Tournant vert et crise financière - Dion minimise le désaccord avec Rae et Ignatieff
Photo : Agence Reuters
Stéphane Dion
Halifax — Malgré une journée semée d'embûches pour Stéphane Dion, le chef libéral n'a pas perdu sa fougue en continuant de se présenter comme la solution de rechange à Stephen Harper à Ottawa.
En point de presse à Halifax, hier, il a dû répondre à des attaques provenant de plusieurs fronts, voire à des avis le contredisant émanant de ses propres rangs.
Alors que M. Dion soutenait cette semaine que l'éventualité d'une crise économique ne modifierait pas la mise en oeuvre du Tournant vert dans l'hypothèse d'un gouvernement libéral, deux de ses anciens rivaux dans la course au leadership, Bob Rae et Michael Ignatieff, ont laissé entendre que la taxe sur le carbone pourrait être reportée ou allégée.
Placé devant cette contradiction, le leader du Parti libéral s'est affairé à réparer les pots cassés en soutenant que l'unité de son parti sur cette question n'était pas altérée.
«Et M. Rae et M. Ignatieff ne sont pas du tout d'accord pour retarder quelque chose [du] Tournant vert qui va aider l'économie», a indiqué le chef libéral.
S'il convient que le contraire a été dit dans les médias, il assure que ses deux candidats lui ont confirmé que ce qu'ils pensent «est aussi ce que le chef pense, ce que le parti pense, ce que 230 économistes pensent: que le Tournant vert est un stimulant pour l'économie», a-t-il poursuivi.
Il a par ailleurs dû répondre au premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Rodney MacDonald, qui a calculé que le Tournant vert coûterait annuellement 600 millions à sa province.
M. Dion, qui a affirmé prendre au sérieux ses relations avec les premiers ministres provinciaux, a néanmoins prétendu que, s'il proposait son plan vert, c'est qu'il savait qu'il serait bénéfique pour tous.
Enfin, le chef libéral a dû encaisser une remarque du directeur parlementaire du budget sur les coûts de la mission militaire en Afghanistan, selon laquelle le gouvernement avait manqué de transparence, y compris au début de la mission, alors que les libéraux étaient au pouvoir.
Malgré tout, M. Dion a continué de polir son image de politicien «premier ministrable» en se faisant aussi rassembleur que possible.
À ceux, sensibles aux injustices sociales, qui seraient tentés de voter pour le Nouveau Parti démocratique (NPD), il répond que le Parti libéral est «le parti de tous les Canadiens».
Il se présente également comme le champion de la cause environnementale pour charmer les électeurs verts et comme celui de l'économie pour ravir des votes aux conservateurs.
Enfin, il a interpellé devant la Chambre de commerce de Halifax les partisans du Bloc québécois.
«Je sais que beaucoup de Québécois ont envisagé voter Bloc parce qu'il fallait stopper Harper. Mais là, on peut faire mieux que cela, on peut travailler tous ensemble pour donner un Canada progressiste aux Québécois comme à tous les Canadiens», a-t-il lancé.
En point de presse à Halifax, hier, il a dû répondre à des attaques provenant de plusieurs fronts, voire à des avis le contredisant émanant de ses propres rangs.
Alors que M. Dion soutenait cette semaine que l'éventualité d'une crise économique ne modifierait pas la mise en oeuvre du Tournant vert dans l'hypothèse d'un gouvernement libéral, deux de ses anciens rivaux dans la course au leadership, Bob Rae et Michael Ignatieff, ont laissé entendre que la taxe sur le carbone pourrait être reportée ou allégée.
Placé devant cette contradiction, le leader du Parti libéral s'est affairé à réparer les pots cassés en soutenant que l'unité de son parti sur cette question n'était pas altérée.
«Et M. Rae et M. Ignatieff ne sont pas du tout d'accord pour retarder quelque chose [du] Tournant vert qui va aider l'économie», a indiqué le chef libéral.
S'il convient que le contraire a été dit dans les médias, il assure que ses deux candidats lui ont confirmé que ce qu'ils pensent «est aussi ce que le chef pense, ce que le parti pense, ce que 230 économistes pensent: que le Tournant vert est un stimulant pour l'économie», a-t-il poursuivi.
Il a par ailleurs dû répondre au premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Rodney MacDonald, qui a calculé que le Tournant vert coûterait annuellement 600 millions à sa province.
M. Dion, qui a affirmé prendre au sérieux ses relations avec les premiers ministres provinciaux, a néanmoins prétendu que, s'il proposait son plan vert, c'est qu'il savait qu'il serait bénéfique pour tous.
Enfin, le chef libéral a dû encaisser une remarque du directeur parlementaire du budget sur les coûts de la mission militaire en Afghanistan, selon laquelle le gouvernement avait manqué de transparence, y compris au début de la mission, alors que les libéraux étaient au pouvoir.
Malgré tout, M. Dion a continué de polir son image de politicien «premier ministrable» en se faisant aussi rassembleur que possible.
À ceux, sensibles aux injustices sociales, qui seraient tentés de voter pour le Nouveau Parti démocratique (NPD), il répond que le Parti libéral est «le parti de tous les Canadiens».
Il se présente également comme le champion de la cause environnementale pour charmer les électeurs verts et comme celui de l'économie pour ravir des votes aux conservateurs.
Enfin, il a interpellé devant la Chambre de commerce de Halifax les partisans du Bloc québécois.
«Je sais que beaucoup de Québécois ont envisagé voter Bloc parce qu'il fallait stopper Harper. Mais là, on peut faire mieux que cela, on peut travailler tous ensemble pour donner un Canada progressiste aux Québécois comme à tous les Canadiens», a-t-il lancé.
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