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Le plan Harper transpire l'improvisation

L'opposition attaque durement les propositions conservatrices pour faire face à la crise

Kathleen Lévesque   8 octobre 2008  Canada
Le premier ministre Stephen Harper a présenté sa plateforme électorale, hier, qui comprend un plan pour faire face à la crise financière qui secoue la planète.
Photo : Agence Reuters
Le premier ministre Stephen Harper a présenté sa plateforme électorale, hier, qui comprend un plan pour faire face à la crise financière qui secoue la planète.
Les libéraux s'indignent de ce que Stephen Harper n'ait toujours pas de plan pour faire face à la crise financière et au ralentissement économique, réduisant la plate-forme conservatrice dévoilée hier à «un bout de napkin».

Depuis Vancouver où il faisait campagne, le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, a dit estimer qu'en ne présentant aucun plan, M. Harper incite les Canadiens à «changer le capitaine et son équipage». «Stephen Harper a dit: "ne changez pas de bateau au milieu de la tempête". On a un capitaine qui dort sur le gouvernail. Pour les Canadiens, ce qu'il nous faut changer, c'est le capitaine et son équipage», a-t-il lancé. Il a qualifié le programme conservateur de brochure qui fait état de «l'immobilisme au pouvoir» et de «l'absence de vision».

À Montréal, les candidats Michael Ignatieff et Pablo Rodriguez ont mené l'attaque contre les conservateurs de Stephen Harper. En comparaison du plan, de la vision et de la volonté d'agir des libéraux, le programme de M. Harper n'est qu'«un bout de napkin», a lancé M. Rodriguez en conférence de presse afin de bien insister sur l'improvisation du geste conservateur à une semaine du scrutin. Son collègue Ignatieff qui avait déserté hier sa circonscription ontarienne d'Etobicoke-Lakeshore pour donner un coup de main à des candidats montréalais, a fait valoir que rien dans le plan de M. Harper ne peut rassurer la population canadienne inquiète de la turbulence des marchés. «Ce que les Canadiens attendent d'un gouvernement, c'est un gouvernement qui fait face à la réalité difficile avec sérénité et calme. [...] M. Harper croit au pouvoir, mais pas au pouvoir du gouvernement de réglementer un marché moderne. Et c'est ça qui manque», a-t-il dit.

De plus, en présentant ses intentions à une semaine du jour J, Stephen Harper fait preuve de cynisme, croit M. Ignatieff. «C'est un premier ministre qui ne respecte pas les principes de démocratie, qui ne respecte pas les citoyens et leur droit de connaître la plate-forme des partis avant de se prononcer. C'est un principe élémentaire de la démocratie», a rappelé M. Ignatieff.

Lors d'une allocution, Stéphane Dion a évoqué la possibilité qu'un gouvernement libéral hausse le plafond d'épargnes en banque protégé par la Société d'assurance-dépôts du Canada qui est de 100 000 $ à l'heure actuelle, ce qui veut dire qu'un compte en banque bénéficie d'une protection jusqu'à concurrence de 100 000 $ par la Société en cas de faillite de la banque. M. Dion a toutefois refusé d'indiquer le montant envisagé. Il a prétexté qu'il n'était pas encore premier ministre et qu'il voulait agir de la bonne façon.

Le chef libéral a également laissé entendre que les retraités qui doivent obligatoirement retirer leur REER dans un Fonds enregistré du revenu de retraite pourraient être exemptés temporairement de cette obligation, au moment où les marchés sont au plus bas.

Lors du débat en français des chefs, mercredi dernier, Stéphane Dion s'était engagé à mettre en place un plan dans les trente jours d'arrivée au pouvoir pour contrer les effets de la crise financière et de ses possibles débordements. Ce plan se ferait en concertation avec les provinces.

Pour le PLC, l'annonce tardive de certains investissements par un gouvernement conservateur dans les secteurs manufacturier et industriel est mineure et ne peut compenser en rien les compressions effectuées par Stephen Harper.

Irresponsable, selon Gilles Duceppe

La plate-forme conservatrice a également fait réagir le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. De passage à Trois-Rivières, le chef bloquiste a carrément accusé Stephen Harper de manquer de sens des responsabilités. «En improvisant un programme de dernière minute, Harper a démontré sa fragilité politique et, surtout, qu'il n'a rien compris à la fragilité de l'économie», a affirmé M. Duceppe.

«Un premier ministre qui attend à la dernière minute, pour avoir un effet médiatique, et qui nous dit que [ses mesures] sont encore vagues, ce n'est pas quelqu'un de responsable», a-t-il laissé tomber. Pire encore, aux yeux de M. Duceppe, le chef conservateur semble complètement dépassé par les événements.

Il estime en outre que les rabais de droits de douane consentis à l'industrie manufacturière québécoise — 88 millions de dollars sur quatre ans selon les calculs du Bloc — n'auront que peu d'impact dans un secteur qui souffre surtout d'un manque de capitaux. «C'est bien beau de dédouaner, mais encore faut-il avoir l'argent, la liquidité pour acheter les machines. C'est là que le problème se pose: il n'y a pas de garanties de prêt et il n'y a pas de crédits d'impôt remboursables pour la recherche et le développement», a dit M. Duceppe.

Plutôt que de donner un coup de pouce à une filière industrielle québécoise malade, M. Harper a préféré, d'après le leader bloquiste, rester fidèle à son credo idéologique. «Il n'a surtout pas abandonné sa théorie et sa philosophie du laisser-faire économique et n'a surtout pas abandonné ses amies les pétrolières», a avancé celui qui ne cesse de dénoncer les avantages fiscaux de 2,7 milliards de dollars accordés aux géants du pétrole par le fédéral.

Quant à l'aide au secteur aéronautique — 30 millions de dollars par année au Québec selon le Bloc —, il s'agit essentiellement de la reconduction d'un éventail de programmes, a évalué le chef bloquiste, peu impressionné.

De son côté, le chef du NPD, Jack Layton, a dénoncé la désinvolture de Stephen Harper devant les problèmes qui se posent avec de plus en plus d'acuité. Selon lui, les conservateurs ne s'attaquent pas aux difficultés financières auxquelles fait face le Canada. Et ils ne proposent rien aux familles qui craignent pour leurs retraites, leurs économies et leurs emplois, a-t-il ajouté.

Pour le chef néodémocrate, le programme électoral conservateur se résume donc à un «geste désespéré de dernière minute». Aussi, croit-il que le gouvernement doit intervenir et réinvestir dans plusieurs secteurs de l'économie canadienne.

Le programme électoral conservateur, dévoilé à une semaine du jour du scrutin, prévoit de hausser de 400 millions de dollars par an, pour les quatre prochaines années, le fonds des nouvelles technologies en aérospatiale et en construction automobile. Le chef néodémocrate a affirmé que ce montant ne représente qu'une fraction des 50 milliards d'allégements fiscaux accordés par M. Harper à certaines des sociétés les plus riches du pays.

Il a également accusé le chef conservateur de marcher dans le sillage de l'ancien premier ministre conservateur Richard Bennett. «La réponse de M. Harper vis-à-vis les nuages qui couvrent notre économie réelle est de dire que nous n'avons pas besoin de nous préoccuper des secteurs manufacturier et forestier. [Et sa] réponse à l'égard de la crise dans le système bancaire, a poursuivi Jack Layton, est de dire que tout va bien, rien ne doit changer et qu'il n'y a pas de problèmes. [Richard] Bennett n'aurait pas pu mieux dire en 1930.»

***

Avec la collaboration de La Presse canadienne
 
 
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  • Fernand Bélair
    Inscrit
    mercredi 8 octobre 2008 08h13
    Un programme improvisé?
    Improvisation? Est-ce qu'on s'attendait vraiment à autre chose du gouvernement conservateur? Est-ce bien différent des trois dernières années avec eux? Improvisation! Éparpillement! Manque de vision! Manque de sens! Tout de même étonnant que tous les partis d'opposition démontrent qu'ils sont davantage au fait de la situation économique canadienne que le parti au pouvoir! Qu'ont-ils vraiment appris depuis toutes ces années? Je comprends qu'ils ne veulent jamais publier une variété de rapports et d'informations alors qu'ils sont susceptibles d'être questionnés à leur sujet! Demandez à madame Verner, à monsieur Cannon, au ministre de l'Agriculture, à ...

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 8 octobre 2008 08h39
    Harper devrait s'excuser pour l'Irak
    Les Québécois ont le choix entre 4 grands partis politiques : Les Conservateurs dont le chef voulaient que nos soldats aille en Irak et qui sont les amis des pétroliètres pollueuses, les Libéraux qui nous ont fait la guerre pendant les référendums de 1980 et principalement de 1995 en dilapidant notre argent à des amis dont une partie est revenue dans leur caisse électorale.

    Difficile de voter Conservateur et Libéral. Il reste le NPD pour les fédéralistes et Bloc pour les souverainistes. Les Verts ne forment qu'un moyen de pression.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 09h02
    Le PC est le meilleur
    Je ne peux simplement pas croire qu'un seul québécois va voter pour Stéphane Dion et les libéraux. Je me souviens très bien de ce détestable et arrogant ministre du gouvernement Chrétien. Jamais je ne voterai pour ce vendu, jamais je ne voterai pour Stéphane Dion, après tout le mal qu'il a fait au Québec ...

    Layton ne serait pas si pire, mais maintenant avec Thomas Mulcair dans la direction du NPD, les Québécois ne peuvent pas voter NPD. Mulcair est totalement contre l'affirmation du Québec, contre le développement du Québec, contre la protection de la langue française au Québec, etc....

    Le Bloc est la seule solution, bien que c'est un parti qui est beaucoup trop à gauche, et, historiquement, pas tellement efficace.

    Stéphan Harper et le PC est le meilleur, et de loin, pour diriger le pays. Mais, je vote quand même Bloc.

  • May West
    Abonnée
    mercredi 8 octobre 2008 09h54
    Les «Bennett buggies»
    Jack Layton a eu raison. Il vaut la peine de se renseigner (Wikipédia) sur la vie du 11è premier ministre canadien, Richard Bennett, dont le triste souvenir a été évoqué, hier, par le chef du NPD pour comprendre pourquoi.

    «Quand sa politique de préférence impériale ne donna pas les résultats escomptés, le gouvernement Bennett n'avait aucun plan de rechange. Leur inclination pro-affaires, pro-banques ne créa aucun soulagement pour les millions de chômeurs dont le désespoir et l'agitation étaient grandissants.

    Les conservateurs semblaient indécis et incapables de s'en sortir, et perdirent rapidement la confiance des Canadiens, devenant au contraire un objet de haine, de ridicule et de mépris.

    Les automobilistes qui ne pouvaient plus payer pour leur essence devaient faire tirer leurs voitures par des chevaux ; ont donna à ces véhicules le nom de Bennett buggies» ...

    Cela se passait en 1930.

    Étrangement, cet extrait de la vie de Bennett surprend par plus d'une similarité entre les deux personnages.

    À la blague, trouvera-t-on les chevaux pour faire avancer les «Harper buggies» si la tendance se maintient ...?

    Comme on a vite fait le parallèle entre l'impérialisme britannique, à l'époque de Bennett, et l'impérialisme américain, aujourd'hui, auquel Harper est viscéralement connecté, ce n'est pas en Angleterre, à l'instar du 1er vicomte Bennett que devra se réfugier et finir ses jours, Stephen Harper. Mais plutôt, au Texas!

    N'est-ce pas là, qu'on achève bien les chevaux?

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mercredi 8 octobre 2008 10h34
    Retard jusifié...
    Il est évident que les Conservateurs ont bien fait de retarder la divulgation de leur programme électoral car ils craignaient avec justesse d'avoir à le défendre pendant la campagne et vaut mieux le faire pendant une semaine que pendant un mois, n'est-ce pas? Aussi parce qu'il n'y a rien de nouveau là-dedans et c'est typique de l'approche conservatrice de ne rien faire et de laisser les marchés et l'industrie s'auto-discipliner. Ça ne change pas grand chose dans la campagne électorale...

  • Michel Dufour
    Inscrit
    mercredi 8 octobre 2008 12h26
    Question @ Gilbert Belzile
    Est-ce que vous utilisez toujours le même texte ou le plagiez-vous? J'ai déjà lu ce texte dans les réactions des lecteurs, bien que je ne me rappelle pas son auteur!

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mercredi 8 octobre 2008 12h48
    Jacques Lafond m'enlève les mots de la bouche
    Le PC est le meilleur pour le reste du Canada; mais pas pour le Québec. Quand au parti libéral, ce spécialiste des commandites, il reste préférable de l'oublier.

    Comme Ulysse méfions-nous du chant des sirènes.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mercredi 8 octobre 2008 13h07
    Que de conneries...
    Que ne lit-on pas comme conneries dans ces commentaires? C'est à se taper le cul par terre!
    Les anti-conservateurs s'acharnent à dire qu'il faut bouger, faire quelque chose au sujet de l'économie, etc. uniquement parce qu'ils ont entendu les glaspisseurs de basse classe comme Duceppe le dire. Et ils le répètent comme des perroquets sans rien comprendre.
    Mais réfléchissez un instant, gnamokodé! L'économie canadienne est loin d'être aussi touchée que celle des autres pays, les fondamentaux sont encore bons, l'immobilier marche encore, l'emploi baisse, mais très légèrement, nous avons une réglementation du système financier qui marche. Que voulez-vous de plus? Ouvrir les robinets en grand pour que l'argent tombe dans vos poches? Harper a raison : pour le moment, il n'y a rien à faire, si ce n'est poursuivre la voie prise et garder l'oeil grand ouvert. Et c'est ce qu'il fait
    Malheureusement la vaste majorité des électeurs est comme un troupeau de moutons, qui ne comprend absolument rien à rien et qui est influencable au boute, wallahé! Ces pauvres gens sont prompts à écouter et à suivre des jappeux comme Duceppe, tout en sachant très bien qu'ils vont voter pour un « big loser » (lire le commentaire d'un forumiste qui convient que Harper est la personne la plus apte à diriger le Canada, mais qui va quand même voter pour le Bloc... où est la logique?). C'est à croire qu'ils souhaitent sciemment d'être toujours dans le camp des perdants, car, ne vous y trompez pas, Duceppe ne peut rien faire à Ottawa, si ce n'est accummuler des crédits de pension... À moins que ces gens ne réagissent de cette façon pour pouvoir ensuite mieux se poser en victimes du ROC, comme bon nombre de Québécois le font.
    C'est vraiment pitoyable...

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 13h30
    À Monsieur Gilbert Belzile
    J'ai bien apprécié votre texte intitulé : ''Monsieur Harper, restez calme''.

    Je pense que vous avez tout à fait raison. Il est grand temps que quelqu'un dans cette tribune parle dans le sens suivant: Une économie forte nous permettra de régler efficacement l'écologie ; et absolument pas l'inverse ...

    Une chose que je comprend pas dans votre analyse, c'est votre omission de parler de l'incroyable force et richesse de l'Hydro électricité du Québec.

    Encore bien moins polluante que les sables de l'Alberta, l'hydroélectricité du Québec devrait être développée au maximum pour pouvoir vendre l'électricié en Ontario et en Nouvelle Angleterre, et éviter ainsi la construction de plusieurs centrales nucléaires, au charbon, au diésel, sur leurs territoires dans les années à venir ...

    Y a t-il une raison de cette omission dans votre texte Monsieur Belzile ?

    Au Plaisir,

  • Gilbert Belzile
    Inscrit
    mercredi 8 octobre 2008 15h30
    @ Michel Dufour
    Il n'est pas surprenant que vous ayez lu mon texte ailleurs car je l'ai envoyé à divers quotidiens et divers blogues.
    Les attaques contre le Canada ne me laissent pas indifférent.
    C'est ma conviction que le Canada a une économie beaucoup plus saine que nos voisins du sud et j'intervient à l'occasion dans le débat. Je peux dire des choses que nos politiciens ne peuvent pas dire sans risquer de déclencher un incident diplomatique.
    Le Canada est un pays exportateur de produits minier, de pétrole et de gaz naturel et ses réserves sont immenses. Depuis la flambée des cours du pétrole, l'industrie des hydrocarbures est devenue un important moteur de l'enrichissement du Canada et ceci a contribué maintenir une balance commerciale largement positive, de 43 milliards $ en 2007.
    Par contre les pays qui doivent importer les produits pétroliers sont pénalisés dans leur balance commerciale, les USA en sont un bel exemple.
    En 2000, le pétrole se vendait 30$ le baril, aujourd'hui il vaut 90$ après avoir atteint 140$ l'été dernier.
    Les USA consomment un quart des 85 millions de barils consommés chaque jour sur la terre, soit 21 millions. Ils doivent en importer 12 millions de barils par jour ce qui fait des importations de plus de 500 milliards $ en 2007. Catastrophique pour l'économie d'un pays, ceci les a menés à un déficit de la balance commerciale de près de 900 milliards $. La dette nationale des USA est maintenant de 11000 milliars $ (36000 $ par citoyen)
    Où trouve-t-on les dollars US? La première façon est d'emprunter en émettent des obligations en $US que des pays étranger leur achètent, tant que la confiance règne.
    La seconde façon est de faire fonctionner la planche à billet, ce qui à plus ou moins long terme fait dévaluer le dollar.
    Surveillons bien ce qui va se passer dans le futur. Le $US va se déprécier et l'or et les ressources, toutes cotées en $US vont monter considérablement.
    C'est la vie!

  • Linda Hart
    Inscrite
    mercredi 8 octobre 2008 16h04
    M. Merven le suiveux du Reform
    À chacun son genre de suivisme, vous êtes le suiveux de service de M. Harper et du Reform, un parti qui siège en Alberta et qui n'a aucun intérêt pour les québécois, à part leur vote. Nous sommes les suiveux du Bloc, un parti qui nous ressemble, dont tout le monde qui connaît un peu la politique vante la compétence et surtout qui défend nos intérêts et non ceux des pétrolières de l'Alberta.

  • Gilbert Belzile
    Inscrit
    mercredi 8 octobre 2008 19h41
    @ M. Jacques Lafond
    M. Lafond, dans un blog il faut se limiter dans la longueur du texte, déjà j'exagère un peu parfois de ce coté. Je n'ai pas parlé d'hydroélectricité cette fois mais je l'ai fait il n'y a pas très longtemps lorsque la rénovation de Gentilly 2 était d'actualité. Voici ce que je disais au sujet de l'hydroélectricité:
    La semaine dernière,le projet de rénovation de la centrale nucléaire Gentilly-2 m'a fait penser à le comparer au projet Hydroélectrique de La Baie James lancé en 1971 par Robert Bourassa.
    Aussi je suis allé sur le site de Wikipedia pour me rémémorer l'historique du grand projet de La Baie James défendu bec et ongle par Robert Bourassa, malgré les avis contraires d'Hydro Québec qui optait plutôt pour le nucléaire à cette époque. Le Parti Qébécois avait aussi pris parti pour l'option nucléaire et suggéré la construction de 5 centrales nucléaires le long du Saint Laurent au lieu du projet de La Baie James qu'il jugeait trop coûteux.
    Le projet original (phase 1) a été lancé en 1971. La Grande 2 (LG 2)renommée Centrale Robert Bourassa fut inaugurée en octobre 1979. LG 3 le fut en 1982 et LG 4 en 1984. Il a fallu 14 ans pour compléter la phase 1. La puissance de cette installation était de 10800 mégawatts (MW).
    Actuellement, les 7 centrales hydroélectriques du complexe La Grande, construites entre 1974 et 1996 ont une capacité installée de 16000 mégawatts (MW). Le coût du projet selon Wikipedia 15 milliards $.
    Le projet de la Baie James, c'est la puissance de 24 centrales nucléaires Gentilly-2 qui coûteraient 96 milliards $ selon les chiffres des experts.
    Au coût de construction, il faut ajouter le coût du combustible Uranium, les énormes frais d'entretien tous les 25 ans et le problème de la disposition sécuritaire des déchets radioactifs.
    Il semble évident que l'hydroélectricité, lorsque faisable est le choix à privilégier.
    Robert Bourassa avait une vision et des études économiques qui lui permettaient de prendre les bonnes décisions dans ce projet et l'histoire lui donne raison.
    Pourquoi ne laisse-t'on pas nos élus prendre les bonnes décisions quant à l'utilisation de cette énergie dont nous sommes tous fiers?

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 9 octobre 2008 08h20
    À LInda Hart
    Sachez, madame, que, contrairement à vous et à nombre de gens à courte vue, je ne suis personne. J,ai toujours été un meneur et ce que vous dites est une insulte à mon intelligence.
    En effet, avant de faire le moindre choix, j'analyse la situation, je me renseigne et je réfléchis. ce n'est qu'après ce processus que je me fais une opinion.
    Vous devriez en prendre de la graine...

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