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Stéphane Dion s'incline

21 octobre 2008  Canada
Stéphane Dion a tenu une conférence de presse hier, à Ottawa, pour annoncer qu’il quittera la direction du Parti libéral du Canada lorsqu’un nouveau chef sera choisi.
Photo : Agence Reuters
Stéphane Dion a tenu une conférence de presse hier, à Ottawa, pour annoncer qu’il quittera la direction du Parti libéral du Canada lorsqu’un nouveau chef sera choisi.
Ottawa — C'était écrit dans le ciel, et Stéphane Dion a confirmé hier qu'il ne dirigerait pas les troupes libérales lors de la prochaine élection. Il restera à la tête de sa formation le temps qu'un successeur lui soit trouvé. Déjà, les diverses équipes s'animent, et tout indique que Martin Cauchon, l'ancien ministre de la Justice et député d'Outremont, se lancera dans la course.

C'est un Stéphane Dion tendu et mal à l'aise qui s'est présenté devant la presse hier après-midi pour annoncer ses intentions à la suite de sa cuisante défaite de mardi dernier. Le chef du PLC a lu sans conviction une déclaration qui ne lui semblait parfois pas très familière. Au moment critique, il a toutefois tenté une pointe d'humour, faisant une pause oratoire afin de faire durer le suspense.

«J'ai informé le président du Parti libéral du Canada et le président du caucus national de mon intention de demeurer chef de notre parti... jusqu'au moment où un nouveau chef sera choisi», a-t-il déclaré. Stéphane Dion a gagné de l'assurance lorsqu'il a répondu aux questions.

Le chef démissionnaire a invité les militants et les responsables du PLC à un examen de conscience. Les perspectives d'avenir du Parti libéral ne s'amélioreront pas comme par magie en élisant un nouveau chef et en adoptant un nouveau programme, a-t-il mis en garde. «Notre pourcentage des suffrages a diminué au cours des trois dernières élections. Cette tendance doit être renversée, car nous devons gagner la prochaine élection», a-t-il déclaré. Le PLC a obtenu 26,2 % des voix, une diminution de quatre points par rapport à 2006.

Selon M. Dion, le problème central du PLC est pécuniaire: il n'a pas su prendre le virage du financement populaire comme l'ont réussi le Parti conservateur ou même le NPD. Sans argent, le PLC n'a donc pas pu répliquer aux salves publicitaires répétées des conservateurs qui l'ont dépeint pendant deux ans comme un chef faible et sans carrure. «La principale raison pour laquelle je reste chef, c'est pour m'assurer que le Parti conservateur ne fera pas la même chose au prochain chef», a expliqué M. Dion.

Martin Cauchon dans la course

La liste des prétendants potentiels au trône libéral s'allonge de jour en jour. Selon les informations du Devoir, Martin Cauchon songe «très sérieusement» à se lancer. «Il se dit que s'il n'y va pas maintenant, l'occasion ne se représentera peut-être pas avant huit ou neuf ans», explique une source très proche de M. Cauchon et qui souhaite ardemment son retour en politique active. «Barack Obama va devenir président des États-Unis à 47 ans et, nous, on élirait quelqu'un en fin de carrière? Il y a un vent de changement, pour couper avec les vieux politiciens, et les gens sont tannés des Michael Ignatieff et des Bob Rae.»

En entrevue, M. Cauchon a refusé de se prononcer sur ses intentions, indiquant que c'était «la journée de Stéphane». M. Cauchon estime toutefois que le Parti libéral devra revoir les règles de fonctionnement de la course: le plafond de dépense doit à son avis être réduit à un million de dollars (afin de ne pas grever davantage les finances du PLC) et chaque membre du parti devrait avoir le droit de vote. Finis, donc, les congrès à l'investiture à l'ancienne avec délégués à la clé. Selon notre source, ces deux changements constituent autant de conditions à la candidature officielle de M. Cauchon.

M. Cauchon s'est illustré comme ministre de la Justice, militant pour la décriminalisation de la marijuana (avortée à cause de l'élection) et obtenant la légalisation des mariages entre personnes de même sexe. Cet activisme pourrait-il lui nuire auprès d'un électorat plus rural? Ses proches rappellent que M. Cauchon a été élevé à La Malbaie et a travaillé avec son père menuisier. «Il se sent aussi à l'aise dans un cocktail que les manches de chemise retroussées pour traire une vache.»

Une source libérale proche d'un adversaire éventuel, et qui désire rester anonyme pour des raisons évidentes, critique cette éventuelle candidature compte tenu du fait que M. Cauchon a refusé il y a à peine deux mois de se mesurer à Thomas Mulcair dans l'ancienne forteresse libérale d'Outremont. «Dans les moments difficiles, il faut être là.»

D'autres joueurs sont sur la liste. Denis Coderre, le député de Bourassa, tâte le terrain pour voir s'il a suffisamment d'appuis. Même chose du côté du député de Beauséjour, au Nouveau-Brunswick, Dominic Leblanc. Les titans de la dernière course, Michael Ignatieff et Bob Rae, sont encore une fois pressentis. Les deux hommes ont refusé de se prononcer hier, jugeant le moment prématuré. Franck McKenna n'a pas rappelé Le Devoir hier. Justin Trudeau a déjà annoncé qu'il ne serait pas de la course.

L'exécutif national du Parti libéral doit tenir une réunion le 8 novembre prochain pour déterminer la forme que prendra cette autre course au leadership. Le congrès du parti était prévu pour la première fin de semaine de mai à Vancouver, mais les plans sont désormais en suspens, confirme un porte-parole du PLC.

Mea-culpa mitigé

Si Stéphane Dion accepte de se retirer, il n'a pas entièrement voulu prendre sur ses épaules le fardeau de l'échec électoral. A-t-il eu livré performance à la hauteur? «On m'a dit que j'en ai eu une très bonne», a-t-il répondu.

Il reconnaît que le Tournant vert, prévoyant une refonte fiscale pour taxer la pollution, «était une erreur», non pas à cause de son contenu, mais plutôt parce que le parti «n'avait pas ce qu'il fallait pour l'expliquer». «Je crois encore que si nous avions été mieux équipés pour expliquer ce que je proposais, quel genre de leader je suis, quel genre de premier ministre je serais et quelles genres de politiques je proposerais pour le pays, nous aurions gagné», a affirmé M. Dion.

M. Dion a toutefois reconnu qu'il était aussi responsable de cela. «Ma part de responsabilité tient aussi au fait que je n'ai pas réussi à relever les finances du parti.»

La décision de M. Dion de rester en poste jusqu'à son remplacement ne fait pas l'unanimité. Selon diverses sources contactées hier, certains conseillers invitaient M. Dion à quitter immédiatement ses fonctions et à laisser un chef intérimaire tenir le fort jusqu'en mai. Selon une source libérale, Stéphane Dion a jonglé jusqu'à la fin avec cette possibilité. «La décision a changé plusieurs fois, et encore avant la conférence de presse», explique cette source au Devoir.

Ainsi, le président de l'aile québécoise du PLC, Robert Fragasso, et le député de Hull-Aylmer, Marcel Proulx, craignent que M. Dion ne fasse l'objet de railleries quotidiennes à la Chambre des communes. «J'ai l'impression que, pour lui, ça ne sera pas facile, a dit M. Proulx. Je n'ai pas l'impression que le gouvernement et les autres partis d'opposition vont lui faire de cadeaux. Ils vont certainement s'amuser à lui rappeler les occasions manquées et ce qu'ils perçoivent comme des mauvais coups de sa part.»

Pour Denis Coderre, il s'agit de broutilles auxquelles les libéraux ne devraient pas porter attention. Il rappelle que la Chambre des communes siégera en tout environ trois mois d'ici au congrès. «On ne va pas faire une chicane de corridor pour trois mois. Allo?!» M. Coderre souligne en outre que M. Dion sera le second chef du Parti libéral à ne pas avoir été aussi premier ministre du Canada. Le seul autre était Edward Blake, parti en... 1887. «Ça prend une bonne dose d'humilité pour décider de tirer quand même sa révérence. Lâchez-le, il s'en va.»

***

Avec La Presse canadienne






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Vos réactions

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  • Georges Allaire
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 00h43
    Un intellectuel
    « Comme disait Chesterton, un intellectuel a toujours raison, même quand il explique qu'il a eu tort. »

  • Jean-Marc Plante
    Abonné
    mardi 21 octobre 2008 00h53
    Humilité!?
    « C'est encore du pur Dion. Rien n'est vraiment de sa faute: 98 % d'orgueil et 2 % d'eau... »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 01h58
    Le parti plus fort que l'homme
    « Le Parti Libéral est l'un des deux grands partis avec le Parti Conservateur qui ont gouvernés le Canada depuis 1867 sans grande considération pour les droits des Canadiens Français d'alors qui au fil des générations ont pu constater que le Canada des deux peuples fondateurs n'était pas au rendez vous. À ce titre le sort des libéraux fédéraux me laisse de glace. La dissolution du PLC serait probablement la meilleure chose qui pourrait arriver aux Québécois mais je rêve, le Parti rouge historiquement dominant du Canada est comme un animal sauvage aux sept vies.

    Dion n'aura été qu'un faire valoir parmi d'autres du parti rouge en provenance du Québec. Le parti Libéral est structurellement fondé pour gouverner un État unitaire. »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    mardi 21 octobre 2008 04h47
    Il est parti mais il aurait voulu rester(Monique Legault)
    « Il n'a rien compris et il aurait aimé rester car il est certain que lui seul peut accomplir ce poste. Il ne se rend pas compte qu'il n'a pas la capacité pour être un chef. Si la chose était possible, il se présenterait pour être PAPE...
    Sa loi sur la clarté ne lui a pas donné la clarté suffisante pour réaliser qu'il souffre du principe de Peter...

    Le parti devra encore l'endurer pour plusieurs mois sauf s'il décide de changer sa décision et partir tout de suite.
    L'exécutif aura-t-il le courage de le mettre à la porte et le remplacer par un autre choix? »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 06h11
    Des erreurs de Stéphane Dion et des remerciements
    « M.Dion a fait une erreur, en acceptant de rester comme chef d'Opposition jusqu'à la désignation d'un autre chef. Il faut savoir quitter la table et bien la quitter. M.Dion n'y a pas réussi. Enfin ce dernier accepte peu de responsabilité pour la défaite de son parti, ce qui est faux et constitue une autre erreur. Il faut bien conclure: Stéphane Dion fut un très bon ministre, mais il n'avait pas l'étoffe d'un leader. Il est le principal artisan de la défaite de son parti. Comme ministre, il a rendu de très grand services au Canada. Il mérite nos plus sincères remerciements.

    Michel Lebel »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mardi 21 octobre 2008 07h41
    Un universitaire devenu le cancre de la politique,
    « Ayant suivi Jean Chrétien pendant des années, ayant combattu férocement la campagne du "Oui" au dernier référendum, ayant piloté la pire loi anti-démocratique contre les québécois avec cette histoire abracadabrante de clarté, cet homme mérite amplement sa déconfiture au Québec. Quant à son passage comme chef de ce parti, il est le seul à avoir cru en ses chances de devenir premier ministre de ce pays. En fait, le vrai Dion est celui que l'on peut voir à toutes les semaines à nos écrans de télé le dimanche soir, caricaturé par Chapleau. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 21 octobre 2008 07h44
    Encore plus canadien que le castor canadien
    « M. Stéphane Dion est un Canadien assez bilingue, full-pure-laine-coast-to-coast qui doit descendre du castor comme dans sa caricature de Chapleau, après avoir perdu ses moustaches. Le ROC et le Québec fédéraliste devraient lui lever une statue à Ottawa, devant le Parlement, à la place, ils lui ont tourné le dos sans grande raison "sauf un petit problème à saisir les questions économiques en anglais" . Les autres Québécois souverainistes, au moins, en avaient des raisons de ne pas voter Libéral. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 07h58
    Qu'on en commun Stéphane Dion (2007) et Ernst Zundel (1968)?
    « Les deux ont été candidats à la chefferie du Parti Libéral du Canada. Et les deux ont marié une fille du Lac...

    Zundel a été candidat contre Trudeau en 1968. Comme John McCain on l'appelait le Maverick! lol

    http://www.zundelsite.org/english/zgrams/zg2004/2004-February/000758.html

    In a bold move for a recent immigrant, the ambitious Ernst
    Zundel announced his candidacy for the leadership of the Liberal Party at a press conference at the prestigious Queen Elizabeth Hotel in downtown Montreal

    The eventual winner of the 1968 Liberal leadership contest,
    Pierre Elliot Trudeau spent $375,000 on the race. "I spent $3,750 of my own money," Mr. Zundel explained to the Court. "However, I spoke to 25,000 people at the Ottawa Civic Centre. I got my message across.
    I was called a 'maverick' and a 'dark horse'. To fulfill the party rules, I had to rustle up the endorsements of 50 prominent Liberals." »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 08h05
    Chapleau avait raison
    « Dion le rongeur continue à blâmer les autres et ne se responsabilise pas pour la médiocrité de sa campagne. Dion pense à Dion en prolongeant sa chefferie jusqu`au mois de mai prochain. Il veut assainir les finances du parti. Faite-moi rire, car il veut régler sa dette personnelle qu`il n`a jamais prise au sérieux à ce jour. Ce petit homme sera renversé ou déposer plus tôt qu`il le croit, car il continuera la parade d`appui aux conservateurs en chambre. Il n`aura contribué que la soumission lors de son passage. Rien de surprenant car il a été soumis à Chrétien et ses sbires tout au long d`une carrière caractérisée par un dépit des québécois. Mésadapté, narcissiste, nerd et rien de plus édifiant. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 21 octobre 2008 08h11
    la loi sur la clarté le disqualifiait
    « J'espère que le prochain ministre qui acceptera de faire la job de bras au Québec, en comprendra les implications sur le reste de sa carrière. »

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 08h30
    Merci M.Dion
    « En devenant chef du Parti Libéral par surprise, M.Dion en a profité pour imposer son Plan Vert, le projet de société le plus intéressant depuis les années 70. Ce projet écologique ne faisait pas l'unanimité dans le parti, plusieurs estimant (avec raison doit-on reconnaitre aujourd'hui )que les citoyens n'étaient pas assez intéressé par l'environnement.Le Parti Vert qui aurait du faire front commun et inviter les jeunes à voter Libéral, s'en est tenu à une position sectaire, contribuant ainsi à éliminer notre seule chance de gouvernement vert..et facilitant la tache de M.Harper.Tant que les Verts resteront sectaires, aucun futur vert n'est possible..j'ai perdu toute confiance en ce parti que j'ai plusieurs fois appuyédans le passé..

    De plus M.Dion a voulu d'une campagne misant sur l'intelligence des citoyens et sans salissage des adversaires. Encore là les citoyens ne sont pas prêt pour des débats d'idées ..et s'en tiennent surtout aux images et aux slogans clichés sur le Québec ceci ou le Canada cela..ou ridiculisant le look des candidats..

    La grande erreur de M.Dion c'est donc d'avoir surestimés l'intelligence et le sens civique des citoyens.. Contrairement aux politiciens en général qui s'adressent de façon puérile aux citoyens par des slogans creux, il a voulu élever les débats.. Mais on doit reconnaitre aujourd'hui que son noble pari de l'intelligence il l'a perdu, et c'est bien dommage..Mais ce fut un très noble essaie qui l'honore.

    Il reste néanmoins celui qui par sa Loi sur la Clarté protègera les citoyens du Québec contre d'autres questions pièges (la théorie malhonnête du piège à homard de M.Parizeau; une fois pognés les citoyens ne pourront plus reculer..).
    Si il y a un autre référendum un jour, la question devra être enfin honnête;Voulez-vous que le Québec devienne un pays, oui ou non!! Le Canada étant à peu près le seul pays reconnaissant le droit de se séparer à ses provinces , il est normal que ce soit avec une question claire et un appui populaire significatif (60%).Une scession avec un minuscule appuie de 51% rendrait le Québec INGOUVERNABLE et engendrerait sûrement une crise économique majeure. Sans parler des revendications amérindiennes, des anglos voulant rester dans le Canada etc...le chaos...Penser fonder un pays avec 51% aujourd'hui, serait de l'inconscience pure et mettre en danger la qualité de vie des citoyens du Québec. En ces sens la Loi sur la Clarté protège les citoyens québécois du chaos, tout en leur laissant la possibilité de choisir leur futur. Encore une fois , un choix plus intelligent et rationel que émotif ou idéologique..

    Merci M.Dion ...On peut amener un cheval jusqu'à l'abrevoir...mais on ne peut le forcer à boire..Vous aurez fait votre possible pour ce pays. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 21 octobre 2008 08h33
    Un politicien pas mal débranché !
    « Décidément, Stéphane Dion m'étonnera toujours !

    Hier, dans son discours de démission comme chef libéral, il a attribué sa débâcle électorale aux coups bas que lui ont portés les conservateurs, mais aussi au fait que la population n'a finalement pas compris son programme. Autrement dit, l'homme lui-même n'a aucun reproche à se faire . Typique des intellectuels !

    De plus, il dit vouloir rester en poste jusqu'à l'élection d'un nouveau chef, notamment pour améliorer les finances de son parti. Franchement, comment voulez-vous qu'un chef qui a conduit le PLC à sa pire défaite depuis la Confédération (en analysant les résultats obtenus par les libéraux aux élections, on dirait qu'ils forment désormais un parti régional !) soit capable de trouver l'argent nécessaire pour atteindre cet objectif ?

    Beaucoup de militants libéraux ont été stupéfiés, d'apprendre, en décembre 2006, que Dion était devenu leur chef. En écoutant les propos qu'ils a tenus hier, ils ont dû avoir la même réaction ! »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    mardi 21 octobre 2008 09h07
    Respect
    « Juste pour sa défense de l'environnement, tant pour Kyoto que la taxe sur le carbone, je respecte M.Dion.
    Il faut du courage pour ça, Il est un des rares à avoir autant de conviction dans ce dossier contrairement aux autres. Il est beaucoup moins rassurant d'avoir les conservateurs au pouvoir pour favoriser le développement durable. J'espère que l'opposition sera solide et convaincante.

    Marie-Claude Leclerc »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 09h19
    Effet de corrosion
    « Les vues centralistes de Trudeau ont influencé plus d`une génération de politiciens libéraux du Canada. Dans son approche de diviser pour régner les Trudeau, Chrétien et Dion ont tenté de recruter plus de canadiens hors Québec et se faire élire par une majorité d`électeurs. Le problème persistant et croissant fut la difficulté de leur discours sur la confiance des canadiens. Ce temps passé ils ont subi une défaite amère le 14 octobre dernier. A ruminer leur fiel ils ont été abandonné par les électeurs. Au lieu d`apporter de nouvelles idées et politiques pour satisfaire les demandes des québécois ils se sont atterrés dans de vielles velléités corrosives et cherchés leur perdition. Ils en sont rendus-là. Les québécois auront retrouvé une certaine solidarité entre-temps. Tant pis pour ces fossoyeurs du peuple qui voguent vers leur perdition irrésistible. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 21 octobre 2008 09h37
    La teigne
    « Requiescat in Pace Stéphane »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 21 octobre 2008 10h04
    @ M. André Michaud
    « Est-ce que M. Michaud a raison d'avoir écrit : «La grande erreur de M.Dion c'est donc d'avoir surestimés l'intelligence et le sens civique des citoyens.. » ?

    Est-ce qu'il y a 70 % de caves dans le ROC et encore plus au Québec qui ont voté contre les Libéraux ? Maintenant que les Canadiens ont compris, depuis que vous leur avez expliqué leur manque d'intelligence, ils vont pouvoir LUI laisser savoir et tenter de LE conserver comme chef du Parti Libéral canadien, avant qu'il ne démissionne vraiment ou lui ériger une statue à la gloire du Canada uni, comme je viens de le suggérer.

    En passant, la cage à homards, c'est en en 1867 qu'elle a servi. Les canadiens-français, nos ancêtres étaient contre mais les chefs n'ont pas écouté, ils ont simplement procédé avec le consentement de Londres. C'est tout dire.

    Par contre, je vous donne raison sur les problèmes engendrés par un OUI à 50,5 % sur la souveraineté du Québec. ILS ne nous lâcheraient pas comme ça. On pourrait s'attendre à plein de problèmes du ROC comme le partition, un boycotte...name it. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 10h49
    Pauvre André Michaud
    « "Le Canada étant à peu près le seul pays reconnaissant le droit de se séparer à ses provinces , il est normal que ce soit avec une question claire et un appui populaire significatif (60%).Une scession avec un minuscule appuie de 51% rendrait le Québec INGOUVERNABLE et engendrerait sûrement une crise économique majeure. Sans parler des revendications amérindiennes, des anglos voulant rester dans le Canada etc...le chaos...Penser fonder un pays avec 51% aujourd'hui, serait de l'inconscience pure et mettre en danger la qualité de vie des citoyens du Québec"

    1) Terre-Neuve est rentré dans ton Canada avec 52% des vois,au deuxième référendum et en le volant (selon Gynn Dyer)
    2) Le tiers à peine des Américains étaient en faveur de l'Indépendance (un bon paquet ont foutu le camp pour atterrir icite) Ca donné le pays le plus puissant au monde
    3) Les Indiens n'ont aucun droit historique au Québec, les 75,000 "Indiens" étant pour la majorité des métis.
    Quant aux Cris, ils ont abandonné les leurs dans la Convention de la Baie James.

    4) Les Immigrants n'ont aucun droit historique au Québec. Ils sont venus un par un, comme immigrant

    5) La majorité de nos 8% d'Anglos ne sont pas d'origine anglo-saxonnes, donc n'avaient pas d'ancêtres ici avant 1867.

    PS: Va voir ce que ça donné l'indépendance en Europe de l'Est. Va demander aux Slovaques s'ils retourneraient avec les Tchèques. Va demander aux Baltes s'ils retourneraient avec les Russes »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 21 octobre 2008 11h13
    Le vrai courage
    « Si monsieur Dion avait eu du courage il aurait démissionné le soir de sa défaite, comme Jacaques Parizeau, au lieu de s'accrocher à son poste (salaire). En demeurant chef il subira l'humiliation du perdant qui s'accroche et s'il s'était contenté de rester député il aurait subi l'humiliation d'en voir un autre prendre sa place de chef de l'opposition. Quel petit homme... de la clarté ! Ce qui est clair c'est que monsieur Parizeau a eu, lui, le bon réflexe mais s'était sans supputer que le référendum n'était pas clair des manigances d'Ottawa et qu'en conséquence il aurait pu être repris.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 11h32
    La grande porte !
    « Les hautes instances organisationnelles du PLC doivent se positionner en préfets de discipline, sinon ce qui reste de ce parti va sombrer dans les règlements de comptes, pour le plus grand plaisir des glorias de PC et le plus grand délire des fanas du BQ. Depuis quelques années, cette émergence de l'entêtement et de l'obstination typiquement québécoise, semble prendre de l'ampleur. Se croyant le mandaté de Chrétien qui, lui, avait compris de mystère d'Ottawa, Dion n'aurait pas dû s'empresser de faire doubles noeuds aux ficelles effilochées du pouvoir entaché que lui a légué le passeur Martin, en s'attachant aux cordelettes du pouvoir virtuel que fut le sien, le pouvoir réel étant demeuré dans les officines des fortunés et de leur émirats.

    Chez-nous, le PQ ne s'est pas encore remis et ne se remettra probablement jamais du patriarcat accablant de Parizeau et du matriarcat castrant de Landry qui n'en finissent plus de s'éterniser et qui prennent un déviant plaisir à rouvrir toutes les blessures et les plaies péquistes. Cette émergence des «collants à mouche» (Chrétien, Dion, Parizeau, Landry, Charest) des antichambres du pouvoir suprême et de la gouvernance dirigiste et exclusiviste, est une affliction atypique de la Nation québécoise, si verbeusement, si creusement et si faussement définie, cette Nation, suivant les diktats des ambitions personnelles de certains patriotards aux ego théistes démesurés. Certains diront que c'est latin d'être vindicatifs, émotifs, emportés. Je crois que ça vient plutôt de la Rome antique, alors que des poussahs compulsifs s'offraient en spectacles quotidiens, quelques chrétiens livrés aux lions du Colisée de leur omnipotence. L'hystériose du pouvoir divinisé des ex cathedra et du dénombrement des victimes, se propage ! Elle bat son plein.

    C'est ce qui a fait craindre le pire, avec le nationalisme spécifiquement sélectif et réservé à certains intellos et autres teignes $$$ de la tapisserie de l'élitisme dont ont tenté de couvrir le Québec, le fondamentaliste Républicain Parizeau et l'intégriste et sécessionniste Souverain Landry. Chez les libéraux du Canada, c'est aussi ce qui fait actuellement craindre le pire, avec l'intolérance rigoriste que transpire l'obstination obtuse de bec-sec Dion, celle de se ficeler à la banquette de la chefferie libérale canadienne abracadabrante et aux limites du dysfonctionnel, dans le seul but pitoyable de bloquer Ignatieff, à la faveur d'un Bob Ray qui n'est jamais arrivé à se recycler.

    À l'heure actuelle, à et au Québec, on est également aux prises avec «le phénomène rouge» de cette même émergence de l'opiniâtreté arrogante, de l'entêtement suffisant et de l'obstination crâneuse. C'est également ce qui fait craindre le pire, avec le faux nationalisme du fédéraliste Charest qui remplit les loggias de l'élitisme libéral maxi sélectif et exclusif, qui règle la montre de son devenir à celle du devenu multi milliardaire Desmarais, l'horloger du pouvoir privé, le «parrain» des Chrétien, Sarkozy et Charest, entre autres adoptions de la confortation des omnipotents fortunés et de leurs influx sur la réduction de la démocratie, ayant réussi à en faire un simple sujet de conversation. Le même Charest que les sondeurs maintiennent aux plus hautes niches de la considération médiatique lécheuse et des révérences populistes, aux lendemains de l'extravaganza des élites des francofolies intercontinentales qui sont venues s'exploser à Québec, extravaganza dont l'affichage des verbiages et l'étalage des coûts faramineux d'un choquant spectacle de l'inutilité et d'une provocante parade de l'inanité, furent un pied de nez à une folle récession et aux ravages du déséquilibre financier et de la chute des économies qu'elle provoque. On a même poussé la sectaire loufoquerie de la Francophilie jusqu'à parler du «Mystère de Québec» et de ses «Miracles» ^que le planétaire Labeaume a pris à son compte.

    Au regard des comportements du déchu devenu pontife Dion, j'ose croire que l'Intelligentsia libérale du Canada honorera toutes les raisons qu'elle a de souhaiter bonne chance au recteur Dion que l'Université Laval s'empressera de doctoriser très honorablement avant que ses vendanges 2008 ne viennent à leur terme. En prenant grand soin de rédiger le bref discours d'adieu de celui qui se prenait pour un pope, les hautes instances du PLC doivent, à très court terme, lui imposer la sortie principale, parce que, autant pour Dion que pour le PLC, c'est par là que ça doit passer. Par contre, le problème du PLC demeure entier, quant au choix rationnel de celui qui assumera la légitimité et la crédibilité d'un chef donnant à l'Opposition ses lettres de créance et de crédit.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 11h56
    Et le lynchage continue...
    « Ne savez-vous pas, bande de ploucs, qu'on ne s'acharne pas sur un homme qui a déjà un genou à terre?
    Il y en a qui ont vraiment besoin de suivre des cours du genre « Éthique 101 » ou « Savoir-vivre 101 ».
    Ce que M. Dion a fait est très courageux. Il a mené une campagne décente et fière, contrairement à d'autres qui se laissaient aller aux insultes et aux invectives gratuites et fausses. Son échec vient de ce qu'il évolue à 100 coudées au-dessus de la grande vaste majorité des électeurs (qui eux, évoluent souvent au ras des paquerettes) et qu'il n'a pas su vulgariser son concept. C'est tout! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 12h32
    La Raison
    « Quoi qu'en pensent les séparatisssssssss ce n'est pas la loi sur la clarté qui a battu M. Dion. Ce qui a battu M. Dion c'est son honnêteté, sa trop grande confiance en l'intelligence des électeurs, c'est en parti son manque de charisme, son manque d'esprit guerrier. Aussi l'acharnement à tenter de le détruire personnellement par les partis de l'opposition et certain à l'intérieur du parti.
    En aucun temps ses idées et politique ont été rejeté en masse par les électeurs.
    M. Dion était de loin le plus intelligent des candidats, mais aussi il manquait l'instinct du tueur et n'était pas le meilleur vendeur.

    Car la loi sur la clarté, en sois est une très bonne loi, elle nous protège contre les abus. La séparation, n'est pas un vote de grève, on ne sépare pas comme on part en grève avec 51% des 40% des employés qui vote en faveur. Il faut des règle très claires qui définissent ce que cela veux dire la majorité. Et aussi que la question ne soit pas une question comme Parizeau les aime, une trappe à homard.
    Comme souvent les souverainistes sont aveuglés par le mirage de leur rêve, il faut s'assurer que cela ne devienne un cauchemar pour ceux qui ont vu clair.

    Merci M. Dion. Vous avez toujours été honnête envers les Québécois et les Canadien, même quand eux ne l'étaient pas toujours avec vous. »

  • François Gerin
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 12h37
    Impayable Dion
    « Personne ne semble avoir remarqué que, dans sa déclaration, Stéphane Dion a évoqué en anglais sa loi sur la clarté, mais qu'il n'en a pas fait mention en français. Peut-être une façon de dire au ROC: « J'ai pourtant tapé bien fort sur les Québécois et vous m'avez abandonné ! C'est pas juste ! » »

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 13h29
    @ M.Bousquet et Noel
    « Quel droit supplémentaire individuels aurait les citoyens québécois dans votre Québec indépendant? Déjà les séparatistes ont enlevé par la Loi 101 le droit aux parents de décider de l'avenir de leurs enfants (on serait trop cave pour décider nous même nous les parents québécois..)Est-ce que ce droit nous serait rétabli? J'en doute...

    Je suis certain qu'une série de lois viendraient restreindre encore plus nos droits individuels au nom de la race et la langue..d'ailleurs c'est ce que réclame tous ceux pour qui la Loi 101 ne CONTRôLE pas encore assez les citoyens..Les séparatistes sont tous pour un contrôle plus grand de l'état sur les citoyens..donc contre la liberté des citoyens de choisir eux-mêmes...

    Ce débat en dans les faits un débat entre les droits individuels que nous donne le Canada et une forme de "dictature paternaliste" basée sur la race et la langue, un peu à la Duplessis, qu'apporterait un Québec indépendant..Le nationalisme est une mouvement réactionnaire qui tente de s'opposer à la mondialisation pour tenter de perpétuer une nostalgie du passé..la peur de l'anglais en fait partie (c'est pourquoi on oblige à aller dans des écoles francos ou l'enseignement de l'anglais est MINABLE) Droit à la race ou aux individus, voila le VRAI choix derrière ce débat.

    Ceux qui ne peuvent se faire une vie convenable dans le Canada actuel ne pourraient pas plus dans un Québec indépendant. Les citoyens se mettraient-ils soudain par un miracle nationaliste à faire plus d'efforts dans leurs études, avoir une plus grande productivité, à avoir plus d'entrepreneurship, conduiraient-ils moins vite et prendraient les transports en commun pour devenir plus verts...??? Soyons sérieux, la réponse est NON!

    Cependant si on pense aux nombreux problèmes économiques et sociaux que ça créerait, ce serait sûrement un RECUL des conditions de vie des citoyens québécois... et pour quoi? Pour préserver une langue qui n'est dans aucun dictionnaire (oussé kalé....)et que les français doivent sous-titrer???
    Mon père qui avait une 4iè année dans les années 1920 maitrisait mieux son français que les jeunes qui sortent des universités. Le français dégtingole parce que les québécois ne VEULENT PLUS apprendre à parlker et écrire le français.Apprendre correctement la langue française intéresse à peine 5% des citoyens québécois..Si on faisait passer un test de français obligatoire à TOUS les québécois, l'Immense majorité devraient remettre leur diplôme de secondaire 5...et si ce test était lié à une citoyenneté les québécois francophones seraient majoritairement mis à la porte du Québec...soyons sérieux svp!! Enlever des droits au nom du joual!!!

    Mythes et légendes , pensée magique et ethnocentrisme sont au coeur de l'idéologie séparatiste. Le nationalisme ici a remplacé la religion catholique mais a gardé plusieurs de ses mythes; les méchants anglos protestants...le mépris du profit et de l'entrepreneurship... Ce n'est pas pour rien que le clergé aimait tant Duplessis et la Société St-Jean Baptiste.. Qui se ressemble s'assemble..

    Il n'existe pas votre pays magique!! TOUT est possible au Canada pour un citoyen qui fait les efforts nécessaires..c'est pourquoi de partout on vient vivre ici et quitte un nationalisme quelconque pour se joindre au multi-culturalisme canadien.. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 21 octobre 2008 13h29
    Nous n'avons aucun droit M Etienne Merven...
    « « Les Immigrants n'ont aucun droit historique au Québec. Ils sont venus un par un, comme immigrant » J Noël.
    Un par un, à la queue leu leu et comme celle-ci (la queue) manquait de nourriture terrestre, on a envoyé les filles du Roy qui étaient aussi des immigrantes qui n'avaient pas plus de droit que nous mais tout de même : « des jeunes femmes envoyées par le roi de France en Nouvelle-France au XVII ième siècle pour épouser un homme et établir une famille pour coloniser le territoire. Elles étaient pour la majorité originaires du nord-ouest de la France, souvent orphelines, élevées dans des couvents, et sans le sou. » (Wikipedia, pour faire rapide). Elles venaient elles aussi de quelque part de l'Europe contrairement à ce que dit notre Noel National, elles étaient venues pour aider la « colonisation » (ce qui veut dire qu'avant il n'y avait pas de blancs donc les colons sont les premiers immigrants puisque comme tout bon immigrant qui se respecte, elles aussi venaient d'une région de France). À l'époque de Charlemagne on ne parlait jamais du Canada, ou du Québec ni des indiens mais alors où étaient les québécois? Il y a une erreur historique à soulever sur ce sujet là.
    D'ailleurs le mot immigrant en latin dit immigrare, « pénétrer dans ». Comme ces colons qui prirent l'Algérie mais qui 150 ans plus tard furent obligés de repartir chez eux. Monsieur Noël se plante dans l'Histoire Occidentale. Mais avons-nous le droit de nous exprimer puisque nous sommes immigrants? Après on se demande pourquoi les immigrants qui n'ont pas de droit, votent pour les libéraux et non pour l'Indépendance. J'aimerai bien que le Québec soit souverain mais comment le faire si on n'a pas le droit. Dur dur pour le moral. Si on est exclu de la sorte, il ne sera pas possible politiquement d'obtenir des votes pour cette belle et noble cause. Ça fait longtemps que beaucoup d'Immigrants qui n'ont « aucun droit historique au Québec » pensent la même chose. Ils vont aux urnes comme ils sont « venus un par un comme immigrant » pour voter pour els paris qui les protègent et qui leurs donnent les droits de citoyens canadiens. M. Noël fait une erreur politique majeure et ce au détriment d'un Québec libre et souverain. C'est con et pour le Québec et pour moi qui aimerait aussi voir ce rêve réalité. Il y a de quoi être cynique. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 14h22
    @montaya
    « En fait je voulais parler de droits collectifs (et historiques)
    "Les immigrants n'ont pas de droits collectifs au Québec"
    Le Québec n'est pas le pays des Italiens, c'est l'Italie
    Y'a des Italiens au Québec, mais il ne sont pas dans leur pays, leur pays étant l'Italie.

    Le Québec n'est pas le pays des Marocains, c'est le Maroc
    Le Québec n'est pas le pays des Vietnamiens, c'est le Vietnam.
    Le Québec n'est pas le pays de Salvadoriens, c'est le Salvador
    Le Québec n'est pas le pays des Haitiens, c'est Haiti.

    ---
    Quant à mes ancêtres venus ici de France au milieu du 17e, ils sont venus ici dans leur pays, la Nouvelle-France, pays français depuis 1534, un siècle et quart avant leur arrivée!! (ca fait combien de temps que tu es icite by the way?) »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 21 octobre 2008 14h29
    @ M. André Michaud
    « Vous avez raison à plusieurs endroits de votre texte qui est souvent assez juste comme : «(c'est pourquoi on oblige à aller dans des écoles francos ou l'enseignement de l'anglais est MINABLE)» sauf que vous vous montrez paternaliste et méprisant envers ceux qui ne rencontrent pas exactement vos vues sur la place du Québec dans le Canada.

    De ma part, je préconise une vraie confédération canadienne d'États souverains, pas une fédération "faussement nommée confédération en 1867" de provinces territoires conquis" avec plein de dédoublements de responsabilités de 2 niveaux de gouvernemnts qui ne tirent pas souvent du même côté avec plein de fonctionnaires en double, principalement à l'impôt.

    Vous avez des bons points mais ce n'est pas en agissant en Trudeau, Chrétien et Dion que vous allez vous gagner les séparatissss à votre cause. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 14h40
    À M. Montoya
    « Je le sais depuis belle lurette que je n'aurai aucun droit dans un Québec indépendant. J'observe les séparatistes, les indépendantistes et les autres istes depuis pas mal de temps. Leur philosophie, qui s'apparente à l'intégrisme que nous décrions tant, est animée par la vengeance et la revanche sur les Anglais. J'en ai même vu à la télé qui écument de rage...
    Si d'aventure le Québec devenait indépendant, ce dont je doute fort, je puis vous assurer que je prends un aller simple pour l'Ontario, car quiconque ne danse pas la gigue, ne mange pas de poutine et ne parle pas jouale sera foutu ici. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 21 octobre 2008 15h29
    @M Noël.
    « L'Italie est un pays depuis 1861. Qui étaient donc des italiens avant cette date? Boccace pourrait vous répondre.
    Il y a plein de Noël en France.
    Qu'est-ce qu'il y avait avant 1534 avant que votre famille ancestrale soit venue comme immigrante (tout comme moi) en terre nord-américaine? Elle est bien partie de quelque part non? N'est-ce pas une immigration comme celle d'aujourd'hui?
    Quelle est la différence entre un homme du 17ième siècle qui crevait de faim en Europe et un homme d'aujourd'hui qui crève aussi de faim. Votre famille a pourtant fait comme les immigrants dont vous reprochez le fait qu'ils gardent leurs cultures alors que vous avez fait la même chose. C'est ce que vous voulez défendre, non? Elle n'est pas devenue métis culturellement et encore moins amérindienne. Pourquoi refusez-vous cela aux autres? Y-a-t-il des critères spécifiques pour devenir québécois?
    Y-a-t-il une différence à faire comme le font les républicains avec McCain et Palin entre les bons et les mauvais américains? Entre les patriotes et les non patriotes? Et le jeune soldat mort sur les plages de Normandie d'origine italienne, francophone par hasard et venant de Montréal, qu'en faites-vous? Allez vous dire à sa petite fiancée de jadis qu'il fallait qu'il se mêle de ses affaires parce qu'il n'était pas un québécois de souche?
    Y-a-t-il une différence entre l'irlandais John Ford (le cinéaste dont son père a quitté l'Irlande natale en 1892) du 19ième siècle et l'irlandais John Ford de 2008? M. Barack Obama n'est pas américain d'après vos critères et votre état d'esprit.
    Tout le monde veut la souveraineté du Québec comme moi mais en même temps tout comme vous ils refusent une appartenance à cette Province pour les immigrants. Ça fait un paquet de francophones que vous poussez à la porte de sortie vers des partis fédéralistes car ils savent qu'on ne veut pas d'eux ni de leur contribution. Vous n'en voulez pas et vous pleurez parce que vous croyez qu'on vous abandonne comme raciste anti-ethnies style Boers/Afrikaners. C'est à pleurer de rire comme c'est con et débile cet état d'esprit d'exclusion . Je suis ici bien avant vous, vous savez. »

  • Roger Bédard
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 15h39
    Gerry s'écoute parler
    « Gerry s'écoute parler, avec sa prose lourde et obscure. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 16h09
    À M. Michaud
    « Vous tapez en plein dans le mille. Rien à ajouter. Vous dépeignez les indépendantistes et autres istes à merveille. Et ça prétend faire un pays... »

  • Roger Bédard
    Inscrit
    mardi 21 octobre 2008 17h09
    Stéphane et Ernst Zundel
    « Monsieur Noël, vous prenez maintenant vos informations sur les sites antisémites et néo-nazis? »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 21 octobre 2008 17h27
    @M Michaud et M Merven. On aime M Pagé aussi.
    « Oui, M. Michaud vous avez tapé dans le mille et cela pose réflexion qui est, celle-ci, refusée depuis bien trop longtemps.
    M. Merven, je suis aussi d'accord avec vous et l'idée de prendre la route vers le côté anglais au cas d'indépendance avec un état d'esprit tel que M Noël a actuellement, ne présage rien de bon pour notre avenir. Il ne restera pas grand monde au Québec et c'est stupide vraiment. Il faut se battre pour la démocratie, contre le racisme, pour une certaine idée de la liberté et de l'accueil d'autrui qui va avec. Peut-on réfléchir une seconde là-dessus????
    En parlant de francophonie, M Pagé est le digne représentant de la maîtrise de la langue française. Il gagne à être connu et il gagne à écrire pour nous aussi tellement sa maîtrise de la langue française ravit car rare dans les parages. Se référer aux propos si justes de M Michaud à ce sujet. Justement, on vient de traduire en français Montaigne. Traduire en français ce grand maître universel. On y accède sur internet. C'est fabuleux la culture française.
    http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/10/21/montaigne-traduit-en-francais/ »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 21 octobre 2008 17h35
    @ Étienne Merven
    « M. Merven écrit : «Si d'aventure le Québec devenait indépendant, ce dont je doute fort, je puis vous assurer que je prends un aller simple pour l'Ontario, car quiconque ne danse pas la gigue, ne mange pas de poutine et ne parle pas jouale sera foutu ici.»

    M. Merven prend les Québécois pour de dangereux personnages. Bon vent pour l'Ontario avec les Conservateurs de M. Harper, M. Merven ! bien que le vent vient principalement de l'ouest, vous risquez de vous retrouver dans les Maritimes ou aux États-Unis.

    <A votre place, j'apprendrais à danser la gigue, je goûterais à la poutine de temps en temps "pour ne pas devenir trop gros, j'apprendrais quelque sacres mêlé d'un peu de joual et...Bingo ! vous pourriez même voter PQ et Bloc avec tout ça. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 21 octobre 2008 17h45
    Un des derniers bacheliers
    « Stéphane Dion est un des derniers bacheliers des collèges classiques d'autrefois, ces institutions formant des individus convaincus de leur supériorité sur la basse classe, comprendre la classe moyenne et les « maudits pauvres » comme les appelait un dirigeant célèbre du Parti libéral du Canada. Il en reste encore un certain nombre à l'Assemblée nationale, des discoureurs qui ont fait leurs premières armes dans les débats oratoires organisés par les Jésuites et compagnie. Ils s'éteignent lentement. Espérons que leur disparition n'arriera pas trop tard pour les Québécois.

    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Joël Paquin
    Abonné
    mardi 21 octobre 2008 19h41
    Stéphane Dion a raison
    « Vous avez raison. C'est extrèmement crève-coeur de perdre une élection parce que l'autre partie utilise beaucoup plus de moyens que vous, et s'en sert avec une mauvaise foi crasse...

    C'est comme le dernier référendum ! :)

    Adieu, monsieur le professeur... pas sûr qu'on va s'ennuyer ;) »

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