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Diviser encore plus

Manon Cornellier   3 décembre 2008  Canada
Quelqu'un dira-t-il au premier ministre Stephen Harper que l'on ne règle pas une crise en soufflant du napalm à chaque détour? On pensait que la priorité du nouveau gouvernement minoritaire serait de s'attaquer à la crise économique en coopération avec les autres parlementaires. On a plutôt eu droit à un énoncé économique destiné à réduire les dépenses du gouvernement, un énoncé dépourvu de mesures de relance appropriées et truffé de pilules empoisonnées pour l'opposition. Du coup, on s'est retrouvé en pleine crise parlementaire. Au lieu de tenter d'en sortir, M. Harper s'est présenté devant la presse vendredi pour dénoncer les discussions entre libéraux, néodémocrates et bloquistes autour d'une possible coalition.

«L'opposition est tout à fait en droit de défaire le gouvernement, mais Stéphane Dion n'a pas le droit de prendre le pouvoir sans élection. Le gouvernement du Canada doit être choisi par les Canadiens et les Canadiennes, pas par des ententes élaborées en coulisses», a-t-il déclaré, faisant fi d'une lettre qu'il avait cosigné avec le chef néodémocrate Jack Layton et le leader bloquiste Gilles Duceppe en septembre 2004 et adressée à la gouverneure générale Adrienne Clarkson. La missive invitait cette dernière, en cas de défaite du gouvernement Martin, à prendre en considération les consultations en cours entre leurs trois partis. M. Harper a donc déjà reconnu qu'il pouvait être constitutionnel et légitime pour le gouverneur général de se tourner vers l'opposition pour remplacer un gouvernement minoritaire ayant perdu la confiance du Parlement.

Maintenant qu'il peut en être victime, rien ne va plus. On parle de coup d'État, de putsch et on promet de combattre la coalition par tous les moyens «légaux» disponibles, quitte, ont murmuré certains, à proroger la session parlementaire et mettre ainsi la gouverneure générale dans une position délicate. Pourrait-elle refuser pareille demande? Impossible de répondre à cette question avec certitude. En mettant en doute la légitimité d'une coalition et en envisageant un scénario sans précédent de prorogation pour éviter un vote de confiance, les conservateurs ont pratiquement transformé la crise parlementaire en crise constitutionnelle.

***

Comme si cela ne suffisait pas, le premier ministre a choisi hier de répondre à l'accord intervenu lundi entre les trois partis en agitant le spectre de l'unité du pays et en insistant sur le fossé qui aurait dû séparer libéraux et bloquistes. «Si le chef du Parti libéral croit en ce pays, il doit prendre ses distances de ce document et admettre qu'il s'agit de la pire erreur que le Parti libéral ait jamais faite de son histoire», a-t-il dit à Stéphane Dion lui-même. Il a affirmé, en anglais, que les libéraux trahissaient les électeurs et les «intérêts du pays» en s'alliant aux «séparatistes». Son ministre Christian Paradis, en revanche, accusait le Bloc de trahir ses propres électeurs en s'alliant au père de la Loi sur la clarté. Au coeur de toutes les attaques conservatrices, une remise en question de la légitimité d'un gouvernement qui s'allierait au Bloc, comme si les députés élus sous cette bannière étaient des parlementaires de seconde zone. De quoi braquer bien des Québécois.

Qu'importe. Pour sauver leur peau, les conservateurs ont opté pour la stratégie des épouvantails. Ils veulent soulever l'opinion canadienne-anglaise en jouant sur sa peur des méchants séparatistes. La guerre est ouverte à coup de publicités négatives, de manifestations et de pétitions en ligne et d'un blitz médiatique. Les ministres étaient de toutes les tribunes hier, eux que l'on a pratiquement muselés pendant deux ans.

La coalition libérale-néodémocrate, appuyée par le Bloc, est loin d'être sans failles, et ses nombreuses faiblesses peuvent légitimement soulever des doutes sur sa viabilité. Elle est dirigée par un parti qui a obtenu le plus faible résultat de son histoire lors des dernières élections, et son chef a un pied dans la porte. La marge de manoeuvre du gouvernement de coalition serait par ailleurs limitée. Avec moins de députés que les conservateurs, il dépendrait entièrement du Bloc, non seulement pour sa survie, mais pour faire adopter son menu législatif.

***

M. Harper ne manquait donc pas de munitions, mais, encore une fois, il a préféré l'attaque frontale. À l'entendre hier, il est clair que pour lui, cette crise ne peut être résolue qu'en faisant appel au peuple. Il semble oublier que, s'il n'a pas eu de majorité jusqu'à présent, c'est avant tout parce que bien des Canadiens craignent ce qu'il en ferait. L'énoncé économique de jeudi dernier n'a rien fait pour les rassurer. Qu'est-ce que ça aurait été s'il avait eu les coudées franches?

M. Harper a dit à maintes reprises que personne ne pouvait, sans mandat populaire, devenir premier ministre avec l'appui des «séparatistes». On pourrait en déduire qu'il est impatient d'en découdre, ce qui pourrait survenir s'il était défait rapidement. Son seul problème est qu'il n'a pas la certitude que la gouverneure générale accepte de dissoudre le Parlement si peu de temps après les élections, d'où le scénario de prorogation. Cela ne ferait que prolonger l'agonie, mais cela lui permettrait de gagner du temps pour revenir en janvier avec un nouveau discours du Trône et un vrai budget sur lesquels il pourrait faire campagne.

Une prorogation pourrait aussi permettre aux esprits échauffés de se calmer et aux différents partis de chercher un compromis, mais encore faudrait-il que les ponts n'aient pas tous été brûlés. Or, c'est exactement ce qu'a fait le gouvernement conservateur depuis une semaine. En s'attaquant au financement des partis dans l'énoncé économique, en écoutant subrepticement une conférence téléphonique du caucus néodémocrate pour la rendre publique, en traitant les libéraux comme des traîtres à la nation et les bloquistes comme des brebis galeuses.

Quel beau gâchis!

mcornellier@ledevoir.com






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Vos réactions

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  • Serge Beauchemin
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 00h46
    La valeur de mon vote.
    « Ce que les conservateurs devraient comprendre c'est que les Québécois qui ont voté Bloc ne sont pas tous des souverainistes. En effet, des dizaines de milliers de québécois ont voté Bloc pour empêcher que le Parti Conservateur et monsieur Harper ne soit majoritaire au pays.
    Je suis insulté au plus haut point de me faire dire que mon vote ne vaut pas de la marde. »

  • szgren
    Abonnée
    mercredi 3 décembre 2008 00h52
    manque de respect
    « Oui, effectivement, je trouve insultante et très méprisante cette façon de traiter les bloquistes, en anglais appelés séparatistes! Ils attisent volontairement l'intolérance et la division. À ce que je sache, le Québec est toujours dans le Canada, pays où existe, du moins théoriquement, la liberté d'expression et d'opinion. Les souverainistes n'ont pas à être traités comme des déchets. C'est un véritable outrage. »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 01h11
    Bravo Manon Cornellier !
    « Il est d'autant plus improbable que le Bloc Québécois puisse désormais obtenir aucun néo-fédéralisme de la part d'un parti qui joua sur la polysémie des réalités (la reconnaissance non rétributive de la nation sociologique québécoise des Conservateurs) et qui, maintenant, assimile au Mal absolu le souverainisme ! Nous découvrons maintenant toute la mauvaise foi qui animait les intentions de cette formation nullement intéressée à re-fédéraliser la Fédération dans le sens d'un statut particulier accordé au Québec.

    Élections durant les Fêtes, après janvier ou pas d'élections avec la dévolution du pouvoir à la coalition, la dynamique qui s'instaure maintenant dans l'Opinion publique du ROC sous l'impulsion des uns et des autres pourrait surprendre. À suivre ! »

  • Jean-Philippe Delorme
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 02h08
    Personnifier le débat est improductif
    « On a aujourd'hui le choix entre un gouvernement conservateur minoritaire qui considère, à rebours de l'histoire en marche aux États-Unis et dans le monde, qu'il ne faut rien faire et laisser le "marché" régler la crise financière en n'intervenant peu ou pas et en réduisant les dépenses de l'état (sans parler des décisions idéologiques comme briser le droit de négociation des emplyés de l'état, le financement des partis politiques [les verts...] [à la limite ça pourrait faire parti d'un enjeu électoral], l'équité salariale.
    Les histoires d'association de la coalition avec des "démons séparatistes" sont une pûre démagogie; si c'est bon pour le Québec et que c'est aussi bon pour le Canada, il faudrait être très obtu pour s'y opposer peu importe qui en soit le porte-parole "temporaire" Stéphane Dion en l'occurence; Reagan a déjà dû composer avec Gorbatchev (l'ennemi absolu...). C'est à ce prix que l'histoire avance: Eisenhower/Staline, Rabin/Arafat, Reagan/Gorgatchev... »

  • Le Québécois 34
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 03h25
    Coup de génie du bloc Québécois.
    « Bonsoir.
    Que penser vous du coup de génie que vient de faire le bloc Québécois?
    Le Canada est en crise politique et Gilles Duceppe tien le Canada par les coui****.
    Le Canada anglais est Bleu de rage, Pauline Marois a déclaré que la solution était la souveraineté. Le gouvernement conservateur devrait très probablement nous catapulter en élection car son but est vraisemblablement de mettre à terre les libéraux financièrement. Le Bloc est suffisamment stable au Québec pour ne pas s'en inquiété outre mesure et pour le PCC le Québec est une perte net et il ne doit plus compter beaucoup dans la balance pour le moment et finalement, le PLC n'a plus de chef. Quand le PCC contrôlera le reste du Canada, il reviendra régler le cas du Québec avec Jack Layton et le Bloc comme seule opposition.
    Il n'y a pas grand choix pour le moment. Harper et le PCC ne peuvent pas gouverner avec l'opposition braquée contre eux.
    L'opposition ne démodera pas, Dion s'accroche à son rêve. Layton jubiles a l'idée d'avoir un peu de pouvoir. Harper n'a aucunement l'intention de cédé et doit même compter sur les coffres bien garnis du PCC pour repartir en élection. Scénario qu'on croyait tous invraisemblable mais qui, pour un gouvernement qui joue a la politique au lieu de ce préoccupé de son pays, ca peut finalement être envisageable.
    Alors que tous le Canada est en crise, Ti-Gilles rie bien fort. Souvenons nous qui disait que le Bloc n'avais aucun pouvoir au Canada? Tous cela pendant une élection fédérale. Même heure même poste. S'est un rendez-vous. Si dieu le veut.
    Les résultats des dernières élections fédéral on démontré une différence démesuré entre le Québec et le reste du Canada. Les résultats était claires et sans équivoque. Le Québec rejette Harper et ne seront pas mystifié par de belles publicités et de quelques verbes mal formulé en français et une politique a la sauce Américaine. Je ne pense pas que les Québécois change de cap sauf si on ajoute des médicaments dans notre eau. On à un beau scénario gagnant qui ce mets en place.
    Le Bloc en cas de coalition détient une partie du pouvoir et crée une crise majeure dans le reste du Canada. Le Québec contrôle le Canada, vous imaginez comment le Canada peut réagir. La division sera plus grande que jamais si le plan du PCC voit le jour et en cas de coalition, le Bloc peut faire tomber le gouvernement il le veut. Il bénéficie dont d'un rapport de force sans précédent. Le parlement devras obéir aux revendications du Bloc ou faire face as une crise politique majeur.
    Jean Charest n'a plus aucun appui au fédéral. Une association avec Dion serait mortelle pour lui en campagne. Le PQL est plus distant du PLC et scindé que jamais. Charest, ancien conservateur en perd des plumes. Il ne peut plus parler d'unité Canadienne. Il en devient même promptement Québécois. Personnellement, Je vois bien Pauline en Lexus Hybride.
    Autre scénario : Le PCC nous lance en élection et le PLC change de chef Hier et revient en force. (Il peut aussi changer de chef avant pour permettre la coalition) Avec les chefs potentiel qui s'était présenter dernièrement, on ne doute pas une seconde que Duceppe n'e s'en fait pas trop. Les 2 candidats principaux ne parle pas français ou très peu et laisse une image plutôt froide au Québec. Encore une fois, le Québec reste isolé et ne peu que ce délecté du pitoyable spectacle que le Canada Unis du PCC nous offres. Une grande démonstration de démocratie qui laissera de bon souvenir a la populace Canadienne.
    Pendant ce temps les électeurs Québécois eux sente plus que jamais que leurs votes as un pois considérable dans la balance. Le Québec voit aussi que milles lunes le sépare du Canada. Le combat que le Canada amorce en ce moment nous fait tous prendre conscience d'une chose. Si le Canada gagne, on perd.
    Scénario catastrophe, Stephan Harper défait la coalition sans aller en élections, le parlement reste bloquer et Harper prend un pouvoir qu'il ne possède pas sous prétexte qu'il faut que le Canada fonctionne et que les électeurs lui ont donné le pouvoir. Il écarterait ainsi l'opposition et lui ferait porter le blâme.
    Le seul problème en ce moment est que personne ne s'occupe du peuple et il est laissé à lui-même et a grand frais. Élections par-dessus élections.
    Certaines personnes diront surement que l'association du Bloc avec les deux autres partis fédéral est une aberration. Le Bloc est devant un fait accomplis. Soit il appui le discourt du trône de Harper qui ne contient rien pour le Québec, soit il Fait une semi alliance pour une coalition en prenant ainsi la balance du pouvoir et devient du coup l'opposition officiel. Que feriez-vous? Ils ont signé un pacte de non-agression pour d'une durée d'une année qui stipule que le Bloc ne défera pas la coalition durent cette période. Mais la coalition devra aussi faire en sorte que cela soit possible et donc répondre aux demandes du Québec. Après la crise, le Canada retournera en élection, dans 2 ans et demi, et Harper fera porter le blâme de la crise à la coalition. Le Bloc qui ne fait qu'appuyer la coalition selon les intérêts du Québec ne pourra véritablement être mise en cause puisqu'il ne fait pas partie de la coalition et une fois la crise passé, dans deux ans et demie, le Québec fera face au reste du Canada. Le moment de vérité. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 05h58
    Un parallèle apodictique
    « Il faut cesser de se mettre la tête dans le sable et de croire que ce régime Harper est honnête.

    La crise économique ne sert que de prétexte pour parvenir à diminuer la qualité de notre système démocratique. Tout comme l'administration Bush a «utilisé» les terribles événements du 11 septembre 2001 pour passer des lois inacceptables, le régime Harper tente, par le même procédé, en utilisant cette fois-ci, la crise économique, de faire passer des lois inacceptables.
    Une bonne partie de la population est aveuglée par la crise tout comme le peuple états-uniens et même le monde entier a été aveuglé par le «Pearl Harbor» de 2001.

    Ces grands événements ont pour effet d'anesthésier la population et profite à des administrations tordues de faire passer en douce des lois qui, en temps "normal", ne passeraient JAMAIS.

    Il est ÉVIDENT que la crise économique n'est nullement la priorité du régime Harper. Le régime Harper ne vise qu'à consolider son pouvoir. Nous glissons vers le fascisme. Le terme peut sembler fort, mais il faut bien vérifier sa définition et sa mise en place par le passé (son Histoire).

    Il faut bien se rendre compte que malgré qu'on utilise «la crise économique» comme prétexte, rien n'est fait pour éviter ses conséquences. Rien, absolument rien, on peut même dire que c'est un laisser-aller plus qu'irresponsable.
    À un moment où tous les Canadiens s'attendent à avoir un gouvernement responsable, on constate que nous avons une administration réformiste pour qui la crise actuelle est une excellente situation, une situation rêvée pour consolider leur acquis, leur capitale et leur pouvoir.
    Tous les discours et toutes les attitudes de ces fourbes réformistes démontrent leur je-m'en-foutisme face aux gens qui perdront leurs emplois ou leur déjà mince revenu.

    On parle de «coup d'État» comme on nous parlait d'armes de destruction massive.
    On parle du devoir de réduire les dépenses gouvernementales comme on nous parlait de Ben Laden pour envahir l'Afghanistan.

    Il faut être bien conscient que la coalition PLC-NPD en collaboration avec le Bloc est pour sauver notre système démocratique. Il ne faut pas croire ceux qui disent qu'on doit détruire des armes de destruction massive pour sauver des vies, on a vu (et on voit encore) que c'est tout l'inverse. Il n'y a pas de coup d'État, il y a la sauvegarde de la démocratie.
    Il ne faut pas croire que la crise économique vient du fait que quelques dollars sont dépensés pour la santé et l'équilibre de notre démocratie comme on nous a fait croire que l'Afghanistan était le repère des auteurs du 11 septembre.
    Il faut que malgré la crise, notre cerveau continue à fonctionner rationnellement.

    Certains manipulateurs possèdent l'art d'utiliser une tragédie pour parvenir à leurs fins!
    Ce fut le cas de l'administration Bush-Cheney, c'est maintenant le cas du régime réformiste religieux Harper.


    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: La crise économique sert aussi d'excuse à Jean Charest. Remarqué bien comment Jean Charest nous martèle « TEMPÊTE » économique. À une autre échelle, on dirait presque Bush qui nous parle de « TERRORISME ».
    Les élections québécoises n'apportaient rien pour résoudre les défis de la crise économique, tout comme la guerre n'a rien résolu au terrorisme. La guerre a accentué le terrorisme et l'inaction due aux élections va probablement accentuer les conséquences de la crise économique. Il y a des gens qui profitent des tragédies pour leurs fins personnelles. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 06h16
    Hélas!
    « Triste description, mais excellent article. »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 06h42
    Ils nous aiment, rappelez-vous....
    « Cette crise appartient à Monsieur Harper, c'est un têtu idéologue. Il a ridiculisé Monsieur Dion pendant plus d'un an avec son gouvernement minoritaire. Il pensait que la recette réussisait à tout coup. Mais cette fois-ci, il a perdu la confiance. Je crois qu'il y aura prorogation, c'est un têtu irrespectueux et malheureusement il fera la preuve qu'il est irresponsable, le pouvoir l'intéressant beaucoup plus que les entreprises qui ferment et les gens qui perdent leur emploi. Il nous a affirmé qu'il y avait une crise économique que nous constatons à tous les jours mais désireux de matter les chefs de l'opposition, il n'aura pas le courage de démissionner. La coalition à ses défauts bien sûr, mais je suis convaincue qu'elle sera mené à bien c'est ce qui fait suer Monsieur Harper. Monsieur Dion a toujours fait un acte de foi pour son pays, il a été ridiculisé, il a été bafoué mais il est prêt même avec les bloquistes en qui il peut faire confiance à faire face à la crise économique. Monsieur Duceppe est un homme fiable, respecté, qui a le plus grand respect de la démocratie, c'est difficile de faire face à un homme intègre. En janvier, Monsieur Harper devra présenter un budget pour faire face à la crise, ce sera un échec en raison de sa colère, il sera défait mais comme il n'est pas un homme d'honneur, il demandera des élections encore une fois pour perdre 300 millions de $$$$. Madame Jean, je vous suggère d'accepter la coalition ou encore rendez-vous au budget mais si le gouvernement est défait, Monsieur Harper aura eu sa chance, s.v.p. à cette étape vous devriez donner la chance au peuple de respirer et accepter l'offre de la coalition qui j'en suis certaine sera encore plus soudée. »

  • Shelby Dalmacy
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 06h50
    Union+force=Démocratie, Partis de l'opposition-finacement=coalition
    « Cette coalition est tout ce qu'il pouvait arriver de mieu, l'union de ces trois partis politiques prouve qu'ils ont compris le message. La division des votes de centre et de gauche parmi ces trois partis leur aura tous fait perdre des votes. Ils se sont donc allié pour prendre M. Harper par surprise! Et quel surprise! Ils ont tout simplement décidé de d'écarter leurs différences et de s'allier pour faire face à la crise.

    Aussi, l'hypocrisie de Stephen Harper n'a pas de limite. Dénoncer une association que lui-même avait envisager il n'y a pas si longtemps! C'est plutôt bas...mais c'est de la politique!
    De plus, cette décision de couper une source de financement si importante... Quel manque de tact! Les conservateurs ont-ils vraiment cru pouvoir couper un tel financement sans soulevé un tollé? C'est à ce demander si pensée et action vont de paire chez ces consevateurs... N'oublions pas nos voisin du sud qui ont fait l'erreur d'élire, eux aussi, un gouvernement de droite... Quelqu'un pourrai-t-il me rappeler leur situation?

    Enfin, il y a de l'espoir, la démocratie n'est pas morte. Et Maintenant, si on instaurait le scrutin proportionnel? »

  • Charlotte Paquet
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 06h52
    Comment s'en sortir?
    « La seule façon de sauver son gouvernement du déshonneur d'un renversement, serait que Stephen Harper cède sa place à un autre membre de son parti, à moins qu'il n'y soit forcé par ses propres députés et ministres qui n'ont certainement pas plus le goût que lui de se retrouver dans l'opposition et sans limousine de ministre. Il ya a certainement autant de Brutus dans ce parti que dans tous les autres.

    Je ne serais pas étonné que la Gouverneure générale trouve cette solution plus facile à accepter, que de nouvelles élections maintenant ou une prorogation de la Chambre des communes pour permettre à M. Harper de sauver la face pour quelques semaines. Elle pourraît demander aux partis de l'opposition de donner une seconde chance à un gouvernement dirigé par un nouveau premier ministre. Elle pourraît même accepter de proroger cette cession parlementaire, dans cette circonstance, afin de permettre au nouveau premier ministre de présenter un programme de gouvernement. La menace d'un renversement serait probablement retardée sinon éliminée pour plusieurs mois, jusqu'à ce que les libéraux se choisissent un nouveau chef et se dotent d'un programme électorale cohérent capable de rassembler l'appui d'un majorité de canadiens, si de nouvelles élections devaient avoir lieu.

    Georges Paquet
    georgespaquet@sympatico.ca »

  • André Pelchat
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 06h56
    "par tous les moyens légaux"
    « M. Harper peut bien promettre de défaire la coalition par tous les moyens légaux... Vu que, les illégaux, il semble déjà les avoir utilisés avec cette affaire d'écoute électronique.

    En tout cas, si il s'avère que le govuernement a réellement fait mettre sur écoute les conversations privées de ses adversaires, il aura démontré une fois de plus son étroite parenté avec l'équipe Bush et la justesse de l'équation Harper=Bush dont il s'est tellement défendu durant la dernière campagne électorale. Le président sortant était un grand partisan de l'espionnage des dissidents.

    On peut espérer qu'une enquête fera connaître à Harper le même sort qu'à Nixon qui, en 1973, dut démissionner après avoir fait aux Démocrates exactement ce que Harper vient de faire au NPD. »

  • Michel R. Morissette
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 07h01
    Diviser et non unir
    « En s'unissant et appuyant le projet de coalition, le chef du Bloc savait fort bien ce qui en résulterait : une crise d'identité nationale et un éventuel ressac anti-Québec au sein du canada anglophone. Ceci sert donc fort bien sa cause. Accuser le premier ministre Harper d'être le premier responsable de cette crise d'identité nationale est rater la cible.

    Que le NPD et le Parti Libéral sortent frustrés des résultats de la dernière élection, je peux comprendre. Mais qu'on prenne à tort ou à raison la crise économique comme prétexte pour revenir par la porte arrière, ça non! Les libéraux et son pantoche de chef font dans la prostitution politique et jamais plus ou à tout le moins pour longtemps ce parti putain n'obtiendra mon vote.

    Nous sommes en train de faire dans la politique de bas de gamme. Qu'on abroge le Parlement et que des élections se tiennent à l'hiver, et qu'on cesse de dire que les canadiens ne souhaitent pas d'élections. C'est la seule voie de légitimité qui s'offre à nous et qui est garante de ne pas diviser davantage le pays. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 07h36
    Un Meech, version 2008
    « Au Québec, depuis 1995 il est strictement interdit de parler du vote ethnique. Sujet tabou (je suis l'un des rares qui en parle de front). Mais au Canada on ne se gêne pas pour dire que les "Canadiens" que nous sommes toujours et qui votent Bloc ne sont pas des gens dignes. Que notre vote ne vaut pas celui des autres Canadiens. Que l'on est de la racaille. Et que quiconque s'associe à nous est indigne et se salit.

    On tolère le Bloc parce qu'on n'a pas le choix. No taxation without representation. Mais à chaque crise on n'hésite pas à montrer sa vraie nature et à ramener les Québécois que nous sommes à des citoyens de seconde zone

    Est-ce que Pauline Marois saura exploiter ce rejet des Québécois avant lundi prochain? Cette sorte de Meech, version 2008? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 08h03
    La faute à M. Harper
    « Tout ça est strictement la faute de M. Harper qui, voulant, affamer ses partis d'opposition et menacer ainsi leurs survies, les a enragés et fait réunir en une coalition qui vient le menacer maintenant, ce qui aurait été impensable autrement.

    M. Harper n'a pas d'autres choix que de démissionner comme chef du PC s'il veut aider à ce parti. »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 08h20
    Réformisme-Religieux
    « Le congrès des Réformistes-Religieux de Harper en novembre dernier avait démontré où Stephen entendait se diriger. Même certains élus du Québec de ce parti s'en inquiétaient. Ils ne peuvent d'aucune façon défendre le discours du trône de Harper et font de la désinformation en prétendant que le Bloc ne sert pas les intérêts du Québec. »

  • Guillaume Houle
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 08h31
    Dehors les séparatistes?!
    « Il y a moins de deux ans, les conservateurs s'appuyaient sur le Bloc québécois pour faire passer leur budget. Aujourd'hui, ils ne veulent pas que ces mêmes séparatistes aident l'opposition à créer un gouvernement de coalition.

    Hier, j'entendais des anglophones scander «No deal with separatists»! Il faudrait voir les conseillers du gouvernement Harper pour comprendre cette dichotomie. Derrière ce discours, je devrais comprendre, «On utilise les séparatistes quand cela fait notre affaire»!

    Et si le gouvernement Harper avait conclut une entente avec ces séparatistes, pour qu'ils appuient leur discours, et ainsi conserver le pouvoir, Est-ce qu'aujourd'hui en entendrait l'opposition scander: «Dehors les séparatistes!»

    Je crois que le calcul est simple, Gilles Duceppe détient la balance du pouvoir à Ottawa et Stephen Harper en a assez, parce que si ce n'était du Bloc québécois, après dernière élection fédérale, le Québec serait toujours bleu, mais un peu plus pâle, aux allures du bleu de l'ADQ.

    Pour ma part, je suis persuader qu'on assiste de plus en plus à ce que plusieurs «experts» de coin table disait à l'époque de l'échec du référendum de 1995, «Si nous ne partons pas maintenant, c'est eux qui vont nous mettre dehors du Canada!»

    En fait, Stephen Harper donne des armes aux souverainistes. Le bloc québécois a 49 députés, il peut se permettre de dire que si les conservateurs les comparent à des traitres, c'est la majorité des québécois que le Bloc représente qu'ils viennent de d'insulter.

    Enfin, si Gilles Duceppe et Pauline Marois prennent le temps de s'adresser à la population québécoise pour leur dire qu'on insulte leur peuple encore une fois. J'ose espérer que cette fois-ci, si c'est eux qui nous montre la porte, on va prendre les moyens légaux pour remettre à leurs places ceux qui ne veulent pas discuter ou gouverner avec nous, ceux qui cherchent à se faire du capital politique pour mousser la division du au sein du Canada dans leurs propres intérêts ($).

    La question que je pose quand je vois tout ce jeu d'idéologie:
    Qui s'oppose vraiment à l'unité nationale canadienne, ceux qui veulent s'affirmer comme une nation ou ceux qui veulent le mottons? »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 08h44
    Qui est «Le Québécois 34» ?
    « Je considère que Le Devoir devrait exiger une signature ainsi que l'adresse courriel du signataire.

    Je considère l'anonymat comme inadmissible.
    Il faut avoir le courage de ses opinions.

    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Élodie Gagné
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 08h58
    Les pensées profondes de M. Harper
    « Qu'un chef politique puisse même se permettre de penser ce que M, Flaherty a proposé en Chambre nous fait comprendre que cet homme (Stephan Harper) est un dictateur et par le fait même, très dangereux. Heureusement qu'il n'a pas la majorité ! Nous serions alors contraints d'accepter ces propositions anti-démocratiques et les autres qu'il nous imposerait pendant au moins 4 ans sans que nous puissions nous protéger. J'ai toujours cru qu'un gouvernement minoritaire était plus sécuritaire parce qu'il permettait à l'opposition de mettre une sourdine aux excès du gouvernement.

    A vrai dire, cette crise me rappelle celle du Lac Meech. Les québécois qui en saisissent les enjeux comprennent que l'option de l'indépendance est la seule qui peut nous protéger des hauts et des bas que le fédéralisme nous impose. Malheureusement, les québécois. comme une soupe au lait, ont le colère rapide, mais elle se résorbe tout aussi rapidement. Il est donc difficile de compter qu'elle durera le temps d'une campagne vers cette indépendance.

    Pour ce qui est du bien-fondé de l'entente des partis de l'opposition, les enjeux sont si importants qu'ils demandent de mettre la partisanerie de côté pour arrêter des politiques néfastes.

    Glory! Alleluia! monsieur Harper nous a enfin montré le fond de sa pensée. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 3 décembre 2008 09h04
    La pertinence du Bloc
    « Monsieur Harper parle de la «faiblesse de la coallition qui est dirigée par un parti qui a obtenu le plus faible résultat de son histoire lors des dernières élections, et son chef a un pied dans la porte.... Avec moins de députés que les conservateurs, il dépendrait entièrement du Bloc, non seulement pour sa survie, mais pour faire adopter son menu législatif.»

    N'est-ce pas dans cette optique que le gouvernement Harper a cru coincer l'opposition mais devient l'arroseur arrosé? Ce gouvernement a l'audace de se comporter comme s'il était majoritaire.

    En 2004 Steven Harper par son accord corroborait la légitimité de ce qu'il dénonce aujourd'hui. De plus, il n'a pas le même discours lorsqu'il justifie sa position en anglais.

    «Avec moins de députés que les conservateurs, la coallition dépendra entièrement du Bloc, non seulement pour sa survie, mais pour faire adopter son menu législatif.»

    N'est-ce pas ce qui dérange les conservateurs? Ses adversaires tentent de faire croire en vain à la vulnérabilité du Bloc. Quelle contradiction!

    Les électeurs du Bloc ne se sentent pas trahis. Au contraire, loin de là. La confiance que nous avons en la pertinence du Bloc à Ottawa est justifiée une fois de plus. Que les adversaires cessent de jouer à la vierge offensée! En particulier Mario Dumont. Qu'il cesse de faire de l'opportunisme politique. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 3 décembre 2008 09h05
    La pertinence du Bloc
    « Monsieur Harper parle de la «faiblesse de la coallition qui est dirigée par un parti qui a obtenu le plus faible résultat de son histoire lors des dernières élections, et son chef a un pied dans la porte.... Avec moins de députés que les conservateurs, il dépendrait entièrement du Bloc, non seulement pour sa survie, mais pour faire adopter son menu législatif.»

    N'est-ce pas dans cette optique que le gouvernement Harper a cru coincer l'opposition mais devient l'arroseur arrosé? Ce gouvernement a l'audace de se comporter comme s'il était majoritaire.

    En 2004 Steven Harper par son accord corroborait la légitimité de ce qu'il dénonce aujourd'hui. De plus, il n'a pas le même discours lorsqu'il justifie sa position en anglais.

    «Avec moins de députés que les conservateurs, la coallition dépendra entièrement du Bloc, non seulement pour sa survie, mais pour faire adopter son menu législatif.»

    N'est-ce pas ce qui dérange les conservateurs? Ses adversaires tentent de faire croire en vain à la vulnérabilité du Bloc. Quelle contradiction!

    Les électeurs du Bloc ne se sentent pas trahis. Au contraire, loin de là. La confiance que nous avons en la pertinence du Bloc à Ottawa est justifiée une fois de plus. Que les adversaires cessent de jouer à la vierge offensée! En particulier Mario Dumont. Qu'il cesse de faire de l'opportunisme politique. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 09h05
    Que veut le Bloc
    « QUE VEU LE BLOC, DURAND LA CAMPAGNE ILS NOUS ONT FAIT VOTER POUR UN GOUVERNEMENT CONSERVATEUR MINORITAIRE ET CONTRE LES LIBÉRAUX. BLOQUONS HARPER ILS DISAIENT, ILS ONT EU CE QU'ILS VOULAIENT. MAINTENANT ILS VEULENT S'ASSOCIER AU LIBÉRAUX ET AU NPD. QUE VEULENT-ILS ?

    TOUT CE QU'ILS VEULENT C'EST LEUR PENSION CAR ILS SONT DES CASTRATS »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 09h06
    Laissons le temps agir.
    « La meilleure solution est maintenant d'abroger la session, et remettre le tout à la fin janvier. Cela laissera le temps à tous de bien dormir sur ce qui se passe.
    Un, au parti libéral de réaliser que de s'associer avec le Bloc peut être pire que de vivre avec Harper pendant un an.
    Deux, au souverainiste qui salive de joie à la pensée d'avoir un vrai pouvoir à Ottawa de réalisé que ce qu'a signé le Bloc est presqu'un chèque en blanc, il a signé pour 18 mois son vote à tous les budgets ou énoncé financier et obtenu en retour qu'il soit consulté. Que veut dire consulté ? Demander avis, mais ne pas nécessairement agir sur cet avis. Et ce qui a attrait au autre projet il dit que ce sera au cas par cas. Et comme les conservateurs ne voteront jamais avec cette coalition même si elle voudrait crée une journée Harper. La haine est trop profonde maintenant les plaies vont prendre beaucoup de temps à guérir.
    Ce qui serait bon c'est que Harper reste, et je crois qu'il a eu sa leçon et va maintenant coopérer, que le NPD et le parti libéral se fusionne sous le nouveau chef et que l'on retourne en élection à l'automne prochain.
    Et que cette fois la que les Québécois réalise que voter Bloc ne sert à rien d'autre que laisser le pouvoir à un gouvernement très instable. »

  • Jean-Pierre Aubry
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 09h08
    Des débutés de bas niveau ???
    « Des débutés de bas niveau ???

    Dans une démocratie moderne, tous les citoyens sont égaux et ont droit à leur opinion. Tous les candidats qui se présentent comme député d'une circonscription sont égaux en tant que citoyen. Tous les débutés élus sont égaux. À la chambre des Communes et à l'Assemblée nationale, tous les députés ont un vote de valeur égale.



    Un député peut avoir une opinion totalement différente d'un autre député, mais il doit un certain respect minimal à ce dernier comme individu et comme le représentant d'une circonscription élu démocratiquement. Ne pas donner ce respect minimal au député, c'est aussi ne pas donné ce respect minimal aux citoyens de cette circonscription.



    Pourtant, à écouter les commentaires qui « démonisent » les députés élus qui ont choisi de former ou de supporter un gouvernement de coalition, notamment les députés du Bloc québécois, on se demande si les personnes qui lancent de tels commentaires, accordent ce respect minimal et croit en l'égalité des députés et dans une démocratie où tous les citoyens ont un vote. Dans une démocratie, il n'y a pas de citoyens de deuxième zone et de débutés de deuxième zone. Il n'y a pas un groupe de députés qu'on qualifierait « d'intouchables ».

    Jean-Pierre Aubry »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 09h11
    M, Beauchemin
    « Si vous avez voté Bloc juste pour ne pas avoir les conservateur majoritaire, vous auriez du vous douté que ce parti séparatiste se servirait de votre vote pour promouvoir sa cause. Jamais ils admettront que pas tous leurs commettants (37%) sont souverainiste.

    Vous auriez du voter Libéral ou NPD ou Vert au pire. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 09h15
    Pourquoi l'unité nationale à ce moment-ci
    « Pourrais-t-on m'expliquer l'avantage que pourraient bien tirer les conservateurs de s'attaquer aux bloquistes? Advenant des élections, qui Harper va-t-il convaincre avec l'épouvantail séparatiste? Les québécois? Ça m'étonnerait. L'ouest vote déjà pour eux. Reste l'Ontario qui me semble boucoup plus préoccupé par ce qu'il n'y a pas dans le budget que par l'unité nationale.

    God save the Queen! »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 3 décembre 2008 09h21
    @ monsieur Donald Bordeleau
    « Oui monsieur Bordeleau. Mais, ce qui est fort dérangeant dans ce système parlementaire colonialiste archaïque, c'est que la gouverneure générale Michaëlle Jean, quoique non élue, ait le pouvoir de décision sur une majorité d'élus.

    C'est pourtant elle qui aura le dernier mot. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 09h52
    Merci de nous rappeler ce qu'a fait Harper en septembre 2004
    « Mme Cornellier,

    Merci de nous rappeler cette missive signée, en septembre 2004, par Harper, Duceppe et Layton invitant la gouverneure-générale de l'époque, Adrienne Clarkson, à envisager une union des trois partis d'opposition (PC, BQ et NPD) pour remplacer un gouvernement libéral défait en Chambre.

    Donc, le premier ministre actuel est assez mal placé pour dénoncer l'alliance conclue cette semaine par les partis adversaires !

    Plus j'y pense, plus j'en viens à la conclusion que Stephen Harper n'a cherché, avec son énoncé économique qu'une seule chose : provoquer l'opposition afin de dissoudre la Chambre et, ainsi, retourner en élections. Harper, n'a pas - comme il le souhaitait tant - obtenu une majorité de sièges, le 14 octobre, et est bien décidé à prendre tous les moyens pour y parvenir à nouveau ! »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    mercredi 3 décembre 2008 09h57
    brebis
    « Place aux petites brebis Dolly de Stéphane Dion.
    Les clonages politiques ont parfois des effets bien surprenants.... »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 10h00
    Pourquoi supporter le difficile et l'inutile ?
    « Qu'attendez-vous maintenant de ce plusse beau pays uni par les souverainistes ?

    L'Indépendance du QUÉBEC est PRÉSENTE.

    Valdor Lagacé-Gallanr »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 10h01
    Comme les autres têtes carrées
    « Comme les autres premiers ministres du Canada avant lui, Harper proclame que jamais un parti ne pourrait gouverner le pays en s'appuyant sur les « séparatistes ». Comme les autres avant lui, et sans aucun doute après lui, il méprise ainsi au plus haut point près de la moitié de la population du Québec pour laquelle la souveraineté est une cause parfaitement légitime.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • JM
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 10h01
    Tandis que monsieur Harper devrait faire un peu de recul constructif dans tout ça, Stéphane Dion aurait dû démissionner après les récentes élections pour passer le relais à un autre.
    « Avec ce qui se passe présentement à Ottawa, Stéphane Dion est encore comme dans un conte de fée a lutter contre ses propres démons. Les démons qui l'habitent présentement lui donnent une image de lui qui n'est pas lui. Monsieur Dion, puis-je vous faire la suggestion de vous retirer honorablement de la course.

    Monsieur Harper, lui aussi est en lutte contre ses propres démons. J'en parle dans deux autres texte du Devoir d'aujourd'hui. Monsieur Harper, à vous je fais la suggestion suivante : essayez de vous détacher un peu de ce que vous vivez présentement; sinon vous en sortirez perdant, vous et aussi toute la population canadienne, d'un point de vue social.

    JM »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 10h05
    Le plan vert - prise 2
    « Dion ayant été répudié avec son plan vert lors de l'élection et démis de ses fonctions de chef de son parti prenant effet en mai prochain remet ca.

    Dans le texte de l'entente de la coalition, on retrouve le plan vert qui a fait sa perte. Est-ce la bonne façon de colmater la crise économique ? J'en doutes et vous ??? »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 10h07
    À Claude Archambault
    « Que veut le Bloc ? Défendre les intérêts des Québécois, au besoin en s'alliant à un parti qui a juré sa perte. Vous avez nous servir les arguments les plus tordus pour démoniser le Bloc, vous allez, j'en suis sûr, tirer profit bien volontiers des avantages que votre parti « maudit » vous gagnera. À moins bien sûr de déménager à Ottawa.
    Roland Bergerà
    St-Thomas, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 10h16
    Au Québécois 34
    « Nomme-toi ou tais-toi. Nous vivons en démocratie au cas où personne ne le l'aurait dit.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • André Chamberland
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 10h25
    Le CHEF du gang de rues "Les BLEUS" à Ottawa
    « Je rends hommage à monsieur Harper, CHEF des BLEUS à Ottawa pour son aide à provoquer l'indépendance du Québec. S'il restait encore des Québécois qui croyaient`a l'UTOPIQUE FÉDÉRALISME CANADIEN, il n'y en aura plus maintenant.
    Vite un pays du Québec ! »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 10h44
    Seul le Parlement est légitime et souverain!
    « Faire un changement de Gouverneur Général (tel que proposé par des conseillers de l'Ouest) pour s'assurer d'une décision favorable aux Conservateurs est illégal puisque le gouvernement de Harper n'existe pas encore, n'ayant pas eu de vote favorable depuis les élections. Ce n'est qu'un gouvernement virtuel sans pouvoir.

    Tenter de changer de Gouverneur Général s'apparenterait à une sorte de COUP D'ÉTAT.

    Sommes-nous en train d'assister à la formation d'une dictature!?! Ha! Ha!

    Proroger n'est pas non plus une option, le gouvernement Harper n'étant que virtuel, sans pouvoir. De plus, le Gouverneur Général aurait à prendre une décision politique, ce qui va à l'encontre de la neutralité de sa fonction.

    De voir comment Harper s'accroche à son poste me fait peur. Il a perdu toute crédibilité et la seule option qu'il lui reste est de s'accrocher à tout prix, comme un enfant gâté qui crie, s'enfonçant encore davantage.

    Le seul espoir est que quelqu'un de son entourage lui fasse comprendre que la chose sage à faire est de s'en remettre à la Chambre des Communes et ainsi après avoir présenté son nouveau programme et demandé le support de son gouvernement, se soumettre aux votes et, se retirer honorablement en cas défaite. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mercredi 3 décembre 2008 10h55
    Que veut Harper exactement?
    « Il savait sûrement à quoi il s'exposait avec ce budget. Peut-être a-t-il pensé que Dion s'écraserait encore une fois mais il n'ignorait pas l'ampleur de l'attaque qu'il lancait contre l'opposition, qui commandait une réponse certaine. Je pense qu'il cherchait l'affrontement pour retourner en élections puisqu'insatisfait des derniers résultats. »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 11h02
    Dangereux dérapage!
    « La question de l'unité nationale arrive par le flanc gauche et n'avait rien à faire avec cette histoire. Harper a fait une erreur monumentale et on est en droit de se demander pour quelle raison il a choisi de plonger le pays dans le chaos - a-t-il perdu l'esprit? Cette erreur est, en soi, irréparable car non seulement lui et son parti ont perdu la confiance de la Chambre mais aussi d'une grande partie de la population.

    Ceci dit, il choisit d'essayer de sauver sa peau sur le dos des Québécois et ça c'est extrêmement dangereux. Le Bloc ne représente pas tous les Québécois c'est vrai mais en temps de crise les subtilités ne font généralement pas partie du portrait. De plus, le Bloc représente quand même une portion importante de Québécois qui croient à la souveraineté, qui est une option politique très valable et démocratique.

    En démonisant le Bloc et les souverainistes, il se trouve à aller chercher ce qu'il y a de plus mesquin dans le ROC et il crée de ce fait une animosité envers le Québec qui est tout-à-fait artificielle et inutile si ce n'est que pour servir ses propres fins. En cultivant cette animosité contre le Québec dans le ROC il se trouve à viser les Québécois d'une manière collatérale et leur laisse entendre que, dans son livre conservateur, ils sont des citoyens de seconde zone qui doivent payer leurs impôts à Ottawa mais qui n'ont pas droit à la représentation au Parlement. En fait il pousse les Québécois à n'avoir de choix que de quitter la fédération.

    Harper montre toute son hypocrisie lorsqu'il parle de la nation québécoise - c'était évidemment purement électoraliste et il comptait sur ça pour augmenter son nombre de députés au Québec et atteindre la majorité. Il sait maintenant que ça n'arrivera pas, du moins pas avec le Québec, et choisit de diviser le pays pour aller chercher la majorité dans le ROC. La machine de propagande à la Goebbels est maintenant en marche pour aller chercher cet appui et pour le maintenir au pouvoir malgré le fait que la «coalition» représente en fait la grande majorité des Canadiens.

    Harper démontre donc que rien ne va l'arrêter pour garder le pouvoir et imposer son programme de droite, qui a montré son vrai jour jeudi dernier en s'attaquant aux femmes avec l'équité salariale, au droit de grève et à la démocratie avec le financement des partis politiques. Ça commence à sentir le fascisme à plein nez... »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 11h26
    Monsieur Archambault écrit gros...et pense gros
    « Ses lettres majuscules sont là pour nous aider à mieux saisir son point de vue, à moins qu'il ait accroché son capslock

    Je salue son effort et son souci de mieux nous faire comprendre.

    Un petit aparté sur la castration ensuite. Si la castration permet de prendre un retraite dorée, je me contenterai de la prendre plus tard.

    Il n'en reste pas là, un autre courriel, pédagogique celui-ci nous parle de haine et nous explique que les Québécois qui ont voté comme des imbéciles pour le Bloc vont finir par réaliser l'ampleur de leur étourderie.

    MERCI POUR VOS GROSSES LUMIÈRES.

    ON A BESOIN DE GENS COMME VOUS POUR AIDER LE BLOC À PROMOUVOIR LA CAUSE SÉPARATISSE

    .... »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 12h07
    Qui a raison ?
    « Monsieur Harper avec son intransigence anti-Québec ?
    Monsieur Dion qui non-élu dans son propre parti veut le pouvoir ?

    Monsieur Layton et le NPD que les électeurs ont toujours tenus loins du pouvoir ?

    Monsieur Duceppe qui avait une belle occasion de faire jouer sa carte de la balance du pouvoir ?

    Pour moi aucun de ces personnages ne vole très haut !

    Maintenant ils peuvent dire n'importe quoi, je ne veux plus rien entendre d'un seul d'entre eux. Seulement les élections provinciales comptent encore un petit peu; et encore, quand il y a une crise économique qui s'installe on ne déclenche pas une élection.

    C'est une bande de *!?%$*%" . »

  • Eric Allard
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 12h36
    Stephen Harper n'est déjà plus Premier Ministre
    « Que celà plaise ou non aux électeurs de l'ouest (et à Mario Dumont), Harper n'est plus Premier Ministre du Canada, il n'en porte maintenant que le titre honorifique.

    Constitutionnellement, pour être Premier Ministre, il devrait avoir l'appui de la majorité des parmementaires. Comme ses efforts pour se mettre la chambre des représentants à dos a mieux réussi qu'il ne l'imaginait, il ne lui reste plus qu'à résigner et laisser la Gouverneure Générale décider des la marche à suivre.

    Eric Allard »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 12h46
    Vivement le PQ au pouvoir!
    « Il ne faut surtout pas l'oublier, le Québec est pleine campagne électorale. Et après m'être fait traiter de traître,
    hier par un certain Harper et son groupe (dans lequel il
    y a bien quelques québécois de souche). Donc, le 5 décembre
    tenons-nous debout, et votons tous ensemble pour la souveraineté. C'est la seule et unique façon de leur montrer
    que nous ne sommes pas des pleutres et que nous avons du coeur au ventre. Il n'y aura jamais rien à faire avec le ROC.
    Il ne veut pas de nous et nous pouvons très nous arranger sans lui.
    Vivement madame Pauline. Vivement l'indépendance et le calme
    dans notre pays et dans celui du Canada.
    Réjean Grenier »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 13h11
    Bien Le Québécois 34.
    « On veut vous taire ou alors vous devez donner votre identité, une fausse cela suffira à faire taire ceux qui vous demande de vous taire de manière très démocratique. La vérité n'existe plus alors vous avez tout à fait le droit de vous nommer comme vous le faites car nous sommes en démocratie. Vrai ou faux nom, c'est pareil. Bien votre analyse en passant. Au moins vous vous êtes au Québec, il semble pas comme d'autres. Merci. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 13h12
    Le Bloc est parfaitement logique
    « Il veut sortir le Québec du Canada, et une façon de le faire c'est de dynamiter le Canada. Donc, le Bloc dynamite, on peut pas lui reprocher de faire ce qu'il a toujours promis de faire. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 13h49
    Résister à la politique d'intimidation PC, ADQ ou PLQ en se tenant debout
    « Harper Pratique une terreur idéologique et braque le nationalisme white anglo saxon protestant contre les Québécois pendant qu'il se sert de ses députés marionnettes du Québec pour tenir un discours contraire. Harper qui a lancé cette crise et qui use de l'intimidation montre son vrai visage d'anglo-saxon fanatique et dangereux.

    Quant à Dumont qui ne sait plus que son principal adversaire est Charest, il ne fait que démontrer comment son parti n'est qu'une émanation de celui des conservateurs alliancistes. Dumont est autant manipulateur que Harper et tous deux se sont trouvés une cause commune celle de sauver leur peau de démagogues réactionnaires.

    Charest joue à l'homme invisible ou presque tentant de se faire élire profitant de l'effet de crainte existant chez une partie de la population effrayée.

    Les électeurs progressistes souverainistes en comprenant le caractère exemplaire du Bloc doivent se mobiliser et aller voter pour le PQ lundi pour empêcher l'alliance informelle PC,ADQ et PLQ de s'imposer au Québec. La situation fait penser à celle du coup de la Brink's en 1970. »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 13h58
    @ Claude Archambault
    « Vous rendex vous compte de l'ineptie de vos commentaires et surtout que vous méprisez , ce faisant,la majorité de vos concitoyens? »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 14h41
    Des collégiens au travail
    « Ce qu'il y aurait d'intéressant dans un gouvernement de coalition, c'est qu'il forcerait les collégiens versés dans les débats oratoires sans fin à se mettre au travail pour leur pays, avec à leur tête un ancien gauchiste, un gauchiste actuel et un universitaire éthéré. Cette situation ne manquerait pas de les grandir à la hauteur de leurs idéaux.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 15h37
    Le spectre de 82
    « J'écoutais les gens de l'Ouest hier soir à la télévision, déçu du contrôle que les Québécois voulaient indirectement sur le gouvernement canadien, eux qui ont voté contre les Conservateurs. Il est triste de voir une toile de méandres constitutionnels qui s'est tissée depuis 1982 et qui revient hanter le Canada en plein milieu d'une crise économique mondiale où, malgré tout, le Canada ne se sort pas si mal. De l'expérience, c'est l'image de Harper qui est salie et celle de Dion qui s'améliore. Aux Canadiens récents qui découvrent le visage déchiré du Canada et qui se demandent pourquoi il y a des séparatistes au Québec, le 400e anniversaire de Québec donne un début de réponse. Qu'on soit d'accord ou non, les partis souverainistes représentent une frange de la population qui est toujours canadiennne et ne peut être ignorée. Ceux qui, au non de l'unité canadienne, veulent les ignorer, sont les premiers fossoyeurs du Canada. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 17h21
    Insinuation dégueulasse
    « Oui, j'ai demandé au Québécois 34 de se nommer ou de se taire. Oui, je ne suis pas du Québec, comme vous l'insinuez sans trop vous aventurer, comme d'habitude. Je vis en Ontario de façon temporaire, m'y étant trouvé un emploi pour renflouer mon maigre revenu provenant d'Ottawa et de Québec. Voilà qui vous enlève l'occasion de me traiter d'hostie de bs.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Simon Garneau
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 17h23
    Un peu de cohérence, s'il vous plaît.
    « Actuellement, on lit et entend toute sorte d'opinions plus ou moins éclairées concernant la situation à la chambre des communes à Ottawa.

    En réalité, on oublie trop souvent que selon les règles du système parlementaire actuel, les électeurs choisissent des députés, qui par la suite s'entendent pour désigner un gouvernement, incluant le premier ministre. La légitimité du gouvernement provient donc de l'assemblée des députés et non pas l'inverse.

    En tout temps, une majorité de députés peut se concerter en toute légitimité pour désigner d'autres personnes, pour former le gouvernement. Le fait que des députés soient pour la plupart regroupés sous forme de partis politiques n'y change rien.

    De plus, les députés sont tous égaux et légitimes, quel que soit le parti politique auquel ils appartiennent. Mettre en doute ces principes fondamentaux, comme le font les conservateurs et leurs partisans, est une dangereuse dérive antidémocratique et peut conduire à une dictature.

    Si l'on veut que la légitimité du chef du gouvernement lui vienne du peuple au lieu de l'assemblée des députés, on devra d'abord obtenir une modification de la Constitution pour qu'il soit élu directement par la population. En attendant, on devra vivre avec le système actuel. La plupart des autres arguments ne sont que des élucubrations partisanes.

    Simon Garneau
    Québec »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 17h24
    À Réjean Grenier
    « Le vote, c'est le 8 décembre, au cas où tu voudrais que le tien soit compté. Je t'envie. En séjour temporaire en Ontario, je ne pourrai faire compter le mien.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jean-Louis Ostrowski
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 20h40
    sagesse
    « Les commentaires de certains me semblent à côté du sujet. Lao-Tseu, ou un autre chinois, aurait dit "quand le sage montre le ciel, l'imbécile regarde le doigt".
    La coalition a, je pense, une raison d'être beaucoup plus simple et profonde que les sombres calculs politicards que certains leur prêtent. Le discours sur le "budget" est une dérive fascisante qui heurte les valeurs fondamentales de la majorité des canadiens qui sont centristes, gauche et droite confondues. Dès lors libéraux, NPD et bloquistes se devaient, en toute conscience, de faire front pour défaire ce gouvernement au delà de leurs divergences. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 21h49
    Qu'est-ce qu'un coup d'État?
    « Un coup d'État c'est un gouvernement qui est au pouvoir et qui refuse de respecter les règles normales du système démocratique. Ainsi, M. Harper refuse de reconnaître que la confiance de la Chambre des communes constitue la fondation nécessaire et ultime de la base de notre démocratie. »

  • Louis Carrier
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 21h58
    Le racolage !
    « Avez-vous écouté Harper ce soir ? Son ton me rappelait le racolage des respectueuses sur la rue Saint Paul !! Et en français ,il dénonçait les quarante neuf députés que les québécois ont démocratiquement élus ! Donc ,il faudra se préparer à une prochaine élection qui se fera sur le dos des "séparatistes" qui n'ont pas les mêmes droits que les autres députés même s'ils font partie du parlement canadien ! Et ,de plus ,Harper ose parler d'unité nationale ! C'est vraiment ce soir qu'il a enlevé son masque et démontré qu'il n'était qu'un allianciste déguisé et que tout ce qu'il a pu raconter aux Québécois depuis deux élections , n'était que du baratin de maison close ! »

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