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Plus fort, mais toujours minoritaire

15 octobre 2008  Canada
Photo : Agence Reuters
Le chef conservateur, Stephen Harper, aura finalement tenu son pari. Lui qui avait contourné sa propre loi instaurant les élections à date fixe, pour profiter de la faiblesse de ses adversaires et ainsi obtenir de l'électorat un mandat majoritaire, a renforcé sa position à la Chambre des communes. Ses troupes ont décroché une seconde minorité, beaucoup plus confortable que celle de 2006. Le Bloc québécois a toutefois anéanti tout espoir de vague bleue au Québec en prenant 49 circonscriptions. Le Parti libéral de Stéphane Dion sort perdant de cette joute, perdant une vingtaine de sièges au pays, dont plusieurs en Ontario.

Le chef libéral a annoncé qu'il restait en poste. «Le Canada me demande d'être le chef de l'opposition. J'accepte cette responsabilité avec honneur.»

Prenant la parole à 1h du matin, Stephen Harper a déclaré qu'il avait trois objectifs. D'abord, gouverner «pour tous les Canadiens», ensuite «tendre la main» aux partis d'opposition pour gérer la crise économique, et enfin, mettre en oeuvre son programme électoral. «On va faire ce que nous avons promis de faire», a dit M. Harper.

Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a pris la parole le premier et s'est dit ouvert à discuter avec tous les partis pour faire fonctionner le Parlement minoritaire. Puis, il s'est adressé au premier ministre. «J'invite donc M. Harper à respecter la volonté des Québécois, en gouvernant avec ouverture et en faisant des compromis.» M. Harper avait laissé entendre en début de campagne qu'il interpréterait une seconde minorité comme un mandat plus fort lui permettant d'aller de l'avant avec ses réformes. Jack Layton aussi s'est dit «prêt à collaborer avec les autres partis». Au moment de mettre sous presse, M. Harper n'avait pas encore pris la parole.

Le Parti conservateur l'a emporté dans 144 circonscriptions, avec 37 % du vote. Il s'agit d'une augmentation de 16 sièges, et à peine 12 de moins que ce qui est nécessaire pour obtenir une majorité. Le Parti libéral, lui, en eu 76 (en baisse de 15), et un appui de 27 %. Les appuis du NPD se sont maintenus à 18 %, se traduisant par 37 députés. Le Bloc québécois, que l'on disait mort début septembre au lancement de cette 40e élection, a réalisé une bonne performance, mais moins glorieuse que prévu, avec 49 sièges. Deux indépendants, Bill Casey en Nouvelle-Écosse et André Arthur à Québec, remportaient leur laissez-passer pour retourner à la Chambre des communes.

Les quatre chefs de parti ont été élus dans leur circonscription respective. Seule Elizabeth May, la leader du Parti vert, a dû s'incliner en Nouvelle-Écosse devant le ministre de la Défense et vedette locale, Peter MacKay.

Ainsi, au Québec, le Parti conservateur a maintenu son score à 25 % et a conservé 10 sièges, contredisant toutes les prédictions. Toutefois, tous les espoirs de gain, à Drummondville, Trois-Rivières ou encore Sherbrooke, se sont évanouis. Le Parti libéral a mieux réussi que prévu avec 22 % des suffrages et une possibilité de 16 sièges en vue, notamment un gain dans Haute-Gaspésie-La Mitis, avec Nancy Charest. Le PLC semblait aussi en voie de reconquérir Outremont et Ahuntsic.

Contre toute attente, la région du Saguenay n'a pas changé de visage. Le ministre du Développement régional, Jean-Pierre Blackburn, conservait facilement son siège, tout comme son voisin Denis Lebel. Le bloquiste Robert Bouchard est resté en poste à Chicoutimi-Le Fjord. «Quelle belle victoire! Je l'ai vraiment travaillée, travaillée, travaillée», a déclaré M. Blackburn. «Je suis content pour le premier ministre.»

Dans la région de Québec, le «mystère» de la capitale s'est poursuivi. La ministre Josée Verner a été réélue facilement, même si elle a été malmenée pour avoir mal défendu le milieu culturel lorsque son gouvernement a fait passer plusieurs programmes à la trappe. Ses collègues aussi ont résisté. Seul Luc Harvey, dans Louis-Hébert, a été renvoyé par les électeurs qui lui ont préféré le bloquiste Pascal-Pierre Paillé. La bloquiste Christiane Gagnon est restée en poste. «Nous avions choisi de travailler avec les électeurs», a déclaré Mme Verner, en faisant référence à l'absence des députés conservateurs sur les diverses tribunes pendant la campagne.

Pour sa part, l'ex-ministre Maxime Bernier n'a pas subi de contrecoups de ses mésaventures avec Julie Couillard. Il a été réélu haut la main. D'ailleurs, la plupart des ministres conservateurs ont remporté leur siège, y compris le ministre de la Santé, Tony Clement, qui avait été élu en 2006 avec une majorité de... 28 voix. Il a consolidé son avance. Idem pour le ministre des Finances Jim Flaherty, qui a été réélu à Withby-Oshawa.

Le ministre sénateur Michael Fortier a raté sa chance de se faire élire dans Vaudreuil-Soulanges tout comme le candidat-vedette et maire de Saint-Eustache, Claude Carignan. Sur l'île de Montréal, le paysage changeait légèrement, avec un Parti libéral plus fort que prévu.

Le PLC a mené une chaude lutte toute la soirée pour reconquérir son bastion d'Outremont, Sébastien Dhavernas tentant de renvoyer chez lui le seul député néodémocrate du Québec, Thomas Mulcair. Le candidat-vedette et fils de l'ex-premier ministre, Justin Trudeau, a battu la bloquiste Vivian Barbot dans Papineau, privant le Bloc québécois d'une victoire qu'il souhaitait ardemment. Le NPD n'a pas non plus réussi à augmenter sa députation québécoise. Bien qu'elle ait mené une fière bataille, l'ex-députée de Paul Martin, Françoise Boivin, n'a pas réussi à déloger le bloquiste Richard Nadeau.

L'Ontario plus bleu qu'avant

L'Ontario a quant à lui changé passablement de couleur. Au moment de mettre sous presse, le Parti conservateur y détenait 51 sièges, soit 10 de plus que ce qu'il avait au moment de la dissolution. Le Parti libéral dégringolait à 38 sièges (contre 51) et le NPD augmentait sa cagnotte à 17 sièges (pour cinq gains). Les deux circonscriptions ouvrières d'Oshawa ont toutefois boudé Jack Layton et ses flirts aux travailleurs.

La couronne élargie de Toronto a finalement cédé aux assauts conservateurs. Des endroits comme Oakville, Oak Ridge Markham ou encore New Market-Aurora, ex-fief de Belinda Stronach, sont passés au bleu. Par contre, le parti de Stephen Harper n'a pas été en mesure de conserver Mississauga-Streetsville, où le transfuge Wajid Khan s'est incliné devant la libérale Bonnie Crombie. La ministre du Développement international, Bev Oda, a réussi à se faire réélire même si, en l'absence d'un candidat du NPD, le Parti conservateur craignait de voir les libéraux récolter le siège. Même scénario pour Gary Lunn, en Colombie-Britannique.

Le parti de Jack Layton a réussi à enregistrer des gains dans le nord de la province aux dépens des libéraux et à conserver la région d'Hamilton, que lorgnait le Parti libéral. Sheila Copps y avait d'ailleurs été dépêchée pour faire du porte-à-porte. Après une chaude lutte, l'épouse de M. Layton, Olivia Chow, a conservé sa circonscription torontoise. L'autre néodémocrate du centre-ville torontois, Peggy Nash, a eu moins de chance et a cédé la place au candidat-vedette libéral et ex-candidat à la direction, Gerard Kennedy.

En Colombie-Britannique, le PC a augmenté ses appuis de 11 %, obtenant 22 sièges, un gain de quatre députés. Stéphane Dion a vu ses troupe perdre trois sièges, pour un maigre total de quatre. Le PLC y a perdu 10 %. La déception était du côté du NPD, qui a lui aussi perdu des plumes (- 4 %) au profit du Parti vert, conservant seulement ses 10 sièges alors qu'il espérait en gagner beaucoup plus.

L'Atlantique changée

Le paysage de la région atlantique a été pour sa part quelque peu modifié. Le Parti libéral a perdu trois sièges, pour un total de 17 sur une possibilité de 32. Le Parti conservateur s'en sort avec 10 sièges, alors qu'il en avait 8 avant le déclenchement. Le NPD quant à lui n'a fait qu'un seul gain, mais symbolique parce qu'à Terre-Neuve, terminant avec quatre sièges contre trois en 2006.

Mais la carte a été réaménagée. Ainsi, à Terre-Neuve, où le premier ministre conservateur, Danny Williams, avait mené sa campagne ABC (Anybody but Harper, N'importe qui sauf Harper) avec mascotte de macareux moine à l'appui, le Parti conservateur fédéral a été balayé. Il a perdu les trois sièges qu'il y détenait. Sentant peut-être le vent tourner, deux des trois élus conservateurs, dont le ministre des Pêches, Loyola Hearn, avaient d'ailleurs choisi de ne pas solliciter un nouveau mandat. Toutefois, les libéraux n'ont pas su tirer totalement avantage de la situation: ils ont gagné deux sièges, mais le NPD a pris le troisième, une percée importante pour le parti de Jack Layton.

En Nouvelle-Écosse, un seul changement important: le libéral Robert Thibault, qui s'est illustré dans l'affaire Mulroney-Schreiber, a perdu au profit des conservateurs. À l'Île-du-Prince-Édouard, le Parti libéral avait perdu son monopole, alors que la conservatrice Gail Shea remportait Egmont.
 
 
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  • René Lachapelle
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 06h02
    Qu'est-ce qui se passe?
    Comment en sommes-nous arrivés à donner tant d'appui aux conservateurs? Même au Québec, tout en maintenant notre refus d'un Canada qui ne veut pas reconnaître notre identité, ce parti qui véhicule les politiques favorable aux riches, au contrôle social et à la répression, réussit à se tailler une place, si étroite soit-elle. Bien plus, ce sont ses plus ternes représentants qui conservent leur siège: Blacburn qui coupe les ailes au développement local, Verner qui n'arrive pas à parler des dossiers dont elle est responsable, Bernier dont le manque de jugement est flagrant... Le peuple a toujours raison, mais ses raisons me déconcertent!
    René Lachapelle

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 07h00
    Conservateurs plus fort grace au Bloc
    Une seule chose aurait pu affaiblir, voir nous débarasser des conservateurs; que les québécois votent pour le Plan Vert de M.Dion.

    Heureusement pour les conservateurs , le Bloc s'est assuré que ce serait bien les conservateurs qui reforment le pouvoir en incitant à voter pour un parti régionaliste n'ayant aucune chance de l'emporter, seulement de nuire aux libéraux et à une idéologie plus social-démocrate...pour conserver au pouvoir ...la droite...

    Ça confirme mon opinion que les québécois se foutent de l'environnement, mais se préoccupe du prix de l'essence, comme la pluspart de leurs concitoyens canadiens...il n'y pas de Québec plus vert..seulement de citoyens chanceux d'avoir de l'hydoélectricité pour les faire passer pour moins pollueurs...alors qu'ils le sont autant que les autres canadiens...triste réalité..

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 07h44
    Les Libéraux ne pouvaient pas perdre
    Harper a appelé une élection afin d'aller chercher une majorité au Québec, dans le terroir de l'ADQ. Échec.
    Dion parlait avec une avance dans 200 comtés. Échec.
    Voici ce que j'écrivais en début de campagne.

    -----------


    Au Canada, plus que jamais, on vote essentiellement sur une base ethnique et régionale. Les concentrations ethnos-linguistiques peuvent prédire assez facilement le gagnant du comté et par là le gagnant de l'élection.

    Le carte électorale du Canada de 2008 est telle que les Libéraux peuvent gagner toutes les élections (même avec Dion comme chef) pour des décennies à venir, à moins que...Harper répète l'exploit de Mulroney et réussisse à unir les deux Canadas profonds contre le Canada nouveau et des minorités. C'est ce qui risque de se produire.

    Les immigrants (20% de la pop canadienne) votent en grande majorité libéral, tout comme les Indiens (4% du Canada) les Anglos-Québécois (2% du Canada) et les Acadiens et francos-hors-Québec (3% du Canada). S'ajoutent les Québécois fédéralistes purs et durs (10% du Québec, 2% du Canada) et les vrais Libéraux Canadians (5% du Canada). Bref, les Libéraux partent avec un beau 30% qui est immuable, solide comme le roc des Rocheuses.

    Le vote ethnique joue dans 140 comtés (presque toute l'Ontario et le grand Vancouver), le vote autochtone dans une vingtaine, le vote anglo-québécois dans une douzaine, ethno-québécois dans une quinzaine, et le vote acadien et franco-hors-québec dans une quinzaine. Bref, les Libéraux partent avec une longueur d'avance dans plus de 200 comtés sur 308, fait qu'ils ne peuvent pas perdre. A moins d'être vraiment pourris.

    Dans ce cas extrême, ils ne peuvent même pas descendre en bas de 100 tellement leur vote est automatique, immuable. Après le régime corrompu de Mulroney en 1993, les Bleus se sont effondrés à deux petits comtés. Mais pas les Rouges corrompus de Chrétien-Martin en 2006. On a réussi à aller chercher 99 sièges. Comment ? A cause de la fidélité de la clientèle qui vote toujours toujours toujours pour le même parti : les ethnies dans les villes, les anglos au Québec et les francos hors-québec ainsi que les Indiens. Cette solide coalition rend le nombre incompressible en-bas de 100 comtés.

    Il s'agit donc pour les Libéraux d'aller chercher la moitié des comtés dans lesquels ils ont déjà une longueur d'avance, et c'est dans la poche.

    Mais les Libéraux peuvent être renversés si on leur oppose un fort vote canadian dans le ROC profond et un fort vote nationaliste dans le Québec profond. Ce fut le cas la dernière fois, les 50 sièges du Bloc ont bloqué le chemin aux Libéraux et empêché les Conservateurs, qui ont fait le plein dans le ROC, d'être majoritaires.

    La prochaine élection va se jouer sur ces 50 comtés qui peuvent tomber du coté des conservateurs (on connait les vagues au Québec.....). Les chances des Libéraux sont, pour l'instant du moins, nulles dans ces comtés fait que les Libéraux, qui partent avec d'énormes avantages, devraient perdre l'élection parce que leur chien est mort dans le et dans le Québec français et dans le ROC profond. Leur reste que le Canada ethnique, et Terre-Neuve.

    Le grand défi pour Harper c'est de répéter l'exploit de Mulroney et d'unir la centaine de comtés du ROC profond, qui votent bleu, à la cinquantaine du Québec profond qui votent Bloc depuis Charlottetown. Les deux vieux Canadas, en votant massivement pour les Conservateurs, peuvent encore renverser le nouveau Canada et le Canada des minorités linguistiques et autochtones qui votent toujours, toujours, toujours rouge. Mais pas pour longtemps, démographie oblige (il rentre presqu'un pourcent de nouveaux Canadiens chaque année !) On s'enligne pour des gérérations de gouvernements rouges, mais pas cette fois.

    L'élection va se jouer essentiellement au Québec français où les sirènes du pouvoir vont peut-être faire tomber les Québécois dans les mains d'Harper ? La fatigue du Bloc, jointe à l'écrasement des Libéraux et à la montée de l'ADQ, favorise les Conservateurs et promet une chaude lutte dans la plupart des comtés. Pour le Bloc, le salut réside dans la survie des Rouges, qui assure la division du vote fédéraliste et peut lui permettre encore une fois de se faufiler entre les deux. Mais je sens que cette fois ça va être dur (le Bloc a un discours montréaliste qui ne cadre pas avec les valeurs, plus "conservatrices" du Québec profond. Lorsque Duceppe va comprendre ça, il va être à la retraite...)

    Dans le ROC, les Conservateurs peuvent aller chercher quelques comtés des banlieues où le vote ethnique n'est pas assez lourd pour faire passer les Libéraux. Mais le nombre de gains que peuvent faire les Conservateurs est fort limité.

    Si le Bloc tient le coup, les Conservateurs restent minoritaires. Si le Bloc s'effondre, les Conservateurs sont majoritaires. Je ne vois pas comment les Libéraux pourraient gagner même si le vote ethnique joue pour eux dans 200 comtés !! La prochaine fois peut-être, avec un autre leader ?

    http://www12.statcan.ca/francais/census01/products ?R=FED03&G=13003

    LES QUELQUE 200 COMTÉS OÙ LE VOTE ETHNIQUE DONNE AUX LIBÉRAUX UN ÉNORME AVANTAGE AU DÉPART :

    NB ACADIEN
    1) Acadia-Bathurst : 76% d'acadiens
    2) Beauséjour : 68%
    3) Madawaska-Restigouche 80%
    4) Miramichi 20%
    5) Moncton-Riverview-Dieppe : 51%
    6) Tobique-Mactaquac 22%

    ONTARIO FRANCO
    1) Glengarry-Prescott-Russell 61%
    2) Algoma-Manitoulin-Kapuskasing : 31%
    3) Nickel Belt 42% (7% d'Indiens)
    4) Nipissing-Timiskaming 18% (4% d'Indiens)
    5) Ottawa-Orléans 13% (14% d'immigrants)
    6) Ottawa-Vanier 33% (22% d'immigrants)
    7) Stormont-Dundas-South Glengarry 21% (6% d'immigrants)
    8) Sudbury 20% (10 d'immigrants, 5% d'Indiens)
    9) Timmins-Baie James 11% (11% d'Indiens)

    MANITOBA FRANCO
    1) Provencher 12% ( 8% d'immigrants et 8% d'Indiens)
    2) Saint Boniface 15% (11% d'immigrants et 8% d'Indiens)

    QUEBEC ANGLO
    1) Beauharnois-Salaberry 9% (3% d'immigrants)
    2) Brome-Missisquoi 17% (4 d'immigrants)
    3) Châteauguay-Saint-Constant, Québec 14% (5% d'immigrants)
    4) Compton-Stanstead 13% (4% d'immigrants)
    5) Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine 10%
    6) Jeanne-Le Ber 19% (17% d'immigrants)
    7) Lac-Saint-Louis 47% (21% d'immigrants)
    8) Notre-Dame-de-Grâce-Lachine 36% (25% d'immigrants)
    9) Pierrefonds-Dollard 37% (30% d'immigrants)
    10) Pontiac 21% (2% d'immigrants)
    11) Saint-Lambert 12% (12% d'immigrants)
    12) Vaudreuil-Soulanges 19% (6% d'immigrants)
    13) Westmount-Ville-Marie 37% (33% d'immigrants)

    QUEBEC ETHNIQUE
    1) Ahuntsic 30% (plus 5% d'Anglos)
    2) Alfred-Pellan 12% (plus 4% d'Anglos)
    3) Bourassa 26% (plus 4% d'Anglos)
    4) Brossard-La Prairie 25% (14% d'Anglos)
    5) Hochelaga 14% (3% d'Anglos)
    6) Honoré-Mercier 23% (5% d'Anglos)
    7) LaSalle-Émard 23% (23% d'Anglos)
    8) Laurier 17% (6% d'Anglos)
    9) Laval 17% (5% d'Anglos)
    10) Laval-Les Îles 22% (10% d'Anglos)
    11) Mount Royal 44% (34% d'Anglos
    12) Outremont 37% (14% d'Anglos)
    13) Papineau 39% (4% d'Anglos)
    14) Rosemont 17% (3% d'Anglos)
    15) Saint-Laurent-Cartierville 47% (17% d'Anglos)
    16) Saint-Léonard-Saint-Michel 40% (6% d'Anglos)

    ONTARIO ETHNIQUE

    1) Ajax-Pickering 26%
    2) Ancaster-Dundas-Flamborough-Westdale 18%
    3) Beaches-East York, 35%
    4) -Gore-Malton 46%
    5) Brampton West - Brampton-Ouest, 38%
    6) Brampton-Springdale, 39%
    7) Brant 13%
    8) Burlington 21%
    9) Carleton-Lanark 15% (5% de Francos)
    10) Chatham-Kent-Essex, 14% (3% de Francos)
    11) Davenport 55%
    12) Eglinton-Lawrence 39%
    13) Elgin-Middlesex-London 14%
    14) Essex 12% (5% de Francos)
    15) Etobicoke-Centre 42%
    16) Etobicoke North 57%
    17 Etobicoke-Lakeshore 37%
    18) Guelph 20%
    19) Haldimand-Norfolk 11%
    20) Halton 22%
    21) Hamilton Centre 27%
    22) Hamilton East-Stoney Creek 28%
    23) Hamilton Mountain 25%
    24) Kingston and the Islands 14%
    25) Kitchener Centre 26%
    26) Kitchener-Conestoga, 17%
    27) Kitchener-Waterloo 27%
    28) London North Centre 21%
    29) London West - London-Ouest 19%
    30) London-Fanshawe 23%
    31) Markham-Unionville 61%
    32) Mississauga East-Cooksville 56%
    33) Mississauga South 34%
    34) Mississauga-Erindale 44%
    35) Mississauga-Streetsville 40%
    36) Nepean-Carleton 20%
    37) Newmarket-Aurora 18%
    38) Niagara Falls 19%
    39) Niagara West-Glanbrook 16%
    40) Oakville 27%
    41) Oshawa 15%
    42) Ottawa Central 24% (10% Francos)
    43) Ottawa South 29% (9% de Francos)
    44) Ottawa West-Nepean 29% (6% de Francos)
    45) Oxford 11%
    46) Parkdale-High Park 42%
    47) Pickering-Scarborough East 35%
    48) Richmond Hill 50%
    49) Sarnia-Lambton 12%
    50) Sault Ste. Marie 11% (7% d'Indiens)
    51) Scarborough-Centre 53%
    52) Scarborough-Sud-Ouest 44%
    53) Scarborough-Agincourt, 35%
    54) Scarborough-Guildwood 54%
    55) Scarborough-Rouge River 66%
    56) Simcoe North 10% (Franco 4% et Indiens 6%)
    57) Simcoe-Grey 11% (2% de Francos)
    58) St. Catharines 20%
    59) St. Paul's 36%
    60) Thornhill 46%
    61) Thunder Bay-Superior-Nord 11% (10% d'indiens)
    62) Vaughan 38%
    63) Westlock-St. Paul 13% (7% de Francos)
    64) Wellington-Halton Hills 14%
    65) Whitby-Oshawa 19%
    66) Willowdale 56%
    67) Windsor West 28%
    68) Windsor-Tecumseh 23% (4% de Francos)
    69) York Centre 57%
    70) York South-Weston 54%
    71) York West - York 61%
    72) York-Simcoe 13%

    MANITOBA ETHNIQUE
    1) Elmwood-Transcona, 13% (8% d'Indiens)
    2) Kildonan-St. Paul, Manitob 18% (4% d'Indiens)
    3) Winnipeg Centre 25% (16% d'Indiens)
    4) Winnipeg North 27% (17% d'Indiens)
    5) Winnipeg South 16% (4% d'Indiens)
    6) Winnipeg South Centre 15% (4% d'indiens)

    SASK ethnique
    1) Wascana 10% (8% d'Indiens)

    ALBERTA ethnique
    1) Parkdale-High Park 23% (4% d'Indiens)
    2) Calgary North 18%
    3) Calgary South 21%
    4) Calgary Southeast 15%
    5) Calgary Southwest 20%
    6) Calgary-Centre-Sud 21%
    7) Calgary-Ouest 19,3%
    8) Calgary-Nose Hill 28%
    9) Edmonton Centre 18% (7% d'Indiens)
    10) Edmonton East 24% (8% d'Indiens)
    11) Edmonton-Beaumont 24%
    12) Edmonton-Leduc 20%
    13) Edmonton-Sherwood Park 13%
    14) Edmonton-St. Albert, 16% (4% d'Indiens et 2% de Francos)
    15) Edmonton-Strathcona 15% (3% de Francos)

    CB ETHNIQUE
    1) Abbotsford 23%
    2) Burnaby-Douglas 53%
    3) Burnaby-New Westminster 46%
    4) Chilliwack-Fraser Canyon, 12% (11% d'Indiens)
    5) Delta-Richmond-Est 36%
    6) Dewdney-Alouette 16%
    7) Esquimalt-Juan de Fuca 13%
    8) Fleetwood-Port Kells 33%
    9) Kamloops-Thompson 10% (7% d'Indiens)
    10) Kelowna 14%
    11) Langley 15%
    12) Nanaimo-Alberni 16% (6% d'Indiens)
    13) Nanaimo-Cowichan, 14% (8 d'Indiens)
    14) New Westminster-Coquitlam 29%
    15) Newton-North Delta 38%
    16) North Okanagan-Shuswap 11% (5% d'Indiens)
    17) North Vancouver 30%
    18) Okanagan-Coquihalla 15% (5% d'Indiens)
    19) Port Moody-Westwood-Port Coquitlam 34%
    20) Richmond, 57%
    21) Saanich-Gulf Islands, 21%
    22) Surrey-Sud-White Rock-Cloverdale : 21%
    23) Southern Interior 14% (4% d'Indiens)
    24) Surrey North 36%
    25) Vancouver Centre 32%
    26) Vancouver East 44% (5% d'Indiens)
    27) Île de Vancouver-Nord 12% (7% d'indiens)
    28) Vancouver Kingsway, 55%
    29) Vancouver Quadra 36%
    30) Vancouver South 58%
    31) Victoria 21%
    32) West Vancouver-Sunshine Coast, 24%

    COMTÉS INDIENS

    1) Yukon : 23% d'autochtones (plus 9% d'immigrants)
    2) Nunavut : 87% d'autochtones
    3) Western Arctic tno, 49% d'autochtones (plus 6% d'immigrants)
    4) Nunavik-Eeyou, Québec 29%
    5) Kenora Ont, 33%
    6) Churchill, Manitoba 64%
    7) Dauphin-Swan River, Manitoba : 21%
    8) Selkirk-Interlake, Manitoba 18%
    9) Battlefords-Lloydminster Sask, 18%
    10) Churchill River Sask 64%
    11) Prince Albert Sask 21%
    12) Regina-Qu'Appelle Sask 18% (4% d'immigrants)
    13) Saskatoon-Rosetown-Biggar, Sask, 18% (6% d'immigrants)
    14) Athabasca Alberta 26% (6% d'immigrants)
    15) Macleod Alberta 12% (8% d'immigrants)
    16) Peace River Alb 13% (6% d'immigrants, 5% de Francos
    17) Westlock-St. Paul Alb 13% (6% de Francos, 5% d'immigrants)
    18) Cariboo-Prince George, CB 12% (11% d'immigrants)
    19) Prince George-Peace River 12% (7% d'immigrants)
    20) Skeena-Bulkley Valley 26% (11% d'immigrants)

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 08h23
    Dion sur son départ
    Les résultats pourraient donner la balance du pouvoir au Bloc. Toutefois, la faiblesse de Dion se fera sentir très rapidement car il continuera à supporter les Conservateurs lors de votes de confiance. Cette situation va forcer les Libéraux à s`en débarrasser plus tôt que plus tard. Le leadership traditionnel leurs forceront la main puisqu`ils sont vindicatifs. Finalement Dion devra payer $800,000 à ses créanciers.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 08h32
    Au Québec: Quatre réformistes-conservateurs élus grâce au Bloc
    Tel que prévu, un gouvernement réactionnaire renforcé a été élu.
    Un gouvernement réactionnaire grâce à qui?
    Grâce au Bloc.
    Merci le Bloc de nous offrir ce magnifique gouvernement. M. Dion, dit le mollusque, est déjà à faire des courbettes. On le voit déjà, dans toute sa mollesse de mollusque, prêt à voter avec la marche arrière.

    M. Duceppe, guère plus rigide, votera avec ce gouvernement élu. Il «respectera» le vote canadien. Quel respect!

    Et nous, Québécois, qui donc va nous respecter ?
    Qui donc va respecter NOS valeurs ?
    Pas Dion, très peu Duceppe. Le Bloc respectera NOS valeurs, si et seulement si, le gouvernement n'est pas en péril. Le Bloc respectera NOS valeurs lorsque M. Dion, dit le mollusque, lui passera le flambeau de soutenir le gouvernement.

    Le seul qui respectera NOS valeurs, ce sera le NPD.
    Bien sûr, le NPD n'est pas pour la souveraineté du Québec.
    Bien sûr, le NPD ne se battra jamais pour la souveraineté du Québec.
    La souveraineté du Québec NE SE FAIT PAS À OTTAWA.
    Faut-il rappeler que l'indépendance du Québec ne se fera JAMAIS À OTTAWA.
    Le fédéral n'a rien à faire avec le pays du Québec.
    En élisant 50 Blocs hier, nous n'avons RIEN gagné.

    Les 50 députés du BLOC n'ont servi qu'à faire élire un gouvernement totalement contraire à NOS valeurs.


    Hier j'écoutais Radio Canada et l'imbécile (excusez l'insulte, mais une telle analyse me révolte), oui, l'imbécile de Michel C. Auger répétait, comme un abruti, "le Bloc a empêché les conservateurs d'avoir un gouvernement majoritaire"!

    Mais quelle réflexion de gnochon.
    Quelle imbécillité de dire que sans le Bloc, ces votes bloquistes auraient été aux réactionnaires réformistes.
    C'est une absurdité incroyable. Aucun vote du Bloc ne serait allé vers Harper, AUCUN.

    De plus, si le Bloc avait mis l'épaule à la roue pour renverser ce gouvernement fasciste, en s'éclipsant et en appuyant fermement le NPD, nous aurions affaibli considérablement ce gouvernement réactionnaire et nous nous serions donné une opposition forte représentant vraiment NOS valeurs..


    Le Bloc a fait élire 4 députés réformistes-conservateurs au Québec.

    Élue grâce au Bloc dans Beauport:
    - Sylvie Boucher avec 17967 votes
    Sans le Bloc et en appuyant le NPD, nous aurions eu un réformiste de moins et un NPD de plus: le vote du Bloc: 15981 plus celui du NPD 5991 = 21972, conservateur "out" !

    - Daniel Petit, 20590, élu grâce au Bloc.
    Bloc 14644 + NPD 6580 = 21224. Un autre conservateur "out" si nous nous étions unis.

    - Lawrence Cannon, 14013, élu grâce au Bloc.
    Bloc 9556 + NPD 6655 = 16211. Sans le Bloc, un autre conservateur "out"!

    - Denis Lebel, 16054, élu grâce au Bloc.
    Bloc 14549 + NPD 1746 = 16295. Un autre conservateur "out"!

    Sans le Bloc, QUATRE réformistes de moins.

    Nous aurions alors eu les 37 NPD canadiens + les 50+4 NPD québécois, ce qui nous aurait donné 91 députés de RÉELLE OPPOSITION.


    Je ne crois pas qu'avec une opposition de 91 députés NPD représentant NOS valeurs, le régime réactionnaire Harper aurait eu les coudées aussi franches.

    Bien sûr, l'image québécoise rebelle aurait disparu d'Ottawa. Mais, qu'est-ce que l'image par rapport à la soumission aux lois réactionnaire dont nous ne voulons absolument pas.

    Par la faute du Bloc, nous allons devoir avaler toutes ces lois et ces politiques de droite qui ne nous ressemblent en rien.


    La sentence disant que nous avons le gouvernement que nous méritons s'applique comme jamais au résultat d'hier.

    Un gouvernement réactionnaire renforcé et une opposition de mollusque encore plus soumise, voilà l'effet Bloc.
    Maintenant, avalons les lois fascistes, les budgets militaires en hausse, comptons nos morts et les leurs. Voilà l'effet de la division.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • François Laflamme
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 08h53
    On a changé 4 trente sous pour...
    ... 4 trente sous! Le tout pour la modique somme de 300 millions $.

    Pour avoir contrevenu à sa propre loi et déclanché des élections inutiles (puisque Stephen Harper lui-même affirmait que le résultat serait un autre gouvernement conservateur minoritaire), Stephen Harper doit personnellement, à chaque citoyen canadien, un montant de 10$.

    J'attends mon chèque Stephen.

  • Claude Beaudet
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 09h33
    «Dans le "déplaisir", abstiens-toi»
    Avec un taux historique de non participation (41% +; du jamais vu depuis 1898 pour une élection fédérale!), cela indique clairement que la population n'est pas indécise bien au contraire. Elle sait très bien ce qu'elle fait et cela "aux vues et aux sues" de tout leur entourage. On ne veut plus voter, on veut s'occuper de ses "bébelles". Un peu de nos familles, un peu de nos loisirs mais surtout de notre argent, de notre vie professionnel et finalement...une bonne tisane (où un drink) en soirée. Pas de téléjournal, pas de radio d'informations, pas de lectures informatives. Se faire plaisir, "déconnecter", s'étourdir par les temps qui court, semble un leitmotiv qui donne des résultats...surtout pas ceux attendus des politiciens! Il semble que l'égo enregistre des records de popularité. S'il y avait un parti pour le représenter, il côtoierait sûrement la barre...des 41%...
    Dors mon public dort...

  • François Gerin
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 09h37
    Coût des conservateurs : 350 millions $ gaspillés pour rien
    Le très arrogant (et aujourd'hui très défait) Michael Fortier a amorcé sa campagne en clamant qu'en 18 ans, le Bloc avait coûté 350 millions $ pour rien aux contribuables canadiens. Eh bien ! En 37 jours, le parti Conservateur vient de coûter 350 millions $ pour rien aux contribuables canadiens. Le électeurs de Vaudreuil-Soulanges ont sans doute compris le message. Tout comme ceux de Louis-Hébert, qui ont montré la porte à celui qui avait aboyé contre Gilles Duceppe au marché de Ste-Foy. Pour ces deux arrogants, la punition est arrivée. Pour les autres, qu'on se le dise : l'arrogance n'aura qu'un temps.

  • François Gerin
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 09h54
    Sans le NPD, quatre réformistes de moins au Québec
    @ Serge Charbonneau

    Votre proposition peut tout aussi bien être inversée. Sans le NPD, un parti encore plus centralisateur que le parti Libéral (ce qui n'est pas peu dire!), le Bloc aurait fait élire quatre députés de plus.

    Pour ce qui est de défendre nos valeurs, le NPD, comme tous les autres partis « Canadian » ne défend nos valeurs que dans la mesure où elles ne se heurtent pas aux intérêts «canadian». Il faut être bien naïf pour croire que ce parti qui, de toute façon, sera éternellement dans l'opposition lui aussi, nous représenterait mieux à Ottawa que le Bloc.

    Michel C. Auger a quant à lui eu tout à fait raison de dire que le Bloc a empêché un gouvernement conservateur majoritaire. Comme l'a si bien exprimé un lecteur du Globe & Mail, les deux tiers des Canadiens devraient nous en être reconnaissants.

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 10h28
    Pour éviter de dire des sottises
    Pour éviter de dire des sottises, j'ai vérifier ce que serait le nombre de candidats élu par parti, en supposant que le Bloc n'aurait pas participé à cette dernière élection, et en faisant l'hypothèse que se serait, pour chaque cisconscription où le le Bloc à gagné, le candidat qui est arrivé deuxième (derrière le Bloc) qui serait effectivement élu. Ainsi, de ces 50 circonscriptions, 29 auraient été remportées par le PLC, 18 par le PCC, et 3 par le NPD. Ce qui donnerait, comme nouvelle répartition hypothétique pour l'ensemble du Canada: PCC: 161, PLC: 105, NPD: 40, et IND: 2.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 10h37
    Des élections inutiles qui coûtent cher !
    En déclenchant ces élections - plus tôt que prévu par la loi, rappelons-le ! - Harper n'avait qu'un but : former un gouvernement majoritaire. Cependant, malgré les gains qu'il a faits hier, il reste au pouvoir mais a raté son objectif.

    De plus, mis à part Dion - le grand perdant de la soirée d'hier - les résultats de ces élections ressemblent beaucoup à ceux de janvier 2006.

    Quand on pense que tout ce cirque électoral inutile aura coûté près de 300 millions $ !

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 12h13
    J`oubliais
    Le Sénat épargnera des émoluments et dépenses de Michael Fortier. Le risque de déficit budgétaire en est réduit d`autant! L`arroseur arrosé.

  • Ladouceur Pierre-Alexandre
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 12h42
    Les québécois, de gauche???
    Je ne crois pas que tous les votes du Bloc iraient au NPD si le Bloc était supprimé. Le Bloc récolte beaucoup de votes simplement du fait qu'il est un parti souverainiste. Mis-à-part quelques Montréalais de gauche, la plupart des souverainistes sont de droite. N'allez pas me dire que les votes de Granby et les votes de St-Hyacinthe seraient allés au NPD. Si vous saviez ce qu'on entend comme raisonnement dans les régions sur les Anglais... rien qui tend vers l'égalité. S'il y avait un parti qui "sacrait les anglais dehors", il récolterait certainement un énorme pourcentage des votes. C'est loin des mesures du NPD. Écoutez la différence de discours des membres du PQ quand ils parlent devant une audience montréalaise versus une audience de Drummondville; ça fait peur. Alors vous ferez ce que vous voudrez; moi j'aime mieux mettre mes énergies dans la gauche que dans le nationalisme. Mais n'essayez pas de me faire croire que notre nationalisme québécois est 100% aligné sur la gauche. Gilles Duceppe maintient le bloc à gauche (heureusement), mais c'est précisément ce qui donne l'illusion que la souveraineté est supportée par un peuple de gauche. Bon, un peu décousu comme texte, mais ça dit ce que ça a à dire.

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 12h44
    Adieu Fortier l'arrogant
    En contre-poids à la très décevante ré-élection des Bernier, Blackburn et Verner, il y a la très réjouissante nouvelle de la déconfiture de Michael Fortier. J'avais pourtant une bonne opinion sur ce type jusqu'à sa fameuse expédition avec son camion-affiche accusant le Bloc d'être inutile. Finalement, cet épisode aura probablement servi à révéler un pan méconnu de sa personnalité.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 13h01
    @ M. François Gérin et aux sottises de M. Rino St-Amand
    @ M. Gérin

    Pas sûr que le vote NPD aurait été au Bloc.

    Je préfère 91 députés NPD pour contrer Harper, surtout au sujet de l'enjeu humain le plus important, c'est-à-dire, l'Afghanistan que seulement 75 députés du Bloc qui ne prend pas de position claire au sujet de ces tueries.

    Le Bloc a renforcé Harper et a affaibli l'opposition.
    Sans lui, nous aurions eu une opposition homogène et forte.

    Le Bloc n'a nullement empêché un gouvernement conservateur majoritaire.
    Il est absurde de penser que le vote aurait été dirigé vers Harper en l'absence du Bloc.
    Voyons, quelle imbécillité !

    Les intérêts "canadians" sont, parfois, aussi nos intérêts. Lorsqu'il s'agit de diriger nos impôts vers le militaire ou vers les subventions aux pétrolières polluantes, lorsqu'il s'agit d'aller tuer ou d'aller faire tuer nos enfants en Afghanistan, il ne s'agit pas d'intérêts "canadians".

    Ces intérêts sont les nôtres.

    Avec ce régime réformiste fortifié et cette opposition de mollusque, surveillez maintenant, vos intérêts mon bon Monsieur Gérin. J'espère que vous avez ressorti votre chapelet.
    Vous devrez vous agenouiller devant le retour de l'antiquité et prier.

    Pour M. St-Amand qui a pris, en toute logique (sic), celui arrivé en deuxième, comme si automatiquement le vote du Bloc aurait été au deuxième candidat, peu importe ce qu'il représente (ouf! Il a fait ce choix pour ne pas dire de sottises...!), il note que 29 libéraux aurait été élus. Les bloquistes auraient oublié les commandites et il serait devenu libéral...
    En plus, 18 conservateurs auraient été élus... Les bloquistes auraient élu ces réactionnaires... Faut le faire... M. St-Amand se garde bien de ne pas dire de sottises ! Ouf!
    Et 3 NPD seulement.

    Peut-être que M. St-Amand n'a pas saisi la stratégie que je suggérais, c'est-à-dire: que le Bloc laisse sa place et APPUIE activement le NPD, allant même jusqu'à faire campagne au Canada même (là, vous pouvez peut-être dire que je dis des sottises... mais bon, imaginez l'impact d'un parti montrant à ce point l'exemple pour éviter qu'un gouvernement réactionnaire religieux soit réélu!).

    Si le Bloc avait laissé sa place au NPD, pas au deuxième candidat qui suit le gagnant, et qu'il avait appuyé le NPD, il y aurait eu 91 députés NPD minimum dans l'opposition et le régime Harper aurait été nettement plus faible.

    Aujourd'hui, grâce à la présence du Bloc et à la mollesse du mollusque, Harper a un gouvernement minoritaire ayant la force du majoritaire. Rien ne va entraver l'adoption de lois fascistes.

    Je ferais aussi remarquer que le Bloc à Ottawa ne fait aucunement avancer le mouvement souverainiste. La souveraineté ne se fera JAMAIS à Ottawa.
    J'aurais été fier du Bloc si celui-ci avait eu le courage de disparaître pour lutter pour nos valeurs.
    Un pays se fait avec du courage et non pas des enfantillages.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Amadeus Olivier
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 13h38
    Qui sont ces canadiens qui votent conservateurs ?
    Qui sont ces canadiens qui votent conservateurs ? Décidément, je ne comprends pas et je ne comprendrai probablement jamais qu'on puisse donner son appui à un parti soutenant de telles idéologies, complètement à l'opposées de mes valeurs. Alors je me pose la question : quels sont les facteurs déterminants qui orientent ainsi le choix d'un tiers des canadiens et au nom de quoi accordent-ils leur vote ? Essayons un peu de comprendre. Entretiennent-ils une rancoeur secrète à l'endroit de l'environnement et des protocoles internationaux voulant un tant soit peu le préserver ? Sont-ils fondamentalement d'accord avec la théorie selon laquelle le réchauffement climatique est une conspiration socialiste ? Auraient-ils préféré que le Canada se déshonore en participant à cette guerre criminelle en Irak ? Sont-ils à ce point insécures et homophobes pour souhaiter retirer aux homosexuels leur droit au mariage ? Préfèreraient-ils reculer de 20 ans et recriminaliser le droit à l'avortement ? Sont-ils de croyances créationnistes et rejettent-ils du revers de la main l'enseignement de l'évolution ? Louangent-ils le capitalisme sauvage (caractérisé entre autres par l'exploitation des sables bitumineux, dans la cour même de Harper) ? Car voilà le genre de belles valeurs qui se cachent derrière ce gouvernement, voilà ses assises et les idées qu'il défend. Si le Canada est bel et bien tombé si bas, si les gens votent vraiment pour pareilles conneries, j'ai officiellement honte d'être canadien et suis découragée de l'inconscience de mes cons-citoyens.

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 14h19
    Quel mystère Québec?
    Le Bloc a fait 36,2% à Montréal et 33,8% à Québec. Il est où le Mystère Québec?

    A Québec, le Parti des commandites a seulement 15,1% des voix alors qu'à Montréal il obtient 30,3% bien concentré dans le centre, le nord et l'ouest de l'Ile. Devinez pourquoi?

    ---

    Le parti vainqueur est le parti absentioniste avec 40,9%. Trois points de plus que les Conservateurs. Les Bleus n'ont eu que 5,205,334 votes, à peine 22,2% des électeurs inscrits! Au Québec il a obtenue seulement 784,560 (en faisant miroiter le vrai pouvoir!), à peine 13,2 des électeurs inscrits. On lui donne 50 milliards de nos taxes!

    A quand des élections le dimanche comme dans tous les pays démocratiques (sauf les USA)?

    ----
    Bernard Derome me fait de plus en plus à René Lévesque. Longue et belle carrière, mais fin pénible. HIer surtout!
    -----
    Le parti vert, qui est monté jusqu'à 12% dans les sondages, a fini à 6,9%. Le Plan vert à Stéphane a fait patate. Bref, faudrait en finir avec le délire environnemental
    -----
    100 millions pour des élections M. Charest? Etes-vs malades?


  • Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 14h25
    les finances de l'opposition
    Le principal gain des Conservateurs dans cette élection c'est qu'en raison des finances exsangues des partis d'opposition, il pourra gouverner sans aucune entrave pendant quatre ans.

  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 16h52
    Québécois, méchants joueurs d'échecs
    Les Libéraux, pas plus que les Conservateurs ou les NPD N'ont compris que s' ils donnent au Québec les miettes qu'il demande, c'est la majorité assurée. Duceppe leur a quasiment fait un dessin hier. Mais Dion, en cette matière, son passé le hante. Harper, on a bien vu l'estocade. NPD? c'est l'Internationnale alors pour comprendre ici... C'est pas compliqué et il n'y a pas de mystère Québec ou Montréal ou Lac St-Jean. Bleu, rouge, jaune ou vert, nous votons d'abord pour notre survie.

  • François Gerin
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 18h45
    @ M. Serge Charbonneau
    Vous avez vos opinions, que je partage en partie, mais je me méfie des gens qui utilisent des termes comme «imbécillité» ou «sottises» pour décrire l'opinion d'autrui. Tout cela a un relent de fanatisme, que vous êtes le premier, d'ailleurs, à reprocher aux gens de la droite. Je suis désolé de vous apprendre cette mauvaise nouvelle, mais vous n'avez pas le monopole de la vérité.

    Je suis d'accord avec vous pour dire que certains intérêts «Canadian» coïncident avec les nôtres, notamment en ce qui concerne la guerre en Afghanistan. Vous restez cependant muet sur le principal problème que pose (et que posera toujours)un parti fédéral pan-canadien : les Québécois y seront toujours minoritaires et dès qu'une question opposera les intérêts du Québec et ceux du ROC, le parti tranchera en faveur du ROC.

    D'où la nécessité du Bloc (à défaut d'avoir l'indépendance).

    Quant à un retrait du Bloc en faveur du NPD, l'idée ne serait pas mauvaise (malgré ce qui précède), mais elle relève de l'utopie (je suis trop respectueux pour utiliser le terme « imbécillité »).

    De toute façon, notre civilisation sera bientôt submergée par un mal bien pire que la droite : les contrats dérivés, qui feront exploser le système financier (les subprimes n'étaient que la pointe de l'iceberg). Le retour à l'âge de pierre est pour demain.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 16 octobre 2008 14h23
    En réponse à M. François Gerin
    Mon cher M. Gerin,

    J'utilise les commentaires du Devoir pour vous répondre.
    Si j'avais eu votre adresse personnelle, je n'aurais pas utilisé ce service pour un message personnel.

    Moi, aussi, M. Gerin, j'utilise avec beaucoup de réserve les termes "sottises et absurdité".
    Je n'ai que repris le terme du message de M. Rino St-Amand.

    Je me suis servi de son "sottises" pour m'expliquer et pour faire ressortir la faiblesse de sa démarche.

    Cela étant dit, je partage entièrement votre avis sur le choix des termes.
    J'ai, bien sûr, utilisé le terme absurde et absurdité concernant l'idée que le vote bloquiste puisse aller aux réformistes. Ce n'est nullement une attaque contre qui que ce soit, mais un qualificatif très adéquat pour décrire l'absurdité de cette idée.
    Il ne faut pas confondre le discours et le débat "énergique" avec l'insulte.
    Les mots forts ont toujours leur place dans la confrontation d'idées, mais sont toujours déplacés dans les attaques personnelles (bien sûr, je parle du mollusque Dion, du ... Harper, mais bon, lorsqu'on devient un personnage politique en vue, le personnel cède la place au "secteur public")

    Vous ne m'apprenez rien lorsque vous me dites :
    « Je suis désolé de vous apprendre cette mauvaise nouvelle, mais vous n'avez pas le monopole de la vérité.»
    Je sais très bien que je n'ai pas le monopole de la vérité et vous non plus.
    Qu'est-ce donc que LA vérité?
    Il faut aller à l'église ou voir des sectes pour penser la trouver!

    Je sais pertinemment que le Québec sera toujours minoritaire dans le Canada. C'est pourquoi je suis indépendantiste.

    Mais mon propos concernait l'élection fédérale de ce Canada dans lequel nous sommes et des enjeux importants qui nous sont communs à nous Québécois et à eux Canadians.

    L'indépendance ne se fera pas à Ottawa, M. Gerin.
    Elle se fera au Québec.
    Par contre, le gouvernement canadien, d'ici à ce que nous soyons indépendants, nous aurons à subir ses décisions. Voilà pourquoi il faut prendre les moyens pour les influencer de notre mieux.
    À mon avis, le Bloc n'était pas notre meilleur outil.
    Mais, tout comme vous, je respecte vos opinions.

    Observons, bien sagement, tous les deux, le déroulement des activités politiques canadiennes.
    Observons comment le Bloc défendra nos intérêts et sera en mesure de faire "plier" le régime Harper sur des points qui nous sont sensibles.


    Merci pour vos remarques, M. Gerin.


    Serge Charbonneau
    Québec

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