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Le Canada en crise

Alec Castonguay   29 novembre 2008  Canada
Photo : Agence Reuters
Ottawa — L'impasse entre le gouvernement et les partis d'opposition était totale hier à Ottawa, provoquant une atmosphère de crise rarement vue dans la capitale fédérale. Au point que le renversement possible du gouvernement conservateur d'ici dix jours amène les partis d'opposition à préparer sérieusement l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement de coalition formé du Parti libéral et du NPD, avec le Bloc québécois comme troisième roue du carrosse.

Le noeud du problème: l'austérité économique prônée par les conservateurs, qui refusent de modifier leur énoncé économique dévoilé jeudi pour y ajouter des mesures qui visent à stimuler la croissance et soutenir l'économie. L'opposition estime que le Canada doit dépenser pour aider la population à traverser la crise, et non couper dans les budgets du gouvernement pour maintenir l'équilibre budgétaire.

Le Parti libéral envisage même de déposer une motion de censure pour défaire le gouvernement sur cet enjeu. Le texte de la motion mentionne clairement la volonté de former un gouvernement de remplacement avec les députés élus au dernier scrutin.

Coincé, Stephen Harper a annoncé hier soir qu'il repousse tous les votes de confiance qui devaient se tenir la semaine prochaine. Le premier vote qui engage la confiance de la Chambre aura donc lieu le lundi 8 décembre. Le premier ministre espère que, d'ici là, le Parti libéral renoncera à sa motion de défiance et que les citoyens feront part de leur mécontentement.

Stephen Harper n'a toutefois pas laissé entendre qu'il allait changer de trajectoire ou commencer à négocier avec l'opposition. Il a répété que son gouvernement a déjà posé les gestes économiques appropriés et qu'aucun plan de relance économique ne verra le jour avant le prochain budget.

Mais est-il déjà trop tard? Le Parti libéral et le NPD estiment que Harper cherche seulement à gagner du temps. Certains libéraux parlent même d'un gouvernement de coalition comme d'une réalité. «Les discussions entre les partis vont bon train», a dit la députée libérale Marlene Jennings hier soir, après l'allocution de Stephen Harper. «Si tout va comme prévu, on va former un gouvernement viable quelques jours après la défaite du gouvernement. Et on va rapidement déposer un plan économique pour aider les gens».

Tractations

Des rencontres entre les partis d'opposition doivent se tenir toute la fin de semaine pour «mettre la mécanique en place», selon une source néo-démocrate.

Selon les informations obtenues par Le Devoir hier soir, les discussions entre les trois partis d'opposition portent avant tout sur une lettre d'entente devant être soumise à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, en cas de chute du gouvernement dans les prochains jours.

Michaëlle Jean devrait alors rapidement prendre une décision sur la possibilité qu'un gouvernement de coalition remplace le Parti conservateur à la tête du pays. Le Parti libéral et le NPD devraient alors prouver qu'ils peuvent s'entendre sur quelques grands enjeux, question d'être capables de gouverner pendant un certain temps. Pour ce faire, les partis tentent déjà de définir les contours d'un plan de relance économique, puisqu'il s'agira de l'enjeu principal.

Cette lettre d'entente, qui esquisse les points communs sur lesquels les partis s'engagent à travailler, devrait idéalement être signée par les trois chefs de l'opposition, qui détiennent une majorité de sièges aux Communes.

«La question la plus importante pour la gouverneure générale est de savoir si un nouveau gouvernement peut être stable. Elle ne veut pas savoir qui sera ministre, elle veut s'assurer que le nouveau gouvernement aura la confiance de la Chambre. C'est à ce scénario qu'on travaille», a dit au Devoir une source proche des négociations.

C'est pour cette raison que le Bloc québécois participe indirectement aux pourparlers avec le PLC et le NPD, puisque les deux formations totalisent seulement 114 sièges, loin de la majorité de 155. Le Bloc (49 sièges) devient donc incontournable. «Ils veulent savoir notre position sur certains enjeux et savoir combien de temps on pourrait appuyer une telle coalition», a soutenu une source bloquiste.

Outre la lettre d'entente devant être soumise à la gouverneure générale, le NPD et le PLC discutaient hier, de manière informelle, de la formation d'un possible cabinet de coalition. Jack Layton voudrait s'assurer d'obtenir au moins le tiers des ministères. Le NPD a 37 sièges aux Communes et le PLC 77. Le ministère de l'Environnement serait notamment dans la mire des néo-démocrates.

Le chef du Bloc québécois a d'ailleurs été clair: pas question que son parti participe à un éventuel conseil des ministres d'un gouvernement de coalition. Gilles Duceppe déciderait de son appui à chacun des projets de loi soumis, au cas par cas. «On a toujours agi enjeu par enjeu en appuyant ce qui va dans le sens des intérêts, des valeurs du Québec. Et on sera ouverts à appuyer une coalition qui respectera davantage le Québec», a-t-il dit.

Chrétien et Broadbent impliqués

Les émissaires des partis d'opposition ont discuté à plusieurs reprises hier, mais toujours sur une base bilatérale. Aucune rencontre à trois partis n'a eu lieu. Du côté du NPD, Jack Layton mène les discussions avec l'aide de l'ancien chef de sa formation, Ed Broadbent. Chez les libéraux, Stéphane Dion est appuyé par l'ancien premier ministre Jean Chrétien. Les deux hommes agissent comme des «sages» en raison de leur expérience, dit-on. Les trois prétendants à la succession de Stéphane Dion (Michael Ignatieff, Bob Rae et Dominic Leblanc) sont aussi impliqués.

Il n'était pas clair hier soir si les libéraux allaient laisser Stéphane Dion être premier ministre dans le cas où un gouvernement de coalition verrait le jour. Deux possibilités semblaient se dessiner chez les libéraux. D'abord, Stéphane Dion devient premier ministre, mais le Parti libéral devance la date de sa convention au leadership, de sorte que le nouveau chef libéral remplace Dion à la tête du pays et déclenche rapidement des élections.

Autre possibilité: installer Michael Ignatieff comme chef dès maintenant. Des rumeurs faisaient état hier d'un coup de force du caucus, où M. Ignatieff jouit d'un plus grand appui que Bob Rae et Dominic Leblanc. Une rumeur persistante laissait toutefois entendre que tous les candidats au leadership pourraient appuyer la nomination de Michael Ignatieff à titre de chef libéral, mais sur une base intérimaire, ce qui éviterait les déchirements. Le clan de Dominic Leblanc a confirmé au Devoir qu'il se rallierait derrière Ignatieff si le caucus le décidait ainsi.

L'impasse totale

Tout ce branle-bas de combat a été déclenché jeudi, lorsqu'il est apparu clairement que tous les partis d'opposition rejetaient l'énoncé économique du ministre Jim Flaherty. Cet exercice est considéré comme un vote de confiance. Pour ne pas renvoyer les électeurs aux urnes six semaines après le dernier scrutin, la possibilité d'un gouvernement de coalition a fait surface.

Hier encore, les partis d'opposition sont restés fermes: le gouvernement devra annoncer des mesures immédiates pour soutenir l'économie, sans quoi sa survie est menacée. Les partis d'opposition sont également outrés de certaines mesures annoncées jeudi par le gouvernement, notamment l'abolition des subventions aux partis politiques. Ce financement permet une certaine santé financière aux partis, dont le Parti vert. La disparition de cette mesure, qui fait épargner 27 millions au gouvernement, nuira grandement à tous les partis, sauf au Parti conservateur, qui n'a aucune dette et qui est riche.

La suspension du droit de grève dans la fonction publique jusqu'en 2011 est aussi jugée inacceptable, tout comme la fin des contestations judiciaires qui ont trait à l'équité salariale.

Pour les partis d'opposition, le gouvernement est trop «idéologique» en ces temps de crise financière. «Ils sont allés beaucoup trop loin», a dit Gilles Duceppe à propos des conservateurs. «Maintenant, est-ce que c'est un point de non-retour? C'est à eux de savoir s'ils veulent faire un virage en U.»

Mais le gouvernement n'entend pas plier. «Il n'y a pas de changement», a dit le directeur des communications de Stephen Harper, Kory Teneycke.

Selon lui, les partis d'opposition utilisent l'absence de stimulants économiques comme un prétexte. «La vérité, c'est qu'ils veulent garder les subventions qui proviennent des contribuables. Ils croient avoir le droit à cet argent public. Ce n'est rien d'autre, puisque les stimulants économiques vont être là dans quelques semaines à peine, lors du prochain budget», a-t-il dit.

Mais le Parti libéral, le NPD et le Bloc québécois affirment que le financement des partis est «secondaire» actuellement dans leur opposition à l'énoncé économique. «Nous avons dit que nous allions voter contre pour plusieurs raisons, a affirmé le député libéral John McCallum, porte-parole de son parti en matière de finances. Et la première raison, c'est qu'il n'y a rien qui pourrait aider l'économie canadienne dans un moment de crise.»

Lors de son allocution-surprise de cinq minutes hier soir, Stephen Harper a soutenu qu'un gouvernement de coalition PLC-NPD n'aurait aucune légitimité. «Ils veulent s'accaparer le pouvoir, pas le gagner. Ils veulent mettre en place un gouvernement dirigé par un parti qui a reçu sa plus petite part des suffrages depuis la confédération. Ils veulent mettre en place un premier ministre, le premier ministre Dion, qui a été rejeté par la population il y a six semaines. [...] Jack Layton et Stéphane Dion veulent y arriver avec le soutien d'un parti qui veut détruire le pays», a-t-il dit.

Selon Stephen Harper, «le gouvernement du Canada doit être choisi par les Canadiens». «On doit tous défendre le droit de la population à choisir son propre gouvernement», a-t-il dit.

Ironiquement, le premier ministre reproche aux partis d'opposition de ne pas s'occuper de l'économie, soit exactement ce que les partis lui reprochent. «Pendant qu'on travaille sur l'économie, l'opposition travaille sur une entente en coulisses pour renverser les résultats de la dernière élection», a-t-il dit.

***

Avec la collaboration d'Hélène Buzzetti






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Vos réactions

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  • Daniel Valiquette
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 00h54
    À l'appui de l'opposition
    « Je suis d'accord avec les libéraux, le gouvernement est allé trop loin. Son arrogance devrait lui coûter le pouvoir. J'aimerais bien voir un gouvernement de coalition. Et dire qu'on nous a raconté que des députés bloc québécois ça ne donne rien ! »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 01h07
    « Le gouvernement du Canada doit être choisi par les Canadiens »
    « « Le gouvernement du Canada doit être choisi par les Canadiens ». Exact. Mais il est tout aussi vrai et peut-être plus vrai encore que les partis d'opposition réunis comptent plus de voix que le seul PCC. Et qu'en ce sens, probablement une majorité de la population ne serait-elle pas opposée à ce que le gouvernement soit composé par une majorité desdits partis... »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    samedi 29 novembre 2008 01h15
    merdier
    « Très beau merdier en vue que cette coalition minoritaire elle aussi. »

  • Daniel Francoeur
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 02h16
    Harpeur est allé trop loin mais attention aux chèques en blanc que réclame l'opposition
    « Démocratie ne signifie pas autocratie. M. Harpeur confond ses pensées, ses croyances et ses valeurs avec celles du peuple canadien. Il se croit l'incarnation absolue du bien et a ce titre, tout lui est permis. Encore une fois on reconnaît ici la déviance idéologique du Reform party ou des républicains au sud.

    Il me semble peu probable qu'un gouvernement minoritaire se permette d'attaquer les fondements du système démocratique canadien, mais ce gouvernement se l'est permis!

    Par sa réaction, on dirait qu'il ne comprend pas que lorsque tu menaces sérieusement de couper les vivres a quelqu'un, il est possible que celui-ci ne te fasse plus confiance. Pourtant, cela me semble d'une évidence certaine ! Selon lui, la saine réaction de l'opposition n'est pas conforme a la volonté des canadiens. Pourtant, les canadiens ne lui ont pas confié le mandat d'asphyxier la démocratie canadienne. S'il y a non conformité, c'est bien chez ce gouvernement qu'on la retrouve.

    Quant a l'opposition, elle réclame la possibilité de donner de notre argent a des compagnies qui, selon elles, en ont besoin. Ceci ressemble étrangement au plan Bush qui a fait cadeau de 700 milliards aux responsables de la crise financière. On sait maintenant que ce plan n'a nullement contribué a améliorer les conditions économiques. Alors, pourquoi faire de même ?

    La sagesse, nous impose d'avoir un portrait clair de la situation avant de bouger. A ce que je sache, aucun comité d'experts reconnus n'a émis ses opinions sur la question. C'est d'ailleurs sur cette étape qu'Obama semble se concentrer... »

  • Paul richard
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 02h48
    À babord
    « Changeons de cap. J'appuirais un virage à gauche, tout azimut M. le futur Premier Ministre du Bloc, néodémocrate et très libéral. Avec comme fer de lance un plan de relance économique à la Lord John Maynard Keynes, une partie du plan Harper vieux de 70 ou 75 ans mieux connu sous le nom de New Deal de Franklin Delano Roosvelt. Ce qui devrait plaire au futur président des États-Unis d'amérique M. Barac Hussein Obama.

    Pour dépasser les 700 milliards d'engagements socialistes de M. le très néolibéral Président Bush et plaire au Président Français, M. Nicolas Sarkozi nous réinventerions le capitalisme mondial, un premier pas pour les humains sur terre.

    Nous les Canadiens, Québécois et Autochtones d'amérique taxerions de moins de 0,1%, j'ai bien écris un dixième d'un pourcent, elle n'est quand même pas sauvage cette taxe du prix Nobel d'économie 1981, M. John Tobin. Toutes transactions monétaires, financières et, ou spéculatives, la bourse à court terme, pourraient, seraient quand à elles taxées à 1%.

    Mes salutations et veux de courrage, Messieurs les trois chefs de partis de l'opposition officiel du Canada.

    Paul Richard »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 03h06
    Qui ose parler de légitimité!
    « Il faut reprendre les déclarations faites vendredi vers 17 h 30 par Stephen Harper, car elles valent leur pesant de mélasse. Lors de son allocution inattendue, il a soutenu qu'un gouvernement de coalition PLC-NPD n'aurait aucune légitimité. «Ils veulent s'accaparer le pouvoir, pas le gagner. Ils veulent mettre en place un gouvernement dirigé par un parti qui a reçu sa plus petite part des suffrages depuis la confédération. Ils veulent mettre en place un premier ministre, le premier ministre Dion, qui a été rejeté par la population il y a six semaines.»

    En parlant de légitimité, Stephen Harper oublie complètement que lors des élections du 14 octobre dernier son parti n'a obtenue que 37,83 % des voix, ce qui signifie que l'opposition, toutes tendances confondues, a obtenu 62,37 % des voix. De plus, la participation électorale à cette élection a atteint le record de la plus faible participation jamais atteinte, avec seulement 59,1 % des électeurs inscrits.

    Et l'on sait que même si une étude précise des motifs des abstentionnistes n'existe pas encore, les commentaires entendus à la télévision, à la radio, lus dans la presse écrite ou sur Internet nous en donnent un aperçu. Cette élection était perçue comme inutile et non fondée. L'argument du non-fonctionnement de la Chambre des communes manquait de crédibilité, puisque le gouvernement faisait état de son bilan positif. Le non-respect de l'engagement d'élections à date fixe a été soulevé. Ce qui veut dire que M. Harper est responsable de cette faible participation.

    Autrement dit, le déficit démocratique que manifeste cette élection et le faible pourcentage de voix obtenues par le parti conservateur suscitent des questions sur la légitimité de ce gouvernement. Techniquement, du fait des dispositions constitutionnelles, il est en place comme gouvernement minoritaire, mais il ne représente qu'une faible minorité de la population canadienne.

    S. Harper est donc mal placé pour parler de légitimité. Une coalition MPD-PLC représente 41,47 % des votes exprimés. Elle a donc plus de légitimité électorale que le parti conservateur. Si elle a obtenue moins de sièges à la Chambre des communes, c'est un effet de la distorsion électorale causée par le mode de scrutin, qui produit des situations aberrantes.

    Dans une étude sur la réforme du système électoral de l'Île-du-Prince-Édouard, J.A. Cousins notait: «La tendance qu'a le système à majorité relative de représenter faussement le résultat du vote populaire et sa capacité d'effacer des partis entiers (et des oppositions) bénéficiant d'un appui important de l'électorat soulèvent des questions quant à la légitimité démocratique du système.» (Cousins, J.A. Electoral Reform for Prince Edward Island: A Discussion Paper, Charlottetown, 2000) Et par voie de conséquence sur la légitimité démocratique du gouvernement.

    Lorsque Stephen Harper déclare que «le gouvernement du Canada doit être choisi par les Canadiens», il se met en contradiction avec lui-même. Son gouvernement m'a pas été chois par la majorité des Canadiennes et des Canadiens, loin de-là. Et lorsqu'il ajoute : «On doit tous défendre le droit de la population à choisir son propre gouvernement», il donne raison à l'opposition qui veut former un gouvernement de coalition.

    S. Harper appuie sa « légitimité » non sur l'expression démocratique populaire, mais sur des procédures techniques, qui peuvent légitimement être remises en cause. Ses déclarations ne sont que de la poudre aux yeux, destinées à faire croire à la population qu'il est le seul à la représenter, mais une analyse démocratique, et non technique de la situation, montre qu'une autre représentation est possible et légitime.

    Il est évident que « le gouvernement Harper n'avait sûrement pas prévu déclencher une crise parlementaire sans précédent dans l'histoire canadienne », comme l'écrit dans un autre article Manon Cornellier. Mais il est pris à son propre jeu. En repoussant au 8 décembre les votes de confiance, il cherche à gagner du temps en espérant on ne sait quel miracle. Il est souhaitable que l'opposition ne l'entende pas ainsi et que ce gouvernement reçoive une leçon légitime de démocratie en perdant, avec le pouvoir, son arrogance et sa vacuité. »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 05h51
    Vite, un nouveau mode de scrutin
    « Vivant en Suède depuis près de deux ans, ma vision du Canada a bien changé... ou bien c'est le Canada qui a changé depuis que je suis parti. Je ne sais plus! Bon, ma vision d'avant était très grise, mais aujourd'hui, elle ne pourrait pas être plus noire.

    Comment le parti de Stephen Harper peut-il être au pouvoir alors qu'il n'a même pas 50% du vote populaire? Ce parti est évidemment très à droite. Dans l'autre camp, vous avez le PLC qui est progressiste au centre et le NPD qui est plutôt à gauche. Le BQ est aussi à gauche, et en plus, séparatiste.

    Si je compare le Canada avec la Suède, je dirais que le PLC est la droite en Suède, mais sans leadership. Le parti de Machiavel n'existe pas en Suède. En Suède, il y a une monarchie, mais au moins c'est celle des Suédois, et la Reine semble avoir 3 fois moins de "pouvoir" que votre Michaelle Jean. En Suède, nous avons toujours des gouvernements de coalition alors que le scrutin est proportionnel. En plus, nous avons des élections à date fixe, tout les quatre ans au début de septembre.

    Ceci dit, après analyse, si le BQ n'était pas un parti souverainiste et que les élections était à la proportionnelle, le Canada aurait probablement une coalition forte de centre-gauche. Donc, tout le Canada souffre avec des souverainistes à Ottawa et tout les Québécois souffrent parce qu'ils ont à vivre dans un pays totalement arriéré, avec des élections à date "pas fixe", avec un machiavel au pouvoir, avec une monarchie qui lui est étrangère, avec un Canada totalement dysfonctionnel.

    Et comme si ce n'était pas assez, dans cette poupée russe qui suinte, les souverainistes doivent aussi vivre dans un Québec complètement marteau avec un statu quo vraiment insoutenable, qui a présentement comme projet d'avenir de suivre les traces d'Ottawa.

    Personnellement, j'ai abandonné depuis longtemps de voir le Canada se moderniser. Ce pays refuse cette modernisation afin de garder le Québec en tutelle. Le Canada refuse d'être une république car le coeur de sa culture est de ne pas en avoir, c'est de s'épanouir en tant que colons finis au sein du Commonwealth. Les Canadians ne peuvent pas vivre sans le Québec, car ce dernier c'est la culture du Canada. Mais la culture du Canada hait le Canada. L'âme du Canada hait son propre corps qui tient sur un squelette de verre. Puis le Québec ne peut pas vivre en harmonie au sein du Canada alors qu'il y a plus de différence entre le Québec et l'Alberta qu'il y en a entre l'eau et le feu.

    Quel avenir noir pour le Québec. J'ai personnellement écrit au PQ afin de leur suggérer la seule et unique solution pour sauver ce qui reste du Québec. J'ai suggérer que le PQ, le plus vite possible, approche le Parti vert et QS afin de s'entendre sur les changements à faire au Québec. Ces changement seraient d'instaurer le scrutin proportionnel le plus rapidement possible afin que le centre, la gauche et les verts puissent représenter les Québécois au Québec. J'ai suggérer que le PQ s'organise pour laisser le champ libre au chef de QS et au chef du parti vert lors des prochaines élections. Grâce à une campagne de relation publique, je suis convaincu que le PQ pourrait vendre cette vision au Québécois en se montrant comme étant le parti de l'ouverture, du changement et de la démocratie. En mettant l'accent sur le désir d'avoir un nouveau mode de scrutin et en présentant les nombreaux avantages à long terme, en expliquant l'exemple de la Suède, je crois que ça pourrait redonner de l'espoir.

    Je rêve peut-être, mais le Québec a assez fait de surplace. Si Charest est réélu, je crois que je vais faire un voyage aller-retour d'une journée au Québec juste pour pouvoir dire que je quitte le Québec à nouveau.

    Ai-je besoin de rappeler aux Québécois et aux Québécoises que Jean Charest, son rêve à lui, c'était de devenir Premier ministre du Canada sous la bannière des conservateurs? Donc, en relisant mon analyse du Canada, ne voyez-vous pas à quel point le Québec fait fausse route présentement. Si je peux me permettre, je me suis rendu compte, depuis que je vis en Suède, qu'il est possible en politique de parler aux citoyens comme s'ils étaient des adultes et des êtres intelligents. Au Québec, il est grand temps que les partis politique cesse de brasser de la marde et de parler aux citoyens comme s'ils étaient des demeurés de première. Croyez-moi, ici la politique, c'est du sérieux et on se sent vraiment considéré. On a pas peur de parler, discuter, de chercher des solutions, de les mettre en oeuvre, etc. Au Québec, c'est un vrai cirque médiatique qui se déroule en boucle. Et je suis convaincu que d'avoir un système électoral à scrutin proportionnel au Québec ferait toute la différence.

    Bonne chance! »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 06h29
    L'usurpateur Harper
    « La crise économique des spéculateurs est aggravée par le conservatisme budgétaire des alliancistes-conservateurs. Deuxième, sinon premier point central, les conservateurs mettent en faillite les partis d'opposition afin de s'accaparer le pouvoir pour trois ou quatre mandats consécutifs. Même si le Bloc peut plus ou moins se tirer d'affaires sur ce plan, le financement populaire des partis n'est pas une tradition forte au Canada.

    Harper et son conseiller Flanagan pratiquent le machiavélisme fanatique. Gilles Duceppe, social démocrate ne s'est pas trompé sur le radicalisme de droite de Harper. Bravo aux Québécois d'avoir bloqué la majorité conservatrice. »

  • Georges Allaire
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 07h06
    L'hiver québécois
    « L'ensemble québécois a voté idéologiquement contre les Conservateurs aux dernières élections et leur a fait manquer la majorité canadienne. On comprend donc que l'ensemble québécois souhaite la rapide mise à mort du Parti Conservateur du Canada et se réjouit du mauvais plat apparent dans lequel le Premier Ministre semble s'est mis. Et pourtant, c'est peut-être l'ensemble du Québec qui est dans un mauvais plat. Sans la députation québécoise, le Parlement canadien est largement conservateur: cent trente-trois députés sur deux cent trente-trois. Au Canada, comme on aime dire au Québec, les Conservateurs sont le gouvernement élu. Le seul capital politique favorable au Québec était celui accordé au Québec par les Conservateurs de Stephen Harper, lors de son premier mandat. Comme les Québécois ont giflé leur allié à Ottawa, il ne leur reste aucun allié de taille électoralement intéressant. Si le Canada se retrouve en élection ou s'il se retrouve sous un gouvernement fortement minoritaire sans le Québec, on peut aisément concevoir l'hostilité contre le Québec se généraliser au Canada (sans le Québec).

    L'avenir est toujours imprévisible, mais il est autant, sinon plus, réaliste de supposer que le Canada va profiter de cette occasion pour mettre le Québec à sa place une fois pour toutes en reportant une majorité conservatrice au pouvoir dès que l'occasion se présentera. Le jeu de la syncope qu'on joue au Québec ne franchit pas le Rubicon. "Une fois pour toutes" viendra du fait que la députation canadienne hors Québec sera ensuite bonifiée pour des raisons incontournables de démographie démocratique. »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 07h15
    Vox Michaeli, vox Dei
    « Depuis plus de 40 ans, les Feds n'ont jamais raté une occasion de cracher leur mépris sur les Québécois soutenant qu'un Québec indépendant serait une république de bananes, un Haiti du nord.Or voilà-ti-pas que le prochain gouvernement du plus-meilleur-pays-du-monde ne sera pas choisi par le peuple, mais par une petite Haitienne, grande arriviste dans l'âme, mariée à un pédant de Français, dont la bibliothèque personnelle a été construite par un terroriste du FLQ, mouvement rejeté par l'ensemble des souverainistes!!!

    Depuis plus de 10 ans Stéphane Dion n'a jamais raté une occasion de cracher son mépris sur les séparatistes. Or voilà-ti-pas que grâce aux séparatistes les Conservateurs n'ont pas eu leur majorité parlementaire et que grâce aux séparatistes, Dion va pouvoir renverser les Conservateurs en chambre et devenir premier ministre même si l'immense majorité des Canadiens et des Québécois n'ont pas voté pour lui.

    Jean Charest fait des élections pour ne pas avoir 3 paires de mains sur le gouvernail en pleine crise économique. Or voilà-ti-pas que la maison-mère à Ottawa va être très contente de s'emparer du pouvoir avec 3 paires de mains sur le gouvernail.

    Morale de l'histoire: les feds n'en ont aucune! Leur seul et unique but, le pouvoir. Le pouvoir à tout prix. Tant pis pour les démocrates et les souverainistes naifs. Power is the name of the game et à Ottawa on ne s'est jamais gêné de tricher, de mentir, de mépriser dans le seul et unique but de gagner et d'écraser le Québec. »

  • Robert Côté
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 08h29
    C'est permis !
    « Remplacer un gouvernement minoritaire incompétent à s'occuper de la crise économique par une coalition,c'est permis par notre constitution.Le gouvernement aurait pu être libéral et minoritaire aussi.
    Le fond du problème me semble être l'attitude extrême des conservateurs dans leur volonté de sabrer dans les programmes plutôt que de proposer des mesures qui permettraient aux canadiens de travailler. M.Harper, arrivez sur la planète,il y a bel et bien une récession au Canada. M.Obama n'attent pas à la fin janvier 2009 pour y faire face,pourquoi attendriez-vous au mois de février ?? »

  • François Lafontaine
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 08h43
    Un gouvernment de coalition sera plus stable qu'un gouvernement conservateur minoritaire
    « Du jamais vu dans l'histoire politique canadienne! Il est grand temps que les partis politiques de l'opposition prennent le taureau par la queue et nous démontre enfin de quoi est capable la fédération. La Canada peut-elle faire preuve d'une telle flexibilité? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 29 novembre 2008 09h27
    Problème Libéral canadien...cornélien, à l'envers
    « Le PLC de M. Dion devra se boucher le nez pour accepter que le Bloc "gang de séparatisssss" vienne à son aide afin de lui permettre de gouverner le Canada.

    Est-ce que M. Dion, chef du PLC irait jusque risquer la chose en risquant de se faire blâmer par le ROC ? Rien d'impossible. Est-ce qu'il irait jusqu'à accepter, à l'avance, le principe de la souveraineté du Québec ? »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 09h31
    C'est malade M, Noël. Arrêtez votre propagande raciste.
    « On n'en peut plus de lire vos conneries contre une citoyenne canadienne. Moi québécois,j'ai honte de vous et vous me faite honte. Vous, vous êtes quoi un français? Qu'est-ce que vous avez contre les races, une fois pour toute? Seuls des malades écrivent ce que vous écrivez. On parle politique ici non de race et nous sommes loin de vos perceptions maladives de la réalité.
    Vous devenez même un sujet d'étude et de conversation, vos commentaires du Devoir à l'appui, dans l'université que je fréquente pour réfléchir sur le racisme ambiant. Le problème est que vous êtes québécois. Que voulez-vous, mettre madame Jean dans un avion avec aller simple pour Haïti ex-terre d'esclavage des blancs gentils comme vous? C'est une CITOYENNE CANADIENNE tout comme moi, tout comme vous. Qu'on soit d'accord avec elle ou non politiquement,c'est une canadienne comme Madame Marois ou Dumont ou Charest ou le maire de la ville de MTL ou comme tous les québécoises et québécois. Je sais que chez nous on s'écrase et c'est pour ça que nous n'avons pas de pays. Quand je vois que la majorité des commentateurs s'écrase comme s'elle n'avait pas vu que vous êtes en PERMANENCE en train de taper dur sur les races, je comprends pourquoi on n'est pas encore un pays. On ne sait pas défendre la fierté et le dignité humaine. En tant que peuple, nous n'avons aucun respect de nous. J'ai pas envie de voir tous les jours quelqu'un en train de taper sur les races, toutes les races sauf la blanche, comme ça sans réagir. Pouvez-vous vous taire et mettre votre vomi dans vos toilettes? Avec vous, on se croirait vraiment avec Mein Kampf de Hitler ouvert à n'importe quelle page d'où vous retirez votre inspiration nauséabonde. Cela suffit, du respect et de la civilité s.v.p. N'allez pas dire que ce sont les races autres que la blanche qui vivent et pensent comme des porcs. Si vous ne savez pas les respecter, respectez au moins les québécois. Parce que beaucoup de commentateurs à vous lire pensent que les séparatistes sont tous comme vous, ce qui n'est absolument pas vrai. Je suis tout de même impressionné par le silence et l'indifférence généralisées des commentateurs du Devoir face à vos délires racistes. C'est vraiment étrange et malsain ce silence.
    Harper doit tomber et il a tord de dire que ce n'est pas démocratique ce qui se passe. Harper est dangereux aussi pour Québec à longue échéance. Il faut en finir avec les conservateurs et je crois que M Jean comprendra la difficulté de la situation. »

  • JM
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 09h41
    À monsieur Daniel Francoeur: Très bien dit monsieur!
    « Je pense à peu près la même chose que vous. Merci!

    JM »

  • Nicola Salomone
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 09h54
    Réponse à Sylvain Racine ("Vite, un nouveau mode de scrutin")
    « Monsieur Racine,

    Je vous approuve à 99% dans votre discours...le 1%, c'est le commentaire (que j'imagine devoir prendre avec humour) que vous faites à savoir votre intention de venir passer une journée au Québec question de pouvoir dire que vous quittez à nouveau le Québec. Je ne sais pas quelle est votre occupation en Suède, et ne connais pas les raisons qui vous ont "extradé", mais j'aimerais vous dire qu'on a terriblement besoin de vous et de vos opinions "ici-bas" (!!!), or vos opinions perdent de leur lustre du fait que vous nous avez quittés...Moi aussi, je suis très inquiet pour le Québec et pour l'avenir de nos enfants (au fait, vous donnez l'envie de quitter pour la Suède; mais je garde espoir tout de même) et je souhaite que de plus en plus de gens voient l'importance d'un changement vers l'implication citoyenne, l'importance du renouvellement de notre démocratie, tout comme vous le faites.

    Alors revenez nous aider !!! »

  • André Morency
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 10h08
    La destruction du Canada...
    « Stephen Harper aime bien affirmer que le Bloc québécois souhaite détruire le Canada, mais la réalité, c'est que le plus grand ennemi de ce pays, c'est sans contredit le Parti Conservateur.

    Déjà, lorsqu'un gouvernement conservateur, dirigé par Brian Mulroney, nous a imposé l'accord de libre-échange avec les États-unis, les sénateurs conservateurs ne se gênaient pas pour affirmer qu'il s'agissait, au fond, d'une mesure transitoire nécessaire, puisque dans 50 ans, disaient-ils, le Canada ferait inévitablement partie des USA.

    Les mesures adoptés, tant sur le plan international qu'en politique intérieure, par le gouvernement de Stephen Harper, vont exactement dans ce sens : aligner l'identité canadienne sur un modèle états-unien rétrograde, auquel, ô paradoxe, une majorité d'Américains vient précisément de s'opposer.

    Or, faut-il le rappeler à Stephen Harper, une majorité de Canadiens n'en veut pas davantage.

    Alors... Vivement que les bigots et les extrémistes de l'ouest canadien trouvent en eux le courage de se séparer du Canada !

    Qui sait ? Peut-être pourront-ils ensuite jeter les bases d'une nouvelle nation qui incluera certains états américains où ku-klux-klan, fanatiques chrétiens et magnats du pétrole prospèrent ! »

  • Alain Frigon
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 10h46
    Vous voulez le retour des enveloppes brunes ?
    « Il semble que la population soit plutôt favorable au retrait des subventions accordées aux partis politiques. Cette impression me vient de ce que j'ai lu et entendu jusqu'à présent. Il faut que la population comprenne que ce modèle de subvention, importé par Jean Chrétien de la loi québécoise sur le financement des partis politiques, vise à assainir le financement des partis, notamment en éliminant les enveloppes brunes remplies de billets bruns, et le trafic d'influence. Il est normal que le gouvernement finance un tant soit peu notre démocratie. C'est un lieu commun actuellement de dire que les politiciens sont là juste pour ''se graisser la patte''. Le trafic d'influence coûterait beaucoup plus cher aux contribuables que les 27 millions qu'on veut retirer aux partis politiques, sans compter qu'elle donnerait au Parti Conservateur un énorme avantage financier sur les autres partis fédéraux. Justement, pourrions nous savoir d'où et de qui vient l'argent qui remplit les coffres du Parti Conservateur. Est-ce exagéré de penser que ce parti a les mains liées par les pétrolières de l'ouest ?
    Cette mesure est totalement inacceptable et juste pour cette raison, ce gouvernement dogmatique de droite, doit être remplacé. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 10h50
    Harper se contredit
    « Dans son blogue intitulé « Harper hier... et aujourd'hui », Chantal Hébert cite des documents très révélateurs sur les doubles propos de S. Harper. Voici comment elle les présente; « C'était en septembre 2004. Stephen Harper, alors chef de l'opposition officielle, signait avec Gilles Duceppe et Jack Layton une lettre adressée à la Gouverneure-générale Adrienne Clarkson au sujet du scénario éventuel de la chute rapide du gouvernement minoritaire de Paul Martin. En voici un extrait. »
    Je donne ici une traduction rapide et sommaire de ce document, car il vaut la peine de le connaître.

    « Comme chefs de l'opposition, nous sommes bien au fait que, étant donné un gouvernement libéral minoritaire, le Premier ministre pourrait vous demander de dissoudre la 38e législature du Parlement, n'importe quand, si la Chambres des communes n'appuyait pas certaines parties du programme du gouvernement. Nous vous soumettons respectueusement que les partis d'opposition, qui ensemble forment une majorité, se sont consultés de manière approfondie. Nous pensons que si une demande de dissolution vous était adressée, ceci vous donnerait un motif, comme l'usage constitutionnel l'a établi, de consulter l'opposition et d'envisager toutes les options avant d'exercer votre pouvoir constitutionnel.... »

    Dans une entrevue entre l'animateur de la CBC Evan Solomon et Stephen Harper à la veille de la rentrée parlementaire 2004, que cite également C. Hébert, on peut lire ce qui suit.

    En réponse à une question d'E. Solomon, qui demande à S. Harper si du fait qu'il a envoyé cette lettre à la Gouverneure générale, avec Gilles Duceppe et Jack Layton, on peut en déduire qu'il travaille à former un gouvernement de coalition en cas de défaite du gouvernement, S. Harper n'oppose pas de démenti.

    Il souligne que le gouvernement de Paul Martin étant minoritaire, il a l'obligation de montrer aux Canadiens qu'il peut gouverner, qu'il peut former une majorité à la Chambre des communes. « S'il ne peut former une majorité, nous examinons d'autres options... Je tiens pour assuré que M. Duceppe et M. Layton et les gens qui travaillent pour eux veulent que ce Parlement fonctionnent », dit-il

    Donc, par cette lettre et dans cette entrevue, S. Harper montre clairement qu'il est prêt à former un gouvernement de coalition, avec l'appui des autres partis. Il suffit de citer à nouveau des extraits de son exposé de cinq minutes de vendredi, dans lequel il soutient qu'un gouvernement de coalition PLC-NPD n'aurait aucune légitimité, pour voir la contradiction flagrante entre ses intentions de 2004 et les propos qu'il tient actuellement.
    «Ils veulent s'accaparer le pouvoir, pas le gagner. Ils veulent mettre en place un gouvernement dirigé par un parti qui a reçu sa plus petite part des suffrages depuis la confédération. Ils veulent mettre en place un premier ministre, le premier ministre Dion, qui a été rejeté par la population il y a six semaines. [...] Jack Layton et Stéphane Dion veulent y arriver avec le soutien d'un parti qui veut détruire le pays.»

    Et il ajoute, ce qui accentue encore la parfaite contradiction avec ses propos de 2004 : «le gouvernement du Canada doit être choisi par les Canadiens». «On doit tous défendre le droit de la population à choisir son propre gouvernement.» Stephen Harper est donc un nouveau Janus, à l'imitation de G.S. Bush (titre d'un article du 27 septembre 2005), présentant deux visages opposés selon les circonstances. L'opposition a une raison de plus de défaire son gouvernement. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 11h23
    Vu du Canada, c'est le Québec qui est responsable de cette situation
    « Ce n'est pas forcément une perception juste, mais c'est pourtant celle qui prévaut. Par conséquent, comme le prévoit Mr. Georges Allaire, la tentation va être forte dans le RoC de 'remettre le Québec à sa place', une fois pour toutes, en utilisant le ressac provoqué par cette crise. La révision des quotas de députation fédérale, et l'abolition de la péréquation réclamée par plusieurs provinces, mettront le dernier clou dans le cercueil: en quelque sorte, l'indépendance du Québec par défaut. Alea jacta est. »

  • Frederic Fradette
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 11h57
    Vivement un gouvernement de coalition
    « Il est très intéressant de voir que pourrait se mettre en place un gouvernement ou le NPD aurait enfin la chance de montrer ce qu'ils peuvent faire. Ce serait un test intéressant aussi pour Monsieur Dion qui pourrait être tenté de se relancer dans une course à la chefferie s'il devenait tout à coup Premier Ministre. De plus, Monsieur Harper aurait besoin d'un cours d'histoire politique du Canada et un rappel des règles de notre démocratie. Ici on vote d'abord pour un député et c'est l'ensemble des députés qui choisissent le gouvernement. »

  • JM
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 12h13
    À monsieur Georges Allaire
    « Vous savez, monsieur Allaire, à la rigueur le Canada peut toujours demander de se séparer du Québec. Vous ne manquez pas de culot! Démocratiquement parlant, monsieur Harper n'est pas représentatif dans les faits. Subrepticement, vous semblez être porté à mettre la charrue devant les boeufs.

    Je pense que les québécois ont voté, non pas contre qui que ce soit des autres provinces canadiennes, mais pour ce qu'ils pensaient être le mieux. Par ailleurs, on dirait que monsieur Harper et ses Conservateurs ne sont pas du tout de la bonne époque. J'irais même plus loin, avec la façon de voir de monsieur Harper et les Conservateurs qui le suivent, c'est comme si une mauvaise fée les avaient parachutés dans notre époque.

    Voir quelqu'un comme monsieur Harper faire de la politique au Canada, c'est à se demander si on ne recule pas plutôt que d'avancer. Je ne suis pas séparatiste, mais si tout le monde était un tant soit peu comme vous, je pourrais fort bien être enclin à le devenir... Ce n'est pas contre monsieur Harper que les québécois ont voté. C'est plutôt contre sa façon de gérer le pouvoir.

    On ne choisit pas de voter pour un parti politique juste parce qu'on pense que ce sera pour le mieux pour nos "petits" intérêts. On vote pour un parti qui fera de son mieux pour la majorité de nos concitoyens. Avec monsieur Harper au pouvoir, même minoritaire et pas réellement représentatif dans les faits, c'est comme de lui avoir signer un chèque ne blanc.

    JM »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 12h26
    Dieu soit loué ils ne sont pas majoritaires, monsieur Charest
    « Il a du toupet ce Jean Charest. C'est justement le fait que Harper soit minoritaire qui nous protège contre les couloeuvres qu'il veut nous faire avaler. Les mesures de Harper, est-il d'accord avec cela ?

    Il en rajoute en disant que le Québec va souffrir pendant que l'on s'occupe de cette crise politique. C'est lui-même qui nous a foutu en élection, de même que Harper d'ailleurs et il ose nous lancer cet argument.

    Dehors les irresponsables à Ottawa et à Québec.

    .... »

  • Johanne Bédard
    Inscrite
    samedi 29 novembre 2008 12h42
    J'en jubile à l'avance!
    « Ah! si ça pouvait être vrai et se concrétiser. Voir Harper perdre le pouvoir à cause de son intransigeance... »

  • Pierre Laroche
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 12h53
    Et si c'étais la chance d'avoir un gouvernement stable
    « Je sui d'accord avec les partis d'opposition en disant que les conservateur sont aller trop loin. Si le partie libéral arrête leurs petite chicane interne et font rapidement un couronnement, il pourrait reprendre le pouvoir avec un chef digne de ce nom. J'ai déjà voté conservateur, bloc et NPD mais jamais libéral. Mais si jamais demain matin il y aurait des élections je plierais sur mon orgueuil et voterais libéral car maintenant que l'on voit le vrai visage des conservateurs ils me fonts peur. Dans les trois partis d'opposition présent, seul le partis libéral a des chances de prendre le pouvoir. En voyant Stephen Harper je m'ennuie de Jean Chrétien, ont n'étaient pas si mal finalement et en plus ils nous faisaient rire. »

  • Johanne Bouthillier
    Inscrite
    samedi 29 novembre 2008 13h16
    N'importe quoi sauf Harper au pouvoir
    « Je viens de lui envoyer un message :

    Mr. Harper,

    One of the founding principles of your party is "A belief in the equality of all Canadians", that surely includes the equality between men and women. And equality includes pay equity, obviously.

    Then why do you propose to prevent access to tribunals on matters of pay equity? Is that even constitutional? What are your motives? That does not make sense. That contradict a founding principle of your party. How anyone with any sense at all can not fully support pay equity?

    I hope your government is defeated, it deserves it. »

  • Pierre Brosseau
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 14h25
    Imaginez Harper majoritaire!
    « Imaginez ce que cet homme pourrait infliger à la démocratie, à l'environnement, à l'économie, s'il était majoritaire pendant 4 ou 5 ans ! Ça fait peur. J'ose espérer qu'aux prochaines élections les Québécois se rappelleront du vrai Harper tel qu'il vient de se dévoiler. On ne peut pas faire confiance à cet homme. Il faut également dans le contexte des présentes élections québécoises se remémorer le Jean Charest majoritaire qu'on a connu dans son premier mandat, brouillon, arrogant, sans vision. Quant à "l'hiver québécois" dont parle M. Allaire dans son commentaire plus loin, pour qui "... le Canada va profiter de cette occasion pour mettre le Québec à sa place une fois pour toutes en reportant une majorité conservatrice au pouvoir dès que l'occasion se présentera", c'est tant mieux. La majorité des Québécois comprendront alors que ce qu'ils ont de mieux à faire sera enfin de se donner leur pays. »

  • Pierre Laroche
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 14h26
    Arrêter de vous énervez
    « Il y en n'aura pas d'élection et il n'y aura pas de gouvernement de coalition. Stephen Harper est plus intelligent que ça. Pour lui ça signerait sont arrêt de mort en plus de se ridiculiser internationalement. Le problème avec le partis Conservateur est le même qu'avec les pures et dures de la souveraineté du partis Québécois. Le partis Conservateur à dans ses rang une minorité d'ultra conservateur qui le font vivre. Donc comment satisfaire l'extrême droite tout en servant la masse? Il présente sont budget avec l'idée de la droite, le reste du pays se rebute, il fait marche arrière et négocie avec l'opposition. Après il dit a ça droite: voici ce que je ferais si j'étais majoritaire. Donc tout le monde est content, la droite car il travaille pour eux et le reste du Canada car il a passé leurs idée. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 14h32
    Des crises...
    « Une crise financière ouvre les hostilités. La bourse plante, les emprunts montent en flèche, les finances mondiales accaparent tout l'espace et des banques quêtent auprès des gouvernements. Des compagnies comme Chrisler, Général Motor se tordent après une mauvaise gestion.

    Une crise économique s'installe lentement. Le bilan des gouvernements qui veulent sauver tout le beau monde de la finance, négligent leurs dettes, la santé, la pauvreté, les artistes, l'éducation et les chomeurs suite aux faillittes qui tombent en cascades. Les PME ont des difficultés suite à l'incurie des gouvernements.

    Voici que maintenant nos députés fédéraux démarrent une crise gouvernementale. Le premier Ministre Harper, les chefs des partis d'opposition s'opposent sur les principes de leurs partis respectifs. S'ils prennent tous l'intérê de la population. ils peuvent faire un brassage d'idées et s'unir sur leurs points communs en laissant tomber le reste.

    " Ils veulent notre bien, disait mon père, il vont l'avoir".
    Ils prennent les moyens pour ce faire. »

  • Hugues Lévesque
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 15h24
    D'une pierre, ... quelques coups
    « Bien pris qui croyait prendre:
    M. Harper doit regretter l'apathie des Libéraux de la dernière Législature.

    Un effet Obama? La droite américaine est sortie la mine bien basse des dernières Présidentielles. Soyons généreux. Offrons un bon ragout de droite déconfite à nos religieux made in Canada. Je parie qu'ils vont le manger de la main gauche, question de détester un peu plus encore l'État de droit.

    J'appartiens aux Souverainistes à qui le PQ donne la nausée. Leur Souveraineté n'atteint même plus un appui de 40%. À titre de 3ième roue du carosse, le Bloc devra se "souvenir" que le projet péquiste, tel que non-formulé, ne fait pas nécessairement parti des intérêts consensuels du Québec.

    J'évite de faire ce que je reproche à Harper à l'instar de la majorité. Tout fédéraliste soit-il, le NPD doit obtenir cette chance d'entrer au gouvernement. Pour une fois, on aura, peut-être?, un gouvernement avec une conscience. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 15h51
    Bravo Sylvain Racine!
    « Bravo pour votre texte Sylvain Racine, je viens d'écrire au Parti Québécois sur son site web pour cette suggestion que j'avais dans la tête aussi. Blogueurs et lecteurs souverainistes, il faut écrire et envoyer des lettres au PQ afin que ce parti fasse beaucoup mieux qu'il ne fait. C'est en outre notre seul parti crédible pour l'alternance.

    Il faut écrire et créer une pression populaire et il reste 8 jours avant l'élection. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 19h02
    Coalition inévitable
    « Maintenant, le Harpeur va se prendre à son propre harpon.

    Pourquoi 100% de la population devrait-elle être gouvernée par Harpeur qui n'a obtenu l'appui que de 37% de la population?

    Vivement un gouvernement de coalition pour le bien de tous. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 19h14
    À M. Racine. Le Québec : la Suède de l'Amérique du Nord
    « M. Racine, vos commentaires sont très lucides.

    Un Québec indépendant serait la Suède de l'Amérique du Nord.

    Le Québec souverain serait au 22e rang au monde quant à son produit intérieur brut (PIB) par habitant (30 143 $ US PPA). Sur le plan de la superficie de son territoire (1 667 441 km2), le Québec se placerait au 18e rang dans le monde. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 19h23
    Le Bloc
    « Heureusement qu'on a le Bloc!

    Le Bloc a réussi à bloquer Harpeur, il a harponné le Harpeur.

    Les impertinents grands penseurs de la Grosse Presse Épaisse et autres analystes experts auto-proclamés vont-ils encore avoir dans l'avenir le culot de s'interroger sur la pertinence du Bloc? »

  • Michel Dufour
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 20h32
    Vivement un coalition
    « L'idéologie et l'arrogance du partie conservateur ne font aucun doute. J'exhorte les chefs des parties d'opposition à s'unir, afin de définir les paramètres qui permettront au Canada de rétablir son positionnement en tant qu'état moderne, progressiste et démocratique. L'union fait la force, la division n'engendre que le chaos »

  • Luc Ménard
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 20h35
    Harper pas très légitime avec 22% de support des électeurs inscrits
    « Il faut absolument changer la façon d'élire un gouvernement représentatif au Canada. Pourquoi ne pas adopter le système parlementaire suédois et avoir un gouvernement au pouvoir qui représente la volonté de tous les Canadiens et non pas seulement un peu plus d'un Canadien sur cinq. Qui représente donc la majorité des Canadiens au gouvernement certainement pas le parti conservateur.

    Je crois que le système parlementaire canadien est brisé et doit être changé radicalement pour garder notre démocratie vivante, sinon plus ça va aller et moins d'électeurs vont aller voter pour montrer leur désaccord. Qu'attendons-nous qu'il n'y ait qu'un Canadien électeur sur dix qui votera pour le gouvernement au pouvoir et ainsi courir le risque que la dictature s'installe au Canada. Ça peut bien arriver dans le futur si on ne ranime pas notre démocratie. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 23h17
    Calmos les hormones...
    « Avec sa finesse politique, Harper sortira de cette mauvaise passe politique, car il sait qu'une « coalition de broche à foin » ne mènera à rien et qu'il a toujours beaucoup d'atouts en main.
    Nous nous réveillerons demain sans que rien n'ait changé! »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    dimanche 30 novembre 2008 01h53
    @ Mrs Valiquette,Beaulé, Racle, Racine, Bouchard
    « Messieurs,
    Je vous ai lus avec intérêt. Je ne peux qu'ajouter: vous me sortez les mots de la bouche. Bravo! »

  • Monique Lapierre
    Abonnée
    dimanche 30 novembre 2008 11h44
    A Monsieur Brun Bernard
    « La meilleure façon de neutraliser ce monsieur Noël, aux constants propos racistes et franchement imbéciles, c'est de l'ignorer. Qu'on se passe le mot entre commentateursTRICEs. »

  • Guy Lemieux
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 12h23
    La couleur
    « La couleur: S il fallait que l on retire une couleur de la chromatique , parce qu elle a une incidence différente de soi , et bien il ne resterait qu une seule couleur et vous devinez que c est le blanc ,que deviendraient les artistes-peintres ? »

  • Guy Lemieux
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 12h44
    @ M.Brun
    « Votre pensée est juste et équitable ,je reconnait votre intélligence et surtout votre raisonnemnt qui est conforme à ma pensée .Je vais voter pour vous .(amicalement) »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 13h53
    Chef libéral permanent immédiat recherché
    « Le PLC doit sans faute faire son ménage immédiatement et durablement. Car il serait insensé d'avoir trois chefs différents à la gouverne du pays en moins de neuf mois (Harper, Dion, puis un autre). Soit, donc, on «raccroche» et r'accrédite Dion, et on le «conserve» indéfiniment (éventuellement à la tête et du PLC et du gouvernement) ; OU on lui substitue dès maintenant qqn d'autre, qui pourrait, lui, perdurer en poste. »

  • André 68
    Inscrit
    dimanche 30 novembre 2008 16h49
    Suggestions pour dénouer cette crise !
    « Les précédents sont rarissimes et le Canada en crise
    (Articles publiés dans Le Devoir du samedi & dimanche 29-30 novembre 2008)
    Manon Cornellier
    Ottawa -- En présentant un énoncé économique unanimement dénoncé par l'opposition, le gouvernement Harper n'avait sûrement pas prévu déclencher une crise parlementaire sans précédent dans l'histoire canadienne. (texte intégral)

    PAS ENCORE DES ÉLECTIONS FÉDÉRALES MAIS... VITE UNE COALITION

    Je n'ai pas lu tous les commentaires á l'article ci-joint « le Canada en crise » mais voici mes suggestions pour dénouer la situation politique fédérale actuelle et celle du Québec anticipée si Jean Charest est réélu le 8 décembre prochain.

    "C'est pour cette raison que le Bloc québécois participe indirectement aux pourparlers avec le PLC et le NPD, puisque les deux formations totalisent seulement 114 sièges, loin de la majorité de 155. Le Bloc (49 sièges) devient donc incontournable. «Ils veulent savoir notre position sur certains enjeux et savoir combien de temps on pourrait appuyer une telle coalition», a soutenu une source bloquiste."

    Comme les libéraux et le NPD détiennent 44.4% des siéges soit 114, et que les conservateurs en ont 37.6% (selon Jacques Noël en commentaire) le respect démocratique serait de former SANS DÉLAI cette coalition de centre-gauche (PLC-NPD-BQ) en nommant Monsieur Gilles Duceppe comme leader de ce Nouveau Gouvernement de COALITION... une première au Canada du XXIème siécle.
    Pourquoi M. Duceppe ?

    - Il défendra fort comme toujours avec ses 49 députés québécois récemment élus, les intéréts de la NATION québécoise officiellement "reconnue en théorie" par le gouvernement conservateur précédent ... devenu bientôt je l'espère, l'opposition officielle à Ottawa.
    - Comme M. Duceppe et le Bloc Québécois n'ont pas d'aspiration ni de volonté de prendre le pouvoir à Ottawa, ils seraient plus équitables dans leurs décisions et leurs votes pour faire face aux problèmes économiques anticipés pour les citoyens qu'ils représentent.
    - Le test des 4 ans de ce nouveau régime canadien (avec des élections à date fixe et éventuellement (?)... une modification du système électoral actuel par un proportionnel - démontrerait à la population la capacité des députés & des partis à GOUVERNER véritablement et démocratiquement ce Canada de la derniére chance... sinon, que le Québec proclame son indépendance et négocie d'égal á égal avec Ottawa TOUS les pouvoirs "normaux" d'une véritable NATION. Le Québec ferait encore ainsi « évoluer positivement le Canada moderne » terminant ainsi les vaines chicanes fédérales- provinciales.

    Si le Canada refuse, sortons le Canada du Québec et ce par la force politique si nécessaire... par exemple en nationalisant TOUT ce qui est en territoire québécois et nous appartient sans aucune compensation financiére à Ottawa puisque que nous avons déjà amplement TOUT payé de nos impôts depuis notre entrée dans le Canada.

    André Lacombe - Gosselin
    Cuervo # 115, Lomas del Mar
    Mazatlán, Sin. MEXICO
    andre_lacombe@yahoo.com »

  • Steve Fortin
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 16h57
    @tous ceux qui soutiennent encore Harpeur
    « @tous ceux qui soutiennent encore Harpeur : je vous conseille de lire ce que disent les médias étrangers (et moins campés au sein des cartels partisans de la presse canadian) comme Reuters, The Independant, Le monde, Le Point, le Washington Post, etc... Harpeur a agit en amateur et son coup de sonde idéologique lui a pété en pleine face. Cet idéologue de la droite chrétienne qu'on tentait de faire passer pour un bon père de famille dans les annonces à l'eau de rose pendant la campagne électorale a voulu satisfaire sa base de la droite chrétienne orthodoxe de l'ouest en partant, en tentant de profiter de la faiblesse de l'opposition pour IMPOSER un programme REJETÉ par une majorité de canadiens et une TRÈS GRANDE MAJORITÉ de Québécois.

    Qu'il prorogue la session ou non ne changera STRICTEMENT RIEN!!! Il a ouvert son jeu devant la population et ceux qui lui ont fait confiance (en Ontario notamment) voient son jeu et son "agenda caché" comme le disent nos amis anglophones... Non seulement Harpeur a-t-il perdu IRRÉMÉDIABLEMENT la confiance de la chambre, il a entaché encore plus (si cela est encore possible) sa crédibilité comme leadeur d'un pays du G-20. Ses volte-faces sont la RISÉE des autres pays et encore une fois, cet idéologue de la droite chrétienne fait passer le Canada pour une république de banane; ou pire, pour la dérive de la droite dont même les américains n'ont pas voulu en chassant Bush et ses faucons.

    Peu importe comment, la farce a assez duré, Harpeur a fait assez de dommage à l'état canadien et il doit partir. »

  • Petition Coalition
    Inscrit
    lundi 1 décembre 2008 05h10
    http://causes.ca/coalition - La petition pour le renversement de Harper
    « Pour un vrai gouvernement choisi par les Canadiens, signifiez votre soutien a la coalition par le biais d'une petition en ligne:
    http://causes.ca/coalition »

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