Le Canada en crise
Photo : Agence Reuters
Ottawa — L'impasse entre le gouvernement et les partis d'opposition était totale hier à Ottawa, provoquant une atmosphère de crise rarement vue dans la capitale fédérale. Au point que le renversement possible du gouvernement conservateur d'ici dix jours amène les partis d'opposition à préparer sérieusement l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement de coalition formé du Parti libéral et du NPD, avec le Bloc québécois comme troisième roue du carrosse.
Le noeud du problème: l'austérité économique prônée par les conservateurs, qui refusent de modifier leur énoncé économique dévoilé jeudi pour y ajouter des mesures qui visent à stimuler la croissance et soutenir l'économie. L'opposition estime que le Canada doit dépenser pour aider la population à traverser la crise, et non couper dans les budgets du gouvernement pour maintenir l'équilibre budgétaire.
Le Parti libéral envisage même de déposer une motion de censure pour défaire le gouvernement sur cet enjeu. Le texte de la motion mentionne clairement la volonté de former un gouvernement de remplacement avec les députés élus au dernier scrutin.
Coincé, Stephen Harper a annoncé hier soir qu'il repousse tous les votes de confiance qui devaient se tenir la semaine prochaine. Le premier vote qui engage la confiance de la Chambre aura donc lieu le lundi 8 décembre. Le premier ministre espère que, d'ici là, le Parti libéral renoncera à sa motion de défiance et que les citoyens feront part de leur mécontentement.
Stephen Harper n'a toutefois pas laissé entendre qu'il allait changer de trajectoire ou commencer à négocier avec l'opposition. Il a répété que son gouvernement a déjà posé les gestes économiques appropriés et qu'aucun plan de relance économique ne verra le jour avant le prochain budget.
Mais est-il déjà trop tard? Le Parti libéral et le NPD estiment que Harper cherche seulement à gagner du temps. Certains libéraux parlent même d'un gouvernement de coalition comme d'une réalité. «Les discussions entre les partis vont bon train», a dit la députée libérale Marlene Jennings hier soir, après l'allocution de Stephen Harper. «Si tout va comme prévu, on va former un gouvernement viable quelques jours après la défaite du gouvernement. Et on va rapidement déposer un plan économique pour aider les gens».
Tractations
Des rencontres entre les partis d'opposition doivent se tenir toute la fin de semaine pour «mettre la mécanique en place», selon une source néo-démocrate.
Selon les informations obtenues par Le Devoir hier soir, les discussions entre les trois partis d'opposition portent avant tout sur une lettre d'entente devant être soumise à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, en cas de chute du gouvernement dans les prochains jours.
Michaëlle Jean devrait alors rapidement prendre une décision sur la possibilité qu'un gouvernement de coalition remplace le Parti conservateur à la tête du pays. Le Parti libéral et le NPD devraient alors prouver qu'ils peuvent s'entendre sur quelques grands enjeux, question d'être capables de gouverner pendant un certain temps. Pour ce faire, les partis tentent déjà de définir les contours d'un plan de relance économique, puisqu'il s'agira de l'enjeu principal.
Cette lettre d'entente, qui esquisse les points communs sur lesquels les partis s'engagent à travailler, devrait idéalement être signée par les trois chefs de l'opposition, qui détiennent une majorité de sièges aux Communes.
«La question la plus importante pour la gouverneure générale est de savoir si un nouveau gouvernement peut être stable. Elle ne veut pas savoir qui sera ministre, elle veut s'assurer que le nouveau gouvernement aura la confiance de la Chambre. C'est à ce scénario qu'on travaille», a dit au Devoir une source proche des négociations.
C'est pour cette raison que le Bloc québécois participe indirectement aux pourparlers avec le PLC et le NPD, puisque les deux formations totalisent seulement 114 sièges, loin de la majorité de 155. Le Bloc (49 sièges) devient donc incontournable. «Ils veulent savoir notre position sur certains enjeux et savoir combien de temps on pourrait appuyer une telle coalition», a soutenu une source bloquiste.
Outre la lettre d'entente devant être soumise à la gouverneure générale, le NPD et le PLC discutaient hier, de manière informelle, de la formation d'un possible cabinet de coalition. Jack Layton voudrait s'assurer d'obtenir au moins le tiers des ministères. Le NPD a 37 sièges aux Communes et le PLC 77. Le ministère de l'Environnement serait notamment dans la mire des néo-démocrates.
Le chef du Bloc québécois a d'ailleurs été clair: pas question que son parti participe à un éventuel conseil des ministres d'un gouvernement de coalition. Gilles Duceppe déciderait de son appui à chacun des projets de loi soumis, au cas par cas. «On a toujours agi enjeu par enjeu en appuyant ce qui va dans le sens des intérêts, des valeurs du Québec. Et on sera ouverts à appuyer une coalition qui respectera davantage le Québec», a-t-il dit.
Chrétien et Broadbent impliqués
Les émissaires des partis d'opposition ont discuté à plusieurs reprises hier, mais toujours sur une base bilatérale. Aucune rencontre à trois partis n'a eu lieu. Du côté du NPD, Jack Layton mène les discussions avec l'aide de l'ancien chef de sa formation, Ed Broadbent. Chez les libéraux, Stéphane Dion est appuyé par l'ancien premier ministre Jean Chrétien. Les deux hommes agissent comme des «sages» en raison de leur expérience, dit-on. Les trois prétendants à la succession de Stéphane Dion (Michael Ignatieff, Bob Rae et Dominic Leblanc) sont aussi impliqués.
Il n'était pas clair hier soir si les libéraux allaient laisser Stéphane Dion être premier ministre dans le cas où un gouvernement de coalition verrait le jour. Deux possibilités semblaient se dessiner chez les libéraux. D'abord, Stéphane Dion devient premier ministre, mais le Parti libéral devance la date de sa convention au leadership, de sorte que le nouveau chef libéral remplace Dion à la tête du pays et déclenche rapidement des élections.
Autre possibilité: installer Michael Ignatieff comme chef dès maintenant. Des rumeurs faisaient état hier d'un coup de force du caucus, où M. Ignatieff jouit d'un plus grand appui que Bob Rae et Dominic Leblanc. Une rumeur persistante laissait toutefois entendre que tous les candidats au leadership pourraient appuyer la nomination de Michael Ignatieff à titre de chef libéral, mais sur une base intérimaire, ce qui éviterait les déchirements. Le clan de Dominic Leblanc a confirmé au Devoir qu'il se rallierait derrière Ignatieff si le caucus le décidait ainsi.
L'impasse totale
Tout ce branle-bas de combat a été déclenché jeudi, lorsqu'il est apparu clairement que tous les partis d'opposition rejetaient l'énoncé économique du ministre Jim Flaherty. Cet exercice est considéré comme un vote de confiance. Pour ne pas renvoyer les électeurs aux urnes six semaines après le dernier scrutin, la possibilité d'un gouvernement de coalition a fait surface.
Hier encore, les partis d'opposition sont restés fermes: le gouvernement devra annoncer des mesures immédiates pour soutenir l'économie, sans quoi sa survie est menacée. Les partis d'opposition sont également outrés de certaines mesures annoncées jeudi par le gouvernement, notamment l'abolition des subventions aux partis politiques. Ce financement permet une certaine santé financière aux partis, dont le Parti vert. La disparition de cette mesure, qui fait épargner 27 millions au gouvernement, nuira grandement à tous les partis, sauf au Parti conservateur, qui n'a aucune dette et qui est riche.
La suspension du droit de grève dans la fonction publique jusqu'en 2011 est aussi jugée inacceptable, tout comme la fin des contestations judiciaires qui ont trait à l'équité salariale.
Pour les partis d'opposition, le gouvernement est trop «idéologique» en ces temps de crise financière. «Ils sont allés beaucoup trop loin», a dit Gilles Duceppe à propos des conservateurs. «Maintenant, est-ce que c'est un point de non-retour? C'est à eux de savoir s'ils veulent faire un virage en U.»
Mais le gouvernement n'entend pas plier. «Il n'y a pas de changement», a dit le directeur des communications de Stephen Harper, Kory Teneycke.
Selon lui, les partis d'opposition utilisent l'absence de stimulants économiques comme un prétexte. «La vérité, c'est qu'ils veulent garder les subventions qui proviennent des contribuables. Ils croient avoir le droit à cet argent public. Ce n'est rien d'autre, puisque les stimulants économiques vont être là dans quelques semaines à peine, lors du prochain budget», a-t-il dit.
Mais le Parti libéral, le NPD et le Bloc québécois affirment que le financement des partis est «secondaire» actuellement dans leur opposition à l'énoncé économique. «Nous avons dit que nous allions voter contre pour plusieurs raisons, a affirmé le député libéral John McCallum, porte-parole de son parti en matière de finances. Et la première raison, c'est qu'il n'y a rien qui pourrait aider l'économie canadienne dans un moment de crise.»
Lors de son allocution-surprise de cinq minutes hier soir, Stephen Harper a soutenu qu'un gouvernement de coalition PLC-NPD n'aurait aucune légitimité. «Ils veulent s'accaparer le pouvoir, pas le gagner. Ils veulent mettre en place un gouvernement dirigé par un parti qui a reçu sa plus petite part des suffrages depuis la confédération. Ils veulent mettre en place un premier ministre, le premier ministre Dion, qui a été rejeté par la population il y a six semaines. [...] Jack Layton et Stéphane Dion veulent y arriver avec le soutien d'un parti qui veut détruire le pays», a-t-il dit.
Selon Stephen Harper, «le gouvernement du Canada doit être choisi par les Canadiens». «On doit tous défendre le droit de la population à choisir son propre gouvernement», a-t-il dit.
Ironiquement, le premier ministre reproche aux partis d'opposition de ne pas s'occuper de l'économie, soit exactement ce que les partis lui reprochent. «Pendant qu'on travaille sur l'économie, l'opposition travaille sur une entente en coulisses pour renverser les résultats de la dernière élection», a-t-il dit.
***
Avec la collaboration d'Hélène Buzzetti
Le noeud du problème: l'austérité économique prônée par les conservateurs, qui refusent de modifier leur énoncé économique dévoilé jeudi pour y ajouter des mesures qui visent à stimuler la croissance et soutenir l'économie. L'opposition estime que le Canada doit dépenser pour aider la population à traverser la crise, et non couper dans les budgets du gouvernement pour maintenir l'équilibre budgétaire.
Le Parti libéral envisage même de déposer une motion de censure pour défaire le gouvernement sur cet enjeu. Le texte de la motion mentionne clairement la volonté de former un gouvernement de remplacement avec les députés élus au dernier scrutin.
Coincé, Stephen Harper a annoncé hier soir qu'il repousse tous les votes de confiance qui devaient se tenir la semaine prochaine. Le premier vote qui engage la confiance de la Chambre aura donc lieu le lundi 8 décembre. Le premier ministre espère que, d'ici là, le Parti libéral renoncera à sa motion de défiance et que les citoyens feront part de leur mécontentement.
Stephen Harper n'a toutefois pas laissé entendre qu'il allait changer de trajectoire ou commencer à négocier avec l'opposition. Il a répété que son gouvernement a déjà posé les gestes économiques appropriés et qu'aucun plan de relance économique ne verra le jour avant le prochain budget.
Mais est-il déjà trop tard? Le Parti libéral et le NPD estiment que Harper cherche seulement à gagner du temps. Certains libéraux parlent même d'un gouvernement de coalition comme d'une réalité. «Les discussions entre les partis vont bon train», a dit la députée libérale Marlene Jennings hier soir, après l'allocution de Stephen Harper. «Si tout va comme prévu, on va former un gouvernement viable quelques jours après la défaite du gouvernement. Et on va rapidement déposer un plan économique pour aider les gens».
Tractations
Des rencontres entre les partis d'opposition doivent se tenir toute la fin de semaine pour «mettre la mécanique en place», selon une source néo-démocrate.
Selon les informations obtenues par Le Devoir hier soir, les discussions entre les trois partis d'opposition portent avant tout sur une lettre d'entente devant être soumise à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, en cas de chute du gouvernement dans les prochains jours.
Michaëlle Jean devrait alors rapidement prendre une décision sur la possibilité qu'un gouvernement de coalition remplace le Parti conservateur à la tête du pays. Le Parti libéral et le NPD devraient alors prouver qu'ils peuvent s'entendre sur quelques grands enjeux, question d'être capables de gouverner pendant un certain temps. Pour ce faire, les partis tentent déjà de définir les contours d'un plan de relance économique, puisqu'il s'agira de l'enjeu principal.
Cette lettre d'entente, qui esquisse les points communs sur lesquels les partis s'engagent à travailler, devrait idéalement être signée par les trois chefs de l'opposition, qui détiennent une majorité de sièges aux Communes.
«La question la plus importante pour la gouverneure générale est de savoir si un nouveau gouvernement peut être stable. Elle ne veut pas savoir qui sera ministre, elle veut s'assurer que le nouveau gouvernement aura la confiance de la Chambre. C'est à ce scénario qu'on travaille», a dit au Devoir une source proche des négociations.
C'est pour cette raison que le Bloc québécois participe indirectement aux pourparlers avec le PLC et le NPD, puisque les deux formations totalisent seulement 114 sièges, loin de la majorité de 155. Le Bloc (49 sièges) devient donc incontournable. «Ils veulent savoir notre position sur certains enjeux et savoir combien de temps on pourrait appuyer une telle coalition», a soutenu une source bloquiste.
Outre la lettre d'entente devant être soumise à la gouverneure générale, le NPD et le PLC discutaient hier, de manière informelle, de la formation d'un possible cabinet de coalition. Jack Layton voudrait s'assurer d'obtenir au moins le tiers des ministères. Le NPD a 37 sièges aux Communes et le PLC 77. Le ministère de l'Environnement serait notamment dans la mire des néo-démocrates.
Le chef du Bloc québécois a d'ailleurs été clair: pas question que son parti participe à un éventuel conseil des ministres d'un gouvernement de coalition. Gilles Duceppe déciderait de son appui à chacun des projets de loi soumis, au cas par cas. «On a toujours agi enjeu par enjeu en appuyant ce qui va dans le sens des intérêts, des valeurs du Québec. Et on sera ouverts à appuyer une coalition qui respectera davantage le Québec», a-t-il dit.
Chrétien et Broadbent impliqués
Les émissaires des partis d'opposition ont discuté à plusieurs reprises hier, mais toujours sur une base bilatérale. Aucune rencontre à trois partis n'a eu lieu. Du côté du NPD, Jack Layton mène les discussions avec l'aide de l'ancien chef de sa formation, Ed Broadbent. Chez les libéraux, Stéphane Dion est appuyé par l'ancien premier ministre Jean Chrétien. Les deux hommes agissent comme des «sages» en raison de leur expérience, dit-on. Les trois prétendants à la succession de Stéphane Dion (Michael Ignatieff, Bob Rae et Dominic Leblanc) sont aussi impliqués.
Il n'était pas clair hier soir si les libéraux allaient laisser Stéphane Dion être premier ministre dans le cas où un gouvernement de coalition verrait le jour. Deux possibilités semblaient se dessiner chez les libéraux. D'abord, Stéphane Dion devient premier ministre, mais le Parti libéral devance la date de sa convention au leadership, de sorte que le nouveau chef libéral remplace Dion à la tête du pays et déclenche rapidement des élections.
Autre possibilité: installer Michael Ignatieff comme chef dès maintenant. Des rumeurs faisaient état hier d'un coup de force du caucus, où M. Ignatieff jouit d'un plus grand appui que Bob Rae et Dominic Leblanc. Une rumeur persistante laissait toutefois entendre que tous les candidats au leadership pourraient appuyer la nomination de Michael Ignatieff à titre de chef libéral, mais sur une base intérimaire, ce qui éviterait les déchirements. Le clan de Dominic Leblanc a confirmé au Devoir qu'il se rallierait derrière Ignatieff si le caucus le décidait ainsi.
L'impasse totale
Tout ce branle-bas de combat a été déclenché jeudi, lorsqu'il est apparu clairement que tous les partis d'opposition rejetaient l'énoncé économique du ministre Jim Flaherty. Cet exercice est considéré comme un vote de confiance. Pour ne pas renvoyer les électeurs aux urnes six semaines après le dernier scrutin, la possibilité d'un gouvernement de coalition a fait surface.
Hier encore, les partis d'opposition sont restés fermes: le gouvernement devra annoncer des mesures immédiates pour soutenir l'économie, sans quoi sa survie est menacée. Les partis d'opposition sont également outrés de certaines mesures annoncées jeudi par le gouvernement, notamment l'abolition des subventions aux partis politiques. Ce financement permet une certaine santé financière aux partis, dont le Parti vert. La disparition de cette mesure, qui fait épargner 27 millions au gouvernement, nuira grandement à tous les partis, sauf au Parti conservateur, qui n'a aucune dette et qui est riche.
La suspension du droit de grève dans la fonction publique jusqu'en 2011 est aussi jugée inacceptable, tout comme la fin des contestations judiciaires qui ont trait à l'équité salariale.
Pour les partis d'opposition, le gouvernement est trop «idéologique» en ces temps de crise financière. «Ils sont allés beaucoup trop loin», a dit Gilles Duceppe à propos des conservateurs. «Maintenant, est-ce que c'est un point de non-retour? C'est à eux de savoir s'ils veulent faire un virage en U.»
Mais le gouvernement n'entend pas plier. «Il n'y a pas de changement», a dit le directeur des communications de Stephen Harper, Kory Teneycke.
Selon lui, les partis d'opposition utilisent l'absence de stimulants économiques comme un prétexte. «La vérité, c'est qu'ils veulent garder les subventions qui proviennent des contribuables. Ils croient avoir le droit à cet argent public. Ce n'est rien d'autre, puisque les stimulants économiques vont être là dans quelques semaines à peine, lors du prochain budget», a-t-il dit.
Mais le Parti libéral, le NPD et le Bloc québécois affirment que le financement des partis est «secondaire» actuellement dans leur opposition à l'énoncé économique. «Nous avons dit que nous allions voter contre pour plusieurs raisons, a affirmé le député libéral John McCallum, porte-parole de son parti en matière de finances. Et la première raison, c'est qu'il n'y a rien qui pourrait aider l'économie canadienne dans un moment de crise.»
Lors de son allocution-surprise de cinq minutes hier soir, Stephen Harper a soutenu qu'un gouvernement de coalition PLC-NPD n'aurait aucune légitimité. «Ils veulent s'accaparer le pouvoir, pas le gagner. Ils veulent mettre en place un gouvernement dirigé par un parti qui a reçu sa plus petite part des suffrages depuis la confédération. Ils veulent mettre en place un premier ministre, le premier ministre Dion, qui a été rejeté par la population il y a six semaines. [...] Jack Layton et Stéphane Dion veulent y arriver avec le soutien d'un parti qui veut détruire le pays», a-t-il dit.
Selon Stephen Harper, «le gouvernement du Canada doit être choisi par les Canadiens». «On doit tous défendre le droit de la population à choisir son propre gouvernement», a-t-il dit.
Ironiquement, le premier ministre reproche aux partis d'opposition de ne pas s'occuper de l'économie, soit exactement ce que les partis lui reprochent. «Pendant qu'on travaille sur l'économie, l'opposition travaille sur une entente en coulisses pour renverser les résultats de la dernière élection», a-t-il dit.
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Avec la collaboration d'Hélène Buzzetti
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