Conseil des ministres - Le Québec sera-t-il entendu ?
Assermentation hier du conseil des ministres qui présidera aux destinées du nouveau gouvernement du premier ministre Stephen Harper. Fort de l'expérience passée, celui-ci a pris soin de confier les ministères les plus importants à des ministres expérimentés. Ce cabinet sera plus équilibré régionalement, sauf pour le Québec.
Ce qui illustre le mieux le souci de bien choisir ses ministres qu'a eu Stephen Harper est sa décision de ne pas ramener au cabinet le Québécois Maxime Bernier, dont le passage aux Affaires étrangères a révélé la faiblesse générale et l'absence de jugement. Le fait que les électeurs de Beauce lui aient pardonné ses frasques libertines n'a pas ému le premier ministre. Heureusement!
Dans le même esprit, le premier ministre a ramené davantage à l'arrière-scène deux de ses ministres québécois, Jean-Pierre Blackburn et Josée Verner, qui perdent la gestion des ministères du Développement régional et de Patrimoine Canada. Leur parcours fut parsemé d'erreurs et de controverses qui ont contribué à la mauvaise performance électorale du Parti conservateur au Québec.
Il est rassurant de voir que tous les ministères clés, sauf ceux de la Santé et des Ressources naturelles, vont donc à des politiciens d'expérience. Lawrence Cannon, qui accède au prestigieux portefeuille des Affaires étrangères, n'a pas de connaissances particulières en ce domaine. Reste à voir s'il pourra s'imposer à ce titre. Mais le politicien aguerri qu'il est ne risque pas de mettre le gouvernement et tout le pays dans l'embarras, comme a pu le faire Maxime Bernier. Il fera équipe avec le ministre du Commerce international, Stockwell Day, qui dans le gouvernement Harper précédent s'est révélé un des ministres les plus compétents.
La même observation vaut pour les principaux ministères à vocation économique: Jim Flaherty qui garde les Finances, Tony Clement qui passe de la Santé à l'Industrie, John Baird de l'Environnement aux Transports, Jim Prentice de l'Industrie à l'Environnement. La volonté du premier ministre est de faire de l'économie sa priorité, et il avait besoin pour cela d'une équipe de choc dont il faudra voir les politiques qu'elle mettra en oeuvre et si elle pourra réagir rapidement, comme le commande le contexte économique actuel.
Pour l'essentiel, cette équipe de choc est constituée d'Ontariens. D'ailleurs, avec 12 ministres, l'Ontario occupe une très grande place dans ce nouveau gouvernement. Cela traduit la percée qu'a faite le Parti conservateur dans cette province qui a maintenant davantage de moyens d'infléchir les politiques du gouvernement fédéral. En comparaison, le Québec ne dispose que de cinq sièges au Conseil des ministres, dont deux seulement peuvent être qualifiés de postes d'influence. Il s'agit, outre les Affaires étrangères, du ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, que Christian Paradis conserve. Au surplus, le Québec est aussi absent du plus important comité ministériel, celui des opérations où se fait la coordination quotidienne du programme gouvernemental.
Le premier ministre Harper pouvait difficilement faire mieux avec seulement 10 députés conservateurs élus au Québec, dont tous ne sont pas ministrables. Pour s'excuser de la chose, des conservateurs diront que ce sont les électeurs qui l'ont voulu ainsi. Il faut plutôt voir cela comme la conséquence de l'échec de l'équipe conservatrice à convaincre les Québécois d'élire davantage de conservateurs. C'est aussi l'échec d'une stratégie de communication qui a fait reposer sur Stephen Harper l'entièreté de la communication de son gouvernement et de son parti avec les électeurs.
Il ne faudrait pas que le Québec soit puni pour ce mauvais résultat, ni que soient ignorées ses attentes, qui seront exprimées par les 65 députés québécois qui siégeront sur les banquettes de l'opposition et par les groupes socioéconomiques. S'il ne les écoute pas, le gouvernement conservateur risquera de perdre tout contact avec le Québec.
Ce qui illustre le mieux le souci de bien choisir ses ministres qu'a eu Stephen Harper est sa décision de ne pas ramener au cabinet le Québécois Maxime Bernier, dont le passage aux Affaires étrangères a révélé la faiblesse générale et l'absence de jugement. Le fait que les électeurs de Beauce lui aient pardonné ses frasques libertines n'a pas ému le premier ministre. Heureusement!
Dans le même esprit, le premier ministre a ramené davantage à l'arrière-scène deux de ses ministres québécois, Jean-Pierre Blackburn et Josée Verner, qui perdent la gestion des ministères du Développement régional et de Patrimoine Canada. Leur parcours fut parsemé d'erreurs et de controverses qui ont contribué à la mauvaise performance électorale du Parti conservateur au Québec.
Il est rassurant de voir que tous les ministères clés, sauf ceux de la Santé et des Ressources naturelles, vont donc à des politiciens d'expérience. Lawrence Cannon, qui accède au prestigieux portefeuille des Affaires étrangères, n'a pas de connaissances particulières en ce domaine. Reste à voir s'il pourra s'imposer à ce titre. Mais le politicien aguerri qu'il est ne risque pas de mettre le gouvernement et tout le pays dans l'embarras, comme a pu le faire Maxime Bernier. Il fera équipe avec le ministre du Commerce international, Stockwell Day, qui dans le gouvernement Harper précédent s'est révélé un des ministres les plus compétents.
La même observation vaut pour les principaux ministères à vocation économique: Jim Flaherty qui garde les Finances, Tony Clement qui passe de la Santé à l'Industrie, John Baird de l'Environnement aux Transports, Jim Prentice de l'Industrie à l'Environnement. La volonté du premier ministre est de faire de l'économie sa priorité, et il avait besoin pour cela d'une équipe de choc dont il faudra voir les politiques qu'elle mettra en oeuvre et si elle pourra réagir rapidement, comme le commande le contexte économique actuel.
Pour l'essentiel, cette équipe de choc est constituée d'Ontariens. D'ailleurs, avec 12 ministres, l'Ontario occupe une très grande place dans ce nouveau gouvernement. Cela traduit la percée qu'a faite le Parti conservateur dans cette province qui a maintenant davantage de moyens d'infléchir les politiques du gouvernement fédéral. En comparaison, le Québec ne dispose que de cinq sièges au Conseil des ministres, dont deux seulement peuvent être qualifiés de postes d'influence. Il s'agit, outre les Affaires étrangères, du ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, que Christian Paradis conserve. Au surplus, le Québec est aussi absent du plus important comité ministériel, celui des opérations où se fait la coordination quotidienne du programme gouvernemental.
Le premier ministre Harper pouvait difficilement faire mieux avec seulement 10 députés conservateurs élus au Québec, dont tous ne sont pas ministrables. Pour s'excuser de la chose, des conservateurs diront que ce sont les électeurs qui l'ont voulu ainsi. Il faut plutôt voir cela comme la conséquence de l'échec de l'équipe conservatrice à convaincre les Québécois d'élire davantage de conservateurs. C'est aussi l'échec d'une stratégie de communication qui a fait reposer sur Stephen Harper l'entièreté de la communication de son gouvernement et de son parti avec les électeurs.
Il ne faudrait pas que le Québec soit puni pour ce mauvais résultat, ni que soient ignorées ses attentes, qui seront exprimées par les 65 députés québécois qui siégeront sur les banquettes de l'opposition et par les groupes socioéconomiques. S'il ne les écoute pas, le gouvernement conservateur risquera de perdre tout contact avec le Québec.
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