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Crise politique à Ottawa - Le fruit de l'arrogance

Bernard Descôteaux   29 novembre 2008  Canada
Le Canada est à la veille d'une crise économique, ce qui devrait être le moment de rassembler les forces vives de la nation pour traverser cette période difficile. À la place, le premier ministre Stephen Harper a ouvert une crise politique. Plutôt que le dialogue, il a choisi l'affrontement. Résultat: la survie de son gouvernement minoritaire est en jeu.
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  • Davy Trop
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 06h58
    La majorité démocratique
    « Il faut le répéter la démocratie peut se satisfaire de multiples systèmes électoraux.La distorsion existant actuellement entre une gouvernance majoritaire avec 37% des voix et une opposition minoritaire avec 60% des voix tourne en dérision le processus démocratique.Il est grand temps pour que le Canada révise un systéme bipartite hérité du régime anglo-saxon,qui s'accomode mal de la réalité contemporaine où existent de multiples formations politiques représentant des tendances diverses et respectables.Il n'est pas vrai que le consensus conduit nécéssairement à l'inaction ou au chaos.A l'origine les députés se faisaient élire individuellement et se regroupaient en familles politiques.Nous avons inversé le processus,déresposabilisé nos représentants et permis à des intérêts singuliers de s'afficher sous les aspects du bien commun.La Constitution canadienne,avec tous ses défauts et ses imperfections,comporte de multiples balises pour contrer l'absolutisme.L'astuce de certains dirigeants qui vise à les contourner doit être combattue.La mise en place de gouvernements de coalition,représentant non seulement une majorité élue,mais une majorité d'électeurs,est une obligation démocratique . »

  • Gilbert Le Blanc
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 07h47
    Humour et sarcasme
    « La prochaine étape serait-elle la déclaration de la loi des mesures de guerre?
    Gilbert Le Blanc
    gilbertleblanc@hotmail.com »

  • Marc Gendron
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 09h02
    Une invitation bénie
    « Blanc ou bleu de colère, M. Harper a invité les Canadiens à se faire entendre de leurs députés sur cette question.

    Au Québec que les lignes téléphoniques vont être encombrées, au Bloc principalement de ceux qui vont inviter les élus de l'opposition à s'unir pour une fois et donner à Harper la leçon qu'il mérite et qu'il craint le plus: perdre son job.

    La sale gueule qu'il faisait en point de presse montrait bien que le coup a porté. On était loin des sourires aimables et des propos des mielleux des rendez-vous de Québec. »

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 15h18
    Bravo
    « Voilà une démocratie en action. Dehors les régimes qui s'approchent du fascisme (le mot n'est pas trop faible) ; on veut un gouvernement « majoritaire » pour faire ce qui « doit » être fait!

    On suspend des droits fondamentaux. Imaginez-vous avec une majorité!

    Je désire ce gouvernement de coalition. Je ne veux plus de gens qui jouent avec la politique. Je veux, j'exige, des gens qui font de la politique. Des gens qui font une politique pour nous, pour la population de son pays. Je n'ai jamais vu un gourvenement aussi mesquin. Ils ne veulent qu'une seule chose, le pouvoir. Nous ne sommes rien pour eux. Nous ne sommes qu'une masse qui ne fait que quémander une pitance.

    Insupportables personnages. Le pire, c'est qu'ils doivent être très fiers d'eux. Ils doivent se prendre pour des génies! »

  • Élodie Gagné
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 16h05
    Milton Friedman revisité par M. Harper
    « Il faut se méfier absolument de la politique que M. Harper essaie d'implanter en ce moment. Cela ressemble à s'y méprendre au concept économique de Milton Freidman, enseigné à Chicago dans les années '50 et pratiqué avec frénésie par toute une classe d'économistes de droite et dont les résultats sont une des causes les plus importantes de la crise financière que traverse le monde. M. Harper profite d'une crise pour couper les services sociaux, diminuer le pouvoir des syndicats et des travailleurs. A ce que j'ai entendu, il veut aussi privatiser et vendre les propriétés du gouvernement canadien. En somme il veut vider le Canada de sa substance économique au profit des corporations qui s'enrichirons à nos dépens. N'a-t-il pas compris où un pareil concept nous a menés ? »

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 15h56
    L'audace obligée
    « Il se pourrait que le situation créée par l'idéologue Harper force les Canadiens à faire preuve d'audace en donnant le pouvoir à la majorité des gens qui ont voté contre lui ou pour d'autres partis. La question ? À qui obéiront la GRC et l'armée si Stephen choisit de jouer le matador ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 16h04
    L'homme de Dieu
    « Certes Harper fait le bonheur des néolibéraux qui veulent obtenir au Canada, comme ils l'ont fait aux États-Unis sous Bush et Cheney, le plein contrôle de la gouvernance politique du pays. Mais c'est comme par défaut. Ce fou d'idéologue veut remettre le Canada dans la voie du judéo-christianisme, quel que soit le prix à payer pour les Canadiens, et au grand plaisir des dirigeants religieux et de leurs ouailles bigotes. Et dire que la plupart des commentateurs politiques considèrent comme une bonne chose que ce « reformist » se retrouve dans l'opposition.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

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