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Gardien d'un fort lézardé

Manon Cornellier   22 octobre 2008  Canada
«Nous devons regarder plus loin que la question du leadership pour bien comprendre ce qui s'est passé durant la dernière campagne électorale. Nous devons examiner certaines réalités qui nous rendent mal à l'aise.» Stéphane Dion ne pouvait pas mieux dire lundi, en rendant publique sa démission comme chef du Parti libéral du Canada (PLC).
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  • Georges Paquet - Abonné
    22 octobre 2008 06 h 11
    Et le rôle de Paul Martin?
    Merci Mme Cornellier pour cette captivante analyse. Je crois que Stéphane Dion jouera sans doute le rôle de paratonnerre, qui évitera au parti libéral une implosion totale, durant cette période de course au leadership, de renouvellement de son programme, de recherche de financement et de critique du gouvernement conservateur qui a grand besoin d'une surveillance attentive.

    M. Dion n'aursa plus besoin de surveiller, avec autant d'attention, ce qui se trame dans son dos. Les collègues et "amis" qui récoltaient des fonds pour eux-même plutôt que pour le parti, qui faisaient "l'école buissonnière" plutôt que de participer à la campagne électorale, espérant qu'après la défaite leurs chances seraient meilleures d'accéder au leadership.

    Mais pardessus tout, les observateurs et analystes devraient commencer à étoffer cette page d'histoire du parti libéral durant laquelle Paul Martin a tout fait pour miner le leadership de Jean Chrétien et pour ensuite exposer au grand jour les méfait d'un bon nombre d'acteurs dans ce qui est devenu un scandale et un boulet politique historique pour son parti. Tout ceci pour ne pas savoir quoi faire du pouvoir lorsqu'il l'a enfin obtenu.

    Si l'honnêteté et la candeur de M. Dion arrivaient à convaincre certains citoyens qu'il y a autre chose dans ces milieux que des ambitions et des crocs-en-jambe, son passage en politique n'aura pas été inutile.
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  • Hubert Larocque - Abonné
    22 octobre 2008 07 h 58
    Le Québec et le PLC.
    Le Québec et le PLC.
    Il faut se rendre à l'évidence. Le déclin du souverainisme officiel, qui n'est pas l'indépendance, s'accompagne, comme dans un effet de miroir, d'un affaissement du fédéralisme au Québec. Les réactions des défenseurs du régime ont passé de la surprise, de la colère, à une sorte de malaise qui cherche une relance sans accepter une remise en question fondamentale. La conférence de Stéphane Dion, hier, n'est qu'une variante du commentaire fédéraliste. Depuis l'affaire Riel jusqu'à la loi sur la clarté, Ottawa n'a pu, avec une constance sans réelle embellie, écraser le Québec, sans qu'il en résulte un lente mais sûre transformation de la conscience et de l'attitude du Québec à son égard. Les recettes traditionnelles s'avèrent impuissantes. Ce n'est pas un nouveau chef, des campagnes mieux conduites qui pourront redorer le PLC. Ce parti a traité le Québec de telle façon que seule sa disparition et un désaveu clair du Canada anglais auraient chance de réparer l'irréparable. La Constitution de 1982, avec la complicité de la Cour suprême, le rejet de Meech et la loi sur la clarté forment un bloc compact qui ôte tout sérieux à ce régime d' « ouverture » que louait l'aveugle Sarkozy.
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Marc A. Vallée - Abonné
    22 octobre 2008 08 h 56
    Avons-nous encore besoin du Parti Libéral du Canada?
    L'équilibre de la démocratie canadienne demande la possibilité d'une alternance dans le gouvernement entre deux partis forts, ou que l'on passe à un système de coalition. Pour l'instant, le Parti Conservateur est le parti le plus fort, et le PLC dégringole. De plus, les Québécois boudent un et l'autre pour porter le Bloc Québécois. Il semble que, dans la mesure où la loi sur les Langues officielles fait son oeuvre, les Québécois sentent de moins en moins le besoin de faire partie du gouvernement fédéral, pour affirmer au fédéral leurs valeurs, différentes du reste du Canada. Seuls, les partis fédéraux qui auront compris celà auront une chance au Québec. Le Parti Libéral part loin derrière, car une valeur chère aux Québécois est d'éviter le gaspillage.
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  • Roland Berger - Abonné
    22 octobre 2008 15 h 22
    Une utilité certaine
    Elle a coûté un scandaleux 300 millions de dollars alors que l'économie s'essouffle. Mais cette élection aura eu l'utilité de mieux camper dans la tête des gens les deux idéologies qui hantent leur esprit : un gouvernement par et pour les riches ou un gouvernement par et pour les gagne-petit. Me semble qu'il y aurait d'autres façons d'arriver au même résultat. Québec solidaire offre une autre voie.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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