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L'attrait du minoritaire

Denise Bombardier   11 octobre 2008  Canada
Il est tout à fait possible que mardi prochain l'on se retrouve Gros-Jean comme devant, «back to square one», comme disent nos compatriotes anglophones. Et cela sans doute à cause de l'éternel blocage du plus détendu des partis politiques canadiens, celui qui jamais n'assumera la responsabilité de l'exercice du pouvoir.

Mais ce sera aussi à cause des bourdes successives du Parti conservateur, de la froideur distante et probablement apparente de son chef face à la crise mondiale, et de l'efficacité démagogique du professionnel le plus expérimenté de la politique fédérale, Gilles Duceppe. Grâce à ce dernier, Stephen Harper a été transformé en diabolique fossoyeur de l'identité québécoise. Il faut dire aussi que les interventions, mine de rien, sournoises du premier ministre du Québec à l'endroit du gouvernement fédéral ont contribué à l'érosion des intentions de vote. Le vent donc s'est levé et semble souffler les candidats conservateurs, qui sont en majorité aussi légers que des fétus de paille.

Les Québécois, ces minoritaires historiques, auraient de toute évidence pris goût aux gouvernements minoritaires. Après plus d'un siècle de soumission aux différents pouvoirs en place, ils ont retrouvé de la sorte les plaisirs à peine avoués de la rébellion. Le Bloc québécois, créé, ne l'oublions pas, par Lucien Bouchard, un rebelle réformé à la suite des échecs successifs de référendums sur la souveraineté, s'offre aux électeurs comme l'instrument privilégié de leur force collective. Le Bloc joue un rôle inédit, celui de donner aux Québécois, à chaque élection, le sentiment de gagner symboliquement un référendum, eux qui ont choisi de perdre les vrais en 1980 et en 1995. Depuis, le BQ empêche le Canada anglais de vivre tranquillement allongé, au propre comme au figuré, sur les États-Unis.

Bien imprudents, on a cru au début de la campagne électorale, et ce, à la lumière des trop nombreux sondages, que le Bloc connaîtrait une forme de désagrégation. Mais c'était compter sans l'habileté avec laquelle son chef réussirait à transformer une décision politique discutable, mais mineure, celle de réduire de quelques dizaines de millions les programmes culturels pour éventuellement les transformer en d'autres, ce que plus personne ne veut croire même si c'est vrai, en une attaque en règle contre le Québec. C'est bien connu: lorsqu'on a l'air de toucher à l'identité québécoise, le Québec entier dégaine. C'est apparemment ce qui s'est passé.

Stephen Harper, pour des raisons obscures, on aurait envie d'écrire «inconscientes», semble flotter au-dessus des agitations actuelles. Est-ce par tempérament, par aveuglement idéologique, par incompétence? Bien malin celui qui risque une explication. Car enfin, cet économiste, un des rares intellectuels conservateurs, ne peut pas demeurer dans cet état de paralysie politique alors que tous les chefs de gouvernement occidentaux se consacrent à la tâche délicate, mais essentielle, de rassurer leurs concitoyens. Si c'est dans l'adversité que s'illustrent les grands hommes, Stephen Harper ne semble pas correspondre à la définition.

Par contre, quel attrait aurait un gouvernement minoritaire dirigé par Stéphane Dion, une hypothèse qui peut devenir réalité si le Bloc remporte de nombreuses circonscriptions au Québec, mettant ainsi un terme aux espoirs conservateurs? La nature humaine étant ce qu'elle est, la perception si négative que l'on s'était faite de Stéphane Dion est en train de se transformer. Sa pugnacité, son côté besogneux en politique, une forme de hargne qu'il met à attaquer son adversaire principal en ont surpris plusieurs.

Mais a-t-on oublié que celui qui se vit en futur leader du Canada a réussi à accéder à la tête du Parti libéral par défaut, en quelque sorte, se faufilant tout en vert entre deux favoris, Bob Ray et Michael Ignatieff, qui ont préféré perdre la nomination plutôt que de faire alliance? Ces deux-là, demeurés discrets pendant la campagne, n'ont pas résisté, cependant, à contredire parfois leur chef. Stéphane Dion, ne l'oublions pas, a échoué dans sa tâche de réunifier son propre parti, un objectif pourtant obligatoire. Ces deux poids lourds libéraux seront là, à n'en point douter, à attendre la chute de celui qui leur a volé ce poste auquel ils aspirent comme leur revenant de droit. La défaite du Parti libéral mardi soir serait la fin de Stéphane Dion. Et un gouvernement minoritaire libéral risquerait de n'être qu'un sursis pour lui.

Chaque élection fédérale confirme le statut d'enfants terribles du Canada que sont les Québécois. En choisissant sciemment de s'exclure du pouvoir tout en l'obligeant à faire des concessions lorsqu'il s'agit des intérêts du Québec, tels que définis par le Bloc québécois tout de même, les électeurs qui votent pour ce parti font une adéquation entre celui-ci et le Québec. Ce qui en amène plusieurs à affirmer qu'un vote contre le BQ est un vote contre le Québec. Voilà le noeud gordien de la politique québécoise. Entre le non aux référendums passés et le non des dernières décennies au Canada, comment définir l'identité québécoise à l'avenir? Minoritaire, bruyante, rebelle, surfant sur la patience congénitale du Canada anglais.






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Vos réactions

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  • Joseph Giguère
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 01h58
    Le Bloc représente une dialectique permanente de souveraineté-association
    « Vous errez un peu madame Bombardier. Oui, Gilles Duceppe est un habile politicien, qui sait bien lire le Québec, mais ce n'est nécessairement son talent seul qui a fait la différence. S'il a performé, c'est que les Québécois trouvent que le Bloc Québécois est une bonne idée. La souveraineté québécoise est devenue dans l'imaginaire populaire un projet faisable quand René Lévesque, qui n'était pas un esprit binaire et qui était suffisamment intelligent pour s'élever au dessus des contradictions apparentes, lui a accolé le terme association. Par la suite monsieur Parizeau a satanisé le volet association, l'interprétant comme une altération de la souveraineté.Il avait tort. Le Bloc représente une dialectique permanente de souveraineté-association. C'est à cette dialectique que le peuple dit oui en votant pour ce parti. Rien à voir avec la complaisance dans le statut de minoritaire. J'ai le sentiment parfois que ce parti représente dans les rapports Québec-Canada une finesse dialectique si subtile qu'aucune question référendaire n'arrive à l'exprimer adéquatement. C'est pourquoi le peuple a dit 2 fois non au référendum et 5 fois oui au Bloc. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 02h04
    Let's speak white !
    « Les intellectuels de haut niveau se rejoignent dans leurs idées.

    Comme dit Denise:
    «Stephen Harper, cet économiste, un des rares intellectuels conservateurs»

    Stephen, un intellectuel!
    C'est sans doute son air «inconscient», lorsqu'il semblait flotter au-dessus des agitations pendant les débats. Ou, peut-être, son tempérament d'aveuglement idéologique ou encore sa totale incompétence perfide qui lui donne cet air d'intellectuel ?

    Oui, bien malin celui qui risque une explication.

    En votant pour le Bloc, les Québécois vont encore une fois profiter de «la patience congénitale du Canada anglais».

    Ce sera peut-être la dernière fois.
    Le Canada réformiste va finir par perdre patience et mettra au pas ce Québec minoritaire, bruyant, rebelle.

    Comme Denise dit si bien:
    «Les Québécois, ces minoritaires historiques, auraient de toute évidence pris goût aux gouvernements minoritaires. Après plus d'un siècle de soumission aux différents pouvoirs en place...»

    Let's speak white!

    Mme Bombardier votera pour Stephen, cet intellectuel !


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 05h28
    Fort intéressant!
    « Commentaire fort intéressant à lire. Bravo! Les Québécois sont vraiment des phénomènes politiques! Quant à Stephen Harper, il n'a qu'à se blâmer lui-même pour sa déconfiture politique au Québec. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 11 octobre 2008 06h15
    LA solution, sortir de la fédération pour une vraie confédération
    « Mme Bombardier décrit notre identité québécoise d'avenir comme : «Minoritaire, bruyante, rebelle, surfant sur la patience congénitale du Canada anglais.»

    Non, non, nous sommes seulement contre les guerres inutiles, contre la pollution qui place notre planète à risque, contre le fait d'être minoritaires et pour sortir de la fédération pour nous joindre au ROC dans une véritable CONFÉDÉRATION où nous serions maîtres chez-nous...enfin. Ce qui aurait été LA solution en 1867 et en 1982 mais, on nous a berné avec cette CHOSE, la fédération centralisatrice, que l'on a nommée faussement CONFÉDÉRATION. Les pères de la Confédération, le pont de la Confédération etc. »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 07h49
    Pensée biaisée de D. B. (Monique Legault)
    « Les Alliantistes n'étaient pas présents aux Québec mais ils avaient droit de sièger aux Communes. Pourquoi le Bloc ne pourrait pas en faire autant sans toujours lui reprocher de ne pas diriger un gouvernement?

    Lucien Bouchard n'est pas un rebelle issu des référendums perdus. La fondation du Bloc est arrivé avant et si les Québecois l'avaient compris, nous serions peut-être un pays...

    Heureusement que nous avons le Bloc pour défendre nos intérêts car rarement a-t-on vu des députés représenter le Québec avec autant d'acharnement. On peut déduire que le Québec ne peut continuer encore longtemps à poser un geste décisif celui de de séparer. Nous ne sommes pas comme le reste du Canada et ce qui nous sépare est énorme. Nous avons tout pour devenir souverain et il faudra bien que nos analystes et journalistes parlent ouvertement de la souveraineté comme une solution évidente.

    Cette élection prouve bien que nous sommes différents et qu'il est temps d'agir. Notre vrai pouvoir est dans le Bloc. »

  • Max Roujeon
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 07h51
    Nous confirmons au reste du Canada ce qu'il pense du Québec
    « Nous confirmons au reste du Canada ce qu'il pense du Québec

    Donc, on ne se rapproche pas. Au fait, Mme Bombardier, vous n'y pensez pas, vu votre approche, mais, et une coalition?
    Les verts+le NPD+Le bloc risque de dépasser les libéraux et les conservateurs, sauf que, ici, on voit petit, tout le monde veut être calife à la place du calife.
    Vaut mieux être le chef de rien que le sous chef de quelque chose.
    Aucun chef qui se sait perdant d'avance ne tendra la main à l'autre pour faire alliance pour le grand bien de la population. Donc, ils ne sont pas dignes d'être chefs.
    S'il y avait coalition, bien des gens qui votent pour le bloc voteraient NPD, mais voilà, on n'aime pas perdre ses élections alors on vote pour qui va gagner et on ne vote pas pour son idéal. »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 07h57
    Identité Québecoise?
    « Il est la le problème, il n'y a plus d'identité Québecoise. Un M. Duceppe qui veux imposer la sienne, c'est la seule raison de son existence. Il y a un personnage qui pourrait être comparable à lui au début du XX siècles qui au nom d'une identité a tué des millions d'êtres humains. Il n'y a plus d'identité Québécoise et pour la retrouver il n'y a q'une seule voie. De la même manière quand ont est perdu quelque part il faut retourner à la source. Pour retrouver notre identité ils faut le courage de se rappeler qui étaient nos ancêtres et de qu'elle foi ils vivaient. »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 10h38
    Avant qu'il ne soit trop tard
    « Mme Bombardier, je peux comprendre que vous n'auriez rien à craindre, advenant la réélection du parti conservateur, même si ce gouvernement en venait à demander aux non chrétiens de faire la file devant le four crématoire, mais je trouve que vos affinités avec ce parti sont plutôt préoccupantes. Si vous avez de telles affinités, tel que le contenu de votre chronique le suggère, c'est que vous vous sentiriez rassurée en marchand derrière quelqu'un dont la pensée est empoisonnée par celles venant de l'École de Chicago (responsable de la crise financière actuelle) et de toutes cette marmaille gravitant autour de l'Opus Dei. Je vous suggère de lire le billet de Margaret Atwood (http://www.ledevoir.com/2008/10/08/209637.html) publié dans Le Devoir mercredi dernier. Vous en avez grandement besoin. »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 11h27
    À Monsieur Serge Grenier
    « J'ai lu votre texte ''une fixation sur le pouvoir''. Intéressant, bien écrit, émouvant même. Mais, malheureusement non applicable à une société. Je pense que votre façon de penser serait même difficilement applicable à une simple famille, ou à une organisation de coin de rue; donc imaginez pour un pays.

    Depuis toujours il y a eu des leaders; et ce n'est pas pour rien. Un peuple ne peux pas se diriger lui même. Et s'il essaye, c'est automatiquement l'anarchie. Malheureusement l'anarchie ne fonctionne pas.

    Vous dites: ''En démocratie, le législateur devrait se contenter d'observer la population et d'écrire ses lois en conséquence.'' C'est très utopique. La population n'est pas homogène, et, encore pire, la population n'a pas l'expertise pour décider sur tout, la population n'a pas toute l'information pour prendre toutes les décisions d'une façon éclairée.

    La démocratie, la vrai démocratie, est de pouvoir voter pour un gouvernement, et une fois élu, laisser ce gouvernement gouverner.

    Je suis très inquiet depuis plusieurs années au Québec en particulier, mais au Canada aussi, que les gouvernements ne mènent plus. Ce sont les groupes de pressions, les anti-çi et les anti-ça, qui semblent avoir pris le pouvoir. Je trouve ça très dangereux, très antidémocratique, et sincèrement ça me fait peur ... »

  • Patrick Maillet
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 11h31
    Sortir d'un système fédéral qui nous place en minorité et créer autre chose... - Patrick Maillet
    « Il est clair que dans le système actuel, un parti qui tient compte des intérêts du Québec en priorité et qui travail avec le reste du Canada... ne peut qu'être minoritaire. Le système fédéral actuel ne rend pas justice aux 35-45% d'électeurs qui voterons pour le bloc depuis 18 ans (malgré qu'il ne peu pas prendre le pouvoir!).

    Il est clair qu'un confédération ou le Canada actuel partagerait certains services ou collaborerait à certaines activités ensemble serait préférable. Malheureusement, les québécois ne peuvent pas décider comment le reste du Canada travaillerait ensemble, mais nous savons que le Québec peut avoir des consensus assez facilement.

    La confédération nous donnerait de VRAI pouvoir internationaux et nous permettrait de relever des défis continentaux. »

  • Jean-Pierre Garceau-Bussières
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 11h34
    Minoritaires québécois!
    « Nous devons nous rappeler que les canadiens-français sont minoritaires dans le pays fondé par leurs ancêtres, et ce que ce soit en Acadie en 1604 ou à Québec en 1608, suite à la conquête et à l'application, en juin 1840, par l'Acte d'union ("The Union Act, 1840, An Act to reunite the Provinces of Upper and Lower Canada and for the Government of Canada, Statutes of Great Britain (1840) 4 Victoria, chapter 35") de la première étape de la doctrine d'assimilation de Lord Durham, la deuxième étape étant l'immigration anglophone.

    "Le Bas-Canada doit être gouverné maintenant, comme il doit l'être à l'avenir, par une population anglaise." Lord Durham

    Cette volonté d'assimilation et de contrôle est évidemment le fondement de la constitution, en 1867, du Canada actuel.

    Cette même minorisation a permis en 1982 à Pierre ELLIOT Trudeau, ce mi-anglophone, et à son sbire Jean Chrétien, de rapatrier la Constitution sans l'accord du Québec et de lui imposer une Charte des droits destinée, avant tout, à protéger les droits individuels des anglophones du Québec au détriment des droits collectifs des québécois majoritairement francophones.

    Le fils de Trudeau a récemment justifié la présence du Bloc québécois à Ottawa en prétendant, comme autrefois son père, que ce rapatriement avait été accepté par le Québec puisque 74 députés du Québec, sur 75, avaient voté en sa faveur! Soit les 72 députés québécois, avec l'heureuse exception de Louis Duclos, sous la coupe de son père et baillonnés par lui!

    Tout comme les députés québécois de tous les partis fédéralistes le sont toujours en 2008!

    Seule une présence forte du Bloc à Ottawa est susceptible de faire comprendre aux canadiens-anglais que, s'ils veulent se débarrasser des "enfants terribles du Canada" et avoir enfin leur gouvernement majoritaire, ils devront poser les actes qui pourraient justifier le Québec d'adhérer juridiquement à leur constitution de 1982.

    Ou encore de cesser de tenter de mettre des embuches "claires à la Dion" aux québécois lorsqu'ils décideront démocratiquement de former un pays dans lequel ils seront enfin majoritaires, après maintenant 168 ans de minorisation!

    Seule l'indépendance du Québec ou, à défaut, la constitution d'un Canada réellement confédératif composé de 5 États (C.B.,Prairies,Ontario, Québec et Maritimes) qui délégueront des pouvoirs centraux minimaux à un gouvernement confédéral et conserveront tous les pouvoirs non délégués, pourra enfin permettre aux québécois de cesser d'être minoritaires dans leur pays.

    Jean-Pierre Garceau-Bussières »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 11h42
    Le Québec se tire du rang et dans le pied
    « En tournant le dos au reste du Canada on fait encore le rôle d'empêcheur de tourner en rond. On préfère rester dans la cuisine près du poêle que d'occuper toute la maison de 13 pièces maintenant car on y a en ajouté trois territoires.

    Il est temps d'arrêter de ronger son frein et de participer pleinement à la vie du Canada. Nous boudons dans notre coin depuis la conquête de 1760. Ne n'est pas productif d'aucune façon surtout dans une mondialisation qui affaiblira la position canadienne. Vouloir chiquer la guenille ne rapporte rien et fait faire du sur place inutile. C'est comme si dans un bateau de sauvetage l'un des 14 rameurs voulait ramer dans le sens contraire aux 13 autres.

    Moi me chicaner pour savoir si on nous reconnait et sur les sentiments qui habitent cette reconnaissance, j'en ai rien à foutre. On sera reconnu par notre excellence et acceptés par notre performance et par notre participation sans arrière pensée. On fait partie du Canada un point c'est tout. Ceux qui ne sont pas content nauront qu'à retourner dans la mère patrie, la France. À moins que l'on ambitionne de devenir une réserve autochtone de langue française comme la souveraineté nous le propose...

    Le Québec se tire du rang et dans le pied et sera le premier à être décu de la réaction postélectorale de nos concitoyens du reste du Canada. C'est évident que le bloc vise à créer un climat propice à la séparation du Québec , ce qu'on appelle une condition gagnante. J'aime bien être différent mais je fais partie d'un ensemble canadien que nous ont légués nos ancêtres. Faisons le fructifier au lieu de vouloir le portionner et partir chaci=un de notre bord avec notre lot qui sera maigre en cette période de crise financière. Nous aurons tout perdu par notre entêtement... »

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    samedi 11 octobre 2008 12h32
    Les québécois sont masochistes !
    « Depuis que j'ai commencé à participer et suivre activement la politique je me rends compte de plus en plus que le bien être économique, environnemental et culturel du Québec ne sera possible que par l'indépendance du Québec. C'est pour cette raison que j'ai décidé de fonder un parti indépendantiste. Un vote pour ce parti sera automatiquement un vote pour l'indépendance du Québec. Fini le ''niaisage'' et les référendums.

    Sauf que j'ai compris aussi qu'en votant pour le Bloc on se tire dans le pied ! On nous lie les mains, on nous enlève tout pouvoir et on laisse l'ouest nous diriger selon leurs intérêts...tant que nous ne serons pas indépendant il faut jouer le jeu du fédéral pour tenter d'aller chercher le maximum !

    Il est facile de constater ce fait, est-ce qu'en votant massivement pour le Bloc et même si le Bloc obtenait tous les comtés du Québec, soit 75 sièges sur 308 on aurait du pouvoir ?
    Non ! Est-ce que le Bloc a pu empêcher la loi sur la clarté ? Le projet C-10 ? Le projet de loi C-484 ? Les coupures en culture ? Le développement excessif des sables bitumineux ?
    La réponse est non, avec 75 sièges face à un PM qui en a 150, par exemple. Ils sont complètement inutiles à défendre nos intérêts.

    Si les québécois analysaient cela, ils ne voteraient jamais pour le Bloc. Mais malheureusement j'ai compris pourquoi plusieurs québécois votaient quand même pour le Bloc lorsque j'ai fait du terrain en campagne provincial. C'est que la majorité des québécois, métro, boulot, dodo sont malheureusement peu politisé. Plusieurs croient que voter pour le Bloc c'est voté pour l'indépendance du Québec, plusieurs ne savent même pas que le Bloc ne pourra jamais prendre le pouvoir et sont surpris lorsque je leur apprends qu'il est impossible que Duccepe devienne premier ministre...

    Je trouve donc crapuleux de la part du Bloc de manipuler le peuple en leur faisant croire que de voter pour le Bloc c'est de voter pour l'indépendance du Québec alors que c'est tout à fait faux ! C'est même tout à fait le contraire comment le Bloc pourrait désirer l'indépendance du Québec pensez-vous que le fédérale paiera les salaires et les pensions des députés bloquistes si le Québec fait son indépendance ?

    De plus, je trouve encore plus ignoble la manipulation des consciences du peuple de la part du Bloc qui leur dit que de voter pour le Bloc c'est voter contre Harper parce qu'en réalité en votant pour le Bloc on assure la réélection d'Harper comme PM, alors que les convictions de ce gouvernement d'extrême droite sont aux antipodes de la philosophie québécoise. Tout simplement parce qu'en votant massivement pour le Bloc on empêche les adversaires d'Harper de prendre le pouvoir et de devenir PM.

    Plus le Bloc obtiendra de sièges plus cela solidifiera la poste de PM d'Harper...

    Duccepe doit plutôt espérer que l'indépendance du Québec ne sera pas jusqu'à sa mort, question de recevoir sa pension de $146 000 par an....

    Stratégiquement, si les québécois étaient intelligents ils tenteraient en attendant l'indépendance du Québec d'aller chercher le maximum de pouvoir en ayant le maximum de ministres au pouvoir.

    Après avoir faire le tour des plates formes électorales fédérales, le parti qui se rapproche le plus des intérêts en attendant l'indépendance, c'est le NPD et le poids politique du Québec pourrait faire de Layton le prochain premier ministre du Québec ça serait toujours mieux qu'Harper, vous ne croyez pas ?

    Ce matin, les sondages canadiens donnent au PC 34%, PLC 23%, le NPD 20%, le Bloc 10%, PV 10%. Donc si les québécois votaient pour le NPD au lieu du Bloc le NPD obtiendrait 30% des suffrages ce qui ferait pencher les indécis et nous donnerait un PM NPD. Ça, ça serait intelligent parce qu'en attendant l'indépendance on obtiendrait :

    1-Le retour des troupes d'Afghanistan.
    2-Le rapatriement de l'enfant soldat.
    3-L'annulation du projet de loi C-10.
    4-L'annulation du projet de loi C-484.
    5-$400 par enfants/mois pour aider les familles a passé à travers la crise économique.
    6-Un programme pour obtenir plus de places en garderie.
    7-Une réglementation environnementale pour l'exploitation des sables bitumineux.
    8-Un environnementaliste, le créateur du PV au Québec Daniel Breton dans Jeanne le Ber (Verdun) comme ministre de l'environnement.
    9-L'assurance que les subventions de Radio Canada ne seront pas coupées.
    10-L'annulation des coupes en cultures faites par Harper.
    11-Étant donné que nos trois bozos de l'assemblée nationale sont des inconscients corrompus, une tentative d'annuler les projets québécois de Rabaska et des investissements pour favoriser le nucléaire, Gentilly.

    Ce n'est pas rien tout ça ! Ça nous ferait toujours ça de gagner en attendant notre indépendance. Mais non, les québécois voteront pour le Bloc, pour le statu quo et ainsi laisseront Harper au pouvoir...

    De plus si les québécois décident de faire l'indépendance du Québec aux prochaines élections provinciales, même si probablement ça ne fera pas l'affaire de Layton au moins il respecte les droits humains mais avec un PM comme Harper qui ne respecte rien il est capable de faire débarquer l'armée au Québec et d'user de la force.

    On dit que l'on n'a les gouvernements que l'on mérite et c'est bien vrai !

    Mais moi je pense que les québécois méritent mieux qu'Harper et le statu quo.

    Quels imbéciles nous sommes ! Il nous faudrait peut-être s'ouvrir les yeux et arrêter de voter pour une indépendance symbolique qui ne se fera jamais à Ottawa.

    Un Peuple Un Parti Un Pays

    Kebeca Liberta !
    Sylvie R. Tremblay
    Jeanne du Lys
    Parti indépendantiste »

  • Normand Chaput
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 12h59
    de la pertinence du bloc
    « Un parti politique n'a pas à se justifier. Quant on en veut plus, on vote pas pour et il disparaît. Il serait plus approprié de demander pourquoi tant de gens votent pour le Bloc. De fait, ce parti devrait présenter des candidats dans tout le Canada. Il y a peut-être des albertains qui voteraient pour la séparation du Québec! »

  • Charles-Eugène Bergeron
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 13h24
    avec confiance en notre résilience et selon notre coeur
    « Madame Bombardier vous semble douter de la maturité les libéraux et du leadership inclusif de Stéphane Dion. La meilleure position que Monsieur Dion peut occuper est celle de bâtir patiamment une opposition forte contre l'enfant-roi du néolibéralisme décadent: Stephen Harper.

    Nous en aurons assez bientôt soupé du prochain mandat anachronique et surréaliste conservateur: procrastination, imposition du silence et culture du secret d'un âge révolu. Les canadiens de toute culture au Québec nous émergerons grandis d'un certain l'isolationisme réactionnaire du Bloc. "Si le grain ne meurt, il ne peut porter du fruit."

    La prochaine fois, nous aurons vu s'exercer dans l'opposition un vrai leadership, celui qui valorise les forces synergique d'une coalition non pas de centre gauche, mais du juste milieu. Nous devons y penser et y travailler au juste milieu car notre partenaire économique primordiale, la nature, n' a pas le droit de vote dans notre contexte politique actuel. La prochaine élection fédérale sera référendaire au Québec et sonnera le glas du Bloc, car sa raison d'être tombera caduque avec l'impasse au PQ et le virage nationaliste de bon aloi des libéraux de Charest... un bon candidat por la rel`ve de Steven Harper! Les meilleurs candidats défaits et les députés progressistes du Bloc passeront à la nouvelle coalition du fédéralisme ouvert à la différence et qui reconnaîtra justesse politique des revendications historiques Québécoises. L'art du possible est celui des artisans d'un autre monde possible, dans un pluralisme assumé, le respect de l'altérité, la promotion de notre spécificité et la fierté de notre unicité dans l'interdépandance, au sein de nos familles, nos villes et villages, nos régions, notre pays le Québec et notre confédération canadienne. Fassons que le Canada devienne une nation plurielle, bâtisseuse de solidarité interrégionale et internatonale, un citoyen du monde responsable. Ne laissons pas s'affaisser nos valeur fondamentales, sans quoi en moins de dix ans, nous allons sombrer avec l'empire étasunien dans sa guerre absurde contre un terrorisme dont il est le plus puissant fomenteur. . L'avenir du monde appartient aux pauvres, pourvu qu'ils choisissent le chemin de la non-vengeance.

    Si Stéphane Dion réussit à rallier d'abord les forces vives de son parti, les verts, le NPD et les autonomistes lucides du Québec, dont bon nombre de députés du Bloc, nous entrerons dans une ère de très bon gouvernement à Ottawa. Un gouvernement de coalition équilibré et stable. Le nipartisme et le bicaméralisme à terme deviendront chose du passé. Le Conseil de la Fédératoin aurait certes plus de poids pour harmoniser la fiscalité et la peréquation parmi els provinces et les territoires.

    Ne nous cachons pas que nous allons passer un mauvais coton, des temps durs. Rien ue la conversoin de l,armée canadienne en force de amintien de la paxi et de secours d'urgence représente un potentiel de croisssance économique important. IL en va demême avec de grnads chantiers d'infrastuctures bien ciblés, et pour quoi pas, en PPP ou en PPC-Partenaiats public-citoyens. L'adversité et la privation du suerflu est un terreau fertile pour la solidarité. Profitons en pour pratiquer la simplicité volontaire: Vivre mieux avec moins la décroissance, qui est notre seule voie de développement durable < nous occidentaux.

    Avec sa rigidité idéologique reaganienne et son maintien d'une culture de la peur au Canada, de par ses allégeances occultes avec industries de guerre et de toutes les lourdeurs qui stigmatise la Terre et toutes les formes de vie, avec ses complaisances envers les transationales de l'information, de l'énergie, des ressources et des biotechnologies qui étranglent économiquement et écologiquement le globe et qui nivellent financièrement et socio-culturellement ses habitants, Stephen Harper fera tomber par terre la barre du saut en conscience qui est imposé- par les grands financiers et les assureurs!- aux chefs d'état en cette ère de finitude des ressources et des capitaux. Laissons le temps à notre pauvre ami Harper de se pendre, aux yeux de son parti et aux yeux des canadiennes et des canadiens, avec sa propre corde. Voici la meilleuire stratégie: Votons avec confiance en notre résilience et selon notre coeur.

    Charles-Eugène Bergeron »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 14h29
    Le minoritaire ou le minable ?
    « Je suis heureux de voir que vous savez reconnaître les vôtres. Monsieur Harper, un intellectuel car économiste, voilà qui est intéressant. Je n'avais pas remarqué qu'il était de vôtres.

    C'est donc par snobisme qu'il boit du Pepsi. Tirez la leçon, ça coûte moins cher qu'un Meursault. Voyez, on peut être snob et cheap ou pauvre à la fois.

    Je vais encore une fois vous aider à «bitcher» intelligemment. Monsieur Duceppe n'utilise pas une efficacité démagogique. Madame B, voyons donc, c'est un démagogue efficace. Vous devriez comprendre la différence. Être démagogue, c'est bien plus laid et puis que peut signifier une efficacité démagogique, je vous le demande. Peut-être a-t-il bénéficié des conseils d'Hydro-Québec qui aurait débordé de l'énergétique efficacité.

    Passons à monsieur Charest, qui serait sournois selon vous. Son hypocrisie aurait contribué, comme le vent qui a soufflé sur les fétus conservateurs, à éroder le vote. Vous devriez avoir honte d'accuser ainsi quelqu'un qui, il me semble, a agi au grand jour. J'ajouterai qui si vous avez si perspicacement deviné la dissimulation, c'est qu'elle n'est pas si «sournoise».

    Quant à monsieur Dion, rendons hommage à son intelligence et à son honnêteté. S'il y a un besogneux, ce doit être vous, car on sait que vos émoluments au Devoir ne doivent pas payer vos Meursault.

    Il y a tant d'accusations gratuites et de raccourcis paresseux et hargneux dans votre propos qu'on ne sait où donner de la tête.

    La patience congénitale du Canada anglais est un autre exemple illustrant votre «efficacité» perverse. On se demande ce qu'il adviendrait, en admettant que ce soit vrai, si vous étiez à leur place. Le manque de patience entraînerait quoi au juste ? L'armée interviendrait peut-être. Avez-vous la nostalgie des mesures de guerre, ou de PET lui-même, quel homme sexy n'est-ce pas ?

    Monsieur Harper et son troupeau ne sont coupables que de légères, mineures comme vous dites, entorses politiques. La seule et unique, extraordinairement efficace démagogie de monsieur Duceppe a suffi à ruiner le merveilleux programme inconnu des Conservateurs. Les Québécois, dans leur stupidité «congénitale» vont se priver des générosités conservatrices, de leur sensibilité, de leur clairvoyance et j'en passe, pour des raisons «mineures», voire insignifiantes.

    Gare à vous, bande de culs terreux, quand notre bienveillant Canada anglais se lassera, le plus mauvais sort vous guette. Au mieux, il vous tapera sur la tête et au pire il vous abandonnera à vous-mêmes, à votre petitesse. Alors madame Bombardier vous quittera sûrement, vous laissant mariner dans votre inculture pour aller, telle une réfugiée de la bêtise, demander asile au RDM (reste du monde).

    On aimerait mais on ne peut critiquer votre sempiternel fond madame. On se contente de la forme bâclée. Chaque semaine, on se demande en quelle manière et avec quelle intensité on aura été médiocre. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 14h55
    @Monsieur Gauvin
    « Cher monsieur, vous dépassez les bornes avec vos allusions ridiculement hypocrites pour comparer Gilles Duceppe à Hitler, à travers votre délire mystique.

    ... »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 15h43
    À Madame Sylvie Tremblay
    « Je suis fatigué d'entendre et de lire des gens comme vous qui déclarez si facilement et si gratuitement c'est quoi LA ''philosophie québécoise''.

    Je suis un québécois ''pur laine'', nationaliste à l'os, pro langue française à l'os, et un séparatiste mou, mais de moins en moins mou. J'ai voté oui au deux référendums.

    Pourtant, madame, je ne partage presque rien de votre philosophie de de gauche ou d'extrème gauche. En guise de clareté, je:

    1- Je suis contre un retour rapide des troupes d'Afganistan.
    2- Contre le rapatriement de Omar Khadr.
    3- Je suis contre C-10
    4- Je suis pour C-484
    5- Je suis pour le $400 par mois pour les familles
    6- Je suis pour plus de places en garderie
    7- Je suis pour le développement des sables en Alberta, et le développement de l'hydro électricité au Québec, bien que je suis d'accord pour réglementer un peu.
    8- Je suis contre Daniel Breton comme ministre de l'environnement, et je pense que Thomas Mulcair est un vendu au Canada anglais.
    9- Je suis pour les subventions à radio Canada, mais je suis aussi pour des subventions à radio Québec pour prôner la langue française, etc.
    10- Je suis pour l'annulation des coupes en culture
    11- Je suis absolument pour Rabaska et Gentilly
    12- J'ajouterais que je suis pour un casino au centre Ville de Montréal avec une permanence du Cirque du Soleil, je suis pour le développement du Mont Orford, et je suis pour que les gouvernements s'impliquent pour sauver le Grand Prix à Montréal.

    Alors, la prochaine fois que vous parlerez de LA philosophie québécoise, vous penserez à moi, madame, et vous penserez aux milliers (et probablement millions) de gens qui pensent comme moi au Québec ... »

  • Lallier N.p
    Inscrite
    samedi 11 octobre 2008 17h53
    Le «NON» pathologique du Québec
    « Mon intervention n'est pas partisan. Que ce soit les Libéraux ou les Conservateurs qui l'emportent a ÉLECTIONS CANADA 2008, ça ne va pas changer la face du monde.Ce qui me tanne ce sont ;
    Les NON perpétuels du Québec est en devenir d'un syndrome pathologique d'une société, puis devenu une Nation. C'est a peut près la seule évolution que l'on aura eu dans ces quelques arpents de neige depuis l'ère de René Levesque.La révolution du Québec des années 70.
    Il est quasi impossible de créer, d'innover, de bâtir, de construire .
    Avez vous remarquez que les quelques personnes qui ont réussit, fût assez malin pour sortir du Québec. En exemple vous avez Guy Laliberté avec le Cirque du Soleil, vous avez Céline Dion pour ne nommer que ceux-ci, qui ont su dire un vrai NON en ne s'accociant pas a une idéalogie du système séparatisme du Québec. Quand vous êtes rendu à faire des Millions de dollards la souveraineté ou l,Indépendance peut importe le nom que vous lui donnez, dans la balance le succès etla reconnaisance de soi-même est bien plus forte qu'une idée basé sur une économie sociale (Gérald Larose) basé sur le NON.
    Imaginez vous si, Céline avait dit NON au Américain( Las Vegas), si Guy Laliberté avait dit NON au développement de son entreprise sur l'ouverture que lui donnait le monde...que ce serait-il passé vous croyez ?
    Imaginez un peu ! ce qu'il en serait devenu de ces gens.
    Moi j'en ai assez du NON j'en ai marre d'être minoritaire et oui pour un gouvernement majoritaire avec un leadership winner et un NON à la séparation solidarité association du Québec et ca une bonne fois pour toute.C'est vraiment HAS BEEN.
    J'en ai marre de tourner en rond avec le BLOC qui Bloque. Ca fait looser made in Québec.
    «Vous êtes pas tanné de mourir bande de cave», citation de Claude Péloquin. Aujourd'hui je cite cette phrase pour un tout autre sens de l'origine de cette citation. Je l'applique pour un QUÉBEC Pathologique.
    Voila ca ma fait du bien de le dire. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 11 octobre 2008 21h48
    Force et faiblesse du minoritaire
    « J'ai l'impression que madame Bombardier joue avec les mots pour le plaisir sans vraiment dire quoi que ce soit. Tout son texte transpire d'une ambivalence qui au bout du compte ne réussit au mieux qu'à suggérer des fragments d'hypothèse sur tel ou tel aspect.

    Ce qu'elle réussit presque à dire lorsqu'on fait la relecture de l'article c'est que le sentiment national québécois est un phénomène étrange, peut être bien dit t'elle en le chuchotant que ce sentiment national pourrait être identifiée à une pathologie des mentalités.
    Nous y voilà donc une pathologie affectant tout un peuple.

    Mais D.Bombardier, vous devriez savoir qu'une condition de nation minoritaire exige des positions défensives seules en mesure de préparer l'époque propice où l'offensive redevient possible. Penser la pathologie originelle ou génétique précisément d'une nation ou d'un individu ne suscite que rumeurs, collection de préjugés ne consiste qu'à la création d'identités péjoratives. C'est l'histoire et ses événements post traumatiques qui procure les clés de compréhension de la situation des peuples comme d'ailleurs de celle des individus.

    Alors oui, dans ce cadre préférablement avec des avancées, mais aussi des reculs et des demi succès, le Bloc joue son rôle à Ottawa. Pendant qu'au Québec, les forces souverainistes plus discrètes se concentrent présentement sur la situation de Montréal en tant que ville francophone d'avenir. Voilà une situation préoccupante qui réclame des actions fortes pour les prochains mois et seul un gouvernement du PQ est en mesure de le faire. Le temps n'est pas à un référendum.

    Et pour se maintenir encore dans la conjoncture politique mais à celle du Bloc, il ne faut pas se fier aux sondages, ils exagèrent toujours les intentions de vote pour celui ci. Il faudra voter mardi gens nationalistes parce que le Bloc Québécois ne peut se permettre d'être premier au Québec dans le parlement fédéral avec seulement 33 ou 34% des suffrages. Ce n'est pas suffisant en terme de mandat fort. »

  • François Leduc
    Abonné
    dimanche 12 octobre 2008 13h30
    La "pertinence" du Bloc québecois
    « Je ne partage pas les épithètes dont vous affublez les québécois qui votent pour le Bloc québécois. Permettez-moi une autre explication du succès du Bloc en replaçant son existence aujourd'hui dans son contexte historique qui lui a donné naissance.

    En 1980, lors d'un discours précédent le vote référendaire, Pierre Elliot Trudeau avait promis des changements constitutionnels qui répondraient aux aspirations du Québec. On connaît la suite, il a, avec l'aide des provinces anglaises, rapatrier la constitution sans l'accord du Québec, en y joignant une Charte des droits qui portent atteintes aux droits du Québec notamment en matière de langue et d'éducation. En plus, la nouvelle constitution prévoit une formule d'amendement impossible à mettre en oeuvre et qui empêche le Québec d'obtenir une quelconque modification à la constitution.

    En 1984, Brian Mulroney est élu avec la promesse de réintégrer le Québec dans le giron constitutionnel ce qui conduit à l'accord du Lac Meech rejeté par deux provinces canadiennes en 1990 (avec la complicité du parti libéral fédéral). Les tentatives subséquentes (Commissions d'études tant au fédéral qu'au Québec, l'Accord de Charlottetown...), pour dénouer l'impasse constitutionnelle ne donnent aucun résultat.

    Le Bloc Québécois est le produit de cette impasse.

    Il y a plusieurs facteurs pour expliquer le succès du Bloc aux élections fédérales depuis 1993, mais il demeure qu'en votant pour le Bloc, les québécois, autres que les souverainistes, expriment ainsi leur désaffection pour les partis fédéraux (libéral et conservateur) qui n'ont pas réglé, et qui ne veulent pas régler, la question de la réintégration constitutionnelle du Québec dans le Canada et ce, en lui reconnaissant son caractère distinct et les pouvoirs qui en découlent. À ce sujet, on a bien vu que la reconnaissance symbolique et alambiquée de la nation québécoise par Stephen Harper n'a pas donné les résultats électoraux qu'il escomptait obtenir au Québec.

    Le Québec ne peut plus espérer un changement constitutionnel qui lui serait favorable puisque la vision politique du « Rest of Canada » s'est imposée et a triomphé. Dans ce contexte, même en envoyant à Ottawa des députés québécois, conservateur ou libéral, pour faire parti d'un gouvernement majoritaire, rien ne va changer. D'autant que le pouvoir politique constitutionnel canadien est concentré aux mains du pouvoir exécutif à la tête duquel le chef du gouvernement, le premier ministre, joue un rôle considérable dans les destinées de l'État canadien. Nous avons d'ailleurs pu encore une fois le constater avec Harper même si son gouvernement était minoritaire. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    dimanche 12 octobre 2008 13h33
    Le boeuf et la charrue!
    « J'ai l'habitude de répondre à certains chroniqueurs dont
    Madame B.
    Mais pendant cette période électorale je me suis abstenu.
    Il m'a semblé que ça ne servait à rien d'extrapoler sur
    l'avenir de notre nation tant et aussi longtemps qu'Ottawa
    n'aura pas fait son pis et que Charest n'aura pas placé ses
    pions sur son échiquier électoraliste.
    Il faut lui leur laissé le temps de gaffer, mais alors là
    gaffer énormément pour le PQ ait une chance de passer à
    l'action et de battre ces fédéralistes une bonne fois pour toute et nous mettre (les souverainistes) en mode de
    construction du pays du Québec.
    Parce que beaucoup trop de mes compatriotes ont encore peur
    de faire l'indépendance même si au fond d'eux ils savent
    bien que c'est là la seule chose viable à faire.
    Alors patience mes amis. L'histoire du boeuf et de la charrue
    est vrai plus que jamais.
    Réjean Grenier. »

  • Roger Dion
    Abonné
    dimanche 12 octobre 2008 14h05
    Vous êtes une vrai conservatrice
    « Avant de traiter M. DUCEPPE de démagogie ,vous seriez mieux de regarder du coté, de vos amis conservateurs, qui ont dépensés des centaines de milliers de dollars,en publicité contre DION, pour le faire passer pour un imbécile.
    Vous êtes comme vos amis ,vous avez le droit de salir,mais si les autres disent vos vérités se sont, ils sont tous des démagogues, comme HARPER VOTRE CHEF ,avec sa voie langoureuse ,qui vient se plaindre que les autres ne le comprennent pas, et qu ils sont démagogues envers lui.
    ROGER MONTREAL »

  • Guy Fauteux
    Abonné
    dimanche 12 octobre 2008 17h33
    Mme Bombadier vous visez juste.
    « Comme toujours vos analyses sont pertinente et plaisante a lire.
    Continuez c'est ainsi que nous vous aimons. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    dimanche 12 octobre 2008 17h35
    François Leduc choisit les causes plutôt que la brume des humeurs
    « Penser avec ses humeurs c'est le propre du chroniqueur, la caractéristique de ces textes est de mettre l'accent sur l'émotion ou l'émotivité, on ne s'ennui pas avec les chroniqueurs toutefois en terme de rigueur analytique on y perd. La réaction de François Leduc démontre qu'en mettant l'emphase sur l'histoire, on y trouve des explications logiques capables de solutionner des interrogations politiques. Avec le Bloc, monsieur Leduc l'a fait, d'autres le font aussi.

    Mais dans notre monde, le respect des faits est quelque chose de difficile surtout lorsque des carrières individuelles sont en jeu. Les Coderre, Garneau, Blackburn et Verner respectent leur plan de carrière en ne reconnaissant pas ou plus la non reconnaissance du Québec dans la constitution de 1982.

    J'ajouterais sur le jugement et bilan du gouvernement Harper, nous avons tous oublié et journalistes *corporatifs (sic) compris, la manoeuvre d'apolitisation du 400ème de Québec faite avec la complicité de notre pseudo Premier Ministre patriote Jean Charest. Harper s'est comporté à l'égard des 400ans de la fondation de Québec comme un commissaire soviétique, avec la Gouverneure de sa majesté il a pratiqué le révisionnisme.

    Une raison de plus pour appuyer le Bloc, ce qu'on a fait avec le 400ème. L'histoire, le fil des événements, le déni ou refoulement qu'on en fait tout est là.

    *corporatifs : Gesca, Radio Canada et T.V.A dans l'ordre de gravité ! »

  • Claude Gamache
    Abonné
    dimanche 12 octobre 2008 21h13
    Et si le problème était...le Reform Party!!!
    « Les conservateurs s'en sortent avec un gouvernement minoritaire. Pour ceux qui connaissent et comprennent la politique canadienne et québécoise, c'était l'évidence même! Les conservateurs ont fait une mauvaise campagne. Non, c'est le reform party qui s'est heuté à la réalité canadienne. Ce parti n'avait jamais franchi la frontière ontarienne et il ne le réussit pas cette fois-ci. Il se heurte au nationalisme canadien-anglais, ce fond loyaliste que nous, Québécois, ignoront. Il croyait qu'en s'apparent du parti conservateur, il réaliserait son rêve, soit le "west in". Mais il représente une droite trop religieuse, trop américanisée, trop déconnecté de la réalité du Canada central pour être séduisant. Voilà la raison de son échec. Quant au Québec, il a dit tout haut ce que les canadiens chuchotent: Reform, return to home... »

  • André-Jean Bordeleau
    Abonné
    lundi 13 octobre 2008 09h54
    Je vote pour le Bloc parce que..... mais.....
    « Parce que l'histoire nous a donné une identité que nous avons protégée depuis les débuts bien qu'elle fut malmenée à plusieurs reprises : l'abandon par la mère-patrie la France, la conquête par les britanniques avec toutes les manigances possibles pour nous assimiler, la trahison de bien des nôtres pour se ranger du côté du pouvoir, etc.

    Parce qu'avec la révolution tranquille nous avons affiché nos qualités de créativités dans tous les domaines qui peuvent former une nation indépendante. Parce que notre ouverture nous a permis d'accueillir plusieurs nouveaux arrivants. (même si le contrôle est encore détenu par le fédéral )

    Parce qu'avec le Bloc à Ottawa, nous nous affirmons différents, et que ces députés surveillent nos intérêts en informant et motivant les résidents du Québec à une plus forte identification et reconnaissance de notre potentiel.

    Mais, je reste déçu de voir qu'à travers toutes ces démarches nous ne soyons pas capables de vouloir réellement nous donner un pays pour nous gouverner avec nos richesses, notre créativité et tout ce potentiel qui s'annule dans des divisions mesquines de partis et de politiques partisanes. Deux référendums défaits illustrent bien notre lent cheminement, mais la démocratie exige une démarche basée sur une connaissance historique adéquate et une conscience sociale évoluée.

    Dernièrement un texte de Wajdi Mouawad me faisait réfléchir. Il écrivait dans le cadre de la réaction des artistes face aux coupures du fédéral dans la culture. (Le Devoir, Opinion. Édition du vendredi 26 septembre 2008 ) Je le cite :

    « Soyons plus grands que ceux qui gagneront, en prouvant à notre tour qu'il existe une façon de gagner qui consiste à perdre. Manifestons non pas contre des coupures mais manifestons notre existence; manifestons-la, faisons-la entendre, sage et sauvage, en étant totalement nous-mêmes dans nos oeuvres, dans notre manière de contester, en ne parlant pas seulement de coupures mais en réfléchissant sur ce que cela signifie. Faisons voir l'insupportable, c'est-à-dire faisons voir une manière de vivre, en disant simplement qui nous sommes et ce que nous faisons. Pour ma part, je m'appelle Wajdi Mouawad, je suis auteur et metteur en scène et je suis un artiste. »

    Ce message, se transpose facilement dans le fait de reconnaître ce que nous sommes comme Québécois : différents, fiers, capables de l'afficher et de l'annoncer fort et clair, en attendant que nous nous reconnaissions, et que l'on soit reconnu comme tel.


    André-Jean Bordeleau, Shawinigan. »

  • P.-Rémi Catafard
    Abonné
    lundi 13 octobre 2008 14h55
    Québécois, soyez soumis!
    « C'est le message qui se dégage de nombreux intervenants qui
    réagissent à vos chroniques et qui donnent l'impression d'être engagés dans un minable concours: qui commettra le plus de fautes d'orthographe élémentaires, de syntaxe, de
    phrases mal construites, de citations déformées...(exception
    faite pour M.André-Jean Bordeleau).

    "On ne vote pas pour le Bloc qui ne sera jamais au pouvoir,
    (quelqu'un a fait le parallèle avec le Reform Party, qui
    n'existait qu'en Alberta, je crois;c'était fort à propos)
    ni pour Duceppe qui reste en poste uniquemnt pour la grasse
    pension à venir; on vote Conservateur ou Libéral pour avoir
    au moins quelques ministres qui veilleront sur nous (Black-
    burn, Bernier, Verner, Gagliano, Coderre et cie).

    Mme Bombardier,je vous trouve patiente et courageuse d'accep-
    ter qu'on vous tape dessus chaque semaine. Et vous persistez!

    Ce doit être quand même gratifiant de constater que vous avez
    autant de très fidèles lecteurs qui épluchent vos textes mot
    à mot, à chaque occasion. Et peut-être aussi de vous amuser à provoquer ces braves gens.

    Je vous lis généralement avec plaisir. RémiCat. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    lundi 13 octobre 2008 22h38
    Que voulez-vous, dirait Chrétien !
    « Le BLOCAGE du plus DÉMAGOGIQUE des bougons RÉGIONAUX, GILLES DUCEPPE, constitue le GRAFFITI le plus SURVOLTÉ, le plus EXCESSIF, le plus AGRESSIF de l'IMPERTINENCE, de l'INSOLENCE et de l'ARROGANCE conjuguées, ce pitoyable et misérabiliste legs patriarcal de BERNARD LANDRY, «PQ».

    Episodiquement, ces attitudes de bravade et de fanfaronnade, ces parades aux cruches plutôt qu'aux urnes, plaisent à un nombre surprenant de fringants qui se plaisent en ruades, à s'en défoncer le bacul. En la matière, l'émergence du phénomène Régis Labeaume qui en fait un épiphénomène, influe sur les sondages. Et, pas plus tard qu'aujourd'hui, le polyglotte Marc Ouellet, d'aussi loin que de la Rome de ses pompes pourprées, s'est inscrit définitivement au palmarès de ceux et de celles qui se plaisent à brasser le «Q» du Québec, plutôt que de faire appel à l'intelligence des Québécois. Jamais deux sans trois, même le conservateur libéral de la minorité profonde de l'actuel zoo des empaillés du RIEN-FAIRE et du BRAIRE, Jean Charest, courtise les péquistes et badine avec les bloquistes.

    Voguent et tournoient en rond, la grosse galère libérale provinciale, sans rameurs ni gouvernail et les bouées du Titanic bloquiste naufrageant qui tourbillonnent au gré des remous et courants sous-marins.

    On s'affaiblit, d'élection en élection. Pire encore, on aime ça et on y prend plaisir. Il suffit que Michel Rivard entonne son « phoque qui s'ennuie » ou que Gilles Vigneault nasillarde le premier bémol de sa « Grand Messe », pour que tout « ce monde » s'arrête et s'agenouille ... Il suffit même que le troisième baudet Denis Coderre éternue pour que tout « ce monde » attrape la grippe ...

    La maturité, la lucidité, l'intelligence pratique, le sens des responsabilités ainsi que la compréhension primaire des flux, influx et reflux de l'inéluctable et fatale émergence mondialisatrice, viennent en option, quand arrivent les étalages du marché aux puces des cruches fédérales et des cruchons provinciaux.

    Que voulez-vous, dirait Chrétien !

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • P.-Rémi Catafard
    Abonné
    mercredi 15 octobre 2008 16h12
    Que voulez vous...la suite.
    « En lisant ce monsieur Pagé, je me demande si Jean Chrétien
    n'avait pas raison de dire "Que voulez-vouz..." faire avec un baratin semblable, un tel déversement de fiel suffisant
    pour remplir les innombrables cruches qui ne partagent pas ses opinions si bien tranchées.
    Et si ces cruches que vous tabassez avec avec un zèle admira-
    ble n'étaient pas tout à fait "cruches" et que la VRAIE cruche, énorme et un brin fédéraliste, se trouvait plutôt de
    "l'autre côté" ?
    Que voulez vous...tout est possible. RémiCat. »

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