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Éditorial - Victoire en demi-teinte

Bernard Descôteaux   15 octobre 2008  Canada
Le Canada se retrouve ce matin avec un gouvernement minoritaire, le troisième en quatre ans. Retour donc à la case départ pour le premier ministre Stephen Harper qui, malgré les gains qu'il a faits aux dépens des libéraux, n'a pas obtenu la liberté de gouverner qu'il recherchait. Il aura à composer avec une opposition qui reste majoritaire et qui sera légitimée d'exprimer ses attentes.

Le premier ministre Harper a prétendu à quelques reprises au cours de cette campagne électorale qu'il interpréterait sa réélection à la tête d'un deuxième gouvernement conservateur minoritaire comme un signe de confiance à son endroit. Un signe dont les partis d'opposition devraient tenir compte. Le résultat des élections ne lui donne que partiellement raison.

S'approcher de la majorité est certes une avancée, mais en tout état de cause l'objectif visé par le Parti conservateur n'a pas été atteint. Avoir 144 sièges sera beaucoup plus confortable que les 127 détenus à la dissolution du Parlement le 7 septembre. Le Parti conservateur aura une meilleure marge de manoeuvre à la Chambre des communes. Par contre, il lui manque toujours la douzaine de sièges qui lui auraient donné la majorité à laquelle il aspirait et qu'il était justifié de demander dans le présent contexte de crise financière et de ralentissement économique appréhendé. Sauf que les Canadiens n'ont pas voulu la lui accorder.

Le premier ministre Harper dira en conclusion de cette campagne que le verre est à demi plein. On peut aussi le voir à demi vide et prétendre que le résultat des élections est un échec pour lui. Il faut se rappeler qu'au moment de la dissolution de la Chambre des communes, tous les paramètres le favorisaient. La satisfaction à son endroit et à l'endroit de son gouvernement était à son plus haut et ses deux principaux adversaires, le Parti libéral et le Bloc québécois, étaient mal en point. Il prenait garde dans ses discours de ne pas évoquer un mandat majoritaire pour ne pas effrayer les électeurs, mais son souhait le plus cher était d'établir une dynastie conservatrice à la tête du pays en ce début de XXIe siècle, de la même manière que ce le fut pour le Parti libéral au siècle dernier. Constatons que les Canadiens ont gardé à son endroit une bonne part des réserves qu'ils avaient exprimées en 2006 et que 30 mois de gouvernement conservateur n'ont pas réussi à les dissiper.

Le message des électeurs est clair. En dispersant leurs votes entre quatre partis, ils disent aux élus que, malgré les inconvénients que comporte la formule, un gouvernement minoritaire est ce qui peut le mieux représenter l'état d'esprit d'un pays profondément divisé sur les orientations à adopter pour résoudre les grandes questions auxquelles il est confronté. Il appartient à ce nouveau Parlement de dépasser les rivalités partisanes pour rechercher des consensus.

Les quatre partis présents aux Communes devront donc abandonner l'esprit d'affrontement de la dernière année et revenir à la collaboration des premiers mois du gouvernement Harper. En 2006, celui-ci a obtenu à deux reprises la confiance des Communes à l'occasion du vote sur le discours du Trône puis sur le discours sur le budget. Pour cela, il faudra que chacun y mette un minimum de bonne volonté; que Stephen Harper cesse de lancer des ultimatums à l'opposition en transformant le moindre vote en vote de confiance; que l'opposition cesse de harceler le gouvernement dans les comités parlementaires où elle dispose d'un pouvoir décisionnel.

Un gouvernement minoritaire ne conduit pas nécessairement à la paralysie. Le Canada en a eu plusieurs. Celui dirigé par Stephen Harper ces 30 derniers mois a tout compte fait assez bien fonctionné malgré de nombreuses tensions avec l'opposition. Avec 144 sièges, la situation du nouveau gouvernement qu'il dirigera se rapprochera de celle vécue par Lester B. Pearson, qui a dirigé deux gouvernements minoritaires successifs entre 1963 et 1968, lesquels ont été parmi les gouvernements les plus productifs de l'histoire du Canada. La raison en était simple. M. Pearson n'était minoritaire que par quelques voix et les libéraux avaient su s'appuyer sur l'opposition néo-démocrate, avec laquelle ils avaient des affinités.

De quel parti le gouvernement Harper peut-il attendre un appui dans ce nouveau Parlement? A priori, cela ne sera pas facile, les trois partis d'opposition étant des partis de centre-gauche et de gauche et le Parti conservateur de droite. On ne voit pas comment il pourrait faire alliance avec l'un d'entre eux. Il devra chercher un appui ponctuel, tantôt du Bloc québécois, tantôt du Parti libéral ou du NPD. À court et à moyen terme, personne ne voudra retourner devant les électeurs. Surtout les libéraux, dont on se demandera s'ils ne se retrouveront pas bientôt dans une nouvelle campagne au leadership.






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  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 08h35
    Le Mystère Papineau
    « Comment expliquer que le comté le plus pauvre au Canada ait voté pour Justin Trudeau, fils de millionnaire?
    Comment expliquer que Papineau, qui ne compte que 4% d'anglophones, ait voté libéral?
    Comment expliquer qu'un comté qui compte 40% de minorités visibles n'ait pas voté pour Vivian Barbot? »

  • François M. Taisne
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 09h32
    Toute la liberté... surveillée
    « Le gouvernement Harper a toute la liberté pour prendre des décisions... liberté surveillée par l'opposition. Ou pluôt les oppositions. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 15 octobre 2008 09h35
    @ M. Noel
    « Est-ce que ce serait parce que ce comté en est un d'immigrants et que les immigrants votent majoritairement "Libéral" fédéral ou provincial plus qu'ethnique ? Du côté positif : Il poigne avec les vieux Québécois, rendus dans les foyers, qui votaient pour son père. Il est frisé, à l'aise avec une assez bonne apparence, travaillant et fonceur. Autrement, il n'aurait pas battu Mme Barbot qui avait beaucoup de qualités pour être réélue. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 15h28
    À M. Noel
    « Peut-être que les électeurs de ce comté en avaient assez des fadaises du Bloc. Y avez-vous pensé? »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 16h54
    Vision d'un aveuglé semi-voyant.
    « Monsieur Harper est démocratiquement légitimé de gouverner, tantôt avec l'appui des oppositionnistes libéraux qui doivent se refaire une santé politique, tantôt avec l'appui de quelques néo-démocrates qui jamais ne formeront un gouvernement, ni un parti d'opposition, les mettant au défi d'assumer leurs responsabilités et leurs engagements à l'effet D'ÊTRE UTILES ET DE FAIRE FONCTIONNER LE PARLEMENT DE TOUS LES CANADIENS. S'ils devaient retourner aux enfantillages mesquins qu'on leur a connus et qui rendaient la gouvernance impraticable, ils feraient alors l'illustration probante que petits et minables, ils sont les premiers responsables des millions qui viennent d'être gaspillés.

    De plus, les Conservateurs pourront se foutre éperdument des Newfies, ces dérisoires bouffons de la cour du PM Williams et des Qewbies, ces tordus réservistes et porteurs des frustrations du «PM» (Promoteur Misérabiliste) Duceppe, ce fantôme de l'échec séparatiste. Le revenant de L'ECHEC BLOQUISTE dont les traînées empuantissent l'environnement des lucides et des indépendants dont la majorité est constituée. Le trafiquant et passeur de CETTE DROGUE DES DÉPENDANTS qui trouve encore preneurs chez les souffrants accros et assujettis toxicos des poudres résiduelles du felquisme bancal d'OCTOBRE 1970. JE ME SOUVIENS AVOIR DÉJÀ ENTENTENDU QU'IL FALLAIT SE LE RAPPELER QUOTIDIENNEMENT !

    En cet ensoleillé 15 octobre 2008, ne fallait-il pas s'attendre que l'ombrageux Descôteaux porte les déguisements d'un coq-flèche et girouette de clocher séparatiste, pour donner un sens aux vents de ses frustrations de sécessionniste enragé et commanditaire impérial de l'itinérant pisteur et fureteur Duceppe dont les émoluments, frais de voyages, allocations de dépenses et autres, faut-il rappeler, sont puisés à même la caisse de ceux et de celles, canadiens et canadiennes, qu'il abomine et qu'il piétine des semelles de ses hargnes mesquines?

    Monsieur Le Devoir, l'incendiaire séparatiste de la campagne fédérale 2008, aurait pu jouer au pompier et s'appliquer à refermer ses bornes, en ce lendemain des fausses alertes de sa pyromanie. Mais non ! Et pire encore, il joue au pompiste, encore et toujours enchaîné aux pompes de la quintessence séparatiste, plus implosive qu'explosive, pour le moment, peu importe le prix qu'il nous en a coûté, qu'il nous en coûte et qu'il nous en coûtera. D'autre part, les propos qu'a tenus et qu'a fidèlement rapportés le magasine La Semaine, Yolande Brunelle, celle qui ne vit que «par», que «pour» et qu'en» Gilles Duceppe, s'avèrent la complète synthèse des desideratas des apatrides bloquistes et des desperados séparatistes qui carburent aux pompes des fosses d'emmerdes, celles des purins de l'affirmation par la négation, de la construction par la destruction. L'ostentatoire et laiteuse déclaration verbeuse de la conjointe de Duceppe: «Le Québec, en votant pour le Bloc québécois, empêche chaque fois le Canada d'avoir un gouvernement majoritaire. Voilà donc un pays qui se gérerait mieux sans le Québec. Ce n'est pas rien.», lui vaut une intronisation somptuaire au temple des «Yvette», au sommet d'une des colonnes de la sculpturale templière Lise Payette !

    Le Bloc de Duceppe, en 2008, tente de se substituer au PQ et d'aller plus loin que n'a pu se rendre Bernard Landry, avant de «capituler et de lâcher», en regard de l'infantilisation ou de l'évangélisation sermonneuse et infantilisante des Québécois. Il serait curé des années 30, qu'il ne ferait pas mieux ! Pour arriver à ses fins sataniques, le diabolo a démonisé Stephen Harper, en allant, quant aux couleurs, dans le sens inverse des curés castreurs de l'époque des exorcistes, ces sorciers épurateurs qui terrorisaient les faibles crédules, en hurlant, du haut des chaires, que le Ciel était BLEU et que l'Enfer était ROUGE.

    Par ailleurs, il sera intéressant de voir comment le Gouvernement de Monsieur Stephen Harper, accueillera la liste d'épicerie du fast food du très minoritaire Charest, complétée par celle des grignotines du grabataire Labeaume qui ont tous deux misé sur une campagne anti-Harper, pour le premier et anti-Verner, pour le deuxième, afin de podiumiser et de camper leurs egos démesurés. Force leur est de constater, en ce lendemain de leurs errata gênants et de leurs dérapes humiliantes pour les Québécois, qu'entre faire le «fat» et faire un «flat», il n'y a que le «l» minuscule des libéraux ou celui du majuscule Labeaume ...

    Hormis les Duceppe, les Paquet, les Coderre et quelques autres méphistophéliques de l'opportuniste itinérance dite politique, il reste à espérer que le nouveau Gouvernement Canadien réussira à prioriser l'unité canadienne, à juguler la crise économique qu'ont forgée les mondialisateurs, ces maniaques des acquis du capitalisme destroy et à ramener à un juste et raisonnable centre, oxygéné et vivable, les incohérentes aberrations que dégobillent quotidiennement les séparatistes et extrémistes tous azimuts, de l'illogisme et des absurdités dont vivent les ultra gauchistes et les extravagantes déviances auxquelles carburent les méga puristes et intégristes de la droite religionnaire que sont les intransigeants Dion du PLC.

    En somme, Monsieur Stephen Harper ne fera ni mieux ni pire qu'un professeur, si dédié et engagé soit-il dans la poursuite de l'excellence, alors que dans ses classes, un gestionnaire irréfléchi a entassé 10 Duceppe ou MSA ou TDA-H qui carburent au Ritalin, sur 35...

    Cette campagne fédérale 2008 s'est engloutie dans les tourbillons du négativisme et dans les remous du refus et du rejet global dans lesquels sont passés maîtres les écumeux et belliqueux bloquistes et leurs suppôts. C'est la raison pour laquelle les électeurs et les électrices ont malheureusement décroché et malencontreusement déserté les urnes, à plus de 45%. Cette montée aux urnes de la démocratie devenues la parade des cruches de la démagogie misérabiliste.

    Bref, je souhaite ardemment que LE PREMIER MINISTRE REELU ET QUE TOUS LES ELUS QUI ADHERENT AUX VALEURS POSITIVISTES ET CONSTRUCTIVES, RATIONALISTES ET PRAGMATIQUES, REALISTES ET ENGAGEANTES, ÉMANANT TOUTES DE L'INTÉGRITÉ, DE LA PROBITÉ, DE L'HONORABILITÉ, DE L'INCORRUPTIBILITÉ ET DE LA RESPECTABILITÉ, soient félicités par tous ceux et par toutes celles qui sont encore capables de faire montre et preuve de savoir-être, de savoir-faire et de savoir-vivre.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 17h03
    Prenons garde, Harper va nous passer un sapin!
    « Stephen Harper a démontré depuis 2 ans qu'il peut faire à sa guise dans un gouvernement minoritaire. Vous verrez... il va entamer tout doucement son virage vers la droite, et grâce à une opposition plutôt mièvre et mal structurée, il va nous passer tous les sapins de sa collection.

    Il a eu deux ans pour tester son opposition, et il a vu ce qu'elle avait au ventre et dans le coeur. Regardez-le bien aller, il est dangereux, et il est très habile. Puis on va brailler parce qu'il aura changé la face de notre pays. Il faudra ne s'en prendre qu'à soi-même. Si au lieu de voter Bloc, on avait voté pour un parti qui aurait pu nous emmener quelque part. Meu non! On aime mieux élire des gens qui s'opposent, qui bloquent, pas des gens qui vont de l'avant et qui font progresser le pays. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 17h24
    Quel mystère ?
    « Monsieur Noël trouve mystérieuse la victoire de Justin Trudeau dans Papineau. Il est pourtant connu que les gens au revenu modeste, voire insuffisant, admirent les grands noms, quelle que soit leur idéologie ou appartenance politique. C'est triste à mourir, mais c'est ainsi.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Pierre-Serge Gagnon
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 17h26
    Case départ
    « Chroniqueurs, commentateurs et éditorialistes nous présentent les résultats de cette dernière élection comme la manifestation de la volonté des canadiens. Comme si nous nous étions consultés et que nous avions décidé dans notre grande sagesse qu'il valait mieux reporter au pouvoir un gouvernement minoritaire, en l'occurrence celui de M. Harper.

    Je crois plus simplement que nous revenons à la case départ uniquement parce que le parti libéral n'a toujours pas de leader capable de réunifier les troupes et d'articuler un projet rassembleur. Il me semble impensable que les libéraux n'aient pas su capitaliser sur le bilan éminemment contestable de l'administration sortante. Culture, développement régional, crise manufacturière, Kyoto, Khader, Chine, Liban, droits des autochtones, baisse improductive de la tps, censure... la liste est longue de dossiers qui auraient du permettre au parti libéral de s'imposer à l'agenda électoral des canadiens.

    Cette incapacité chronique des libéraux a permis au bloc de maintenir sa députation, au NPD d'améliorer son sort et aux conservateurs d'être reportés au pouvoir, mais sans la majorité qu'ils escomptaient bien obtenir, quoiqu'en dise M. Harper. Bref, trente et quelques jours plus tard, 300 millions plus tard, nous revenons à la case départ, avec en prime un autre départ, celui inévitable de M. Dion. »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    samedi 18 octobre 2008 09h59
    @ Gerry Pagé
    « Mon cher monsieur Pagé,

    Vous êtes le roi du palabre, le maître du verbe. Vous manipulez les mots avec verve, mais avec peu de grâce. Comme vous vivez à Québec, au royaume de la radio-poubelle, pourquoi ne pas en profiter pour y faire véhiculer vos interminables éructations? Vos réactions sont des vomissements, j'allais écrire des vomissures, qui n'ont pas leur place dans ce qui est devenu un débat entre réactionnaires.

    Vos réactions sont toujours beaucoup plus longues que l'éditorial auquel vous réagissez, où votre écriture en majuscules résonne en hurlements inacceptables. Qu'est-ce que vous mettez dans vos céréales le matin pour être à ce point caustique, virulent et corrosif? Quelle est la marque de votre émétique?

    Des amis à moi qui fréquentent le même forum me disent qu'ils sautent automatiquement par-dessus les réactions de Gerry Pagé, tellement ça les fatigue de vous lire. Y a-t-il un plaisir quelconque à vous lire? Vous faites perdre à ce forum le but qu'il semblait avoir, à savoir recueillir les réactions des lecteurs d'un éditorial, pas une plate-forme de lancement où vous vous amusez à bombarder tout le monde de vos méchancetés gratuites et déplaisantes. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 18 octobre 2008 16h56
    @ Claude Tremblay
    « Aux petites constitutions malingres, celle dont vous faites un étalage plutôt gênant, dans votre torchon du jour, ainsi que celles des «AMIS ZÀ VOUS», le probable pluriel de «DES AMIS ZÀ MOI» dont vous faites un tas, je recommanderais bien volontiers de vous limiter aux bandes dessinées et au caricatures de certains papiers qui ciblent la plèbe et le rire gras. Et encore !

    Vous me faites penser aux jukboxes des bancs publics qui se limitent aux titres des chroniques qui font la manchette et qui s'évertuent, du haut de leur perchoir, à échafauder une nouvelle de leur cru, compte tenu de ce qu'ils n'ont pu lire (scolarité minimale oblige) ou de ce qu'ils n'ont pu comprendre (intelligence minimale oblige). Par ailleurs, je ne savais pas et je suis estomaqué par le fait que vous ayez eu mission et/ou commission de rédiger la réplique du séparatiste éditorialiste du Devoir.

    Nous sommes ici dans une tribune de bois vert et de verdeur, ce qui n'a rien à voir avec la verdure et le verdâtre des pâquis des avachis et des brouteux tous azimuts. Il n'y a que les séparatistes, les sécessionnistes et les felquistes qui s'offusquent et qui se mettent en branlent et en transes, quand quiconque a le culot de les affronter, a l'indépendance intellectuelle et la liberté d'esprit pour exprimer clairement et précisément son opinion et pour dire tout aussi clairement et précisément ce qui fait trembler de rage les démagogues des petits balcons d'une loggia de séparatistes putschistes qui se sont implosés. Cette loggia felquiste qu'ont flétrie les agressions de leurs inepties bancales et qui s'affaisse en ruine, sous le poids de leur décadente idéologie que nourrit la violence des diktats de leur intégrisme constricteur.

    Je ne vous ferai pas lire la critique que les propos méprisants de Marc Ouellet m'ont inspirée, ses propos de pontifiante suffisance et de macabre dépit à l'encontre du peuple Québec que l'empourpré guindé s'évertue à faire passer pour des irréligieux, des mécréants et des irrévérencieux. Compte tenu de votre fragile constitution, je vous en épargnerai. Par contre, je vous rappellerai ce que Lucien Bouchard a déjà dit, dans un de ses nombreux moments de lucidité et même si j'ai l'impression de perdre mon temps : «Ce n'est pas parce que tout va mal, que personne n'ose. C'est plutôt parce que personne n'ose que tout va si mal». Ce n'est pas d'hier que j'ose oser et, prenez ma parole, nous serons majorité, à brève échéance.

    Allez, gavez-vous d«'Occupation double», de « Loft Story» et de «Tout le monde en parle» ces tribunes de la haute couture des divas de la culture plébéienne! Allez, lisez Payette, Beaudouin, Lisée et Falardeau! Vous finirez peut-être par graduer, un jour, de votre état primaire. Vous finirez peut-être, un jour, par quitter votre île et par rejoindre la majorité de ceux et de celles qui se refusent d'appeler les choses autrement que par leurs noms.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    lundi 20 octobre 2008 09h34
    @ Gerry Pagé
    « Tu beurres épais, mon ami! »

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