Les libéraux reprennent leurs billes à Montréal
Photo : Jacques Grenier
Dans Bourassa, le libéral Denis Coderre a conservé son siège avec 50 % des voix, un siège que certains disaient menacé.
Tirant parti de l'absence des conservateurs sur l'île de Montréal, libéraux et bloquistes se sont livrés dans la métropole à l'habituel coude à coude, l'équipe de Stéphane Dion ayant toutefois ravi au Bloc de Gilles Duceppe certains des morceaux perdus en 2006 dans la foulée du scandale des commandites.
La stratégie libérale plaçant à l'avant-scène des candidats-vedettes a porté ses fruits: au moment de mettre sous presse, Justin Trudeau et Marc Garneau avaient délogé le Bloc. Le comédien Sébastien Dhavernas talonnait sérieusement le seul néo-démocrate du Québec, Thomas Mulcair.
Le fils de l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau a donc été élu dans la circonscription de Papineau, qu'il a réussi à enlever à la bloquiste Vivian Barbot. L'ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec avait arraché en 2006 cette circonscription des mains du ministre libéral Pierre Pettigrew avec très peu de voix. Les derniers résultats disponibles donnaient 43 % des voix au populaire jeune homme.
L'astronaute Marc Garneau, un autre personnage-clé de l'équipe libérale, a lui aussi été élu, mais dans Westmount-Sainte-Marie, loin devant ses adversaires. L'équipe néo-démocrate de Jack Layton fondait pourtant beaucoup d'espoirs sur Anne Lagacé Dowson, ancienne journaliste pour le réseau anglais de Radio-Canada. Avec elle, le Nouveau Parti démocratique espérait, en vain, ajouter un député au Québec.
Incapables de faire une percée à Montréal, les conservateurs de Stephen Harper doivent composer en outre ce matin avec la défaite de l'ex-sénateur Michael Fortier. L'ancien ministre — non élu — responsable de la région de Montréal n'a pas réussi à surmonter l'avance de la bloquiste Meili Faille, qui l'a emporté avec plus de 40 % des voix.
Quant à Thomas Mulcair, un autre candidat que les sondages disaient talonné par les libéraux, il était en grande difficulté peu après 23h dans l'ancien fief libéral d'Outremont. Le seul député néo-démocrate du Québec était au coude à coude avec le libéral Sébastien Dhavernas, un comédien et candidat-vedette des libéraux.
Sans grande surprise, le chef des libéraux, Stéphane Dion, a été aisément réélu dans sa circonscription de Saint-Laurent-Cartierville, avec 63 % des voix. De même, des bastions libéraux restent intouchables dans la région montréalaise; Irwin Cotler (Mont-Royal), Marlene Jennings (Notre-Dame-de-Grâce-Lachine), Bernard Patry (Pierrefonds-Dollard) se dirigeaient vers de confortables réélections. Dans Bourassa, le libéral Denis Coderre a conservé son siège avec 50 % des voix, un siège que certains disaient menacé.
Dans Ahuntsic, où les élections de 2006 avaient permis au Bloc québécois de ravir un siège aux libéraux, la criminologue d'origine libanaise Maria Mourani luttait ferme pour conserver son siège, sérieusement convoité par la libérale Eleni Bakopanos. C'est la troisième fois que les deux femmes se livrent une rude bataille. En 2006, Mme Mourani avait obtenu 834 voix de plus que Mme Bakopanos. En 2004, c'est toutefois la libérale qui avait eu le dessus sur la bloquiste, également par un peu plus de 1000 voix.
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, sans aucune surprise, a été réélu dans Laurier-Sainte-Marie, avec près de 50 % des voix.
Sur l'île de Laval, où Bloc et libéraux se sont échangé au fil des élections divers comtés, la joute se poursuivait. Dans Laval-les-Îles, la seule circonscription qui avait résisté à la vague bloquiste sur l'île Jésus en 2006, la libérale Raymonde Folco, qui disputait l'ouest de l'île avec le bloquiste Mohamedali Jetha, a été élue. Tout juste à côté, dans Laval, la candidate du Bloc, Nicole Demers, a aussi conservé son siège. Dans Marc-Aurèle-Fortin, le bloquiste Serge Ménard a toutefois conservé son siège, tout comme son collègue dans Alfred-Pellan, le bloquiste Robert Carrier.
Montréal sera donc demeuré imperméable au Parti conservateur. Malgré certains espoirs entretenus dans Rivière-des-Mille-Îles, le candidat Claude Carignan, populaire maire de Saint-Eustache, n'a pas réussi à dépasser le Bloc québécois, qui présentait Luc Desnoyers. Celui-ci a été élu avec 46 % des voix.
Enfin, sur la Rive-Sud, dans Longueuil-Pierre-Boucher, le candidat bloquiste Jean Dorion l'a emporté sur son adversaire libéral. L'ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste a remporté le comté avec 43 % des voix.
La stratégie libérale plaçant à l'avant-scène des candidats-vedettes a porté ses fruits: au moment de mettre sous presse, Justin Trudeau et Marc Garneau avaient délogé le Bloc. Le comédien Sébastien Dhavernas talonnait sérieusement le seul néo-démocrate du Québec, Thomas Mulcair.
Le fils de l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau a donc été élu dans la circonscription de Papineau, qu'il a réussi à enlever à la bloquiste Vivian Barbot. L'ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec avait arraché en 2006 cette circonscription des mains du ministre libéral Pierre Pettigrew avec très peu de voix. Les derniers résultats disponibles donnaient 43 % des voix au populaire jeune homme.
L'astronaute Marc Garneau, un autre personnage-clé de l'équipe libérale, a lui aussi été élu, mais dans Westmount-Sainte-Marie, loin devant ses adversaires. L'équipe néo-démocrate de Jack Layton fondait pourtant beaucoup d'espoirs sur Anne Lagacé Dowson, ancienne journaliste pour le réseau anglais de Radio-Canada. Avec elle, le Nouveau Parti démocratique espérait, en vain, ajouter un député au Québec.
Incapables de faire une percée à Montréal, les conservateurs de Stephen Harper doivent composer en outre ce matin avec la défaite de l'ex-sénateur Michael Fortier. L'ancien ministre — non élu — responsable de la région de Montréal n'a pas réussi à surmonter l'avance de la bloquiste Meili Faille, qui l'a emporté avec plus de 40 % des voix.
Quant à Thomas Mulcair, un autre candidat que les sondages disaient talonné par les libéraux, il était en grande difficulté peu après 23h dans l'ancien fief libéral d'Outremont. Le seul député néo-démocrate du Québec était au coude à coude avec le libéral Sébastien Dhavernas, un comédien et candidat-vedette des libéraux.
Sans grande surprise, le chef des libéraux, Stéphane Dion, a été aisément réélu dans sa circonscription de Saint-Laurent-Cartierville, avec 63 % des voix. De même, des bastions libéraux restent intouchables dans la région montréalaise; Irwin Cotler (Mont-Royal), Marlene Jennings (Notre-Dame-de-Grâce-Lachine), Bernard Patry (Pierrefonds-Dollard) se dirigeaient vers de confortables réélections. Dans Bourassa, le libéral Denis Coderre a conservé son siège avec 50 % des voix, un siège que certains disaient menacé.
Dans Ahuntsic, où les élections de 2006 avaient permis au Bloc québécois de ravir un siège aux libéraux, la criminologue d'origine libanaise Maria Mourani luttait ferme pour conserver son siège, sérieusement convoité par la libérale Eleni Bakopanos. C'est la troisième fois que les deux femmes se livrent une rude bataille. En 2006, Mme Mourani avait obtenu 834 voix de plus que Mme Bakopanos. En 2004, c'est toutefois la libérale qui avait eu le dessus sur la bloquiste, également par un peu plus de 1000 voix.
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, sans aucune surprise, a été réélu dans Laurier-Sainte-Marie, avec près de 50 % des voix.
Sur l'île de Laval, où Bloc et libéraux se sont échangé au fil des élections divers comtés, la joute se poursuivait. Dans Laval-les-Îles, la seule circonscription qui avait résisté à la vague bloquiste sur l'île Jésus en 2006, la libérale Raymonde Folco, qui disputait l'ouest de l'île avec le bloquiste Mohamedali Jetha, a été élue. Tout juste à côté, dans Laval, la candidate du Bloc, Nicole Demers, a aussi conservé son siège. Dans Marc-Aurèle-Fortin, le bloquiste Serge Ménard a toutefois conservé son siège, tout comme son collègue dans Alfred-Pellan, le bloquiste Robert Carrier.
Montréal sera donc demeuré imperméable au Parti conservateur. Malgré certains espoirs entretenus dans Rivière-des-Mille-Îles, le candidat Claude Carignan, populaire maire de Saint-Eustache, n'a pas réussi à dépasser le Bloc québécois, qui présentait Luc Desnoyers. Celui-ci a été élu avec 46 % des voix.
Enfin, sur la Rive-Sud, dans Longueuil-Pierre-Boucher, le candidat bloquiste Jean Dorion l'a emporté sur son adversaire libéral. L'ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste a remporté le comté avec 43 % des voix.
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