mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h09


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Gouverner sans le Québec

Michel David   15 octobre 2008  Canada
Dans ses entrevues de fin de campagne, Gilles Duceppe a préféré ne pas faire de commentaires sur les propos que sa conjointe, Yolande Brunelle, a tenus au magazine La Semaine: «Le Québec, en votant pour le Bloc québécois, empêche chaque fois le Canada d'avoir un gouvernement majoritaire. Voilà donc un pays qui se gérerait mieux sans le Québec. Ce n'est pas rien.»

En 2006, l'élection de 10 députés au Québec avait constitué une belle surprise pour le Parti conservateur. Cette fois-ci, le Québec l'a sans doute privé d'une majorité. Même si la dégringolade annoncée par les derniers sondages ne s'est pas produite et que le «mystère de Québec» demeure entier, Stephen Harper se croyait sans doute en droit d'espérer que ses efforts des deux dernières années soient mieux récompensés.

Remarquez, pendant quatorze ans, le Canada s'est très bien passé du Québec pour se donner un gouvernement majoritaire. Le Bloc ne peut pas être tenu responsable du plus grand fractionnement du vote progressiste au Canada anglais.

En janvier 1991, Jacques Parizeau avait expliqué avec une franchise remarquable le profit qu'il espérait tirer de la transformation de la Chambre des communes en «Parlement à l'italienne» grâce à l'entrée en scène du Bloc québécois.

«Les souverainistes n'ont pas intérêt à ce qu'un grand nombre de personnes regardent encore Ottawa comme un gouvernement stable, sérieux. Il faut que l'image projetée soit celle d'un gouvernement faible, désorienté et qui va l'être plus encore à l'avenir», avait-il déclaré.

Lucien Bouchard, qui venait tout juste de fonder le Bloc, s'était défendu avec la dernière énergie de souhaiter l'élection d'un «Parlement bordélisé». D'ailleurs, personne n'a pu l'accuser de chercher à saboter le système durant les années où il a été chef du Bloc, et M. Duceppe ne peut pas l'être davantage.

***

Contrairement à ce qu'espérait M. Parizeau, les Québécois n'ont pas semblé choqués le moins du monde par l'instabilité d'ailleurs très relative qui règne à Ottawa depuis quatre ans. Ils semblent même s'en accommoder très bien. C'est comme si, à défaut d'avoir quitté la fédération, ils voulaient simplement s'assurer que le gouvernement central soit trop faible pour constituer une menace.

Au référendum d'octobre 1995, une majorité de francophones a voté en faveur de la souveraineté, même si cela n'a pas suffi à assurer une victoire du oui. En revanche, lors d'élections générales, le scrutin uninominal à un tour leur permet d'accorder une majorité de sièges au parti de leur choix, comme en font foi les 50 bloquistes élus avec seulement 38 % des voix.

Mme Brunelle a raison: le Canada serait plus facile mieux sans le Québec. Ce qui est nouveau, c'est qu'il se gère de plus en plus sans les Québécois. Malgré la domination du Bloc, les cabinets de Jean Chrétien ont toujours compté des ministres québécois de poids entre 1993 et 2004. Outre le premier ministre lui-même, la présence des Paul Martin, Marcel Massé, Martin Cauchon, Stéphane Dion et Pierre Pettigrew permettait de faire illusion. La représentation québécoise dans le dernier gouvernement Harper était peut-être la plus faible depuis 1867, et on voit mal comment les choses pourraient s'améliorer.

Le premier ministre a sûrement été soulagé de la victoire de Jean-Pierre Blackburn dans Jonquière-Alma, mais la défaite de Michael Fortier est très coûteuse. Depuis sa nomination, Josée Verner est devenue l'incarnation même du principe de Peter en politique. En fin de semaine dernière, M. Harper a vanté publiquement la campagne de Maxime Bernier, mais son purgatoire n'est sûrement pas terminé. Plus que jamais, Lawrence Cannon sera l'homme fort des conservateurs au Québec.

***

Même si les Québécois pestaient contre les libéraux, le poids des francophones au sein du gouvernement leur garantissait une certaine participation à la gestion du pays. Dans ces conditions, ils pouvaient se permettre d'élire à Québec des gens que cela n'intéressait pas.

Même si la souveraineté ne sera pas un enjeu déterminant des prochaines élections québécoises, une victoire du PQ n'en serait pas moins très lourde de signification. Malgré sa nouvelle ferveur dans la défense des intérêts du Québec, tout le monde sait que le premier ministre Charest demeure un fédéraliste inconditionnel, qui peut en quelque sorte pallier l'absence de Québécois au sein du gouvernement Harper.

Même si l'élection d'un autre gouvernement minoritaire à Ottawa lui enlève un argument, dans la mesure où la présence d'un gouvernement fort à Québec semble moins indispensable, il aurait peut-être intérêt à battre le fer pendant qu'il est chaud.

Il faut reconnaître qu'au cours des deux dernières années, Stephen Harper a fait de louables efforts pour amadouer le Québec, même si les erreurs commises durant la campagne ont démontré qu'il en avait encore une compréhension très limitée.

Le premier ministre n'a pas jugé utile de répondre aux questions que lui avait adressées M. Charest à la veille des débats télévisés entre les chefs de parti. Après les résultats décevants d'hier, on peut se demander s'il sera plus empressé de considérer les demandes ou les objections québécoises au cours des prochains mois.

Plus encore que les errements du PQ, c'est son «fédéralisme d'ouverture» qui a été le premier responsable de la baisse de la ferveur souverainiste depuis 2006. Le moindre durcissement pourrait avoir l'effet inverse.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 15 octobre 2008 07h47
    D'accord, M. Charest est full-fédéraliste mais...
    « M. David écrit : «tout le monde sait que le premier ministre Charest demeure un fédéraliste inconditionnel, qui peut en quelque sorte pallier l'absence de Québécois au sein du gouvernement Harper.»

    Nous savons que M. Charest est full-fédéraliste mais, comment est-ce qu'il peut pallier mieux qu'un autre, l'absence de Québécois au sein du gouvernement Harper ?

    Des exemples s.v.p. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 09h29
    Avons-nous le courage de nos convictions?
    « Quatre conservateurs ont été élus au Québec grâce au Bloc:

    - Sylvie Boucher avec 17967 votes
    Sans le Bloc et en appuyant le NPD, nous aurions eu:
    le vote du Bloc: 15981 plus celui du NPD 5991 = 21972, conservateur "out" !

    - Daniel Petit, 20590, élu grâce au Bloc.
    Bloc 14644 + NPD 6580 = 21224, conservateur "out"

    - Lawrence Cannon, 14013, élu grâce au Bloc.
    Bloc 9556 + NPD 6655 = 16211, conservateur "out"!

    - Denis Lebel, 16054, élu grâce au Bloc.
    Bloc 14549 + NPD 1746 = 16295, conservateur "out"!

    Sans le Bloc, QUATRE réformistes de moins.
    Nous aurions alors eu les 37 NPD canadiens + les 50+4 NPD québécois, ce qui nous aurait donné 91 députés de RÉELLE OPPOSITION.
    Je ne crois pas qu'avec une opposition de 91 députés NPD représentant NOS valeurs, le régime réactionnaire Harper aurait eu les coudées aussi franches.


    Quelle est la meilleure opposition?
    Qui peut mettre le plus les bâtons dans les roues de ce régime réformiste?

    Qui donc s'est tenu debout avec le plus de détermination contre ce gouvernement?
    Combien de fois le Bloc a voté avec le régime Harper?
    Combien de fois le NPD a voté avec Harper?

    Qui donc représente le plus NOS valeurs concernant l'Afghanistan, concernant la paix, concernant la justice sociale, concernant le choix de société ?


    Et vous Madame, que préférez-vous? Que le Québec perde son image rebelle bloquiste à Ottawa ou que votre fils perde la vie en Afghanistan?

    Quelle opposition représente le plus NOS valeurs?
    Que pensons-nous de cette guerre d'occupation de ce pays lointain qui ne nous a jamais menacés ?


    Le Québec fait, malheureusement, toujours partie du Canada.
    De dire que celui-ci se gérerait mieux sans le Québec est une vérité de La Palice.
    Le Canada ainsi que le Québec se géreraient mieux l'un et l'autre séparé.
    Il est évident que le Québec gagnerait à être indépendant, totalement souverain.
    Et le Canada deviendrait ainsi un pays unilingue anglais, avec une pensée plus homogène qui se gérerait mieux.
    Mais, deux référendums (dont on a triché les résultats) nous ont maintenus dans le Canada.

    Le Québec fait toujours partie du Canada et de dire que le Canada peut se gérer sans le Québec est une absurdité.
    Peu importe l'image, ou le parti, le Québec a 75 représentants élus au parlement canadien.
    Donc, avec ou sans le Bloc, 75 députés représentent les intérêts du Québec.

    75 députés du NPD auraient pu défendre NOS valeurs autant que 75 bloquistes et même mieux. Les valeurs pacifiques, environnementales et de justice sociale que représente le NPD sont totalement conformes à NOS valeurs.

    91 députés NPD auraient pu offrir une opposition plus efficace contre ce régime réactionnaire.

    Il est grand temps que les Québécois et Québécoises définissent un projet de société. Avec un choix de société clair, nous pourrons parvenir à nous faire un pays. Ce n'est pas en criant: "Québec un pays" que nous en ferons un.
    Nous aurons un pays lorsque nous définirons dans quelle sorte de société nous voulons vivre.

    Il faut que le Québec se prenne en main et ait une vision de pays claire.
    Avec un choix de société clair à proposer et à défendre, nous pourrons penser à avoir un pays voulu par les Québécois et Québécoises, et reconnu par le monde entier.

    Malheureusement, nos agissements manquent de courage. Notre attitude est puérile. Nous crions fort. Nous gueulons en petits groupes, mais nous n'avons pas le courage de défendre des convictions profondes. D'ailleurs, nous semblons incapables de définir nos convictions.
    Nous avons fait élire un gouvernement qui ne représente en rien NOS valeurs.

    Ne sommes-nous bons que pour parader le Fleur de Lysée et crier "Le Québec un pays" ?
    Cessons de crier et faisons-le ce pays, intelligemment avec les bons outils (un parti provincial, au Québec) et au bon endroit (au Québec, pas à Ottawa).


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Jean-Marie Malenfant
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 09h49
    Au beau pays du Québec, rien ne change|
    « Monsieur David, j'ai parcouru tout votre article, votre vision me semble assez juste, la déclaration de madame Yolande Brunelle est malheureusement le reflet d'une vérité partielle qui représente plus Montréal et ses environs que celle qui émane de Québec et ces environs. Si nous constatons le vote du Saguenay-Lac Saint-Jean, là l'interrogation devient insondable. La Beauce et ses environs témoigne d'une continuitée soutenue, on y vote traditionnellement de façon plus conservatrice et à l'opposée du reste du Québec. Pour ce qui est du centre du Québec et le bas du fleuve ou la côte nord on y détecte réguliérement un sentiment anti-fédéraliste.
    Cependant que nous nous questionnions sur tous les angles, une tradition demeure, le Québec depuis Duplessis et même avant joue constamment la carte autonomiste, confirmant la thése de monsieur Parizeau,préférant maintenir une sorte de chantage qui oblige constamment Ottawa à faire des gestes d'amour ou de conciliation et s'il y en a un, il faut bien se garder de l'admettre de peur de perdre ce pouvoir de marchandage pas toujours loyal. Quand verrons-nous un leader nous livrer une fois pour toute la vérité, rien que la vérité. Le Québec est-il gagnant dans la péréquation, les intérêts québecois sont-ils raisonnablement conciliables avec ceux de l'ensemble du Canada, le fait d'être un pays bi-culturel et maintenant multi-culturel est-il un plus? Face au géant U.S.A., vaut-il mieux y faire face comme canadien, plutôt que québecois? Pour ma part je terminerai en confessant demeurer sur mes positions, rien à date ne me permets de modifier mon choix de jeunesse, je demeure toujours une "Canadien Français" »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 12h07
    Derrière l'écran de fumée.
    « Le Bloc a receuilli environ 38% des suffrages au Québec, en légère diminution depuis la dernière élection. Par contre ce pourcentage représente assez fidèlement le pourcentage de ceux qui sont en faveur de la souveraineté et, si c'est exact, on voit que la question de la souveraineté reste assez stable dans l'électorat et c'est un indice qu'un nouveau référendum serait probablement voué à l'échec, encore une fois.

    L'envers, c'est que plus de 60% des Québécois ont voté contre le Bloc et seront peu représentés aux Communes, un peu comme de nombreux autres Canadiens qui ont voté Vert et qui ne seront pas représentés du tout. À cette question la seule réponse est la proportionnelle mais les poules vont avoir des dents avant qu'un parti au pouvoir l'implante au Canada.

    Il n'en reste pas moins que quand on est souverainiste, il est très tentant de rendre le pays ingouvernable et démontrer par le fait même que la souveraineté du Québec est la seule solution à la crise. Dans ce contexte, c'est une solution qui serait aussi profitable au reste du Canada qui pourrait alors se concentrer sur les enjeux planétaires. Par contre, les Québécois semblent peu enclins à faire ce pas et voter pour la souveraineté du Québec et leurs taxes servent maintenant à promouvoir le programme des Conservateurs (militarisation des conflits internationaux, non aux changements climatiques, non aux femmes, aux arts et aux autochtones, alignement sur la droite américaine etc.) qui, de toute évidence, ne répond pas aux valeurs de la majorité des Québécois. Dans cette optique, le Bloc serait-il un écran de fumée? »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 14h56
    Des partis régionaux
    « Pas besoin du bloc pour constater que le Canada est ingouvernable même chose aux USA. Les mentalités sont bien différentes de l'ouest à l'est. Le Texas et la Californie comme l'Alberta et le Québec. Et que dire des libéraux principalement en Ontario. Pensez-vous vraiment que du temps où nous avions des députés libéraux du Québec à Ottawa que le Québec a été gagnant? Non. Est-ce que le Canada a besoin du Québec et bien OUI pour les milliards envoyés en impôt, tant qu'au reste c'est de la frime. La preuve on continu de centraliser les pouvoirs à Ottawa. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 17h23
    un vrai fédéralisme
    « A chaque élection fédérale, on demande au peuple ce qu'ils veulent. Mais on s'entête dès le lendemain à nier la réalité. Le peuple répond incessamment qu'il veut un vrai fédéralisme. Les pères de la confédération avaient raison; tout ce qui concerne les gens, c'est provincial. Pour ce qu'on peut mettre en commun, la monnaie, les affaires étrangères, l'accomodement raisonnable pour avoir un minimum de respect envers chaque citoyen (éducation, santé, justice) afin d'éviter les abus, c'est fédéral. Le peuple parle clairement à chaque fois qu'on lui demande. Alors pourquoi s'entêtent-ils? Ce n'est pas la séparation du Québec qu'il faut mais bien la séparation des pouvoirs entre toutes les composantes du Canada. Le beau risque en somme. Vivement le système présidentiel pour le Canada. On se débarrasserait du vieux fond colonialiste anglais. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 17h29
    Un pays ingouvernable
    « Combien d'autres décennies faudra-t-il pour que les voisins nordiques des Américains se rendent compte que le Canada n'est gouvernable qu'en bafouant la démocratie ? Les oppositions à Ottawa représentent une majorité de ses habitants mais le droitiste Harper continuera d'imposer ses volontés. Il en va de même pour le Québec nation dans un Canada uni.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 15 octobre 2008 19h41
    @ M. Normand Chaput
    « M. Chaput écrit : «Les pères de la confédération avaient raison; tout ce qui concerne les gens, c'est provincial.»

    C'est vrai mais ils se sont trompés. Pour conserver le pays, le Canada, fort et uni, ils ont pris soin de pondre une fédération de Provinces à la place d'une confédération d'États souverains, même s'ils ont nommé faussement cette chose ainsi, en 1867 et depuis. Vioir son dictionnaire.

    Dana la fédération actuelle, le vrai boss ou père, c'est le fédéral. Les provinces sont un peu comme ses employés ou ses enfants. Le fédéral a le pouvoir de les semoncer, d'invalider les lois de SES provinces "qui veut dire territoires conquis", de leurs envoyer l'armée pour les calmer et/ou les occuper etc... »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 15 octobre 2008 20h26
    voila une bonne raison
    « Voila une très bonne raison pour le vote proportionnel, car à un potentiel maximum de 15% (il a présentement 10%) le bloc ne pourra plus jamais avoir une influence néfaste pour la nation et le pays. Et cela le tuera finalement ce parti de castrat »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 15 octobre 2008 20h32
    dialectique
    « Que c'est dont beau la dialectique dont vous vous gargarisez, M. Charbonneau.

    Comment un référendum pourrait-il avoir prise sur le Québec quand on sait le nombre d'immigrants qui y transitent et qui n'on rien à foutre de votre Québec libre, ainsi qu'une grande partie des québécois, pure laine comme on dit, qui se sont déjà prononcés sur le sujet, à deux reprises, alors que le niveau d'immigrants était à son plus bas niveau et qu'il ne pesait pas encore lourd dans la balance.

    Vous rêvez en couleur ainsi que tous les prophètes de malheur qui entretiennent cette idéologie chez les québécois.

    La souveraineté ne se fera jamais, en dépit du Bloc, le bloqueur, et le PQ, le pôvre quêteux de subventions, auprès du fédéral, pour la culture.

    Votre NPD attire à l'intérieur de son parti des islamistes radicaux qui ne rêvent que d'implanter la charia ainsi que de s'approprier le territoire du Québec, et d'en faire leur fief, comme les juifs en Israël.

    Le Québec a enregistré le plus faible taux de participation de son histoire, lors des présentes élections, et le phénomène ira en s'accentuant tant que le Bloc viendra fausser les données sur le plan fédéral. Autant laisser les autres provinces user de leur majorité pour déterminer le gouvernement qui leur convient puisque, au Québec, seul le Bloc québécois et sa gang de syndicaleux ont droit au chapître

    Le NPD ne vaut pas plus que le Bloc qui prétend, à tort, représenter l'ensemble des québécois. »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    jeudi 16 octobre 2008 00h16
    Quelle baissse de la souveraineté? Celle programmée par Gesca? Voyons voir...
    « Bonjour M.David,

    Il n'y a jamais eu de baisse de la souveraineté avec Partenariat!
    Il a eu baisse de la souveraineté depuis qu'on a éliminé.... le Partenariat!

    Même avant le référendum de 1995, l'indépendance ne recueillait pas 40%!!!
    *
    L'habileté des fédéralistes et le silence du Devoir entre autres, a contribué à le faire croire au peuple.
    *
    Il y a près d'un an et demi, Gesca a demandé à CROP de durcir « la question ».

    Voici la nouvelle question posée :

    ......« Si un référendum avait lieu aujourd'hui vous demandant si vous voulez que le Québec devienne un "PAYS SOUVERAIN", voteriez-vous Oui ; ou voteriez-vous Non? »

    Depuis ce temps l'indépendance se situe exactement à 39%(moyenne).
    Source: http://www.quebecpolitique.com
    /sondages/s-crop-ref.html

    Pourquoi ce changement de question après plus de 12 ans et sans le dire?
    Pour manipuler le peuple?
    Qui le sait à part les initiés?
    Pourquoi ce silence?
    Pourquoi le Devoir en a jamais fait une manchette!
    Pourquoi M. David n'en a avez-vous jamais fait mention clairement?

    Je ne serais pas pas surpris que -- en reposant l'ancienne question (avec partenariat) -- nous soyons à environ 45%.

    Sur ce sujet le comportement des journalistes est aussi curieux et inexplicable que lors du projet de loi 195-196 du PQ.
    Et après cela, on dit qu'il erre : s'il ose(projet de loi 195) on le descend en flamme!

    Avec des amis comme cela, on a pas besoin d'ennemis...

    J'espère que les internautes sur ce blogue vont au moins aller sur le site mentionné plus haut.

    À plusieurs, on pourrait peut-être réveiller les Chroniqeurs du Devoir! »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
11 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009