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Autopsie d'une visite

Christian Rioux   24 octobre 2008  Canada
— «Inacceptable!» (Lester B. Pearson, le 24 juillet 1967 après le «Vive le Québec libre!» du général de Gaulle)
Il n'est pas facile de parler calmement de la France au Québec. Et pour cause, le sujet est émotif depuis bientôt 250 ans. J'en veux pour preuve ce sketch grinçant où Gérard D. Laflaque disait récemment à Nicolas Sarkozy qui s'était mis dans la tête de récupérer des otages français au Québec: «Servez-vous. Ça tombe bien. Y'a plein de Français qu'on aimerait bien qu'ils repartent.» Imagine-t-on la même réplique concernant des Noirs ou des Juifs? Le sujet est si sensible que, pour peu qu'on s'y intéresse, on est vite taxé d'être colonisé, vieux, aigri ou exalté.

Convenons donc que, même si ces questions n'empêchent pas la terre de tourner, nos rapports avec la France demeurent dignes d'intérêt et, qu'avant de grimper dans les rideaux ou de ne pas y grimper, il importe de mesurer ce qui s'est véritablement passé la semaine dernière lors de la visite de Nicolas Sarkozy. Or, pour cela, il faut un peu de recul.

Les plus jeunes ne se souviennent peut-être pas qu'avant cette ingérence dans la politique canadienne qu'a représenté le «Vive le Québec libre!», le Québec devait passer par Ottawa chaque fois qu'il voulait discuter avec les Français. Depuis, les premiers ministres québécois n'ont plus eu de permission à demander pour être reçus à l'Élysée et y signer des ententes dans leurs domaines de compétence. Même s'il s'agit d'une entorse aux règles diplomatiques, la délégation du Québec à Paris a gagné un statut de quasi-ambassade. Voilà qui permet à Québec de coopérer avec la France sans voir son action censurée selon l'humeur changeante des gouvernements d'Ottawa.

Qu'on parle de liens «privilégiés» ou «entre frères», selon les mots habilement soufflés par Alain Juppé à Nicolas Sarkozy et repris à l'Assemblée nationale, cela ne change rien à une relation qui a plus de 40 ans. On pourrait même dire que cette relation directe a atteint une reconnaissance nouvelle. Stephen Harper est en effet le second premier ministre canadien, après Brian Mulroney, à admettre publiquement son bien-fondé. Ce qui n'avait jamais été le cas de Pierre Trudeau et de Jean Chrétien.

Bref, pour ceux que cela inquiétait, la France nous aime toujours! Mais il faudrait être aveugle pour en rester là et conclure, comme l'ineffable secrétaire d'État à la Francophonie Alain Joyandet, qu'il ne s'est rien passé lors de la visite de Nicolas Sarkozy.

***

Après le tremblement de terre provoqué par de Gaulle, il avait bien fallu trouver un accommodement, disons raisonnable. Il se matérialisa dans la formule dite de la «non-ingérence et non indifférence», imaginée par le regretté Alain Peyrefitte. La France affirmait ainsi que, tout en préservant une relation privilégiée avec le Québec, et même si celle-ci ne plaisait pas à Ottawa, elle s'engageait à ne plus s'ingérer dans la politique canadienne. De Gaulle n'a pas eu de successeur. Quelques hommes politiques ont bien pris position pour ou contre l'indépendance, mais ni Pompidou, ni Giscard d'Estaing, ni Mitterrand, ni Chirac ne l'ont fait.

À l'aube du référendum de 1995, Jacques Chirac reformula cette politique en affirmant que la France «accompagnerait» le Québec. Contrairement à Bill Clinton, qui nous disait comment voter et quoi penser, Jacques Chirac s'engagea à soutenir la volonté démocratique des Québécois quelle qu'elle soit. Des mots que Robert Bourassa n'aurait pas reniés. Rien n'était plus éloigné du paternalisme dont on accuse si facilement les Français. Avec les années, cette neutralité permit par ailleurs à la France de rebâtir une relation plus étroite que jamais avec le Canada.

En prenant solennellement position pour l'unité du Canada, Nicolas Sarkozy a rompu pour la première fois le pacte de non-ingérence formulé par Alain Peyrefitte. Même s'ils n'ont pas le même éclat — n'est pas de Gaulle qui veut! — ses propos à la citadelle de Québec représentent à leur manière une copie en négatif du célèbre «Vive le Québec libre!».

Si la mémoire historique ne nous avait pas fait défaut, vendredi, il aurait donc fallu rappeler au président français la réponse que le premier ministre canadien Lester B. Pearson avait adressée à son prédécesseur en 1967. Car, si l'ingérence en faveur d'un petit peuple qui cherchait à s'émanciper était pour certains «inacceptable» en 1967, on ne voit pas pourquoi celle en faveur d'un riche pays du G8, allié des États-Unis et dont l'unité n'est guère menacée le serait moins en 2008.

***

La France n'est pas un pur esprit et Nicolas Sarkozy encore moins. Cette ingérence empreinte d'un paternalisme que l'on croyait disparu prend évidemment acte du recul du mouvement souverainiste. Mais elle annonce surtout que la politique de la France oscillera dorénavant en fonction des sondages, des pressions et des opportunités. Paris prêchera-t-elle demain l'autonomisme parce que la popularité de Mario Dumont est à la hausse ou qu'elle convoite un alléchant contrat à Rivière-du-Loup?

Le geste n'est pas exempt de maladresse. Ces propos sont d'ailleurs loin de refléter l'opinion majoritaire. Il n'est même pas sûr qu'ils fassent l'unanimité dans l'entourage du président. En 2008, la plupart des dirigeants politiques français ne sont évidemment pas des chevaliers de l'indépendance du Québec. Mais ils se sont pas non plus métamorphosés en grands prêtres de l'unité canadienne. C'était toute l'intelligence de cette «non-ingérence» que l'on vient de mettre au panier.

Il se pourrait d'ailleurs qu'en cherchant à se rapprocher à tout prix des États-Unis et du Canada, le président ait confondu la proie pour l'ombre. À une autre époque, la France vendit le Canada pour un plat de lentilles. Il a fallu quelques siècles pour s'en rendre compte. Cette fois, Stephen Harper n'a pas attendu 24 heures pour virer capot et avouer que les pompeuses envolées sarkoziennes en faveur de la «refondation» du capitalisme ne lui disaient rien qui vaille. Par contre, Nicolas Sarkozy pourrait avoir heurté durablement quelques-uns des plus fidèles amis de la France en Amérique du nord. Demandez-le à Gérard D.

***

crioux@ledevoir.com






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Vos réactions

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  • Guy Amand
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 01h47
    Dieu merci
    « Nous sommes arrivés au Québec à Montréal en 1966 (jusqu'en 79) a l'époque chez EATON rue Ste Catherine,les vendeuses étaient uniligues Anglais,sur un pilier de béton il y avait un bouton avec une annonce"si vous voulez être servi en Français,peser sur le bouton"!à cette époque il valait mieux parler Anglais ou aller faire ses courses à l'Est de Montréal......quoique qu'on dise le Parti Québecois avec René Lévesque a fait beaucoup pour l'émancipation du Québec et le respect de la langue Française (loi 101)j'ai rencontré René Lévesque dans une partie de blé d'Inde,c'était un homme trés sympa,aujourd'hui les québécois ne sont plus des "négres blancs"comme disait Pierre Bourgault,Dieu merci,Bien à vous Guy Amand josetteguy.amand@orange.fr »

  • Guy Archambault
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 04h21
    D'accord !
    « La perspective historique que vous apportez aux paroles maladroites du Président français les situe très bien dans leur contexte. Il est bon d'avoir des chroniqueurs comme vous pour éclairer le débat autour de la visite de notre Parrain putatif.

    Puis-je rajouter qu'un autre chroniqueur a amené l'idée que le changement de cap de la France à l'égard du Canada était en grande partie dû à un esprit napoléonien moderne de la part du Président de la République, promu président de l'Europe.

    Après la prise de possession de sociétés d'énergie atomique au Royaume-Uni par des chevaliers français, le petit caporal aimerait mettre la main sur ce que notre premier ministre serait tenter de mettre en vente en tout ou en partie, à savoir Énergie Atomique Canada.

    Je crois que le Président de la France et de l'Europe sait très bien appliquer l'axiome " La politique est la continuation de la guerre ... où parfois l'argent et des larmes sont versées plutôt que le sang ".

    Guy Archambault »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 05h59
    L'opinion majoritaire...
    « M. Rioux, du haut de son petit observatoire, déclare que les Français, en majorité, n'approuvent pas les propos de leur Président. J'aimerais bien qu'un journaliste français révèle à M.Rioux ce que pensent les Québécois, en majorité.

    S'il abandonnait ses petites mesquineries en parlant de contrats à Rivière-du Loup, M. Rioux pourrait réfléchir sur ce que pense vraiment du Canada, le Président de la France et depuis quand il jette se regard sur notre pays. Lisez un peu les propos que Nicolas Sarkosy a tenus à un journaliste canadien, le 17 octobre: "J'aime beaucoup votre pays, c'est vrai. J'aime le Canada pour sa beauté, j'aime le Canada pour la chaleur et la générosité de ses habitants. J'ai aussi une très grande admiration pour votre pays, pour les valeurs qu'il porte, pour sa capacité à incarner la modernité et le changement, pour la manière dont il a fait de sa formidable diversité un atout. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le Canada est le seul pays mentionné dans la lettre de mission que j'ai adressée à tous les ministres du gouvernement après mon élection pour guider leur action, notamment dans le domaine de la réforme de l'Etat."

    Si, après cette réflexion, vous êtes toujours tenté d'écrire que le Président français continue de confondre la proie pour l'ombre, vous devriez le lui demander de vous accorder une interview. »

  • Claude Bariteau
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 06h18
    Sarkozy au Québec
    « Bonjour Christian,

    votre lecture s'inspire des regards déformés posés sur les propos du Président français qui répondait à une question que personne n'ose rappeler. Or lorsqu'on analyse la réponse, les propos du président ne réfèrent pas à l'unité canadienne, mais à l'unité qu'il recherche poru aborder la crise économique.

    Ci-joint le texte qu'a publié Le Soleil, mais que ne fait pas Le Devoir parcer qu'il tient, comme Pierre Duchesne et la SRC, La Presse et bien d'autres médias, y compris ceux des groupes de gauche, à laisser entendre qu'il y a un bris... causé par Desmarais. Très faux, tout ce baratinage-là.

    -----------------------------


    La remarque de Sarkozy n'avait rien à voir avec l'unité canadienne

    Claude Bariteau, anthropologue


    Répondant à une question de Pierre Duchesne, devenue introuvable et que personne ne cite, le président de la République française a dit qu'il n'est pas sur la même longueur d'onde avec ceux qui estiment « que le monde d'aujourd'hui a besoin d'une division supplémentaire ».
    Développés en référence à la crise économique actuelle, ses propos ont été lus comme une prise de position en faveur de l'unité canadienne. Il n'en est rien.
    Je les ai lu plus d'une fois, les ai mis en contexte pour mieux les décoder, et ai trouvé qu'ils ne font pas référence au contexte québécois, ni au contentieux Québec-Canada, mais aux positions de l'Union européenne et de la France, incarnées par le même homme, face à la crise économique actuelle.
    Le président Sarkozy a dit ici qu'il est préoccupé par le soutien du Canada, qu'il souhaite grandement, à la réforme du capitalisme qu'il propose, ajoutant, avec doigté, qu'il ne serait pas opportun que le Canada s'éloigne des vues de l'Europe et de la France, voire du monde capitaliste. Et, pour mieux l'y associer, il a misé sur les liens d'amitié avec l'un des membres du G8.
    Qu'en certains milieux on ait décodé, dans ces propos, un abandon de la France ou, pire encore, un démenti de la pertinence de l'indépendance du Québec, voilà qui est hautement exagéré. Mais, hélas, voilà qui est souvent le propre des minorités nationales qui, pour une multitude de raisons, ont l'épiderme très sensible.
    Si le Québec est un pays, le président français aurait souhaité qu'il s'allie à la démarche qu'il déploie, au nom de l'Union européenne et de la France, sur la scène internationale afin de résorber la crise économique. Il aurait même ajouté qu'il ne comprendrait pas que le Québec refuse de s'y associer, contribuant alors à diviser plutôt qu'unir les pays capitalistes dans la recherche d'une solution.
    On le sait tous. Le Québec n'est pas un pays. Le président français ne pouvait pas dire qu'il souhaite de tout coeur que le Québec participe comme pays à son plan de redressement. L'ayant fait, il aurait indisposé le Canada, pays dont il recherchait l'aval, car le premier ministre Harper ne partageait pas sa vision.
    Comme ses propos ont alimenté une polémique locale, il est fort à parier que le PLQ cherche à en tirer avantage, tout comme l'ADQ, et que le PQ, avec sa cheffe actuelle, y voit une autre raison pour évacuer le projet d'indépendance d'une éventuelle campagne électorale au Québec.
    Ce serait une grave erreur. L'enjeu n'est pas là. Il consiste à savoir si le Québec, pays, participerait à la démarche de l'Union européenne ou, en tant que province, s'il pressera le Canada à s'y associer. C'est tout. La France et l'Union européenne seront accueillantes à l'égard des positions du Québec si ce dernier est en faveur de leur démarche, au demeurant qu'appuie le président Bush. Le reste est secondaire. Quelque chose comme un discours promu par des nationalistes crypto-canadiens. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 06h51
    Ce maudit séparatiste !
    « Je ne sais pas si c'est partout pareil, mais je n'ai pourtant rien remarqué de semblable nulle part ailleurs où je me suis promené.
    Il y a, bien sûr, au Venezuela, où l'on trouve une polarisation politique très intense. On s'invective sévèrement un clan contre l'autre, les chavistes contre les anti-Chávez. Mais cette division se comprend facilement. Juste à voir la tenue vestimentaire, le moyen de locomotion ou l'habitation dans laquelle vivent les antagonistes et nous sommes fixés. C'est une lutte des classes. Les démunis de toujours, les bafoués, les moins que rien contre les nantis, les riches, l'oligarchie.

    Mais ici !
    Dans la rue, à l'épicerie, au centre d'achat ou dans les salles de spectacles, on ne décèle rien. On ne peut se douter qu'il puisse y avoir cette fraction. Deux clans, une polarisation souvent extrême. Deux groupes ayant des visions opposés, qui poussent parfois jusqu'à la haine. Les "séparatistes" et les "fédéralistes".

    Aucun des groupes ne peut être désigné comme le champion de l'intolérance. Les deux clans sont égaux. Leur inconciliable différend les pousse à s'affronter constamment comme si un consensus était totalement utopique. Quelle tristesse!
    Quelle tristesse lorsqu'on ne peut plus se parler! Quelle tristesse "l'irréconciliabilité", quelle tristesse lorsque le compromis ne peut être envisagé. Comme si le Québec ne réussira jamais à faire un tout, comme si notre division servira toujours les intérêts des colonisateurs.

    Avec le sujet que soulève M. Rioux aujourd'hui, j'entrevois déjà les propos déplacés, les exagérations incroyables, les invectives les accusations et les insultes.

    Le cours de débat 101 devrait être obligatoire. L'art de défendre son point de vue en attaquant les arguments et non les personnes. L'art d'exposer et d'étayer son idée et d'affaiblir les arguments adverses par de meilleurs. L'art de rester poli et civilisé même si tous ne partagent pas notre opinion. L'art d'admettre ses torts et ses faiblesses plutôt que de démolir, les deux yeux fermés tout en étant bien enragé.

    « Il n'est pas facile de parler calmement de la France au Québec. »
    Il n'est pas facile de parler d'indépendance au Québec.
    Il n'est pas facile de parler de religion au Québec.
    Il n'est pas facile de parler du crucifix au Québec. Tout comme du voile, d'ailleurs.
    Il n'est pas facile d'exprimer son opinion au Québec.
    Il n'est pas facile d'être de gauche au Québec.
    Il n'est pas facile de débattre au Québec. Ça vire rapidement en chicane. Paradoxalement, nous sommes reconnus pour le peuple qui n'aime pas la chicane. Je crois plutôt que nous sommes le peuple qui a toujours eu peur de mettre ses idées de l'avant. À l'intérieur même de nos familles respectives et avec nos amis, on hésite à dire un peu trop ses idées. «On n'aime pas la chicane !»
    On devrait plutôt dire: Nous sommes incapables de débattre. Nous sommes incapables de faire la part des choses. Comme M. Rioux qui est incapable de dissocier humour et racisme: « ce sketch grinçant où Gérard D. Laflaque disait à Nicolas Sarkozy qui s'était mis dans la tête de récupérer des otages français au Québec: «Servez-vous. Ça tombe bien. Y'a plein de Français qu'on aimerait bien qu'ils repartent.» Imagine-t-on la même réplique concernant des Noirs ou des Juifs? »

    Ouf ! Les Noirs ou les Juifs !
    M. Rioux ne craint pas le ridicule. Il me semble que son parallèle est douteux et inadéquat. M. Rioux semble vouloir jeter de l'huile sur le feu dès le départ. Ici, il provoque bien plus qu'il fasse réfléchir.

    Heureusement, M. Rioux poursuit avec plus de retenue. C'est bien évident que ce ne sont pas quelques que mots d'un petit politicien qui peut changer certains "acquis" historiques du Québec en France. La France nous aime toujours!
    Mais, il faut aussi convenir que le discours de M. Sarkozy dénotait la maladresse ou l'inconscience du président français. J'ai l'impression que le "Vive le Québec... Vivvve le Québec liiiibrrre!" du Général était beaucoup plus réfléchi. Ces mots n'ont pas été lancés en débarquant d'un avion et pressé de prendre le vol suivant. Ils ont été lancés devant une foule en liesse et après avoir parcouru lentement tout le chemin du Roy. Après plusieurs, discours tout au long du parcours qui préparait le terrain à cette «affirmation», à cette consécration.

    Le petit discours de Sarkozy est à son image. Un hyperactif sans grande envergure qui voudrait bien être de la trempe des Grands. M. Sarkozy aurait avantage à prendre des leçons d'Histoire et de diplomatie. Il apprendrait ainsi qu'il y a une différence entre dire quoi faire comme l'avait fait Clinton qui nous disait comment voter et quoi penser et livrer son émotion comme l'a fait le général de Gaulle en 1967.
    Sarkozy, à l'instar de ses idoles états-uniennes, aime bien dire au monde quoi faire. Il aime bien signifier qu'il connaît LA voie, comme l'administration Bush connaît LE bien.
    Il y a une différence énorme entre dire ses sensations et dire quoi faire.
    Dire "Vive le Québec libre" est bien différent que de dire que le Canada DOIT rester uni.
    Au premier on peut lui dire: Vous n'avez pas raison mon Général et à l'autre on peut carrément lui dire: Aille bonhomme, mêle-toi de tes affaires. Les Québécois et les Canadiens sont capables de régler leurs problèmes entre eux. Retourne chez toi, règle tes choses et laisse-nous régler nos affaires. Hein ?

    C'est accordé beaucoup trop d'importance aux propos de ce petit personnage pompeux qu'est M. Sarkozy de dire: "ses propos à la citadelle de Québec représentent à leur manière une copie en négatif du célèbre «Vive le Québec libre!»."
    Comme dit si bien M. Rioux: «n'est pas de Gaulle qui veut!»
    Non, M. Sarkozy est bien loin d'être de Gaulle! Et son appui "ingérente" à l'unité canadienne est bien loin du "Vive le Québec libre" du Général.

    « Si l'ingérence en faveur d'un petit peuple qui cherchait à s'émanciper était pour certains «inacceptable» en 1967, on ne voit pas pourquoi celle en faveur d'un riche pays du G8, allié des États-Unis et dont l'unité n'est guère menacée le serait moins en 2008. »

    « Ingérence empreinte d'un paternalisme »
    Voilà la marque de commerce de M. Sarkozy. Comme c'est aussi la marque de commerce de l'Impérialisme économique et militaire de nos voisins du sud.
    Il est grand temps que l'on retrouve un monde pluripolaire et que chacun s'occupe de SES affaires et cesse de dire à tous et chacun quoi faire chez lui.
    Chaque nation a sa voie, chaque tribu a sa culture, chaque région ses caractéristiques et chaque peuple a sa fierté et sa dignité. Le monde se portera mieux lorsque ceux qui se croient supérieurs, cesseront leur ingérence effrontée.

    De conclure à un recul du mouvement souverainiste qui justifierait le choix du discours opportuniste de M. Sarkozy, m'apparaît facile. Je ne crois pas que le mouvement souverainiste soit si défait. Je crois plutôt que nous sommes à la croisée des chemins quant au choix de société dans laquelle nous voulons vivre. Aussitôt ce choix clarifié, le mouvement souverainiste rejaillira avec plus de vigueur. Les racines du souverainisme sont trop profondes pour être négligées.

    Il est clair que l'attitude déplacée de M. Sarkozy reflète son opportunisme de bas étage. On sent bien qu'il veuille se rapprocher des États-Unis et du Canada de droite. On sent bien que ce petit président discourt en fonction des sondages et des contrats lucratifs. C'est de la petite politique et effectivement, M. Sarkozy ne s'est pas fait de grands amis ici lors de son passage éclair.

    Je l'invite à aller voir ailleurs qu'au Québec, s'il y est.



    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 08h31
    Merci M Charbonneau.
    « Le commentaire de M Charbonneau est plus éclairant que l'article tendancieux de M Rioux. Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Québec avec ses Fleurs de lys. La plupart des pays conquis par colonisation sont libres aujourd'hui même Haïti et pourtant pas encore la Province du Québec. La question est de savoir pourquoi? Une autocritique franche devrait se faire un point c'est tout. Mais voilà ce que nous dit M Charbonneau à propos de la chicane. On ne peut se battre même avec des mots ou alors il faut faire comme Falardeau avec des mots vulgaires, insultants et sans nuances. Cela prouve un manque de pensée, un manque de volonté pour le futur. Même les commentateurs du Devoir vous sautent dessus et vous prennent pour un malade mental et de plus, tolèrent sans sourciller les propos ultra racistes et ultra conservateurs de certains pro-indépendantistes. Il n'y a pas de ligne de front pour défendre la dignité québécoise et par extension, la liberté de penser autrement, ce qu'on nomme une liberté d'expression. Il faut dire que le background catholique comme fondement culturel de la mentalité moderne québécoise (je ne parle pas de la jeunesse car elle s'en fout) pose problème dans les institutions et les cultures politiques de la Province. Il y faut du recul pour s'en apercevoir. Des analyses ont été faites sur ces ressentiments comme idéologie.
    Mille fois d'accord avec M. Charbonneau : « Le cours de débat 101 devrait être obligatoire. L'art de défendre son point de vue en attaquant les arguments et non les personnes. L'art d'exposer et d'étayer son idée et d'affaiblir les arguments adverses par de meilleurs. L'art de rester poli et civilisé même si tous ne partagent pas notre opinion. L'art d'admettre ses torts et ses faiblesses plutôt que de démolir, les deux yeux fermés tout en étant bien enragé. » Il n'y a qu'à retourner dans les pages du Devoir à lire les commentaires depuis longtemps et on comprendra vite que notre commentateur adoré dit vrai et vise juste. Se battre ce n'est pas « gueuler » pendant 250 ans, c'est prendre tout ce qui permet l'émancipation réelle et aller perdre voir son existence pour la liberté. Même pour défendre l'Europe contre le nazisme le Québec a eu du mal. Alors?
    «Servez-vous. Ça tombe bien. Y'a plein de Français qu'on aimerait bien qu'ils repartent.» Imagine-t-on la même réplique concernant des Noirs ou des Juifs? » Le problème avec cette façon de dire le fond de sa pensée, celle de Rioux, c'est qu'il passe par autrui alors qu'il devrait assumer son propos comme journaliste responsable.
    « Ouf ! Les Noirs ou les Juifs ! M. Rioux ne craint pas le ridicule. Il me semble que son parallèle est douteux et inadéquat. M. Rioux semble vouloir jeter de l'huile sur le feu dès le départ. Ici, il provoque bien plus qu'il fasse réfléchir. » Là je ne suis pas d'accord avec notre commentateur car M Rioux ne sait pas provoquer car s'il le savait, il montrerait sa capacité à réfléchir. C'est un gros problème dans la presse d'ici. De toute façon, avec les français qui vont peut-être venir à cause de l'entente signée avec France-Québec dans la reconnaissance des diplômes, ça va être très difficile à gérer dans la réalité québécoise. Les français vont s'en apercevoir en pratique lorsqu'ils viendront pour s'installer et ils vont réfléchir à 1 fois non à 2 s'ils restent ou non. Merci M. Charbonneau, continuez à écrire car on lit Le Devoir pour vous y trouver. »

  • GERARD SABATIER
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 08h34
    L'opinion majoritaire
    « Oui, Monsieur Rioux, vous avez raison M. Rioux, "que les Français, en majorité, n'approuvent pas les propos de leur Président.". Mais pour être précis vous auriez pu compléter "les français ayant suivi le voyage de M. Sarkozy", car dans les médias français il a été fait peu de cas de ce voyage. L'image de monsieur Sarkozy à l'étranger est soigneusement masquée dans la presse française de cour, et pour cause. »

  • Josée Desmeules
    Inscrite
    vendredi 24 octobre 2008 09h27
    ...Je me souviens...
    « En vous lisant, je constate encore ce décorum sur nos belles plaques minéralogiques...Et Ô combien nous utilisons notre mémoire à court terme en ce qui concerne la force de notre mémoire collective de québécois! Plusieurs québécois ont oublié leurs racines,leur propre histoire. Pour moi, cela signifie s'être laisser débotter sur notre propre terre...J' avoue que je suis inquiète...non seulement pour nos bottes mais, serions-nous volontaire pour céder (aussi) notre propre langue?

    Je suis pour la sauvegarde de mon identité en tant que québécoise et de la mémoire de mes ancêtres. Je suis pour la pérennité de ma langue car, c'est avec elle que je grandis, que j'aime et que je me défends.

    Resortez vos livres, allez lire sur internet...
    S'approprier un peu d'amour propre ... Voir derrière avec plus de clarté nous aidera sûrement à poser des gestes dans notre présent et notre avenir. »

  • claire dufour
    Abonnée
    vendredi 24 octobre 2008 09h48
    veliserdi@hotmail.com
    « Monsieur Charbonneau,
    C'est une analyse comme j'aurais aimé lire de la part de nos journalistes car elle m'a fait prendre conscience de la pertinence de débattre sans se crêper le chignon. J'ose croire, qu'avec le temps les citoyens du Québec sauront développer cet art. Soyez certain qu'à la prochaine réunion de famille, j'exprimerai tranquillement pourquoi je crois à la souverainneté du Québec, j'écouterai les pour et les contre en gardant mon calme. C'est une promesse que je vous fais et...merci. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 09h54
    Les ingérences inappropriées...
    « M. Rioux, lorsque vous mentionnez "que la politique de la France oscillera dorénavant en fonction des sondages, des pressions et des opportunités", peut-on exiger des dirigeants français qu'ils soient exclusivement à l'avant-garde du mouvement indépendantiste québécois, comme le fut jadis De Gaulle, alors que les têtes d'affiche du souverainisme québécois, elles-mêmes, et Jacques Parizeau au premier chef, utilisent ce subterfuge depuis 40 ans dans le but obstiné "d'enferrer les Québécois dans la cage à homards da l'indépendance à tous crins, advienne que pourra!"?
    Vous avez toutefois bien raison d'affirmer que l'ingérence de Sarkozy n'est pas plus acceptable que celle du célèbre général, les Québécois étant assez matures pour décider par eux-mêmes de leur propre destinée sans l'acquiescement inconditionnel de la "mêre-patrie"! »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 10h11
    M. Serge Archambault a dû s'endormir...
    « M. Archambault a dû s'endormir en écrivant son très long texte, dans lequel il fait la morale à tout le monde. Il manque tout au moins de cohérence et il se contredit totalement car, au début il reproche aux Québécois d'avoir le défaut de critiquer les individus plutôt que de débattre des idées qu'ils avancent, alors qu'à la fin, en se contredisant, il traite lui-même le Président de la France de "petit personnage pompeux".
    Il me semble que l'on devrait traiter le chef d'État d'un grand pays avec un minimum de politesse. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    vendredi 24 octobre 2008 10h42
    La réflexion en impose toujours
    « Vos propos monsieur Rioux, en imposent par leur objectivité, contrairement aux scriboilleurs fielleux qui vous ont critiqué dans leurs réactions.

    Il est vrai que le savoir réfléchir et discuter n'est pas à la porté de tous. Comme mon père disait:" Si tu envoies un âne à l'université, il en ressortira toujours un âne".

    Je vous remercie. »

  • marcel vinet
    Inscrit
    vendredi 24 octobre 2008 10h58
    imaginez....
    « imaginez un président de la nouvelle république francaise d amérique tenir les memes propos en France que Sarkozy a tenu ici,on nous prend vraiment pour des enfants...la sagesse c est de ne pas faire a l autre ce qu on aimerait pas qu on nous fasse,on devient malheureusement les yeux que l on fréquente,dis moi qui te regarde et je te dirai qui tu es....Marcel »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    vendredi 24 octobre 2008 11h40
    Pas de quoi fouetter un chat...
    « D'abord je dois dire que je suis entièrement d'accord avec M. Charbonneau sur son analyse et, en particulier, quant à la personnalisation des débats et le manque de substance. Par contre, je dois ajouter que cela n'est pas l'apanage des seuls Québécois mais on voit la même chose dans le ROC et on n'a qu'à se référer aux commentaires dans le Globe & Mail où les invectives sont fréquentes.

    Ceci dit, il est très déconcertant de voir la polémique autour d'un évènement qui n'en est pas un. Le plus bizarre c'est que Sarkozy fait une déclaration qui n'a absolument aucun impact en France, là où se trouvent ses électeurs alors qu'ils causent une petite tempête dans un pays où on ne peut pas voter pour lui - normalement les politiciens font des déclarations pour s'attirer des électeurs... De plus, je ne crois pas du tout qu'il y ait beaucoup de Français qui se préoccupent du sort du Québec, des Québécois, du Canada et des Canadiens... Ils ont bien d'autres sujets de préoccupation.

    Qu'avait à gagner Sarkozy avec cette déclaration? Rien en France et, au Canada, rien de tangible. Il faut donc croire qu'il était mal conseillé ou qu'il a fait une déclaration intempestive, sans réfléchir. Il n'est évidemment pas de Gaulle, qui lui avait une envergure internationale et qui voulait évidemment passer un message mais qui, en même temps, s'ingérait dans les affaires d'un autre pays. Sarkozy aussi s'ingère dans les affaires du Canada et du Québec, ce qu'il aurait du s'abstenir de faire.

    Dans le contexte international, cette déclaration est insignifiante et démontre plutôt une erreur de jugement. Il aurait du se taire. Le Québec et le Canada n'ont pas besoin d'une ancienne puissance coloniale pour lui dire quoi faire - nous pouvons très bien nous débrouiller tout seuls, comme nous l'avons fait, en particulier après l'abandon de la France en 1763. C'est vrai que les Français font partie de la famille car nos origines remontent là mais notre peuple a suivi un autre cheminement, même pendant la colonie française, alors que plusieurs de nos ancêtres se métissaient avec les autochtones et alors que les cultures autochtones tout comme, subséquemment, la culture anglaise influençaient grandement la nôtre. Nous ne sommes plus Français mais bien Nord-Américains mais nous partageons une langue commune avec les Français et les autres francophones dans le monde, mais pas l'identité.

    Les déclarations de Sarkozy? Pas de quoi fouetter un chat! »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 12h19
    M Paquette dormait sûrement
    « C'est Charbonneau, M. Paquette

    Oui, je traite le personnage public, le président de la France, M. Sarkozy, de petit personnage pompeux.
    Comme je traite le chef de l'opposition, M. Dion, de mollusque.

    Il faut comprendre que le titre, le personnage, comme un Président, un Premier Ministre, un Pape, prend la place de l'être humain. Je n'hésite pas à les traiter de mollusque, de lutin hyperactif ou de suceux de bagues.
    Cependant, je respecte tous ces hommes, en tant qu'individu. Par contre, je les fustige méchamment parce que le pouvoir qu'ils représentent et qu'ils ont fait en sorte que leur rôle remplace la simple personne qu'ils sont.

    Un pape qui dit que vous êtes dans le péché et qui laisse faire les pires atrocités, mérite de se faire traiter de suceux de bague. Ces papes qui ont laissé se commettre les guerres sans lever le petit doigt qui ont laissé les Juifs se faire gazer ou ces paysans latino-américains se faire massacré sans utiliser leur pouvoir moral spectaculaire pour empêcher ces tragédies, méritent de se faire insulter.

    Sarkozy qui gère et prône des idées qui peuvent faire basculer le monde vers des dérives douteuses, mérite de se faire traiter de lutin hyperactif.
    Un président qui trouve rapidement 1700 milliards d'euros ( http://www.rfi.fr/actufr/articles/106/article_73434.asp ) pour sauver les banques et qui ne dit mot sur la situation d'Haïti qui n'aurait besoin que d'un petit milliard d'euros pour éviter que des gens meurent de faim (http://www.afrik.com/breve14660.html , http://www.alterpresse.org/spip.php?article7817 ) mérite de se faire traiter de tous les noms parce que lui, le grand Nicolas Sarkozy, pourrait agir pour soulager les Haïtiens.

    Dion qui vote des lois réactionnaires par peur des élections et par crainte de son sombre futur, mérite de se faire traiter de mollusque.

    Par contre si vous soutenez ces personnages, je ne vous attaquerai pas, mon bon monsieur Paquette. J'essaierai plutôt de vous convaincre que vous errez.

    Il faut faire une distinction entre un personnage public ayant un pouvoir public et un simple citoyen ne partageant pas votre opinion.

    Voilà.

    Je dînerais avec Nicolas, Stéphane et Joseph, je discuterais poliment et avec civilité avec eux, mais bien sûr, nous aurions des débats orageux. On finirait peut-être, après quelques coupes de vin dans lequel nous mettrions un peu d'eau, par nous rejoindre sur certains points.


    Serge Charbonneau (non pas Archambault)
    Québec »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 12h30
    À M. Gérard Sabatier
    « Cher Monsieur,
    Je me demande bien comment, et par quel sorte de sondage, vous pouvez affirmer que les Français, en majorité, désapprouvent les propos de leur Président. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 12h41
    À Claude Bariteau.
    « Cher Monsieur,
    J'ai rarement vu un universitaire s'adonner à de telle contorsions pour trouver aux propos d'un chef d'État un sens autre que celui-ci a voulu leur donner.
    Je ne citerai pas une réponse donnée entre deux portes à un journaliste pressé, mais le discours tant applaudi que le Président Sarkosy a livré à l'Assemblée nationale, le 17 octobre: Voici quelques extrait de ce que le Président français a dit: "Ce que la France sait au fond d'elle-même, c'est qu'au sein du grand peuple canadien, il y a la nation québécoise avec laquelle elle entretient une relation d'affection comme il en existe entre les membres d'une même famille."

    Et un peu plus loin, M. Sarkosy a ajouté:" Nous n'avons pas à exclure qui que ce soit, notre relation est cohérente avec la place que la France occupe au sein de l'Union européenne. Vous ne nous demandez pas de choisir Québec ou Union européenne et notre relation est cohérente avec l'amitié qui lie la France et le Canada."

    Et il a conclu son discour en s'exlamant:" Vive l'amitié entre le Canada et la France ! Vive la fraternité franco-québécoise !."

    Si vous y trouvez votre interprétation, vous méritez une médaille. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 13h05
    Paquet et non Paquette
    « On dort tous un peu! »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 15h05
    On ne dort plus...C'était bien à Serge Charbonneau que je m'adressais.
    « Cher Monsieur,
    Je me perds parmi toutes les acrobaties que vous vous permettez pour justifier les paroles offensantes que vous destinez au Président de la France. Je sais que je ne réussirai pas à vous convaincre. Mais j'ai une conviction très profonde, c'est que les personnages publics que vous attaquez avec tous les adjectifs auxquels vous avec pensé, ne seront pas très pressés de vous inviter à partager un bon vin. Et vous n'aurez pas non plus contribué à élever le niveau des discussions que vous trouvez déjà très bas. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 15h54
    Un petit « baveux » !
    « On me reprochera d'utiliser dans un commentaire paraissant dans le Devoir des vocables du français québécois.Tant pis ! Sarkovy est un petit « baveux » et, et comme tous ceux et celles qui veulent grimper à la table des riches de ce monde, un petit « téteux ». Il s'agite beaucoup mais n'aura été qu'un petit hoquet dans l'histoire de son propre pays. S'il y a quelqu'un auquel les souverainistes ne devraient pas s'intéresser, c'est bien ce petit roitelet de circonstances.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 16h20
    À monsieur Bariteau
    « Vous n'avez pas tort parce que vous semblez être totalement minoritaire, c'est-à-dire le seul à penser que Sarkovy ne se posait pas contre la souveraineté politique du Québec. De toute façon, son propos ne devrait pas inquiéter les souverainistes. Ce petit roitelet de circonstances n'aura été qu'un hoquet dans l'histoire du pays bien plus grand que lui.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 16h23
    À monsieur Paquet
    « Monsieur Rioux vit en France. Pas vous à ce que je sache, qui pensez sans doute que la majorité des Français n 'en pensent rien.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Michel Lauzon
    Inscrit
    samedi 25 octobre 2008 00h05
    Nouvel Ordre Mondial
    « La pyramide avec l'oeil représente le futur Big Brother.

    On veut plus de Kyoto, on veut la guerre! On veut les banlieusde Paris et de Montréal en feu.

    On demande des mensonges dans les journaux, on ne veut rien savoir de la réalité. On veut un ministère de l'information comme dans 1984 : Vive Bib Brother ou Big Harper !

    On veut le PSP, le North American Union aussi.

    On veut tuer la foi. »

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