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Médias - Le poids du blogue

Marie-Andrée Chouinard   30 octobre 2008  Canada
Futé, le Parti conservateur? En choisissant d'accréditer des blogueurs au même titre que des journalistes lors de son prochain congrès, le parti de Stephen Harper adopte une pratique en vogue aux États-Unis, où ce mélange des genres est légion. Il s'agit là d'une inquiétante confusion.

Le Devoir le rapportait hier: à la mi-novembre, des blogueurs bénéficieront des mêmes privilèges que les journalistes lors du congrès des conservateurs, à Winnipeg. Heureuse nouvelle ou mauvais signe?

Impossible désormais de faire abstraction de l'abondance d'information qui circule sur la blogosphère, ni même de nier la popularité de ce médium. Ne serait-ce que parce qu'il cherche le plus large déploiement de ses épîtres, le parti politique ferait donc un bon coup en consentant cette ouverture aux blogueurs. Pourquoi se priver d'un potentiel porte-voix partisan?

Mais attention! Cette proximité des blogueurs avec les journalistes ouvre la porte à une nouvelle confusion des genres dans une profession qui, déjà, pratique le croisement des styles. En cette ère où l'humeur côtoie parfois sans nuance l'information factuelle, les citoyens peinent déjà à pointer la nouvelle brute, retransmise sans le filtre de l'impression et de l'opinion. Valsant autour des faits, le journaliste, roucoulant, flirte avec le statut de vedette.

Ce jeu n'est pas sans effets. Après une tournée du Québec, le Conseil de presse du Québec rappelle que la population a exprimé de grandes réserves face à la qualité des nouvelles qu'on lui transmet. Et c'est sans compter la concentration des médias, qui a eu pour effet de limiter la diversité de l'information et d'éroder sa qualité au passage.

Il revient aux journalistes et entreprises de presse de faire l'examen de conscience qui leur revient. Lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sont beaucoup plus critiques et exigeants qu'on ne le croit; aux sceptiques de revoir la cote de popularité des reporters pour s'en convaincre!

Mais à ce cirque de l'information déjà joyeusement compliqué, viendrons-nous ajouter l'emberlificoteur blogueur? Blogueur qui, faut-il le dire, se présente sous divers visages: aux côtés de celui qui pratique le blogue journalistique en utilisant Internet comme un média, comme il écrirait dans un journal, il y a celui qui fait de la chronique, puis celui qui s'adonne à l'impressionnisme partisan en affichant son inclinaison — les Blogging Tories, par exemple. Mais il y a l'autre, plus pernicieux, qui se livre en répondant à des intérêts qu'il ne confie pas!

Le blogueur contribue assurément à la démocratisation du débat en discourant sur le Web. Mais de là à ce qu'on l'installe aux côtés de la presse, cette vigie sociale, ce contrepoids politique, cette raisonneuse des événements qui tente d'offrir sa compréhension des affaires publiques, n'y a-t-il pas là un faux pas qui mérite qu'on s'y attarde?

D'autant plus que le parti qui le premier fait de cette accréditation des blogueurs un fait officiel n'a pas affiché la plus grande transparence au cours de son dernier règne. Au contraire! Combien ont dénoncé un malsain contrôle de l'information exercé par les conservateurs? Non contente de tenir les journalistes à distance, la dernière administration fédérale a centralisé une information fournie au compte-gouttes.

Qu'on ne s'y trompe pas: en posant la question qui a longtemps hanté Jean-René Dufort — qu'est-ce qu'un journaliste, au juste? —, c'est bel et bien au public que l'on pense. Les blogues sont là pour le rester, comme en témoigne leur foisonnement lors de la dernière campagne électorale. Mais l'enchevêtrement démesuré des genres, déjà à la mode dans l'univers des médias, dessert au bout du compte le citoyen.






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  • Mathieu Demers
    Inscrit
    jeudi 30 octobre 2008 02h44
    Journalistes et leurs journaux partisans sinon fortement biaisés à gauche
    « Vous savez, j'ai constamment les mêmes discussions dans mon domaine d'étude.

    C'est le simple étudiant au baccalauréat que je suis qui rappelle à l'ordre ses professeurs (des professionnels) qui profitent de leurs classes pour faire de l'endoctrinement politique et idéologique (preuves à l'appui; volontairement ou non).

    Je ne demande que de la rigueur, de l'objectivité et de la nuance. Je ne paye pas un cours (ou un journal) pour qu'on me dise quoi penser.
    Donnez-moi simplement un maximum d'informations (de faits) et de connaissances et, faites-moi plaisir, laissez-moi me forger ma propre opinion en bon citoyen intelligent que je peux être !

    Cependant, peut-être que c'est l'ignorance (volontaire ou non) de mes professeurs ou bien des journalistes qui fait en sorte qu'ils ne traitent une situation que d'un point de vue ?
    Par exemple, en traitant la crise financière que d'un point de vue keynésien et conclure son article avec des termes typiquement inventés par les propagandistes de gauche: "néo-libéralisme" - terme pour amalgamer tous les mouvements de droites (interventionniste/étatiste ou pas) dont aucun auteur libéral ou libertarien ne se réclame -, "capitalisme sauvage", etc.
    Dans le cas de la crise actuelle, combien de vos journalistes ont pris la peine d'aller écouter les raisons de cette crise invoquées par les véritables libéraux (Martin Masse, Nathalie Elgrably, etc.), ceux que vous avez si vite accusés de tout le mal du monde, d'agir au nom des grands de ce monde ?

    Parfois, les articles de votre journal sentent la paranoia, l'impression d'un grand complot mondial capitalisto-américano-juivo-financier contre les pauvres petits lobbys sociocommunautaires.
    Êtes-vous réellement des élites avec un rôle social utile ou êtes-vous un rassemblement d'étudiants communistes de toutes bonnes associations étudiantes collégiales ?

    Peut-être qu'eux-mêmes n'ont jamais eu la curiosité d'aller lire les sources et les auteurs que leur ont cités leurs adversaires. Ils se sont trop campés dans leurs préjugés pour faire ce saut que j'ai fait, et pour ensuite accepter de débattre de ses idées (et de reconnaître que l'on puisse avoir tort).

    Je me permets donc, Mme Chouinard, de m'opposer à votre vision élitiste du monde, apparemment minable pour vous, des blogues et de ceux qui les font. Beaucoup y mettent de plus en plus de rigueur (Blogue du Québécois Libre, Antagoniste.net, Vincent Geloso et Bryan Breguet, etc.). Ils en mettent déjà plus que bien des journalistes du monde occidental.

    Dites-vous bien que s'ils prennent plus d'ampleur, c'est qu'il y a bien un grand déni dans nos médias traditionnels et même chez les journalistes. Les journalistes n'ont plus le monopole de l'information et des interprétations.

    Commencez, au journal Le Devoir, à faire votre propre introspection. Il y a probablement des vieilles réponses, des idées reçues que vous véhiculez dans lesquelles les gens ne se reconnaissent que de moins en moins.

    Le pouvoir au peuple, dis-je, face aux grands lobbys qui veulent s'arroger le seul droit d'exercer une activité, qui veut préserver ses privilèges, non par mérite, mais parce que cela va de soi selon cette élite se donnant des allures et des prétentions de plus en plus aristocratiques. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 30 octobre 2008 06h51
    Et hop!
    « Blogueurs versus journalistes.

    Ou opinion versus information.

    Information, désinformation, propagande, opinion propagandiste, information journalistique... c'est un joli méli-mélo.

    Le mélange des genres!
    Un savant mélange.

    Je crois que nos chers artisans de l'information en sont en bonne partie responsables.
    Bien sûr, pas tous. La majorité fait son boulot de journaliste et tente de suivre une éthique journalistique assez rigide. Mais, il suffit de quelques moutons noirs pour obscurcir la profession.

    Lorsque tous les "méchants" sont dans le même groupe, lorsque tous les discours d'un autre groupe sont louangés et que tous ses actes sont justifiés, on se met à douter du respect de "l'éthique".

    Observons le discours de l'Agence Franchement Propagandiste, AFP. Le choix de leurs mots, de leurs titres, dénote une prise de position constante et TOUJOURS dans le même sens. On sait clairement pour AFP où se situent les "bons" ainsi que où se trouvent et qui sont les "méchants".

    Cette agence est "journalistique" !!!
    Le journalisme de propagande.
    Depuis le 11 septembre 2001, patriotisme oblige et l'obligation a été forte, les médias, jadis le 4e pouvoir, ont été obligés (certains, dont les propriétaires ne demandaient pas mieux, ne se sont pas fait tordre le bras...) de biaiser l'information pour mieux nous baiser. La guerre d'Irak en est un bel exemple.
    Mais, la guerre d'Irak est la grosse pointe de l'iceberg.
    Tellement grosse la pointe, qu'on s'imagine que l'iceberg est tout sorti et que rien de plus n'existe sous la surface.
    Pourtant...

    Les administrations Bush, Harper, Sarkozy, Berlusconi et tous ces bons qui savent contrôler l'information, savent aussi s'allier aux propriétaires de ces réseaux "informatifs" (ou devrait-on dire: "désinformatifs" ou "manipulatifs").

    Par ce manque d'éthique dans les réseaux "officiels" d'information, par cet unisson que l'on entend à travers les médias "officiels" réputés, ayant LA crédibilité, le monde du blog a pris de l'ampleur.
    Il faut admettre que L'OPINION d'un journaliste vaut L'OPINION d'un blogueur, surtout si celui-ci sait bien fouiller l'information et se renseigner.

    Cette dérive médiatique d'offrir de l'opinion en guise d'information à travers les éditoriaux parfois (et même souvent dans certaines chaînes) beaucoup plus propagandistes que réfléchis ainsi qu'à travers des chroniques grandiloquentes par des chroniqueurs "intouchables" et imbus de leur haute réputation, a fait en sorte que les blogs sont devenus aussi crédibles que le Grand Journal.

    Le parti réformiste saisit ce courant pour gruger un peu plus les miettes du 4e pouvoir.
    Il accorde maintenant autant d'accréditation à quiconque qu'aux journalistes en titre.

    La faute à qui???
    Les médias ont trop fait «d'humeur» et ont trop délaissé l'information objective, réelle, neutre, factuelle.
    Juste au Devoir, on pourrait facilement pointer certains "journalistes" et avec preuves à l'appuie.
    « Valsant autour des faits, le journaliste, roucoulant, flirte avec le statut de vedette. »
    C'est malheureux, mais effectivement, la hauteur de la chaire de certains, les font roucouler de suffisance et leur ont fait perdre toute humilité. Il POSSÈDE l'information comme on POSSÈDE la VÉRITÉ.
    Ils ont remplacé l'humilité du journaliste par l'assurance du prédicateur.
    Ils ont remplacé leur rôle d'informateur par celui de redresseur de conscience.

    « Le filtre de l'impression et de l'opinion »

    « En cette ère où l'humeur côtoie parfois sans nuance l'information factuelle, les citoyens peinent déjà à pointer la nouvelle brute »


    Vu la perte de crédibilité journalistique, le public ne s'en offusquera pas.
    Et subtilement, le gouvernement réformiste implantera peu à peu ses organes «personnelles» d'information (information ????).

    « Il revient aux journalistes et entreprises de presse de faire l'examen de conscience qui leur revient. »

    « Lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sont beaucoup plus critiques et exigeants qu'on ne le croit;... »
    En d'autres mots, ce n'est pas parce qu'on n'a pas de chaire ou notre colonne dans le journal qu'on est des caves.
    Les propagandistes et ceux qui font de l'humeur doivent être dénoncés et renvoyés.
    Il nous faut de bons journalistes pour une saine information.

    « L'emberlificoteur blogueur » peut parfois aider à dénoncer.
    Il ne faut pas mettre tous les «emberlificoteurs blogueur» dans le même sac.

    Peu importe que l'on soit «emberlificoteur blogueur» ou journaliste, il faut préciser ce que c'est que l'information, ce que c'est que l'humeur et l'opinion, ce que c'est que la propagande. Il faut que l'éthique journalistique soit revue et réactivée. Il faut cesser de manipuler l'opinion et il faut informer.

    « La presse, cette vigie sociale, ce contrepoids politique, cette raisonneuse des événements qui tente d'offrir sa compréhension des affaires publiques »
    Mme Chouinard, c'était jadis!
    Aujourd'hui, analysez le moindrement l'information et vous voyez un discours unique.
    Les mêmes nouvelles avec la même approche, les mêmes méchants et les mêmes exclamations de vierges offensées.
    Les médias ont tous les mêmes sources. Localement, les journalistes vont tous à la même conférence de presse ou utilisent tous la même source internationale. Les entreprises n'ont plus de budgets pour les correspondants ou le journalisme d'enquête.
    Le 4e pouvoir s'est écroulé avec les Twins Towers.

    Il faut éliminer l'enchevêtrement des genres.
    Les commentateurs du Devoir, je crois, participent à cette précision.

    Donc, si le parti réformiste a permis cette prise de conscience de la dérive du jadis 4e pouvoir, il a aura fait, sans le vouloir, une bonne action.

    « Combien ont dénoncé un malsain contrôle de l'information exercé par les conservateurs? »
    Il faut relire:
    « Liberté de presse et contrôle de l'information: il faut rejeter le modèle Harper! »
    publié dans Le Devoir le 5 janvier dernier

    De: Jean-François Simard (Université du Québec en Outaouais), Marc-François Bernier (Université d'Ottawa), Jean-Claude Rivest, (sénateur), Robert Keaton (ancien président d'Alliance-Québec), Julius Grey, (avocat), et Vincent Lemieux (Université Laval)

    http://www.ledevoir.com/2008/01/05/170768.html




    Et hop!


    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Merci Mme Marie-Andrée Chouinard »

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 30 octobre 2008 08h47
    c'est votre problème
    « Les journalistes n'ont jamais voulu de corporation professionnelle. Incapables de se définir eux-même et de se réglementer en conséquence, ils ne peuvent pas s'offusquer à ce qu'on le fasse pour eux. Et pourtant, s'il y a un métier ou un préfet de discipline serait utile... »

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 30 octobre 2008 10h54
    cf. ce matin Francoeur?
    « Je viens de lire l'article de notre ami Francoeur. Il faut vraiment décortiquer l'information de l'opinion. Ce que j'ai compris c'est que le document est déposé pour qu'une autorité quelconque en tire l'ivraie du bon grain. Mais le journaliste prend plus de temps à nous dire quoi penser »

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 30 octobre 2008 11h29
    la colonne vertébrale
    « Avant, dans un journal, il y avait des informations (pour la nouvelle) une page éditoriale pour l'opinion, une page des lecteurs pour le couac et de l'espace publicitaire pour ceux qui voulaient payer pour passer leur message. Maintenant qu'ils ont tout mélangé, les journeaux se plaignent que les blogues disent n'importe quoi. C'est simple, l'éditeur a été remplacé par le gars du marketing alors il ne faudrait pas trop blâmer le lectorat. »

  • Linda Hart
    Inscrite
    jeudi 30 octobre 2008 14h43
    M. Demers jeune et déjà grincheux
    « Les journalistes et les journaux canadiens de grande diffusion ne sont pas à gauche, ils se déclinent plutôt du centre droite au centre. Il y a quelques exemples de journaux plus à droite comme le National Post et dans l'ensemble, les journaux canadiens qui sont la propriété de grands groupes, manifestent une tendance légèrement affairiste. Au Québec, il n'y a que Le Devoir, parmi les journaux généralistes, qui soit un peu centre gauche. Il existe évidemment des publications spécialisées qui visent un lectorat ciblé et dont la couleur politique peut être plus accentuée.

    Quant à vos professeurs, ils ne sont certainement pas tous à gauche et d'après vos propos, votre niveau d'intolérance est tel que cela ne doit pas prendre grand chose pour être considéré à gauche par vous et vos semblables. Je suis certaine que vous êtes très confortable avec vos professeurs de droite et que vous réservez votre chialage à ceux dont vous n'aimez pas les opinions. Vous devriez savoir que vos professeurs ont aussi droit à leur opinion et que si vous n'êtes pas d'accord, vous n'avez qu'à soulever des objections. C'est ainsi que vous en arriverez à une pensée cohérente. Il ne faut pas avoir peur d'exprimer vos opinions et de les soumettre au jugement des autres.

    Quant à la crise actuelle, nous vivons depuis plusieurs années une époque où triomphe le néolibéralisme et la déréglementation. Il s'agit d'une époque de droite, je vois mal ce que la gauche vient faire là-dedans, sauf évidemment pour les fanatiques de droite qui refusent de comprendre que le party est fini.

    Au lieu de déblatérer des sornettes et de faire du salissage systématique de tous ceux qui ne pensent pas comme vous, vous pourriez peut-être nous faire part de votre opinion. Vous êtes un peu jeune pour être déjà aussi grincheux. »

  • Mathieu Demers
    Inscrit
    jeudi 30 octobre 2008 20h58
    Mme Hart ...vieille et toujours aussi aveuglée ? (Quand même, Madame...)
    « Mme Hart, justement, peut-on réclamer d'avoir des médias d'INFORMATIONS et des journalistes nuancés, informés eux-mêmes et justes ?

    Si cela est impossible humainement d'avoir des journalistes qui prennent la peine de lire des opinions dans tous les camps pour se faire une bonne idée d'ensemble d'une dite situation, bien la concurrence des blogues et leur influence montante s'expliquent: ils font dans l'opinion tout comme les journalistes !
    Les citoyens s'en rendent compte et ils délaissent l'oligarchie traditionnelle qui détenait seule l'information et les uniques moyens de masse de la diffuser.

    Peu importe ce qui se fait ailleurs au Canada ou dans le monde ? La question de Mme Chouinard est à l'effet qu'elle ne comprend pas pourquoi les blogueurs commencent à avoir autant d'influence qu'elle et ses collègues.

    Vous venez de dire que Le Devoir est de "centre-gauche".
    Moi, je vous dis ceci:
    "Je ne demande que de la rigueur, de l'objectivité et de la nuance. Je ne paye pas un cours (ou un journal) pour qu'on me dise quoi penser.
    Donnez-moi simplement un maximum d'informations (de faits) et de connaissances et, faites-moi plaisir, laissez-moi me forger ma propre opinion en bon citoyen intelligent que je peux être !"

    J'ai conscience que la démocratie et la liberté d'expression sont des valeurs menacées constamment.

    Mme Hart, il est tout à fait illogique de croire qu'il n'y a que des groupes de droite qui veulent vous endoctriner idéologiquement.

    Il est simplet, naïf de croire qu'il n'y a que des groupes ultraconservateurs qui veulent utiliser la toute-puissance d'un État providentiel pour imposer par la contrainte leurs valeurs morales, sans laisser de place à la dissidence.

    C'est pourquoi je me bats pour éviter toutes concentrations des pouvoirs (par un État minimal et libéral) et c'est pour éviter l'embrigadement dans un camp ou dans l'autre que j'interviens sur les tribunes publiques.

    Je tiens à mes droits et mes libertés comme citoyen. Je ne reste pas indifférent à ceux qui veulent les absorber au nom de mon bien ou du bien commun.

    Bonne réflexion ! »

  • John Mokawi
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 10h19
    Les journalistes doivent arrêter de faire l'autruche
    « Les blogueurs n'afficheraient pas leurs intérêts? Et que dire des journalistes? Les journaux ont tous une ligne éditoriale, mais je n'ai jamais vu de déclaration d'intérêt dans un journal. En revanche, sur les blogs, c'est généralement assez évident: il y a un lien vers la page d'un parti politique ou une invitation à donner de l'argent.

    On peut pas rester indifférent aux nouvelles qu'on rencontre, et le choix des nouvelles et la façon de considérer leur objectivité dépend toujours d'une certaine conception des enjeux du monde. Mais il me semble que les journalistes n'ont pas de leçon à donner.

    Par ailleurs, l'éthique journalistique est un très mauvais moyen de filtrer l'approprié de l'inapproprié dans les journaux, surtout lorsque les décisions mettent en jeu une carrière.

    Le foisonnement de nouvelles sur la blogosphère permet de nouveaux moyens de filtrer l'information, et comme la blogosphère fonctionne par recommandation, comme elle ne connaît pas les deadlines ni les lignes éditoriales, et comme les blogs sont généralement hyper-spécialisés, le contenu des blogs a souvent avantage à être comparé aux informations des médias.

    Bref, les blogs sont là pour rester, et les journalistes vont devoir faire preuve d'un peu de modestie, et faire un examen de conscience, comme les scientifique le font en ce moment avec l'Encyclopedia Britannica, notamment. Dans un contexte où le public n'est pas satisfait du travail des journalistes, les diplômes sont une bien maigre défense contre un nouveau moyen d'être informé. »

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