Énoncé économique du Parti conservateur - Flaherty sous une pluie de reproches
Photo : Agence Reuters
Le ministre des Finances, Jim Flaherty
De nombreux reproches ont fusé de toutes parts, hier, en réaction à l'énoncé économique du ministre des Finances, Jim Flaherty.
La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a qualifié l'énoncé économique et financier du gouvernement fédéral de «décevant». Elle presse Jim Flaherty de proposer une kyrielle de mesures afin de soutenir l'économie canadienne. «Il faut agir sans tarder pour diminuer l'incertitude, rehausser la confiance des consommateurs et des entreprises et diminuer, dans la mesure du possible, l'impact de la récession qui pointe», a indiqué la présidente et directrice générale de la FCCQ, Françoise Bertrand. La FCCQ accueille néanmoins favorablement les mesures visant à accélérer les investissements dans les infrastructures, à augmenter la capacité de crédit de la Banque du Canada et à améliorer le sort des aînés.
Le président de la Fédération canadienne des municipalités et maire de Sherbrooke, Jean Perrault, a déclaré que «le gouvernement fédéral [devait] s'engager à corriger la lourdeur des programmes d'infrastructures actuels, afin que les nouveaux fonds puissent être investis dès le printemps prochain pour contrer un ralentissement économique».
La Centrale des syndicats du Québec, elle, se fait plus mordante. Le président de la centrale, Réjean Parent, dit «ne pas en revenir [...] du cynisme, sinon du machiavélisme, qui caractérise le comportement du premier ministre nouvellement réélu [...] Si quelqu'un souhaitait créer le chaos socioéconomique, il ne s'y prendrait pas autrement». M. Parent demande aux partis d'opposition de faire en sorte que le gouvernement conservateur ne puisse aller de l'avant avec son plan économique.
Représentant 3,2 millions de travailleurs, le Congrès du travail du Canada (CTC) a aussi réagi avec mécontentement à la mise à jour économique du gouvernement fédéral. «Le gouvernement devrait concentrer ses efforts sur les emplois, la véritable stimulation économique. Cependant, tout ce que les Canadiens ont vu dans la dernière semaine, ce sont des manoeuvres politiques cyniques, une campagne de propagande contre les députés, leurs salaires et leurs avantages sociaux, et maintenant une attaque contre les droits des fonctionnaires publics», a dit le président du CTC, Ken Georgetti.
Retrait du droit de grève
L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada se dit également indigné des mesures présentées par le ministre des Finances. «Le gouvernement conservateur a carrément piétiné les droits des employés de la fonction publique [...] Il est incroyable que le gouvernement ait retiré tous nos droits à la grève, à la négociation ou à l'arbitrage et cela, pour porter l'insulte à son comble, sans aucune raison», a lancé la présidente nationale de l'Institut professionnel, Michèle Demers.
Pour la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), l'énoncé économique de Jim Flaherty est «tout simplement scandaleux». «Le gouvernement conservateur aurait dû rester à la maison jeudi matin. Il aurait évité de nous faire perdre notre temps à écouter de semblables idioties», a dit la présidente de la FIQ, Lina Bonamie.
Le Conseil d'intervention pour l'accès des femmes au travail (CIAFT) du Québec juge odieuse l'intention du gouvernement conservateur d'interdire le recours aux tribunaux pour régler les cas d'équité salariale et de suspendre partiellement le droit de grève jusqu'en 2011. La vice-présidente du CIAFT, Annick Desjardins, a mentionné qu'«au lieu d'avancer en équité salariale, le gouvernement conservateur recule et suspend des droits. Les travailleuses n'avaient que le recours aux tribunaux pour faire valoir leurs droits et on veut le leur enlever».
La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a qualifié l'énoncé économique et financier du gouvernement fédéral de «décevant». Elle presse Jim Flaherty de proposer une kyrielle de mesures afin de soutenir l'économie canadienne. «Il faut agir sans tarder pour diminuer l'incertitude, rehausser la confiance des consommateurs et des entreprises et diminuer, dans la mesure du possible, l'impact de la récession qui pointe», a indiqué la présidente et directrice générale de la FCCQ, Françoise Bertrand. La FCCQ accueille néanmoins favorablement les mesures visant à accélérer les investissements dans les infrastructures, à augmenter la capacité de crédit de la Banque du Canada et à améliorer le sort des aînés.
Le président de la Fédération canadienne des municipalités et maire de Sherbrooke, Jean Perrault, a déclaré que «le gouvernement fédéral [devait] s'engager à corriger la lourdeur des programmes d'infrastructures actuels, afin que les nouveaux fonds puissent être investis dès le printemps prochain pour contrer un ralentissement économique».
La Centrale des syndicats du Québec, elle, se fait plus mordante. Le président de la centrale, Réjean Parent, dit «ne pas en revenir [...] du cynisme, sinon du machiavélisme, qui caractérise le comportement du premier ministre nouvellement réélu [...] Si quelqu'un souhaitait créer le chaos socioéconomique, il ne s'y prendrait pas autrement». M. Parent demande aux partis d'opposition de faire en sorte que le gouvernement conservateur ne puisse aller de l'avant avec son plan économique.
Représentant 3,2 millions de travailleurs, le Congrès du travail du Canada (CTC) a aussi réagi avec mécontentement à la mise à jour économique du gouvernement fédéral. «Le gouvernement devrait concentrer ses efforts sur les emplois, la véritable stimulation économique. Cependant, tout ce que les Canadiens ont vu dans la dernière semaine, ce sont des manoeuvres politiques cyniques, une campagne de propagande contre les députés, leurs salaires et leurs avantages sociaux, et maintenant une attaque contre les droits des fonctionnaires publics», a dit le président du CTC, Ken Georgetti.
Retrait du droit de grève
L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada se dit également indigné des mesures présentées par le ministre des Finances. «Le gouvernement conservateur a carrément piétiné les droits des employés de la fonction publique [...] Il est incroyable que le gouvernement ait retiré tous nos droits à la grève, à la négociation ou à l'arbitrage et cela, pour porter l'insulte à son comble, sans aucune raison», a lancé la présidente nationale de l'Institut professionnel, Michèle Demers.
Pour la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), l'énoncé économique de Jim Flaherty est «tout simplement scandaleux». «Le gouvernement conservateur aurait dû rester à la maison jeudi matin. Il aurait évité de nous faire perdre notre temps à écouter de semblables idioties», a dit la présidente de la FIQ, Lina Bonamie.
Le Conseil d'intervention pour l'accès des femmes au travail (CIAFT) du Québec juge odieuse l'intention du gouvernement conservateur d'interdire le recours aux tribunaux pour régler les cas d'équité salariale et de suspendre partiellement le droit de grève jusqu'en 2011. La vice-présidente du CIAFT, Annick Desjardins, a mentionné qu'«au lieu d'avancer en équité salariale, le gouvernement conservateur recule et suspend des droits. Les travailleuses n'avaient que le recours aux tribunaux pour faire valoir leurs droits et on veut le leur enlever».
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