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La coalition fonce vers le pouvoir

2 décembre 2008  Canada
Les chefs Jack Layton, du NPD, Stéphane Dion, du Parti libéral, et Gilles Duceppe, du Bloc québécois, ont scellé hier à Ottawa un pacte visant à créer un gouvernement de coalition.
Photo : Agence Reuters
Les chefs Jack Layton, du NPD, Stéphane Dion, du Parti libéral, et Gilles Duceppe, du Bloc québécois, ont scellé hier à Ottawa un pacte visant à créer un gouvernement de coalition.
Ottawa — Alors que la coalition libérale et néodémocrate a pris une forme définitive hier et a choisi Stéphane Dion pour chef, le premier ministre Stephen Harper a plaidé pour un sursis. Il invite les trois partis d'opposition à attendre le dépôt du budget avant de renverser son gouvernement minoritaire. D'ici là, les conservateurs entendent gouverner en soupesant leurs options, non révélées pour l'instant.

L'atmosphère était survoltée hier à Ottawa, tout le monde ayant l'impression de vivre des moments historiques. D'abord, les trois candidats au leadership libéral — Michael Ignatieff, Bob Rae et Dominic LeBlanc — se sont présentés devant la presse ensemble, souriants, pour annoncer que le caucus appuyait unanimement leur chef Stéphane Dion tandis que la course suivra son cours normal. Si le plan fonctionne, alors M. Dion sera premier ministre jusqu'au 2 mai 2009, quand un successeur lui sera choisi. Si certains libéraux sont mal à l'aise devant cette perspective, aucun ne l'a laissé paraître.

Au terme d'une journée riche en tractations, le Parti libéral, le NPD et le Bloc québécois en sont arrivés à un accord définitif par lequel ils s'engagent à offrir un gouvernement tout en économie.

«Aujourd'hui, mes chers concitoyens, j'ai informé son excellence la gouverneure générale du Canada, la très honorable Michaëlle Jean, de l'accord entre les partis d'opposition, a déclaré M. Dion. Compte tenu des difficultés économiques auxquelles les concitoyens sont confrontés et du fait que l'élection a eu lieu il y a deux mois, j'ai respectueusement recommandé à son excellence qu'elle devrait à la première occasion exercer son pouvoir constitutionnel et inviter le chef de l'opposition officielle à former un gouvernement de collaboration avec l'appui des deux autres partis d'opposition.»

Pas de gain pour la nation

Les trois chefs, Stéphane Dion, Jack Layton et Gilles Duceppe, ont procédé à la signature officielle de l'accord les liant, jusqu'au 30 juin 2011 dans le cas des deux premiers, un an plus tôt dans le cas du chef bloquiste. «Si nous n'avons pas accepté de soutenir la coalition au-delà de cette date, c'est que nous n'avons pu nous entendre sur un geste concret de reconnaissance de la nation québécoise», a expliqué M. Duceppe.

Pendant la première année, M. Duceppe s'engage à ne pas déposer de motion de censure et à ne pas appuyer celles qu'une opposition conservatrice serait susceptible de présenter. Le Bloc québécois s'engage aussi à voter en faveur des budgets et des discours du Trône du gouvernement pendant la période visée. L'accord pourra être prolongé. En outre, comme la formation souverainiste ne fait pas partie du gouvernement de coalition, un mécanisme permanent de consultation sera mis sur pied.

Comme cela a été révélé hier, le cabinet sera composé de 24 sièges, dont 6 provenant du NPD. M. Dion a précisé que rien ne l'empêcherait de nommer à son cabinet l'un ou l'autre des prétendants au trône libéral. «Il y a amplement de précédents de ministres qui ont été dans une course à la chefferie», a rappelé Dominic LeBlanc. «Quand John Turner est devenu chef, Jean Chrétien était un ministre important dans le cabinet.» L'accord prévoit aussi que ce sera le chef libéral, grand dirigeant de cette coalition, qui procédera aux diverses nominations (au Sénat par exemple) après consultation de son homologue du NPD.

Coût imprévu

La coalition s'engage à accélérer les investissements en infrastructures, à offrir de nouveaux crédits pour des projets municipaux, comme le transport en commun ou l'eau potable, à construire de nouveaux logements, à investir dans les secteurs manufacturier, forestier et automobile. Elle s'engage aussi à modifier la loi sur l'assurance-emploi de manière à créer une caisse autonome s'autofinançant. Les deux semaines de carence imposées aux chômeurs seront aussi abolies, un gain pour le Bloc. La coalition n'annulera pas les réductions d'impôt aux entreprises que Jack Layton avait prises en grippe pendant la campagne électorale.

Enfin, la coalition s'engage à restaurer les fonds des agences de développement économique régional et les 45 millions de dollars supprimés en culture et renoue avec le protocole de Kyoto. Un système d'échange de crédits d'émission de gaz à effet de serre sera mis en place et 1990 sera utilisée comme année de référence aux fins de calcul des réductions. M. Dion n'ira pas de l'avant avec sa taxe sur le carbone. Quel sera le coût de toutes ces mesures? Impossible de le savoir hier, pas plus que la hauteur du déficit qui s'ensuivrait sûrement.

Un comité de sages économiques devrait être mis en place, composé des anciens ministres libéraux fédéraux des Finances Paul Martin et John Manley et des anciens premiers ministres provinciaux Franck McKenna (libéral du Nouveau-Brunswick) et Roy Romanow (néodémocrate de la Saskatchewan).

Respirons par le nez!

Tout de suite après la conférence de presse des trois chefs en fin de journée, le gouvernement conservateur a dépêché les ministres James Moore (Patrimoine) et Jim Prentice (Environnement) pour demander à tout le monde de «prendre du recul, prendre une grande respiration et faire une pause». «Je viens juste de parler au premier ministre et la situation est très, très sérieuse», a poursuivi M. Prentice sur un ton trahissant la panique.

M. Prentice a soutenu que le gouvernement «considérerait toutes les mesures raisonnables» pour empêcher cette coalition de se matérialiser, sans qu'il fournisse d'exemple pour l'instant. Les conservateurs estiment qu'il s'agit d'un «coup d'État» puisque les citoyens n'ont pas voté pour une telle coalition, d'autant plus que les libéraux et le NPD avaient rejeté l'idée d'une telle coalition en campagne électorale. Les partis d'opposition doivent retourner aux urnes pour obtenir un mandat, selon M. Harper.

Pendant la journée, les conservateurs avaient eux aussi tenu une rencontre extraordinaire de leur caucus. Les visages étaient longs à la sortie. «C'est inacceptable, a lâché Christian Paradis, lieutenant pour le Québec. [Les partis d'opposition] font preuve d'intransigeance extrême. On voit que c'est un coup fourré préparé d'avance. On fait preuve d'ouverture, on est prêts à faire des compromis, mais ils font toujours la sourde oreille.»

Le Parti conservateur estime en outre que l'alliance avec un parti souverainiste est insoutenable. «C'est un pacte avec le diable», a lancé le ministre des Finances à la Chambre des communes, Jim Flaherty. M. Harper, à qui on reproche d'avoir été beaucoup moins rigide envers le Bloc lorsqu'une coalition similaire avait été envisagée en 2004, a déclaré que «ce parti [le sien] ne va jamais considérer une coalition avec le Bloc québécois».

La gouverneure générale, en visite en Europe, n'est toujours pas sur le chemin du retour et doit revenir le samedi 6 décembre, deux jours avant le vote fatidique. Tout indique, par la déclaration de M. Dion et les réponses de M. Harper à la Chambre, qu'une campagne de persuasion a été lancée à son égard. Car malgré quelques rares précédents, rien ne garantit que Michaëlle Jean, au lieu de dissoudre le Parlement, acceptera la coalition proposée. Lorsqu'on a demandé au ministre Moore si le premier ministre avait parlé à Michaëlle Jean, il a seulement indiqué que «le premier ministre fera une déclaration plus tard à ce sujet».

Attendre le budget

Toute la journée, les partis d'opposition ont répété que le lien de confiance nécessaire entre un gouvernement minoritaire et son opposition était rompu et qu'il n'était plus possible de retourner en arrière. À la période de questions, les Dion, Duceppe et Layton ont tous trois ouvert le bal en remettant en question la légitimité du gouvernement. Le mot «confiance» se retrouvait dans chacune de leurs questions. «Le premier ministre croit-il encore jouir de la confiance de cette chambre?», a demandé M. Dion.

Stephen Harper n'a pas répondu directement, accusant ses adversaires de s'adonner au «plus gros jeu politique de toute l'histoire canadienne». Il demande plutôt un sursis. «Mon avis personnel est qu'on devrait attendre au moins le budget pour déterminer l'avenir d'un gouvernement récemment élu par la population canadienne», a déclaré M. Harper.

Le vote de confiance décisif doit en théorie se tenir lundi soir. Le scénario d'une prorogation du Parlement jusqu'en janvier, pour éviter ce vote, a circulé toute la journée hier, même si le principal expert en parlementarisme, Ned Franks, confiait au Devoir dimanche qu'à son avis, la gouverneure générale ne le permettrait pas. Les libéraux étaient d'ailleurs outrés à cette perspective. «Ce serait de faire fi du Parlement», a déclaré la députée Martha Hall Findlay.

M. Layton a d'ailleurs fait allusion à ce scénario en conférence de presse. «Monsieur le premier ministre, votre gouvernement a perdu la confiance de la Chambre. Il sera défait à la première occasion. Je vous invite à accepter cela avec grâce, à accepter votre nouveau rôle à la Chambre des communes et à accepter le verdict de vos collègues.»






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  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 2 décembre 2008 00h35
    cultûre
    « Et si c'était cela la souveraineté cultûrelle selon Pauline finalement? C'est-à-dire aller se promener à Ottawa avec des plumes de paon au derrière juste pour le show? »

  • Jules Guitard
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 00h53
    Le Figaro.fr
    « Je vous réfère au titre suivant:

    Canada: Dion dirigera la coalition

    C'est paru sur la colonne Flash de droite vers 22:00, mais c'est disparu depuis. La copie imprimée de ce matin devrait faire état de l'article en question, une primeur européenne... si j'avais votre email, je pourrais vous faire parvenir la copie que j'ai préservée en hyperlien. »

  • Georges Allaire
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 02h06
    Perte de confiance?
    « Voter Duceppe, c'était voter Dion. Amusant, n'est-ce pas?

    Voter Bloc, c'était appuyer celui qui ne croyait pas au déséquilibre fiscal, à la baisse de la taxe de vente fédérale et même à la nation québécoise. Il aura finalement eu raison de se proclamer plus nationaliste québécois que les souverainistes.

    Et l'on parle de perte de confiance? En qui, hihi (pour la rime)? »

  • Jean-Philippe Delorme
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 04h25
    @ Yvon Roy
    « Pas fort. Il y a des limites à être "contrarié". Respirez par le nez M. Roy. »

  • Yves Côté
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 04h43
    Le retour du véto québécois...
    « Si je comprend bien ce qui se passe, Nous assistons au retour inattendu du véto québécois à Ottawa, mais en version hors-constitution à tendance électorale ?
    C'est Trudeau qui doit se retourner dans sa tombe de cette preuve par trois que pour fonctionner avec un minimum d'équilibre et d'intelligence, le Canada doit assurer à la nation du Québec son existence propre ! Sans parler des aigreurs d'estomac que doivent en ressentir ses amis de toujours.
    Finalement, l'occasion sera la bonne de montrer ce que pourrait faire une véritable con-fédération de nations indépendantes et liées par la volonté politique de leurs peuples respectifs.
    Dommage qu'il y manque les Innuits et les Amérindiens... »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 06h37
    Le père de la clarté couronné par le diable séparatiste
    « Dion est rentré en politique pour une seule et unique raison: écoeurer les séparatistes. Pourtant, dans sa folle jeunesse sur le bord du Cap Diamant, Stéphane faisait du porte à porte pour le PQ à René. Il a même voté OUI en 1980. Il avait 25 ans, ce n'était plus une crise d'adolescence ou une erreur de jeunesse. C'était la conviction d'un maitre en sciences po.

    Une fois prof à l'UdM, Dion est devenu soudainement et mystérieusement ultra-fédéraliste. Une sorte de conversion soudaine à la Ti-Guy Bertrand, fruit d'une frustation spontanée et inopinée. Une crise contre la famille ou les collègues du département? Quelle mouche a pu bien piquer le pied de Sillery pour qu'il vire au rouge feu? Faudra attendre la publication des mémoires.

    C'est Tante Aline qui l'a repêché. Elle l'avait vu à la télé, les masses en l'air. Aline a du pif pour les ressources humaines; depuis le temps qu'elle est là à observer en silence tout ce qui gravite autour de son homme, qui watche tous les couteaux qui frôlent constamment son dos meurtri. Chrétien, qui écoute toujours sa femme (c'est un homme de son époque...), l'a pris dans son cabinet, avec son sac d'école de maternelle.

    Rapidement Dion s'est mis à faire du zèle sur le dos des séparatistes. Il en mangeait matin, midi, et jusqu'à tard le soir. Même la nuit il se levait pour les hair. On imagine que la blessure devait être profonde contre les anciens collègues pour déclencher autant de autant de hargne, autant de haine chez le pauvre nerd.

    Puis vint la pièce maitresse qui allait inscrire son nom dans les livres d'histoire: la Loi sur la Clarté, que peu d'entre nous avons lue, de peur d'avoir une violente nausée, mais qui dit en gros que la prochaine question devra être claire (comme si en 1995 on n'avait pas vu NON À LA SÉPARATION, placardé sur tous les poteaux de téléphone du Québec!) et avec une majorité claire. Majorité jamais précisée mais que l'UE a fixé à 55% pour le Kosovo nettoyé de sa minorité rébarbadive à la Kalachnikov et aux viols collectifs. Mais à 50% pour l'Irlande....(54% des 4 millions d'Irlandais, longtemps gâtés par l'UE, ont suffi pour empêcher 400 millions d'Européens d'avoir une constitution! Personne n'a questionné la clarté de la majorité.). Bref, une loi qui ne veut rien dire, mais qui permet à Tawa de jouer des mécaniques face aux chétifs séparatistes (pas trop durs à épeurer. C'est quand le dernier discours souverainiste que vous avez entendu dans votre vie? Un discours avec de la profondeur et de l'émotion? J'ai beaucoup chercher, je ne m'en souviens plus)

    Toujours est-il que Stéphane Dion, le nerd à l'anticharisme et dont la carrière politique était terminée après avoir mené son parti à la pire débâcle de son histoire -et le portefeuille ruiné par les dettes dues à un métèque- va bientot être à la tête du Grand Dominion grâce au support du roi du séparatiste, un ML défroqué qui n'a pas voté, lui, au référendum de 1980 parce que Karl Marx trouvait la révolution à Ti-Poil un peu trop bourgeoise merci.

    C'est papa Léon, éternel timoré entre le OUI et le NON, qui serait fier de fiston. Et c'est Maman Dion, qui lui a laissé sa nationalité au p'tit, qui va etre encore plus fière. Imaginez: un Français Premier Ministre du Canada et une Antillaise représente de Sa Majesté. C'est Voltaire qui va se retourner dans sa tombe!

    -------------
    Toujours est-il que le Père de la Clarté, qui nous faisait ch.. avec sa majorité claire, va devenir PM alors que 7 électeurs sur 8 au Québec n'ont pas voté pour lui

    Il a eu 859,634 gros votes au Québec, 23,7% du votes exprimés, même pas un sur quatre! Et seulement 14,5% des électeurs inscrits (5,924,244). Sept électeurs sur huit n'ont donc pas voté pour lui

    Une bonne partie de ses votes vient comme d'habitude des anglos et des allos, allergiques depuis toujours à tout ce qui est bleu. A Westmount il a fait 46,5%, NDG 44,6%, Pierrefonds 46,9%, Lac St-Louis 46,4% et à Mont-Royal, 55,6%

    Dans les comtés francos comme Chambly il a fait un ridicule 16,8%), Beauce (10,3%), Lévis (9,3%), Montcalm (14,5%) Charlesbourg 14,1%) St-Hyacinthe 13,4%. A Québec, dans sa ville natale, il a fait un gros 17,5%. Dans une semaine il sera peut-être PM du Canada


    http://enr.elections.ca/ElectoralDistricts_f.aspx »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 06h44
    À propos de collaboration
    « Une déclaration incidente de Jack Layton lors de la conférence de presse des trois chefs de l'opposition mérite de retenir l'attention. Il mentionnait que la situation actuelle de concertation et de collaboration entre des partis qui ont, certes, des points de divergence, mais peuvent travailler ensemble dans l'intérêt de tous, ressemblai à celle qui existerait si un scrutin comportant une dose de proportionnelle était en vigueur.
    Il faudrait sans doute sortir de l'oubli un autre important rapport: Un vote qui compte : la réforme électorale au Canada, de la Commission du droit du Canada, remis en 2004 au ministre de la justice Irvin Cotler, et auquel le gouvernement d'alors n'a porté aucune attention. Ce rapport et ses recommandations qui méritaient un meilleur sort, sont donc restés lettre morte. Ce document fait pourtant une analyse approfondie de la situation électorale fédérale et propose des solutions concrètes pour remédier au faible taux de participation aux élections fédérales. Rien ne s'oppose d'ailleurs à ce que les provinces s'en inspirent.
    La Commission explique dans sa préface la raison d'être de ce rapport et celle-ci concerne directement les préoccupations concernant le déficit démocratique causé par la participation électorale de plus en plus faible. «C'est par le processus électoral que les citoyennes et les citoyens confèrent aux gouvernements et aux lois qu'ils promulguent leur autorité. Ces dernières années, de plus en plus de Canadiennes et de Canadiens ont exprimé le désir que des améliorations soient apportées à notre système de gouvernance démocratique et aux mécanismes qui leur permettent de participer aux processus décisionnels gouvernementaux. Le présent rapport fait suite à des consultations, tenues par la Commission du droit du Canada, sur les défis auxquels sont confrontés le droit canadien et ses institutions. »
    Et la Commission insiste sur ce point: «Depuis une dizaine d'années, le Canada est affligé d'un malaise démocratique dont les principaux symptômes sont la baisse de confiance envers les institutions politiques, la diminution de la participation électorale, la montée du cynisme envers les politiciens et les formes traditionnelles de participation à la vie politique et le désengagement croissant de la jeunesse à l'égard de la politique.» (p. xii)
    On peut relever deux grands axes sur lesquels le rapport est construit, les systèmes électoraux, celui du Canada et ceux d'autres pays, et le choix d'un système électoral qui réponde aux besoins démocratiques d'une société moderne, avec les conséquences qui en découlent. Et la question de la participation électorale figure bien évidemment en bonne place dans les considérations de cette étude.
    Au point de départ, un fait. «Le Canada a hérité du système électoral uninominal majoritaire à un tour de la Grande-Bretagne, il y a plus de 200 ans, c'est-à-dire à une époque où des segments importants de la population canadienne, dont les femmes, les Autochtones, les personnes ne possédant pas de propriété, étaient privés du droit de vote.» Pour diverses raisons sociales, un tel système a pu avoir des avantages. Mais: «Le contexte politique, culturel et économique du Canada a grandement changé; le système électoral actuel ne tient pas compte des valeurs démocratiques canadiennes du XXIe siècle. » (p. xx)
    D'où les propositions de réforme du système électoral actuel pour que, dans toute la mesure du possible, chaque vote compte. Et ce faisant, la participation électorale pourrait s'en trouver améliorer. Car, constatent à leur tour les auteurs du rapport, celle-ci est «en chute libre depuis dix ans».
    Le rapport mentionne quelques causes expliquant le déclin de la participation électorale. Le type de scrutin en serait une. Le rapport cite un article de H. Miller: «Il n'y a aucun doute que le taux de participation désolant [à l'élection fédérale de 1997 au Canada], soit les deux tiers seulement des électeurs inscrits, est lié au fait que dans la plupart des circonscriptions, seuls un ou deux candidats avaient des chances véritables de l'emporter; les partisans des autres formations politiques étaient carrément privés de leurs droits» (Référence ci-après)
    Et fort justement, dans une étude sur la réforme du système électoral de l'Île-du-Prince-Édouard, J.A. Cousins notait: «La tendance qu'a le système à majorité relative de représenter faussement le résultat du vote populaire et sa capacité d'effacer des partis entiers (et des oppositions) bénéficiant d'un appui important de l'électorat soulèvent des questions quant à la légitimité démocratique du système.» C'est ce que les auteurs du rapport appellent un déficit démocratique: «Contrairement à l'opinion des années 1950, la tendance du système uninominal majoritaire à produire des gouvernements majoritaires est aujourd'hui considérée comme une cause importante du déficit démocratique.» (p. 71)
    Et derrière le manque de participation apparaît, ce qui est beaucoup plus grave, le déficit démocratique, qui en arrive, à la limite, à mettre en cause la légitimité des représentants du peuple et d'un gouvernement. C'est une des raisons qui explique les recommandations du rapport de la Commission du droit du Canada, qui après une étude poussée des différents systèmes électoraux de différents pays, fait les deux premières recommandations suivantes:
    «Recommandation 1
    La Commission du droit du Canada recommande de doter le système électoral canadien d'un élément de proportionnalité.
    Recommandation 2
    La Commission du droit du Canada recommande que le Canada adopte un système électoral de représentation proportionnelle mixte. »
    En plus de combler en partie le déficit démocratique, comme l'a souligné avec à-propos Jack Layton, les résultats d'un scrutin comportant une dose de proportionnelle, amènerait des partis à collaborer entre eux. Ce genre de gouvernement ne peut qu'être bénéfique pour la population canadienne, puisqu'elle oblige les partis à se concerter, à coordonner leurs efforts sur les points essentiels pour le pays et pour ses citoyens, et à arrondir les angles de leurs programmes sujets à controverse.
    Il n'est que temps de changer la politique politicienne qui a prévalu et de proposer une vision politique novatrice et réaliste dont tous ne peuvent que bénéficier, les citoyens et les partis politiques eux-mêmes. Faire de la politique autrement a dit quelqu'un dans cette conférence de presse tripartite - comme aux États-Unis avec Obama? - ne pourrait être qu'une bonne chose pour le Canada, les Canadiennes et les Canadiens. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 07h04
    La population doit trancher.
    « Je doute fort que cette coalition voit vraiment le jour. Se dessinent plutôt des élections, ce qui éviterait, entre autres, à la gouverneure générale d'être prise entre l'arbre et l'écorce. En renvoyant le tout au peuple, elle me semble suivre la voie la plus démocratique et aussi la plus respectueuse de sa fonction. Car si elle autorise cette coalition, elle divise carrément la population entre ceux qui appuient cette voie et ceux qui ne l'appuient pas. Mais elle doit demeurer neutre dans cette crise politique. Et la meilleure façon de l'être, c'est de permettre le déclenchement d'élections. Ultimement et dans les faits, c'est le peuple en démocratie qui doit mette un terme à une crise politique aussi sérieuse.

    Michel Lebel
    Ancien professeur de droit constitutionnel »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 07h44
    Circus politicus à Ottawa
    « Mais quel cirque! Bien des gens sont surexcités à l'idée de cette coalition nouvelle. Mais ont-ils vraiment réfléchi à ses chances de survie, si elle prenait le pouvoir?
    Pour ma part, ce n'est que la continuation du cirque politique nourri par une haine aveugle du Parti conservateur, sans que les trois protagonistes aient une vision ou un plan. N'oublions pas que la haine (comme la colère) est mauvaise conceillère! Remarquez, ça doit être leur fonds de commerce, en effet, il n'y a pas deux mois, ces mêmes zozos se traitaient de tous les noms et se haïssaient gaillardement.
    Je vous renvoie à l'éditorial de Lysianne Gagnon intitulé « Un putsch, rien de moins » paru dans La Presse de ce matin. Elle voit juste, cette madame! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 2 décembre 2008 07h58
    Un vrai triumvirat "Tous pour un..."
    « Un ménage à trois canadien de centre-gauche, entre le full-fédéraliste Dion et le full-souverainiste Duceppe et le full-flexible Layton. Ça rappelle le Dieu en trois personnes catholique qui ne faisaient qu'un, le Tout-puissant.

    Pourquoi est-ce que le PQ et l'ADQ n'ont pas fait la même chose au niveau provincial en avril 2007 ? M. Charest avec son parti Libéral très provincial, serait assis sur les banquettes de l'opposition depuis et on ne serait pas en élection provinciale aujourd'hui avec un CHUM en mauvaise santé. »

  • Robert Côté
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 08h25
    Tous des élus
    « Que ce soit les conservateurs élus par les provinces de l'ouest pour leurs idées d'extrême droite,ou les députés du PL,du NPD et du Bloc,tous sont nos élus. Il faut que le gouvernement ait la confiance de la chambre. M.Harper est plus habile à la confrontation et à la démagogie qu'à la coopération.Dommage pour lui et pour nous. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 08h59
    je pense que des élections ne changeraient rien
    « On se retrouverait dans la même situation et avec un vote encore plus stratégique et diviseur. Je pense que la gouverneure-générale aura cependant plus de problèmes dans l'évaluation d'un engagement à voter pour de la part du Bloc. Ca vaut quoi, en politique un engagement de voter pour; jusqu'à telle date? Il me semble que c'est pas trop démocratique. Et le chef du Bloc ne parle pas juste pour lui puisqu'à chaque vote aucun de ses députés ne peut s'abstenir ni même être malade. Supposons que dans quelques mois, à l'intérieur de cette nouvelle coalition, les députés du Bloc décidaient de marchander leur vote auprès de Dion pour obtenir une nouvelle et sincère reconnaissance de la nation québécoise? »

  • Amadeus Olivier
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 09h07
    Bravo pour cette coalition !
    « Faute de revoir notre système électoral boiteux, cette coalition pourrait bien palier au déficit démocratique qu'il engendre. Je m'explique. Les conservateurs n'ont obtenus que 37% des voix aux dernières élections. Par définition, ils ne constituaient pas le premier choix de 2/3 des électeurs. Le déficit démocratique vient du fait que, à mon avis, une forte majorité de ces électeurs non-conservateurs auraient probablement préféré à Stefen Harper n'importe quel autre chef. Des élections à deux tours pourraient facilement palier à ce problème en élisant un gouvernement davantage représentatif du choix populaire et des valeurs de la majorité. En attendant, bravo à cette coalition. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 2 décembre 2008 09h24
    @M. Rouâ
    « Je savions pas pourquouâ, j'étions pas câpable de m' arrêter de rire à mâtin.... »

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 09h24
    À monsieur Lebel
    « Mais même si Harper, défait en chambre, demandait des élections, n'sst-ce pas à la GG de trancher? Il n'y aurait pas moyen pour elle d'y échapper. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 09h40
    Des élections, vites
    « Je commence à être en manque. »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 10h20
    Trop de PMs concomitants ou successifs
    « Trop de premiers ministres en ce pays. Soit trop en même temps ou trop souvent différents. Si, en effet, se réalisait le projet de coalition, nous aurions là l'équivalent d'un triumvirat. Un PM à trois têtes ou trois PMs en un. Repro de la Trinité? De plus, au printemps prochain, nous aurions eu trois premiers ministres du pays différents en une demi-douzaine de mois à peine. Voilà qui s'avère trop exagéré. Et voilà pourquoi le PLC doit se faire une raison. Soit il/on y va avec Dion et il n'y a plus de course au leadership ; sinon, il/on y va avec qqn d'autre. Comme le choix de Dion pour l'immédiat semble avoir déjà été 'arrêté', il ne resterait donc plus, sensément, qu'à (faire) renoncer à la course au leadership pour que ça fasse plus sérieux. Ce par rapport à quoi d'aucuns rétorqueront qu'il ne saurait y avoir rien moins sérieux que Dion PM. À demeure. Bon, bien, s'il en est ainsi, qu'on retourne en élections alors, et que le censé véritable souverain décide. »

  • Louise Landreville
    Inscrite
    mardi 2 décembre 2008 10h27
    Démocratie proportionnelle
    « « C'est un grand agrément que la diversité.
    Nous sommes bien comme nous sommes.
    Donnez le même esprit aux hommes,
    Vous ôtez tout le sel de la société.
    L'ennui naquit un jour de l'uniformité. »
    Antoine Houdar de la Motte

    La situation actuelle résulte de l'entêtement des grands partis politiques à refuser de mettre en place une véritable démocratie proportionnelle, exprimée par le partage du pouvoir. Le peuple a voté et exprimé ses différences. Le Canada n'est pas le pays d'une seule nation. On ne peut pas le gouverner sans prendre en compte cette réalité intrinsèque. Cette nouvelle coalition de l'opposition, quelle soit opportuniste ou non, nous démontre que la gouvernance partagée est envisageable et possible. Ces signatures juxtaposées des chefs, scellant un pacte gouvernemental concerté, s'avère bien mieux qu'un contrat moral dans le respect de chacun, il s'agit d'une pièce à conviction pour les quelques-uns qui croient et qui espèrent encore en la démocratie, prouvant qu'avec un peu d'intelligence et de bonne volonté, un gouvernement mixte ne constitue pour la confédération canadienne, ni une utopie, ni une hérésie.
    Si j'étais Stephen Harper, je négocierais avec l'opposition un gouvernement mixte sur le modèle proportionnel, dès maintenant. Il est encore temps.
    par Louise Landreville »

  • Guy Lemieux
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 11h15
    Québec (solidaire)
    « Que penser de cette coalition boiteuse ? Même Mame Marois a son prix ! La faute est aux Canadiens de toute allégance . A vouloir diluer ,il ne reste plus rien de la substance . M.Dumont est plus juste avec son esprit inductif . Le silence de M.Charest est douteuse de son désir de gagner les élections . Vive le Québec solidaire , à aucun prix il ne va diluer son idéal . »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 11h33
    Reconnaissance de la nation
    « Il suffirait à Harper de concrétiser sa déclaration pour que le Bloc abandonne la coalition dans l'intérêt fondamental de la Nation Québécoise.

    Allez, M. Harper, c'est votre seule option ! »

  • Louis Marion
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 11h46
    Une décision facile pour Michaëlle Jean
    « Contrairement à ce que certains médias ont pu affirmer, la bénédiction de Michaëlle Jean envers la coalition ne sera pas difficile. Elle est dans une position ou elle peut écouter sa conscience morale et son patriotisme. J'appuie ainsi mon raisonnement : entre leur portefeuille et par exemple la défense de la nécessité morale de rapatrier Omar Kader, les électeurs choisissent en général leur portefeuille. Mais Michael Jean n'est pas dans cette situation de conflit d'intérêts subjectif, elle n'est pas une électrice et elle sait qu'un pays qui abandonne ses enfants à la torture ne mérite même pas d'avoir son nom écrit sur le globe. Elle sait que les Canadiens préfèrent la méthode Obama l'alliance raisonnable avec ceux qui défendent d'autres valeurs que celle des pétrolières et de l'Overclass. Non décidément du point de vue de l'environnement de la justice et de l'éthique son choix doit aller en faveur de la coalition et elle devrait le faire. Harper n'a aucune légitimité sur la scène internationale également à cause de ses décisions politiques Michael Jean doit par patriotisme tenir compte aussi de la nécessité d'améliorer l'image du pays ailleurs dans le monde. Non vraiment le choix n'est pas difficile.

    Louis Marion »

  • Lucien Maheu
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 11h49
    Le Bloc et la coalition
    « Gilles Duceppte est fidèle à sa philosophie à Ottawa, défendre et proposer des dossiers avantageux pour le Québec. Cette coalition ne serait-elle pas le premier jalon de négociation vers un Québec souverain sans faire trembler de peur les autres provinces?
    Que l'entente soit faite avec Stéphane Dion, cela n'importe peu, ce sont les résultats qui comptent.
    De plus, il sera difficile par la suite, autant pour le NPD que pour le parti libéral de tenter de faire passer les souverainistes pour des extrémistes auprès de la population suite à une co-habitation dans un même nid administratif.
    Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.
    Claude Picard, »

  • réal rodrigue
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 11h57
    Vous ne le saviez pas, le Bloc c'est le diable !
    « Jim Flaherty, le ministre des Finances, exprime enfin au grand jour l'image que les conservateurs se font du Bloc, c'est-à-dire de tous ceux et celles qui supportent le mouvement souverainiste. L'alliance avec un parti souverainiste, a-t-il déclaré, « c'est un pacte avec le diable ». Si c'est bien ce qu'il pense, il faut s'arrêter à la formule et la soupeser. Vouloir assumer pleinement son destin, exercer sa responsabilité en ce qui concerne son développement, voilà qui dérange au point que ceux qui disposent actuellement du pouvoir n'hésitent plus à diaboliser les personnes qui aspirent à vivre normalement selon l'expression du regretté René Lévesque. Ainsi tous les coups, même les plus bas, semblent permis pour continuer à dominer ceux et celles qui s'y refusent et luttent par des moyens pacifiques pour leur propre affranchissement. Il faut sans cesse rappeler à ces gens ambitieux, pour ne pas dire plus, que toute nation a droit à l'auto-détermination de même que tout individu a droit à la vie. Mais comme disait François de Sales, « partout où il y a des hommes, il y a de l'hommerie ».
    Réal Rodrigue
    montagneux@disributel.net »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 13h10
    Le pouvoir de négociation du Bloc
    « Fascinant de constater ce que les chroniqueurs et éditorialistes fédéralistes d`un océan à l`autre expriment, quand ils constatent ce que le Bloc a pu faire. Ils se méfient du diable. Les dossiers du Québec vont prendre une nouvelle tournure qui rendra des changements essentiels dans le monde politique du Canada. Ces stroumpfs, incorruptibles canadiens, devront apprendre à respecter les québécois. Merci monsieur Duceppe de prendre à coeur nos intérêts depuis 10 ans. Les fossoyeurs du peuple du Québec devront livrer la marchandise dans ce monde de gouvernements minoritaires. La partie d`échec se précise. »

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 14h26
    @Yvon Roy : Je croyais que les lecteurs du Devoir avaient quelque chose d'intéressant à dire
    « Plutôt que de faire de la littérature douteuse, Yvon Roy devrait faire des commentaires sérieux et réfléchis, ou s'abstenir. Décidément, n'importe qui lit Le Devoir, faut il croire. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 16h54
    Double discours des conservateurs
    « Il faut écouter la chambre des communes à CPAC c'est tout un spectacle satirique. Occasion de voir les conservateurs anglophones du Canada diaboliser les Québécois d'avoir oser élire des séparatistes les couteaux entre les dents pendant que les conservateurs du Québec inversent la proposition en prétendant que les bloquistes trahissent leurs électeurs en pactisant avec le diable libéral.

    On voit que Machiavel couche avec les
    Alliancistes-conservateurs.

    Bon Dieu qu'ils sont pitoyables ces petits politiciens tout comme Jean Charest qui ne sera jamais qu'un politicien conservateur qui s'est mis sur le corps une chemise et une cravate rouge afin de faire élire PM du Québec à défaut de se faire élire PM du Canada. »

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 22h12
    @Michel Simard, vous faites de jolies figures...
    « J'aime particulièrement la drôle de figure de style que constitue le titre de votre commentaire. En effet, vous nous parler de la capacité d'expression des "lecteurs" du Devoir, comme si l'appréciation de la "lecture" et la composition de l'"écriture" de sa pensée allaient de paire. C'est comme de demander au lecteur, qui normalement vit une relation seul dans son intimité, avec le chroniqueur ou le journaliste qui écrit l'article, de lui demander donc à ce lecteur méconnu, de prendre plume et porte-voix pour s'exprimer, et qui sait, surpasser la prose de réputés journalistes!

    C'est très très intéressant comme figure de style. Pourtant j'ai moi-même surpris l'un de ces fameux journalistes (du Devoir en plus!) à user d'un terme qui n'apparait toujours pas dans le dictionnaire, pour évoquer l'esprit critique et libre de certaines personnes mettant en doute l'ordre de certains évènements qu'on nous avait rapporté. Il s'agit du mot "conspirationniste"...

    La vie est décidément drôlement faite...

    Mais pour en revenir au sujet de cette "surprenante" coalition, je peut bien l'avouer à vous tous ici présent, je constate qu'enfin mon vote sert à quelque chose. Je pense pouvoir saluer l'esprit critique et l'éthique du gros de nos politiciens élus, sans honte aucune. Je vous le dis à tous, "Bravo"! »

  • Alain Auclair
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 22h33
    Se pouurrait t'il que la Gouverneure Générale puissent sauver le gouvernement?
    « Bien sûr, l'énoncé économique du ministre Flaherty méritait les événements qui ont suivis. Les intentions du parti conservateur étaient aussi mesquines qu'irresponsables.
    La réaction de l'opposition était la seule que mérittait ce gouvernement. La suite des événements (la coalition) suivait logiquement le premier refu d'optempérer. Les reculs obtenus sur les redevances au prorata des électeurs ainsi que sur d'autres mesures mineures méritent notre admiration.

    L'épreuve de force a permi de démontrer à tous les canadiens qu'ils ont élus un gouvernement minoritaire et que cela doit se refléter dans sa façon d'agir.

    Si le Premier Ministre croyait que les chose se dérouleraient encore comme avant les dernières élections, mal lui en prit. Il sait maintenant qu'il doit changer sa façon d'agir et laisser ses dogmes dans son placard.
    Cependant, il n'est peut-être pas souhaitable non plus que le pays soit dirigé par un chef de parti qui vient de perdre ses élections ainsi que la confiance de son parti, qui plus est, affubler de ministres en campagne à la chefferie qui vont se crêper le chignon pendant que les citoyens ordinaires se débattront dans la crise à nos portes.

    Il est probable que la proximité du pouvoir n'empêche les dirigeants de la nouvelle coalition de bien saisir la meilleur chemin à suivre.

    Il semble que la seule personne qui pourrait faire que les choses arrive, serait la Gouverneure Générale.

    En avisant le Premier Ministre qu'elle ne prorogera pas la cession etles chefs de la coalition qu'elle exige que tous les partis doivent chercher un compromi acceptable.
    Demandant formellement à chacun de mettre fin à l'escalade verbale, elle pourrait alors, avec l'appui de tous les canadiens, laisser cinq jours de délibérations publiques avant de décider, selon le résultat, si elle proroge la cession, donne le pouvoir à la coalition, ou retourne tout ce beau monde en élection. Là, Madame Jean écrira une nouvelle page d'histoire et je pari ma chemise qu'une très forte majoritée de canadien l'appuieront. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 23h49
    Double discours des conservateurs
    « Il faut écouter la chambre des communes à CPAC c'est tout un spectacle satirique. Occasion de voir les conservateurs anglophones du Canada diaboliser les Québécois d'avoir oser élire des séparatistes les couteaux entre les dents pendant que les conservateurs du Québec inversent la proposition en prétendant que les bloquistes trahissent leurs électeurs en pactisant avec le diable libéral.

    On voit que Machiavel couche avec les
    Alliancistes-conservateurs.

    Bon Dieu qu'ils sont pitoyables ces petits politiciens tout comme Jean Charest qui ne sera jamais qu'un politicien conservateur qui s'est mis sur le corps une chemise et une cravate rouge afin de faire élire PM du Québec à défaut de se faire élire PM du Canada. »

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