jeudi 24 mai 2012 Dernière mise à jour 18h57
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Est-il trop tard pour Harper ?

Les compromis conservateurs n'arrêtent pas le projet d'une coalition PLC-NPD

1 décembre 2008  Canada
Ottawa — Les concessions accordées par les troupes de Stephen Harper au cours du week-end n'ont pas apaisé les velléités de l'opposition. Au contraire, la coalition Parti libéral-NPD qui désire se substituer au gouvernement minoritaire conservateur prend de plus en plus forme. Il ne lui manque plus qu'un chef et, selon les informations du Devoir, Stéphane Dion entend proposer à son caucus ce matin de devenir ce premier ministre recherché. Il a l'appui de Bob Rae.

Le réseau anglais de Radio-Canada a indiqué hier soir qu'une entente avait été conclue entre le chef libéral, Stéphane Dion, et le leader néo-démocrate, Jack Layton, accordant au NPD le quart des sièges dans le cabinet ministériel de coalition. Selon cette entente, le ministère des Finances serait confié à un député du Parti libéral.

Au cours du week-end, les troupes de Stephen Harper ont battu en retraite sur plusieurs fronts. D'abord, le gouvernement met de côté son idée d'abolir les allocations d'État versées aux partis politiques: le 1,95 $ versé pour chaque vote obtenu sera plutôt gelé (et non plus indexé selon l'inflation). Les conservateurs s'engagent à faire de son abolition une promesse électorale défendue au cours d'une prochaine campagne. Ensuite, le gouvernement renonce à suspendre le droit de grève des fonctionnaires fédéraux. Enfin, le ministre des Finances, Jim Flaherty, s'engage à déposer un budget plus tôt que prévu: le 27 janvier prochain au lieu de la dernière semaine de février comme cela est la norme à Ottawa. L'interdiction faite aux fonctionnaires de s'adresser aux tribunaux pour faire respecter l'équité salariale n'est pas levée.

Ces annonces n'ont pas eu l'heur d'apaiser les ardeurs de l'opposition. «C'est trop peu, trop tard. On ne se retrouvera pas une fois de plus comme Charlie Brown sur le dos parce que Lucie a retiré la balle», a lancé le député du NPD, Thomas Mulcair, au cours d'une conférence de presse hier soir.

Selon M. Mulcair, ces tentatives d'utiliser la crise économique comme un prétexte pour faire passer des mesures de droite ont révélé le vrai visage du parti de Stephen Harper. «Pendant des années, M. Harper a tenté de faire croire aux Canadiens qu'il n'avait pas un ordre du jour caché alors qu'il rassurait sa base qu'il en avait bien un. Cette fois, le chat sort du sac. Nous ne lui laisserons pas une autre chance», dit-il.

Rencontres au sommet

Les chefs des trois partis d'opposition se sont rencontrés en soirée hier pour s'entendre sur les mesures que prendrait la coalition pour venir en aide à l'économie. Le PLC et le NPD ont discuté intensément samedi et hier matin pour déterminer la forme que prendrait ce gouvernement de coalition. La rumeur la plus persistante veut que le cabinet comporterait 30 ministres, dont 10 néodémocrates. Le but hier soir était de présenter à Gilles Duceppe le fruit de ces discussions et s'assurer ainsi l'appui de ses troupes.

D'autre part, les trois prétendants à la direction libérale — Bob Rae, Michael Ignatieff et Dominic LeBlanc — se sont aussi rencontrés tard hier soir à Toronto dans un contexte où la coalition se cherche un chef. À cette rencontre, Bob Rae, que plusieurs disent tirer de l'arrière dans la course, s'est fait le défenseur de Stéphane Dion. Il a demandé à ses adversaires de se rallier à la proposition de M. Dion à l'effet qu'il reste le chef jusqu'à ce qu'un vainqueur soit couronné en mai.

«Il y a une course au leadership légitime en cours et M. Rae ne voit aucune raison de changer cela», a confié un proche conseiller de M. Rae. Selon cette source, «M. Rae est à l'aise [avec le fait que M. dion soit le chef]et il encourage les deux autres de faire de même.» Les clans de MM. Ignatieff et LeBlanc n'ont pas voulu commenter la rencontre hier soir.



Quelles mesures de stimulation?

Dans leur énoncé économique, déposé jeudi et à l'origine de toute cette crise politique, les conservateurs ont choisi de réduire les dépenses de l'État de 4,3 milliards de dollars afin d'afficher un surplus plutôt que d'injecter des sommes et de stimuler l'économie.

Il n'est pas assuré que les conservateurs dévoileront dans le budget les mesures attendues par l'opposition. Au cours d'une conférence de presse téléphonique hier, le ministre Jim Flaherty a encore présenté le tout au conditionnel. «Nous utiliserons de la stimulation temporaire si cela est nécessaire», a-t-il déclaré. Il a répété qu'il n'imiterait pas les États-Unis dont l'approche a consisté à «disperser l'argent en espérant que cela fonctionnerait».

Le ministre aime rappeler que les diminutions d'impôts et la baisse de la TPS déjà consenties, et qui seront toutes en vigueur le 1er janvier, représenteront un stimulus d'une valeur de 2 % du PIB canadien. Or, c'est justement ce que la communauté internationale demande aux gouvernement nationaux d'investir pour sauver l'économie mondiale. Est-ce donc à dire qu'Ottawa juge avoir déjà assez fait? Le ministre reste vague. «Aiderons-nous un secteur précis ou certains secteurs précis? La réponse est probablement que oui.»

Le secteur de l'automobile doit présenter d'ici vendredi un plan de relance et ce n'est qu'à ce moment que le gouvernement entend étudier la possibilité de l'aider. Plus tôt dans la journée, le lieutenant pour le Québec, Christian Paradis, avait déclaré que ce serait une «hérésie» si le Canada agissait avant de savoir ce que les États-Unis feraient à ce chapitre. «Ce serait garrocher de l'argent par les fenêtres.»

Geste antidémocratique

Les conservateurs ont répété au cours du week-end que la tentative de déloger le gouvernement s'apparente à un coup d'État. L'opposition a vite fait de rappeler que Stephen Harper avait une opinion bien différente il y a quatre ans.

En septembre 2004, alors que Paul Martin dirigeait un gouvernement libéral minoritaire, l'opposition avait rédigé une lettre à l'intention de la gouverneure générale de l'époque, Adrienne Clarkson. «Nous faisons valoir avec respect que les partis d'opposition, qui ensemble représentent une majorité à la Chambre, sont en discussions très étroites. Nous croyons que si le gouvernement vous demandait de dissoudre la Chambre, vous devriez consulter, comme la pratique constitutionnelle le veut, les chefs de l'opposition et considérer toutes les options avant d'exercer votre autorité.» Cette lettre du 9 septembre était signée par Gilles Duceppe, Jack Layton et... Stephen Harper.

En outre, les conservateurs, qui se moquent de la légitimité d'une coalition ayant besoin de l'appui des «séparatistes» du Bloc québécois, oublient de mentionner qu'en 2006, lorsqu'ils n'avaient que 124 sièges à la Chambre des communes, ils avaient eu besoin eux aussi des bloquistes pour faire adopter leur premier budget. Michael Ignatieff a d'ailleurs déclaré qu'aucun compromis ne serait fait avec le Bloc québécois sur des questions touchant l'intégrité du Canada. «C'est hors de question de compromettre l'unité nationale de notre pays.»

Écoute électronique

La crise politique prend par ailleurs une tournure imprévue. Le NPD songe à intenter une poursuite contre le Parti conservateur pour avoir effectué de l'écoute électronique illégale. Le Parti conservateur a en effet pu participer à un appel-conférence de Jack Layton avec ses députés samedi. M. Layton y a dit que toutes ces discussions de coalition n'auraient pas pu être possibles n'eussent été des discussions préalables avec le Bloc québécois «il y a longtemps». Pour les conservateurs, il s'agit d'une preuve que l'opposition veut renverser le gouvernement parce qu'elle le peut et non parce qu'elle est insatisfaite de l'énoncé économique. Le Bloc québécois et le NPD ont nié ces allégations, expliquant qu'en situation minoritaire, les partis d'opposition sont en contacts continuels.

Les conservateurs ont admis avoir obtenu accidentellement les coordonnées pour se joindre à l'appel. Selon Thomas Mulcair, un député d'arrière-banc conservateur a écouté la conversation à l'insu des néodémocrates. La transcription d'une partie de l'appel a été distribuée aux journalistes. «Nous avons déjà contacté des spécialistes en droit des médias pour voir si le Code criminel a été enfreint, car il s'agit ici d'avoir intercepté, enregistré et diffusé un appel. Ça montre leur désespoir.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Paul Richard - Abonné
    1 décembre 2008 04 h 18
    Un WaterGate bien Canadien
    Est-ce que l'écoute accidentelle rendue publique volontairement ne constitue pas une violation flagrante des droits et libertés Canadienne? Le gouvernement actuel semble bafouer les lois canadiennes, même celles qu'il écrit lui même, les éléctions aux quatres ans... Et ce même gouvernement doit consulter le gouvernement Américain avant d'appliquer notre plan de sauvetage des banques, des entreprises (GM) et du système USA? Ais-je mal compris l'intervention d'un membre du PCC samedi soir sur les ondes de Radio-Canada, le tétéjournal. Que fait-il de la souveraineté Canadienne?...
    Go Dion Go, Go Ray Go, Go Canadiens Go, Haltes là, les québécois sont là...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    1 décembre 2008 07 h 49
    Chicane à talons hauts à la chefferie Libérale canadienne
    Un Libéral qui commence à sentir le pouvoir n'est presque plus « arrêtable » dans ses tactiques sauf pour le chef qui ne veut pas décoller. Ici, c'est Ignatieff contre Dion avec Rae, protégé de Chrétien, ami des Desmarais, alouette, qui favorise Dion pour donner une jambette à Ignatieff qui se fait enfarger actuellement comme à l'élection de Dion à la chefferie du parti Libéral canadien. Si l'affaire de la chefferie Libéral se résout, Harper est mort, politiquement.

    M. Harper n'a pas pensé 2 minutes avant de proposer de couper les revenus gouvernementaux des autres partis politiques, ce qui les maintient en vie. Grave erreur de jugement.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Samson - Abonné
    1 décembre 2008 08 h 46
    Vivement la coalition !
    Quelle bonne idée que celle d'un gouvernement de coalition où le pouvoir se partagerait entre des partis qui auraient ensemble une majorité de voix pour gouverner ! Cette coalition refléterait enfin ce que les Canadiens (je vous épargne "...et les Canadiennes") ont exprimé par le vote populaire six semaines passées : 63% votaient pour un parti dont le programme s'éloignait nettement de celui des Conservateurs, qui ne recueillaient que 38% de l'électorat.

    J'ajoute qu'un gouvernement de coalition refléterait une maturité politique sûrement plus vive que celle manifestée par un parti minoritaire qui s'entête, dans son énoncé économique, à faire fi de la réalité électorale canadienne et présenter un projet de droite tellement déconnecté qu'il a réussi à faire l'unanimité contre lui.

    Enfin, et particulièrement en temps de crise, le recours à des solutions originales m'apparaît nettement plus rassurant que de voir les Conservateurs piétiner et ne rien faire à l'égard du gouffre économique qui nous guette après qu'ils l'aient balayé de la main en le niant.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Guimont Rodrigue - Inscrit
    1 décembre 2008 08 h 47
    Encore du Chrétien dans l'air...
    Tout le Canada s'accorde à reconnaître que Stéphane Dion élu chef du Parti Libéral était une erreur de parcours, ce n'est un secret pour personne que lors de l'élection d'un nouveau chef, Jean Chrétien a joué de son influence auprès de Bob Rae pour que ses partisans s'abstiennent de voter pour Ignatieff avec les conséquences que l'on sait.

    Aux dernières élections fédérales en octobre dernier, jamais les libéraux n'ont atteint des profondeurs abyssales avec Dion à leur tête.

    Après avoir été élu au parti Libéral par un jeu de passe passe, voilà donc que Dion, toujours déchu, insiste nous dit-on pour devenir premier ministre d'un gouvernement de coalition... jusqu'en mai prochain.

    Ne voyez vous rien venir? Avec l'appui du NPD et du Bloc ce gouvernement provisoire sera à n'en point douter, un très bon gouvernement. C'est une chance en or pour Stéphane Dion PM de diriger le pays en démagogue. Mai venu, il sera encore une fois tenté par la course à la chefferie. Et tout recommencera...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    1 décembre 2008 09 h 23
    À vouloir trop contrôler on peut perdre le pouvoir
    Les abus de pouvoir rendent bien des politiciens aveugles. La source du problème réside dans les pouvoirs du Bureau du Premier ministre et du Conseil privé. On a déjà vécu cela avec Trudeau et Chrétien. Il faut que le peuple reprenne sa souveraineté, bien que le prix de la coalition peut être élevé.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Yvon Roy - Abonnée
    1 décembre 2008 09 h 25
    péréquation
    À noter que l'Alberta n'aura bientôt plus un seul sous de plus à transférer pour la péréquation; si bien que le concubinage présentement en cours à Ottawa ne servira finalement que nos danseuses cultûrelles de l'Ontario et pour l'Ontario seulement. Encore!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard Gervais - Abonné
    1 décembre 2008 10 h 05
    Harper a déjà reculé !
    Les partis d'opposition ont eu raison de s'opposer au programme annoncé par le nouveau gouvernement conservateur minoritaire. C'est un énoncé à la fois un énoncé arrogant (l'abolition du financement des partis) et qui ne tient nullement compte de la crise économique qui s'en vient.

    Maintenant qu'Harper a reculé(les subventions aux partis seront maintenues) et que son ministre des Finances nous annonce son budget plus tôt que prévu (soit en janvier), attendons.

    Personnellement, je ne crois pas que le projet du PLC et du NPD de former une coalition pour renverser les conservateurs et prendre le pouvoir soit une si bonne idée. Cette coalition serait-elle vraiment légitime (après tout 36 % des électeurs ont voté le 14 octobre pour les conservateurs) ? De plus, combien de temps celle-ci pourrait-elle gouverner ? N'oublions pas que la population ne souhaite nullement de nouvelles élections !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Gagnon - Abonné
    1 décembre 2008 10 h 23
    Bien pris qui croyait prendre
    Débarassez-nous au plus vite de ces plaies.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sylvain Auclair - Abonné
    1 décembre 2008 10 h 41
    Deux ans de retard
    Pourquoi ils l'ont pas faite il y a deux ans, cette coalition?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • camelot - Inscrit
    1 décembre 2008 10 h 58
    Coalition oui, Dion non.
    Dion a démissionné, il ne peut prendre la tête d'une coalition. C'était franchement opportuniste et arriviste que de s'accrocher à son poste. C'est petit. Chrétien ne nous fera pas avaler cette autre couleuvre. Dion doit partir, et le PLC doit nommer un chef intérimaire. Assez c'est asssez.

    Jean-Marie Francoeur
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    1 décembre 2008 11 h 20
    Oui à la coalition libéral-NPD
    Au Canada, nos meilleures politiques ont été mises de l avant par des coalitions de ce genre. Qu on pense aux allocations familiales, aux pensions de vieillesse, à l assurance santé ou à la reconnaissance des droits syndicaux. J ai confiance en Jack Layton pour continuer à faire progresser notre pays dans ce sens et je ne crains pas que la démagogie d un Stéphane Dion puisse faire long feu dans ce genre de gouvernement transitoire. Je comprends bien que le BQ ne puisse faire partie de cette coalition, compte tenu de son opton souverainiste, mais je compte sur Gilles Duceppe pour son appui à cette coalition soit bénéfique pour le Québec : obtenir la reconnaissance réelle de la Nation québécoise, de sa langue partout au Québec, y compris dans les Institutions sous juridiction fédérales. Rapatrier tous les pouvoirs sur la culture, faire reconnaìtre notre place au niveau international dans les domaines de notre juridiction. Pour le moment ce serait fort bien si le BQ pouvait obtenir tout cela. Par ailleurs, il faut voir aussi au-delà de ce gouvernement transitoire et lancer tout de suite la campagne pour une renégociation globale du Pacte canadien, qui reconnaîtrait finalement nos Droits, y compris le Droit à la sécession, ainsi que les Droits des autochtones.

    Sur le plan économique, je fais confiance à la coalition pour mettre de l avant une orientation plus verte et plus socialement acceptable, que ce que font présentement les conservateurs canadiens.

    Gilbert Talbot
    gilbert.talbot@videotron.ca
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jacques noel - Inscrit
    1 décembre 2008 11 h 34
    Une majorité claire qu'il disait
    Pour devenir indépendant, fallait une question claire et une majorité claire, clamait sur toutes les tribunes le Père de la Clarté.
    54% ont suffi à la petite Irlande (4 millions) pour bloquer la constitution européenne (400 millions)
    53% ont suffi pour élire Sarkosy
    52% ont suffi pour élire Obama
    52% ont suffi, aux 2e référendum, pour faire rentrer TN dans le Dominion

    mais pas question pour le Québec de se séparer à 50% plus un disait le savant professeur.
    Toujours est-il que le même moineau pourrait se retrouver PM du Canada avec à peine 25% des voix (dont la moitié du vote ethnique des grandes villes) et ce après avoir démissionné de son parti! Le tout cautionné par la reine-nègre, nommée par les Libéraux pour sauver le comté de Pierre Pettigrew!

    Si c'est pas la république de bananes, qu'est-ce que c'est?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    1 décembre 2008 11 h 36
    Le financement public des partis ruine la démocratie
    Les subventions aux partis politiques ont un effet pervers, celui de fragmenter le vote entre un nombre excessif d'organisations. C'est ce qui rend le Canada ingouvernable depuis plusieurs années, aucun parti n'étant en mesure d'obtenir une majorité à la Chambre des Communes.
    .
    Le plus ironique, c'est que cette situation a été créée par nul autre que Jean Chrétien lui-même; sans doute espérait t'il qu'ainsi le Parti Libéral pourrait continuer à se financer et à s'accrocher au pouvoir en engrangeant juste assez de votes pour payer les factures. Cette stratégie pouvait fonctionner tant que les Conservateurs étaient divisés, mais elle a fini par se retourner contre le PLC.
    .
    Le Bloc est cas d'école de cet effet pervers; mais on peut aussi estimer que le NPD est essentiellement un groupe de pression en faveur des syndicats, et de leurs plans de pension. C'est un retour aux partis corporatistes des 18ieme et 19ieme siècles, et c'est malsain pour la démocratie.
    .
    Le soutien aux idées doit aller au-delà d'un simple vote pour le parti qui les défend. Il importe également de se montrer prêt à donner son temps et son argent pour vendre ses idées aux autres. C'est facile de voter pour un parti au service d'un groupe d'intérêts, si cela signifie un subside automatique pour ce parti; mais ce qui démontre un véritable engagement, c'est d'être prêt à sortir sur la rue pour convaincre les gens.
    .
    Il est trop facile pour le Bloc d'encaisser l'argent des contribuables, sans aucun autre effort que de faire mousser des controverses démagogiques; et le financement public des partis favorise la multiplication d'organisations défendant des causes très similaires, comme par exemple le Bloc et le NPD. La politique est en danger de devenir une business, et seulement une business.
    .
    Pour convaincre de la justesse de ce que l'on prêche, il faut être disposé à sacrifier temps et argent pour les vendre à ses concitoyens; ou comme disent les anglophones, 'put your money where your mouth is'.
    .
    Par conséquent, si les séparatistes veulent leur parti à Ottawa, il devraient avoir à lever des fonds pour lui; si le NPD veut promouvoir le socialisme, il faut qu'il ait à démontrer pour quelles raisons le socialisme est une chose si merveilleuse. Si les Libéraux veulent gouverner la Confédération, qu'ils nous prouvent donc qu'ils feraient une meilleure job que les Conservateurs.
    .
    Et pour cela, chacun de ses partis devrait avoir à dépasser les préoccupations particulières des groupes d'intérêts particuliers pour qui ils roulent, ou à tout le moins aurait à expliquer clairement pourquoi ce qui est bon pour ces groupes d'intérêts est également bon pour le pays : c'est ce que le PLC, il fut un temps, réussissait à faire, mais ce n'est plus le cas.
    .
    Obama a montré qu'il était possible de financer une campagne sur des idées. Le Canada est au bord d'une dangereuse ligne de faille, ou d'un côté nous avons des groupes relativement protégés avec des droits acquis - principalement des Baby-Boomers du secteur public -, et de l'autre des travailleurs, jeunes en majorité, qui ne savent même pas s'il pourront encore prendre une retraite méritée lorsque le temps en sera venu. Cette faille déchirerait le pays beaucoup plus surement que Gilles Duceppe ne pourra jamais le faire; qui plus est, elle détruira aussi, les mêmes causes produisant les mêmes effets, le Québec lui-même.
    .
    Il est de l'intérêt de tous, Québécois comme Canadiens, d'éviter ce piège. Pour cela, nous avons besoin d'idées nouvelles et fortes, qui puisse créer un nécéssaire consensus. Malheureusement, le financement public des partis politiques rend facultative la recherche de ce consensus.
    .
    Les citoyens n'ouvrent pas leur porte-monnaie pour le parti qu'ils soutiennent, quand bien-même ils trouvent de l'argent pour s'acheter une télé à écran plat ou des gadgets électroniques dispendieux. Et par conséquent, renflouer les partis devient 'la responsabilité de l'État'.
    .
    Certes, les partis politiques sont l'infrastructure de la démocratie, mais son âme, c'est l'implication des citoyens dans le processus politique. Les dons privés font partie intégrante de cette implication : le jour ou un parti fera un véritable effort pour présenter une plate-forme politique fiscalement conservatrice, et socialement progressiste, il aura mon vote ET mon argent.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • René Pelletier - Inscrit
    1 décembre 2008 11 h 38
    Légitime et souhaitable
    Un Gouvernement de coalition? Oui, certainement. Les partis d'opposition, ensemble, représentent la majorité de la population.

    Il est légitime (et souhaitable) d'enlever le pouvoir à ce Harper dont les idées ne sont pas celles de la majorité des citoyens.

    René Pelletier
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André Morency - Inscrit
    1 décembre 2008 12 h 15
    Thomas Mulcair comme chef de la coalition
    Que Libéraux et Néo-Démocrates donnent une chance à cette coalition et choisissent Thomas Mulcair comme chef et futur Premier Ministre !

    Contrairement à Stéphane Dion, qui n'a plus aucune crédibilité, M. Mulcair n'est pas associé à la vieille garde Libérale responsable du scandale des commandites. Au contraire, il a maintes fois démontré son intégrité, tant à Québec qu'à Ottawa.

    Et contrairement à Jack Layton, M. Mulcair a une expérience du pouvoir. Avec lui comme leader, la coalition pourra s'élever au-dessus de la partisanerie mesquine et incarner des valeurs démocratiques dans lesquelles le peuple se reconnaîtra.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Gagnon - Abonné
    1 décembre 2008 12 h 34
    Monsieur Pau, vous ne savez pas de quoi vous parlez
    Tous les partis confondus, même ceux que vous adulez, comptent des bénévoles qui amassent des sous pour la démocratie. Alors que la démocratie s'occupe d'elle-même, ce n'est que naturel, même nos amis américains le font maintenant.

    Allez donc récolter de l'argent pour un parti politique et vous m'en donnerez des nouvelles. C'est sûr, à vous lire que vous parlez à travers votre chapeau.

    .....
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Menard Sylvain - Inscrit
    1 décembre 2008 12 h 59
    Des elections et Harper majoritaire
    Les conservateurs viennent tout juste d etre elus il y a quelques semaines et avec plus de siege qu a la derniere election. On a dit a l election que l on ne voulait [pas d un gouvernement liberal. La pire defaire liberal depuis 1867! Les liberaux ne sont meme pas capable de se choisir un chef. Ils ont montre la porte a Stephane Dion! Igantief et Bob Ray n etaient meme pas assez bon pour obtenir l appui dans leur propre parti par battre Dion, et la on veut nommer un PANTIN pour gouverner? Les liberaux et les neodemocrates ne s'entendent meme pas sur des questions essentielles (les troupes en Afghanistan ou encore l aide aux familles et aux grandes entreprises, encore moins sur l'economie!) Et le bloc, c est le comble. Ils vont se croiser les bras dans le dos durant deux ans et demi et accepter les decisions de se gouvernement fantoche? Car ils ne faut pas se tromper, si le gouvernement est renverse, les conservateurs vont voter contre tous les projets et le bloc n aura d autres choix que de soutenir le gouvernement de marionnettes.

    Je souhaite que harper declenche des elections et obtienne un gouvernement majoritaire avant de se faire renverser.

    Si le ridicule ne tue pas, les liberaux et le NPD n'en sont pas loin. C'est toutefois dans leur droit de le faire. Je prend conge et j irai mainifester a Ottawa! Le nouveau gouvernement aura peine a rentrer au parlement devant une foule monstre je vous en passe un papier!

    Je ne suis pas de bonne humeur, il va s en dire.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    1 décembre 2008 13 h 30
    Monsieur Jacque Gagnon
    Quand les fonds publics comptent pour jusqu'à 80% du financement d'un parti politique, il est évident que l'implication des bénévoles relève plus du folklore que de la nécessité. Ensuite, vous ne me connaissez pas, répondez donc plutôt à mes arguments, au lieu de m'accuser de parler à travers mon chapeau, de prendre des vessies pour des lanternes, ou même... de faire le Jacques. Ce ne sont pas des arguments ça. Mais en avez-vous, des arguments?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Elisabeth Comtois - Inscrite
    1 décembre 2008 13 h 42
    Trop tard
    Il est certainement trop tard pour monsieur Stephen Harper de me convaincre (et quoi qu'il dise ou fasse!) qu'il mérite de gouverner le Canada. Son énoncé économique de la semaine dernière a été la goutte d'eau. Stephen Harper a prouvé, hors de tout doute, qu'il est un démagogue, et sa soif de pouvoir est telle qu'il en devient un cas de pathologie.
    Que dire aussi de son manque total de respect envers le Québec en imposant un vote sur l'énoncé économique le jour même des élections au Québec ! En supposant qu'il n'y ait pas de vote le 8 décembre à Ottawa ne change pas grand chose: il a eu l'idée, et il était prêt à la mettre en application. Il a perdu toute crédibilité, il manipule les québécois depuis les débuts. Depuis plusieurs mois, il est en fait mort de rire, sauf que sa mesquinerie profonde risque de se tourner vraiment contre lui. Il y a des limites à rire du monde.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Brun Bernard - Inscrit
    1 décembre 2008 13 h 48
    Hop un petit zest de racisme M Noël...Rides again.
    "Le tout cautionné par la reine-nègre, nommée par les Libéraux pour sauver le comté de Pierre Pettigrew!" Vous vous êtes un nègre blanc et super intelligent, beau, qui a créé la terre comme votre bon Dieu catholique très très blanc lui aussi. Serrez la mai d'un noir M Noël, vous allez voir, ça ne tâche pas du tout. N'ayez pas peur, vous serez surpris. Les "nègres" ont un cerveau, des poumons, un coeur, des jambes, des bras, toute une vie d'espoir de joies et de peines tout comme les blancs. Ils peuvent même faire des enfants comme nous et aiment le petit Jésus tout comme nous. si vous avez besoin de plus d'explication écrivez à Madame Michael Jean ou à Dany Laferrière un grand écrivain québécois.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Gallay - Inscrit
    1 décembre 2008 13 h 57
    Non le Bloc ne peut tomber ci bas!!!
    N'oublions pas que Stéphane Dion est le père de l'ignoble Loi sur la Clarté référendaire!Est-il possible d'imaginer qu'un parti souverainiste puisse propulser cet individu au poste de Premier Ministre du Canada?

    N'oublions pas non plus que le NPD est un parti centralisateur qui voudra par tous les moyens réduire les pouvoirs des provinces.

    Non, le Bloc ne peut tomber si bas et soutenir une coalition NPD-PLC si nuisible aux intérêts du Québec! Quoique, quand ont sait que M.Duceppe est plus gauchiste que souverainiste!!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • michel rheault - Inscrit
    1 décembre 2008 14 h 11
    Pourquoi pas Jean Charest?
    Depuis ses études secondaires qu'il chante à tous vents politiques, qu'il sera un jour Premier ministre du Canada. Voilà que le moment est arrivé, et voici pourquoi.

    Il ne sait plus quoi faire avec le Québec, si ce n'est que de le plonger dans des élections inutiles, couteuses, dans une conjoncture économique difficile. C'est difficile d'être plus déconnecté!

    Il connait très bien les politiques des principaux partis pour les avoir prédidés tant au fédéral qu'au provincial, avec les résultats concrets que l'on a dû en subir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    1 décembre 2008 14 h 30
    @ M. Jacques Noel
    Vous écrivez : «Toujours est-il que le même moineau "Dion" pourrait se retrouver PM du Canada avec à peine 25% des voix».

    Bravo ! On a commencé avec M. Trudeau au fédéral en 1980. Le PQ a obtenu 40 % de OUI, puis en 1995, avec M. Chrétien, 49,6 %, maintenant avec Dion, on devrait bien réussir 60 % à condition qu'ils ne nous l'enlève pas au printemps prochain pour un P.M. moins raide que ce troisième mousketaire full-fédéraliste de la constitution canadienne.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • denis legault - Inscrit
    1 décembre 2008 15 h 41
    Une question comme ça !
    Je ne suis pas certain qu'il faille injecter des milliards d'argent public pour contrer la crise économique au Canada. Si mon intuition est bonne, l'approche financière conservatrice ne devrait pas être rejetée du revers de la main. Le fait que le dollard Canadien ait chuté fortement est un gros stimuli pour nos exportations, de plus les premiers résultats des banques ne montrent pas que le système financier canadien soit aussi mal en point qu'à l'étranger. Si on réussit aux Eu et en Europe à éviter le pire par l'injection de fonds publics, il va y avoir une plus grosse demande pour nos exportations et avec un plus faible endettement que nos partenaires, cela donnera au pays un avantage concurrentiel.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Gagnon - Abonné
    1 décembre 2008 15 h 47
    Qu'avez-vous fait monsieur Pau ?
    Rien de toute évidence.

    Vos arguments ? Rien non plus.

    Allez vous montrer la face chez les gens qui amassent les fonds, ils vont vous montrer ce qu'est le folklore.

    Ces gens s'impliquent, cher monsieur, ils méritent le plus haut respect que vous ne méritez pas comme braillard d'estrade.

    ...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    1 décembre 2008 16 h 00
    Monsieur Jacques Gagnon ou le discours du Rien
    Vos 'évidences' ne font que manifester votre ignorance Monsieur Gagnon. Et vos 'riens', la vacuité de l'espace désolé qui s'étend entre vos deux oreilles, et ou ne souffle que le vent des préjugés.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Angelo Zenga - Inscrit
    1 décembre 2008 16 h 23
    La cabbale des trois et du vol !!
    Ce que s'apprête a faire les trois parti d'opposition est un vol pur et simple d'un gouvernement, car nonobstant Duceppe qui ne vise pas le pouvoir a Ottawa, aucun des deux autres sbires ne serait capable de gagner une élection générale. Le beau Jack qui déclare à tous ceux qui veulent l'entendre que plus de 60% des Canadiens ont voter contre Harper, et bien 82% des Canadiens ont voter contre Layton lui même, alors qu'elle est la logique dans tout cela? Voilà, nous sommes sur le point de devenir une république de banane. Bravo Messieurs!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rodrigue Guimont - Abonné
    1 décembre 2008 16 h 30
    et Ignatieff dans tout cela?
    Stéphane Dion, comme Premier Ministre désigné par la coalition, appuyé par Bob Rae avec la bénédiction de Chrétien dans les coulisses, il me semble que si j'étais Michael Ignatieff je me sentirais floué une seconde fois.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Guy Lemieux - Abonné
    1 décembre 2008 17 h 19
    @ Michel Gallay
    Eh bien M.Gallay ....M.Duceppe est tomber aussi bas .(voir les nouvelles )Qui aurait imaginer cette coalition ..
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Léo Boyer - Abonné
    1 décembre 2008 19 h 39
    coup d'état sans arme- parle le renifleur
    Sa sens l'anti demaucratie en se temps de resestion ce n'est pas posible d'agir de la sorte nous allons asister a l'écatement du Canada tel que nous le connaison,sinon sa va prendre une decenie pour se relever de se coup d'état.Les canadiens ne seronts jamais aussi déviser!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Louis Houle - Abonné
    1 décembre 2008 19 h 42
    Notre VOTE signifie quoi au juste?
    À voir ce qui se passe présentement au fédéral, on ne peut que se questionner sur l'interprétation des résultats des élections fédérales que font nos élus. Voter est-il devenu une sorte de chèque en blanc que l'on donne à ces politiciens? C'est ça un régime démocratique? Ne serait-il pas le temps de revoir en profondeur cette démocratie pour en arriver à une démocratie 2.0 ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Louis Marion - Inscrit
    1 décembre 2008 23 h 30
    un choix facile pour Michael Jean
    Contrairement à ce que certains médias ont pu affirmer, le choix de Michael Jean à propos de la coalition ne sera pas difficile. Elle est dans une position ou elle peut écouter sa conscience morale et son patriotisme. J'appuie ainsi mon argument : entre leur portefeuille et par exemple la défense de la nécessité morale de rapatrier Omar Kader, les électeurs choisissent en général leur portefeuille. Mais Michael Jean n'est pas dans cette situation de conflit d'intérêts intérieur, elle n'est pas une électrice et elle sait qu'un pays qui abandonne ses enfants à la torture ne mérite même pas d'avoir son nom écrit sur le globe. Elle sait que les Canadiens préfèrent la méthode Obama l'alliance raisonnable avec ceux qui défendent d'autres valeurs que celle des pétrolières et de l'Overclass. Non décidément du point de vue de l'environnement de la justice et de l'éthique son choix doit aller en faveur de la coalition et elle va le faire. Harper n'a aucune légitimité sur la scène internationale également à cause de ses décisions politiques. Michael Jean doit par patriotisme tenir compte aussi de la nécessité d'améliorer l'image du pays ailleurs dans le monde. Non vraiment le choix n'est pas difficile.

    Louis Marion
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean TURGEON - Inscrit
    2 décembre 2008 12 h 32
    @ Louis Houle - Démocratie 101
    M. Houle,

    Dans une démocratie parlementaire comme la nôtre, les citoyens votent pour un député, un point c'est tout. Ils n'ont ni le choix entre un gouvernement minoritaire ou majoritaire, ni même pour un premier ministre, comme dans un système présidentiel. C'est au gouverneur général qu'il appartient de confier la tâche de former le gouvernement à celui parmi les députés élus qui est le plus apte à recevoir la confiance de la Chambre. Mais il est vrai que, la plupart du temps, on ne se casse pas vraiment la tête pour le trouver, tellement c'est évident.

    C'est le principe qui régit notre système. On peut bien en souhaiter un autre, mais en attendant, il faut bien vivre avec celui qu'on a ; en changer impliquerait de «rouvrir» la constitution... Je ne vous ferai pas un dessin.

    Évidemment, dans le cas d'un gouvernement majoritaire, un parti a remporté clairement les élections et le «choix» du gouvernement général n'est pas difficile. Cependant, dans le cas d'un gouvernement minoritaire, le parti qui a fait élire les plus de sièges n'est pas automatiquement réputé avoir gagné les élections, car il lui incombera de démontrer qu'il a la confiance de la Chambre, alors occupé par une majorité de députés de l'«opposition». Et ce n'est que dans la mesure il est pourra faire la preuve qu'il a cette confiance qu'il pourra légitimement, dans notre système, former le gouvernement.

    On l'oublie trop souvent - quand on l'a déjà su -, mais c'est la confiance de la Chambre qui fait foi de tout et qui a force de loi en matière de légitimité gouvernementale, et pas le vote des citoyens... Ou alors seulement par la voix de ses représentants élus à la Chambre des Communes et qui y siègent justement pour les y représenter.

    Comme dirait Jean Chrétien : « Que voulez-vous ? » C'est comme ça... Quant à refaire des élections, bien sûr !, mais pas à tous les deux mois. D'abord, parce que ça coûte 300 millions à chaque fois et surtout parce que ça ne changerait en rien notre système, et qu'on risquerait ainsi, après un trop bref intervalle, de se retrouver dans le même cul-de-sac parlementaire et de tourner en rond, d'élections en élections. Vous voyez un peu le bordel !?

    Pour changer cela, il faut abroger la constitution. Rien que ça ! En attendant, il nous faudra nous en remettre à la sagesse de notre souveraine bien aimée, qui, elle, tient son autorité directement de Dieu, mais en passant par une nomination de Jean Chrétien...

    Le pire dans tout ça, c'est que ça marche pas trop mal, en fin de compte. Incroyable !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
33 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Chroniques
Dépêches
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012