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Conseil de la fédération - Chacun son rôle

Jean-Robert Sansfaçon   18 octobre 2008  Canada
Le premier ministre Jean Charest a convoqué ses homologues du Conseil de la fédération à une rencontre pour discuter d'économie, lundi, à Montréal. Il faut applaudir cette initiative qui précédera une autre rencontre promise par le premier ministre Harper et dont la date est inconnue. Dans la conjoncture actuelle, les provinces doivent faire front commun.

Les pressions seront fortes au cours des prochains mois pour que les provinces ouvrent les vannes bien au-delà de leurs prévisions actuelles de dépenses. Or, compte tenu de leur situation financière, peu d'entre elles sont en mesure de laisser leur dette grimper de façon importante pendant quelques années.

Dans le passé, les provinces ont toujours voulu jouer le même rôle qu'Ottawa en matière de politique économique. Malgré cela, l'impact est resté limité, pour ne pas dire à peu près nul. En fait, les provinces n'ont pas les outils économiques nécessaires pour jouer un rôle macroéconomique d'importance, encore moins depuis l'intégration au grand tout américain.

Ces outils sont entre les mains d'Ottawa, qui contrôle à la fois la politique monétaire et la politique fiscale. La décision récente du ministre Flaherty d'utiliser la SCHL pour fournir 25 milliards de liquidités aux banques, par exemple, ou celle, prévisible, de la Banque du Canada de réduire les taux d'intérêt la semaine prochaine, illustrent ces pouvoirs extraordinaires du gouvernement central.

Dans une fédération à pouvoirs partagés comme le Canada, on attend des provinces qu'elles rendent les services directs à la population, notamment en santé et en éducation, et qu'elles investissent dans les infrastructures qui relèvent de leurs compétences. Or, à cause du ralentissement qui s'annonce, les provinces devront résoudre la quadrature du cercle pour continuer à offrir tous les services publics essentiels sans devoir sabrer les programmes. Il sera sans doute inévitable d'inscrire un déficit si les revenus ne sont pas au rendez-vous.

En revanche, il ne sert à rien d'en faire plus pour épater la galerie, les effets positifs à court terme étant très limités et aussitôt annulés par les conséquences désastreuses d'une explosion de la dette, dont les intérêts réduisent la part des revenus disponible pour les programmes.

La stratégie sur laquelle les provinces devraient s'entendre, lundi, c'est de convaincre Ottawa de jouer pleinement son rôle de régulateur de la conjoncture, d'abord en maintenant ses transferts et ses dépenses aux niveaux prévus, ensuite en créant des programmes de soutien du revenu des ménages touchés par la crise et de stimulation de l'activité économique.

Réussir cette opération serait déjà beaucoup, compte tenu de l'entêtement idéologique d'un gouvernement conservateur qui a promis d'équilibrer les comptes malgré les prévisions qui parlent d'un déficit d'au moins 10 milliards l'an prochain à Ottawa.






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  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 17 octobre 2008 23h17
    Le spectacle des Premier ministres des provinces
    Avouons que les provinces ne ppeuvent absolument rien sauf s'ils refusaient de jouer le jeu des capitalistes qui activent un désordre mondial pour mieux prendre le pouvoir et bien souvent ils sont les premiers complices.
    Le déficit est le prix de la guerre.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 18 octobre 2008 08h59
    Full-asymétrique !
    Bien oui, la Province de Québec va aller s'asseoir avec les autres provinces dont l'Île du Prince-Édouard qui a moins de citoyens que la Ville de Sherbrooke. Même chose pour la Ville de Trois-Rivières. C'est ça le Québec asymétrique dans le Canada asymétrique. Ça fait pas mal asymétrique, merci.

  • Michel Samson
    Abonné
    samedi 18 octobre 2008 10h41
    Assymétrie et Conseil...
    René Lévesque ne nous aura-t-il pas appris qu'il est moins important d'obtenir une égalité plutôt bancale que d'avoir un point de vue incontournable ? Je me souviendrai jusqu'à «plus être» de St-Andrews.

  • Roger Dion
    Abonné
    samedi 18 octobre 2008 15h01
    Seul HARPER a raison comme son ami BUSH regardez ou les AMÉRICAIN sont rendus
    Oui si notre économiste, de premier ministre du CANADA, pensait un peu moins aux pétrolières,les gens riches et les banques, il n aurait pas privé le trésor public, de quelque dizaines milliards, avec cette baisse insensé de la T P S,
    qui était décrié par tous les économistes, comme rétrograde.
    Car cette baisse de taxe, n a pas profité aux gens de classes moyennes,QUI ONT DES REVENUS DE 50.000$ A75.000$/
    POUR HARPER LA CLASSE MOYENNE C EST 200.000$/ mais bien a ceux qui gagnent des gros revenus ,/QUI PEUVENT PROFITER DES AUBAINES EN BOURSE PAROLE DE HARPER/ ou aux grosses compagnies qui achètent beaucoup des matériaux, tel les pétrolière qui font beaucoup de nouvelle rénovation en ALBERTA etc.
    Comme toujours seul HARPER a raison comme BUSH voyez le déficite AMÉRICAIN nous verrons le notre bientôt comme lorsque MULRONY a quitté le pouvoir /42 MILLIARDS DE DÉFICIT/
    ROGER MONTREAL

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