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Des élections inutiles?

Chantal Hébert   11 octobre 2008  Canada
Si la tendance se maintient, le Québec se réveillera mercredi avec la même représentation à la Chambre des communes qu'au déclenchement de la campagne électorale. À en croire les sondages, le branle-bas de combat du dernier mois aurait tout au plus permis au Bloc québécois d'échanger quelques sièges perdus au profit des conservateurs en 2006 contre certains de ceux arrachés aux libéraux à la faveur du ressac des commandites. Quant au NPD, il serait finalement content de doubler sa mise en ajoutant le siège de Gatineau à celui d'Outremont.

En apparence tout au moins, les élections ne changeraient pas grand-chose à la donne québécoise, à ceci près qu'on est ici devant un cas flagrant d'apparences trompeuses. Sous le couvert d'une mathématique de sièges à peu près inchangée, la tournure appréhendée du scrutin fédéral au Québec annonce en fait un changement de paradigme dévastateur pour Stephen Harper.

Quelle que soit l'issue globale du vote, il sera un des grands perdants de la campagne si, mardi, les Québécois ne soutiennent pas son parti en aussi grand nombre qu'en 2006. Une telle dégelée — car c'est bien de cela qu'il est question dans l'état actuel des intentions de vote — aurait de graves conséquences pour l'autorité morale de Stephen Harper et, éventuellement, pour son leadership. Comme Joe Clark et Brian Mulroney avant lui, il a fait de la conquête du Québec le grand pari de sa carrière de chef conservateur.

***

Pendant ses deux années et demie au pouvoir, Stephen Harper a misé une grosse partie de son capital politique sur le Québec. Pour asseoir Montréal à la table du cabinet, il a brisé une règle sacro-sainte de sa formation en nommant un non-élu au Sénat. Il a traîné sa base réformiste jusqu'à l'autel de la reconnaissance de la nation québécoise. Il a vanté les vertus du nationalisme québécois sur toutes les tribunes du Canada. Tout cela dans l'espoir de cimenter l'adhésion des Québécois au Parti conservateur.

Si le Québec manque à l'appel mardi et, plus encore, si son absence coûte à Stephen Harper la possibilité de former un gouvernement majoritaire — voire de rester au pouvoir —, c'est l'échafaudage de la coalition conservatrice qu'il a entrepris de mettre en place qui va lui tomber sur la tête.

Dans un tel scénario, M. Harper se retrouverait avec un trou béant au coeur de son caucus. On a souvent dit, avec raison, que l'équipe québécoise qui l'a accompagné au pouvoir en 2006 était la plus anémique de l'histoire récente du Canada. La prochaine fournée pourrait être encore plus médiocre.

À cet égard, il suffit de savoir que Maxime Bernier, un ex-ministre en disgrâce, et sa collègue Josée Verner, à peu près unanimement considérée comme la plus faible ministre du Patrimoine de l'histoire, détiennent actuellement deux des derniers sièges conservateurs sûrs au Québec.

***

La semaine dernière, au cours d'une entrevue, Stephen Harper a affirmé que la réélection d'un second gouvernement minoritaire conservateur mardi constituerait avant tout un sévère avertissement pour les partis d'opposition, lesquels auraient intérêt, par la suite, à veiller à ne pas faire chavirer la barque parlementaire.

Il s'agit, au mieux, d'une demi-vérité. Dans des registres différents, les quatre partis d'opposition viennent de passer la campagne à solliciter un mandat pour tenir tête à Stephen Harper dans le prochain Parlement. Au Québec, il s'agit d'un changement radical de contexte par rapport à 2006.

À l'époque, les conservateurs avaient détourné à leur profit une partie des fruits de la colère populaire entretenue par le Bloc au sujet du scandale des commandites. Pendant la campagne, le premier ministre Jean Charest avait fait des appels du pied en faveur de Stephen Harper. Les élites médiatiques québécoises s'étaient montrées plutôt ouvertes à l'idée d'un régime conservateur à l'essai. Au lendemain du vote, M. Harper pouvait compter sur un appui moral plus large que sa mince députation québécoise.

Cette fois-ci, le Bloc a mis le Parti conservateur dans sa mire dès le premier jour de campagne, et Jean Charest a passé plus de temps sur les mêmes barricades que Gilles Duceppe qu'aux côtés de son ancien allié fédéral.

Le réalignement québécois laisse présager un retour à une certaine culture d'affrontement entre Québec et Ottawa. Plusieurs des projets politiques de M. Harper — sur l'union économique, le Sénat, la composition de la Chambre des communes — vont dans le sens contraire des positions défendues par le Québec, tandis que d'autres, comme sa promesse de baliser le pouvoir fédéral de dépenser, n'ont pas beaucoup d'élan à l'extérieur du Québec. Avec un minimum d'épaules québécoises à la roue d'un éventuel gouvernement Harper, l'idée conservatrice d'une charte du fédéralisme n'irait pas non plus nécessairement bien loin.

***

Maintenant que le Québec semble décidé à rentrer dans ses terres bloquistes, c'est le reste du Canada qui va déterminer la composition finale du prochain gouvernement canadien.

Dans le paysage fluide de nombreuses luttes à trois ou même à quatre, l'exercice pourrait réserver de grosses surprises. Mais, au bout du compte, il est également tout à fait plausible que la prochaine Chambre des communes ne soit guère différente de la précédente, tout au moins au niveau des positions respectives des partis.

Si tel était le cas, le Québec et le reste du Canada auraient donné ensemble au Parti conservateur un second mandat minoritaire qui pourrait rapidement devenir un cadeau empoisonné pour Stephen Harper.

Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star
 
 
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  • Diane Gagné
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 01h51
    L'on récolte ce que l'on sème
    Et en ce sens (de cadeau empoisonné) M. harper récoltera ce qu'il a semé. Pouvait-il vraiment croire qu'il pouvait ainsi renié une parole donnée (sans contrainte) sans en payé le prix?
    Cette fameuse conjoncture économique aura au moins eu le mérite de nous éviter (j'espère) le pire (un gouvernement majoritaire conservateur).

  • Jean Bateau
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 06h13
    $$$
    Et ça coûte combien tout ça?
    Moins que la guerre en Afghanistan?

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 07h46
    Attention aux racourcis...
    Attention aux racourcis. C'est la vérité qui doit primer. Ainsi ont ne peut pas utiliser indifféremment "nation québécoise" pour rappeler que la Chambre des communes a reconnu en 2006 que "les Québécois forment une nation dans un Canada uni". Ce n'est pas du tout la même chose. Les concepts sont tout à fait différents. Un examen de toutes les déclarations qui ont été faites en Chambre à cette occasion démontre que ce sont les "Québécois", autrefois "canadiens" et "canadiens-français", quelque soit l'endroit où ils habitent au Canada, qui forment une nation. L'autre nation étant, sous-entendu, les canadiens anglais. Et ceci nous fait entrer en plein coeur de la théorie des deux nations.

    Revoyons les faits: Le 27 novembre 2006, la Chambre des Communes a adopté, à une immense majorité 266 contre 16, la motion suivante: Que cette Chambre reconnaisse que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni. Et sa version anglaise: That this House recognize that the Québécois form a nation within a united Canada.

    Or depuis ce temps, plusieurs observateurs et même des chroniqueurs sérieux se sont empressés d'oublier que les principaux porte-parole des conservateurs et des libéraux ont affirmé formellement lors de ce vote que l'expression - les Québécois - utilisée en anglais comme en français, englobait tous les canadiens francophones, où qu'ils habitent, qui s'appelaient autrefois les "canadiens" par opposition aux "anglais", plus tard "les canadiens-français", et maintenant les "Québécois".

    Pour mémoire on peut relire les propos suivants, prononcés en pleine Chambre des communes à cette occasion: Voici ce que le Premier ministre Stephen Harper a déclaré en déposant sa motion, le 22 novembre 2006: "Les Québécois savent qui ils sont. Ils savent qu'ils ont participé à la fondation du Canada, à son développement et à sa grandeur. Ils savent qu'ils ont préservé leur langue et leur culture unique, et qu'ils ont fait progresser leurs valeurs et leurs intérêts au sein du Canada. La vraie question est simple: les Québécoises et les Québécois forment-ils une nation au sein d'un Canada uni? La réponse est oui. Les Québécois et les Québécoises forment-ils une nation indépendante du Canada? La réponse est non, et elle sera toujours non."

    Voici ce que le Chef de l'Opposition, Stéphane Dion, a déclaré le 27 novembre:" Au sens ethnique, le Québec et le Canada ne sont pas des nations, mais les Canadiens français le sont, laquelle nation est principalement concentrée au Québec, mais présente patout au Canada."

    Et il a ajouté: Au deuxième sens du mot "nation", le sens étatique, le seul qui confère une existence juridique en droit international, c'est le Canada, et lui seul, qui est une nation. Au troisième sens du mot "nation", le sens sociologique, nous, les Québécois, sommes une nation, puisque nous formons, au sein du Canada un groupe assez vaste - près du quart de la population -, que nous avons la conscience de notre unité et la volonté de vivre en commun. En ce sens, c'est exact de dire que les Québécois et Québécoises forment une une nation au sein d'un Canada uni. Je voterai donc pour la motion qui nous est soumise."

    Les principaux lieutenants québécois du Parti au pouvoir, les ministres Lawrence Cannon et Maxime Bernier ont abondé dans le même sens.

    M. Cannon a dit en Chambre, le 23 novembre 2006: "Depuis 1792, quand le premier Parlement du Canada s'est réuni à Québec, jusqu'à nos jours, nous nous sommes appelés Canadiens puis Canadiens français et maintenant Québécois. Mais ce ne sont pas les autres qui nous ont nommés. Nous n'avons jamais demandé à nos partenaires des autres provinces qui nous étions."

    Et Maxime Bernier a déclaré ce 27 novembre " Les Québécois savent qui ils sont. Ils savent qu'ils ont participé à la fondation du Canada, qu'ils ont aisé à façonner le pays dans toute sa grandeur. Notre motion est importante pour l'ensemble des Canadiens parce que c'est un geste de réconciliation. C'est important de reconnaître que les Québécois ont réussi à préserver leur langue et leur culture unique tout en faisant partie de la fédération canadienne." Et un peu plus loin, il a ajouté: "Le présent débat porte seulement sur les Québécois en tant que nation, et non sur le Québec en tant que nation. La différence est énorme."

    Il me semble que l'on peut déduire de ce qui précède que si, un jour, une Cour devait se prononcer sur le sens et a valeur juridique d'une telle motion, elle se demanderait immédiatement ce qu'était l'intention des parlementaires en adoptant cette motion.

    Donc, si des citoyens allaient y soutenir que les parlementaires canadiens ont reconnu "la nation québécoise" comprise dans les limites géographique du Québec, ou qu'Ottawa aurait reconnu le Québec comme nation, ils ne convaincraient personne.

    À moins de s'entêter à faire dire aux mots ce qu'ils ne disent pas, il faudrait donc conclure que cette motion n'a qu'un sens, celui de reconnaître que les canadiens-français forment une nation et de nous amener sur le terrain de la théorie des deux nations qui a été fort discutée dans les années '60-'70.

    Georges Paquet

    georgespaquet@sympatico.ca


    Georges Paquet

  • Marcel Arseneau
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 08h51
    Ce fut une drôle de campagne électorale
    Chantal Hébert se trompe rarement dans ses prédictions. Elle a le pouls du peuple. Elle prédit un gouvernement conservateur minoritaire mardi prochain. Tout le monde, ou presque, s'entend sur cette affirmation. Cependant, la columnist du Toronto Star n'avance pas de chiffres dans ses prédictions. Je pense que le Bloc et le NPD feront très bien le 14 au détriment du Parti libéral qui descendra en bas des 90 sièges.
    Marcel Arseneau, Campbellton, NB

  • André Fournier
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 09h12
    Duceppe, gardien de buts!
    Vous avez absolument raison! L'élection d'une majorité de Blocquiste est en vue! C'est triste car le Québec encore une fois s'isole des champs de pouvoir fédéral. De dire que les québécois ont toujours été au coeur du pouvoir quand ils votaient soit pour les libéraux ou pour les conservateurs est inutile. En votant massivement pour le Bloc, les québécois s'assurent que leurs besoins réels ne peuvent être comblés que par la volonté de gens du reste du pays. Duceppe peut bien dire qu'il défend les intérêts du Québec, mais jouer comme gardien de but ne peut empêcher les lancers qui lui arrivent tout en laissant l'opposition compter un certain nombre de buts de temps en temps. Rares sont les fois où l'on voit les gardiens de buts compter un but!
    A. Fournier

  • Robert De Blois
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 09h14
    Ou s'en vas cette belle société distincte qu'est le Québec ?
    Je suis et j'ai toujours été profondément nationaliste dans l'âme et les valeurs québécoises m'ont toujours guidé dans mes choix politiques, tant au provincial qu'au fédéral. Et pourtant, combien de fois j'ai été déçu par l'incohérence et la stupidité de ces gouvernments que l'ont avait choisi sur la base d'une vision un peu trop idéaliste.

    Ainsi en a-t-il été du parti conservateur lors des dernières élections, ce qui par la force des choses incitent beaucoup de québécois à opter, dans cette élection, plus par une réaction instinctive que rationnel pour le Bloc .

    Que tirer d'une telle attitude ? Le Québec est et sera pour encore longtemps une société distincte, un profil sociologique, dont le sens et la profondeur semblent totalement échapper au reste du Canada, et particulièrement aux alliantistes de l'ouest.

    Le Québec sait instinctivement qu'il doit tout faire pour sauver sa langue et sa culture, ainsi que ses valeurs fondamentales. C'est une réalité incontournable pour tout pati politique et pour tout politicien qui veut conquérir la confiance des Québécois.

    Il est malheureux, que malgré de bonnes intentions au départ, les conservateurs, et en particulier le premier ministre Stephen Harper et ses conseillers n'aient pas compris ces réalités, et à ce titre, j'estime q'ils ne méritent pas la confiance que l'on avait eu en eux lors des dernières élections.

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 10h37
    Les Libéraux ne pouvaient pas perdre, pourtant...
    Au Canada, plus que jamais, on vote essentiellement sur une base ethnique et régionale. Les concentrations ethnos-linguistiques peuvent prédire assez facilement le gagnant du comté et par là le gagnant de l'élection.

    Le carte électorale du Canada de 2008 est telle que les Libéraux peuvent gagner toutes les élections (même avec Dion comme chef) pour des décennies à venir, à moins que...Harper répète l'exploit de Mulroney et réussisse à unir les deux Canadas profonds contre le Canada nouveau et des minorités. Eh bien, Harper a échoué; il a fait patate au Québec français, fait qu'il devra se contenter d'un gouvernement minoritaire.

    Les immigrants (20% de la pop canadienne) votent en grande majorité libéral, tout comme les Indiens (4% du Canada) les Anglos-Québécois (2% du Canada) et les Acadiens et francos-hors-Québec (3% du Canada). S'ajoutent les Québécois fédéralistes purs et durs (10% du Québec, 2% du Canada) et les vrais Libéraux Canadians (5% du Canada). Bref, les Libéraux partent avec un beau 30% qui est immuable, solide comme le roc des Rocheuses.

    Le vote ethnique joue dans 140 comtés (presque toute l'Ontario et le grand Vancouver), le vote autochtone dans une vingtaine, le vote anglo-québécois dans une douzaine, ethno-québécois dans une quinzaine, et le vote acadien et franco-hors-québec dans une quinzaine. Bref, les Libéraux partent avec une longueur d'avance dans plus de 200 comtés sur 308, fait qu'ils ne peuvent pas perdre. A moins d'être vraiment pourris.

    Dans ce cas extrême, ils ne peuvent même pas descendre en bas de 100 tellement leur vote est automatique, immuable. Après le régime corrompu de Mulroney en 1993, les Bleus se sont effondrés à deux petits comtés. Mais pas les Rouges corrompus de Chrétien-Martin en 2006. On a réussi à aller chercher 99 sièges. Comment ? A cause de la fidélité de la clientèle qui vote toujours toujours toujours pour le même parti : les ethnies dans les villes, les anglos au Québec et les francos hors-québec ainsi que les Indiens. Cette solide coalition rend le nombre incompressible en-bas de 100 comtés.

    Il s'agit donc pour les Libéraux d'aller chercher la moitié des comtés dans lesquels ils ont déjà une longueur d'avance, et c'est dans la poche.

    Mais les Libéraux peuvent être renversés si on leur oppose un fort vote canadian dans le ROC profond et un fort vote nationaliste dans le Québec profond. Ce fut le cas la dernière fois, les 50 sièges du Bloc ont bloqué le chemin aux Libéraux et empêché les Conservateurs, qui ont fait le plein dans le ROC, d'être majoritaires.

    L'élection s'est joué sur ces 50 comtés qui pouvaient tomber du coté des conservateurs (on connait les vagues au Québec.....). Les chances des Libéraux étaient nulles dans ces comtés fait que les Libéraux, qui partaient avec d'énormes avantages, ont perdu l'élection parce que leur chien est mort dans le Québec français et le ROC profond. Leur reste que le Canada ethnique, et Terre-Neuve.

    Le grand défi pour Harper c'était de répéter l'exploit de Mulroney et d'unir la centaine de comtés du ROC profond, qui votent bleu, à la cinquantaine du Québec profond qui votent Bloc depuis Charlottetown. Les deux vieux Canadas, en votant massivement pour les Conservateurs, peuvaient encore renverser le nouveau Canada et le Canada des minorités linguistiques et autochtones qui votent toujours, toujours, toujours rouge. Mais pas pour longtemps, démographie oblige (il rentre presqu'un pourcent de nouveaux Canadiens chaque année !) On s'enligne pour des gérérations de gouvernements rouges, mais pas cette fois. Faudra changer de chef avant.



    http://www12.statcan.ca/francais/census01/products ?R=FED03&G=13003

    LES QUELQUE 200 COMTÉS OÙ LE VOTE ETHNIQUE DONNE AUX LIBÉRAUX UN ÉNORME AVANTAGE AU DÉPART :

    NB ACADIEN
    1) Acadia-Bathurst : 76% d'acadiens
    2) Beauséjour : 68%
    3) Madawaska-Restigouche 80%
    4) Miramichi 20%
    5) Moncton-Riverview-Dieppe : 51%
    6) Tobique-Mactaquac 22%

    ONTARIO FRANCO
    1) Glengarry-Prescott-Russell 61%
    2) Algoma-Manitoulin-Kapuskasing : 31%
    3) Nickel Belt 42% (7% d'Indiens)
    4) Nipissing-Timiskaming 18% (4% d'Indiens)
    5) Ottawa-Orléans 13% (14% d'immigrants)
    6) Ottawa-Vanier 33% (22% d'immigrants)
    7) Stormont-Dundas-South Glengarry 21% (6% d'immigrants)
    8) Sudbury 20% (10 d'immigrants, 5% d'Indiens)
    9) Timmins-Baie James 11% (11% d'Indiens)

    MANITOBA FRANCO
    1) Provencher 12% ( 8% d'immigrants et 8% d'Indiens)
    2) Saint Boniface 15% (11% d'immigrants et 8% d'Indiens)

    QUEBEC ANGLO
    1) Beauharnois-Salaberry 9% (3% d'immigrants)
    2) Brome-Missisquoi 17% (4 d'immigrants)
    3) Châteauguay-Saint-Constant, Québec 14% (5% d'immigrants)
    4) Compton-Stanstead 13% (4% d'immigrants)
    5) Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine 10%
    6) Jeanne-Le Ber 19% (17% d'immigrants)
    7) Lac-Saint-Louis 47% (21% d'immigrants)
    8) Notre-Dame-de-Grâce-Lachine 36% (25% d'immigrants)
    9) Pierrefonds-Dollard 37% (30% d'immigrants)
    10) Pontiac 21% (2% d'immigrants)
    11) Saint-Lambert 12% (12% d'immigrants)
    12) Vaudreuil-Soulanges 19% (6% d'immigrants)
    13) Westmount-Ville-Marie 37% (33% d'immigrants)

    QUEBEC ETHNIQUE
    1) Ahuntsic 30% (plus 5% d'Anglos)
    2) Alfred-Pellan 12% (plus 4% d'Anglos)
    3) Bourassa 26% (plus 4% d'Anglos)
    4) Brossard-La Prairie 25% (14% d'Anglos)
    5) Hochelaga 14% (3% d'Anglos)
    6) Honoré-Mercier 23% (5% d'Anglos)
    7) LaSalle-Émard 23% (23% d'Anglos)
    8) Laurier 17% (6% d'Anglos)
    9) Laval 17% (5% d'Anglos)
    10) Laval-Les Îles 22% (10% d'Anglos)
    11) Mount Royal 44% (34% d'Anglos
    12) Outremont 37% (14% d'Anglos)
    13) Papineau 39% (4% d'Anglos)
    14) Rosemont 17% (3% d'Anglos)
    15) Saint-Laurent-Cartierville 47% (17% d'Anglos)
    16) Saint-Léonard-Saint-Michel 40% (6% d'Anglos)

    ONTARIO ETHNIQUE

    1) Ajax-Pickering 26%
    2) Ancaster-Dundas-Flamborough-Westdale 18%
    3) Beaches-East York, 35%
    4) -Gore-Malton 46%
    5) Brampton West - Brampton-Ouest, 38%
    6) Brampton-Springdale, 39%
    7) Brant 13%
    8) Burlington 21%
    9) Carleton-Lanark 15% (5% de Francos)
    10) Chatham-Kent-Essex, 14% (3% de Francos)
    11) Davenport 55%
    12) Eglinton-Lawrence 39%
    13) Elgin-Middlesex-London 14%
    14) Essex 12% (5% de Francos)
    15) Etobicoke-Centre 42%
    16) Etobicoke North 57%
    17 Etobicoke-Lakeshore 37%
    18) Guelph 20%
    19) Haldimand-Norfolk 11%
    20) Halton 22%
    21) Hamilton Centre 27%
    22) Hamilton East-Stoney Creek 28%
    23) Hamilton Mountain 25%
    24) Kingston and the Islands 14%
    25) Kitchener Centre 26%
    26) Kitchener-Conestoga, 17%
    27) Kitchener-Waterloo 27%
    28) London North Centre 21%
    29) London West - London-Ouest 19%
    30) London-Fanshawe 23%
    31) Markham-Unionville 61%
    32) Mississauga East-Cooksville 56%
    33) Mississauga South 34%
    34) Mississauga-Erindale 44%
    35) Mississauga-Streetsville 40%
    36) Nepean-Carleton 20%
    37) Newmarket-Aurora 18%
    38) Niagara Falls 19%
    39) Niagara West-Glanbrook 16%
    40) Oakville 27%
    41) Oshawa 15%
    42) Ottawa Central 24% (10% Francos)
    43) Ottawa South 29% (9% de Francos)
    44) Ottawa West-Nepean 29% (6% de Francos)
    45) Oxford 11%
    46) Parkdale-High Park 42%
    47) Pickering-Scarborough East 35%
    48) Richmond Hill 50%
    49) Sarnia-Lambton 12%
    50) Sault Ste. Marie 11% (7% d'Indiens)
    51) Scarborough-Centre 53%
    52) Scarborough-Sud-Ouest 44%
    53) Scarborough-Agincourt, 35%
    54) Scarborough-Guildwood 54%
    55) Scarborough-Rouge River 66%
    56) Simcoe North 10% (Franco 4% et Indiens 6%)
    57) Simcoe-Grey 11% (2% de Francos)
    58) St. Catharines 20%
    59) St. Paul's 36%
    60) Thornhill 46%
    61) Thunder Bay-Superior-Nord 11% (10% d'indiens)
    62) Vaughan 38%
    63) Westlock-St. Paul 13% (7% de Francos)
    64) Wellington-Halton Hills 14%
    65) Whitby-Oshawa 19%
    66) Willowdale 56%
    67) Windsor West 28%
    68) Windsor-Tecumseh 23% (4% de Francos)
    69) York Centre 57%
    70) York South-Weston 54%
    71) York West - York 61%
    72) York-Simcoe 13%

    MANITOBA ETHNIQUE
    1) Elmwood-Transcona, 13% (8% d'Indiens)
    2) Kildonan-St. Paul, Manitob 18% (4% d'Indiens)
    3) Winnipeg Centre 25% (16% d'Indiens)
    4) Winnipeg North 27% (17% d'Indiens)
    5) Winnipeg South 16% (4% d'Indiens)
    6) Winnipeg South Centre 15% (4% d'indiens)

    SASK ethnique
    1) Wascana 10% (8% d'Indiens)

    ALBERTA ethnique
    1) Parkdale-High Park 23% (4% d'Indiens)
    2) Calgary North 18%
    3) Calgary South 21%
    4) Calgary Southeast 15%
    5) Calgary Southwest 20%
    6) Calgary-Centre-Sud 21%
    7) Calgary-Ouest 19,3%
    8) Calgary-Nose Hill 28%
    9) Edmonton Centre 18% (7% d'Indiens)
    10) Edmonton East 24% (8% d'Indiens)
    11) Edmonton-Beaumont 24%
    12) Edmonton-Leduc 20%
    13) Edmonton-Sherwood Park 13%
    14) Edmonton-St. Albert, 16% (4% d'Indiens et 2% de Francos)
    15) Edmonton-Strathcona 15% (3% de Francos)

    CB ETHNIQUE
    1) Abbotsford 23%
    2) Burnaby-Douglas 53%
    3) Burnaby-New Westminster 46%
    4) Chilliwack-Fraser Canyon, 12% (11% d'Indiens)
    5) Delta-Richmond-Est 36%
    6) Dewdney-Alouette 16%
    7) Esquimalt-Juan de Fuca 13%
    8) Fleetwood-Port Kells 33%
    9) Kamloops-Thompson 10% (7% d'Indiens)
    10) Kelowna 14%
    11) Langley 15%
    12) Nanaimo-Alberni 16% (6% d'Indiens)
    13) Nanaimo-Cowichan, 14% (8 d'Indiens)
    14) New Westminster-Coquitlam 29%
    15) Newton-North Delta 38%
    16) North Okanagan-Shuswap 11% (5% d'Indiens)
    17) North Vancouver 30%
    18) Okanagan-Coquihalla 15% (5% d'Indiens)
    19) Port Moody-Westwood-Port Coquitlam 34%
    20) Richmond, 57%
    21) Saanich-Gulf Islands, 21%
    22) Surrey-Sud-White Rock-Cloverdale : 21%
    23) Southern Interior 14% (4% d'Indiens)
    24) Surrey North 36%
    25) Vancouver Centre 32%
    26) Vancouver East 44% (5% d'Indiens)
    27) Île de Vancouver-Nord 12% (7% d'indiens)
    28) Vancouver Kingsway, 55%
    29) Vancouver Quadra 36%
    30) Vancouver South 58%
    31) Victoria 21%
    32) West Vancouver-Sunshine Coast, 24%

    COMTÉS INDIENS

    1) Yukon : 23% d'autochtones (plus 9% d'immigrants)
    2) Nunavut : 87% d'autochtones
    3) Western Arctic tno, 49% d'autochtones (plus 6% d'immigrants)
    4) Nunavik-Eeyou, Québec 29%
    5) Kenora Ont, 33%
    6) Churchill, Manitoba 64%
    7) Dauphin-Swan River, Manitoba : 21%
    8) Selkirk-Interlake, Manitoba 18%
    9) Battlefords-Lloydminster Sask, 18%
    10) Churchill River Sask 64%
    11) Prince Albert Sask 21%
    12) Regina-Qu'Appelle Sask 18% (4% d'immigrants)
    13) Saskatoon-Rosetown-Biggar, Sask, 18% (6% d'immigrants)
    14) Athabasca Alberta 26% (6% d'immigrants)
    15) Macleod Alberta 12% (8% d'immigrants)
    16) Peace River Alb 13% (6% d'immigrants, 5% de Francos
    17) Westlock-St. Paul Alb 13% (6% de Francos, 5% d'immigrants)
    18) Cariboo-Prince George, CB 12% (11% d'immigrants)
    19) Prince George-Peace River 12% (7% d'immigrants)
    20) Skeena-Bulkley Valley 26% (11% d'immigrants

  • Patrick Maillet
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 11h41
    Si les règles me permettent seulement d'être gardien de but... je ne joue plus! - Julie Durant
    Si la grande majorité des québécois vote ensemble depuis 18 ans que que le mieux qu'on peut avoir est GARDIEN DE BUT, alors peut-être que les règles du jeux ne sont pas très bonne pour nous!

  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 11 octobre 2008 11h48
    Anguille sous roche? de la part de Stephen Harper...
    Moi aussi cette campagne m'inquiète de plus en plus et je souhaite que le parti conservateur perdera tous ses sièges au Québec.

    Est-ce une coincidence que Stephen Harper demande une élection juste avant l'effrondrement du système financuàier américain? Était--il au courant avant de déclarer des élections?

    Le déclin inévitable du dollar américain va transporter notre dollar vers les bas fonds. Il pourrait facilement tromper les Canadiens car depuis le début de la campagne, cela devient de plus en plus flagrant non pas par ce qu'il dit.... mais plutôt pas ce qu'il ne dit pas...son modus operandi secret m'inquiète.

    En relation avec ce sujet ....d'élection précipitée , le SPP qui a aussi été secrètement organisé par le parti libéral suivi par le gouvernement Harper lorsqu'au pouvoir, est le SPP, le Security Prosperity Partership. Nous nous rappelons la grande conférence l'an passé à Montébello alors que les premiers ministres américain et mexicain étaient invités. Cette conférence a été typiquement" à la conservatrice 'c"est à dire dans le plus grand secret, les medias étaient totalement exclus, en entrevue , monsieur Harper il nous a ri au nez en répondant que cette conférence traitait des règlements concernant les 'jelly beans"

    Ce traité ;SPP est bien réel et ils veulent l'établir pour 2010. Ça veut dire que le Canada va faire partie de cette union, que nos ressources, notre agriculture, notre santé et notre environnement ne seront plus contrôlés par notre pays mais par le gouvernement de l'union c'est à dire les États-Unis.

    Cette union deviendra le plus gros problème de tous les temps pour le Canada et actuellement tout se passe en catiminie, aucune discussion de la part des gouvernement autant libéral que conservateur. Le NPD a bien essayé d'en parler mais il a démissionné. C'est inacceptable qu'aucune discussion sur ce sujet n'ait lieu.


    SI ce traité passe, et c'est bien parti pour ce faire notre liberté de vie sera réduite....l'améro remplacera le dollar car les gens demanderont une solution à la crise économique qui se vivra. Harper ne fait qu'accélérer ce processus vis à vis le SPP.

    Voici quelques liens sur ce sujet.

    Il faut en parler haut et fort! Fini les cachoteries.



    http://archive.ndp.ca/page/4927

    http://www.realitycheck.typepad.com/

    http://www.vivelecanada.ca/article/235930362-did-s

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 11h56
    Mauvais timing...
    Il faut se demander d'abord pourquoi ces élections? Le gouvernement Harper n'a pas été défait en Chambre et le PM a décidé de lui-même de défier sa propre loi et de déclencher des élections. Les Libéraux le décrivent comme le diable en personne mais ils ont supporté presque toutes les mesures conservatrices de ce mandat minoritaire, poussant le PM à déclencher des élections au moment où il croyait qu'il pourrait obtenir une majorité. Seuls le NPD et le Bloc ont agi selon leur conscience et se sont opposés aux politiques conservatrices.

    Ceci dit, le PM pensait que la campagne serait «une petite marche de santé» (en anglais «a walk in the park»...) mais la crise économique et la propre impétuosité de Harper (i.e. ses déclarations au sujet des arts et des jeunes contrevenants) a torpillé cette campagne conservatrice, en particulier au Québec. De plus, ça donne quoi la nation si ça ne se traduit qu'en mots vides?

    Donc, on s'achemine lentement vers un gouvernement conservateur minoritaire (si aucun revirement spectaculaire ne se produit d'ici à mardi) et la valse va recommencer où on l'avait laissée au début de septembre. On peut se demander comment il se fait que le PM (ainsi que l'administration Bush) n'ait pas vu venir la crise économique? C'était tout de même assez prévisible compte tenu de l'effondrement du marché immobilier aux USA et du scandale des hypothèques appelées «subprime» il y a déjà plusieurs mois et Harper n'a rien vu venir. Effectivement, nous aurions eu besoin d'un leadership fort durant de tels temps difficiles mais, au contraire, Harper nous a plongé dans une élection en pleine période de crise, sans même en être obligé par la loi (comme aux USA où les présidentielles sont prévues à l'avance).

    Élections inutiles? Non, car ces élections nous donnent la possibilité de renvoyer cette équipe conservatrice si incompétente qui se paie des élections en temps de crise et qui se tire dans le pied dans un temps aussi sensible qu'en période électorale.

  • Jean TURGEON
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 12h48
    La logique d'un système politique
    Mme Hébert suggère aujourd'hui un possible «retour à une certaine culture d'affrontement entre Québec et Ottawa» ; d'autre part, on a souvent blâmé le Bloc pour ne rien pouvoir proposer de mieux qu'un rôle dans l'Opposition au Parlement.

    Mais n'est-ce pas la logique de notre parlement même qui fait s'opposer - depuis bientôt 400 ans maintenant l- les membres du gouvernement et les autres élus qui n'en font pas partie ? Face à face ! Comme des chiens de faïence ! Et on s'étonnerait qu'on puisse vouloir jouer à fond un jeu dont les règles sont connus depuis des lustres et des lustres !? On semble oublier que si le gouvernement propose, le parlement dispose ; et une bonne part de ces «dispositions» sont dus justement au travail de l'Opposition.

    D'autre part, le «jeu confédération» n'a-t-il pas érigé en système aussi la confrontation des gouvernements provinciaux avec le gouvernement central ? Tout ce beau monde est condamné depuis 1867 à se disputer inlassablement tout ou partie de l'argent des mêmes impôts pour agir seul ou en garde partagée dans les mêmes juridictions.

    Alors arrêtons de parler de nos «éternelles chicanes» et convenons une fois pour toutes que c'est la logique même de notre système politique qui engendre sa propre dynamique.

  • Charles-Eugène Bergeron
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 13h58
    "Get back to where you once belongued"
    Avec votre rigueur chirurgicale, Madame Hébert nous fait l'autopsie d'un mort-vivant. Manque flagrant de flair politique et autocratie crasse: rien ne peut cacher désormais l'ineptie, la pocrastination et l'incurie éhontée des conservateurs depuis deux mois, qe dis-je depuis 2006 face aux défis qui se présentent au Canada. Après ce bonnet blanc, blanc bonnet, la prochaine fois, souhaitons que la donne soit très différente. Est-ce que Madame la Gouverneure générale aurait pu retourner à ses devoir notre enfant-roi du néolibéralisme décadent? C'eût été une économie de facéties de parts et d'autres. Pour une fois que notre monarchie constitutionnelle aurait pou servir à quelquechose!!

    La présente campagne aura permis aux gens de voir les politiciens tels qu'ils sont. Qui perd gagne: Monsieur Dion a démontré son leadership d'ouverture, un incontournale à l,avennir. Au travail, que Diable! Personne n'en voulait de cette élection, sauf celui qui avait le plus à perdre en faisant gaspiler son temps et son argent tout le monde. Je ferais bien une cabane de pêche sur la glace avec les affiches qui outragent le paysage de l'Île d'orléans... mais il n'y a plus de poisson! La prochaine chose que Stephen Harper va perdre, Madame Hébert a bien raison, c'est la tête du parti conservateur. "Get back to where you once belongued". Monsieur Charest, la table est mise pour vous!

  • Roger Kemp
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 16h26
    Quand une crise s'invite dans une élection.
    D'entrée de jeu, je voudrais rappeler à monsieur Fournier que le Canadien de montréal a gagné la coupe grâce à l'excellence de ses gardiens de buts (Driden, Roy). Ce sont eux qui ont permis des gains.
    Ce qu'il faut retenir de ces élections 2008, c'est son lancement à la hâte alors qu'il y avait une date prévue en 2009 par une loi. Cela impliquait un raisonnement, une évaluation d'une situation socio-politique qui a forcé les conservateurs à précipiter ces élections. On voyait probablement venir le désastre financier et compte tenu que cette crise durera plusieurs mois voir plus d'une année, on peut penser que monsieur Harper aurait eu de la difficulté à se faire réélire s'il avait attendu à l'élection de 2009. Je m'explique ainsi sa décision d'aller en élection en 2008. Ce qu'il n'avait pas prévu pas contre c'est l'arrivée de la crise durant la période électorale. Sans cette crise, un gouvernement majoritaire lui était plus probable.

    Un autre point a nui à la campagne des conservateurs, c'est son incompréhension de la mentalité québécoise. Force est d'admettre que les québécoises et les québécois sont de plus en plus politisés et ne veulent plus être traités comme un peuple de second ordre mais veulent être considérés d'égal à égal.

  • Danielle Bourdages
    Inscrite
    dimanche 12 octobre 2008 17h29
    Le poids des mots, le choc de leur vide...
    Le titre de votre article contient mon avis sur la question.

    Je maintiens ce que j'ai dit depuis le début : Harper craignait la perte du pouvoir dans le cas où Obama se ferait élire aux États-Unis, alors plus assuré de lui-même que jamais (après tout, aucun parti n'avait fait tomber auparavant, et les sondages montraient des gains dans sa popularité).

    Mais en devançant les élections, il a lui-même été à l'encontre d'une loi qu'il avait fait instituer, une loi qui comptait parmi ses promesses électorales la première fois. Rien que ce jeu de yo-yo l'a discrédité sans qu'on ait à lever le petit doigt. Car, qu'attendre d'un gouvernement qui "fait" pour mieux "défaire" ?

    Ai apprécié les nuances qu'a apportées Georges (Charlotte] Paquet, en commentaire à propos de la nation québécoise. Mais là-dessus aussi, Harper a fait trop peu, ou n'a rien su faire pour donner de la substance à ses mots : où sont les politiques pour soutenir la langue française, au Québec ou au Canada ? Rien, nothing, niet. Et ce ne sont pas ses ministres qui ont prêché par l'exemple...

    C'est en partie pourquoi je suis d'avis contraire avec André Fournier, ce n'est pas "le Québec [qui] encore une fois s'isole des champs de pouvoir fédéral", c'est le reste du Canada, à travers les députés et les ministres de Harper entre autres, qui n'admet pas de l'inclure - ou de l'aimer - tel qu'il est : distinct.

    Toujours que des beaux mots, pour le Québec, mais jamais ensuivis de gestes concrets pour assurer la survie francophone, voire son florissement !

    Je suis bien de l'avis de Roger Kemp, sur au moins deux points : la crainte de Harper à ne pas être élu en 2009, et le fait que "que les québécoises et les québécois sont de plus en plus politisés et ne veulent plus être traités comme un peuple de second ordre mais veulent être considérés d'égal à égal."

    Et puis la vision du monde selon Harper est trop rétrograde pour les Québécois amants de la liberté d'être et de vivre.

  • lise jacques
    Abonnée
    lundi 13 octobre 2008 11h23
    Le Québec perdra beaucoup si Harper est encore au pouvoir
    Les plus gros perdants seront au Québec car nous avons bien constaté comment monsieur Harper a agit pendant son dernier mandat tout à fait contre la désir des Québécois dans tous les domaines. Inutile de les énumérer encore. Nous le savons tous.

    Mais il serait sage de se questionner sur notre avenir! Voici un extrait d'un article paru hier en France qui résume très bien le pourquoi de la crise financière qui se vit présentement. Et moi j'ajouterais que nous devrions nous questionner afin de savoir qui contrôlent notre premier ministre et sa décision de précipiter des élections...

    Les évènements à venir projettent leur ombre en avant. Telle la crise boursière mondiale, crée par une dette excessive permise par les effets de levier de plus de quarante fois des fonds propres des banques. Ce n'est pourtant qu'une péripétie.

    Le sens profond de la crise boursière actuelle échappe à la majorité d'entre-nous. Beaucoup pensent que c'est bien fait pour les riches qui y ont perdu entre 20 et 50% de leur argent. C'est vrai, mais l'argent perdu ne l'est pas pour tout le monde. Il est allé dans la poche des super riches qui ont préparé la crise et l'ont déclenchée au bon moment.

    La création de la réserve fédérale américaine en 1913 a permis à un groupe restreint de banquiers internationaux de s'approprier le pouvoir de l'argent. En s'arrangeant pour inciter à la création de déficits, ils les ont financé en imprimant de l'argent à partir de rien, et touchent les intérêts exonérés d'impôts sur leur intervention. Guerres et crises économiques sont toujours à l'origine de déficits, véritables aubaines pour la FED, ou plutôt pour les douze banques privées qui la composent, puisque la réserve fédérale n'a aucune réserve et n'est pas fédérale. Les déficits américains, hormis quelques pointes lors des guerres, est toujours restée stable aux environs de mille milliards de dollars. Jusqu'à Août 1971, quand Nixon a annoncé la fin de la convertibilité du dollar en or établie en 1944 à Bretton Woods. De 1971 à 2007, le déficit des Etats-Unis à grimpé de mille milliards à dix mille milliards. Depuis, avec les guerres en Iraq et Afghanistan et le coût de la crise bancaire, le déficit est de plus de douze mille milliards. Si on y ajoute le coût de la sécurité sociale et les coûts de santé pour les années à venir, le déficit est de plus de cinquante mille milliards de dollars. Le propre comptable des Etats-Unis, David Walker, mène campagne depuis des mois pour alerter les Américains et les prévenir que le pays est ruiné.

    La ruine des Etats-Unis obligera les Américains à se serrer la ceinture pendant des décennies. Le reste du monde se relèvera assez vite. L'Europe, la Chine, le Brésil ou l'Inde ainsi que beaucoup de pays de l'Est, d'Amérique du Sud et de l'Asie auront une croissance rapide. En 2001, les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) représentaient 25% de la richesse mondiale. En 2008, ils représentent déjà 40% et la tendance se poursuit. En 2050, la Chine représentera près de 50% de la richesse mondiale.

    Les années à venir verront des changements énormes. Le dollar américain perdra son privilège de réserve de change. Il est passé de Juillet 2008 à Août 2008 de 64% à 62% des réserves de changes mondiales. Beaucoup de pays exportateurs de pétrole n'exporteront plus en dollars mais en Euros. On refera un nouveau Bretton Woods pour adosser les monnaies à l'or, ce qui empêchera de créer des déficits en imprimant de la monnaie à partir de rien. La réserve fédérale américaine sera de plus en plus l'objet de critiques et d'attaques, et beaucoup veulent la voir disparaître. Il ne serait pas surprenant de voir une révolution aux Etats-Unis, où tous les citoyens sont armés. Le gouvernement leur demandera de tels sacrifices dans les vingt années qui viennent qu'un soulèvement est possible. Pour ceux qui suivent de près les affaires américaines, le Sénat a voté à huis-clos le 13 mars 2008 la loi martiale.

    Peu de politiciens américains sont à la hauteur pour faire changer les choses dans l'intérêt des citoyens, en dehors de Ron Paul, ce remarquable humaniste républicain (personne n'est parfait). Ron Paul est attaqué par les médias, à la solde du grand capital et des comploteurs derrière la Fed.

    Une lueur d'espoir vient de la prise de conscience de beaucoup d'Américains. On peut voir des articles sur l'Internet, des vidéos sur YouTube, qui permettent à ceux qui cherchent la vérité de s'informer. Les révélations, vérifiables et vérifiées, font parfois froid dans le dos. Le 11 Septembre 2001 est devenu un secret de polichinelle, le détournement de plus de 4000 milliards de dollars par le Pentagone aussi.

    Les huit années de George Bush auront été fatales au peuple américain. Alors que des millions d'abrutis ont voté pour lui et les guerres, Bush a creusé le gouffre dans lequel ils sombreront. La manipulation a pris une autre dimension pendant ce règne-là. La propagande de Goebbels fait figure de jeu d'enfant en comparaison. Le génie d'avoir créé la peur du terrorisme, d'Al Qaieda et des Arabes sanguinaires revient aux neo conservateurs, qui ont ainsi permis la signature d'un chèque en blanc pour l'avenir. L'Union Nord Américaine a eu sa première signature, sous couvert de protection contre le terrorisme, il y a quelques mois. Elle vise le regroupement des Etats-Unis, du Canada et du Mexique. Bien pratique pour en faire une seule zone avec une seule monnaie, l'améro, et voler les ressources naturelles du Canada.

    Le monde qui se prépare est hideux. Une fois encore, il y a un tas d'abrutis qui ne veulent rien voir, endormis. L'hyperinflation qui se prépare avec les déficits énormes va diminuer de façon considérable le pouvoir d'achat. Ah ! Là, vous allez peut-être réagir, non ?

    tiré de cet article publié hier en France

    http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_arti

  • jpz
    Abonné
    lundi 13 octobre 2008 23h39
    Vision d'avenir, l'union canadienne
    le Canada de demain composé de 5 pays souverains et libre de décider de leur avenir et de leur destin.
    Les Maritimes
    Le Qéubec
    L'Ontario
    Les Prairies (+Nunavut)
    Les Rocheuses (+la côte ouest et le Yukon)

    délégant des pouvoirs limités à un parlement central
    comme le parlement Europen de Strassbourg
    pour protéger nos ressources naturelles, notre identité notre culture face à l'Amérique.
    évidemment des politiciens en chômage mais c'est le prix d'un changement de paradigme urgent à mettre en fonction...

    Je rêve en couleur les red neck du ROC sont trop conservateurs pour devenir si progressistes.

    Il y a du potentiel dans cette voie mais le ROC ne sait pas que la rondelle est dans leur zone et ils ne font que tourner en rond et depuis leurs promesses pré-référendaire de 95 RIEN n'a été fait pour améliorer la situation et ce sont des G$ gaspillés pour essayer de faire fonctionner un pays à l'ancienne devant les problèmes modernes de XXIe siècle.

    Un jour un vrai leader visionnaire viendra -t-il peut-être nos convaincre de créer et de faire fonctionner cette UNION CANADIENNE,

    Jean-Paul Thivierge
    St Bruno de Montarville

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