Lac-Saint-Jean - Duceppe se dit victime de manoeuvres d'intimidation
La Chambre de commerce de Roberval a annulé à la dernière minute l'invitation qu'avait acceptée le chef bloquiste
Photo : Agence Reuters
Gilles Duceppe
Alma — Les conservateurs, le ministre Jean-Pierre Blackburn en tête, mènent une campagne d'intimidation pour museler le Bloc québécois, a soutenu hier Gilles Duceppe.
Prêts à en découdre avec le chef bloquiste, les conservateurs ont aussitôt crié à la calomnie.
En matinée, à Alma au Lac-Saint-Jean, le leader du Bloc a accusé les conservateurs de la région d'être à l'origine de la décision de la Chambre de commerce de Roberval d'annuler in extremis sa participation hier à un déjeuner-conférence.
«Il y a des appels et du tordage de bras qui se font actuellement», a fulminé en point de presse M. Duceppe, qui, au lieu de prononcer une allocution devant les gens d'affaires de la région, a dû se contenter d'une visite dans un modeste restaurant familial d'Alma.
Inscrite à l'agenda du chef du Bloc depuis le début du mois d'octobre, l'activité devant la Chambre de commerce de Roberval a été annulée mercredi par les dirigeants de l'organisme.
«À la suite de pressions politiques, hier [mercredi], la Chambre de commerce a annulé l'invitation. C'est du chantage éhonté auprès des autorités, soit de la Chambre de commerce, soit de maires de la région, d'industriels et de gens d'affaires. C'est inacceptable», a dénoncé M. Duceppe.
Sur les ondes d'une radio locale, le président de la Chambre de commerce, Marcel Tremblay, a admis que la décision de biffer le nom du chef du Bloc de l'horaire avait été prise à la suite de «pressions» venant de candidats libéraux et conservateurs.
Ces derniers, selon ce qu'a raconté M. Tremblay, trouvaient «injuste» que M. Duceppe soit le seul des chefs reçus par la Chambre de commerce.
«Il n'y a pas une chambre de commerce qui ne veut pas recevoir un chef pendant une campagne électorale, a pesté le leader bloquiste. Ce sont des pressions politiques et des tactiques qui ne s'acceptent pas en démocratie.»
Sans étayer ses allégations, M. Duceppe a dit détenir des informations selon lesquelles les conservateurs, plus précisément «des gens comme [le ministre] Jean-Pierre Blackburn», s'agitent et usent de leur influence pour convaincre les dirigeants locaux de ne pas recevoir le Bloc. «Ce qu'on leur dit c'est: "T'es bien mieux de rester avec nous, on est au pouvoir"», a relaté M. Duceppe.
Toute cette sombre affaire n'est que bouillie pour les chats, a rétorqué le ministre Blackburn par voie de communiqué.
«Rien de plus faux. De toute évidence, M. Duceppe panique», a dit M. Blackburn, ministre du Travail et responsable du Développement économique régional pour le Québec dans le cabinet Harper.
«Personne de mon équipe n'est au courant des accusations mensongères du chef bloquiste. Tous savent que je travaille fort pour ma région depuis 32 mois comme ministre et la dernière idée qui me viendrait en tête, ce serait de nuire aux entrepreneurs de la région», a-t-il ajouté.
M. Blackburn, qui clame avoir obtenu l'appui de «près de 100 maires et entrepreneurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean», reproche à Gilles Duceppe de faire une campagne désespérée de «dénigrement», de «peur» et de «mensonges».
Prêts à en découdre avec le chef bloquiste, les conservateurs ont aussitôt crié à la calomnie.
En matinée, à Alma au Lac-Saint-Jean, le leader du Bloc a accusé les conservateurs de la région d'être à l'origine de la décision de la Chambre de commerce de Roberval d'annuler in extremis sa participation hier à un déjeuner-conférence.
«Il y a des appels et du tordage de bras qui se font actuellement», a fulminé en point de presse M. Duceppe, qui, au lieu de prononcer une allocution devant les gens d'affaires de la région, a dû se contenter d'une visite dans un modeste restaurant familial d'Alma.
Inscrite à l'agenda du chef du Bloc depuis le début du mois d'octobre, l'activité devant la Chambre de commerce de Roberval a été annulée mercredi par les dirigeants de l'organisme.
«À la suite de pressions politiques, hier [mercredi], la Chambre de commerce a annulé l'invitation. C'est du chantage éhonté auprès des autorités, soit de la Chambre de commerce, soit de maires de la région, d'industriels et de gens d'affaires. C'est inacceptable», a dénoncé M. Duceppe.
Sur les ondes d'une radio locale, le président de la Chambre de commerce, Marcel Tremblay, a admis que la décision de biffer le nom du chef du Bloc de l'horaire avait été prise à la suite de «pressions» venant de candidats libéraux et conservateurs.
Ces derniers, selon ce qu'a raconté M. Tremblay, trouvaient «injuste» que M. Duceppe soit le seul des chefs reçus par la Chambre de commerce.
«Il n'y a pas une chambre de commerce qui ne veut pas recevoir un chef pendant une campagne électorale, a pesté le leader bloquiste. Ce sont des pressions politiques et des tactiques qui ne s'acceptent pas en démocratie.»
Sans étayer ses allégations, M. Duceppe a dit détenir des informations selon lesquelles les conservateurs, plus précisément «des gens comme [le ministre] Jean-Pierre Blackburn», s'agitent et usent de leur influence pour convaincre les dirigeants locaux de ne pas recevoir le Bloc. «Ce qu'on leur dit c'est: "T'es bien mieux de rester avec nous, on est au pouvoir"», a relaté M. Duceppe.
Toute cette sombre affaire n'est que bouillie pour les chats, a rétorqué le ministre Blackburn par voie de communiqué.
«Rien de plus faux. De toute évidence, M. Duceppe panique», a dit M. Blackburn, ministre du Travail et responsable du Développement économique régional pour le Québec dans le cabinet Harper.
«Personne de mon équipe n'est au courant des accusations mensongères du chef bloquiste. Tous savent que je travaille fort pour ma région depuis 32 mois comme ministre et la dernière idée qui me viendrait en tête, ce serait de nuire aux entrepreneurs de la région», a-t-il ajouté.
M. Blackburn, qui clame avoir obtenu l'appui de «près de 100 maires et entrepreneurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean», reproche à Gilles Duceppe de faire une campagne désespérée de «dénigrement», de «peur» et de «mensonges».
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