
    « En tout cas, on a tous hâte de pouvoir lire les mémoire de madame Jean... »

  • Jean Racine
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 12h40
    Ouais
    « On continue avec des folies et on récolte une journaliste (non élue) qui peut prendre des décisions graves. »

  • Jean-François Sylvestre
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 12h59
    Pas le droit de refuser la coalition
    « Il appert que le Canada vie en ce moment ça plus grande crisse politique de l'histoire du pays. Comment s'en sortir honorablement cette question tout le monde ce la pause. Mais une chose est certaine la chambre des commune doit régler rapidement la situation et non pas seulement mettre fin à la session parlementaire. La démocratie c'est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple donc nos représentants parlementaires doivent agir dans l'intérêt de la population. Et comme cette intérêt est de former un gouvernement de coalition la gouverneur général n'a d'autre choix que d'agir en ce sens dans l'intérêt de la nation canadienne. Le peuple à parler et la chambre des communes doit écouter et agir dans les circonstances. Le pays ne peut pas attendre après la période des fêtes la situation économique est trop instable pour ne pas former ce gouvernement immédiatement. Le peuple demande, la chambre écoute tout simplement.

    Par Jean-François Sylvestre »

  • Robert Lortie
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 13h15
    Pas d'élections ni de prorogation
    « Il y a une différence entre gouverner pour le bien commun et vouloir à tout prix imposer ses idées à la majorité, quitte à utiliser lâchement une situation de crise. Le Canada est une démocratie parlementaire, on ne vote pas pour un Premier Ministre, mais pour des députés. Si des députés représentant une majorité de la population croient pouvoir gouverner avec la confiance de la Chambre, M. Harper n'a RIEN à dire.

    Les élections viennent d'avoir lieu. Au cours de la campagne électorale, M. Harper a dénigré les autres chefs de partis qui voulaient agir pour minimiser les effets de la crise, dont il niait jusqu'à l'existence. Maintenant qu'il admet la réalité de la crise, il ne pense qu'à équilibrer son budget. Rien pour aider, rien pour le futur. Quand un enfant est malade, on peut avoir à s'endetter pour le soigner. Le gouvernement me fait penser à ces jeunes qui quittent l'école à 16 ans pour gagner rapidement un maigre salaire au lieu d'investir temps et argent dans leur éducation pour se garantir un avenir meilleur.

    Ils n'ont pas essayé de gouverner de bonne foi. Il serait déraisonnable d'aller en élections à nouveau, ou encore de proroger la session jusqu'à la fin janvier. Si M. Harper fait une de ces demandes, il montrera qu'il est plus intéressé à se maintenir au pouvoir que de gouverner pour le bien commun. »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 13h52
    Le Canada est-il encore une colonie britannique?
    « Voyons donc, le Canada devrait être un pays indépendant au moins depuis 1982. Les précédents constitutionnels d'avant ne s'appliquent plus. Nous vivons sous le régime de la constitution de Trudeau qu'il a adaptée au passage en y incluant une charte des droits de la personne, du moins les Canadiens anglais qui l'ont signé alors - hormis le Québec. Le Canada n'est plus une colonie britannique, la gouverneure générale ne représente plus nommément la Reine d'Angletterre, elle ne tire plus d'elle sa légitimité. Elle n'a donc plus aucun pouvoir réel, sauf purement symbolique, délégué par le premier ministre. Le parlement canadien pourrait très bien abolir son poste de même que le Sénat sans demander la permission à la reine d'Angleterre! Par conséquent, Harper ne dépend pas d'elle pour dissoudre la chambre, DÉCORUM mis à part, et forcer une prorogation ou le déclenchement d'une nouvelle élection, le cas échéant. La gouverneure n'a plus qu'à parapher les décisions du premier ministre, voilà tout! Celui-ci a bien trop de pouvoir, c'est certain.

    Cela dit, tant que le poste de gouverneur général n'aura pas été aboli et remplacé par un autre tampon de sécurité qui aurait un droit de veto ultime dans ce genre de cas limite, Harper devra se prêter encore à la comédie du parlementarisme britannique et se plier aux conventions non écrites qui avaient cours depuis lors, selon l'avis unanime des experts. »

  • Guy Picard
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 14h42
    L'anarchie, le voeu ultime des souverainistes
    « Il y a présentement beaucoup d'eau sucrée au moulin pour les souverainistes qui travaillent d'arrache pied dans le seul but obtu de démolir ce merveilleux pays qu'est le Canada. En effet, depuis le début de la crise politique à ottawa, les séparatistes s'en donnent a coeur joie et vont même jusqu'a dire que le fédéralisme ne marche plus; eh oui, aussitôt qu'il y a un désagrément dans le pays ou dans le couple, il faut aller voir un avocat et transmettre spontanément, sans reflexions aucunes la fameuse lettre de divorce. Et, l'altenative c'est quoi, dans un monde où les chansonniers nous rabattent les oreilles avec l'amour et les trop de frontières, mes frères, voilà qu'ils sont maintenant d'accord a faire le contraire de ce qu'ils ont toujours prêché, c'est a dire la séparation et les frontières à grands coups de canons. Ça ce n'est pas nouveau et même si l'alternative est de belle apparance, on est près a tout pour ses beaux yeux doucereux qui finiront par mordrent comme un serpent, aussitôt que la volupté du moment se sera dissipée. Si nous ne sommes pas frappé par le cancer de la complainte perpétuelle souverainiste et nous sommes reconnaissant de tous les privilèges que nous avons dans la belle province NOUS NOUS DEVONS D'ÉLIRE UN GOUVERNEMENT LIBÉRAL MAJORITAIRE AYANT COMME CHEF, MONSIEUR CHAREST, SINON NOUS RISQUONS UN REVEIL BRUTAL SOUS LA FÉRULE DES ANARCHISTES PURS ET DURS QUI NOUS OFFRE UN BEAU PAYS BLEU SANS TRACAS.
    Mon oeil
    Guy Picard,
    Wendake »

  • Le Québécois 34
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 14h54
    Le role de l'oppisition.
    « Le rôle de l'opposition n'est pas de s'opposer au gouvernement pour éviter les dérapages démocratique et veiller aux intérêts de la population. Ne sont-ils pas élus démocratiquement pour nous représenter?
    Si 62% du pays on voter contre Harper, surement qu'ils ne voulaient pas lui donner le pouvoir.
    Si le gouvernement perd la confiance de la chambres pours des politiques qui vont contre l'intérêt de la population, n'ont-il pas le mandat de défaire ce gouvernement, n'est-ce pas pour cela qu'on les a élu? N'est ce pas de cette façon que notre système fonctionne? Il est minoritaire avec 38% dans l'avis de la population général et face à son opposition officiel. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 15h12
    Douteux refus de proroger
    « Le refus de proroger en tant que décision de la Gouverneure Générale serait la réalisation d'un coup d'État Parlementaire suite à la perte de confiance de la chambre envers le gouvernement Harper.

    J.P.Bouchard »

  • Jasette
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 16h20
    Le pouvoir chez monsieur Harper est-il une drogue?
    « Demander la démission de Harper, c'est comme si on voulait qu'il nous donne la seringue du pouvoir qui lui sert à se droguer.

    JM »

  • William Fortin
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 18h16
    Un article qui clarifie le tout!
    « Un article publié par Maître Louis Bernard clarifie la situation présente d'un gouvernement de coalition:

    « La prérogative royale, qu'en est-il?

    01 décembre 2008

    Il semble exister une certaine confusion quant aux règles constitutionnelles qui régissent l'exercice par la Gouverneure générale de la prérogative royale de dissolution de la Chambre des communes.

    Ces règles sont les suivantes. En vertu des conventions qui s'appliquent à notre monarchie constitutionnelle, le souverain ne peut exercer ses pouvoirs que sur l'avis de ses conseillers. Il ne peut jamais exercer aucun pouvoir unilatéralement, c'est-à-dire sans l'avis de ses conseillers. Ces conseillers, à leur tour, doivent avoir la confiance de la Chambre des communes.

    Le seul pouvoir, donc, que conserve le souverain, c'est celui de changer ses conseillers qui n'ont plus la confiance des Communes par des conseillers qui sont susceptibles de l'avoir. S'il ne peut trouver de tels nouveaux conseillers, il doit suivre l'avis de ses conseillers en place. À l'issue des dernières élections, les conseillers actuels du souverain n'ont pas obtenu la majorité des députés aux Communes et, par conséquent, n'ont pas acquis l'assurance d'obtenir ou de conserver la confiance de la Chambre.

    Ils sont restés en place parce que, formant le parti ayant le plus de députés, ils semblaient les plus susceptibles d'avoir la confiance des Communes.

    Si le gouvernement actuel perd la confiance des Communes, il peut recommander à la Gouverneure générale, soit d'accepter sa démission et de choisir d'autres conseillers, soit de dissoudre le Parlement.

    La Gouverneur générale n'est pas obligée de suivre ces recommandations (puisque ses conseillers n'ont plus la confiance des Communes), mais, pour ce faire, elle doit se trouver d'autres conseillers susceptibles d'obtenir cette confiance. Si elle ne peut trouver de tels nouveaux conseillers, elle doit suivre l'avis de ses conseillers actuels.

    Ainsi s'expliquent les efforts que font actuellement les partis d'opposition pour mettre sur pied une alliance qui pourrait donner à la Gouverneure générale une raison suffisante de leur confier la responsabilité de former un nouveau gouvernement susceptible d'obtenir la confiance de la Chambre des communes.

    Si elle devait réussir, cette alliance comprendrait un gouvernement de coalition entre les Libéraux et les Néo-démocrates, appuyé de l'extérieur par le Bloc québécois. La coalition elle-même rassemblerait 114 députés et représenterait 44% des électeurs, contre 143 députés et 38% des électeurs pour les Conservateurs.

    Si la coalition est formée et que le gouvernement est défait, il est clair que la Gouverneure générale aura le loisir de ne pas acquiescer à la dissolution du Parlement avant de s'être assurée qu'il n'y a pas de possibilité véritable de se trouver d'autres conseillers capables d'obtenir la confiance stable des Communes. Et, à cette fin, il serait légitime qu'elle rencontre d'abord les chefs de la coalition et du Bloc québécois.

    Car il faut se rappeler qu'après deux gouvernements minoritaires, les électeurs viennent tout juste de refuser de donner aux Conservateurs la majorité qu'ils réclamaient et pour laquelle ils avaient déclenché les élections à l'encontre de la loi qu'ils avaient eux-mêmes fait adopter sur des élections à date fixe.

    Enfin, il faut souligner que de telles règles sur l'exercice de la prérogative royale s'appliquent aussi bien à la prorogation de la Chambre des communes (qui met fin à une session parlementaire) qu'à sa dissolution (qui met fin au Parlement et déclenche des élections). Cela ne semble pas avoir été compris par les commentateurs, mais pourrait se révéler important si le gouvernement voulait éviter de perdre la confiance de la Chambre des communes en recommandant à la Gouverneure générale de mettre fin à la session en la prorogeant.

    La question peut donc se retrouver sur la table de la Gouverneure générale bien avant lundi prochain. LouisBernard.org »

    La coalition du parti Libéral et du NPD, appuyée par le Bloc Québécois est la plus représentative de la démocratie et de la volonté du peuple canadien d'un océan à l'autre. Respectons-la! Les conservateurs ne représentent pas la majorité des canadiens, la coalition appuyée par le Bloc Québécois est représentative de cette majorité des électeurs et est légitimée dans son exercice du pouvoir. La Gouverneure Générale, Michaëlle Jean, n'a pas le choix que d'écouter cette majorité exprimée des canadiens.

    Et v'lan que l'on fasse ravaler la pilule à M. Harper qui prétend que le Bloc Québécois n'est pas légitime! »

  • Roland Gagnon
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 21h11
    Comme Bush: belliqueux et sans jugement
    « Le jugement on la ou on ne l'a pas, dommage Harper ne la pas en plus il est belliqueux, un combo mortel. Comme Bush il essaie de pousser ses adversaires au pied du mur en pensant qu'il ne réagiront pas. Le résultat: le chaos.
    Comment peut-on dire qu'une coalition est anti-démocratique, il représente plus de 60% des votes et c'est une pratique courante dans d'autres pays et ça marche à la condition que chacune des parties en présence renonce a certaines orientations de son programme pour une période déterminée. Ce qui est le cas ici.
    Soyons pragmatique, les idéologies mal controllées c'est ce qu'il y a de pire et on en a un exemple patant aujourd'hui

    R. Gagnon
    St-Bruno »

  • Renaud Guénette
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 21h48
    @ William Fortin
    « Merci de ramener à l'avant plan cette précision que j'avais envoyé dans mon commentaire "Le droit de refuser". »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 22h08
    Le coup d'État que prépare M. Harper
    « M. Harper refuse de ronnaître la légitimité du parlement canadien et de se plier à un vote de non confiance de l'ensemble des députés légitimement élus. C'est exactement le genre de coups d'État que l'on observe en Afrique ou ailleurs. »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 23h29
    Potiche
    « « Le gouvernement de coalition dirigé par Stéphane Dion pourra alors proposer ses services à Mme Jean pour tenter de diriger le pays à la place des conservateurs. »


    Proposer ses services à une animatrice qui, il y a peu de temps, présentait et commentait des spectacles de music-hall et des émissions de variétés... une spiquerine qu'une complaisante nomination politique avait supposément transfiguré en potiche, i.e. en vice-reine...

    La stabilité du Canada est entre les mains d'une ancienne lectrice du téléjournal...

    On croit rêver... »

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