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Un gouvernement minoritaire servirait mieux le Québec

Kathleen Lévesque   11 octobre 2008  Canada
Photo : Jacques Nadeau
En entrevue hier au Devoir, le chef du Bloc québécois a fait valoir qu'un gouvernement minoritaire sera obligé de prendre en compte les suggestions des partis d'opposition pour freiner le ralentissement économique généré par la crise financière actuelle. Ce statut minoritaire apparaît d'autant plus important pour M. Duceppe dans l'hypothèse où Stephen Harper réussirait, mardi prochain, à se hisser encore une fois au pouvoir.

«[Sinon], ce serait son idéologie du laisser-faire et de la main invisible. Pendant ce temps-là, on serait main dans la main avec les pétrolières. C'est la pire des erreurs qu'on pourrait faire. Ça ne va pas dans le sens des intérêts économiques du Québec», a déclaré Gilles Duceppe.

Tous les chefs, tous les partis d'opposition doivent plutôt faire preuve de responsabilité, a insisté le chef bloquiste. Selon lui, des mesures d'urgence s'imposent. Après le scrutin, la Chambre des communes devra être convoquée rapidement. «Ça commence par Kyoto, des crédits d'impôts remboursables et de l'aide ponctuelle immédiate à certaines catégories de citoyens. Je pense aux chauffeurs de taxi, aux camionneurs, aux compagnies forestières indépendantes. Je pense aux agriculteurs et aux pêcheurs», a-t-il dit.

Le surplus budgétaire a beau ne s'élever qu'à 5 milliards, selon les dernières prévisions, une marge de manoeuvre qui pourrait sembler bien fragile pour faire face à un problème concret, Gilles Duceppe n'estime pas nécessaire d'envisager pour l'instant le retour à un déficit. «Si on déplace le problème, on n'avance pas davantage. Si on retombait à 50 milliards de déficit, ça peut causer d'énormes problèmes aussi. Dans un premier temps, il faut voir toutes les mesures qui peuvent être prises sans arriver au déficit», a-t-il affirmé.

M. Duceppe ne ferme pas pour autant la porte à cette option avancée par plusieurs économistes au cours des derniers jours. Plutôt que d'utiliser le déficit comme outil de relance économique, le chef du Bloc québécois a soutenu que la première étape à franchir est de réviser les dépenses gouvernementales.

D'entrée de jeu, il pointe du doigt les dépenses militaires, les coûts d'administration des ministères, dont celui de la Santé, ainsi que les avantages fiscaux accordés aux grandes pétrolières. «La question est de voir ce qu'on peut faire actuellement sans que ça provoque un déficit. Faisons le maximum. Je pense qu'il y a la marge de manoeuvre à Ottawa», a-t-il indiqué.

Pour ce qui est de l'annonce faite hier par le ministre des Finances, Jim Flaherty, selon laquelle un gouvernement conservateur achètera jusqu'à 25 milliards de blocs de prêts hypothécaires assurés, par l'entremise de la SCHL, le chef du Bloc considère l'initiative bien insuffisante. Les problèmes qui surgissent au pays concernent en priorité «l'économie réelle», notamment le secteur manufacturier dont le ralentissement se fait sentir depuis trois ans.

M. Duceppe soutient que l'apport d'une équipe de députés du Bloc québécois peut avoir son importance pour régler la situation. La plate-forme électorale du parti suggère des mesures pour donner de l'oxygène au secteur manufacturier et bonifier le régime de l'assurance-emploi, par exemple.

Et pour Gilles Duceppe, toutes ces actions peuvent se réaliser dans le cadre d'un gouvernement minoritaire. Comme il le fait depuis le déclenchement des élections, il a martelé que les conservateurs de Stephen Harper constituent un danger pour les valeurs du Québec. En revanche, il ne tient pas ce même discours à l'égard de Stéphane Dion, et ce, malgré l'embellie que tendent à montrer les derniers sondages en faveur du Parti libéral du Canada, qui ouvre la possibilité d'un gouvernement libéral minoritaire.

D'ailleurs, le chef bloquiste refuse de dire quel scénario il préfère et avec qui, des conservateurs ou des libéraux, le Bloc a le plus d'affinités pour la suite des choses. Gilles Duceppe ne déroge pas de son discours habituel et veut retourner à Ottawa avec un maximum d'élus. Selon le plus récent sondage Segma, publié hier, le Bloc retrouverait le niveau de suffrages obtenus en 2006.

Quant à savoir si le Bloc québécois n'empêche pas les Canadiens de se donner un gouvernement majoritaire, comme l'a souligné récemment sa conjointe, Yolande Brunelle, Gilles Duceppe se défend: «Est-ce que, par souci d'altruisme, on va arrêter de penser à nos intérêts pour leur permettre d'avoir un gouvernement majoritaire? Franchement, ce serait pousser un peu. On doit penser à nos intérêts et à nos valeurs.»

Et de toute façon, note M. Duceppe, le Canada n'est pas ingouvernable lorsqu'il est dirigé par un gouvernement minoritaire. Le chef bloquiste cite l'exemple des gouvernements minoritaires qui, dans les années 60, ont été plutôt favorables à la population avec l'instauration de politiques sociales, dont une entente entre les gouvernements Pearson et Lesage concernant le transfert de 29 points d'impôts. «Il y avait un plus grand respect de ce que sont les élus du peuple, rappelle M. Duceppe. Harper, lui, considère la Chambre des communes comme des estrades. Je n'ai jamais vu un premier ministre dénigrer comme ça les institutions.»

D'ailleurs, plus tôt hier matin, lors d'un point de presse, M. Duceppe a accusé les conservateurs de faire un «coup bas» à Stéphane Dion en le malmenant pour la qualité de son anglais. La veille, le chef libéral avait trébuché lors d'une entrevue télévisée. Pour le chef bloquiste, c'est la démonstration du «deux poids, deux mesures» qui perdure au Canada: on exige des chefs politiques de langue français qu'ils maîtrisent parfaitement la langue de Shakespeare, alors que les chefs anglophones ont «un français très laborieux».






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  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 00h22
    Totalement FAUX
    « Car si un gouvernement conservateur minoritaire est élu, il pourra se comporter de la même façon qu'un gouvernement majoritaire sans avoir aucune crainte de l'opposition.
    Pourquoi? C'est évident que tous les partis auront une dette après cette élection. Donc personne ne voudra aller en élection, au moins pour les 3 prochaines années. Les libéraux devront se trouver un chef, et rebâtir la caisse et le parti. Le bloc avec une possibilité d'avoir le plus haut score depuis des lunes, ne voudront pas risquer de perdre des sièges. Le NPD aussi n'aura aucune intention de retourner en élection. Alors même minoritaire Harper aura les coudés franche.

    Seul un gouvernement minoritaire libéral sera faible et se devra de composer avec l'opposition. Var bien que le Bloc et le NDP ne voudront pas d'élection, il n'est pas certain que les conservateurs ne voudront pas se représenter aux urnes dans un avenir pas trop éloigné.

    Donc si l'on suit la logique de Duceppe, seul un gouvernement minoritaire pourra être bon pour le Québec. »

  • Guy Fauteux
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 00h48
    Independantiste chialeux
    « Vous etes pas tanne de brailler et vous n'auriez pas le gout pour une fois d'agir en personne qui est fiere de ses horigines et qui regarde en avant d'une facon positive .
    Le merveilleux pays du Canada a un besoin de personnes capable , actives et positive .A l'heure de la mondialisation plus que jamais tout est possible et nous canadien francais d'origine avons naturellement de merveilleux talent qui nous permette de nager a l'aise dans ce nouveau village qui est le monde. Pourquoi rester a bouder dans son coin soyons positif comme des milliers de nos freres canadien francais rayonnant au Canada et dans le monde. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 05h53
    Un gouvernement de coalition : une hypothèse envisageable?
    « Les résultats des élections sont, pour le moment, incertains. La grande question est de savoir si le parti conservateur obtiendra assez de députés pour former un gouvernement majoritaire ou s'il devra se contenter, comme la dernière fois, d'un gouvernement minoritaire. Si le parti conservateur obtient suffisamment de siège pour détenir la majorité à la Chambres des communes, la question d'une coalition gouvernementale ne se posera pas. Par contre, en cas de gouvernement conservateur minoritaire, la question peut se poser, si deux conditions sont réunies.

    Il faut que le parti libéral et le parti néo-démocrate réunis aient plus de députés que les conservateurs, et il faut que Jack Layton et Stéphane Dion s'entendent pour former une coalition gouvernementale. Le parti de G. Duceppe n'étant pas un parti fédéral national n'entrerait pas dans une telle coalition, puisqu'il n'a pas vocation à diriger le Canada, se limitant à défendre au niveau fédéral les intérêts du Québec, comme Duceppe le répète à satiété.

    Si donc les partis de J. Laytton et de S. Dion remplissaient les deux conditions sine qua non mentionnées plus haut, il pourrait se passer ce qui suit. Si Stephen Harper, Premier ministre d'un gouvernement minoritaire, met à exécution sa menace de provoquer des votes de confiance pour faire passer à tout prix les composantes de son programme, libéraux et néo-démocrates pourraient alors s'unir aux Communes pour renverser le gouvernement minoritaire et convaincre ensuite la gouverneure générale de leur confier la tâche de former un nouveau gouvernement qui aurait la confiance des Communes, au lieu de déclencher des élections. Il serait difficile à la gouverneure de refuser cette possibilité, surtout peu de temps après les élections en cours.

    Certes, dans les systèmes parlementaires de type britannique, utilisant le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour, les gouvernements de coalition sont plutôt exceptionnels puisque le bipartisme caractérisait le système partisan, avec une éventuelle alternance du pouvoir. La situation a bien changé puisque se trouvent maintenant des partis tiers représentés à la Chambre des communes, dans le cas du Canada. On trouverait aussi des exemples de gouvernement de coalition en Australie, mais également au Canada.

    En effet, des coalitions de ce genre ont déjà existé au niveau provincial. On peut citer l'exemple de la Saskatchewan, qui a connu une coalition du NPD et des libéraux de 1999 à 2003. Il y a eu d'autres coalitions en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique, lorsque les partis traditionnels ont formé une coalition de 1941 à 1952 pour barrer la route au CCF. Au niveau fédéral, une véritable coalition s'est produite avec sir Robert Borden en 1917. Aux prises avec une forte opposition à la conscription et avec d'autres difficultés majeures pendant la Première Guerre mondiale, Borden a cherché à élargir sa base politique en période de guerre en invitant plusieurs libéraux favorables à la conscription et d'autres personnalités à faire partie de son gouvernement.
    Ce n'est pas parce que cela ne s'est fait qu'une fois au niveau fédéral, que cela ne peut pas se faire. Il faut savoir innover, surtout en cas de nécessité. Et dans cette situation, Stéphane Dion pourrait bien changer d'avis. À la suggestion de Jack Layton, il a dit non, mais on Non s'inscrit dans le cours de la campagne électorale, et la réalité de la situation à la Chambre des communes peut le faire changer d'avis, surtout s'il a la possibilité de battre le gouvernement conservateur.

    On se rappelle que Paul Martin en réponse à une question portant sur un gouvernement minoritaire, s'était tourné vers Jack Layton en disant: «On pourrait s'entendre.» Par ailleurs, un des hommes clés de S. Dion n'est autre que l'ancien méo-démocrate Bob Rae.

    La pratique d'un gouvernement de coalition est assez courante en Europe et elle est le fait de grandes démocraties, comme l'Allemagne ou la Belgique, où les coalitions portent des noms colorés, coalition violette, coalition arc-en-ciel ou orange-bleue, par allusion au mélange des couleurs des partis qui la forment. Et des gouvernements, comme le Conseil fédéral suisse, l'équivalent d'un conseil des ministres, ou le gouvernement français actuel, comptent des ministres de groupes politiques «opposés».

    Si les deux conditions mentionnées plus haut existent et si S. Harper minoritaire met ses menaces à exécution, un gouvernement de coalition fédéral est une éventualité à considérer et une solution tout à fat valable pour supplanter un gouvernement conservateur. Mais une troisième condition existe qui, elle, ne dépend pas des partis politiques mais des électeurs. Pour que cette possibilité de battre un gouvernement conservateur puisse un jour se réaliser, il faut que les électeurs votent massivement en faveur des deux partis qui peuvent former une collation, le NPD et le parti libéral. Le Bloc de G. Duceppe peut certes contribuer à rendre minoritaire en Chambre le parti conservateur, mais il ne peut rien faire pour battre à la Chambre des communes ce gouvernement en le remplaçant par une gouvernement de coalition, éventuellement minoritaire, mais bénéficiant de l'appui tacite du Bloc qui veut à tout prix réduire au maximum le nombre de députés conservateurs. Les électeurs ont donc un choix à faire, entre un vote NPD ou libéral, qui permettrait de remplacer un gouvernement Harper minoritaire par une coalition gouvernementale, ou un soutien au Bloc qui n'offre pas, de par sa nature même, une telle possibilité. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 07h19
    Ben voyons...
    « Un gouvernement minoritaire qui tombera avant deux ans, qui n'aura pas le choix que de jeter l'argent par les fenêtres pour arroser ses commettants à droite à gauche, et sous lequel le parlement sera paralysé en permanence par les bitcheries dont on a été témoins depuis plus de deux ans?

    C'est sûûûr que c'est la meilleure configuration en temps de crise économique.

    Ce qui est vrai, et que Charest a bien vu aussi, c'est que c'est la meilleure configuration pour maximiser l'efficacité du chantage fiscal québécois.

    Je commence à penser que le Canada devrait se séparer de la Belle-Province moi, c'est un trou sans fond qui ne rapporte rien. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 08h09
    La balance du pouvoir
    « 55 sièges ça donne un pouvoir de négociation avec un gouvernement minoritaire. Duceppe peut faire plus que les Libéraux à l`Opposition officielle. Il peut faire ou défaire le gouvernement. Les Libéraux ruinés, suite à cette campagne et une dette accumulée pas son leader en perdition et un parti fauché, ne feront rien pour risquer une autre élection à court terme. D`autant plus qu`une course au leadership s`engagera très bientôt. Les Conservateurs se chercheront un allié et le Bloc pourra répondre présent après les avoir tassés au Québec. Terrain fertile pour des investissements au Québec. Et puis les Libéraux chercheront de s`unir avec Verts et Néo-démocrates. »

  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 11 octobre 2008 08h15
    ESt-ce qu"il y a un parti autre que le Bloc pour prendre les intérêts des Québécois?
    « C'est la question à se poser! le Bloc est le meilleur parti pour les québécois mais le Bloc ne sera jamais au pouvoir.

    Les conservateurs et les libéraux ont déjà montré leurs couleurs par rapport à nous. Rien d'intéressant de ce coté, plutôt irritant et très décevant...


    Ce serait bien que les autres provinces votent pour faire élire plus de députés NPD et Vert, avec un gouvernement minoritaire libéral et que le Québec se dote d'un fort pourcentage de députés québécois. C'est le seul moyen de se faire entendre à Ottawa. »

  • Richard Lachance
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 09h40
    On oublie vite les 2 dernières années...
    « M Duceppe crie haut et fort que seul un parti minoritaire servirait mieux les intérets du Québec. Faut-il lui rappeler qu'il s'est plaint depuis 2 1/2 années que les conservateurs agissaient comme s'ils étaient majoritaires et que personne, ne l'a défait ce fameux gouvernement arrogant? On reviendra mardi prochain, à la case départ et on continuera de chialêr comme d'habitude. Au moins deux partis devraient fusionner pour mettre fin à des élections si fréquentes. Ras-le-bol des élections et ras-le-bol des promesses non-remplies par TOUS les partis. Personne ne s'est vraiment démarquer dans cette campagne avec de vraies nouvelles idées, probablement trop occuppé à critiquer ce que l'autre n'a pas fait mais en se gardant bien de rester très, très vague sur ce qui aurait dû être fait. Je suis encore indécis à 3 jours du vote. Peut-être devrais-je choisir celui qui me semble le plus honnête... Ouf! ce ne sera pas facile ça non plus. »

  • Linda Hart
    Inscrite
    samedi 11 octobre 2008 12h03
    Pourquoi le Bloc
    « Je ne pense pas que les québécois ont quelque motif que ce soit de voter pour un autre parti que le Bloc. Les Libéraux, le NPD et les Verts sont des partis centralisateurs et le Reform défend les intérêts des pétrolières de l'Alberta. Dans un tel contexte, les québécois savent que l'instinct de conservation exige un vote bloquiste, jusqu'à ce que la pression populaire parvienne à faire adopter le principe de la proportionnelle. À partir de ce moment, on aura des gouvernements de coalition et chacun pourra voter selon ses convictions. En attendant, je ne vois pas ce que le Québec gagnerait à envoyer à Ottawa des insignifiants comme Verner, Blackburn et Fortier qui sont à genoux devant le grand despote, lui-même téléguidé par les intérêts industriels albertains. Je préfère, et de loin, les députés du Bloc qui n'ont à répondre qu'au Québec. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 13h32
    Chiâler au perpétuel
    « Plusieurs bloguers associent chiâlage et Bloc. Curieux mais ce que j`ai entendu depuis le début de la campagne se porte sur les écarts de comportement des Libéraux et Conservateurs. Eh bien on aura confus les genres. Le chiâlage est passé du bord fédéraliste, car ils savent bien que le peuple les marginalisent. Une forte majorité de 42% doit avoir raison dans ce zoo, car le Bloc rejoint la majorité des électeurs au Québec. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 18h06
    Conditions de coalitions
    « Entendons nous. L'idée d'une coalition future entre NPD et Bloc ne pourrait se faire que par des conditions strictes exigées par un chef du Bloc.

    Première condition fondamentale: reconnaissance de la nation québécoise dans la constitution canadienne. Seconde. Faire des droits linguistiques et collectifs une obligation fondamentale d'une constitution transformée. Troisième. Inclure dans la constitution un statut particulier propre à la nation québécoise dans le Canada lui permettant de retrouver la pleine maîtrise de ses juridictions existantes, de voir transférer à Québec tous les organisme fédéraux qui s'occupent de Patrimoine Canada au niveau du Québec dont le CRTC dans le domaine des télécommunications. Ce statut procurerait au Québec en dehors de la défense, une souveraineté non négligeable dans le domaine des relations internationales.

    Après l'acceptation ouverte de ces trois conditions permettant la mise en oeuvre d'au moins 75% de propositions bloquistes par le NPD, un gouvernement de coalition en 2011 entre le Bloc et le NPD pourrait être envisageable.

    Ce scénario de politique fiction pas complètement irréaliste, il y a eu la tentative constitutionnelle de Mulroney n'en traduit pas moins les difficultés d'accorder Québec et Canada sur le même plan.

    Ceux qui appuient le NPD ou le Parti Vert font un choix d'ignorer les besoins nationaux des Québécois au seul profit des questions sociales ou environnementales. C'est un choix libre mais qui créé un effet boomerang envers le problème évacué.
    Évidemment, le Bloc se positionne surtout pour la question nationale mais il ne traite pas moins à travers le travail parlementaire de tous les dossiers sur un plan progressiste.

    Ceux qui encouragent la division politique en sachant très bien que l'absence de proportionnelle mixte empêche le jeu de contraintes qui peut être force les partis de s'entendre sur des coalitions minimales se comportent probablement de manière irresponsable. Jusqu'à quel point allons nous vivre la fragmentation électorale, prisonniers que nous sommes de l'ancien système parlementaire britannique qui construit des majorités au détriment des minorités? Cela ne vous rappelle pas entres autres la majorité Canada contre la minorité Québec? »

  • loiselet
    Abonné
    dimanche 12 octobre 2008 00h27
    @Linda Hart
    « Très limpide et lucide analyse. J'aborde dans le même sens que vous.
    Il se pourrait aussi que le NPD supplante les libéraux et devienne l'opposition officielle des minoritaires conservateurs.Le Québec est en train d'empêcher qu'advienne une majorité au dangereux et mielleux... et flagorneur Harper.
    Il me semble que ces fadaises politiques de partis qui font la promo du pétrole et de l'écologie en même temps, qui refusent jusqu'à l'idée de nationaliser ces pétrolières se passent sur une autre planète ou dans un pays étranger. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    dimanche 12 octobre 2008 11h19
    Soyons réalistes
    « Une coalition Libérale-NPD-Verts serait logique. La balance du pouvoir se retrouvera dans les mains du Bloc si les Conservateurs forment un gouvernement minoritaire. Et ça donne un pouvoir de négociation plus puissant que des membres au cabinet des ministres. Un protocole qui forcerait Harper à accepter les demandes récentes de Charest pour sa survie. »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    dimanche 12 octobre 2008 16h31
    Je le dis en souriant, mais...c'est ca
    « j'ai publié ce petit texte ur le blogue "Les 7 du Québec" avant que les élections ne soient déclenchées... Il semble qu'il y a des consensus dont l'évidence s'impoose !
    http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/08/stephen-harper-et-l%E2%80%99alchimie-populaire/

    Pierre JC Allard »

  • Gilbert Talbot
    Abonné
    lundi 13 octobre 2008 09h11
    Votons intelligemment
    « Mardi, 14 oct. 2008. Votons pour nous, pas pour un parti, votons pour l'environnement, pour améliorer notre situation économique, notre culture et pour notre situation dans le monde. Votons contre les conservateurs. Selon le site : www.voterpourl'environnement.org, si nous votons intelligemment, et ce site nous indique où il faut voter stratégiquement, on pourrait se retrouver avec un gouvernement minoritaire liberal, selon la répartition suivante :

    Conservateurs : 67
    Libéral ; 128
    NPD : 50
    Vert : 1
    Bloc québécois : 60
    Indépendant : 2

    Tous les partis d'opposition y gagneront dans cet optique et nous éviterons ainsi la menace d'un autre gouvernement minoritaire conservateur.

    Mercredi le 15 octobre 2008, il faudra pousser fort pour que les partis actuellement dans l'oposition, dépassent leurs lignes partisanes et, pour une fois, s'unissent pour former un gouvernement de coalition, y compris le Bloc québécois, si on veut que le Québec puisse avoir accès au pouvoir pour mieux défendre du Québec. »

  • René Pelletier
    Inscrit
    lundi 13 octobre 2008 10h19
    Et, pour nous aider le 14 octobre
    « Compte tenu de son idéologie d'extrème-droite et de ses gestes et de ses inactions passées, il ne faut surtout pas que Harper soit majoritaire au Parlement après le 14 octobre.

    Dans ce but, chacun-e de nous doit voter de manière à barrer la route au candidat conservateur dans son comté.

    Un site Web qui constitue un précieux guide à cette fin:

    http://www.voterpourlenvironnement.org/

    Pour nous-mêmes et nos enfants, la vigilance s'impose. »

  • Gilbert Talbot
    Abonné
    lundi 13 octobre 2008 12h29
    Votons intelligemment (suite)
    « S'cusez-là. J'ai encore oublié de cocher pour afficher mon adresse courriel . La voici :

    gilbert.talbot@videotron.ca »

  • Dany Pelchat
    Abonné
    lundi 13 octobre 2008 14h22
    Vite un gouvernement minoritaire...
    « Mardi le 14 octobre, nous aurons à choisir entre des candidats du Bloc québécois qui, nous le savons tous, ne serons jamais membres du gouvernement mais qui auront au moins le loisir de prouver qu'ils se tiennent debout devant le gouvernement. L'autre choix, c'est d'envoyer des députés conservateurs qui, même s'ils seront au pouvoir, seront tous à plat ventre devant leur chef et le ROC. On l'a tous constaté depuis l'arrivée de Stephen Harper au gouvernement. Tous nos députés conservateurs québécois se sont toujours pliés aux désirs de leur chef. La preuve, Stephen Harper leur a ordonné de ne pas parler aux journalistes lors de cette campagne électorale de peur qu'ils ne disent des choses qu'ils n'auraient pas du dire et ils ont TOUS suivi cet ordre à la lettre comme des moutons. Alors comme le disait si bien Gilles Duceppe, j'aime mieux avoir un député debout devant le gouvernement qu'un député à plat ventre au gouvernement.

    En passant, si Stephen Harper est resté aussi longtemps au pouvoir et s'est montré aussi arrogant en se comportant comme un gouvernement majoritaire, c'est à cause de Stéphane Dion seulement. Ce dernier était obligé de voter AVEC Stephen Harper, même s'il disait en chambre être contre ses projets de loi. Il n'avait pas le choix car le parti libéral était ruiné et n'aurait pas pu passer au travers une campagne électorale sans permettre à Stephen Harper de devenir majoritaire. »

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