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Stupeur et colère dans l'ouest du pays

Alec Castonguay   2 décembre 2008  Canada
Ottawa — Les citoyens du Canada anglais, qui ont voté en grand nombre pour le Parti conservateur il y a à peine six semaines, sont sous le choc de voir une coalition libéral-NPD tout près de prendre le pouvoir à Ottawa. Dans l'ouest du pays particulièrement, la stupeur se mélange à la frustration. Au point que l'on évoque ouvertement la renaissance de l'aliénation de l'Ouest, un sentiment de colère qui avait mené à la naissance du Reform Party.

Un sondage Crop-La Presse dévoilé hier montre que 76 % des Québécois sont favorables à la naissance d'une coalition PLC-NPD, avec le Bloc québécois en appui. Mais, dans le reste du pays, le paysage politique est moins clair.

Hier, dans les tribunes téléphoniques des radios de Calgary, de Regina et de Vancouver, la colère était perceptible. «Je n'ai jamais voté pour ça, et les Canadiens n'ont plus. Un gouvernement avec les socialistes du NPD et les séparatistes du Bloc, c'est un cauchemar», disait Jim, un résidant de Calgary, sur les ondes d'une radio privée.

Sur le site Internet du Globe and Mail, un résidant de Vancouver, Richard, disait ne pas détester les libéraux, mais ne pas comprendre que Stéphane Dion, un chef en déclin, puisse devenir premier ministre. «C'est mauvais pour le pays», écrivait-il.

Les éditoriaux des journaux de l'Ouest n'avaient pas été plus tendres en fin de semaine. Pour le Winnipeg Free Press, la nouvelle alliance est une «coalition pour la destruction du pays», en raison de la présence du Bloc québécois. La prise du pouvoir par les trois partis d'opposition serait une «calamité» pour le Canada, soutenait le Calgary Herald, qui n'apprécie pas que «les politiques de gauche» s'emparent d'Ottawa. L'Edmonton Journal a dit trouver cette coalition «révoltante» et «sans mandat».

Il faut dire que les électeurs du Canada anglais ont donné, parfois massivement, leur appui aux conservateurs lors de la dernière élection. En Alberta, le PC a récolté 65 % des voix, contre à peine un total combiné de 24 % pour le PLC et le NPD. La Saskatchewan a voté à 54 % pour le Parti conservateur, contre 40 % pour les deux autres partis. Les électeurs de la Colombie-Britannique (44 %), du Manitoba (49 %), de l'Ontario (39 %) et du Nouveau-Brunswick (39 %) ont préféré le Parti conservateur, qui est arrivé en tête dans ces provinces.

Le député conservateur ontarien Daryl Kramp estime que la colère de plusieurs électeurs de l'Ouest est «normale» dans les circonstances. «Une minorité de gens sera fâchée noire. Et une majorité sera très déçue. C'est une claque au visage pour eux. J'espère qu'il n'y aura pas une nouvelle aliénation de l'Ouest. Le pays ne doit pas se diviser», a-t-il dit hier à sa sortie de la période de questions aux Communes.

David Taras, politologue à l'Université de Calgary, affirme lui aussi qu'un sentiment de «frustration» domine les discussions dans les rues de la ville du pétrole. «La semaine passée, l'Alberta était dans le siège du conducteur, avec un premier ministre et plusieurs ministres au gouvernement. La semaine prochaine, l'Alberta ne sera même plus dans l'auto! C'est la même chose pour la Saskatchewan. Le nouveau gouvernement de coalition n'aura peut-être aucun ministre de ces deux provinces.»

Selon lui, le choc est d'autant plus grand qu'il n'y a pas eu de préparation psychologique. «On pourrait changer de gouvernement, et donc de politiques publiques, en à peine deux semaines. C'est très rapide», dit David Taras.

L'aliénation de l'Ouest?

Hier, le premier ministre de l'Alberta, Ed Stelmach, a demandé aux politiciens fédéraux d'arrêter ce «non-sens» de coalition et de placer les «intérêts du Canada d'abord». Ed Stelmach est bien conscient que la situation actuelle fait revivre de douloureux souvenirs à beaucoup d'Albertains, qui se sentaient abandonnés et incompris par le «Canada central» jusqu'à l'arrivée de Stephen Harper au pouvoir, il y a moins de trois ans.

Est-ce le retour de l'aliénation de l'Ouest? Ed Stelmach n'a pas voulu s'avancer sur ce terrain miné. «C'est le temps de mettre nos différences régionales de côté et de travailler pour le Canada», a-t-il dit.

James Rajotte, député conservateur d'Edmonton, ne voulait pas davantage s'avancer hier. «Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un enjeu régional. Il ne faut pas monter une province contre une autre. C'est l'approche du Bloc québécois, pas celle du Parti conservateur», a-t-il dit.

L'aliénation de l'Ouest a pris racine dans les années 70, alors que la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, mais surtout l'Alberta, ont commencé à se sentir délaissées par les élus d'Ottawa. Il y avait dans cette frustration le sentiment profond que les valeurs entre l'Ouest et les provinces de l'Est ne sont pas les mêmes, rappelle David Taras.

Mais surtout, il y a eu le Programme national sur l'énergie mis en place par Pierre Elliott Trudeau au tournant des années 80. Un programme «socialiste», dira d'ailleurs Stephen Harper, qui a redistribué les pétrodollars de l'Alberta à l'ensemble du pays, même si le pétrole est une ressource de compétence provinciale. Cet épisode reste encore aujourd'hui le symbole de l'aliénation de l'Ouest.

C'est avec cet exemple en tête que Philip Resnick, politologue à l'Université de la Colombie-Britannique, prévient la nouvelle coalition que les politiques qui seront proposées ne devront pas heurter de front l'Alberta et la Saskatchewan, surtout dans le contexte actuel. Selon lui, l'environnement pourrait devenir un symbole aussi puissant et dévastateur que le Programme national de l'énergie à l'époque. «Si le NPD et les libéraux décident de faire la lutte aux changements climatiques sur le dos de ces deux provinces, les gens vont se sentir trahis, il n'y a pas de doute. La même frénésie contre le Canada central pourrait réapparaître», dit-il.

Par contre, Philip Resnick précise que l'Ouest n'est pas non plus un bloc monolithique. «En Colombie-Britannique et au Manitoba, la lutte contre les changements climatiques n'est pas un enjeu aussi controversé qu'en Alberta et en Saskatchewan. Il faut aussi penser que la Colombie-Britannique et le Manitoba ont déjà connu des gouvernements NPD. Ces deux provinces ont un pluralisme politique plus important que l'Alberta, alors les réactions à la longue pourraient être différentes. Tout dépendra des politiques à venir.»

Selon Philip Resnick, la coalition, si elle voit le jour, «naviguera dans des eaux imprévisibles». «Il faudra une forte capacité d'adaptation pour ne pas oublier les électeurs de certaines régions», dit-il.

Le comportement du Bloc québécois est également une variable inconnue qui jouera sur le moral des électeurs du Canada anglais. Pour l'instant, les citoyens sont inquiets de voir un parti séparatiste maintenir au pouvoir une coalition PLC-NPD. D'ailleurs, le Parti conservateur ne manque pas de rappeler qu'un parti qui veut «détruire le pays» participe à ce «coup d'État» de l'opposition au Parlement. «C'est du jamais vu, dit le ministre Jean-Pierre Blackburn. Ce n'est pas sans soulever des interrogations et des craintes.»

David Taras estime que Gilles Duceppe marche en terrain miné aux yeux du reste du pays. «Si le Bloc a une attitude responsable, ça ne sera pas si grave. Mais si le Bloc veut seulement que le fédéral donne tout au Québec et devient intransigeant, surtout en période de crise économique, la réaction va être très négative. Le NPD et les libéraux pourraient alors en payer le prix.»






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Vos réactions

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  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 2 décembre 2008 02h47
    pieuvre
    « Il est fort possible qu'il n'y ait plus de NPD du tout lors d'une prochaine élection, la pieuvre du PLC ayant réussi à le digérer pour de bon, comme cela arrive le plus souvent dans ce genre de coalition. »

  • André Bailly
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 03h38
    Petits pas pour la reconnaissance d'une saine démocratie.
    « "L'attitude responsable du Bloc" dans cette coalition aura une grande importance pour l'avenir d'un Québec respecté dans sa différence. Un Québec libéré n'est pas nécessairement une menace pour la Confédération quand il est question d'un interlocuteur responsable qui sait et veut coopérer.
    Il est important que partout au Canada on se rende compte qu'il existe un Québec articulé qui se tient debout, qui sait mettre en valeur les forces de chacun, sans crainte face aux siennes et sans esprit belliqueux face à celles des autres.
    La coalition peut démontrer que la démocratie s'exprime mieux en voix chorale qu'en chant a capella partisant.
    C'est un petit pas pour la reconnaissance d'une saine démocratie, même et surtout dans une situation de fragmentation.

    André Bailly
    baillyandre18@hotmail.com »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 04h26
    Encore the fault of les séparatisses if le Canada doesn't marche, hein Trudeau!
    « Je lis : "D'ailleurs, le Parti conservateur ne manque pas de rappeler qu'un parti qui veut «détruire le pays» participe à ce «coup d'État» de l'opposition au Parlement. "

    Pourtant, en tant que souverainiste, j'admire le Bloc aussi parce que Gilles Duceppe a pu montrer au ROC que le Canada sans le Québec serait un Canada qui pourrait enfin prendre son envol. L'idée de la souveraineté au Québec c'est en partie parce que la majorité des Québécois n'en voulait plus de traces Britanniques au Canada, et ils n'ent veulent toujours plus. Les fédéralistes ont toujours traité les séparatistes avec condescendance lorsque que cet argument faisait surface en nous disant ''ce n'est qu'un symbole tout ça ''. Pourtant, Gilles Duceppe a demandé à la Gouverneure générale pour formé une coalition qui ne fait pas le bonheur d'une majorité de Canadiens. C'est un coup magnifique de Gilles Duceppe. Ce moment est délicieux!

    Ma question: est-ce que les fédéralites et les anglos du ROC vont continuer à prétendre que la GG n'est qu'un symbole alors que ce dernier aura servi à les poignarder dans le dos?

    C'est triste pour le Canada, mais le Québec ne cesse de tenter de leur faire comprendre qu'il ferait mieux de refonder la confédération. S'il l'avait fait au début des années 1980, ils ne seraient pas dans cette situation absurde aujourd'hui et le Québec aurait probablerment un autre statu, le BQ n'aurait jamais existé, etc. Mais, ILS vont quand meme mettre cela sur la faute des séparatisses... Quel bordel! »

  • Denis Lussier
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 05h25
    Démocratie-Confiance de la Chambre
    « Steven Harper (élu Premier Ministre) minoritaire avec à peine 36 % des votes de l'ensemble des Canadiens a agi avec désinvolture et indépendance en ne consultant pas les oppositions ou en faisant fi de leurs recommandation avant son énoncé économique. Il a tout simplement PERDU la confiance non seulement de la Chambre mais aussi de la majorité des électeurs Canadiens.
    Le Gouvernement sera composé de députés ayant obtene 66% des votes des Canadiens.
    L'arrogance de Steven Harper lui a mal servi. Il est maintenant trop tard, le "crime" a été commis et il doit en subir les conséquences comme en justice.
    Il pourra toujours se reprendre lors de la prochaine élection, mais je doute que la population du Canada accorde de nouveau sa confiance à un politicien avec un si piètre jugement. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 07h00
    La nouvelle télé-réalité: « Parlement's story ! »
    « «Stupeur et colère dans l'ouest du pays»
    La colère gronde dans l'ouest!
    Une colère si terrible que l'unité du pays s'en trouve menacée.

    En effet, un mouvement indépendantiste de l'ouest est né brandissant l'unifolié.
    Ils se disent outrés d'être manipulés par ceux qu'ils considèrent des vaincus mauvais perdants. Ils menacent de se séparer unilatéralement. Plusieurs se sentent triste de voir leur plussse beau pays du monde se fissurer. Certains pleurent déjà leurs Appalaches et leurs Laurentides. D'autres ont les yeux mouillés par l'eau du St-Laurent, un majestueux fleuve qu'ils considèrent canadien de sa source à son embouchure. Quelle perte pour le Canada que ce fleuve, si une séparation survient !

    De notre côté, un groupe de sympathisant prévoit organiser un voyage en autobus pour amener le plus de Québécois et Québécoises possibles vers les prairies pour leur signifier tout notre amour. « We love you Canada! »


    Eh oui! Comme si nous étions en plein roman!
    Mes lignes sont encore fictives, mais tout comme celles d'il y a quelques jours...
    http://www.ledevoir.com/2008/11/28/commentaires/0811280610445.html

    « La possibilité d'être The Prime Minister pour quelques mois, hummm! Tentant mon Stéphane, tentant!
    Le moment idéal pour pouvoir faire ton numéro avant de quitter le show!

    Let's go mon Stéphane, montre-nous comment un mollusque peut se tenir debout, allez hop! »
    J'écrivais ces lignes jeudi dernier.
    Jamais je n'ai tant eu le sentiment d'avoir été entendu par la faune politique!

    Lorsque l'on dit que la réalité rejoint la fiction... Difficile d'en trouver un meilleur exemple.

    Va-t-on se rendre jusqu'à l'indépendance?
    Je veux dire l'indépendance du Canada anglais!

    Vais-je me rendre dans l'ouest pour leur déclarer mon amour?
    Oui, je les aime et c'est pour cette raison que je leur souhaite de vivre leur vie comme ils l'entendent. La séparation, plusieurs couples peuvent en témoigner, quel soulagement.
    Mieux vaut rester bons amis chacun chez soi que de vivre en guerre dans le même pays bicéphale.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 08h02
    La CB et le Man n'ont pas voté en majorité bleue
    « VOTE CONSERVATEUR

    Alberta: 64,6%
    Sask: 53.7%
    Manitoba: 48,8%
    Colombie-Britannique: 44,4%

    Il y a deux fois plus de Québécois qui ont voté NPD (441,133) qu'il y a de Saskatchewanais qui ont voté Conservateur (224,927) »

  • François Marquis
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 08h03
    Ça crève l'évidence
    « "Il y avait dans cette frustration le sentiment profond que les valeurs entre l'Ouest et les provinces de l'Est ne sont pas les mêmes" a dit David Taras.

    C'est bien là le drame de cette belle fédération. Pourquoi ne pas revenir à une confédération avec les pleins pouvoir et les impôts aux provinces ? Ainsi chacun pourrait gouverner selon ses valeurs »

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 08h06
    Coup d'état?
    « Le jeu parlementaite est un jeu mathématique de base.Il suffit seulement de savoir compter. La coalition des partis d'opposition fait aussi partie de ce jeu.Parler de coup d'état dans ces circonstances prouve l'ignorance crasse ou la démagogie infantile de celui qui utilise le mot. Comme mon père me le disait, les conservateurs ont souvent la fâcheuse habitude d'ignorer la mathématique parlementaire et s'achètent souvent la corde pour se pendre eux-mêmes. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 08h10
    Article de cirque.
    « Comme au Québec, il y a une distance entre la campagne apeurée et quelque peu raciste voire complètement et les villes cosmopolites, ouvertes, ancrées dans le contemporain. Comme aux USA entre le Palinisme et le Obamanisme; entre les paysans et les citadins; 2 mondes se côtoient et ne se comprend pas. Ils ont peur dit-on dans ce papier mais de quoi en réalité? J'ai pas compris. Il n'y a plus de séparatistes dans le Bloc ni ici dans le PQ, ils ne sont pas au courant de la politique de leur pays ces braves rednecks. On devrait aller leur dire de ne pas s'inquiéter faussement car on est loin de devenir indépendant et on restera pour très longtemps, pour toujours d'ailleurs, canadiens. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 2 décembre 2008 08h15
    @ M. Serge Charbonneau
    « Très intéressante et amusante réaction de bon ton.

    Si l'ouest canadien est assez aliéné, il va probablement être tenté de se séparer ne laissant que l'Ontario, le Québec et les Maritimes...orphelins. Ça ferait le Canada de l'ouest et le Canada de l'est comme l'Allemagne autrefois. L'ouest anglophone, conservateur de droite, religieux et pollueur et l'est bilingue, libéral de gauche, athée ou agnostique et full-Kyoto...genre. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 2 décembre 2008 09h08
    Ça fait 25 ans que je le dis....
    « C'est le ROC qui va se séparer du Québec car on est trop colonisés pour le faire.... »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 09h28
    la marmite a sauté
    « La gouverneure générale devrait suspendre sa décision. Prendre acte qu'il n'y a plus de gouvernement et ordonner à tous de s'entendre quitte à ce qu'on accouche d'un nouveau projet de constitution à soumettre aux canadiens. Ca fait 50 ans qu'on en parle, tout a été dit. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 09h32
    Ils ont un peu raison
    « Imaginons la réaction de la Marois si un parti qui représente seulement 10% de la population au Québec, avec des visés très anti francophones avait une sur-représentation au à l'assemblée nationale et qu'il usurperait le pouvoir au PQ.

    Je vois déjà les réactions et les hauts cris. »

  • Dominique Lenoir
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 09h37
    Des intérêts divergents!
    « La colère du "Bloc de l'Ouest" est bien compréhensible: la diminution du nombre de représentants du Québec, l'élimination de la diversité politique (en coupant les vivres aux petits partis) et les coupures d'un milliard en péréquation allant au Québec sont une douce musique aux oreilles canadiennes.

    L'éphémère (espérons-le) gouvernement Harper a rapidement démontré où logeait l'intérêt du Canada. Ces canadiens "aiment" le Québec tant que ce dernier demeure impuissant et décrépit. Lorsque M. Duceppe promet de soutenir un gouvernement tant que celui-ci oeuvrera dans l'intérêt du Québec, ils "aiment" moins...

    Y a-t-il une autre solution? Il y en a deux! Le Québec peut prendre son trou, et accepter le fait que l'intérêt du Canada est suprême. On pourra alors dire fièrement à nos petits enfants "You can be proud because Canada was built on your sacrifice!" Ou on peut enfin prendre notre avenir en main et créer un nouvel état en Amérique du nord... »

  • Robert Lortie
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 09h39
    ceci EST la démocratie
    « Le Premier Ministre Harper a demandé aux Canadiens de faire part de leur opinion face à la situation actuelle.
    Le parti conservateur n'a pas eu le mandat de détruire l'économie et la démocratie canadienne. Au lieu de s'occuper de relancer l'économie, comme tous les autres gouvernements, il a décidé de détruire le Canada en sabrant dans les organismes fédéraux, et en muselant les partis d'opposition en les privant de fonds.
    Le parti conservateur n'a pas la majorité des sièges et, avec moins de 40%, est loin d'avoir une majorité de voix populaires. Ils agissent en matamores dogmatiques. L'opposition a non seulement le droit, mais le devoir de les renverser si ils persistent dans leur attitude méprisante envers la démocratie et la population canadienne.
    Il y a une différence entre gouverner pour le bien commun et vouloir à tout prix imposer ses idées à la majorité, quitte à utiliser lâchement une situation de crise. Le Canada est une démocratie parlementaire, on ne vote pas pour un Premier Ministre, mais pour des députés. Si des députés représentant une majorité de la population croient pouvoir gouverner avec la confiance de la Chambre, Harper n'a RIEN à dire. »

  • Jean-Claude Lessard
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 09h58
    L'ouest en colère
    « Le contenu de votre article décrit très bien la situation. En tant que Québécois, je dit que le gourvernement de coalition devra agir avec respect de tous les citoyens canadiens. En effet le Bloc, ne représente pas tous les québécois. Certainement pas moi. »

  • Frederic Fradette
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 10h00
    l'Alberta anti-démocratique
    « Voilà que les journaux de Calgary tentent de dire au reste du Canada comment le pays devrait être géré et par qui. Comme si on n'avait des leçons de démocratie d'une province qui n'a aucune loi encadrant le financement des partis ce qui a permis au Conservateur de se maintenir au pouvoir dans cette province depuis 36 ans. Là bas le scrutin est une affaire de traditions, les gens votent comme votaient leur père et leur grand-père, autant nommer un dictateur et laisser les élections. Ce sera toujours le même résultat de toute façon. C'est une façon stupide d'utiliser la démocratie. »

  • André Barabe
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 10h38
    D'acord avec la population de l'ouest Canadien
    « Je suis parfaitement d'accord avec les personnes ou groupes vivant dans l'Ouest Canadien. Ils viennent de manger une mechante claque sur la gueule, et l'avanir ne semble pas rose surtout dans la periode que nous vivont tous maintenant. Ici au Quebec ce n'est pas plus accepter que dans l'ouest. Ce n'etait reelement pas le temps de faire un Putch au gouvernement centrale, surtout avec des parties politique qui sont dans des remous interne terrible. Ici au Quebec ce n'est guerre mieux si on regarde ce dont avec qui ont va devoir de ralier le 8 decembre. Le pays complet doit se demander si les gouvernements qui sont ELUS ne travaille-ils pas plus pour leurs poches et leurs honneurs que l'honneur de tous les Canadiens peut importe ou ils resident. l'histoire de la separation est finit dans la grosse majorite des personnes et Ti-Counne a Ottawa qui est barre dans son Bloc, ne devrait plus y etre depuis longtemps. Mes leurs poches est bien plus importante que la mienne qui elle est vide et qu'a 56 ans les jobs sont rare surtout quand ton emploie est disparut depuis longtemps remplace par l'electronique. Non Ottawa a fait une grave erreur, en acceptant ce genre de gouvernement qui sera toujour en balant entre tomber et planter. Du pareille au meme. Moi ici au Quebec, a Montreal exactement je prefere a l'inersie, avoir des election en bonne et due forme. et rapidement. s'il le faut en moin de temps que normal mais tous mettre cette gang de clown la bas et mettre des personnes qui sont solide et qui ont des convictions reel pour le peuple Canadien. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 10h46
    On vous comprend, amis de l'ouest.
    « Voyez ce que c'est que de se retrouver avec un gouvernement aux antipodes de vos principes.

    On connait ça nous au Québec depuis longtemps.

    ... »

  • Hugues Lévesque
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 11h01
    Quand c'est pas l'Est, c'est l'Ouest
    « Dans le fond, c'est une histoire toute simple. Le Canada est dysfonctionnel et ce ne sont pas toutes les opinions politiques qui sont reconnues comme légitimes.

    Je suis souverainiste mais j'ai pas voté Bloc à la dernière élection. J'ai voté NPD, et ce, dans le comté de Gilles Duceppe. Est-ce que mon vote a une valeur nulle parce que je suis souverainiste et que j'ai voté pour le NPD, aussi ouvertement fédéraliste que le Bloc est souverainiste?

    Dans le fond, mes compatriotes "Canadians" sont des petits Bush en puissance qui appuient sans trop s'y arrêter la Dolly (brebis clonée au RU) de m. Bush, c'est-à-dire M. Harper. You are with us or against us.

    J'ai pas mal écouté les nouvelles hier (lundi). C'est Michel C. Auger de la SRC qui a le meiux mis les choses en perspective. Le parlementarisme est basé sur la capacité du gouvernement en place d'obtenir la confiance de la Chambre. Vincent Marissal de la Presse semblait choqué par le propos de M. Auger. Il écrivait d'ailleurs dans son quotidien que les partis d'opposition ont probablement jamais fait confiance à Stephen Harper. Nous sommes pratiquement 65% à ne pas lui faire confiance.

    Les "Canadians" veulent une théocratie comme gouvernement? Fort bien mais qu'il nous laisse prendre nos distances et cessent de refuser toute modification constitutionnelle qui aurait pour effet de mettre enfin fin à ces querelles et guerres idéologiques inutiles. De plus, Harper était prêt à faire la même chose en 2004 pour avoir la peau du PLC. Je ne suis plus très loin de croire que pour voter PCC et avoir l'esprit en paix, il faut d'abord être hypocrite et dogmatique.

    Cela ouvre tout grand la porte au cynisme. Sans compter que la "colère" des Canadians démontre que rien ne change: une éternelle chicane entre les maudits séparatistes et les maudits red necks. Mes opinions politiques sont tout autant valables que les leurs et j'en ai marre d'être pointé du doigt comme étant illégitime.

    Si le ridicule tuait, l'Alberta ne pourrait pas nous empoissoner l'existence avec ses sables bitumineux car le territoire à l'Ouest de l'ontario serait retourné en friche. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 11h29
    Ce n'est pas un putsch...
    « "Un coup d'État ou un putsch est un changement de pouvoir soudain, imposé par surprise, par une minorité utilisant la force." La journaliste de La Presse ou les personnes qui le croient, ne savent rien des notions élémentaires de la politique. Où est-elle la force des mitraillettes? Genre. Par contre, c'est de ça dont nous avons besoin au Québec si on veut une souveraineté comme l'o fait beaucoup de pays dans le monde qui sont maintenant souverains et indépendants.Pensons à Haïti qui est devenu en 1804 indépendant et souveraine en faisant partir l'armée de Napoléon de l'île. Nous, on n'a pas été capable du tout alors le putsch, c'est loin de nos mentalités. On n'a pas ce genre de courage pour la liberté. Nous on gueule, c'est tout. »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 12h00
    De l'ouest...
    « Je vis sur la côte ouest de l'île de Vancouver en C.B. et pour nous la Chaîne côtière est dans notre cour et les Rocheuses sont à l'est, comme le reste du pays d'ailleurs. Donc, ça tape un peu sur les nerfs quand un ténor de l'Alberta parle de l'aliénation de l'ouest et du monolithe conservateur de l'ouest. C'est pas mieux quand les préjugés et les stéréotypes viennent de plus à l'est. Ceci dit, le paysage politique ici est beaucoup plus nuancé que ce que vous laissez entendre et ce que les hystériques font valoir. Dans le sud de la C.-B., la majorité des gens n'ont PAS voté conservateur mais Libéral, NPD ou Vert. L'environnement nous préoccupe au plus haut point et nos partis provinciaux sont soit Libéral, NPD ou Vert. Que l'Alberta s'énerve avec une coalition, nous on s'en fout royalement. D'ailleurs l'Alberta peut aussi nous tomber sur les nerfs avec leur hégémonie économique polluante et avec leur «gang» de nouveaux riches Albertains qui viennent ici pour acheter les meilleures propriétés et font monter les prix au point où les maisons deviennent inabordables pour le commun des mortels.

    Nous sommes en pleine hystérie collective et la logique et le bon sens ont évacué le débat. Les gens pensent un peu comme ils ont voté lors des dernières élections et ceux qui ont voté Conservateur sont complètement déchaînés. Ils hurlent au meurtre parce qu'un parti «séparatisse» va avoir une voix au chapitre au fédéral alors que du même souffle ils parlent de séparer l'ouest du Canada... Un bloc albertain est légitime mais pas un Bloc québécois? Ils poignent les nerfs parce qu'un parti «socialisse» va aussi participer au gouvernement quand au provincial (sauf en Alberta) le même parti a été au pouvoir récemment ou le sera encore bientôt! Même l'Alberta a élu un député néo-démocrate (à Edmonton)!

    La dernière farce c'est le fait que l'indice TSX a pris une débarque hier et les gourous conservateurs blâment la coalition pour ça... alors qu'ils ne sont même pas au pouvoir et que le même jour, le Dow Jones prend lui aussi une débarque... Selon leur logique ça déstabiliserait aussi les USA! Mon oeil.

    Faut pas se laisser impressionner par l'hystérie et la propagande déchaînée des Conservateurs dans toute cette affaire. De toutes façons, l'impact du fédéral ici n'est pas si grand que ça et on peut vivre avec une coalition car en fait ce que l'on veut c'est un gouvernement responsable qui fasse sa «job». Les Conservateurs ont pas fait leur «job» alors on va aller voir ailleurs. »

  • Hugues St-Pierre
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 12h08
    Thanks to the separatists!
    « I'll say it in English so that the contempt of Québec, so dearly expressed by the B.C. people and R.O.C. since the Trudeau Constitution of 1982 be transformed into comprehension: Canada ignored us, did not concede a single accommodation to our specificity. We now show you that this country is a mess by our will: our retaliation. The unique way out is: FREE QUÉBEC ! Two Nations, two countries! Let's split our terrirories INTACT ! You even need a soft agreement, otherwise, the english provinces are doomed to become american states. On the long run, Quebec might be endangered too, but in order to maintain our respective identities, different from that of USA, the solution is to establish consentive neighbour contries in accordance to our History. »

  • Pierre Marcotte
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 12h53
    La pertinence du Bloce n'est plus à démontrer
    « Voici un court texte que je viens d'envoyer au BQ par le biais de leur site internet :

    Salutations !

    Je me félicite, et je félicite tous les Québécois qui ont fait comme moi et qui ont voté pour leur député du Bloc Québécois local. J'appuie sans réserve la décision du BQ de participer au gouvernement de coalition (collaboration ?) sans être politiquement engagé dans celui-ci. Nous devrions profiter de ce brou-ha-ha économique et politique pour demander la pleine reconnaissance des droits et compétences du Québec, le rapatriement (ce mot ne veut-il pas dire "rendre à la patrie" ?) des sources d'imposition qui nous reviendraient si nous étions souverains.
    Prenons le Canada de vitesse et donnons-nous cette liberté tant désirée. Appelez-ça de l'opportunisme, de la lâcheté ou même de la démagogie, j'appelle cela utiliser tous les moyens possibles pour accéder à notre but. Jean Chrétien diait la même chose après le référendum de 1995, et pendant le scandale des commandites.
    Vive le Québec Libre ! Libre en 2009 !

    Pierre Marcotte
    batirquebec.blogspot.com »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 2 décembre 2008 13h25
    Souvenez-vous de 1970....
    « L'Ouest a vraiment cru qu'il y avait eu une guerre civile au Québec. On comprend qu'ils aient peur les pauvres chéris.... »

  • JM
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 13h34
    La rencontre de 2 mondes, culturellement parlant : j'ai une petite question.
    « Pourrait-on trouvé une explication dans le fait que les provinces centrales (Manitoba, Saskaschewan et Alberta) vivent au centre du Canada un peu comme en vase clos? Par rapport aux provinces de l'est (Québec, Ontario et provinces maritimes) et de l'ouest (Colombie Britannique) qui ont peut-être une certaine ouverture sur le monde vu que ce sont des provinces limitrophes du Canada?

    Quelqu'un pourrait peut-être répondre à ma question? Merci.

    JM »

  • Gervais Pomerleau
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 15h06
    certains ont la mémoire courte
    « Que Jean-Pierre Blackburn parle de jamais vu ne prouve qu'une chose: il est atteint de cécité ministérielle et d'ahlzeimer politique, ce qui ne surprendra personne.
    Que certains résidents de l'Ouest jugent qu'ils ont donné leur pétrole «pour le bien du Canada», je veux bien. Mais sont-ils les seuls à s'être "fait vider les poches par le reste du Canada"?
    En '49, Terre-Neuve est entrée dans la confédération canadienne sous prétexte que ça l'aiderait. Au terme d'un troisième référendum, rappelons-le. On parlait alors des Grands Bancs comme étant une ressource inépuisable.
    A force de pillage, de sacage, de manque de prévenance et de manque de clairvoyance du gouvernement central, les Grands Bancs sont désormais vides. Tout le Canada a profité de cette «dot» de la nouvelle épouse de la confédération. Idem pour l'ensemble des provinces maritimes.
    La Saskatchewan n'aime pas fournir aux «méchants destructeurs de pays»... mais quand ce sont les méchants en question qui contribuent à leur assurance récolte, ils deviennent bons... jusqu'à ce que ces subsides soient dépensés. Alors les "méchants «séparatisses»", comme dirait l'autre, redeviennent des parias.
    Certes, la situation actuelle est dommage pour l'Ouest qui a massivement voté conservateur. J'en conviens. Que les libéraux, le npd ou le reform de Harper reconverti en pseudo-conservateurs pour séduire l'est du Canada ne change que peu ou prou pour le Québec. bonnet blanc/blanc bonnet, l'électeur demeure toujours le dindon de la farce. Harper n'a pas tenu son engagement de nous offrir un gouvernement responsable et, à peine avec un mandat minoritaire il décide que lui seul a raison? Alors qu'il paie pour les pots cassés, ça lui revient en propre!!! »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 15h09
    Une tactique usée à la corde
    « Quand on veut faire mal paraître les autres ou leurs idées, on utilise la malhonnêté intellectuelle pour les dépeindre d'une façon choquante ou effrayante.

    Les Conservateurs tentent de discréditer leurs ennemis politiques en utilisant des mots qu'il savent outranciers.
    Les anti-souverainistes utilisent le mot séparatiste pour montrer que ceux qui veulent un Québec souverain veulent détruire, séparer le Canada.

    Pire encore, pour être sûrs qu'ils effraient les Américains, Stéphane Dion utilisait sciemment le mot sécessionniste, sachant très bien que la guerre de Sécession était encore toute fraîche dans l'esprit de bien des Américains.

    Quant à ceux qui prônent la violence dans cette rubrique, ça se passe de commentaire. Ça demande beaucoup plus de courage et de travail de réaliser un projet dans le respect du débat démocratique.

    Je félicite celui qui ne me lit plus pour le courage qu'il a d'admettre en cette page qu'il ne fait que gueuler. Son «nous» est sûrement inclusif de lui-même.

    ....
    .... »

  • Daniel Vézina
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 15h43
    Que l'on sépare le pays, point final...
    « Il démontré ici dans toute sa splendeur, que ce "Grand Pays" qu'est le Canada, ne peut continuer tel quel. Il y a trop de différence de culture, de vision sociale et de demandes distinctes (que l'on pense à l'Ouest et ses prairies, au centre et ses automobiles, à l'Est et sa pêche).

    Le Canada ne peut plus fonctionner en tant que pays unique. Il faut scinder en deux ou trois entités distinctes et c'est plus que temps de le faire. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 16h20
    Les conservateurs
    « Les Conservateurs n'ont rien compris. La coalition n'est pas une coalition contre le Parti Conservateur (in se), c'est une coalition de la gauche contre la droite. Les Conservateurs devraient savoir que la plus grande partie du Canada est partisane de gouvernements socio-démocrates, alors que le Parti Conservateur est un Parti dedroite avec une aile extrème droite.Quand M.Harpera voulu satisfaire cette faction, il aurait dû s'attendre à une levée de boucliers de la part des partis degauche, dont le PLC, qui s'efforce de montrer une image centriste, mais dont les actions ont toujours été imprégnées d'un fort courant de gauche. Pour ce qui est du NPD et du Bloc, la question ne se pose même pas. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 17h00
    Nouilles bilingues
    « À nos deux nouilles bilingues Racine et St-Pierre: votre langue ne serait pas à la hauteur de vos propos pour exprimer vos idées ? Lisez! Il vous en restera toujours quelques choses !

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Georges Allaire
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 00h11
    Ce n'est pas de notre faute?
    « C'est pourtant simple: sans le Québec, le Canada est conservateur: 133 députés sur 233. Comme la démographie québécoise est incapable de redonner des forces vives aux Québécois, ils seront rapidement anéantis politiquement par le Canada.

    Dire que je suis venu au Québec à partir de l'Ouest pour participer à l'aventure d'une nation qui avait de l'avenir et je me découvre dans une nation moribonde. »

  • Hugues St-Pierre
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 10h01
    Un Imbécil'Heureux
    « Quand vous vendez des fraises à un unilingue anglais, dans le pays concurrent, vous privez-vous de l'assurance d'être compris?

    Au Québec, ce qui nous reste de la loi 101 nous permet d'exiger de l'interlocuteur de s'adresser à nous dans Notre langue. Quand les 2 pays seront des voisins égaux, nous n'aurons plus ces chinoiseries. Le français étant acquis, plus cette crainte de la courtoisie normale en commerce.

    D'une nouille à une tarte aux fraises... »

  • Hugues St-Pierre
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 10h14
    @Georges Allaire
    « Eh oui! Mais si le Québec n'avait pas subi toutes ces saignées de population, au profit de la Nouvelle-Angleterre au XIXiême siècle, au profit de l'Ouest au XXième et enfin n'avait été noyé d'immigration non francisée au XXIième, nous serions plus nombreux aujourd'hui pour résister à l'anglicisation galopante qui nous arrive du Canada grâce à Paul Desmarais et ses politiciens et journalistes. Mais le combat n'est pas fini: quand les Québécois désinformés donc indolents (nonchalants) réalisent à la lumière du vrai visage de Harper à quel point les Canadians souhaitent la fin du français au Canada, ils reprennent de la fierté... »

  • Michel Thibodeau
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 23h13
    Réponse à M. Morrissette
    « Saviez-vous qu'il y a de l'huile, du gaz, etc quelque part dans l'ouest!
    M.Thibodeau »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 11 décembre 2008 16h24
    2 solitudes évidentes
    « «Le Parti conservateur ne manque pas de rappeler qu'un parti qui veut «détruire le pays» participe à ce «coup d'État» de l'opposition au Parlement. »

    Cette coallition qualifiée à tort et à travers de coup d'État alors que le gouvernement Harper se comporte de manière dictatoriale, c'est le monde à l'envers quoi! Ce gouvernement arrogant n'a pas à donner de leçon de démocratie, cela sonne tellement faux de leur part.

    Quelle propagande haineuse de la part des conservateurs! «Diviser pour mieux régner. La fin justifie les moyens.» Telle devrait être leur slogan! L'hypocrisie du Love-in de 1995 refait surface et est indéniable.

    C'est le Canada qui en 1982 a créé cette rupture. Un Québec Souverain détruirait le Canada dans le sens qu'il serait le premier qui partirait le bal? »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 11 décembre 2008 17h39
    @ monsieur Hugues St-Pierre
    « Belle réplique! Mais l'incompréhension de l'ouest va au delà de la langue. C'est carrément une fermeture envers notre spécificité....Deux solitudes toujours bien réelle. »

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