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«Il faut apprendre de nos erreurs»

Les conservateurs du Québec font un examen de conscience

Alec Castonguay   18 octobre 2008  Canada
Photo : Agence Reuters
Ottawa — Pendant que les libéraux et Stéphane Dion soignent leurs plaies et réfléchissent à leur avenir, un examen rétrospectif est également en cours du côté du Parti conservateur, particulièrement au Québec. «On ne fera pas semblant, au Québec, c'est une cuisante défaite. On visait entre 10 et 20 députés de plus et on se retrouve avec moins d'élus et une baisse des appuis en pourcentage du vote partout au Québec», lance d'entrée de jeu une source conservatrice haut placée qui a refusé d'être identifiée en parlant d'un sujet aussi sensible.

Cette phrase traduit bien l'état d'esprit qui règne chez les conservateurs du Québec. L'atmosphère est morose et chacun tente d'expliquer à sa façon les difficultés rencontrées par le parti dans la province lors de la dernière élection.

En 2006, le Parti conservateur (PC) avait récolté 10 députés et 24,6 % des voix. En 2008, il y a toujours 10 élus, mais l'appui est passé à 21,7 %. Dans une région comme Montréal, c'est le désert, avec un faible appui de 15,5 %.

En fait, le PC a réalisé de bonnes performances dans toutes les provinces, sauf au Québec. Pourtant, le gouvernement Harper avait courtisé ardemment la Belle Province depuis deux ans. Si le Québec avait répondu aux attentes, le PC serait majoritaire aujourd'hui, ce qui force un «examen de conscience», dit un militant conservateur.

Une source bien informée qui oeuvre au sein du gouvernement Harper a soutenu au Devoir que des changements dans la structure de gestion du Québec au sein du PC ne sont pas à écarter. Rappelons que l'organisation au Québec est dirigée à partir d'Ottawa par Doug Finley, avec l'aide de Lawrence Cannon, Dimitri Soudas, Michel Lalonde et des organisateurs locaux, comme Nelson Bouffard, à Montréal. «On est encore au stade de la réflexion et du bilan, pas à celui des changements», dit toutefois une source bien informée.

Des erreurs

Tous les conservateurs contactés par Le Devoir dans les derniers jours accordent du crédit au Bloc québécois, qui a géré sa campagne avec efficacité, alors que le PC a fait des erreurs. Les compressions en culture et le camion avec la «facture» de 350 millions du Bloc sont les dérapages les plus souvent cités. «Le criss de camion! C'était ridicule. On ne peut pas mettre un prix à la démocratie!» tonne un conservateur des Cantons-de-l'Est.

Si on ajoute la proposition sur les jeunes contrevenants — «qui a été mal expliquée, parce que c'était bon», disent les conservateurs —, le Bloc québécois avait le champ libre pour frapper. «On a lancé la première pierre et le Bloc a répliqué avec 1000 cailloux!» dit un conservateur de la région de Montréal.

Dans le cas des compressions de 45 millions dans le secteur culturel, un conservateur affirme que le parti «a réveillé un mort» avec cette décision. «On aurait dû faire ça en juin ou attendre après les élections, mais pas en août à un mois des élections. Le Bloc a réussi à tourner ça en débat d'identité et de valeurs, ce qui était le pire scénario pour nous», dit une source qui travaille dans le gouvernement Harper.

Un gros problème de communication a également fait son apparition pendant la campagne, dit-on. Les ministres et candidats étaient invisibles et n'avaient pas toujours la permission de parler aux médias. «On n'avait aucun porte-parole crédible pour donner la réplique à Duceppe quand Harper était ailleurs au pays», dit un conservateur.

D'ailleurs, quand le chef du PC venait au Québec, les sondages internes montraient un regain d'intérêt et une poussée dans les intentions de vote. Mais dès que Harper était au loin, un vide s'installait. «Il était où, Lawrence Cannon? Michael Fortier en avait déjà plein les bras à Montréal et dans son comté. On savait depuis le jour un que Fortier était en difficulté. Il aurait fallu que les autres ministres soient plus visibles», dit une source qui a participé activement à la campagne.

Une vraie machine du PC

Des conservateurs interrogés par Le Devoir se sont plutôt dits déçus du peu d'appui fourni sur le terrain par les députés libéraux provinciaux. Mis à part la députée Lucie Charlebois et le ministre Raymond Bachand, qui ont appuyé ouvertement Michael Fortier, les autres députés de Jean Charest ont été invisibles.

Se fier au PLQ ou à l'ADQ a ses limites, pensent plusieurs conservateurs. «Ça montre qu'il faut se bâtir une vraie organisation conservatrice au Québec et ne pas se fier aux partis provinciaux. C'est trop imprévisible», dit une source bien informée des intentions de Stephen Harper. Le PC avait effectivement une machine très faible dans plusieurs régions, ce qui l'a forcé à se rabattre sur l'ADQ et le PLQ, avec un succès mitigé.

Les gars de l'ADQ coupables?

Plusieurs conservateurs cherchent des coupables et pointent vers Ottawa, là où la campagne a été dirigée par plusieurs personnes proches de l'ADQ. «Il y avait trop de pouvoir entre les mains de ces personnes», selon une source. Une autre ajoute: «On n'avait aucune ligne de communication crédible avec Québec pour faire cesser les attaques de Jean Charest, car tout le monde venait de l'ADQ», a soutenu un conservateur.

Mais cette vision n'est pas partagée par tous. «Je ne crois pas à cette théorie ADQ contre PLQ. On avait du monde des deux partis sur le terrain. C'est simpliste de viser quelques personnes», dit une source à Ottawa. Un message repris par des militants au Québec. «Nos candidats n'avaient pas assez envie de se battre pour Harper et notre plate-forme, c'est un problème», a dit une source qui travaille en Estrie.

Selon plusieurs conservateurs, le parti devra faire des gains au Québec lors de la prochaine élection s'il veut demeurer au pouvoir. «Les libéraux vont avoir un nouveau chef et il sera plus fort que Dion. On va perdre des sièges en Ontario et ailleurs. Il faudra que le Québec réponde», dit un conservateur qui oeuvre au gouvernement. Et pour ça, «il faut apprendre de nos erreurs», dit une source.
 
 
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  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 18 octobre 2008 07h42
    Avec Harper et sa clique, le marasme politique nous guette.
    Le Parti Libéral manque de leadership en la personne de Dion. Pour la même raison aussi, il manque d'esprit de corps chez les libéraux. De la manière dont les choses se sont passées lors du congrès des libéraux pour se voter un nouveau chef de parti, Dion a été jeté stratégiquement en pâture dans l'arène du pouvoir. Stratégiquement non pas pour le bien du parti mais pour télégraphier une sale vengeance à l'intérieur des libéraux lors de la course au leadership.

    D'autre part, le mandat des conservateurs sera-t-il de gérer le Canada au nom de tout le monde ou le fera-t-il dans le but d'améliorer uniquement son image auprès des électeurs de certaines provinces? Améliorer son image de manière à obtenir uniquement un mandat plus fort à la prochaine élection. Certains disent que Harper et les conservateurs ont obtenu le pouvoir avec simplement 21% des voies. Est-ce ça la Démocratie?

    Si c'est le cas, on devrait peut-être pensé à faire comme aux USA et limiter à deux mandats le privilège d'être Premier Ministre au Canada. À moins que si on limitait à deux mandats, Harper s'inspire de Poutine en URSS et qu'il délègue quelqu'un à sa place sous le manteau, une fois ses deux mandats terminés, dans le but de continuer à tirer les ficelles du pouvoir. Je l'imagine facilement capable de faire ce genre de chose.

    La plupart des gens ne suivent pas la politique, sinon en surface. Les politiciens ont beau jeu pour s'amuser sur la glace de leurs intentions. Avec Harper et les conservateurs au pouvoir, Machiavel serait-il en train de renaître de ses cendres? Les enjeux sont dangereux, surtout quand on sait que l'intention de Harper et des conservateurs seraient de nous faire retourner à des valeurs sans virtuosité de cinquante ans en arrière. Avec Harper et sa clique, le marasme politique nous guette.

    Il y a Jack Layton et le NPD qui devraient profiter d'un certain moment historique. Sauraient-ils être les bons timoniers qu'il faut pour défendre les causes sociales, environnementales, politiques, etc. du Canada? Cela dit, ce n'est pas tout de défendre certaines causes, il faut aussi savoir les vendre. Dans le sens où les valeurs de la population sont peut-être plus à jour que celles de certains de nos politiciens au sujet de certaines causes, créant ainsi un contexte où les vents d'un véritable changement sont plus favorables.

    JM

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 18 octobre 2008 08h29
    7 Québécois sur 8 n'ont pas voté pour ça!
    Avec 40,9%, le parti vainqueur des inutiles élections de 300 millions (dont 70 tirés de nos poches)est le parti absentioniste. Trois points de plus que les "winners". Les Bleus n'ont eu que 5,205,334 votes, à peine 22,2% des électeurs inscrits !

    Au Québec ils ont obtenu seulement 784,560 voix (en faisant miroiter le vrai pouvoir !), à peine 13,2% des électeurs inscrits. Vs avez bien lu : 86,8% des adultes au Québec n'ont pas voté pour Harpeur.

    Aux dernières élections québécoises, 77% des adultes n'avaient pas voté pour Jean Charest

    Pourtant, on ne rêve pas, on vit bien sous un régime rouge à Québec et bleu à Ottawa ! Charest administre bien 62 milliards de nos taxes et impôts et Harpeur 50 milliards. Et on nous pète les oreilles avec le "plus meilleur pays du monde

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 18 octobre 2008 08h36
    Une équipe faiblarde
    Comment peut-on imaginer de la substance intellectuelle provenant des Bernier, Harvey, Verner, Blackburn et Fortier? À choisir des égarés comme meneurs d`opinion on se heurte à la sagesse du peuple. Dumont et ses acolytes n`ont pas démontré plus de force mentale que les planificateurs conservateurs. Confronté avec une équipe bien rodée au Bloc québécois ils ne pouvaient espérer de gains. Les francophones ont dit zut aux libéraux de Dion et conservateurs sans tête d`affiche valable. La victoire électorale se mérite par la confiance démontrée selon les intentions et les actes posés par chaque parti.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 18 octobre 2008 08h50
    Une autre claque dans la face Ayoye, ça fait mal !
    Il est écrit plus haut : ««Les libéraux vont avoir un nouveau chef et il sera plus fort que Dion.»

    Ayoye ! c'est pas fin pour M. Dion ça. Sans connaître le nouveau chef, on sait déjà qu'il sera plus fort. C'est assez pour décourager M. Dion et l'inciter à démissionner lundi à 14H s'il avait encore l'idée de s'accrocher.


  • Abonné
    samedi 18 octobre 2008 09h12
    Merci M. Charest!!!
    Qu'est-ce que voulait Stephen Harper, la majorité.

    Si c'est pour DÉMOLIR ce que la majorité des Canadiens ont pris plus de 50 ans à bâtir, alors NON MERCI!

    Et c'est bien cela qu'il veut, criminaliser l'avortement, criminaliser les jeunes contrevenants, faire la chasse-aux-sorcières et criminaliser davantage les usagers de drogues douces, retirer l'aide aux usagers de drogues dures, en gros créer de la misère. POURQUOI? Peut-être pour augmenter l'achalandage aux portiques des églises par la misère et la pauvreté pour conséquemment favoriser l'endoctrinement, le lavage de cerveau tel qu'aux USA. Les Églises et la Droite, ça couche dans le même lit, n'est-ce pas!?!

    Il veut sans le dire couper dans tous les budgets à caractères sociaux-culturels, en commençant par les Arts, Télé-Film-Canada, puis bientôt Radio-Canada, etc. C'EST À NOUS TOUT ÇA, C'EST NOTRE IDENTITÉ. Voulez-vous ouvrir la porte toute grande aux MAJORS et aux nombreuses publications Américaines, SANS NOTRE ACCORD? Voulez-vous changer notre identité et faire de nous des pseudo-américains, M. Harper???

    Toutes ces manoeuvres ressemblent à ce qu'a fait G.W. BUSH aux USA. On promet des petites baisses d'impôts ou de taxes pour avoir le pouvoir pour ensuite changer le visage et la nature même du gouvernement. Ainsi, pour les pauvres aux USA, on a confié aux communautés religieuses les argents servant aux causes sociales, aussi, on y a privatisé les prisons et en même temps on augmente les peines, même pour les petites offenses. C'est dégueulasse!

    Mais aussi, c'est principalement 3 aspects de la politique pro-extrême-droite, tel que la MILITARISATION et la participation aux guerres Américaines, et tel que les avantages financiers DONNÉS aux Pétrolières, et enfin le non-respect des objectifs de Kyoto qui ensemble démontrent son désir de DONNER aux riches Américains des Pétrolières, et des manufacturiers d'armements et de munitions toutes sortes de faveurs SANS NOTRE CONSENTEMENT.

    Enfin, Stephen Harper cherche à nos imposer un Sénat 3E (Élu, Efficace, Égal). On a compris M. Harper, c'est pour que les Pétrolières et autres Américains puissent via le NOUVEAU Sénat stopper toutes tentatives de taxer le carbone et aussi empêcher une augmentation des redevances et impôts. Que voulez-vous, acheter quelques Sénateurs, c'est pas trop difficile.

    C'est pour toutes ces raisons que je pense que M. Charest a bien fait de s'opposer à Harper.

    Harper est-il le démon. Non! Il est simplement un politicien malhonnête parce qu'il n'annonce pas clairement ses intentions, un politicien dont les croyances religieuses l'autorisent à prendre tous les moyens possibles pour arriver à imposer les dogmes de ses doctrines économiques aussi bien que les dogmes des doctrines Évangélistes, Pentecôtistes et autres istes.

    Il faut tout faire pour barrer le chemin à Stephen Harper. Il faut absolument démontrer comment ses politiques seraient néfastes pour l'identité Canadienne et surtout Québécoise et contraire à une répartition ÉQUITABLE des richesses au Canada. Le Canada est à Nous, les Canadiens, il n'est pas la propriété des riches AMÉRICAINS, non plus celle de Stephen Harper.

    Et tant que le Québec fait partie du Canada, IL NOUS FAUT LE DÉFENDRE SANS FAUTE.

    Merci M. Charest! Vive la Démocratie!

  • roger montreal
    Abonné
    samedi 18 octobre 2008 09h46
    Le seul coupable, c est le régime de HARPER,que les QUÉBÉCOIS ont refusés
    Les conservateurs cherchent des coupables, pour leur défaite au QUÉBEC, il y a qu un coupable, nous ne sommes pas, pour la majorité, des conservateurs de droite,a la HARPER tout simplement.
    CHAREST a son premier mandat a essayé,/le régime conservateur de droite/il c est buté a l opposition, depuis son deuxième mandat minoritaire, il a changé, car les QUÉBÉCOIS sont, pour la majorité des sociaux démocrates.
    Nous voyons le capitaliste extrême a la BUSH, ou ce système a conduit le monde,et HARPER voudrait prendre cette meme
    direction désuète.
    Si les provinces de /l OUEST et HARPER/ veulent ce régime de DROITE qu ils le prennent, et qu ils nous laissent vivre
    notre régime.
    Nous avons vu le président FRANCAIS, dans son discours, rejeter ce régime capitaliste du laissé faire, que HARPER voudrait instaurer au CANADA.
    Comme TOUJOUR HARPER seul lui a raison, comme pour KYOTO, il a été décrié, par les dirigeants de tous les pays, excepté son ami BUSH.
    ROGER MONTREAL

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 18 octobre 2008 12h48
    L'arrogance au grand galop
    Les Libéraux ont mis au moins dix ans pour devenir arrogants, les Conservateurs y sont arrivés au grand galop en deux ans. Cette arrogance, qui rejette sans cesse le point de vue des autres du revers de la main, voilà bien une chose intolérable. Michael Fortier a très bien cristallisé cette suffisance. Laurence Cannon n'aurait certes pas pu l'aider sur ce terrain, rivalisant avec lui en cette matière.

    Les Conservateurs n'ont jamais été élus avec une majorité. Ils ont été élus avec des promesses faciles à remplir, comme de réduire la TPS par exemple.

    Ils n'ont jamais été élus pour bouleverser toutes les institutions québécoises. Leur morale à cinq sous, nous n'en voulons pas.

    Leurs méthodes grossières et leurs grossiers personnages nous repoussent.

    Nous n'avons pas, nous, cette certitude de la voie à suivre qu'ils arborent en tout temps. Nous avons des principes de remise en question et de recherche du meilleur. Les recettes, on s'en méfie.

    Je suis certain que vos stratèges trouveront un nouveau truc, un nouvel écran de fumée pour appâter les crédules et accomplir leurs vrais desseins par la suite. Ils reviendront nous prouver encore une fois qu'ils ne veulent rien comprendre. Ce qu'ils veulent, c'est le pouvoir.

    ...

  • Etienne Merven
    Inscrit
    samedi 18 octobre 2008 12h54
    À M. Noel
    Eh oui, les conservateurs n'ont pas obtenu beaucoup de votes au Québec. C'est malheureux, car la province aurait pu avoir une voix plus forte au gouvernement...
    Par ailleurs, vous vous gardez bien de mentionner que 68 % des Québécois n'ont pas voté pour le Bloc. Pour ma part, avec 38 %, le Bloc ne représente pas le Québec au fédéral. Il ne fait que parler au nom d'un pourcentage décroissant de Québécois, qui croient en... plus personne ne sait!

  • Normand Chaput
    Abonné
    samedi 18 octobre 2008 14h50
    Il n'y a pas d'erreur, c'est la démocratie
    Plutôt que se demander ce qu'ils auraient pu ou dû faire pour gagner, pourquoi pas un petit exercice d'humilité au lieu? Je me sens méprisé comme citoyen et électeur quand vient le temps de faire l'exercice du post-mortem. Quant-on ne se demande pas ce que la population du Québec a bien pu vouloir dire mais bien quelles erreurs ne pas faire la prochaine fois. Un peu moins de camions par ici, un peu plus de ministres par là

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 18 octobre 2008 15h01
    Un bon signe ?
    J'ose croire que le recul des conservateurs au Québec s'explique en bonne partie par le fait que ceux et celles qui rêvaient d'un retour au bon vieux temps du duplessisme catholique ont fait le vide de leur nostalgie.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Françoise Maertens
    Inscrite
    samedi 18 octobre 2008 15h05
    Bien d'accord avec M. Noel!
    C'est quoi cette démocratie qui permet à un groupe (les cons...ervateurs dans le cas présent) de diriger un pays et de décider de ce qui est bon pour nous en utilisant notre argent avec un peu plus de 20% des votes! Il faut changer notre système de représentation!Absolument!
    Merci M. Noel!

  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 18 octobre 2008 15h48
    @Monsieur Dion pour contrer monsieur Harper
    Vous nous dressez un bon portrait de la situation sous le règne Harper. Ne pensez-vous pas que si les Canadiens demandaient ou plutôt exigeaient d'avoir un système d'élection de notre temps comme le font tous les pays industrialisés nous aurions des représentants qui pourraient alors vraiment nous représenter de façon adéquate le Canada. Un système comme la proportionnelle par exemple.

    C'est certain que les partis au pouvoir ne le feront jamais d'eux-mêmes, il sont avantagés. Je crois que les gros changements doivent venir de la population. Que le monde se renseigne et s'implique.

    C'est facile ...on va voir le site, si on aime... on signe et on le fait connaître.

    Devenir pro-actif est à notre avantage...

    le voici;


    http://www.fairvote.ca/fr

    Le meilleur que je connaisse pour éduquer les gens sur la proportionelle, et les autres systèmes dans le monde
    c'est celui-ci:

    http://www.citizensassembly.gov.on.ca/billy-ballot

  • Jean-Philippe Champagne
    Inscrit
    samedi 18 octobre 2008 19h48
    tres drole
    "J'ose croire que le recul des conservateurs au Québec s'explique en bonne partie par le fait que ceux et celles qui rêvaient d'un retour au bon vieux temps du duplessisme catholique ont fait le vide de leur nostalgie. "

    je l'ai trouvé bien bonne..

  • Linda Hart
    Inscrite
    samedi 18 octobre 2008 20h01
    Merci Mme Jacques
    80 % des Québécois ont voté contre le Reform et environ 65 % de l'électorat Canadien a fait de même. Il s'agit donc d'un gouvernement sans véritable légitimité car il ne représente pas les intérêts de la majorité. Il est temps que nous passions à la proportionnelle, afin de tenir compte de la diversité des opinions. Avec un tel régime, M. Harper ne pourrait former le gouvernement et celui-ci serait assumé par une coalition de centre-gauche qui elle représenterait la grande majorité des Canadiens. Je vais donc suivre le conseil de Mme Jacques et m'inscrire à fairvote. Il est tout à fait malsain de conserver un régime électoral désuet, fait pour le bipartisme, alors que nous sommes passés au pluripartisme. Nous sommes une écrasante majorité à ne pas vouloir de ce gouvernement, obligeons-le à adopter la proportionnelle. Nous devrons parler très fort, car la droite n'a que ce moyen du majoritaire à un tour pour gouverner. Dans un régime proportionnel, elle reprendra sa vraie place et devra se contenter de l'opposition.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 18 octobre 2008 20h26
    La défaite des conservateurs au Québec
    Votre article résume presque tout, Monsieur Castonguay. Moi, je suis conservateur à 300%, mais j'ai voté Bloc, un parti de gauche, parce que je ne faisais pas confiance aux conservateurs de Stephan Harper, pour ce qui a rapport avec la protection de la langue française, l'identité culturelle du Québec, l'indépendance nécessaire au Québec pour assurer sa survie, etc. Je ne regrette pas mon vote. Loin de là, et ce malgré tout ...

  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 18 octobre 2008 22h04
    Entendre les commentaires des cons...ervateurs n'est pas rassurant!
    Dans l'article on lit ce qu'un conservateur a dit en parlant des coupures dans la "On aurait dû faire ça en juin ou attendre après les élections, mais pas en août à un mois des élections." Ça nous montre leur vrai style aussi croche que les commandites des libéraux sauf moins itelligent...

    Ce qui me ramène toujours à la case de départ "Qui a décidé de déclencher des élections" Ces élections précipitées ne sont peut-être pas le fruit du hasard. Quelqu'un a probablement avertit Monsieur Harper qu'une crise économique s'en venait et que ce serait le bon temps pour lui de se faire élire pour un deuxième mandat...avant que la situation soit trop tendue...probablement un monsieur chez nos voisins du sud,

    On y lit aussi
    Un gros problème de communication a également fait son apparition pendant la campagne, dit-on." Les ministres et candidats étaient invisibles et n'avaient pas toujours la permission de parler aux médias." C'est donc devenu une habitude chez monsieur Harper, il a commencé par museler les scientifiques des différents ministères, personne ne peut parler sans que ce soit approuver par monsieur Harper. Il se fiche des citoyens et ne veut révéler ce que bon lui semble...les changements climatiques par exemple aucun d'eux ne peut donner l'heure juste, tout doit être approuvé par lui. Cette façon de faire me fait penser au célèbre biologiste, Arpad Pusztai reconnu mondialement qui fut licencié du jour au lendemain pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC. On a confisqué tout son travail et on l'a ridiculisé devant tous car il a fait part des résultats de ses recherches et du manque de preuve d'innocuité envers les OGM alors qu' il conseillait le principe de précaution. Naturellement ses supérieurs ne l'avaient pas autorisé car ils voulaient instaurer les OGM à tout prix ce qui fut fait. Même chose au Canada...Les scientifiques osent parler quand leur carrière n'est plus en jeu car ils connaissent le sort qui leur est réservé. Est-ce que nous voulons d'un tel système au gouvernement? est-ce que nos élus sont en poste pour servir la population ou à servir leurs intérêts personnels? Hummm! tout un changement en perspective de la part des conservateurs et des libéraux en tous cas...

    Monsieur Harper joue son rôle à merveille... beaucoup de secrets sur ses plans, principalement ses plans avec nos voisins du sud. Le SPP et ses réunions secrètes avec les deux présidents du Mexique et des États-Unis...Montebello août 2007 ..Pourquoi tant de secrets? Il y a anguille sous roche, quand c'est limpide on n'a pas peur d'en parler mais quand les plans sont du genre diabolique on garde le tout secret...Ils ont prévu de fusionner nos trois pays et d'utiliser l'améro pour 2010, c'est bien parti. Ce n'est pas une histoire de législations sur les jelley beans comme il a répondu aux journalistes...d'ailleurs eux aussi on leur a coupé les ponts depuis le règne Harper...


    Pas un cadeau!

  • roger montreal
    Abonné
    dimanche 19 octobre 2008 11h17
    M.MERVEN le BLOC défend le consensus de TOUS LES PARTIS de l assemblé NATIONALE
    M.MERVEN vos calcul ne sont pas bon car 100%-38%=62 et non 68%.
    Si vous seriez moins partisan, vous admettrez que le BLOC ET DUCEPPE, défendent le consensus de tous les partis du parlement du QUÉBEC .
    Car M. CHAREST, M. DUMONT et LA CHEF DU P.Q., sont d accor avec ses revendications, alors DUCEPPE parle aux nom de tous les QUÉBÉCOIS ,sur la justice,sur les coupures des artistes, sur la querre, sur l avortement, sur la langue dans les domaines des banques, les aéroports et autres qui sont sur autorités du fédéral,etc.
    Au contraire HARPER, n a pas la majorité, pour faire adopter les lois, /qu il dit prendre des votes de censures pour passer outre la majorité au commune/ du vote de cet élection et des députés fédéraux, voila tout la différence sans ètre partisan.
    Pour le pourcentage de votre du BLOC, est bien environ 38% car il a présenté, des candidats que dans la province de QUÉBEC, mais les conservateurs ont des candidats partout aux CANADA donc oui ils ont 22% du vote CANADIEN car 36%de59%= 22% donc 68% qui rejettent leur vision.
    ROGER MONTREAL

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 19 octobre 2008 16h20
    Le Québec des Pierre Légaré
    On a les gouvernements qu'on mérite dit le vieil adage. Et ce Québec-là c'est le Québec des Pierre Légaré. Le Québec qui ne va pas voter et qui laisse le Parti Libéral du Québec et le Parti Conservateur à Ottawa vider les centres d'accueil en bus scolaires pour aller voter à chaque élection.

    Lors de la dernière élection, Jean Charest était fini. Derome avait d'ailleurs annoncé sa mort. Pourtant le vote par anticipation l'a ressuscité. "Rigueur, rigueur, rigueur"? Non. Vote en bus scolaires...

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