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Élections 2008 - Oui au Bloc québécois

Bernard Descôteaux   11 octobre 2008  Canada
Les Canadiens et les Québécois choisiront mardi un nouveau gouvernement. D'emblée, on peut prédire qu'il sera minoritaire et, probablement, conservateur. On peut se demander si ces élections étaient bien nécessaires, mais cela ne dispense pas pour autant d'une réflexion sur le choix à faire.

Cette campagne électorale aura confirmé la fragmentation du vote. La réalité est que les cinq principaux partis de l'échiquier politique canadien sont tous des tiers partis, bien qu'à des degrés divers. Cela ne peut que donner des gouvernements minoritaires. Si c'est bien le cas mardi, ce sera la troisième fois que cela arrive en quatre ans. La chose risquant de se répéter, le choix de l'opposition devient aussi important que le choix du gouvernement.

Il y a seulement deux prétendants au pouvoir: le Parti conservateur et le Parti libéral. Ces derniers jours, les libéraux sont apparus comme des aspirants plus sérieux qu'ils ne l'étaient en début de campagne. Cependant, ne nous y trompons pas: cette résurgence est le résultat des hésitations des électeurs face aux conservateurs, et non le signe d'une confiance retrouvée dans l'équipe libérale.

Le parti que dirige Stéphane Dion a été envoyé au purgatoire en janvier 2006 pour cause d'usure du pouvoir et de scandales. Il ne mérite pas encore la rédemption. Le parti est profondément divisé par des luttes intestines, et son nouveau chef, inexpérimenté, n'arrive pas à imposer son autorité. L'adoption d'une plate-forme centrée sur l'environnement masque le fait que le parti n'a pas encore renouvelé son programme. Il défend toujours la même vision du Canada, celle d'une seule nation canadienne, construite par un gouvernement fédéral centralisateur et méprisant à l'endroit des nationalistes québécois.

En remplaçant les libéraux par les conservateurs en janvier 2006, les électeurs ont voulu mettre fin aux confrontations entre les nations canadienne et québécoise. La sérénité actuelle serait menacée par le retour des libéraux au pouvoir, et le Québec y perdrait. Stéphane Dion a beau prétendre être un «nationaliste québécois», on ne l'a jamais vu porter les revendications du Québec. Le voudrait-il qu'il ne le pourrait pas, car il est prisonnier du rôle de «Monsieur Canada» que son parti lui demande de jouer. S'il remportait les élections mardi, ce serait un accident de parcours.

***

Le premier ministre Stephen Harper avait parié sur la fragmentation du vote pour obtenir le gouvernement majoritaire auquel il rêve. Condition essentielle à sa réussite, il lui fallait élargir son bassin d'électeurs. Devenu subitement un parti de centre droit, le Parti conservateur a multiplié les avances aux familles et aux personnes âgées. Pour rassurer, M. Harper a posé en bon père de famille et mis de l'avant les éléments positifs de son bilan, comme l'adoption de la loi sur la responsabilité, les réductions d'impôts, l'instauration d'une relation moins conflictuelle avec les provinces et la reconnaissance de la nation québécoise.

Difficile toutefois de tenir un double discours, l'un destiné aux électeurs modérés, l'autre à sa base naturelle de droite. En promettant de durcir la Loi sur les jeunes contrevenants, Stephen Harper aura dissipé tout doute sur la nature fondamentale du Parti conservateur, un parti de droite et non de centre droit. Ses attaques répétées contre les artistes et les créateurs, la mise en pièces de l'accord de Kyoto, son alignement sur la politique étrangère américaine furent autant de rappels de cette réalité.

Perçu comme un leader fort et apprécié pour son esprit de décision, Stephen Harper s'est aussi révélé un leader autoritaire et entêté. Au moment où la crise financière américaine et ses répercussions sur le Canada sont devenues un enjeu de cette campagne, on l'a vu se réfugier spontanément derrière le credo non interventionniste de son parti pour refuser d'envisager des mesures de soutien d'exception à l'économie et aux travailleurs qui seront inévitablement affectés par le ralentissement de l'économie. Le regard froid qu'il a porté sur la conjoncture a révélé une absence de compassion réelle pour ses concitoyens.

Au cours des dernières heures, le chef conservateur a eu l'intelligence de corriger le tir sous plusieurs angles, mais on a connu deux Stephen Harper dans cette campagne. Cela nous aura convaincu que lui et son parti ne sont toujours pas prêts à être majoritaires. S'ils doivent continuer à gouverner, ce doit être de façon minoritaire, encadrés par une opposition suffisamment forte pour faire un contrepoids efficace. Dans le contexte économique actuel, il sera dans l'intérêt de tous, Canadiens comme Québécois, d'avoir un gouvernement qui soit forcé de rechercher les consensus plutôt que la confrontation idéologique.

***

Au terme de cette campagne, libéraux comme conservateurs n'ont pas convaincu les Québécois de leur accorder leur confiance. Pourquoi? Parce que le Parti libéral, pas plus qu'en 2006, n'a pas été capable de leur tendre la main et de manifester sa volonté de panser les plaies laissées par les batailles référendaire et post-référendaire. Tant que cela ne sera pas fait, le Parti libéral ne peut espérer redevenir le parti d'une majorité de Québécois qu'il a déjà été. Le Parti conservateur, lui, leur avait tendu cette main en 2006, mais il a déçu depuis par ses hésitations à donner un sens à la reconnaissance de la nation québécoise. Ce parti, qui a ses racines à l'extérieur du Québec, n'arrive pas à saisir la réalité québécoise.

Pour défendre les intérêts du Québec à Ottawa, le seul choix qu'ont les Québécois est le Bloc québécois. Au-delà du fait que c'est un parti souverainiste, ce parti a fait depuis 15 ans la preuve qu'il a toujours, mieux que les autres, fait entendre les revendications du Québec, qu'elles soient politiques, culturelles, sociales ou économiques. On ne peut douter de son allégeance première.

Le Bloc ne prend pas la place d'un autre parti à Ottawa. Il prend seulement la place que les Québécois lui donnent parce qu'à leurs yeux il la mérite plus les autres. Cela privera le Québec d'un certain nombre de sièges au conseil des ministres, mais, à l'exception de Michael Fortier, personne ne se désolera de voir les ministres québécois être défaits. Plus le Bloc québécois sera fort, plus il sera en mesure de faire entendre la voix du Québec. Il faut l'appuyer, cela ne fait pas de doute. Rappelons cependant à son chef, Gilles Duceppe, qu'une fois revenus à la Chambre des communes les députés bloquistes auront le devoir de participer activement et de bonne foi à l'adoption de mesures visant à contenir la crise économique qui s'annonce. Cela vaut d'ailleurs pour tous les partis. La situation exige de mettre de côté les intérêts partisans pour collaborer au bien commun.






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  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 01h23
    La Géopolitique créé le Bloc Québécois
    « Le Canada est une fédération qui se défait dans une structure unitaire qui valorise un État nation anglophone qui fait peu de cas de ses nations francophones québécoises et acadiennes tout comme des premières nations qui sont carrément ici ignorées. Mais cela ne suffit pas, le Canada tout entier est marqué par ses régionalismes qui encouragent la fragmentation du vote aggravée du fait des inégalités sociales et d'un individualisme occidental marqué qui laisse aussi ses traces au Québec et au Canada.

    Face à cette fragmentation du vote, seul le Bloc au Québec est en mesure d'en réduire l'effet en unissant les Québécois autour de la défense de valeurs issues de la révolution tranquille, valeurs qui plus que jamais ont exprimé le refus de voir des règles religieuses étroites gouvernées nos vies, de voir des pratiques politiques issues du patronage favoriser des groupes d'intérêts au détriment de la majorité de la population.

    Les conservateurs issus du Reform Party rappellent plutôt les Conrad Black et les Duplessis, une "race de monde" qui s'est servi de la démocratie pour son propre usage en n'hésitant pas pour cela à engraisser les marchands de canons.

    Libéraux et conservateurs en faisant du Canada un pays anglais sous la fausse couverture multiculturelle n'ont réussis qu'à faire apparaître toutes les fissures qui traversent le Canada. Face à celles ci, il faut retrouver son unité en tant que Québécois parce que s'ignorer c'est ne plus savoir se reconnaître. Ne plus vouloir se reconnaître c'est une fenêtre ouverte pour la dépression collective et ça c'est faire mal aux individus que nous sommes qui avons besoins certes de droits de l'homme, de même de protection sociale mais qui ne peuvent non plus se comporter en apatrides sans en payer le prix.

    Alors, le Bloc est le moyen de s'ouvrir au monde tout en se respectant comme nation, nécessité de bien tenir le gouvernail qui trace la ligne de notre réalité géopolitique. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 01h37
    Le courage
    « «On peut se demander si ces élections étaient bien nécessaires»

    C'est sans doute ce que le régime Harper se dit: "Les élections sont-elles vraiment nécessaires? Devrait-on abolir ça? "

    Il y a seulement deux prétendants au pouvoir: Libéraux ou Réformiste-conservateur.
    Est-ce un choix?

    Si le Bloc avait donné son appui au NPD et avait vraiment mis son énergie au service des Québécois, il aurait laissé sa place et nous aurions eu TROIS prétendants au pouvoir.

    Nous aurions vraiment eu un choix, un choix de société.

    Actuellement, nous ne vivons pas une crise économique, mais plutôt une crise des valeurs. Une sérieuse crise des valeurs.
    Nous sommes à la croisée des chemins. Nous sommes devant un choix de société.
    La droite religieuse et réactionnaire ou la gauche, plus socialisante, plus équitable.

    Le premier ministre Stephen Harper avait parié sur la fragmentation du vote. Ce n'était pas un pari trop risqué.
    Il est évident qu'avec le Bloc québécois, le vote est automatiquement divisé. L'union fait la force, c'est ce que ne comprennent pas les progressistes.
    La division est bien utile, c'est ce qu'ont compris les réformistes.

    De dire qu'une opposition suffisamment forte fera un contrepoids efficace à un gouvernement réformiste minoritaire, est complètement absurde. Doit-on rappeler toutes les lois et les agissements de ce gouvernement minoritaire? Doit-on rappeler la passivité du mollusque et la complicité de la grande-gueule?

    Le Bloc défendra les intérêts du Québec comme il l'a fait les derniers mois.
    Vous avez aimé cette défense de nos intérêts? Moi, pas tellement. Et je crois que ça continuera.
    Nos impôts serviront pour tuer en Afghanistan et les lois fascistes continueront de venir desservir nos intérêts.

    Jamais dans l'Histoire du Canada, nous avons été confrontés à de tels enjeux.
    Jamais la droite n'a été aussi forte. Auparavant, nous pouvions parler des demandes du Québec et des luttes fédérales - provinciales. On discutait, finalement, de petits irritants.
    Le prochain gouvernement Harper risque de plonger le Canada vers la droite prononcée.
    Ici, il ne s'agira plus de petits irritants.

    M. Descôteaux termine son laïus partisan en enjoignant le Bloc de coopérer avec les réformistes pour contrer cette grave crise Économique.
    Il est totalement aveugle de la GRAVE CRISE DES VALEURS et nous demande de fermer les yeux bien durs et de prier pour que le bon gouvernement Harper nous sauve avec le soutien bloquiste.

    La situation exige de mettre de côté les intérêts partisans pour collaborer au bien commun.
    La situation... des valeurs humaines.
    Le bien commun... de qui?

    Tout ce discours me paraît bien simpliste.
    On explique pour qui voter comme les "experts" en communication, nous explique la hausse des prix à la pompe.
    Ou encore, comme on nous explique qu'on n'a plus d'argent pour nourrir.

    On n'a pas fini de bouffer du billet vert.
    On n'a pas fini de tuer pour faire rouler l'économie.

    Non, ce n'est pas si simple... une crise des valeurs.

    Il faut avoir le courage de voter pour le courage.
    Il y en a si peu, du courage, encourageons-le !

    Votons NPD !


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Marc Ringuette
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 04h44
    Faites-vous plaisir !
    « Gens de l'Ouest de l'Île, faites-vous plaisir, votez VERT ! Le député du Bloc n'a aucune chance ici, celui du N.P.D., de belle couleur, en a d'avantage. Le conservateur n'a pas attiré l'attention Gare Sunnybrooke. Et si tant est que le comté est peint en ROUGE ... le pire, à disperser son vote, serait de faire passer un BLEU et l'Île aurait son Ministre ! Plus besoin de Michael ... »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 05h09
    Quelle surprise!!
    « Rien de bien surprenant dans votre prise de position, votre journal étant d'obédience souverainiste. C'est le Bloc à perpet. Passons! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 11 octobre 2008 06h02
    Bravo, mes félicitations
    « Excellent !

    Rien à ajouter. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 06h51
    Et pourquoi pas un gouvernement de coalition?
    « Les résultats des élections sont, pour le moment, incertains. La grande question est de savoir si le parti conservateur obtiendra assez de députés pour former un gouvernement majoritaire ou s'il devra se contenter, comme la dernière fois, d'un gouvernement minoritaire. Si le parti conservateur obtient suffisamment de siège pour détenir la majorité à la Chambres des communes, la question d'une coalition gouvernementale ne se posera pas. Par contre, en cas de gouvernement conservateur minoritaire, la question peut se poser, si deux conditions sont réunies.

    Il faut que le parti libéral et le parti néo-démocrate réunis aient plus de députés que les conservateurs, et il faut que Jack Layton et Stéphane Dion s'entendent pour former une coalition gouvernementale. Le parti de G. Duceppe n'étant pas un parti fédéral national n'entrerait pas dans une telle coalition, puisqu'il n'a pas vocation à diriger le Canada, se limitant à défendre au niveau fédéral les intérêts du Québec, comme Duceppe le répète à satiété.

    Si donc les partis de J. Laytton et de S. Dion remplissaient les deux conditions sine qua non mentionnées plus haut, il pourrait se passer ce qui suit. Si Stephen Harper, Premier ministre d'un gouvernement minoritaire, met à exécution sa menace de provoquer des votes de confiance pour faire passer à tout prix les composantes de son programme, libéraux et néo-démocrates pourraient alors s'unir aux Communes pour renverser le gouvernement minoritaire et convaincre ensuite la gouverneure générale de leur confier la tâche de former un nouveau gouvernement qui aurait la confiance des Communes, au lieu de déclencher des élections. Il serait difficile à la gouverneure de refuser cette possibilité, surtout peu de temps après les élections en cours.

    Certes, dans les systèmes parlementaires de type britannique, utilisant le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour, les gouvernements de coalition sont plutôt exceptionnels puisque le bipartisme caractérisait le système partisan, avec une éventuelle alternance du pouvoir. La situation a bien changé puisque se trouvent maintenant des partis tiers représentés à la Chambre des communes, dans le cas du Canada. On trouverait aussi des exemples de gouvernement de coalition en Australie, mais également au Canada.

    En effet, des coalitions de ce genre ont déjà existé au niveau provincial. On peut citer l'exemple de la Saskatchewan, qui a connu une coalition du NPD et des libéraux de 1999 à 2003. Il y a eu d'autres coalitions en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique, lorsque les partis traditionnels ont formé une coalition de 1941 à 1952 pour barrer la route au CCF. Au niveau fédéral, une véritable coalition s'est produite avec sir Robert Borden en 1917. Aux prises avec une forte opposition à la conscription et avec d'autres difficultés majeures pendant la Première Guerre mondiale, Borden a cherché à élargir sa base politique en période de guerre en invitant plusieurs libéraux favorables à la conscription et d'autres personnalités à faire partie de son gouvernement.
    Ce n'est pas parce que cela ne s'est fait qu'une fois au niveau fédéral, que cela ne peut pas se faire. Il faut savoir innover, surtout en cas de nécessité. Et dans cette situation, Stéphane Dion pourrait bien changer d'avis. À la suggestion de Jack Layton, il a dit non, mais on Non s'inscrit dans le cours de la campagne électorale, et la réalité de la situation à la Chambre des communes peut le faire changer d'avis, surtout s'il a la possibilité de battre le gouvernement conservateur.

    On se rappelle que Paul Martin en réponse à une question portant sur un gouvernement minoritaire, s'était tourné vers Jack Layton en disant: «On pourrait s'entendre.» Par ailleurs, un des hommes clés de S. Dion n'est autre que l'ancien méo-démocrate Bob Rae.

    La pratique d'un gouvernement de coalition est assez courante en Europe et elle est le fait de grandes démocraties, comme l'Allemagne ou la Belgique, où les coalitions portent des noms colorés, coalition violette, coalition arc-en-ciel ou orange-bleue, par allusion au mélange des couleurs des partis qui la forment. Et des gouvernements, comme le Conseil fédéral suisse, l'équivalent d'un conseil des ministres, ou le gouvernement français actuel, comptent des ministres de groupes politiques «opposés».

    Si les deux conditions mentionnées plus haut existent et si S. Harper minoritaire met ses menaces à exécution, un gouvernement de coalition fédéral est une éventualité à considérer et une solution tout à fat valable pour supplanter un gouvernement conservateur. Mais une troisième condition existe qui, elle, ne dépend pas des partis politiques mais des électeurs. Pour que cette possibilité de battre un gouvernement conservateur puisse un jour se réaliser, il faut que les électeurs votent massivement en faveur des deux partis qui peuvent former une collation, le NPD et le parti libéral. Le Bloc de G. Duceppe peut certes contribuer à rendre minoritaire en Chambre le parti conservateur, mais il ne peut rien faire pour battre à la Chambre des communes ce gouvernement en le remplaçant par une gouvernement de coalition, éventuellement minoritaire, mais bénéficiant de l'appui tacite du Bloc qui veut à tout prix réduire au maximum le nombre de députés conservateurs. Les électeurs ont donc un choix à faire, entre un vote NPD ou libéral, qui permettrait de remplacer un gouvernement Harper minoritaire par une coalition gouvernementale, ou un soutien au Bloc qui n'offre pas, de par sa nature même, une telle possibilité.
    Gabriel Racle »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 08h49
    Le mystère Montréal
    « L'élection de mardi prochain va mettre fin au mystère Québec. La Capitale nationale va voter Bloc comme le reste du Québec. Mais le mystère Montréal va se perpétuer.

    Comment expliquer que les Montréalais vont encore une fois de plus voter rouge? Comment peuvent-ils voter encore une fois pour le parti des commandites? Pour Justin Trudeau? Pour le Père de la clarté qui, comme on vient de le voir à Halifax, ne comprend jamais les questions? »

  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 11 octobre 2008 09h06
    Touot à fait d'accord!
    « Plus le Bloc québécois sera fort! Plus il sera en mesure de faire entendre la voix du Québec. Le passé nous a hélas! fortement déçu avec les libéraux et les conservateurs. Rien à faire ces deux vieux partis ne nous ressemblent pas.

    Personnellement je préfère quand même un gouvernement minoritaire libéral plutôt que conservateur car celui-ci n'a aucun plan pour protéger l'environnement. Quand on analyse les réponses des différents partis aux questions posées par Greenpeace, le Sierra club et quelques trente organisations canadiennes concernant les dossiers de l'énergie, l'abandon du nucléaire, les sables bitumineux de l'Alberta, les aliments et l'agriculture, les OGM et les aliments génétique ment modifiés etc etc,

    On y découvre le menu pour chacun des partis concernant ces questions importantes pour notre santé et pour l'environnement;

    Parti conservateur; rien de rien... aucun plan et nous l'avons constaté ces dernières années.

    Parti libéral; une entrée avec quelques bouchées de pain tout au plus,

    Bloc québécois; un plat de résistance

    NPD; un plat principal avec accompagnements,

    Parti Vert; un menu complet.

    C'est très dommage que nous sommes encore aux prise avec un système électoral qui date du 12 siècle. Il serait temps de passer à un autre qui soit plus de son temps, il y a inversion ici, nous sommes au 21 siècle...Qui va corriger cette situation? Certainement pas les gouvernements conservateur et libéral! ...Alors ça nous revient, nous les électeurs faisons entendre nos voix en exigeant un système qui nous représente.

    La proportionnelle est une solution si nous unissons nos efforts pour que çà change!

    Alors voici le site canadien pour agir positivement vers ce que l'on choisit comme peuple du 21 ième siècle. L'ère du 12 ième siècle est terminé depuis longtemps.

    Il serait très bénéfique d'avoir des députés du parti Vert à Ottawa et plus de députés du NPD, ces deux partis pourraient brasser la cage de ceux qui sont encore au 12 siècle! (aucune préoccupation pour l'environnement et les problèmes de santé qui lui sont associés.)

    http://www.fairvote.ca/fr »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 09h37
    Le nouvel élan du Bloc québécois
    « Après dix huit ans d'existence, le Bloc vient d'arriver à maturité. La campagne aux élections fédérales a montré dans une lumière nouvelle et définitive que c'est par le Bloc que le Québec obtient à Ottawa sa représentation maximale. Un ministre des partis nationaux peut récolter des faveurs ponctuelles, mais il agit toujours selon les vues d'Ottawa sur le Québec. Sur le plan historique, Le Gouvernement fédéral continue l'Acte d'Union de 1840. Le Québec n'y est pas reconnu dans sa spécificité, il n'y forme qu'une partie assujettie au « Grand Tout ». Tout ce qui relève de sa nature et de ses besoins propres n'a dans le discours et la pratique fédérales qu'une existence symbolique, par exemple, la loi sur les langues officielles et la reconnaissance de la nation québécoise. En quoi le « bilinguisme » des autres et le hochet de la « nation » nous confèrent-ils une reconnaissance et un poids constitutionnel et juridique précis , - le seul qui compte?
    Le Bloc s'élève à la dimension d'un parti national nettement identifié. Sa vraie mission en fait le représentant du Gouvernement du Québec à Ottawa. Du Gouvernement du Québec comme il devrait être.
    Hubert Larocque, Gatineau. »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 09h49
    Votez pour la démocratie
    « Il y a eu beaucoup d'attaque au début de la campagne questionnant la pertinence du Bloc Québécois à Ottawa. On s'apprête à réinstaller un gouvernement minoritaire alors, cela pour plusieurs est causée par la fragmentation des votes parmi plus de 5 partis. Pour moi, c'est de voir les choses à l'envers, c-a-d. que c'est notre système politique qui n'est pas adéquat. Le système de Parlement à l'anglaise est archaïque et ne convient pas pour le Canada, avec sa grande étendue et ces nombreux régionalismes. C'est de la pure UTOPIE de penser réconcilier les point de vue entre, par exemple, l'Alberta et le Québec.

    Donc, il nous faut tout au moins modifier les règles pour permettre la représentation proportionnelle afin de rendre à la réalité géopolitique du Canada toute sa légitimité.

    Ça prend quelqu'un et une organisation pour porter ce flambeau, pour RÉVISER et MODERNISER l'appareil démocratique du Canada, pas une mince affaire, surtout à cause des influences américaines qu'on peut imaginer en faveur d'un gouvernement Canadien MANIPULABLE, soit le statut quo. Tant qu'on ne fait rien, on se retrouve avec ce genre de gouvernement très minoritaire, tel celui de Harper, qui peut couper dans l'aide minimale aux artistes et dépenser en même temps plus de 20 milliards en équipements militaires et dépenser 200 millions par mois pour la GUERRE en Afghanistan.

    Votez pour la démocratie, ne supportez pas les ConservHARPER's »

  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 11 octobre 2008 10h57
    @ monsieur Paradis et aux autres intéressés
    « Oui! Ça fait l'affaire de Stephen harper que notre système électoral soit des plus archaiques, il date du 12 siècle il faut le faire... A nous d'exiger des changements!

    N'oubllions pas que Stephen Harper a bien d'autres idées en t^te que de nous représenter...Plus le temps passe plus c'est évident!


    Est-ce une coincidence que Stephen Harper demande une élection juste avant l'effrondrement du système financuàier américain? Était--il au courant avant de déclarer des élections?

    Le déclin inévitable du dollar américain va transporter notre dollar vers les bas fonds. Il pourrait facilement tromper les Canadiens car depuis le début de la campagne, cela devient de plus en plus flagrant non pas par ce qu'il dit.... mais plutôt pas ce qu'il ne dit pas...son modus operandi secret m'inquiète.

    En relation avec ce sujet ....d'élection précipitée, le SPP qui a aussi été secrètement organisé par le parti libéral suivi par le gouvernement Harper lorsqu'au pouvoir, est le SPP, le Security Prosperity Partership. Nous nous rappelons la grande conférence l'an passé à Montébello alors que les premiers ministres américain et mexicain étaient invités. Cette conférence a été typiquement" à la conservatrice " c'est à dire dans le plus grand secret, les medias étaient totalement exclus, en entrevue, monsieur Harper nous a ri au nez en répondant que cette conférence traitait des règlements concernant les règlementations sur les "jelly beans"...Il faut le faire!

    Ce traité; le SPP est bien réel et ils veulent l'établir pour 2010. Ça veut dire que le Canada va faire partie de cette union, que nos ressources, notre agriculture, notre santé et notre environnement ne seront plus contrôlés par notre pays mais par le gouvernement de l'union c'est à dire les États-Unis.

    Cette union deviendra le plus gros problème de tous les temps pour le Canada et actuellement tout se passe en catiminie, aucune discussion de la part des gouvernement autant libéral que conservateur. Le NPD a bien essayé d'en parler mais il a démissionné. C'est inacceptable qu'aucune discussion sur ce sujet n'ait lieu.


    SI ce traité passe, et c'est bien parti pour ce faire notre liberté de vie sera réduite....l'améro remplacera le dollar car les gens demanderont une solution à la crise économique qui se vivra. Harper ne fait qu'accélérer ce processus vis à vis le SPP.

    Voici quelques liens sur ce sujet.

    Il faut en parler haut et fort! Fini les cachoteries.



    http://archive.ndp.ca/page/4927

    http://www.realitycheck.typepad.com/

    http://www.vivelecanada.ca/article/235930362-did-stephen-harper-have- »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 11h27
    Un éditorial à lire par tous les Québécois avant de voter.
    « Excellente analyse des partis en présence et de leur crédibilité face au Québec d'aujourd'hui. Bravo Monsieur Descôteaux! »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 12h29
    Incohérence?
    « Les Québécois disent non à la souveraineté mais ils envoient un parti souverainiste à Ottawa... La conséquence: la réélection de Harper et sa clique conservatrice, minoritaire ou peut-être même majoritaire... Alors les impôts des Québécois vont servir à promouvoir un programme conservateur au Canada, pays dans lequel ils ont choisi de rester, au détriment de leurs convictions. Envoyez vos taxes et vos impôts en Afghanistan pour tuer des civils ou encore pour subventionner les coupures de taxes aux grandes pétrolières albertaines et aux banques! Quelle logique! En fait vous jetez votre argent par la fenêtre car vous n'aurez pas grand chose à dire sur les dépenses fédérales, si ce n'est d'essayer de les bloquer.

    Nous, du ROC, qui nous battons bec et ongles pour nous débarrasser des néo-cons allons néanmoins nous retrouver avec Harper et sa clique en partie grâce au vote des Québécois. Ici, sur la côte ouest, le NPD fait des progrès et devient l'alternative aux Conservateurs mais nos efforts ne porteront pas fruits le 14 octobre vue la division du vote progressiste. Alors nos amis réformistes-alliancistes vous devront une fière chandelle pour avoir pu garder le pouvoir et continuer leurs politiques de désintégration de la social-démocratie canadienne. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 12h57
    On l'attendait
    « Quel ultime effort de manipulation journalistique ! Quel déploiement de subjectivité désinformatrice et de partisanerie propagandiste! Quel ultime effort de manipulation journalistique de l'émergence médiatique inconditionnellement gauchiste et putschiste, sur commandes et commandites! Une telle sortie est quasiment digne d'un Régis Labeaume, à son meilleur! Chez BAZZO, ça presse.

    À la rigueur, si nous étions en face du fondateur du Bloc, le souverain Lucien Bouchard, devenu lucide, je pourrais comprendre votre penchant pour le charisme. Alors que Gauthier, lui, a compris qu'en allant à Ottawa pour échouer lamentablement dans sa tentative de bloquer le pays, ça nuisait à toutes les causes qui plaident en faveur de la distinction québécoise et ça bloquait tous les leviers des particularités sociales, culturelles et économiques du Québec, vous voilà, Bernard Descôteaux, sur vos deux genoux, devant la statuette du pire pantin de l'histoire de nos piteuses dérapes politiques. Un crâneur nombriliste passé maître dans l'art guerroyeur de la brousse, celuui d'ameuter les indécis, les apeurés, les fragiles , les sans échines et les asservir à l'envoûtement esclavagiste le plus démagogique et antidémocratique qui soit.

    Tel un prélat pourpré, Bernard Descôteaux, vous exhortez ceux et celles que vous prenez pour vos fidèles aveugles, à suivre un itinérant opportuniste dont tous les cris et hurlements suintent toutes les violences, conjuguées en appui et au développement du fantôme des peurs sataniques et du spectre des frayeurs infernales qui nous rappellent les intégristes curés d'une époque dont on s'est débarrassé, parce qu'on était écoeuré de les voir swingner le goupillon de leurs rages et de les entendre brandir les menaces machiavéliques des feux éternels de la vengeance divine.

    Allons-y, «suivons» l'incontournable berger et exorciste Descôteaux qui rassure ses moutons à l'effet que le loup Duceppe, PRÉSENT dans la bergerie nationale, ne leur fera aucun mal, compte tenu qu'il est de paille et enchaîné au poteau qui tient le tipi du cirque de ses magies noires.

    Au constat de l'opportunisme dont fait preuve le pontife de la cour et des pompes journalistiques de la montréalisation intégriste du felquisme remaquillé, nul ne sera surpris que le pompissime séparatiste de toutes les «vigiles» s'affaire à manipuler de la sorte l'électorat des prochaines élections provinciales, ce faisant, évidemment, à la faveur de l'actuel caméléon libéral, l'inactif béat et glorieux minoritaire de Sherbrooke / Ottawa / Montréal / Québec, ce pedler d'un rétro nationalisme éculé, devenu un imposteur panano-bloquiste d'occasion, parce que ses conseillers-sondeurs, c'est-à-dire les fabricants des fantaisies, foucades et fantasmes opportunistes du jour, le lui suggèrent.

    En somme, l'éminence grise du DEVOIR DE L'ÎLE DE MONTRÉAL, prenant les Québécois pour des désinstitutionnalisés, leur demande expressément de faire preuve de dépendance et de s'accrocher, tels des larves, au plus poisseux leurre apolitique de tous les temps, cet asticot de l'inutilité, en leur rappelant qu'ils sont nés pour un petit pain (sauf lui et les siens) et croyant ainsi apporter lustre et gloire au rappel du misérabilisme des années 30. Allez, oblitérés de tous les complexes de persécution et d'infériorité! Allez, desperados du rejet, BLOQUEZ-VOUS, CABREZ-VOUS, BARREZ-VOUS ET CONTENTEZ-VOUS DU RIEN-FAIRE DU PRÉSENTÈISTE DUCEPPE, le pantin national et grand prêtre de la chapelle des éberlués et fantaisistes propagateurs des haines felquistes et séparatistes, CULTIVÉES à l'encontre du «ROC». Haines gravées en majuscules sur l'épitaphe de l'extrémisme, sous toutes ses formes, en souvenance de tous les ciblés et criblés de leurs tirs sans merci, d'OCTOBRE 1970 À OCTOBRE 2008.

    QUAND ON EST CAPABLE DE SUBLIMER L'ÉCHEC, À CE POINT, BERNARD DESCÔTEAUX, ON EST CAPABLE DE TOUT.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 14h44
    @monsieur Rousseau
    « Go west incohérence !

    Nous allons élire une majorité de députés bloquistes, privant ainsi, nous le souhaitons, les Conservateurs d'une majorité ou même d'une minorité si, vous aussi, votez NPD par exemple.

    Monsieur Rousseau, les Québécois ont de toute évidence un quotient politique supérieur au vôtre.

    ... »

  • Michel Vézina
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 15h29
    @ M. Pagé
    « SVP épargnés nous de vos commentaires désobligeants et argumentés votre pensée, si elle existe?

    Michel Vézina
    Ville de Québec »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 17h28
    Le Bloc et la démagogie
    « Depuis le début de la campagne électorale, le Bloc n'a cessé de 'démoniser' le Parti Conservateur et d'effrayer la population du Québec, reproche qu'il faisait aux libéraux durant la dernière campagne référendaire. Le Bloc sait très bien que les coupures dans la culture ne sont que des miettes et qu'il s'agit surtout d'un remaniement des sommes allouées à ce programme. Pourtant, il ne cesse de dire que le PC est contre la culture et que le Québec est le grand perdant, ce qu'il sait être absolument faux. Le Bloc prétend aussi que les femmes retourneront 50 ans à l'arrière et qu'elles perdront tous leurs acquis . Il sait trop bien que celà est faux. Que beaucoup de conservateurs soient contre l'avortement, c'est exact. Mais beaucoup de partisans d'autre partis politiques soient contre, ça aussi est exact. Le Bloc sait très bien que Harper a fermé le dossier malgré l'opposition de l'extrème droite de son Parti. Que le Parti Conservateur ait une faction d'extrémistes n'est pas plus important que l'aile d'extrème gauche du Parti Bloquiste. Quant au protocole de Kyoto, M.Harper a raison de dire que la situation de la qualité de l'environnement peut varier d'un pays à l'autre. M.Duceppe et le Bloquistes veulent nous faire croire que les pétrolières gaspillent les eaux Albertaines, mais ils savent aussi fort bien que les exploitants des sables bitumineux recyclent 90% des eaux qu'ils utilisent pour l'extraction du pétrole. Pour notre engagement en Afghanistan, le Bloc et son chef se gardent bien de dire que notre engagement n'en est qu'un parmi de nombreux pays qui ont aussi consenti à répondre aux demandes des Nations Unies pour aider le peuple Afghan à se débarrasser des Talibans qui sans foi ni honneur, détruisent tout ce qui fait entrave à leur fondamentalisme religieux et n'hésitent pas à tuer mêmes leurs compatriotes s'ils refusent de se soumettre à leur autorité. Somme toute, M.Duceppe et son Parti ne font que de la démagogie et j'espère que les Québecois n'en seront pas dupes.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 20h09
    Ça fait du bien Gerry
    « C'est bien de se soulager comme ça de temps en temps, n'est-ce pas monsieur Pagé ?

    Mais le fruit de votre soulagement ne peut constituer un plat digestible. Peut-être en ferions-nous du compost ? Surtout pas un argument pour nous convaincre de rallier votre camp.

    ... »

  • Raymond Gauthier
    Abonné
    dimanche 12 octobre 2008 00h27
    Des députés debout
    « Tout à fait d'accord avec votre propos, M. Descôteaux!!
    À titre de québécois,je préfère nettement être représenté par 40 ou 50 députés du Bloc qui se tiennent debout que par une quantité équivalente de députés libéraux ou conservateurs assis à la "table des décideurs" mais qui ne décident rien du tout. Depuis le coup de force constiutionnel de 1982, les députés et surtout les ministres des deux grands partis nationaux n'ont pas cessé de faire la preuve qu'ils sont indiscutablement soumis aux diktats du bureau du premier ministre et qu'ils sont incapables de véritablement défendre les intérêts du Québec.
    Somme toute, le Québec a infiniment plus de pouvoir dans l'opposition que piégé à une table de décideurs fantoche.

    Raymond Gauthier »

  • Diouf Frank
    Inscrit
    dimanche 12 octobre 2008 00h50
    Pluralisme ? La Presse Institutionnelle vote massivement Conservateur
    « La Presse Institutionnelle (La Presse, Globe and Mail, The Gazette) donne unanimement pour consigne de vote, de voter Conservateur. Où est le pluralisme ? Quels groupes de presse contrôlent ces journaux ?
    Je note que Le Devoir ne donne pas la même consigne de vote. Serait-ce le seul quotidien indépendant du pouvoir actuel ? »

  • Jean-Philippe Delorme
    Abonné
    dimanche 12 octobre 2008 02h55
    L'impossible pays: la démonstration
    « L'élection fédérale 2008 est en train de faire la démonstration de "l'ingouvernabilité" de cette création phantasmagorique artificielle qu'est le Canada. Il est constitué d'un centre démographique bicéphale à la frontière du Québec et de l'Ontario et de ses parties aux réalités excentrées: les riches prairies pétrolifères, des micro-provinces atlantiques bigarrées et une côte ouest aux antipodes. Ah! J'oubliais, il y a aussi le nord...
    Cette indigeste mosaïque m'induirait naturellement à souhaiter un gouvernement fédéral peu interventionniste et ouvert à la décentralisation et j'aurais alors tendance à appuyer les Conservateurs (Ce que beaucoup de fédéralistes dits "mous" font.).
    Toutefois, comme mes sensibilités politiques vont plus volontiers vers des idéaux moins autoritaires et plus progressistes, je devrais politiquement tendre vers le NPD où à défaut sur le PLC... qui, fort de leur croyance en le rôle utile de l'état, vont centraliser davantages les pouvoirs et les décisions à Ottawa et intervenir avec leur satanné "pouvoir de dépenser" dans les domaines de juridiction des provinces... Ils sont peut-être bien gentils les Layton, May et Dion mais tous les analystes sérieux s'entendent pour dire que Duceppe s'y entend mieux qu'eux pour décrypter les intentions des Québecois...
    Pour ce qui est de mon "réel pouvoir", pour Harper ou Dion, est-il politiquement plus profitable de tendre l'oreille aux revendications des citoyens d'un comté d'opposition qu'ils pourraient prendre aux prochaines élections ou à ceux d'un comté acquis d'avance?
    CQFD: Que le ROC choisisse lui même son gouvernement, en attendant, Dieu merci! il y a le Bloc québécois. »

  • Roland Cote
    Abonné
    dimanche 12 octobre 2008 09h53
    Voter pour nous
    « Les députés et ministres conservateurs du Québec on prouvé qu'ils ne pouvaient pas faire grand chose dans ce parti anti-francophone.
    La vedette du N.P.D. au Québec le souriant monsieur Mulcair ancien avocat d'Alliance Québec pour attaquer la loi 101 ce n'est pas un grand ami du Québec.
    Les libéraux dirigés par monsieur Dion le père de la clarté pour assoir le Québec dans le coin.
    Le bloc un groupe hétéroclite mais qui représente la démocratie et qui surveillent toujours nos intérêts.
    Ils ont coincé Harper avec ses cadeaux vides. Un faux siège a l'Unesco et la nation Québécoise qui ne peut pas avoir les fonctionnaires fédéraux à travailler en français sur son territoire. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    dimanche 12 octobre 2008 10h58
    Michel Vézina
    « Béatement heureux d'être ignare (ignare = inculte et illettré), Michel Vézina? Une ligne manifestement vide d'idée et quelques mots cousus de fautes! Oui, ça existe! Avec des signes aussi pitoyables de vos dépendances, de votre insuffisance et de votre remarquable «absence», oui, certainement, je vous comprends de croire en la «présence duceppéenne», à Ottawa, vivant aux crochets des canadiens. »

  • Linda Hart
    Inscrite
    dimanche 12 octobre 2008 11h33
    M. Rousseau le cry-baby
    « M. Rousseau, si vous voulez vous débarrasser du Reform, faites d'abord le travail chez-vous et ne venez pas nous emmerder avec vos lamentations. Le vote du Québec permet d'affaiblir le Reform. Si le Québec votait comme le reste du Canada, le Reform serait majoritaire. Alors SVP allez voir ailleurs le temps qu'il fait et mettez-vous les yeux en face des trous, cela vous permettra sans doute de voir la poutre !!! »

  • Linda Hart
    Inscrite
    dimanche 12 octobre 2008 12h31
    M. Lafrance, Harper et le Reform, tous des menteurs
    « Vous faites aveuglément confiance à un menteur et à un tricheur. Cela vous regarde, mais les québécois sont plus intelligents que cela. Il y a de très nombreuses faussetés dans votre texte, en cela vous êtes semblable à votre chef. Avec un gouvernement majoritaire, le Reform toucherait à l'avortement et à la peine de mort et au niveau de la culture, il irait encore plus loin. La façon dont vous choisissez d'ignorer les horribles conséquences de l'exploitation des sables bitumineux relève de la plus complète mauvaise foi. En ce qui regarde Kyoto, tous les pays occidentaux qui polluent depuis plus longtemps que les autres devraient avoir la décence de donner le bon exemple. En ce qui regarde les entreprises, on sait que rares sont celles qui vont prendre un tournant vert si elles n'y sont pas forcées, même si en le faisant elles font des profits (exemple Bombardier qui applique les normes de Kyoto). »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    dimanche 12 octobre 2008 13h25
    @ Madame Hart
    « Vous avez l'invective facile mais l'argumentaire un peu moins, n'est-ce pas? Chez nous c'est aussi chez vous et les Conservateurs-réformistes-alliancistes ont été élu en partie grâce au Québec. Le «cry-baby» du ROC c'est évidemment le Québec car le ROC lui, est loin d'être monolithique, contrairement à ce que vous semblez le suggérer. Même s'il est vrai que le Québec a tous les atouts pour être un pays indépendant, deux référendums ont conclu le contraire. Néanmoins, votre choix est tout à fait légitime de voter pour le Bloc car c'est ça la démocratie. Mon argument c'est qu'il y a aussi d'autres choix qui permettraient peut-être non seulement de défaire les Conservateurs mais d'élire un autre parti au pouvoir qui pourrait mieux gérer les taxes et les impôts des Québécois. C'est tout. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    dimanche 12 octobre 2008 19h07
    A Mme Hart
    « Vous dites que les Quebecois sont plus intelligents. A voir le troupeau de moutons qui s'appretent a voter pour le Bloc de perdants, permettez-moi d'en douter... Mais nous sommes en democratie...
    Par ailleurs, etes-vous sur d'avoir votre place dans le Quebec dont vous revez? Je n'en suis pas si sur et vous voyez tres bien ce que je veux dire.
    Alors, avant de dire que certaines personnes vous emmerdent, reflechissez bien!
    Desole pour l'absence d'accents, mais je suis en visite a Ottawa, donc clavier sans accents... »

  • Michel Savard
    Inscrit
    lundi 13 octobre 2008 00h31
    Une équipe qui ne va jamais au bâton !
    « Le Bloc à Ottawa, ça me fait penser à une équipe de baseball d'un genre assez spécial : une équipe de baseball qui joue toujours dans le champ ("à vache" comme on disait dans l'temps !) mais qui n'ira jamais au bâton !
    Avec un tel système, y a pas à dire, tu vas en gagner des matchs!

    Faut croire, cependant, qu'il y en a qui aiment ça d'même car
    voilà t'y pas que le grand-prêtre du Devoir, Bernard Descôteaux , à l'instar des curés des années 50 vient exhorter les brebis récalcitrantes ( ceux que Gilles Vigneault appelle les ignares et les incultes !) à voter pour le Bloc !

    Ouais ! Pendant que les autres seront au bâton et prendront les décisions à notre place, nous, on sera dans l'champ et on aura amplement le temps de r'garder tout ça et,il va de soi, de critiquer abondammnet et de nous plaindre ! »

  • Martin Hould
    Abonné
    lundi 13 octobre 2008 04h03
    Pourquoi je vote Bloc
    « Il y a toute une spéculation qui se fait à savoir si Duceppe est un grand démagogue ou pas, moi en tout cas, je vote Bloc parce que c'est le seul parti à nous offrir un vrai pays, le reste nous parle, et ne fait que très peu, espérant un jour que nous oublions tout naturellement qui nous sommes et d'où nous venons. »

  • Georges Allaire
    Inscrit
    lundi 13 octobre 2008 04h32
    Comme disait Achille Talon
    « "Bof."

    Qui n'a rien à offrir vaut mieux que toute offre? Avec des amis comme ça, on meurt. Sera-t-on surpris, alors, que les néo Québécois iront à plus offrant pendant que les vieux Québécois iront mourant? Et, bien entendu, ce sera toujours la faute des autres. »

  • Charles Savard
    Inscrit
    lundi 13 octobre 2008 09h32
    L'insoutenable légèreté du Bloc
    « Ceux qui s'apprêtent à voter Bloc et ainsi reporter au pouvoir M. Harper et ses politiques néfastes en auront gros sur la conscience. Cet irresponsable vote de rancune, ce vote après-moi-le-déluge, expose encore plus nos enfants et nos petits-enfants au chaos économique et aux dangers climatiques qui les menacent.

    Cette dialectique du chaos, héritée du marxisme, ne sert que les intérêts à courte vue des indépendantistes, tout comme les appels à la haine proférés par Gilles Duceppe ne visent qu'à séduire les vieux nationalistes de fond de campagne. En poursuivant cet objectif à court terme mal avisé, ils compromettent l'intégrité-même du territoire dont ils convoitent la souveraineté. Si, par malheur, ils réalisaient un jour leur plan réducteur, ils n'obtiendraient de souveraineté que sur une terre brûlée. »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    lundi 13 octobre 2008 10h37
    L'ambivalence
    « Examinons la chose à la lumière de ce que la conjoncture économique actuelle. On observe ces jours-ci, dans les cadre d'une crise qui s'aggrave, un retournement de situation politique dans le reste du Canada. En effet, l'évolution des intentions de vote dans certaines de ses régions (vérifiée par des sondages) indique une remontée des Libéraux. A la limite de sa progression, ce revirement pourrait produire une situation ou l'exercice du suffrage des québécois fédéralistes donnerait lieu à une impasse semblable à celle-ci: une victoire libérale ailleurs au Canada mais avec un résultat insuffisant à l'échelle nationale pour lui permettre d'obtenir la majorité. Et cela à cause de la politique du pire adoptée par une frange de l'électorat fédéraliste qui aurait tout misé sur Bloc. Or en politique comme dans la vie, le pire n'est pas sûr! Il y lieu de demeurer perplexe et de penser quelques années encore nous vivrons dans l'ambivalence politique. Claude Poulin Québec »

  • François Dionne
    Inscrit
    lundi 13 octobre 2008 12h39
    Évidemment.
    « Tout n'est-il que revendications et défense d'intérêts? Quel nombrilisme! Le gouvernement du Canada est un gros méchant loup qui ne demande qu'à nous dévorer; il faut envoyer des gens pour "défendre nos intérêts"! »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    lundi 13 octobre 2008 18h33
    Le Bloc fait peur au monde!
    « Laissez-moi rire.... Avez-vous suivi la campagne américaine? McCain/Palin ont pratiquement fait de l'incitation à l'émeute pendant une grosse semaine et terrorisé l'âge d'or républicain. C'est Harper lui-même qui fait peur messieurs avec son manque de transparence et son habitude de ne pas suivre les règles. »

  • Martin Hould
    Abonné
    lundi 13 octobre 2008 22h20
    Le Bloc est un parti remarquable
    « De moins en moins de gens vont voter et le cynisme est comme une sorte de cancer dont souffre notre démocratie depuis au moins une décennie. Or, que nous dit-il ce cynisme? Ne nous dit-il pas que la politique n'est que quête du pouvoir et quête de la belle image? Que les politiciens ne sont que des pantins superficiels et des opportunistes? Il me semble que oui.

    Dans ce cas, pour une fois qu'un parti affirme ouvertement et assume pleinement le fait qu'il ne veut pas le pouvoir, ne pourrions-nous pas admettre qu'il y a là quelque chose de remarquable? Pour une fois qu'un parti admet dans ses fondements mêmes qu'il ne cherchera jamais à tout prix la belle image, parce qu'il restera toujours au fond un parti révolutionnaire, ne pourrions-nous pas reconnaître que le Bloc amène un vent de fraîcheur dans le discours politique ambiant?

    Que nous soyons d'accord ou non avec le Bloc, il faut avoir l'honnêteté de dire ce qui est indéniable: il faut vraiment avoir du courage et croire en ses idées pour être à la tête d'un parti qui n'aura jamais le pouvoir et qui n'aura jamais une belle image. Et le genre d'hommes et de femmes qui donnent ainsi leur vie à une cause, sachant qu'ils ne seront jamais ministres et qu'ils ne se feront jamais louangés par les médias, est un genre d'être humain qui manque cruellement à la classe politique canadienne.

    Que le ROC soit prêt à l'admettre ou non, le succès du Bloc n'est que le reflet de leur propre médiocrité, l'expression de leur incapacité à fournir une classe politique qui soit capable de produire un discours vraiment rassembleur et authentique. Le succès du Bloc est la preuve que jusqu'à présent, l'unité canadienne n'aura été qu'une "belle idée", voire le phantasme d'une classe politique résolument incompétente. »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    jeudi 16 octobre 2008 11h43
    @ G. Pagé
    « Mon cher monsieur Pagé,

    Vous êtes le roi du palabre, le maître du verbe. Vous manipulez les mots avec verve, mais avec peu de grâce. Comme vous vivez à Québec, au royaume de la radio-poubelle, pourquoi ne pas en profiter pour y faire véhiculer vos interminables éructations? Vos réactions sont des vomissements, j'allais écrire des vomissures, qui n'ont pas leur place dans ce qui est devenu un débat entre réactionnaires.

    Vos réactions sont toujours beaucoup plus longues que l'éditorial auquel vous réagissez, où votre écriture en majuscules résonne en hurlements inacceptables. Qu'est-ce que vous mettez dans vos céréales le matin pour être à ce point caustique, virulent et corrosif? Quelle est la marque de votre émétique?

    Des amis à moi qui fréquentent le même forum me disent qu'ils sautent automatiquement par-dessus les réactions de Gerry Pagé, tellement ça les fatigue de vous lire. Et je vais faire de même, à compter d'aujourd'hui. Vous faites perdre à ce forum le but qu'il semblait avoir, à savoir recueillir les réactions des lecteurs d'un éditorial, pas une plate-forme de lancement où vous vous amusez à bombarder tout le monde de vos méchancetés gratuites et déplaisantes. »

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