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L'opposition songe à défaire Harper

Sabrer le financement des partis politiques menace notre survie: «On n'a pas le choix», disent des libéraux.

28 novembre 2008  Canada
Ottawa — Si un nouvel esprit de coopération s'était développé à la Chambre des communes pour traverser la crise économique, il est parti en fumée hier dans la foulée du dépôt de la mise à jour économique. Les trois partis d'opposition ainsi que le Parti vert n'avaient pas de qualificatifs assez forts pour décrier la décision «mesquine» de Stephen Harper de sabrer le financement des partis politiques. Tous voteront contre cette initiative, quitte à renverser le gouvernement. Reste à savoir ce que fera Michaëlle Jean.

«C'est la partisanerie avant la démocratie», s'est insurgé le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Il estime que Stephen Harper «trahit la mémoire de René Lévesque» dont il s'était dit inspiré. Tous les politiciens, de même que des groupes de défense des citoyens comme Démocratie en surveillance, ont crié au cynisme hier. Les députés conservateurs du Québec ont tous refusé de faire des commentaires.

Comme prévu, le gouvernement est passé à l'action hier en annonçant l'abolition de l'allocation de 1,95 $ versée aux partis politiques. Ce coup de hache permettra d'économiser 27 millions de dollars à Ottawa. La principale victime du plan conservateur sera la chef du Parti vert, Elizabeth May. «Ce que cela signifie pour moi, c'est que mon parti ne pourra plus me payer mon salaire de 50 000 $. Je devrai donc devenir une bénévole. Je devrai me trouver un autre travail et je serai chef du Parti vert à temps partiel», explique-t-elle en entrevue avec Le Devoir.

Gilles Duceppe et le chef du NPD, Jack Layton, ont annoncé qu'ils voteraient contre la mesure. Une fois de plus, les projecteurs se braquent donc sur les libéraux et sur la stratégie qu'ils entendent adopter. Ce changement à la Loi électorale sera apporté par un projet de loi distinct ayant valeur de motion de confiance. Stéphane Dion a dit que ses troupes voteront contre, mais il n'a pas voulu dire si elles seraient en nombre suffisant pour renverser le gouvernement. Le Parti conservateur détient 143 sièges à la Chambre des communes. Il peut aussi compter sur l'appui des deux députés indépendants. Il lui manquera donc neuf voix pour faire adopter sa loi.

Dion premier ministre?

Dans les coulisses, plusieurs députés ont indiqué au Devoir qu'il n'était pas question de s'abstenir ou de s'absenter au moment du vote. «On n'a pas le choix. C'est la survie de notre parti qui est en jeu, explique un député. On ne peut pas juste bluffer, car le résultat serait le même.» Un autre député a confirmé au Devoir cette volonté de bloquer la réforme.

Plusieurs libéraux calculent que la gouverneure générale, Michaëlle Jean, n'accepterait pas la tenue d'autres élections en moins de six mois. Elle demanderait probablement à l'opposition de former un gouvernement de coalition. Stéphane Dion pourrait peut-être ainsi devenir premier ministre, du moins jusqu'à ce que le PLC se choisisse un nouveau chef en mai.

Le scénario n'est pas sans précédent. En 2003, le PLC avait élu Paul Martin à sa tête même si Jean Chrétien était encore premier ministre. En outre, en 1925, le gouverneur général Lord Byng avait refusé de dissoudre le Parlement et plutôt demandé à l'opposition de tenter de former une coalition, qui n'a duré qu'une semaine...

Si le projet caressé par le premier ministre devait aller de l'avant, le Parti vert perdrait 62 % de son financement. Le Parti libéral de Stéphane Dion, quant à lui, en perdrait 60 %. Ce serait 58 % pour le Bloc québécois, 55 % pour le NPD, mais seulement 38 % pour le Parti conservateur, d'où l'attrait d'une telle mesure. (Contrairement à ce que d'autres médias ont rapporté, le Bloc québécois ne sera pas affecté à hauteur de 85 %. Depuis que le gouvernement verse des allocations, le parti de Gilles Duceppe laisse ses circonscriptions conserver presque tout l'argent recueilli, d'où ses résultats de financement national en apparence faible.)

Pour Elizabeth May, il s'agit d'un plan «diabolique» de la part de Stephen Harper. «Stephen Harper exploite de manière cynique la crise financière à ses propres fins politiques», lance Mme May, hors d'elle. Dans son discours à la Chambre des communes, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, ne décolérait pas. Les économies de 30 millions de dollars espérées par M. Harper ne sont rien comparativement au coût des élections de 300 millions qu'il a imposées aux électeurs cet automne malgré sa Loi sur les élections à date fixe.

«Pourquoi ne pas fermer le Parlement pour économiser 500 millions, tant qu'à y être? s'est demandé M. Duceppe. C'est strictement pour faire taire toute forme d'opposition: les artistes, les femmes, les syndicats et les oppositions. C'est indigne d'un chef d'État.»

Le chef du NPD, Jack Layton, estime lui aussi qu'il s'agit d'une «attaque contre la démocratie». Le fait de couper les vivres aux partis politiques «va donner de plus en plus de pouvoir aux plus grandes entreprises», croit M. Layton. Ne voulant pas ouvertement parler du danger du retour des enveloppes brunes comme l'avait fait la veille son député d'Outremont, Thomas Mulcair, M. Layton a seulement conclu qu'il existe «plusieurs études [...] qui démontrent les effets d'une telle politique».

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a présenté sa proposition comme une façon de donner l'exemple. «Les partis politiques ont fini d'obtenir des avantages sans contrepartie, et de laisser les contribuables payer la note. Le train s'arrête ici», a-t-il déclaré. En point de presse, il a ajouté que «ça va obliger les gens à appuyer les partis pour lesquels ils votent».

À la Chambre des communes, où M. Harper était de retour hier après une absence de trois jours due à la maladie, le premier ministre n'a pas voulu commenter cette réforme. Tout au plus a-t-il déclaré que «protéger les acquis des partis politiques ne fera rien pour le peuple canadien».

L'allocation (passée de 1,75 à 1,95 $ pour tenir compte de l'inflation) a été introduite par le gouvernement de Jean Chrétien. Elle vise à compenser les partis politiques pour la perte de revenus occasionnée par les limites imposées aux dons que peuvent verser les individus et l'interdiction des dons des entreprises et syndicats.

En chiffres absolus, le Parti conservateur sera le plus touché, perdant des revenus de 10,4 millions de dollars contre 7,1 millions pour le Parti libéral, 4,9 millions pour le NPD et 2,9 millions pour le Bloc québécois. Toutefois, le Parti conservateur a mis en place depuis plus longtemps un système de financement populaire lui permettant d'amasser très efficacement d'importantes sommes à coups de petits dons et de lever le nez sur l'argent du gouvernement. En 2007, ce sont 107 492 donateurs qui lui ont versé de l'argent, contre seulement 23 442 pour le Parti libéral.

En outre, comme la mesure entrera en vigueur en avril prochain, elle compromet la santé financière des autres formations. Les partis contractent des prêts pour mener des élections, présentant à leurs banquiers les allocations de l'État comme une garantie de remboursement. Comme l'allocation est trimestrielle, les partis n'auront touché qu'un quart de la somme espérée. Ils auront donc de la difficulté à rembourser leurs dettes. Le Parti conservateur est la seule formation à ne pas avoir eu à s'endetter pour mener sa campagne.
 
 
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  • Serge Beauchemin - Abonné
    28 novembre 2008 00 h 39
    Ratoureuse manoeuvre.
    "Le Prince" semble être devenu le livre de chevet de Stephen après avoir longtemps inspiré Pierre-Elliot.
    Jusqu'où ira le Parti Conservateur du Canada pour affaiblir ses adversaires?
    Nicholas Machiavel serait fier d'eux.
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  • Michèle Bourgon - Inscrite
    28 novembre 2008 01 h 52
    Ben, c'est le boutte!
    On touche le fond du baril du cynisme politicien. Non, mais sérieusement, qu'arrivera-t-il si le gouvernement Harper force, par un coup sordide, la tenue d'autres élections ? Nous allons vivre une crise économique majeure ( d'ailleurs, Harper avait dit que le Canada était à l'abri. Voilà que moins de deux mois plus tard, il dit que ce sera plus grave que le krash de 1929. Faudrait savoir, là...)et pendant cette crise, on va encore dépenser des milliards de dollars en élection. Ça va s'arrêter quand cette valse: on avance, on recule, on avance, on recule. Tout ça pour les mêmes résultats, des milliards en moins. Y'a pas de lois pour empêcher ça ? C'est carrément irresponsable. Crise financière ? Harper décide de couper les vivres aux autres partis politiques. Héhéhéhé, ça commence à être franchement épeurant ce gouvernement d'ultra-droite. Il cherche un prétexte ( la crise) pour en finir avec les autres partis. On s'en va où là ? Vers la démocratie ? Non.
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  • Isabelle Lefebvre - Inscrite
    28 novembre 2008 04 h 22
    Ce que coûtera le conflit en Afghanistan
    Il est difficile d'évaluer les vraies intentions de Stephen Harper et de son gouvernement... En essayant d'équilibrer le budget, le Ministre Flaherty se garde bien de mentionner que la participation du Canada à la guerre en Afghanistan aura coûté 18.3 milliards aux contribuables canadiens lors du 'supposé' retrait des troupes canadiennes en 2011.
    L'Opposition et la population canadienne devraient rappeler au Ministre Flaherty que si son gouvernement doit couper dans les dépenses, il serait prioritaire de sortir les troupes canadiennes de l'Afghanistan le plus vite possible.
    Le conflit en Afghanistan est un cul-de-sac et jamais guerre n'y fut gagnée. JAMAIS!
    Pas étonnant que le Canada connaisse une période de vache maigre afin d'absorber ce gouffre de 18.3 milliards qu'aura coûté ce conflit qui s'avère un cuisant échec.
    D'ailleurs Karzei commence à s'impatienter et souhaite le départ des troupes étrangères devant le peu de progrès à neutraliser les Talibans.
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  • Danielle Bourdages - Inscrite
    28 novembre 2008 05 h 50
    Que ce fouvernement du Reform party déguisé tombe !
    Eh bien voilà peut-être l'occasion pour le Canada d'avoir son propre Barack Obama (du moins de se rapprocher de la vision qu'il donnait à voir, puisque nous ne savons pas encore exactement ce que sera son mode de gouvernement) ? Je m'explique : si les trois autres partis décidaient de faire tomber le gouvernement Harper afin de former une coalition qui s'engagerait à mettre de côté LE TEMPS QU'IL LE FAUDRAIT en ce contexte de crise mondiale, ils formeraient à eux trois le gouvernement dont tous les citoyens rêvent, un gouvernement qui sert réellement les intérêts de la population qu'il est supposé représenter. En ce sens-là, ils se rapprocheraient d'un Obama, du fait qu'on les entendrait et verrait prêts à faire eux aussi certains sacrifices afin que TOUS puissent passer au mieux à travers de la crise.

    Par ailleurs, décider de faire tomber le gouvernement du fait de cette infecte mesure destinée à l'abolition des allocations versées aux partis politiques n'est pas du seul intérêt des partis mais de tous les citoyens du fait que, sans elles, nous serions privés durant plusieurs années d'une alternative politique en ce que les autres partis sont déjà par trop affaiblis pour diverses raisons.

    Une question : est-ce que Dion pourrait décider de se retirer élégamment et le parti libéral s'entendre sur son remplaçant sans course à la chefferie ? En même temps, je me demande lequel entre Dion, Ignatieff ou Rae serait le plus apte à composer avec deux autres partis, dans le cas d'un gouvernement de coalition... À votre avis ?
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    28 novembre 2008 06 h 10
    Il serait inadmissible qu'un tel projet puisse passer.
    L'opposition songe à défaire le gouvernement!

    Passerons-nous du songe à la réalité?
    Hummm!

    Hier, je me disais que cette éventualité n'était guère envisageable.
    Encore une fois, le régime Harper manipule la stratégie des partis et l'émotion (l'écoeurement) de la population.

    Il s'agit en fait, de comment tuer la démocratie!
    Peu à peu, le régime y parvient.
    Plus de policiers, plus de lois, moins de subventions dans les organismes de défense du citoyen, moins de facilité pour la formation de partis politiques, coupure du financement collectif de la démocratie.
    Même les élections peuvent venir à coûter trop cher.
    Tout comme Bush a utilisé le Pearl Harbor du terrorisme (le 11 septembre 2001), maintenant Harper utilise le Pearl Harbor économique.

    Comme Stephen avait dit lors de sa récente campagne électorale (d'ailleurs, a-t-il dit cela au débat?), pendant une crise, il est temps d'investir et de s'assurer de futur profit. Alors, bienheureux sont ceux qui ont les moyens et le pouvoir, ils peuvent mettre à leur profit la situation de crise dont la grande majorité va péniblement souffrir.


    L'opposition songe à défaire le gouvernement!

    L'opposition doit défaire le gouvernement. Absolument!
    Vous rendez-vous compte de cette entorse à notre démocratie?
    Vous rendez-vous compte que oui, vous n'aurez plus du tout de pouvoir si votre portefeuille n'est pas bien garni?
    Cet arrêt du financement public des partis politiques n'est pas anodin.
    C'est enlever le dernier pouvoir de ceux qui sont trop pauvres pour avoir voix au chapitre!

    Seulement les riches pourront se payer la politique. C'est d'ailleurs déjà trop le cas.
    On a limité le financement des particuliers et éliminé (en apparence) celui des entreprises, mais, il n'en demeure pas moins que les "lobbys " ayant des "membres" au portefeuille bien épais représentent des sources de financement manipulant la politique.
    Pourquoi donc croyez-vous que les pauvres (sic) pétrolières ont plus de subventions que les partis politiques?

    Il y a quelques décennies, c'était l'oligarchie (les riches) des pays du Sud qui exploitaient leur population (condition de travail indigne, esclavagisme) et les ressources de leur pays. Aujourd'hui, peu à peu, le phénomène de l'exploitation des richesses du pays et l'exploitation des travailleurs (les syndicats ont vu leur image, leurs moyens et leur efficacité anéantis au cours des dernières années: la compétitivité oblige voyez-vous!) devient réalité dans notre pays.
    Nous devenons peu à peu soumis à une puissante oligarchie.

    Contrôle des médias (convergence).
    Manipulation de l'opinion (disparition du 4e pouvoir).
    Aujourd'hui c'est le pouvoir politique du simple citoyen que l'on tente de faire disparaître en douce. Une nette détérioration de notre démocratie.

    Ce geste était prévisible.
    Je ne comprends pas encore comment il se fait que la population canadienne a remis un tel régime antidémocratique au pouvoir!

    Les techniques de manipulation de l'opinion sont devenues tellement sophistiquées qu'on peut manipuler le citoyen comme on veut.
    C'est un phénomène de dépolitisation efficace.

    On peine à nous présenter la réalité. On nous offre des images, nous sommes dans l'ère de l'image. Des images de gens sérieux qui vont juguler (sic) la tempête économique (Charest sourit: tempête économique!), des images qui nous jouent le jeu de nous sauver mais en fait ils en profitent pour bien nous manipuler et pour nous bâillonner.

    Il est temps que le 4e pouvoir prenne ses responsabilités et utilise ses ressources pour mieux informer et mieux politiser la population. Il est temps de cesser de nous parler de couleur de costume de sourire et de cravates. Il est temps de cesser de nous parler d'image et de qui a gagné le combat des coqs.
    Indépendamment du discours des politiciens, peu importe ce qu'ils disent, il faut que la population comprenne ce qu'est la démocratie, ce qu'est la politique, ce qu'est l'économie, ce qu'est le capitalisme, ce qu'est le socialisme, ce qu'est la gauche, ce qu'est la droite, ce qu'est une crise, ce qu'est la pauvreté, ce qu'est l'exploitation, ce qu'est l'occupation, ce qu'est la guerre, ce qu... ouf! Les sujets sérieux ne manquent pas!

    Il est plus important d'étudier l'Histoire que d'étudier les hos... de sondages.
    Regardons la marche du monde, bon sang.
    Ouvrons-nous les yeux sur les agissements de nos dirigeants.

    Il faut sortir du discours imposé par les journaux et radios poubelles.
    Il faut sortir des clichés véhiculés par le roi du préjugé simpliste, notre Mario autonome et national qui vénère ce bon justicier Harper, car lui aussi parle des vraies affaires et il sait, comme Mario, que l'argent ne pousse pas dans les arbres et en plus il aime dieu et la discipline!


    M. Harper économise 27 millions (sur 4 ans), dites-nous, ou demandez-lui combien de bombes représentent 27 millions?
    Demandez-lui combien on peut tuer d'Afghans avec ces 27 millions.
    Demandez-lui combien on peut acheter de cercueils recouverts de l'Unifolié avec ces 27 millions.

    Oui, il faut renverser ce gouvernement. Si nous ne voulons pas d'élection, il faut que l'opposition forme un gouvernement de coalition "temporaire" en attendant que nous soyons prêts à être consultés.

    Doit-on compter sur le mollusque Dion pour renverser son ami Harper?
    Hummm! Pas de danger d'élections rapides! La possibilité d'être The Prime Minister pour quelques mois, hummm! Tentant mon Stéphane, tentant!
    Le moment idéal pour pouvoir ton numéro avant de quitter le show!

    Let's go mon Stéphane, montre-nous comment un mollusque peut se tenir debout, allez hop!


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    28 novembre 2008 06 h 11
    Une coalition, pourquoi pas!
    Il est peut-être un peu tard pour parler d'un gouvernement de coalition NPD-Libéraux. Il aurait mieux valu en parler durant la campagne électorale et S. Dion a eu tort de rejeter du revers de la main les suggestions que lui faisait J. Layton. J'avais envisagé cette hypothèse dans un texte du 11 octobre, au vu des sondages du moment.

    Mais si l'opposition défait le gouvernement de S. Harper, ce pourrait être une solution pour éviter de nouvelles élections. Avec 37 NPD et 78 libéraux, cette coalition aurait besoin pour survivre de l'appui du Bloc et de ses 50 députés pour faire face aux 143 conservateurs.
    Certes, dans les systèmes parlementaires de type britannique, utilisant le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour, les gouvernements de coalition sont plutôt exceptionnels puisque le bipartisme caractérisait le système partisan, avec une éventuelle alternance du pouvoir. La situation a bien changé puisque se trouvent maintenant des partis tiers représentés à la Chambre des communes, dans le cas du Canada. On trouverait aussi des exemples de gouvernement de coalition en Australie, mais également au Canada.

    En effet, des coalitions de ce genre ont déjà existé au niveau provincial. On peut citer l'exemple de la Saskatchewan, qui a connu une coalition du NPD et des libéraux de 1999 à 2003. Il y a eu d'autres coalitions en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique, lorsque les partis traditionnels ont formé une coalition de 1941 à 1952 pour barrer la route au CCF. Au niveau fédéral, une véritable coalition s'est produite avec sir Robert Borden en 1917. Aux prises avec une forte opposition à la conscription et avec d'autres difficultés majeures pendant la Première Guerre mondiale, Borden a cherché à élargir sa base politique en période de guerre en invitant plusieurs libéraux favorables à la conscription et d'autres personnalités à faire partie de son gouvernement.

    Ce n'est pas parce que cela ne s'est fait qu'une fois au niveau fédéral, que cela ne peut pas se faire. Il faut savoir innover, surtout en cas de nécessité, ce qui se présenterait en cas de défaite du parti de S. Harper. On se rappelle que Paul Martin, en réponse à une question portant sur un gouvernement minoritaire, s'était tourné vers Jack Layton en disant: «On pourrait s'entendre.» Par ailleurs, un des hommes clés de S. Dion n'est autre que l'ancien méo-démocrate Bob Rae.

    La pratique d'un gouvernement de coalition est assez courante en Europe et elle est le fait de grandes démocraties, comme l'Allemagne ou la Belgique, où les coalitions portent des noms colorés, coalition violette, coalition arc-en-ciel ou orange-bleue, par allusion au mélange des couleurs des partis qui la forment. Et des gouvernements, comme le Conseil fédéral suisse, l'équivalent d'un conseil des ministres, ou le gouvernement français actuel, comptent des ministres de groupes politiques «opposés».

    Un gouvernement de coalition serait certainement préférable à de nouvelles élections et on ne pleurera pas dans les chaumières la défaite du gouvernement Harper.
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  • Serge Manzhos - Inscrit
    28 novembre 2008 06 h 58
    une bonne chose, peut-être pour de mauvaises raisons
    mesure dictée pas l'idéologie ou pas, elle met la politique tout droit sur les pieds finalement. Il faut admettre la perversion quand un parti accuse un autre d'être a la solde des grandes entreprises tout en récoltant une plus large partie de son financement des grands donateurs! En quoi est-ce que cette pratique est-elle au fond différente d'un bribe?
    Oui le PLC et NPD seront les perdants a court terme, mais si jamais ils jouissent vraiment de l'amour populaire, leur financement ne sera que juste.
    Cette mesure renforcera aussi la démocratie parce qu'elle encouragera la participation civilisée des citoyens dans la politique. En ce même qu'elle envoie un message aux électeurs que cela sert a rien de chialer dans la rue, s'ils sont la pour un parti politique alors qu'ils répondent de se paroles et paient la contribution. 5, 10 $ par an ne saura les appauvrir.
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  • jacques noel - Inscrit
    28 novembre 2008 07 h 08
    L'Haitienne va trancher! lol
    Ca fait 40 ans que les feds nous disent avec mépris qu'un Québec libre serait une république de bananes, un Haiti du Nord. Voilà que le prochain gouvernement du plus-meilleur-pays-du-monde pourrait être choisi par une reine-nègre Haitienne!
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  • Nicola Salomone - Inscrit
    28 novembre 2008 08 h 04
    Au secours Mme Jean !
    Quelle belle leçon ce serait pour les Conservateurs si, bien qu'ils aient été démocratiquement élus, ils soient démocratiquement chassés du pouvoir et remplacés par des politiciens capables d'alliances et de compromis...Quelle bonne nouvelle ce serait pour le Canada, et pour la planète (un gouvernement insensible aux questions environnementales de moins) ! Même si le "fonctionnement" d'un gouvernement de coalition est loin d'être assuré, le message envoyé aux conservateurs en vaut peut-être la peine, ne serait-ce que pour affirmer notre attachement à des valeurs démocratiques visiblement très éloignées de celles de son parti.
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  • Georges Paquet - Abonné
    28 novembre 2008 08 h 23
    Qui reculera le premier?
    À moins de constater que toute instinct politique soit disparu chez Stephen Harper, on doit penser qu'il joue ici une partie de poker et espère mettre les partis de l'Opposition au défi de s'entendre pour former un gouvernement de coalition. La chance qu'il a de gagner son pari repose sur le fait qu'un éventuel gouvernement de coalition ne pourrait pas comprendre de ministres issus du Bloc Québécois. On ne peut pas concevoir un membre du Bloc prêter allégeance à la Reine. La question sera de savoir si le Bloc participera à la défaite des Conservateurs pour mettre les Libéraux au pouvoir, sans rien obtenir en retour. Par ailleurs si une espèce d'alliance se dessinait entre libéraux et bloquistes je craindrait que Stephen Harper mise sur cette alliance contre nature pour s'attirer l'appui de tout ce qui reste de conservatisme au Canada pour former un gouvernement majoritaire à la prochaine élection. Vaudrait donc mieux qu'il y ait des élections immédiatement après le renversement du gouvernement actuel. Ce sera le dilemme de Michaël Jean, mais aussi celui des libéraux.
    Georges Paquet
    georgespaquet@sympatico.ca
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  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné
    28 novembre 2008 08 h 24
    Oui à une coalition pour faire face à la droite conservatrice
    Alors que Barak Obama s'apprête à occuper la Maison blanche chez nos voisins du Sud et que plus de 60% des électeurs (plus des trois quarts au Québec) ont donné leur appui le 14 octobre à d'autres partis que celui de M. Harper, il m'apparaît sain que ce gouvernement soit remplacé à Ottawa par une coalition plus progressiste. Je vois d'un bon oeil un gouvernement PC-NPD au pouvoir à Ottawa, notamment à l'orée des discussions portant sur les suites à donner pour faire face aux défis des changements climatiques, l'après Kyoto. Je vois d'un bon oeil le Bloc québécois en plus forte position pour défendre les intérêts du Québec, car possédant désormais la balance du pouvoir à Ottawa.

    Au lieu d'élections fédérales précipitées, il m'apparaitrait souhaitable qu'une coalition PC-NPD remplace ce gouvernement aux idées obsolètes et rétrogrades (ne pensons qu'au recul en équité salariale contenu dans les mesures Harper/Flaherty).

    Ce serait non seulement une alternative conforme à la volonté démocratique majoritaire, mais aussi la preuve qu'un gouvernement minoritaire constitue une excellente garantie contre les dérives autoritaires.
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  • Brun Bernard - Inscrit
    28 novembre 2008 08 h 34
    Allez, on se met à crier....
    ...comme on a l'habitude au Canada. Pourquoi les canadiens élisent-ils de plus en plus d'imbéciles au pouvoir et pourquoi ne sommes-nous pas capables de changer de société allant vers le futur plutôt que de tenter à installer comme toujours le passé dans notre quotidien de citoyens vivant au 21ième siècle?
    Il n'y a personne pour aller se battre dehors, dans les rues et contre les institutions pour que ça chance. Nous, on gueule. Harper est un dictateur mais la démocratie canadienne l'installe au pouvoir. Les libéraux furent des voleurs et des menteurs et les autres trainent leur godasses dans la boue créée par ces partis politiques pollués et condescendants...
    Les québécois chialent à qui mieux mieux pour l'indépendance et le résultat est une bière nommée l'Indépendante. Beaucoup d'entre nous écrivent comme moi des commentaires et disent: "je veux un pays", comme si c'était un souhait de cadeau de Noël à mettre sous le sapin. Il y en a plein qui désirent la Souveraineté mais poliment, gentillement, sans se mettre dans la rue pour se battre et dire: "Icitte c'est un pays avec une culture et une tradition autre digne d'un pays francophone en Amérique du Nord." Non, on écrit de son jardin ontarien, de Floride ou d'ailleurs pour ce pays mais sans y participer; on compte le nombre d'ethnie qu'il faut refouler ailleurs parce que nous sommes "Nous" et pas "Eux"; nous préférons le folklore inodore et dépassé à la modernité. Comme pour les conservateurs, on aime les passé. À cause de ça, rien ne change. Même pas capable de faire une révolution ni de se révolter en dehors de notre fauteuil face à la tévé soporifique où on se moque de nous chaque jour. Allons, finie la rigolade. On veut un pays ou non ou voulons-nous continuer à faire des commentaires de bébés. On ne va tout de même pas demander poliment de faire des votes pour savoir =ce qu'on veut, non? Il y a eu des pays comme l'Algérie et tous ceux d'Amérique latine, pays libres maintenant, qui n'ont pas demander une loi, un vote à majorité pour faire ce qu'il faut faire. Ils ont lutté point à la ligne. Même les USA ont lutté avec Lafayette et plus tard ils furent émancipés de la tutelle de l'Angleterre. Non, nous on reste "poli" poli-tiquement pour avoir un pays à nous. Ridicule et sans fin comme pleurnicherie. Ce n'est pas comme ça que ça marche. C'est avec des martyrs que ça commence. En sommes -nous capables même sans bière? Et puis face à nos enfants, quelle honte de montrer notre lâcheté, notre incapacité à nous épanouir ensemble dans un projet de société gagné de haute lutte. Il y des enfants qui m'ont dit: "de quoi tu parles, t'as rien fait pour avoir un pays sauf gueuler pendant des années longues et tu veux me donner l'exemple pour savoir comment s'émanciper? À défaut d'être indépendant tu crée un bière qui porte ce nom. Tu te moques de nous." allons, prenons nos mouchoir made in China et continuons à pleurer. Maintenant c'est Harper qui sait comment faire pour nous étouffer, vous allez voir.
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  • Fernand Bélair - Inscrit
    28 novembre 2008 08 h 36
    Pas fini!
    Une Loi sur les élections à dates fixes non respectée! Des coupures pour museler les créateurs! Des subventions aux entreprises qui font d'énormes profits comme les banques et les pétrolières! La fin du financement des partis politiques pour s'assurer d'éliminer les adversaires!Limites des négociations avec les employés afin de bien les garder dans le rang et dans la peur! Et ce n'est pas fini avec les conservateurs... tous près de la majorité! Le désastre sera immense à court terme au niveau de la paix sociale!
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  • Hélène Paulette - Inscrite
    28 novembre 2008 09 h 00
    Haro sur la démocratie.
    Harper fait de la basse démagogie en se servant de la crise financière pour défaire la loi sur le financement des partis politiques qui défavorise les Conservateurs, passés maîtres dans la manipulation de la caisse électorale. Qu'il suffise de rappeler que le système des commandites avait tout d'abord été mis sur pied par le gouvernement Mulroney, qui avait terminé son dernier mandat dans la disgrâce à cause de la corruption rampante.
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  • Richard Lachance - Inscrit
    28 novembre 2008 09 h 15
    Et pourquoi pas?
    Le gouvernement actuel se comporte de façon majoritaire. Si l'opposition décide de se réunir pour former un gouvernement de coalition, ce serait une excellente possibilité. Un, Stéphane Dion a déjà annoncé son départ, mais quitterait la vie politique dans quelques mois avec le titre de Premier ministre. Deux le NPD pourrait gagner à se faire connaître en ayant la chance de pouvoir mettre en place quelques une de ses idées qui à mon avis, ont beaucoup de sens. Trois, à la suite d'une course à la direction libérale, le prochian chef désigné deviens automatiquement Premier ministre de façon intérimaire et pourrait, sans trop faire de gaffes continuer à gouverner quelques mois.

    Cette fois-ci les conservateurs vont trop loin. C'est par pure partisanerie toute ces coupes et une atteinte grave à la démocratie des travailleurs et des citoyens en général. Je ne crois aucunement que ces changement sauveront notre gouvernement d'une récession. Il faut investir et non pas se cacher la tête dans le sable. Le fédéral possède tellement d'infrastructure qui ont besoin d'êtres rénovées par exemple. Mettre les gens au travail et foncer, c'est à ça que j'ai voté lors des dernières élections.

    Richard Lachance,
    Quinte West, Ontario
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  • Bernard Gervais - Abonné
    28 novembre 2008 09 h 25
    Harper et l'environnement
    Non seulement Harper est-il contre le protocole de Kyoto, mais, avec son projet d'abolir le financement des partis politiques, c'est avant tout le Parti vert qu'il prive de revenus. Tout ça nous en dit long sur l'intérêt que porte ce politicien à la question environnementale !
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  • Valdor Lagacé-Gallant - Inscrit
    28 novembre 2008 09 h 26
    Gilles Duceppe, premier ministre canadien.
    Que voilà une bonne nouvelle !

    Valdor Lagacé-Gallant
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  • Fernand Turbide - Inscrit
    28 novembre 2008 09 h 37
    un dangereux personnage
    Steven Harper c'est de la graine de dictateur. C'est le plus incompétent mais aussi le plus dangereux personnage a jamais avoir dirigé le Canada. Il est sournois et mesquin.
    Il rafolle des économies de bout de chandelle mais ne s'émeut pas d'investir des milliards et des milliards en équipement militaire. S'il devait devenir majoritaire ce sont des années noir et difficiles qui attendent les Canadiens et principalement les Québécois.

    Fernand Turbide
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  • Michel Simard - Abonné
    28 novembre 2008 09 h 45
    Droite = mesquinerie
    Pour ceux qui s'imaginent que les partis de droite populiste ne sont pas dangereux, j'espère qu'ils en ont une preuve flagrante avec les clowns que les Canadiens des autres provinces et les campagnards de Limoilou viennent d'élire. Ils ne se gênent plus pour montrer comment ils sont une menace :
    - à la démocratie et à la saine circulation des idées;
    - au droit des travailleurs, des femmes et des différents groupes de la société
    - à l'impartialité de l'état et du gouvernement
    - à la santé économique.

    Ces partis de droite, aveuglés par leur idéologie anti-État et anti-tout-ce qui-n'est-pas-bénitier, sont mesquins et irresponsables. Bush a mis les États-Unis sur la paille. Harper est en train de détruire le Canada, si les partis d'opposition le laisse aller. Alors, pour ceux qui s'apprêtent à ne pas exercer leur droit de vote, qui est un immense progrès de l'humanité, ou à voter pour des partis de droite comme le parti réformiste-conservateur, l'ADQ et le conservateur-libéral Jean Charest, pensez-y à deux fois. Les conséquences peuvent être dramatiques. Et vous ne pourrez pas blâmer le voisin puisque vous aurez cautionner ces dérives.
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  • Roland Berger - Abonné
    28 novembre 2008 10 h 15
    Les crises et leurs étranges effets
    Dans les familles comme dans les sociétés, les situations de crise ne manquent jamais de révéler la vraie nature soit des parents soient des dirigeants politiques et des hommes et femmes d'affaires. Si une partie d'entre eux cherchent d'abord à réduire au maximum les dommages causés par la crise chez les enfants ou les citoyens, les autres profitent de l'occasion pour mettre la hache dans ce qu'ils considèrent être des concessions que les enfants ou les citoyens ne méritent pas à leurs yeux. Finies le dialogue et les permissions, finies les politiques sociales, finie la démocratie. Stephen Harper passera à l'histoire comme l'homme le plus mesquin qu'est connu la gouvernance politique canadienne. Jean Charest devra demeurer en reste.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Claude Daigneault - Abonné
    28 novembre 2008 10 h 31
    Comment vous sentez-vous ?
    J'aimerais habiter encore dans la région de Québec, en ce moment, pour constater de visu comment se sentent les électeurs qui ont élu ces grands cerveaux conservateurs... Aucun député conservateur du Québec n'a eu le courage hier d'énoncer une opinion concernant les mesures annoncées par le ministre Flaherty. Comment la Passionaria du PC, Josée Werner, peut-elle accepter que son gouvernement consacre par une loi l'inégalité salariale entre les femmes et les hommes ? Les masques sont jetés. Le vrai visage du PC apparaît et c'est celui d'un béotien sans envergure, sans culture, sans vision. Pour élever la mesquinerie en système politique, il faut être soi-même mesquin et imbécile.
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  • Gerry Noël - Inscrit
    28 novembre 2008 10 h 38
    Harper sous haute surveillance...
    Heureusement le gouvernement formé par la "troupe" de M. Harper est minoritaire et on doit remercier la vigilance du peuple québécois. Faut bien le reconnaître! Je crois qu'un gouvernement de coalition s'impose...la situation actuelle et l'arrogance inacceptable du gouvernement conservateur en est la résultante directe. M. Dion pourra tenir le gouvernail de la coalition et le parti libéral pourrait accélérer l'élection de M. Ignacef, son procahin chef souhaité.

    Gerry, Québec
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  • Gerry Noël - Inscrit
    28 novembre 2008 11 h 22
    Sous haute surveillance...
    Contrairement au style d'apparence plutôt lent, de son chef M. Harper, le gouvernement "minoritaire" conservateur aura été ultra-rapide à démontrer le bienfait qu'il soit justement minoritaire. Vivement un gouvernement de coalition même gouverné temporairement par M. Dion...On y gagnera de toute façon en intelligence. Entre temps, il appartiendra au parti libéral de devancer (si possible) l'élection de leur chef "désiré", soit de toute évidence M. Ignacef.

    Il faudra reconnaître et louanger la clairvoyance et la pertinence des québécois, dont le vote aura permis de freiner la majorité anticipée du gouvernement conservateur. Il est à se demander si cette prudence à se doter d'un gouvernement minoritaire ne constitue pas un cran de sûreté essentiel pour se prémunir contre la démagogie et le cynisme dont peuvent faire preuve certains dirigeants politiques imbus de pouvoir et de désir de vengeance.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    28 novembre 2008 11 h 27
    Néo-conservatisme à l'oeuvre!
    Imaginez ce que ce serait si les Conservateurs étaient majoritaires!!! Pour faire face à une récession qu'eux-même disent «sérieuse» ils ne trouvent qu'à aller chercher des pinottes avec des mesures ridicules mais dont certaines touchent précisément les droits fondamentaux comme le droit de négocier son salaire, de faire la grève, la démocratie et l'équilibre des forces entre les partis politiques. Rien dans tout çà va aider à passer à travers la récession mais ça va sûrement barder aux Communes et on peut craindre une instabilité prolongée, tout ça à cause d'une idéologie désuète au XXI ème siècle.
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    28 novembre 2008 11 h 35
    Pourquoi pas une coalition!
    Il est peut-être un peu tard pour parler d'un gouvernement de coalition NPD-Libéraux. Il aurait mieux valu en parler durant la campagne électorale et S. Dion a eu tort de rejeter du revers de la main les suggestions que lui faisait J. Layton. J'avais envisagé cette hypothèse dans un texte du 11 octobre, au vu des sondages du moment.

    Mais si l'opposition défait le gouvernement de S. Harper, ce pourrait être une solution pour éviter de nouvelles élections. Avec 37 NPD et 78 libéraux, cette coalition aurait besoin pour survivre de l'appui du Bloc et de ses 50 députés pour faire face aux 143 conservateurs.
    Certes, dans les systèmes parlementaires de type britannique, utilisant le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour, les gouvernements de coalition sont plutôt exceptionnels puisque le bipartisme caractérisait le système partisan, avec une éventuelle alternance du pouvoir. La situation a bien changé puisque se trouvent maintenant des partis tiers représentés à la Chambre des communes, dans le cas du Canada. On trouverait aussi des exemples de gouvernement de coalition en Australie, mais également au Canada.

    En effet, des coalitions de ce genre ont déjà existé au niveau provincial. On peut citer l'exemple de la Saskatchewan, qui a connu une coalition du NPD et des libéraux de 1999 à 2003. Il y a eu d'autres coalitions en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique, lorsque les partis traditionnels ont formé une coalition de 1941 à 1952 pour barrer la route au CCF. Au niveau fédéral, une véritable coalition s'est produite avec sir Robert Borden en 1917. Aux prises avec une forte opposition à la conscription et avec d'autres difficultés majeures pendant la Première Guerre mondiale, Borden a cherché à élargir sa base politique en période de guerre en invitant plusieurs libéraux favorables à la conscription et d'autres personnalités à faire partie de son gouvernement.

    Ce n'est pas parce que cela ne s'est fait qu'une fois au niveau fédéral, que cela ne peut pas se faire. Il faut savoir innover, surtout en cas de nécessité, ce qui se présenterait en cas de défaite du parti de S. Harper. On se rappelle que Paul Martin, en réponse à une question portant sur un gouvernement minoritaire, s'était tourné vers Jack Layton en disant: «On pourrait s'entendre.» Par ailleurs, un des hommes clés de S. Dion n'est autre que l'ancien méo-démocrate Bob Rae.

    La pratique d'un gouvernement de coalition est assez courante en Europe et elle est le fait de grandes démocraties, comme l'Allemagne ou la Belgique, où les coalitions portent des noms colorés, coalition violette, coalition arc-en-ciel ou orange-bleue, par allusion au mélange des couleurs des partis qui la forment. Et des gouvernements, comme le Conseil fédéral suisse, l'équivalent d'un conseil des ministres, ou le gouvernement français actuel, comptent des ministres de groupes politiques «opposés».

    Un gouvernement de coalition serait certainement préférable à de nouvelles élections et on ne pleurera pas dans les chaumières la défaite du gouvernement Harper.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    28 novembre 2008 12 h 00
    @M. Noel
    M. Noel, votre racisme nous dégoûte.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    28 novembre 2008 12 h 10
    Oui à une coalition libéral et NDP
    Cela a beaucoup de sens, surtout qu'ils n'auront pas à inclure le Bloc car il serait le seul qui pourrait les défaire. Ce que jamais dans cent ans Duceppe fera. Duceppe devra rester sur les touches et regarder la partie se jouer sans pouvoir rien faire.
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    28 novembre 2008 12 h 21
    Oui à une coalition
    C était à prévoir depuis les élections. Mieux vaut tenter de faire une coalition des partis d oppositions que de maintenir ce gouvernement cynique en place d où rien de bon ne peut sortir, surtout pas en temps de crise GLOBALE COMME NOUS TRAVERSON
    GILBERT:TALOBTVIDEOTRON:CA
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    28 novembre 2008 13 h 24
    Qui a dit que la politique canadienne est ennuyante ?
    Stéphane Dion, premier ministre démissionnaire au pouvoir avec Jack Layton et Gilles Duceppe, quelle sauce imprévue et imprévisible ?
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  •  
  • Serge Charbonneau - Abonné
    28 novembre 2008 13 h 26
    Jacques Noël: Une grossièreté incroyable !
    Monsieur Noël, vos propos racistes et d'une infamie incroyable me renversent.

    Je supporte Le Devoir de les avoir mis en ligne.
    La censure aurait sauvé votre réputation.
    Vous ne le méritez vraiment pas.

    Monsieur Noël vous êtes l'exemple de la bassesse humaine et pour mettre en garde les gens plus "civilisés" contre des malades dans votre genre, il est bon de montrer que la bassesse humaine existe.

    Toute la honte retombe sur vous mon cher Monsieur.
    Vous manquez de vécu et vous n'avez probablement jamais eu la chance de rencontrer des gens d'une autre culture que la vôtre.

    Je suis encore renversé d'avoir lu lire de telles insanités.
    Vous êtes d'une grossièreté innommable.


    Serge Charbonneau
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    28 novembre 2008 13 h 37
    Au perspicace monsieur Archambault
    Je ne sais pas si vous le faites exprès, mais je vais vous concéder que vos raisonnements sont, inachevés pour être gentil.

    Un gouvernement de coalition ne se peut pas sans le Bloc. Comment un être minimalement pourvu d'intelligence peut-il nier cela ?

    Vous êtes tellement aveuglé par votre partisanerie, vous voudriez tellement que le Bloc soit conforme à l'idée que vous vous en faites, que vous sortez des énormités comme celle que vous avez immotalisée dans cette page.

    Même si cela vous déplait monsieur Archambault, le Bloc détient un pouvoir à Ottawa, il s'en est servi et si cette nouvelle situation se produit, il en aura encore bien plus.

    J'ajouterai qu'il agira de façon responsable comme il l'a fait souvent. Cela est tellement vrai que beaucoup de canadiens hors Québec apprécient monsieur Duceppe. Ce dernier est assez intelligent pour savoir que ce n'est pas le temps d'être provocateur comme le fait de façon irresponsable monsieur Harper. Il saura prendre des décisions qui seront dans l'intérêt de tous, car il sait que nous sommes liés à la même économie.

    Heureusement, il n'est pas radical comme les Conservateurs.

    ...
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  •  
  • Elisabeth Comtois - Inscrite
    28 novembre 2008 13 h 54
    C'est la noirceur au bout du tunnel !
    On savait, la première fois que Harper a été élu, que ce qu'il y avait au bout de ce tunnel conservateur, c'était la noirceur, mais beaucoup de gens à travers le pays ont malgré tout voté pour Harper. On voulait punir les Libéraux pour le scandale des commandites, on a réussi, mais on a pas pensé à quel point cela nous punirait nous aussi d'avoir cette équipe de la droite religieuse, qui salive à l'idée de voir le peuple terrorisé.
    Plus le temps passe avec Harper, plus je vois derrière son visage les traits d'un Vladimir Poutine: il a commencé par couper dans les arts (c'est un "classique", tous les gouvernements totalitaires commencent par écraser les artistes et les intellectuels). Il passe maintenant aux droits de grève, le financement des partis politiques, bref, ce gars-là est vraiment dangereux pour nos libertés fondamentales. Regardez seulement comment il traite les médias, tout est super contrôlé, de la vraie démagogie. Quelques mois après sa première élection, je me disais que son "règne" ne ferait que rendre le Québec plus indépendantiste que jamais, et cela m'amusait beaucoup. Mais là, je ne ris plus.
    Mon souhait, c'est que les 3 partis de l'Opposition soient forts et fassent cette coalition. Non vraiment, dans la situation actuelle, je trouve que même un Stéphane Dion ferait l'affaire ! Incroyable que j'en arrive à ce constat. Il est intelligent, il est capable de travailler en équipe. Jamais Stéphane Dion et son parti ne ferait face à la crise actuelle avec des solutions comme celles présentées hier par les conservateurs. Nous sommes donc dans le noir total, et j'avoue que j'ai des sueurs froides quand je pense à ce qui serait arrivé si le Bloc québécois n'avait pas été aussi fort au Québec aux dernières élections...
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  • Brun Bernard - Inscrit
    28 novembre 2008 14 h 28
    Tous contre M Jacques Noël...Merci M. Archambault pour votre courage digne d'un honnête homme..
    Votre racisme commence à nous dégouter de plus en plus et fait honte au Québec. Il faut lutter contre le racisme explicite de ce genre de personne si on veut préserver notre dignité de québécois. Ne pas réagir contre, c'est être pour. cela n'a rien à voir avec la démocratie et le droit à s'exprimer. Je salues avec joie le courage de M Archambault et vous autres, vous êtes d'accord avec Noël, est-vous d'accord avec ses propso cosntants?
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  • Roland Berger - Abonné
    28 novembre 2008 14 h 37
    Un gouvernement de salut national
    Oui, il faut au Canada un gouvernement de salut national, lui qui a laissé les forces d'une idéologie sans coeur et sans âme magouiller pour donner le pouvoir aux puissants. Reste à savoir si les chefs des partis d'opposition ne profiteront pas plutôt de l'occasion pour se battre entre eux. Je vois Charest saliver à l'idée de couper les vives aux partis d'opposition s'il se retrouve majoritaire, voire minoritaire. Tuons la bête dans l'oeuf !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    28 novembre 2008 15 h 26
    Y a-t-il une statégie de Harper
    Peut-être que Harper veut que ce soit l'opposition qui devienne les responsables du déclenchement de d'autres élections. En se disant, en souhaitant que si la population considère l'opposition responsable du déclenchement d'élection, elle donnera à harper le gros mandat majoritaire qu'il veut histoire d'en finir avec tout ça. Cela dit, et indépendamment des évènements actuels, Harper semble un gros magouilleur indigne d'être un Premier ministre.

    Il ne donne pas le bon exemple à la population. Ma question est la suivante: À quel moment notre désir de pouvoir devient-il assez grand pour que ça commence à être pathologique? C'est à se demander si la pathologie n'était pas déjà présente dans l'oeuf et que l'occasion l'a tout simplement fait éclore?

    JM
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  • Réal Ouellet - Abonné
    28 novembre 2008 15 h 50
    Souveraineté
    Serait-ce qu'en l'abscence d'ennemi commun, les partis politiques fédéraux ne trouvent la façon de gouverner ce pays. Le fédéralisme est-il en bonne santé? Le Canada est-il ce "plus beau pays du monde" Il faut se rendre à l'évidence, il n'y a pas de parti politique fédéraliste pan canadien! On en est au "patchwork". Quelqu'un peut-il me dire ou en est rendu la préoccupation pour le Québec au sein des parti fédéralistes! Ce parlement n'a jamais été aussi faible. Il serait donc temps de parler de souveraineté du Québec!
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  •  
  • Pierre Samuel - Abonné
    28 novembre 2008 16 h 14
    Harper, "nouveau Judas "de René Lévesque ?!? (dixit Duceppe)
    A la limite, que Stephen Harper veuille tenter de jeter la ligne en "s'amusant" à tester les limites de la "démocratie canadienne" ?!? est une chose, mais de là à "trahir la mémoire de René Lévesque dont il s'était dit inspiré." ?!?, selon Gilles Duceppe, Hou! Hou! y'a comme de "grands bouts" qu'on a manqué quelque part...
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  • Jean Naimard - Inscrit
    28 novembre 2008 16 h 32
    C'est le temps de payer
    C'est le temps de payer pour avoir si longtemps ignoré le Québec.

    Depuis que le Bloc existe, le Québec envoie une majorité de bloquistes à Ottawa. Pendant une dizaine d'années, le parti libéral a réussi à tenir une majorité sans le Québec, mais ce temps est maintenant révolu. Et c'est la même-chose pour le parti Conservateur.

    Tant que les partis canadiens ne seront pas à l'écoute du Québec, et bien ils ne pourront pas avoir le pouvoir.

    C'est aussi simple que ça.

    Maintenant, la question est si ils vont comprendre celà...
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  •  
  • Claude L'Heureux - Abonné
    28 novembre 2008 16 h 40
    Borné et raciste
    Je me demande pour le compte de qui ce monstrueux Archambault déblatère contre son peuple dans le site du Devoir. Plus borné que ça tu meures. Il n'est même pas capable de reconnaître que c'est grâce à la présence du Bloc que nous avons un gouvernement minoritaire. Raciste contre son propre peuple, faut le faire !

    Claude L'Heureux, Québec
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  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    28 novembre 2008 16 h 50
    Le racisme de Jacques Noël
    Ce racisme viscéral donc, qui s'étale sans complexe sur les blogues de Québec et de Navarre, a au moins le mérite de la franchise: Mr. Jacques Noël déteste les 'nègres', les 'immigrés', les 'pas d'icitte', les étrangers, enfin bref tout ce qui n'est pas bleu poudre. Et je le remercie de cette honnêteté, parce qu'il nous montre ainsi la véritable face du séparatisme québécois: une xénophobie d'un autre age, qui se pare des vertus d'une modernité qui lui sera toujours aussi étrangère que les confins de la ceinture de Kuyper à une dinde de la Beauce.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    28 novembre 2008 18 h 15
    Le harpeur harponné
    Des poissons ont élu Harpeur.

    Maintenant, le Harpeur va se prendre à son propre harpon.

    Pourquoi 100% de la population devrait-elle être gouvernée par Harpeur qui n'a obtenu l'appui que de 37% de la population?

    Vivement un gouvernement de coalition pour le bien de tous.
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  •  
  • Michel Dufour - Inscrit
    28 novembre 2008 18 h 43
    @ Serge Charbonneau
    Toujours aussi pertinent! Bravo!
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  •  
  • jacques noel - Inscrit
    28 novembre 2008 19 h 19
    VOX MICHAELI, VOX DEI
    On vit vraiment des événements surréalistes:

    1) Jean Charest doit en ramer un coup pour expliquer aux vieux que leurs pensions ne sont pas du tout menacer par l'effondrement de 30 ou 40 milliards de la Caisse (A). Ca fait 40 ans que les Feds jouent sans gêne aucune avec les pensions des vieux menacées par la sépération, pis là ça leur pète en pleine face

    2) Le prochain gouvernement ne sera pas choisi par le peuple mais par une Haitienne! Vox Michaeli, vox Dei. Ca fait 40 ans que les Feds disent que si le Québec se sépare ca va être l'Haiti du nord icite

    3) Dion et Layton n'ont cessé de répéter tout au long de la campagne qu'il n'était pas du tout question de faire une coalition. Ils n'ont même pas encore commencé à sièger que déjà ils planfinient leurs noces (une question comme ça en passant: est-ce que c'est le début de l'union de la gauche?)

    4) Le prochain PM sera le rat, rejeté même par les Libéraux purs et durs! Le père de la Clarté qui va devenir PM du Canada grâce au support de ses ennemis jurés: les séparatistes.


    A- A 20% la Caisse a perdu 30 milliards, soit 1000 Montréal-Mode ou 300 Norbourg. Mais si je me fis au blogue de M. Duhamel qui parle du désastre dans l'immobilier, la perte de la Caisse est plus près de 40 milliards. Comme les prestations que la Caisse verse à TOUS les prestataires est de l'ordre de 7 milliards annuellement, c'est donc 6 années complètes qu'elle aurait perdues. C'est la pire catastrophe du Québec contemporain. Le verglas en 98 et la crise d'octobre c'est de la p'tite bière à coté du désastre de la Caisse. Dumont et Marois doivent demander la convocation immédiate des dirigeants de la Caisse devant la Commission parlementaire un peu comme McCain qui avait demandé de suspendre la campagne électorale pour régler la crise monétaire.
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