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La grosse machine libérale se réveille

- Paul Martin se déplace pour présenter Dion - Jean Chrétien pourrait l'imiter demain

9 octobre 2008  Canada
Stéphane Dion en compagnie de l’ex-premier ministre Paul Martin hier à Toronto.
Photo : Agence Reuters
Stéphane Dion en compagnie de l’ex-premier ministre Paul Martin hier à Toronto.
Toronto — Alors que la dynamique électorale semble avoir changé et que l'élection d'un second gouvernement conservateur ne paraît plus aussi inéluctable, la grosse machine libérale se réveille et arrive en renfort de son chef. Hier, l'ancien premier ministre Paul Martin s'est déplacé à Toronto pour présenter Stéphane Dion à une assemblée de gens d'affaires, et Jean Chrétien pourrait faire de même demain. Stéphane Dion, quant à lui, lance un appel à l'unité.

C'est devant une assemblée conjointe de l'Empire Club et de l'Economic Club de Toronto que le chef libéral a choisi de tendre hier une perche aux Québécois tentés une fois de plus par le parti de Gilles Duceppe. «Je tiens à dire à tous mes amis du Québec que, chaque fois que notre pays, le Canada, a eu de grands défis à relever, qu'est-ce qu'on a vu? On a vu des Québécois agir avec des Ontariens, des Montréalais avec les Torontois, et on a fait face ensemble [aux problèmes]. Notre meilleur véhicule pour travailler ensemble a été et sera toujours le Parti libéral du Canada.»

Alors qu'il s'apprêtait à livrer un discours à forte teneur économique, M. Dion a poursuivi en rappelant les réussites libérales en matière de lutte contre le déficit pendant les années 1990. «Tous les Canadiens ont travaillé, mais s'il fallait en nommer trois, n'ai-je pas raison qu'il faudrait nommer trois Québécois: Jean Chrétien, Paul Martin et Marcel Massé [le président du Conseil du trésor à l'époque]? Nous, les Québécois, pouvons faire de grandes choses. Arrêtons d'être avec le Bloc! Allons travailler avec tous les Canadiens! On a besoin de réussir ensemble avec les Ontariens!»

M. Dion a plus tard indiqué qu'il ne suffisait plus au Québec de bloquer — avec le Bloc québécois — l'obtention d'une majorité par Stephen Harper. Mieux vaut, a-t-il soutenu, élire un parti progressiste. Le clan libéral estime que la dynamique électorale a changé: il ne s'agit plus d'élire une opposition à Stephen Harper. Le remplacer est redevenu possible. Dans un tel contexte, pense-t-on, les appels à l'unité ont plus d'impact.

Le Parti libéral semble animé d'une nouvelle énergie depuis la tenue des débats télévisés, dont celui en anglais au cours duquel le chef conservateur a soutenu que les Canadiens se préoccupaient davantage de la déconfiture boursière que de la situation de l'emploi et que les emplois manufacturiers perdus l'étaient pour de bon. M. Harper en a remis mardi en minimisant l'importance des perturbations sur les marchés financiers. «Il y a de bonnes occasions d'achat», a-t-il déclaré en faisant référence à la chute des titres boursiers.

Stéphane Dion a critiqué vivement ce qu'il considère comme un manque de compassion. «Au lieu d'exprimer les inquiétudes et la douleur que ressentent les Canadiens, Stephen Harper a dit hier qu'il voyait des occasions d'achat à la Bourse. Il est complètement déconnecté de la réalité et il ne comprend pas l'impact de la tourmente économique sur le quotidien des Canadiens», a lancé M. Dion devant une foule d'environ 400 personnes prêtes à l'applaudir à tout moment.

En point de presse, M. Dion s'est encore plus moqué de cette sortie du chef conservateur. «Il leur demande d'acheter, mais avec quel argent? En mettant encore plus en danger leur maison? Leurs épargnes? [...] C'est un manque de sensibilité fondamental.» M. Dion estime que Stephen Harper est affligé du «même vice fatal affectant tous les politiciens de droite: il parle de la diminution de la taille de l'État, mais il dépense à tout vent sans plan cohérent, sans construire quoi que ce soit.»

M. Harper a été critiqué dans les mêmes termes par le chef du NPD, Jack Layton. «La plupart des Canadiens sont extrêmement préoccupés, et pourtant il semble leur conseiller, comme stratégie, de dépenser leur argent pour profiter de la chute des marchés. Je pense que les Canadiens veulent un gouvernement qui va prendre ce problème plus au sérieux», a-t-il dit après un rassemblement partisan à Edmonton hier.

Quant à la réforme fiscale verte de M. Dion impliquant l'imposition d'une taxe sur le carbone compensée par une diminution des impôts, est-il prêt à en retarder l'application si l'économie s'embourbait encore plus? Non, a-t-il répondu, parce que les économistes du pays affirment que ce tournant vert n'aura pas d'impact négatif sur l'économie. «Ça ne me donne rien de travailler avec votre hypothèse. Deuxièmement, on est les libéraux, on y va étape par étape, on a déjà un plan qui progresse à une vitesse tout à fait efficace pour l'économie», a-t-il ajouté.

Martin, Chrétien et Copps

M. Dion a été présenté en ouverture par deux anciens ministres libéraux des Finances, soit Ralph Goodale et Paul Martin. «Nous, libéraux, sommes les architectes de ce miracle économique qu'a été le Canada», a déclaré M. Goodale.

À son tour, Paul Martin a lancé quelques attaques contre Stephen Harper. Rappelant que les surplus d'Ottawa avaient fondu sous la gouverne conservatrice (il a même parlé d'un déficit, ce qui est incorrect) et que 176 000 emplois avaient été perdus dans le secteur manufacturier, Paul Martin a lancé: «Quand M. Harper dit qu'il garde le cap, voilà de quel cap il s'agit. Quand il dit qu'il défend son bilan, voilà le bilan dont il faut parler.»

Selon nos informations, Jean Chrétien devrait se prêter au même exercice dans la région de Toronto demain. Le Parti libéral compte sur lui pour présenter son chef à un autre rallye et ainsi rappeler la puissance de la machine libérale qui a permis à ses chefs de régner 13 ans sur la scène politique fédérale. La présence de l'ancien premier ministre n'est pas encore confirmée. L'épouse de M. Chrétien, Aline, vient de subir une opération au coeur et M. Chrétien est à son chevet.

D'autres libéraux bien en vue sont sortis de leur torpeur. C'est le cas par exemple de Sheila Copps, qui fait du porte-à-porte dans sa région de Hamilton et participera à plusieurs événements demain à Toronto. Mme Copps n'avait pas participé aux précédentes élections. «Ce sont les compressions dans les arts qui m'ont incitée à embarquer dans la campagne, explique-t-elle au Devoir. Les gens savent que j'ai quitté la politique dans des conditions pas trop convenables et ils apprécient de voir que je suis capable de revenir pour la cause. Ça aide au moral des libéraux d'être ensemble.»

Mme Copps avait été punie pour être restée jusqu'au bout dans la course au leadership contre Paul Martin. Redécoupage de la carte électorale oblige, elle avait même perdu sa circonscription au profit de Tony Valeri.

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Le Parti libéral a d'ailleurs lancé deux autres publicités destinées au Québec dans lesquelles les Québécois sont invités, non seulement à voter contre Stephen Harper, mais pour le Parti libéral. Est-ce bien réaliste de penser que les gens prêts à voter pour le Bloc québécois (qui canalise pour le moment le vote de contestation) seront capables de se déplacer vers le Parti libéral? Selon Stéphane Dion, «la plupart des gens ne sont pas à ce point partisans. Tout le monde peut changer d'avis en fonction des informations qu'on reçoit.»

La panoplie de sondages publiés dans les derniers jours montrent une baisse importante des appuis au Parti conservateur. L'écart entre la formation de Stephen Harper et celle de Stéphane Dion ne serait plus que de trois à cinq points de pourcentage, et le Parti libéral aurait repris les devants en Ontario, province-clé s'il en est une avec ses 106 sièges.

***

Avec la Presse canadienne
 
 
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  • Marcel Arseneau
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 07h16
    Les libéraux sortent les gros canons
    Depuis que les sondages laissent présager un gouvernement conservateur minoritaire au pays le 14 octobre prochain, le Parti libéral ne ménage rien pour s'en prendre à Stephen Harper.Les anciens gros canons du Parti sortent de leur terrier: Sheila Copps, Paul Martin et peut-être Jean Chrétien. Gilles Duceppe, de son côté, ne néglige rien pour ravir le plus grand nombre de sièges possible pour son Parti. En fait, tout peut arriver d'ici la date des élections. Sait-on jamais? Si la tendance se maintient,soit la dégringolade des conservateurs, on pourrait peut-être voir Stéphane Dion à la tête d'un gouvernement libéral minoritaire.
    Marcel Arseneau, Campbellton, NB

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 07h47
    Ne manque qu'Alfonso....
    Dion, responsable de la machine de propagande fédérale au Québec, n'a rien vu du scandale des commandites

    Paul Martin, ministre des finances, qui signait les chèques, n'a rien vu du scandale des commandites.

    Jean Chrétien, député de St-Maurice (même s'il vivait en Ontario), premier ministre du Canada, n'a rien vu scandale des commandites.

    Y'a juste Alfonso qui a entrevu quelque chose....

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 08h01
    M. Stéphane Dion, espoir des souverainistes
    Avec ça, on pourrait bien se ramasser avec M. Stéphane Dion, centralisateur et admirateur d'autres centralisateurs, Messieurs Trudeau et Chrétien, comme premier-ministre du Canada. Les Québécois trépignent déjà de joie à cette agréable possibilité qui peut maintenant se réaliser. M. Dion pourrait nommer M. Justin Trudeau comme ministre de la francophonie ou des affaires extérieures et M. Coderre, au sport ou le contraire.

    Bonne nouvelle pour le souveraineté au Québec. Si les Québécois, après un tel choc, ne votent pas pour le PQ et à un OUI en masse à un prochain référendum sur l'indépendance du Québec, on pourrait dire que la chose n'arrivera jamais.

    Est-ce que M. Dion pourrait réussir à faire monter le OUI de 40 % à 60 %...OUI ! il en est full-capable.

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 08h21
    Oui à la sociale démocratie verte
    J'espère aussi que les citoyens choisiront la sociale démocratie verte de M.Dion et ne laisseront pas l'idéologie des conservateurs reprendre le pouvoir en divisant les votes sociaux-démocrates..car le Bloc et le NPD n'ont AUCUNE chance de prendre le pouvoir.Tous les citoyens sociaux-démocrates doivent s'unir avec M.Dion pour prendre le pouvoir, et tasser les conservateurs et leurs valeurs.

    M.Dion a le programme politique les plus emballant et le plus visionnaire depuis les années 70, un plan réaliste et vert appuyé par beaucoup d'économistes sérieux, en plus d'être une personne intègre qui n'a pas été mêlée au scandale des commandites comme Gomery l'a clairement démontré.

  • lise jacques
    Abonnée
    jeudi 9 octobre 2008 08h44
    Libéral ou conservateur? Le choix est facile
    Comme plusieurs iotoyens je n'ai jamais eu confiance en Harper.

    Après avoir regardé ce court video de quelques minutes, j'en ai eu la confirmation !

    Comment est-ce possible qu'en mars 2003, Stephen Harper et le premier nistre Australien ont tous les deux récité le même discours pour la guerre en Irak.

    Qui a composé ce discours? et pourquoi ces deux marionnettes ont lu le même discours?

    N'est-ce pas étrange? J'en suis restée bouche bée.

    http://www.brasschecktv.com/page/439.html

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 10h01
    Le QG Libéral de Toronto a mis toute la gomme
    The Economic Club a fourni une opportunité pour que tous les ténors Libéraux s`expriment. Au point que Dion a perdu les pédales en criant un message désespéré aux Québécois. Le passé est garant de l`avenir nous dit-on! Selon quelles mesures peut on avoir confiance aux Coderre, Trudeau, Garneau et Dion Libéraux, quand ils prétendent représenter les québécois francophones? De quelles valeurs morales les Bernier, Blackburn, Verner, Fortier et Cannon se prétendent s`ils veulent servir les québécois au cabinet Conservateur? Le Bloc Québécois est 100% loyal et engagé envers les objectifs du Québec. C`est pourtant clair, car Duceppe ne fait pas dans la compromission et ligne de parti qui plaît au QG des Libéraux de Toronto.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 11h17
    Débarrassons-nous des Libéraux ho ho ho ho!!!
    Souvenons-nous du règne des Libéraux avec les Commandites, la loi sur la soit-disant clarté, le registre des armes à feu de 20M$ devenu plus de un milliard de dollars etc. etc. Et pour en rajouter, Dion refuse une coalition avec le NPD... Il préfère l'opposition à la coalition, même si c'est ce que les électeurs souhaitent (si on se fie aux sondages). Quelle arrogance de Dion - il n'a pas changé d'un iota et maintenant il essaie de nous faire peur pour que ceux d'entre nous qui songeons voter pour le NPD ou les Verts votent pour lui et son parti.

    C'est vrai que j'hésitais un peu ici dans ma circonscription où le Libéral et le NPD sont nez à nez et je considérais voter pour le Libéral si celui-ci avait plus de chance de battre le Conservateur. Mais ce matin je me réveille de ma torpeur et je revois le Dion que nous avons tous connu, arrogant et imbu de lui-même et mon choix est fait et ce ne sera pas Libéral. J'aime encore mieux avoir la conscience tranquille et voir les Conservateurs au pouvoir plutôt que compromettre mon vote pour les Libéraux qui ne le méritent pas. Si on a jamais la proportionnelle au Canada alors il faudra que les Canadiens prennent leur courage à deux mains et votent pour un autre parti que les traditionnels Libéraux - Conservateurs s'ils veulent se débarrasser des politiciens du passé.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 12h15
    Manipulateur...
    Je viens de prendre connaissance de l'entrevue de M. Dion avec Pierre Maisonneuve et je suis estomaqué de voir comment M. Dion est manipulateur sur la question de la coalition avec le NPD. Il dit qu'il ne peut accepter le programme électoral du NPD qui va AUGMENTER les taxes des compagnies de 50 milliard de dollars. Or ce que M. Layton a dit c'est que son parti s'engage à NE PAS METTRE EN OEUVRE les COUPURES de taxes de 50 milliards de dollars pour les compagnies que les Conservateurs avaient prévues pour les prochaines années. Les compagnies paient déjà ces taxes que les Conservateurs voulaient réduire - il ne s'agit donc pas d'augmentation de taxes. M. Dion essaie de nous manipuler et nous prend pour des cruches. J'espère que ça ne marchera pas.

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    jeudi 9 octobre 2008 13h14
    La face cachée des indépendantistes
    De certains indépendantistes, devrais-je dire.

    Préférer un gouvernement Harper afin de... "Libérez-nous des Libéraux". Voilà une raison pour laquelle je ne voterai plus JAMAIS Oui à un référendum. Les nationaleux sentent aussi mauvais que le cachotier à Harper.

    Non à la censure.
    Non au mépris des Droits de l'Homme
    Non aux guerres d'occupation
    Oui à la culture dans nos vies
    Oui au libre choix pour les femmes
    Non à l'obscurantisme.


    Je voterai Libéral le 14 octobre parce que c'est le seul parti susceptible de renverser les amis de Bush au Canada.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 13h27
    Porte-voix
    Dion transmet le message orchestré par les apparachicks du `war room` des Libéraux. Il dit n`importe quoi car la volonté de devenir PM domine toute autre objectif. Il ment aujourd`hui de la même façon qu`il l`a fait dans l`affaire des commandites, le Shawinigate et comme Président du Conseil Privé sous Chrétien. Un Libéral suit la ligne du parti, car il sait très bien qu`aucun d`eux fera face à un juge malgré les pires crimes. C`est ça le credo Libéral envers le Québec.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 13h38
    @ M. Bousquet
    Voici la preuve que votre raisonnement ne tien pas.
    S'il est vraiment certain que M. Dion à lui seul peu faire gagner le OUI. Alors dite moi pourquoi M. Duceppe ne retire pas le Bloc Québécois de l'échiquier et ne supporte pas M. Dion ? Pourquoi les souverainistes ne voteraient ils pas en bloc pour lui. Car selon votre thèse, avoir M. Dion comme Premier Ministre est une garantie de victoire pour la souveraineté.

    Moi je crois plutôt que le Bloc ne l'appui pas, justement car il ne veut pas de la souveraineté, ils veulent tous leur grasse pension du fédéral. Une pension gagné à ne rien produire du tout, sauf quelque déchirement de chemise une fois de temps en temps.
    Pour moi mon choix devient de plus en plus facile, c'est les libéraux en premier, si mon candidat n'a pas de chance de gagner alors ce sera conservateur et cela pour éviter l'élection d'un bloquiste.

  • Michel Simard
    Abonné
    jeudi 9 octobre 2008 14h21
    @ Marie Lauzier et autres fédéraleux
    Préférer un gouvernement Dion et prendre le risque de mettre encore le Québec et les francophones à genoux ou à ras du tapis afin de... "Libérez-nous des Conservateurs". Voilà une raison pour laquelle je ne voterai JAMAIS Oui au maintien du Québec dans l'inféodation canadian. Les fédéraleux sentent aussi mauvais que le cachotier à Harper.

    Non à la censure.
    Non au mépris des Droits de l'Homme
    Non aux guerres d'occupation
    Oui à la culture dans nos vies
    Oui au libre choix pour les femmes
    Non à l'obscurantisme
    Non aux commandites et à la Loi de la clarté
    Non à l'anti-francophonisme
    Non à la soumission du Québec
    Oui aux gens qui se tiennent debout et qui veulent avancer
    Non à la petite élite provincialiste experte dans les petites alliances et grandes compromissions, que ce soit la Verner ou le Coderre.


    Je voterai Libéral le 14 octobre parce que c'est le seul parti susceptible de renverser les amis de Bush au Canada.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 15h48
    @ M. Claude Archambault
    M. Archambault écrit : «ils veulent tous leur grasse pension du fédéral.»

    Mais oui, et les députés fédéralistes aussi. pas un plus que l'autre.

    Pour ce qui est de la possibilité que M. Dion devienne Premier-Ministre du Canada. L'idée que ça aiderait à la souveraineté vient de la répulsion qu'il engendre chez les nationalistes québécois depuis des années. Demeurer dans un pays dirigé par LUI est suffisant pour inciter s'en séparer".

    C'était juste une farce causée par ce cauchemar de M. Dion qui a convenu avec M. Harper à continuer à guerroyer en Afghanistan jusqu'en 2 011, ce qui va nous coûter 18 milles millions de dollars canadiens, M. Archambault. Pour ça, on va coûper nos artistes et...alouette.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 19h42
    Le pape noir réapparait
    Aujourd`hui Chrétien s`implique dans la campagne Libérale. Maintenant il n`y a aucun doute qui est le patron du petit homme Dion. Son cri débile du Empire Club envers les québécois a réveillé le ténébreux ancien patron. Les enveloppes brunes de Corriveau devraient circuler sans contrainte.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 20h05
    @M. Bousquet
    À propos de la pension de dèputé fédéral.

    Au moins les autres députés, ont chance de prendre part au gouvernement et ils n'ont pas dans leur but le démantellement du Pays. Celui là même qui leur paye leur pension pour laquelle ils n'aurtont eu qu'à déchirer leur chemise une fois de temps en temps.

    Si l'on veu bloquer les conservateurs, ce n'est pas bloc qu'il faut voter mais libéral.

  • Renaud Blais
    Inscrit
    vendredi 10 octobre 2008 11h31
    À M. Archambault
    M. Archambault,
    1- Je ne crois pas du tout à vos prétendues hésitations.
    Vous êtes de ceux comme me le disait mon père, il y a plus de 30 ans. Vous êtes de ceux qui "voteraient rouge, même si le candidat était un gros cochon noir"...
    2- Vous avez votre point de vue non discutable et aveuglément et longuement exposé comme FÉDÉRALISTE CENTRALISATEUR, comme le sera Stéphane Dion.
    3- Vous ne reconnaissez même pas qu'environ 25 % des revenus
    dont dispose le gouvernement central provient des taxes des Québécois.
    4- Je suis d'avis qu'au lendemain de l'accession du Québec
    à sa pleine souveraineté, à la suite de l'adoption de sa constitution rédigée par une assemblée constituante populaire (comme en Bolivie et en Équateur) il devrait s'appeler CANADA, ceci afin de mettre fin à l'usurpation identitaire qui a eu lieu au lendemain de la NAISSANCE du Canada en 1867.
    Renaud Blais
    Né Québécois

  • Michel Savard
    Inscrit
    lundi 13 octobre 2008 22h47
    @ M. Renaud Blais
    Permettez, cher monsieur , que j'apporte un petit complément à votre assertion no 1. Nous pourrions aussi écrire, avec certitude, qu'au Québec, il y a des gens qui " voteraient Bloc même si le candidat était un gros cochon noir" . Je n'ai pas besoin de mon père pour me le dire, je l'ai facilement constaté !

    Quand à votre assertion no 4 disant "Je suis d'avis qu'au lendemain de l'accession du Québec à sa pleine souveraineté...", permettez que j'apporte, ici aussi, un petit complément en empruntant les mots de la belle chanson de Raymond Levesque: " ... mais nous nous serons morts mon frère "

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